SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
L’ensemble des organisations syndicales et patronales ont désapprouvé cette proposition.
Compte rendu de la réunion du 20 décembre 2021 avec le Ministère du travail
Montreuil, le 21 décembre 2021
Le ministère du travail a tenu une réunion avec les organisations syndicales et patronales le lundi 20 décembre portant sur l’extension du pass sanitaire à l’ensemble des travailleurs.
La proposition présentée consiste à généraliser aux salariés du privé comme aux agents du public soit à 25 millions d’actifs une sorte de permis de travail fondé sur les mêmes principes que celui qui a été imposé aux 2 millions de salariés de plusieurs professions en septembre dernier: à savoir un pass sanitaire qui prévoit soit un schéma vaccinal complet, soit une guérison récente du Covid, soit un test négatif de moins de 48 h.
L’ensemble des organisations syndicales et patronales ont désapprouvé cette proposition.
La CGT a repris les mêmes arguments développés depuis de nombreux mois sur la place du service public et en particulier la nécessité de renforcer les services de médecine du travail et l’accompagnement social des personnes les plus éloignées de l’emploi ou dans la précarité.
Plus convaincre que contraindre et éviter toute nouvelle décision de restriction des libertés qui divisent les salariés sur les lieux de travail.
Seuls 2 millions de salariés ont pu bénéficier de la vaccination par les services de médecine du travail sur 25 millions d’actifs, cela démontre la casse de ce service public, qui ne peut même plus vacciner sur un même site les salariés du donneur d’ordre et les sous-traitants, qui ne touchent pas les précaires…
Développer l’aménagement des entreprises pour faciliter les protections des salariés (capteurs, aération, matériel de protection…).
Réglementer le télétravail.
Favoriser une vraie politique de vaccination de masse à l’échelle mondiale en libérant les brevets.
Ne pas faire travailler les soignants malades ou positifs au Covid à l’hôpital ou dans les EHPAD pour pallier une politique mortifère du service public de la santé.
Devant le refus unanime des OS et Op la ministre a conclu sur la nécessité de poursuivre les échanges.
Il est à noter que ces décisions devront faire l’objet d’un ajout dans le projet de loi traitant du pass vaccinal envisagé pour l’accès aux loisirs (restaurants, cinéma…) et ne pourrait donc pas entrer en vigueur avant le courant du mois de janvier.
 
Publié par CGT COMPIEGNE FACEBOOK

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Les milliardaires, le Medef et les candidats de droite à leur service ont voulu de tout temps supprimer la Sécurité sociale...Avec Macron et Pécresse, le passage à l'acte ?

La Sécurité sociale est une institution sociale publique. C'est ce qui désole le patronat, en particulier le puissant secteur des mutuelles privées, qui voudrait mettre la main sur un pactole de profits, lui échappant en partie aujourd'hui.

Les gouvernements successifs de droite et socialistes ont, au fil des ans, réduit la part d'intervention de la Sécurité sociale dans la défense de notre santé.

Les différents candidats de droite, de Macron en Pécresse, des soutiens de celle-ci, tel Ciotti, et jusqu'à, bien sûr, Zemmour, aucun ne cache sa volonté de satisfaire les revendications du Medef, dont ils sont les porte-étendards. 

N'est-ce pas le numéro 2 du Medef,  en 2007, un certain Denis Kessler, par ailleurs  grand patron d'assurances privées, qui déclarait :

Citation d'un article de Denis Kessler dans la revue Challenges le 4 octobre 2007

Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde !

Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s'y emploie.

Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme...

A y regarder de plus près, on constate qu'il y a une profonde unité à ce programme ambitieux.

La liste des réformes ?

C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. 

Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !

A l'époque se forge un pacte politique entre les gaullistes et les communistes. Ce programme est un compromis qui a permis aux premiers que la France ne devienne pas une démocratie populaire, et aux seconds d'obtenir des avancées - toujours qualifiées d’«historiques» - et de cristalliser dans des codes ou des statuts des positions politiques acquises.

Ce compromis, forgé à une période très chaude et particulière de notre histoire contemporaine (où les chars russes étaient à deux étapes du Tour de France, comme aurait dit le Général), se traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l’importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d’être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc.

