SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Ben oui, dans les écoles primaires et les collèges, tout va très bien madame la Marquise. Mais c'était déjà ce que proclamait le chambellan de l'Elysée en charge de l'éducation nationale pour l'ensemble du secteur qu'il régente autoritairement.

Dans une lettre du 5 novembre au soir, presque à l'heure du couvre-feu, les lycées pourront le 9 novembre passer en mode d’enseignement alternant présence en cours et enseignement à distance. Attention, c'est écrit "pourront" et pas "devront". Et avec quels moyens en personnel et en matériel?

Mais cette mesure avait été approuvée avant la rentrée scolaire de septembre par Jean-Michel Blanquer en personne. Pour autant, il a préféré l'usage de la force à l'égard de la jeunesse et de leurs enseignants. Gazage, nassage, verbalisations pour non-conformité avec l'état d'urgence sanitaire et même arrestations de la part de la police, il fallait cogner fort pour soumettre la jeunesse.

Quant aux masques pour les élèves, au moins deux par jour, c'est toujours payé par les parents d'élèves.

L'intersyndicale de l'éducation nationale juge l'action du pouvoir jupitérien néfaste à la protection de la santé dans les lycées, mais aussi dans les collèges et dans les écoles. Pour cette raison, l'appel à la grève est maintenue pour le mardi 10 novembre. Sauf pour la Cfdt qui ce jour a normalement piscine.

Jean-Michel Blanquer semble renforcer son protocole sanitaire dit "renforcé" mais que dans les lycées. C'est dire le renforcement!

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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5000 personnes à Toulouse pour une manifestation de confinement

2020-11-07 17:02:45 Rapports de force

 

« Respectez les gestes barrières », sur le camion qui préside la manifestation, Julien Terrié, manipulateur radio de la CGT du CHU de Toulouse rappelle les règles de base afin que la manifestation ne devienne pas un énième cluster. Face à lui : une foule comme on en a peu vu depuis mars dernier, y compris dans l’entre-deux-confinements. 5000 personnes selon la CGT du CHU de Toulouse, organisatrice de l’événement, défilent sur un trajet validé par la préfecture. Annoncée avant le reconfinement, la manifestation avait été rejointe par non moins de 18 organisations. Les manifestants exigent des moyens supplémentaires pour les hôpitaux ainsi qu’une autre gestion de la crise sanitaire. Elle unifie également de nombreuses luttes locales.

Celle du Droit Au Logement 31, par exemple, qui se bagarre actuellement contre la préfecture pour obtenir le relogement des habitants du 36 rue Roquelaine. Celle des personnes en situation de handicap, dont l’association Handi-socal dénonce la relégation au second plan depuis le début de la crise sanitaire, notamment en matière d’accès aux soins. Ou encore celle des salariés de l’aéronautique, qui voient leurs entreprises enchaîner plans sociaux sur plans sociaux. Réunis à 14h, les manifestants se sont dirigés vers la place Jean-Jaurès, bénéficiant d’un encadrement policier plutôt distant.

 

Publié par anti-K

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Malgré un conflit qui dure et le mépris de leur employeur, les grévistes restent mobilisés et ont proposé leur propre plateforme de revendications, dans un mouvement qui appelle à s'étendre aux villes voisines, notamment à Paris.

Grève à la mairie de Saint-Denis : les agents durcissent le mouvement
Le mouvement dure et se durcit à la Mairie de Saint-Denis.
 

Depuis le 2 octobre, les agents de la Mairie de Saint-Denis sont en grève pour s’opposer aux attaques contre leurs salaires et leur temps de travail. Jouant la stratégie du pourrissement et de la judiciarisation du conflit , le Maire PS de Saint-Denis Mathieu Hanotin n’en démord pas et refuse toujours à ce jour de recevoir les organisation syndicales rassemblées en intersyndicale (CGT, Sud, Unsa, FSU) pour faire passer sa réforme, revenant sur les indemnités des agents en leur proposant de travailler plus.

 

Fatigués après un mois de grève, mais plus déterminés que jamais, les grévistes réclament désormais la mise en place d’un moratoire, autrement dit une suspension de la réforme avec la mise en place d’un calendrier de négociations allant jusqu’au second semestre 2021 pour retourner au travail.