Cette «architecture» singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d'un demi-siècle. Elle a même été renforcée en 1981, à contresens de l’histoire, par le programme commun. Pourtant, elle est à l’évidence complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de s’adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales. Elle se traduit par un décrochage de notre nation par rapport à pratiquement tous ses partenaires.

Le problème de notre pays est qu'il sanctifie ses institutions, qu’il leur donne une vocation éternelle, qu’il les «tabouise» en quelque sorte. Si bien que lorsqu’elles existent, quiconque essaie de les réformer apparaît comme animé d’une intention diabolique. Et nombreux sont ceux qui s’érigent en gardien des temples sacrés, qui en tirent leur légitimité et leur position économique, sociale et politique. Et ceux qui s’attaquent à ces institutions d’après guerre apparaissent sacrilèges.

Il aura fallu attendre la chute du mur de Berlin, la quasi-disparition du parti communiste, la relégation de la CGT dans quelques places fortes, l’essoufflement asthmatique du Parti socialiste comme conditions nécessaires pour que l’on puisse envisager l’aggiornamento qui s’annonce.

Denis Kessler

Ça n'empêche pas Nicolas                        Ça n'empêche pas Nicolas

QUEL AVEU ! 

Dans le temps évoqué par les patrons, il y avait un parti communiste qui disposait d'une force électorale de 20% des suffrages et d'un parti ouvrier, le PCF, dont Georges Marchais était la voix populaire. Et une CGT, puissante qui représentait la France ouvrière. Il  y avait aussi en Europe, l'Union soviétique et sa puissance d'attraction sociale, qui malgré ses difficultés et ses erreurs, représentait une alternative au système capitaliste.

Le patronat - et ses multiples représentants politiques - n'osaient pas alors engager l'épreuve de force avec notre peuple. 

Le capital français , il y a une trentaine d'années, avait encore ses intérêts majoritairement réalisés dans l'hexagone et dans ses  territoires africains. 

Ses forces vives ont, aujourd'hui, intégré l'espace mondial engagés dans une concurrence féroce, avec la nécessité de réaliser le maximum de profits dans le temps le plus court.

L'économie s'est mondialisée, les capitaux n'ont plus de frontières. Leur état guide - les Etat-Unis - se voit contester la première place dans le monde par la Chine.  

Sur notre continent, pour tenter de se protéger,  le capital  s'est forgé un espace européen, sans frontières internes, sans législation contraignante, D'où l'Union européenne.  Ce qui n'exclut pas la concurrence d'intérêt entre firmes à l'avantage des états industriellement les plus puissants, telle l'Allemagne.

Compte-tenu de tous ces facteurs, le capital européen dominant vise à réduire encore plus ses « charges », au détriment des salariés.

D'où les "réformes" du travail imposées aux peuples et aux nations sous la férule de la Commission de Bruxelles.

D'où l'offensive menée en France par l'ensemble des partis de droite contre ce qui reste des avancées sociales acquises à la Libération par le Conseil National de la Résistance. Avec la Sécurité sociale en priorité dans le collimateur patronal et de ses représentants politiques. 

Comment, dans ces conditions, exposer un programme de rupture avec l'ordre capitaliste, sans rompre les chaînes qui nous lient aux structures européennes qui nous imposent ces contraintes ?

Le projet social et économique de Fabien Roussel est complet.  Il aurait l'appui de millions de Français, mais ceux-ci doutent,  sachant que sa réalisation est totalement liée à la recouvrance de l'entière souveraineté de notre peuple.

Il suffirait de le dire et d'en faire la clef de voûte sa candidature pour que les sondages positifs explosent en faveur de Fabien Roussel.

Jean LEVY

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Six salariés d’Amazon tués : l’entreprise les avait obligés à poursuivre le travail malgré une tornade

Vendredi 10 décembre, 6 travailleurs d’Amazon sont morts dans l’effondrement d’un entrepôt causé par une tornade. Malgré l’alerte, Amazon avait maintenu ses salariés au travail, et maintenu la production dans les conditions habituelles.

NOS VIES PAS LEURS PROFITS

Crédits photo : REUTERS

Ce vendredi 10 décembre, des tornades décimaient six États des États-Unis, faisant sur leur passage au moins 93 morts. À Edwardsville dans l’Illinois, ce sont 6 travailleurs qui sont morts dans un entrepôt d’Amazon alors que la direction de l’entreprise avait décidé, malgré l’alerte lancée pour le comté de Madison, de continuer l’activité dans les conditions habituelles.

La tornade a dévasté l’entrepôt au moment du changement d’équipe. L’équipe en place, qui n’a pas le droit d’avoir son téléphone, n’était pas au courant de l’alerte, et l’équipe qui prenait sa relève a été forcée de prendre son poste malgré le danger imminent. Un salarié a clairement témoigné dans ce sens sur Facebook, racontant qu’on l’avait averti qu’il serait pénalisé s’il manquait un poste, même après que la police lui ait dit de rentrer chez lui. Ces méthodes sont monnaie courante pour l’entreprise qui a pour habitude de faire travailler ses salariés dans les conditions les plus dangereuses pour ne pas faire baisser leur rendement, comme le rappelle la sociologue Nantina Vgontzas sur Twitter, avec des vidéos de chauffeurs Amazon forcés ces derniers mois d’assurer des livraisons sous de fortes intempéries et des risques de tornades.

Traduction du tweet : Au cours des six derniers mois, Amazon a refusé à plusieurs reprises de fermer des entrepôts au milieu d’événements climatiques extrêmes : la canicule de juin, Ida en septembre, et maintenant cette tornade. Il y a des blessés et des rapports de décès dans l’entrepôt. Un putain de cauchemar.

Sans aucune honte, l’entreprise a déclaré que « la sécurité et le bien-être de nos employés et de nos partenaires sont notre priorité absolue en ce moment » après avoir non seulement contraint ses salariés à rester et prendre leurs postes, mais aussi refusé de donner les chiffres des personnes présentes sur l’entrepôt au moment du sinistre comme le rapporte LeftVoice, malgré ses nombreux dispositifs qui permettent d’enregistrer chaque geste de ses employés, entravant ainsi le travail des secouristes.

Si les dégâts humains causés par cette tornade sont une catastrophe, ils sont loin d’être les seuls desquels Amazon est responsable. L’entreprise est en effet célèbre pour les conditions de travail épouvantables qu’elle impose à ses employés pour tenir des cadences infernales, que ce soit pour les travailleurs dans les entrepôts ou pour les chauffeurs, chronométrés sur la moindre tâche, au point de ne pas avoir de pauses ne serait-ce que pour aller aux toilettes et être contraints à faire leurs besoins dans leurs camions ou dans des bouteilles. Le tout sous une surveillance permanente, un chronométrage à la seconde près pour toutes les tâches effectuées, doublée par une sévère répression syndicale pour éviter toute possibilité d’organisation et de lutte contre l’ignominie de cette surexploitation.

Autant de violence institutionnalisée pour les profits de l’un des hommes les plus riches du monde, qui a eu l’indécence de déclarer avoir « le cœur brisé » sur Twitter, après avoir passé la soirée à fêter le succès de sa dernière entreprise spatiale, le voyage dans l’espace numéro 3. On voit une fois de plus avec cette catastrophe que ce sont toujours les classes populaires qui sont les premières victimes de la crise climatique. Pendant que les salariés de Jeff Bezos mourraient au travail sous les décombres, leur patron célébrait sa conquête de l’espace, loin de la planète dont il contribue à épuiser les ressources chaque jour.

Si l’exemple d’Amazon est particulièrement saillant en termes de surexploitation jusqu’à la mise en danger assumée de ses employés, c’est en réalité la loi des grandes entreprises. D’ailleurs, une usine produisant des bougies à Mayefield dans le Kentucky s’est elle aussi effondrée, faisant des morts et des blessés. Parce que la dignité et la vie des travailleurs sont en jeu face à cette violence cynique de la bourgeoisie qui nous exploite, il faut que les conditions de travail et notamment de sécurité soient entre les mains des travailleurs, qui sont les plus à même et les plus concernés pour décider si les conditions sont ou non réunies pour permettre leur présence sur un site et leur activité.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Certains ont trouvé la formule magique pour augmenter le salaire net sans toucher au brut... en supprimant les cotisations sociales.