Pourtant, en pleine crise sanitaire, rendant indispensable la présence d’agents du service public, notamment dans les cantines scolaires (61 cantines sur 71 étaient fermées à Saint-Denis le vendredi 6 novembre), Mathieu Hanotin refuse la mise en place de ce moratoire. Dans un live Facebook le 5 novembre celui ci a réitéré ses attaques, présentant les agents comme des « irresponsables », « pas à la hauteur des enjeux » de la crise sanitaire.

« C’est Mathieu Hanotin l’irresponsable » tonne Amel, gréviste et secrétaire du syndicat Sud Collectivité à la Mairie de Saint-Denis. Réunis en CHSCT avec le Maire le 5 novembre, la question du protocole sanitaire dans les cantines a été posée par les syndicats. «  Le Maire n’a pas été capable de répondre quand on a mis en évidence l’impossibilité de mettre en place un protocole digne de ce nom sans moyens supplémentaires si la grève s’arrêtait et que tous les enfants reprennent le chemin de l’école » assène t-elle.

Alors que de plus en plus de parents exigent du Maire de reculer pour permettre la reprise du travail des agents et alors qu’une pétition soutenant la revendication d’un moratoire et la mise à l’agenda de la réforme à des temps meilleurs a réunie plus de 700 signatures en seulement deux jours, Mathieu Hanotin s’entête et se recroqueville. Instrumentalisant la crise contre les agents, il continue de faire la sourde oreille aux revendications des grévistes, ne leur opposant que son mépris. Dans cette municipalité « de gauche », on voit par exemple l’élu à la Ville numérique, Boris Deroose (Génération.s), expliquer que via ce moratoire les grévistes souhaitaient seulement faire « grève au printemps [car] c’est plus agréable ».

Contre le mépris : s’organiser

Face au mépris et à la volonté de pourrir le mouvement, les grévistes s’organisent. Ils ont construit leur propre plateforme de revendications, revenant sur les principaux éléments de la réforme, en restant ferme sur la défense de leurs acquis. « Prendre le temps d’un vrai diagnostic  » visant à rendre compte de la réalité des conditions de travail et ne pas céder sur leurs conditions de travail déjà difficiles.

« L’idée est aussi d’élargir le mouvement » propose Amel. « Saint-Denis est un laboratoire de la casse du service public territorial, mais la même attaque attend plusieurs collectivités en région parisienne  ». A la Mairie de Paris, par exemple, la réforme du service public territorial est à l’agenda, et des agents de service s’organisent d’ores et déjà pour lutter contre ces attaques. Ces agents du service public territorial se sont mis en lien avec les grévistes de la Mairie de Saint-Denis, tout comme les agents de Plaine Commune, qui attendent la même réforme pour janvier 2021.

La semaine prochaine, en plus des débrayage tous les midis, une marche des femmes sera organisée par les grévistes « car ce sont elles que l’on retrouve dans les emplois les plus durs et les plus précaires à la Mairie, ce sont elles qui souffrent le plus de la grève en tant que grévistes, et en tant que bénéficiaire du service public communal  ».

Dans les établissements scolaires comme à la Mairie de Saint-Denis, parents, habitants et agents des services publics des villes voisines sont donc main dans la main pour faire valoir leurs droits et proposer, en pleine crise sanitaire, une réelle prise en compte des réalités de terrain pour que le service public se maintiennent au service de la population.

Pour soutenir les grévistes de la Mairie de Saint-Denis, une caisse de grève a été mis en place : https://www.lepotcommun.fr/pot/83mv5wb6

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Toulouse. Le Collectif des
 
Salariés de l’Aéro sera aux côtés
 
des soignants et des profs ce 7
 
novembre

 

Le 7 septembre des salariés syndiqués ou non syndiqués de 19 boites de l'aéronautique se sont réunis pour préparer une réponse unitaire devant les attaques patronales. Représentant donneurs d’ordre et sous-traitants les salariés ont fait un premier pas pour casser la division artificielle qui règne dans le secteur et dire "si on touche à l'une, on touche à toutes !". Aujourd'hui les salariés de l'aéronautique appellent à soutenir et à manifester aux côtés des soignants et des professeurs !