LES PRESTIDIGITATEURS DE L’AUGMENTATION SALARIALE

La formule n’est pas nouvelle. Déjà en 2018, face à la pression sociale, le gouvernement a supprimé les cotisations salariales assurance chômage et maladie pour augmenter le net à payer. Avec 20€ supplémentaire par mois pour un salarié au SMIC on est loin d’un véritable gain de pouvoir d’achat. En fait, le basculement d’une partie du salaire socialisé vers le net à payer a été compensé par une hausse de la CSG. Une sorte de vases communicants où l’on donne du salaire d’un côté pour le récupérer de l’autre. Plus grave encore, ce tour de passe-passe affaibli les garanties sociales et plus globalement, le système solidaire de protection sociale.

VERS UN SYSTÈME PERDANT-PERDANT ?

Depuis 30 ans, la multiplication des dispositifs (plus de 80) d’exonérations de cotisations assèche les recettes de la protection sociale et se traduit par un recul des droits : baisse des remboursements des frais de santé par l’assurance maladie ou des droits futurs à la retraite...

A terme, si les cotisations sociales venaient à disparaître définitivement, les ménages devraient dépenser plus pour espérer conserver le même niveau de protection sociale.

Par exemple, pour atteindre une pension de retraite équivalente à 75% du dernier bulletin de salaire, il faudrait placer 2 mois de salaire chaque année sans aucune garantie de restitution. Aujourd’hui, avec le système par répartition, le montant cotisé est de 10 € par mois pour un salaire de 2500 € pour une retraite à 60 ans.

Le remplacement des cotisations vers l’impôt fait basculer la protection sociale d’un système solidaire (où chacun participe selon ses moyens et reçoit en fonction de ses besoins), à un système d’assistance minimal, financé par l’État qui pousse, ceux qui en ont les moyens, à se tourner à un système assurantiel privé.

ET LE PARTAGE DE LA VALEUR AJOUTÉE ?

S’attaquer aux cotisations, c’est fermer les yeux sur l’emprise grandissante des actionnaires sur la valeur ajoutée. En effet, la part de la valeur ajoutée consacrée aux dividendes a presque triplé en 20 ans ! En revanche, celle destiné à la rémunération du travail a diminué (comme celle revenant à l’État via les impôts et taxes). Concrètement, les salaires (et les cotisations qui y sont rattachées) n’ont pas suivi la courbe des profits. Cette sous-rémunération du travail est une source d’explosion des inégalités économiques et sociales.

Sachant que si la part des dividendes versées aux actionnaires du CAC40 en 2016 avait été maintenu au taux de 2009, les entreprises auraient pu accorder plus de 2000€ à ses salariés, la vraie solution pour augmenter les salaires serait d’ouvrir un vrai débat sur l’utilisation de la valeur ajoutée.

Qui dit hausse des salaires, dit plus de recettes pour la protection sociale, donc plus de droits ! Cette piste est d’autant plus intéressante que la France est championne du monde en versement de dividendes !

LA COTISATION DOIT RESTER UN PILIER DE LA SÉCURITÉ SOCIALE

La cotisation est le pilier du financement du système de protection sociale français.

Elle s’appuie sur la création de richesses par le travail et garantie une gestion par les travailleurs dont l’objectif est de répondre aux besoins.

C’est un choix de société qui permet de soustraire la protection sociale aux critères de rentabilité ou à des arbitrages budgétaires de l’État.

C’est pourquoi, la CGT demande l’arrêt des exonérations de cotisations (qui représentaient plus de 66 milliards d’euros de manque à gagner pour les caisses de la sécu en 2019) et propose une réforme ambitieuse du financement du système visant à remettre le travail et l’emploi au cœur du modèle productif de l’économie française.

Publié par lacgt44.fr

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Un mouvement de grève dans les hypermarchés Auchan a eu lieu ce vendredi aux quatre coins de la France ; certains supermarchés ont été impactés à 80%. Dans un contexte d'inflation importante, la revendication centrale n’est autre que l’augmentation des salaires, faisant échos aux grèves qui se multiplient partout sur le territoire.

Des milliards pour les Mulliez, rien pour les travailleurs : grève nationale pour les salaires à Auchan

Crédit photo : CGT Auchan 69

Plusieurs débrayages, barrages filtrants de ronds-points et blocages ont rythmé la journée du vendredi 17 décembre dans une trentaine d’hypermarchés Auchan. Le mouvement appelé par l’intersyndicale CFDT-CGT-FO avait pour mot d’ordre principal, l’augmentation des salaires.

La mobilisation arrive alors que se déroule les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO). Celles-ci, initialement prévues en mars, ont été avancées par la direction qui cherche notamment à étouffer la colère grandissante des travailleurs. En effet face à l’augmentation du coût de la vie la question des salaires et de leur augmentation devient un impératif pour une grande partie de la population. La réponse de la direction au sein des NAO se résume à une hausse de 2,2%... Or comme le note Gilles Martin, délégué syndical Auchan de la CFDT, auprès du Figaro : « Avec l’inflation, les premiers niveaux de salaires tomberont en dessous du Smic au 1er janvier ». En effet, celle-ci s’élève à 2,8% sur l’année, novembre marquant un record d’inflation au sein de la zone euro avec quasiment 5% d’augmentation des prix sur le mois. Face à cela, l’intersyndicale demande quant à elle une augmentation minimum de 5% des salaires.

Une situation d’autant plus inacceptable que le groupe fait des profits monstres. Pour l’année 2019 l’entreprise avait déjà accumulé 1,4 milliards de bénéfice. Pour l’année 2020, profitant de la crise sanitaire, son taux de rentabilité a augmenté de 79 % et cela tout en augmentant toujours plus la pression à la productivité sur les salariés. D’autant plus que Auchan a bénéficié de plus de 500 millions de cadeaux fiscal offert par le gouvernement sur les dernières années avec le CICE. Et pour aller encore plus loin dans les économies, en novembre 2020, Auchan a aussi profité du chômage partiel sans même dédommager les 16% du salaire non pris en charge par l’Etat.

Après cette première journée très suivie de mobilisation, Gilles Martin annonçait que la mobilisation pourrait s’intensifier si la direction n’acceptait pas les revendications posées par le mouvement. Se pose donc la question de la suite à donner à cette première journée, et dans ce cadre l’exemple donné par la grève des travailleurs des Leroy Merlin montre le chemin à suivre. Celui d’une grève de deux semaines qui a permis de construire un rapport de force conséquent avec la direction et d’arracher une augmentation salariale.

Plus encore le mouvement s’inscrit dans une colère plus large qui a pour conséquence la multiplication des mouvements de grève pour l’augmentation des salaires, comme chez Dassault ou à la SNCF ces derniers jours.

Pour faire face à l’inflation et exiger des conditions de vie digne, seule une augmentation immédiate de tous les salaires, à commencer par le SMIC à fixer à 1800 euros, ainsi que leur indexation sur la hausse des prix pourrait répondre à l’urgence de la situation. Cette revendication, portée dans le programme d’Anasse Kazib, candidat pour Révolution Permanente, ne pourra s’imposer que par une mobilisation d’ampleur de l’ensemble des secteurs autour d’un plan de bataille visant à imposer un rapport de force au patronat par la grève. Un plan que les directions syndicales ne semblent pas prêtes à annoncer, appelant pour l’heure à seulement une date isolée le 27 janvier en intersyndicale.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Claude Guéant, ex-directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy ministre de l'Intérieur, ex-secrétaire général de la présidence de la République puis ex-ministre de l'Intérieur sous Sarkozy président, est incarcéré à la prison de la Santé à Paris. Mais dans le quartier VIP. Ben oui, les grands de notre mauvais monde, même condamnés au nom du peuple français, ne connaissent pas la taule comme tout un chacun.

 

Bref, Claude Guéant, alors dirlo en chef dans le cabinet de Sarkozy ministre de la police à l'époque, a été condamné en janvier 2017 à 2 ans de taule dont un an ferme, à une amende et à des dommages-intérêts.