 

Crédits photo : CGT CHU Toulouse

Crédits photo : CGT CHU Toulouse

Si l'on touche à l'une, on touche à toutes !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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VIDEO. À Paris La police
 
verbalise les soignants
 
mobilisés contre la fermeture
 
des urgences de l’Hotel-Dieu

 

Ce vendredi, alors qu’avait lieu un rassemblement devant l’hôpital de l’Hôtel Dieu à Paris pour protester contre la fermeture du service des urgences, 21 soignants et soutiens ont écopé d'une amende de 135€ par la police. Une fois de plus, le gouvernement répond aux revendications sanitaires par la répression.

 

Répression

Crédits photo : AFP / Anne-Christine POUJOULAT

Dans un contexte de seconde vague où les services hospitaliers sont chaque jour de plus en plus saturés, l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris a décidé ce mardi de fermer le service des urgences de l’hôpital de l’Hôtel Dieu, situé en plein coeur de Paris. Pour protester contre cette décision meurtrière, plusieurs dizaines de soignants, à l’appel de la CGT ont organisé ce vendredi un rassemblement devant l’hôpital.

Pendant les prises de parole adressées aux soutiens, dans lesquelles les hospitaliers on rappelé qu’en pleine pandémie, “il y a besoin de lits, et on arrête pas de casser l’hôtel dieu, qui est au coeur de Paris, qui est un hôpital de proximité”, des policiers n’ont pas hésité à verbaliser 21 manifestants d’une amende à hauteur de 135 euros. La préfecture de police a justifié auprès de l’AFP les contraventions au titre que le rassemblement était “illégal en raison du contexte sanitaire”.

Une fois de plus, le gouvernement a montré comment il avait choisi de gérer la crise : par la répression. Après avoir encensé les “héros” de la première ligne, il dévoile sa ligne politique : casser les hôpitaux puis réprimer ceux qui protestent. Dans la droite lignée de la suppression de lits et de médecins au CHU de Toulouse préconisée par la chambre régionale des comptes d’Occitanie ou encore du Ségur de la Santé, cette nouvelle histoire édifiante montre le mépris de ce gouvernement à l’égard de ceux qui depuis bientôt 9 mois, affrontent la pandémie ainsi que les conséquences dévastatrices des politiques successives de casse de l’hôpital.

 

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Réforme de l’assurance
 
chômage : vers une baisse de
 
40% des allocations pour
 
400.000 chômeurs

 

En pleine crise sanitaire et au début d’une crise économique d’ampleur inédite, les premières estimations de l’impact de la réforme du chômage tombent. L’allocation devrait baisser pour près des 2/3 des bénéficiaires, dont de 40% en moyenne pour 400 000 chômeurs.

 

Crise sociale

Cela n’a jamais été un secret, le gouvernement avec sa réforme de l’assurance chômage veut faire mal au chômeur et au plus précaire de la société. Cette réforme qui a notamment déjà modifié les modalités d’accès à l’allocation chômage en faisant passer le nombre de mois travaillé nécessaire pour y prétendre de 4 à 6 mois sur non plus 28 mois mais 24, et qui se veut refonder le mode de calcul du salaire journalier de référence en prenant en compte non plus seulement les jours travaillé mais bien l’ensemble des jours travaillé ou non, est une attaque historique qui va tirer fortement le chômage à la baisse.