Pourquoi? 3 fois rien, chef de cabinet au ministère de l'Intérieur, dans une enveloppe destinée aux frais d'enquête et de surveillance des policiers, Claude Guéant, entre 2002 et 2004, avait pioché dans cette enveloppe près de 5 000 euros chaque mois malgré un salaire de 80 000 euros et des indemnités de 2 200 euros. Ben oui, haut commis de l'état républicain libre et non faussé, ce n'est pas payé au Smic.

La Cour d'Appel de Paris a estimé que ledit Claude Guéant ne remboursait pas assez vite son amende et les dommages-intérêts auxquels il avait été condamné. Du coup, révocation de sa liberté conditionnelle et direction la Santé. Pas celle du ministère, mais la taule sise dans Paris.

Et par extraordinaire, aucun commentaire de ses amis: par exemple, le parti de Sarkozy-Fillon, Sarkozy lui-même, ou Valéry Pécresse, candidate pour le parti précité à la présidentielle et ex-ministre de Sarkozy président. Ce beau monde est coincé sous un tunnel peut-être?

Du coup, cette capture d'écran:

Allô, Nicolas, Valérie et tous les autres... C'est moi Claude... Vous m'avez oublié?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

« Nous construisons l’industrie du futur ! » Bruno Le Maire l’affirme et Macron confirme, la réindustrialisation de la France est en marche. À Decazeville c’est pas évident. 333 ouvriers et cadres de la SAM (Société Aveyronnaise de Métallurgie) se retrouvent sur le carreau...

[RADIO : 42’01’’] un reportage de Dillah Teibi à Decazeville avec les salariés de la SAM, à écouter en intégralité sur le site de Là-bas : https://la-bas.org/la-bas-magazine/reportages/decazeville-333-salaries-vires-quand-macron-reindustrialise-cette-france-qu-il

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Voir clair dans les enjeux globaux et internationaux pour mener efficacement le combat syndical et ne pas se laisser embourber dans l'idéologie des classes domainantes, leurs droits-de-lhommisme prétexte à toutes les interventions guerrières et à leur nouvelle guerre froide!

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REPRIS du site de danielle BLEITRACH et de l'article de COMAGUER

 
Comaguer nous adresse ce très pertinent article sur l’épuisement de Macron, qui est aussi celui de la classe dirigeante, et que l’on transforme en “déclin de la France”, comme si le sort de cette dernière était nécessairement confondu avec le leur… On change le personnel faute de changer de politique…
C’est d’ailleurs l’analyse que nous faisions quand nous prévoyions la tentative d’une partie du patronat de lui substituer en décembre un autre sauveur. Alternative, qui serait, elle au moins, en capacité d’imposer les “réformes”. L’actuel hôte de l’Elysée, à bout de souffle, ne parait pas en état d’affronter le mouvement social que ces réformes susciteront, en particulier celle concernant les retraites. Mais l’enjeu n’est pas que français, il est européen dans son rapport à un monde en pleine mutation.
L’alliance atlantique n’est pas loin et sa méfiance de Macron, qui, comme le souligne Comaguer dit tout et son contraire sur l’OTAN (1). Le Pen, Zemmour sont des leurres et la candidate de droite est donc repartie à l’assaut, mais pour lui créer le terrain, il faut continuer premièrement à donner un statut d’opposant à Zemmour, tout en le disqualifiant à droite; deuxièmement empêcher que la gauche adopte un véritable rassemblement de résistance à la politique du capital. Nous en sommes à des années lumières avec des verts et la social démocratie la plus bête du monde et la concurrence est rude.
C’est pourquoi d’ailleurs voir le problème de la gauche dans sa “division” et pas dans la réalité de sa collaboration avec le capital est une erreur fondamentale. Oui Macron est à bout de souffle, mais il faut comprendre les tentatives patronales pour lui trouver un successeur plus efficace. Efficace en matière de “réforme” et d’atlantisme, dans le cadre d’une UE totalement vassalisée, avec le nouveau chancelier social démocrate. Macron, “le toujours pas candidat mais follement amoureux de la France et des Français” selon sa dernière opération de com. Mais pourquoi cette déclaration amoureuse parait d’abord destinée à ses bailleurs de fond pour les convaincre qu’ils ont besoin de lui en se déplaçant légèrement vers une “goche” qui aurait la fibre de gauche et les actes pour la finance ? (note de Danielle Bleitrach histoire et société)

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Comaguer

Voir le Président de la République se féliciter du résultat d’un référendum où le taux de participation a été de 44% en baisse de 41% sur le taux du référendum organisé précédemment sur le même sujet est révélateur de son état d’extrême fébrilité et de surmenage. L’ONU ne pourra que refuser les résultats de ce référendum.

Parler de l’OTAN comme une organisation en « état de mort cérébrale » et dans le même temps être toujours le premier à en défendre les débordements impérialistes, aller à Tel Aviv pour se faire l’avocat des positions israéliennes anti-iraniennes les plus folles et les plus guerrières, reproduire à quelques jours de la présidence tournante de l’Union Européenne le même discours ambitieux et inopérant tenu à la Sorbonne en 2017 en s’aveuglant soi-même sur l’état de dépendance accru de la France par rapport à l’Allemagne qui domine économiquement et financièrement l’Union autant, de témoignages d’une incohérence profonde et d’un désarroi qu’une agitation permanente ne peut plus masquer.

Quoi qu’il dise aujourd’hui la magie du verbe n’opérera plus. Elle ne fera pas oublier Benalla, les gilets jaunes éborgnés, la justice sans moyens, les soldats français morts pour rien au Sahel, les chômeurs affamés, le copinage effronté avec les émirs corrupteurs, les pires régurgitations coloniales car faire voter par le parlement français la création d’une nouvelle monnaie l’ECO pour des pays africains souverains est un signe  de profond mépris colonial pour les peuples de ces pays.

Avec un tel bilan qui pourrait être alourdi indéfiniment sur quantité de dossiers car nous n’avons pas encore bien mesuré toutes les conséquences sociales à moyen et long terme de la multitude de textes adoptés à la va-vite par un parlement majoritairement inexpérimenté et domestiqué, tout individu raisonnable ne se représenterait pas à la magistrature suprême.

Mais il va le faire.

Ça ne doit pas être un cauchemar. Le personnage est à bout de souffle, son « parti » est épuisé, le nouveau gouvernement allemand s’est précipité à Paris pour lui rappeler ses règles du jeu, l’oncle Biden ne le prend pas au sérieux et sachant son goût prononcé pour les prestations télévisées lui laisse le rôle d’agitateur occidental médiatique tout en lui infligeant des camouflets historiques quand il s’agit d’affaires sérieuses.

La dernière séquence – sublime – du film de Jean-Luc Godard A BOUT DE SOUFFLE met en scène un jeune voyou incarné par Jean -Paul Belmondo. Poursuivi par la police qui vient de le repérer il tente de lui échapper et s’enfuit en courant dans la rue. Claque un coup de feu. Touché dans le dos Belmondo titube mais sa course ivre continue pendant plusieurs secondes, déhanché, déséquilibré il va  finir par s’écrouler.  

Nous en sommes là. Comme les Kanaks, gardons notre calme. L’Histoire reste ouverte.

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(1) note de Danielle Bleitrach,

je suis d’accord avec l’analyse de Franck Marsal sur ce blog, que je rappelle ici : Je crois que l’Ukraine, ni la Russie ne sont pas l’enjeu principal de cette terrible menace d’une nouvelle guerre en Europe. Je crois que le véritable enjeu, c’est le maintien de l’Europe occidentale dans la zone d’influence américaine.

La Grande Bretagne est sortie de l’UE, l’Allemagne y a construit patiemment son influence déterminante : industrielle, monétaire. Si l’Allemagne continue à se développer, et si elle obtient :

1. le soutien durable de la France et ses capacités d’industrie militaire et nucléaire,

2. l’accès négocié aux ressources naturelles de la Russie

3. La capacité à commercer avec la Chine en développant les routes de la soie, hors d’atteinte des porte-avions américains, le monde multipolaire est achevé, les USA deviennent une puissance régionale parmi d’autres et devront faire face à leurs contradictions internes. C’est inacceptable pour les USA.