Et c’est l’unidec, association chargé par délégation de service public de la gestion de l’assurance chômage en France, qui vient nous l’assurer en chiffres : dans l’état actuel de cette réforme c’est 1,2 millions de chômeurs qui seront perdants, dont pas moins de 400 000 qui verraient leurs allocations baisser en moyenne de 40%. D’après les informations révélé par (France Inter -> https://www.franceinter.fr/assurance-chomage-les-nouveaux-chiffres-de-l-unedic?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR1gFo60UQu-DSxSsAYRX3mKUPHjmwIOMOGaSZEUstozaUL1uYYe-QwEXms#Echobox=1604643025) , cet organisme paritaire, composé à la fois de représentant de salarié et de patron, évalue que l’allocation mensuelle nette moyenne chuterait de 890 euro à 535 euro. Pour 40 000 personnes celle-ci passerait de 800 à 300 euros, et pour 3 000 chômeurs la chute atteindrait jusqu’à 80% de baisse. Dans cette forme la réforme de l’assurance chômage baisserait l’indemnisation de 2/3 des allocataires et contribuerait à faire “économiser” 1 milliards d’euros en 2021. Ces chiffres ont de quoi faire froid dans le dos, surtout quand l’unidec affirme en parallèle de cela que les perdants de cette réforme vont aussi être ceux qui travaillent dans les secteurs les plus touchés par la crise sanitaire, à savoir le commerce, l’hôtellerie-restauration et la culture pour ne citer qu’eux. Ces secteurs font parti de ceux qui sont le plus concernés par les contrats courts, ce à quoi le gouvernement veut justement s’attaquer avec ce projet de réforme.

Dans un contexte de crise sanitaire avec un fond de crise économique qui n’a de comparable que 1921, où les licenciements ne font que commencer l’augmentation du chômage dans les prochains mois est certaine. Aujourd’hui de nombreux secteurs font face à une vague de plan sociaux, et les contacts précaire, les intérim et CDD ont pour beaucoup était les premiers à trinquer et à se retrouver au chômage. Dans ce sens l’Insee estime que la France va connaître une récession de 9% cette année avec un taux de chômage de la population active qui pourrait grimper jusqu’à 10% avant la fin de l’année. Face à l’aggravation de la situation sanitaire et économique, le gouvernement a à l’issue d’une rencontre avec les partenaires sociaux le 26 octobre dernier, a annoncé le nouveau report de l’application de la réforme de 3 mois qui devrait maintenant se mettre en place le 1er avril 2021. A ce titre le gouvernement c’est dit prêt à bouger sur certains paramètres, et donne satisfaction à la demande des directions syndicales en faisant appel au dialogue, tout en prévenant qu’ils n’entendent pas renoncer à la philosophie de cette loi. Avec ce nouveau confinement, où Macron tape dans sur son électorat, où l’ingérence de la crise sanitaire de la part du gouvernement est de plus en plus difficile à cacher et au moment où les tensions social ne cesse de grimper, celui-ci se voit contraint de temporiser et de jouer la montrer pour éviter tout débordement et explosion sociale.

Le gouvernement est cependant bien aidé par les directions syndicales qui une fois n’est pas coutume se trouve dans les bureaux de l’exécutif pour négocier la régression sociale et privilégie le dialogue social. Alors que nous vivons une période de profond chamboulement où le gouvernement Macron impose sa résolution de la crise made in Medef, autoritaire et raciste, ne laissant prévoir que l’augmentation de la misère parmi la majorité de la population, les directions syndicales font encore une fois rôle de contention en négociant des réformes comme celle de l’assurance chômage qui ne promet que précarité. Aujourd’hui à l’heure où les travailleurs et travailleuses sont envoyés au péril de leur vie en première ligne tout en étant menacé de licenciement par la multiplication des plans sociaux, il n’est pas seulement question de se battre contre la réforme de l’assurance chômage qui représente une réelle menace, mais bien de mettre en place un véritable plan de bataille qui impose une autre résolution de la crise que celle capitaliste, seul moyen d’empêcher que la faim et la mort soit notre quotidien de demain. Les travailleurs et travailleuses doivent prendre leur affaire en main, afin d’imposer un véritable plan sanitaire avec des moyens considérables pour l’hôpital, d’interdire les licenciements et de répartir le temps de travail en toutes et tous, seul moyen pour faire face à l’augmentation du chômage sans laisser quiconque à la rue. Cela ne passera pas par un accord à l’amiable avec le gouvernement et les grands patrons, au contraire ce qu’il faut c’est l’arracher à la bourgeoisie et s’organiser dans ce but !