 

Dès lors, la guerre en Ukraine présente de nombreux avantages, notamment : bloquer le développement des liens commerciaux entre l’Europe, la Russie et la Chine et priver l’Europe de l’accès aux matières premières russes, rendre l’Europe dépendante des USA tant sur le plan énergétique que militaire (car pour l’instant, l’Europe, ni la France ni l’Allemagne ne dispose d’une défense pleinement autonome des USA).

Si l’Europe est contrainte de refuser le gaz russe et si les routes commerciales sont coupées, le monde redevient centré sur l’Atlantique et le Pacifique, deux océans encore dominés par les USA. Sans énergie bon marché, l’industrie européenne ne pourra concurrencer les USA, qui conserveront leur prééminence mondiale. Avec le temps, sans guerre, la relation UE – Russie se normalisera nécessairement.

Plus les américains mettront le feu entre l’UE et la Russie, plus il sera facile aux politiciens pro-américain en Europe (il y en a pléthore) de s’opposer à l’émancipation de l’Europe vis-à-vis des USA et à la stabilisation de sa relation avec la Russie. Nous reviendrons au bon vieux temps de la guerre froide. L’Europe restera dépendante des USA et la Russie n’aura plus d’autre débouché que la Chine, Chine qui se trouvera elle-même très isolée … et plus fragile face aux attaques commerciales et médiatiques des USA.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Sur le référendum en Nouvelle-Calédonie de ce dimanche, si vous aviez accepté que les médias et le gouvernement se réjouissent des 96,49% des votants disant non à l'indépendance, l'image ci-dessous vous convient parfaitement:

Nouvelle-Calédonie: non à l'indépendance mais un saut dans l'inconnu

En vérité, ce troisième et dernier référendum d'auto-détermination de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie termine le cycle référendaire prévu par les accords de Matignon en 1988 et de Nouméa en 1998.  Avant 1987, les indépendantistes boycottaient toutes les élections ordonnées par la France sur cet archipel classé par l'ONU comme "territoire à décoloniser". Ce que la Nouvelle-Calédonie reste toujours ainsi actuellement.

Les deux précédents référendums montraient une participation élevée: 81% en 2018 et 85,69% en 2020. Le non à l'indépendance l'emportait avec 57,67 % en 2018 et 53,26% en 2020, preuve que le oui à l'indépendance progressait.

Les indépendantistes avaient proposé au gouvernement le report du dernier référendum en septembre 2022: pour respecter la période de deuil coutumière, le covid-19 ayant durement touché la population kanake et se retrouver en période politique neutre, hors de la campagne présidentielle. Le palais de l'Elysée ayant refusé, les indépendantistes ont donc appelé à boycotter ce troisième référendum.

Résultat, si effectivement 96,49% des votants ont rejeté l'indépendance de la Kanaki-Nouvelle-Calédonie,  seulement 43,9% des électeurs ont voté. Soit une abstention record de 56,1%.

Les accords de Nouméa prévoient de nouvelles discussions sur 18 mois "pour élaborer un nouveau statut" à l'archipel. Mais les anti-indépendantistes revendiquent le statut-quo, tandis que les indépendantistes refuse leur participation sur autre chose que l'indépendance.

Dans son allocution télévisée de ce dimanche, le président de la République, dès l'annonce des résultats, s'est félicité que "la France est plus belle car la Nouvelle-Calédonie a décidé d'y rester".

Outre que la situation en Nouvelle-Calédonie est bloquée et ouverte à tous les dangers, cette phrase du chef de l'état français ressemble aux mots d'hier sur "l'Algérie qui doit rester française".

La droite et son extrême étaient de ce bord-là et le gouvernement socialiste de Guy Mollet (François Mitterrand ministre de la Justice et numéro 3 du gouvernement), en 1956, envoie plusieurs classe d'âge sous l'uniforme militaire pour "pacifier" l'Algérie.

En Nouvelle-Calédonie, pour ce référendum, alors que la campagne électorale s'étaient déroulée dans le calme, des forces de l'ordre impressionnantes quadrillaient l'archipel, comme du temps d'avant 1987.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

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