Crédit photo : Dominique FAGET/AFP

 

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Prolongation de l’état
 
d’urgence sanitaire : le
 
gouvernement passe en force à
 
l’Assemblée Nationale

 

Après le camouflet de la première délibération, le gouvernement est passé en force à l'Assemblée pour prolonger l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février en utilisant l'article 44 de la Constitution. L'usage de ce mécanisme anti-démocratique est à l'image de la gestion répressive de la crise.

 

Gestion répressive de la crise

Crédit photo : Bertrand Guay / AFP

Revirement de situation à l’Assemblée : après le camouflet de mardi, une « reprise en main » autoritaire dès le mercredi

Mardi dernier à l’assemblée nationale, la séance a mal tourné pour le gouvernement. Alors que celui-ci souhaitait prolonger l’état d’urgence sanitaire jusqu’à la mi-février, la droite a profité de la faible présence des élus LREM pour faire voter un amendement réduisant le prolongement au 14 décembre seulement. Alors que les députés Les Républicains ont largement voté l’instauration de l’état d’urgence sanitaire, en demandant même toujours plus de restrictions des droits démocratiques, l’occasion était trop belle pour ne pas taper sur une question qui met en grande difficulté le gouvernement : la crise sanitaire, mais aussi la fermeture des petits commerces. Une occasion rêvée, dans la course déjà lancée à la présidentielle de 2022, pour se positionner en défenseur des « fêtes de Noël », comme l’a incarnée la députée Josiane Corneloup, voire même en défenseur de la démocratie. Une hypocrisie frappante de la part d’élus qui sont parmi les premiers à réclamer des mesures xénophobes et l’instauration de mesures d’exception décuplant l’arbitraire policier, sous couvert de lutte contre le terrorisme…
Un camouflet pour le gouvernement, qui a immédiatement envoyé Olivier Véran dans l’hémicycle pour affirmer sa volonté de ne pas laisser passer la ‘manœuvre’ des élus Républicains.

Le ministre de la santé avait dans son envolé lunaire déjà affirmé que le gouvernement ferait usage de l’article 44 permettant de remettre en cause ce vote. Et ils n’ont pas perdu de temps, dès le lendemain, un nouveau vote est venu remettre en cause le précédent, accordant a la majorité la possibilité de gouverner parler ordonnance jusqu’à la date qu’ils souhaitaient initialement, le 16 février. C’est sans surprise que le gouvernement confirme sa ligne de conduite dans la période, en s’appuyant sur les leviers les plus bonapartistes de la Vème République pour avancer dans la crise latente qu’il traverse.

L’absence de plan sanitaire et divagation sur les mesures : les fissures du bloc politique s’accentuent

Le dernier point réalisé par Santé Public France ce jeudi confirme les pronostiques, l’épidémie poursuit son évolution avec un énième ‘record’ : 58.046 nouveaux cas et 367 décès qui ont été recensés dans les dernières 24h. Côté hospitalisation, sur les sept derniers jours, se sont 19.248 nouvelles personnes admissent dont 2.936 en réanimation. La situation est dramatique dans les hôpitaux, le taux d’occupation des lits évoluent toujours plus, avec déjà 80 % en région parisienne en début de semaine selon Aurélien Rousseau, directeur de l’ARS d’Ile-de-France.

Des chiffres qui sont par ailleurs inférieur à la réalité, car on fait depuis un certain temps qu’il existe un décalage dû au latente de comptabilisation. Cette fois-ci Santé Public France a d’ores et déjà annoncé que suite à « un ’embouteillage’ dans les données  », il faut prendre des pincettes avec les dernières données, tout en réaffirmant une chose certaine : « les indicateurs sont tous très à la hausse »
La courbe épidémique ne se stabilise donc pas malgré les sortis du gouvernement qui affirme que la situation est sous contrôle. La gestion du gouvernement nous mène comme prévu vers une « effroyable dynamique » pour reprendre les termes de Rémi Salomon, directeur de l’AP-HP.

Dans cette situation, le gouvernement divague, plusieurs pistes fuitent dans la presse, sont en cours de discussion, mais rien de concret ne sort. On reste pour l’instant sur le statu-quo en poursuivant un confinement pro-patronal mettant en danger l’ensemble de la population. Mais les cafouillages successifs fragilisent un gouvernement qui ne voit que par la répression.

Dans cette faillite face au virus, de plus en plus de voix s’élèvent contre la gestion gouvernementale. En interne tout d’abord, une note secrète du Directeur général de la Santé Jérôme Salomonque Europe 1 à pu consulter met en lumière les contradictions profondes du système. Dans celle ci, l’homme politique pense clairement que le confinement ne marchera pas : «  Concrètement, l’inflexion de la courbe du virus en France sera plus lente avec "un plateau haut et prolongé  ». Son constat alarmant va jusqu’à évoquer des solutions d’urgences visant à « des évacuations en train vers l’Allemagne  ». La contradiction est flagrante avec un gouvernement qui affiche publiquement une confiance dans sa gestion malgré les certitudes en internes que leurs mesures sont inefficaces.

Mais c’est aussi dans la population que la contestation monte, avec notamment le secteur de l’Éducation Nationale. Que ça soit du côté des enseignants, avec des mouvements de grèves important et des travailleurs de l’éducation qui cherchent même à imposer des protocoles sanitaires adaptés en contradiction avec leur direction. Mais aussi dans la jeunesse, où la vague de mobilisations dans les lycées expriment un ras le bol de la gestion gouvernementale. Face à l’offensive sécuritaire du gouvernement, il s’agit donc de prendre appui sur la colère pour exiger des organisations de la gauche syndicale et politique un plan de bataille contre les attaques anti-sociales et anti-démocratiques en cours.

 

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Jusqu’à 24 millions d’euros par an : la démesure des rémunérations patronales du CAC 40

Des rémunérations patronales qui planent en haute altitude, des dirigeants dont les intérêts sont totalement alignés sur ceux des marchés financiers, des entreprises qui mentent sur la vraie mesure – abyssale – des écarts de revenus en leur sein… Tel est le tableau que dresse le deuxième chapitre de l’édition 2020 de « CAC40 : le véritable bilan annuel » de l’Observatoire des multinationales, partenaire de Basta !.

Ce chapitre apporte au débat public de nombreux chiffres inédits qui mettent en lumière la démesure des rémunérations patronales, et ce qu’elle cache : l’alignement total des dirigeants d’entreprise sur les intérêts des marchés financiers, aux dépens des salariés et du reste de la société.

La rémunération moyenne d’un patron du CAC40 aura été de presque 5 millions et demi d’euros en 2019. Comme l’année dernière, les deux premières marches du podium sont occupées par Bernard Charlès de Dassault Systèmes (24,7 millions d’euros) et François-Henri Pinault de Kering (16,6 millions). Ils sont suivi du PDG de Teleperformance Daniel Julien, nouveau venu dans le CAC40 avec 13,2 millions d’euros. Il faut environ trois années et huit mois pour qu’un smicard gagne autant que Bernard Charlès en une journée.


(cliquez pour agrandir)

La part fixe ne représente plus que moins d’un quart de la rémunération des patrons du CAC40. La part variable et les rémunérations en actions – c’est-à-dire la part de la rémunération liée à des critères financiers et boursiers – en représentent plus de 75 %, ce qui explique qu’ils gèrent leurs entreprises en fonction des intérêts des actionnaires et des marchés financiers. Cela explique aussi que les rémunérations patronales augmentent au même rythme que les dividendes, et soient désormais largement déconnectées de la paie empochée par les salariés, mais aussi de la performance réelle de leurs entreprises.

Pour compléter le tableau, les patrons du CAC40 détiennent également des actions de leurs propres entreprises, et touchent donc eux-mêmes des dividendes. Sans tenir compte des actions détenues via des holdings familiales (LVMH, Kering, Bouygues…), un patron du CAC40 a touché en moyenne plus de 500 000 euros de dividendes au titre de l’exercice 2019. Sans les réductions de dividendes liées à l’épidémie de Covid, ce chiffre aurait été encore supérieur. La palme revient à Jean-Paul Agon de L’Oréal qui touche 4,6 millions d’euros de dividendes en plus de sa rémunération officielle déjà confortable de 9,8 millions d’euros.


(cliquez pour agrandir)

Cette année, pour la première fois, les groupe du CAC40 doivent publier un « ratio d’équité » comparant la rémunération de leur patrons à celle de leurs salariés. Nous montrons qu’une bonne partie du CAC40 a procédé à une véritable arnaque en ne calculant ce ratio que sur la base des effectifs de la société mère, soit une fraction des effectifs des groupes concernés. Ces ratios sont donc totalement faussés. Certains groupes proposent des ratios plus sincères, mais seulement sur l’effectif français.

Nous proposons notre propre indicateur pour mesurer les écarts salariaux dans les groupes du CAC40. À cette aune, le groupe le plus inégalitaire du CAC40 est Teleperformance avec un ratio de 1255 (contre un ratio « officiel » de 88). Autrement dit, il faut trois ans et demi pour un salarié moyen de Teleperformance pour gagner autant que le PDG Daniel Julien en une journée. Carrefour vient en seconde place avec un ratio de 315 (à comparer avec un ratio officiel de 42).


(cliquez pour agrandir)

Avec la crise sanitaire, de nombreux dirigeants ont annoncé une réduction de leur rémunération pour l’année 2020. Mais à y regarder de plus près, ces réductions (souvent de l’ordre de 20 ou 25 %) ne portent souvent que sur la rémunération fixe, soit moins de 25 % de leur rémunération totale, et parfois pour quelques mois seulement. Une minorité de patrons a pris des engagements plus conséquents. Ces réductions de rémunération sont généralement versées aux fondations d’entreprises, c’est-à-dire potentiellement défiscalisées.

La distribution généreuse de dividendes des grandes entreprises françaises suscite un débat virulent depuis plusieurs années. Le niveau de rémunération des dirigeants est l’autre grand scandale de partage des richesses du CAC40, étroitement lié au premier.

Olivier Petitjean


À lire : « Des patrons au service de qui ? » (pdf, 6 pages), chapitre 2 de « CAC40 : le véritable bilan annuel », édition 2020. Toutes les données sont basées sur les chiffres publiés dans les Documents d’enregistrement universel 2019 des groupes.Relire le premier chapitre : « Allô Bercy ? Aides publiques : les corona-profiteurs du CAC40 » (pdf, 16 pages).

 

Ce chapitre 2 de « CAC40 : le véritable bilan annuel » est lancé en partenariat avec Politis, qui publie un dossier spécial dans son numéro du jeudi 29 octobre, avec des informations supplémentaires.

Les chapitres suivants seront publiés progressivement dans les jours à venir.

 

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Et qu'a dit hier le docteur Olivier Véran, subsidiairement ministre de la Santé et des Solidarités, dans sa conférence de presse hebdomadaire: RIEN. Ben oui, pas de danger de s'entasser dans les transports en commun ou  à l'école, comme dans les cantines scolaires. Au boulot, il n'y a aucune contamination ni dans une seule grande surface commerciale. En revanche dans les salons de coiffure et les librairies, c'est contamination ++.

L'état d'urgence sanitaire est décrété jusqu'au 16 février 2021

Jean Socratex, pardon Castex, le maire LR du terrain, adoubé premier chambellan pour justement porter la bonne parole de Jupiter au plus près du terrain, était absent lors de la conférence de presse du chambellan en charge de la Santé. Il faut dire qu'être à deux pour ne rien dire, à moins de garnir l'écran de télévision?

En revanche, Elisabeth Borne, en charge du Travail, surtout du chômage et de la précarité, aurait dû être présente. En effet, l'état d'urgence sanitaire remet en cause le droit du travail (durée hebdomadaire à 60 heures, travail du dimanche facilité, repos quotidien réduit, imposition des congés payés, etc). Les mesures liées au reconfinement vont inévitablement accélérer les plans de suppressions d’emplois et gommer des droits conquis par les travailleurs dans les entreprises.

Avec le retour des attestations de déplacement et les restrictions imposées ici ou là, tout est interdit ou presque, sauf d'aller au boulot ou en classe.

Oui, dans une société capitaliste, seule l'économie au service des riches et du capital compte. CQFD.

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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