SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Beaucoup de militants se sont alarmés du silence de la CES durant notre long et durable mouvement contre la loi travail !

Cette préoccupation a trouvé un écho à la réunion CGT des fédérations le 1er juillet dernier.

En effet :

" Plusieurs fédérations interpellent fortement concernant la CES, son inaction, son manque d’expression concernant la situation et le conflit en France mais aussi en Belgique. De plus, c’est de partout que l’austérité fait ses dégâts. Il est demandé que la CGT pèse de tout son poids pour qu’a minima il y ait une expression claire de la CES, l’idéal aurait été une initiative européenne."

 

Dans l'esprit des auteurs de ces réflexions il suffirait donc que de l'intérieur la CGT hausse le ton pour que la CES ait une claire expression et organise la lutte à l'échelle européenne.

On retrouve une analyse parallèle dans l'idée que les divergences de la CGT (ainsi que de FO) et de la CFDT appartenant toutes à la CES auraient également contraint cette dernière au silence.

En quelque sorte pour ne fâcher personne !

Mais les raisons fondamentales de ce silence et de cette inaction résident-elles dans ces explications avancées pour en fait contourner les motivations essentielles du comportement de la CES ?

Et ne pas s'avouer que le problème est bien plus profond ?

Car il y a une donnée qui a été largement été ignorée durant tout le conflit : c'est que le cœur de la loi concernant l'inversion de la hiérarchie des normes correspond aux recommandations du Conseil européen qui spécifie dans ses recommandations concernant la France le 18 mai 2016 :

" Les réformes menées récemment n'ont donné aux employeurs que peu de possibilités pour déroger aux accords de branche. Cela concerne tous les aspects des conditions d'emploi, notamment les salaires, le temps de travail et les conditions de travail, et limite la capacité des entreprises à moduler leurs effectifs en fonction de leurs besoins …".

La loi El Khomri trouve donc incontestablement sa source dans les orientations européennes au nom de la compétitivité des entreprises, de la concurrence internationale, des "exigences" de la flexibilité du marché du travail ...

 

Or la CES est avant tout une institution dépendante financièrement et politiquement des institutions européennes.

Elle n'a donc ni l'indépendance organisationnelle, ni financière, ni politique et idéologique de s'opposer de front à des recommandations et directives européennes.

Et les divergences entre organisations de la CES ne l'ont pas empêché de prendre position ouvertement contre les dirigeants grecs au moment du referendum contre la politique d'austérité de la Troïka.

Mais là bien sûr il s'agissait d'agir en faveur de l'Union européenne, de ses dirigeants et de la banque Centrale européenne contre les choix du peuple grec.

C'est là que résident les vrais raisons du silence de la CES à propos de notre mouvement !

La CES est une instance de l''UE et c'est pour cela que la CES a toujours été du mauvais côté de la barricade. Les précédents sont légions comme en 2003 lors du conflit sur les retraites en France et en Italie pour laquelle la CES ne fit pas la moindre déclaration, préférant en pleine lutte inviter à son congrès Giscard d’Estaing venu vendre la constitution européenne sous les hourras, constitution pour laquelle la CES appellera à voter oui en 2005…

Continuer de prétendre qu'en élevant le niveau d'intervention de la CGT dans la CES on va pouvoir réorienter cette organisation dans le sens des luttes et de l'intérêt des travailleurs, c'est ne pas faire le bilan de près de 20 ans d'adhésion.

C'est ignorer que parmi les principaux motifs évoqués à l'époque pour justifier l'adhésion figurait en bonne place l'idée que la seule présence de la CGT dans la CES allait en quelque sorte "gauchir" ses orientations et la transformer en structure de combat.

Et c'est ignorer qu'il n'en n'a rien été !

Cette illusion entretenue pour justifier le maintien dans une organisation totalement dépendante des objectifs et des intérêts de l'oligarchie est de la même nature que l'illusion de "l'Europe sociale "invoquée depuis des décades sans le moindre commencement d'amorce de début de réalisation !

Et pour cause : la construction européenne et ses traités sont les instruments de la domination sans partage de l'oligarchie et de la mise en œuvre des ses projets !

Les structures syndicales mises en place dans les années 1970-1980 correspondent non pas à la nécessité d'organiser et de coordonner les luttes des travailleurs européens mais à celle de les contrôler, de les subordonner aux intérêts de l'oligarchie et des grandes entreprises, d'accompagner la crise du capitalisme sans risques pour la domination patronale par la "concertation," le "dialogue social" …, la collaboration de classe quoi !

Dans les années 90, les forces réactionnaires et social-démocrates ont mis à profit le désarroi dans le monde ouvrier et salarial qui a résulté à la fois de la désindustrialisation et du chômage massif et de l'effondrement des pays socialistes.

Pour présenter le marché capitaliste comme la seule réalité crédible et efficace face à toute visée de changement de société.

Pour tenter d'intégrer à leur vision … et à leurs intérêts jusque et y compris les forces et les organisations qui jusque là s'étaient opposé à leurs prétentions.

Pour eux c'était la fin de l'Histoire et des projets transformateurs des forces révolutionnaires, de la classe ouvrière.

Dans le mouvement syndical européen c'est à ce projet que la CES a servi et continue de servir !

La réalité de la lutte des classes plus forte que jamais

Sauf que les réalités de la crise systémique du capitalisme, les réalités de l'exploitation, de la misère et de l'aggravation des inégalités, celles de la crise de l'Union européenne elle-même ont balayé et ringardisé ce discours.

Ce qui existe en profondeur ce n'est pas l'entente cordiale avec le patronat, mais le rapport de forces, la lutte des classes pour le salaire, pour l'emploi, pour les garanties sociales, pour le respect du Code du travail et des conquis historiques.

Et dans ce combat, les travailleurs, la classe ouvrière doivent conforter les organisations réellement indépendantes des structures patronales et des institutions sous leur contrôle ou en phase avec leurs intérêts de classe.

Il est donc plus que temps de tirer un véritable bilan de près de 20 ans d'appartenance de la CGT à la CES.

En se dégageant des illusions de l'Europe sociale et de la possibilité d'une réorientation positive de la CES.

La nécessaire coordination, entente de lutte entre les travailleurs du continent européen ne passe pas par la CES mais par celle de leurs organisations nationales.

Cela est si vrai que dans le mouvement actuel contre la loi travail qui frappe tous les travailleurs européens les seuls démarches de solidarité proprement européennes ont bel et bien émanés de syndicats eux-mêmes engagés dans cette lutte comme c'est le cas du syndicat belge FGTB.

L'alternative Fédération Syndicale Mondiale

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L'existence de la FSM est une réalité forte : plusieurs dizaines de millions d'adhérents.


Déjà d'importantes fédérations CGT y ont leur place comme l'agro-alimentaire et la fédération de la chimie, ainsi que des dizaines de syndicats.

Le prochain congrès se déroule à Durban (Afrique du Sud) du 5 au 8 octobre.

Rien n'empêche donc la confédération en tant que telle de prendre langue dans un premier temps par exemple justement à l'occasion de ce congrès.

A moins que la CES et Confédération Syndicale Internationale (CSI) issue de la lutte anti-communiste durant la guerre froide n'y oppose leur veto et/ou prétendent à l'appartenance exclusive.

Ce qui renvoie au choix confédéral et à l'affirmation de son indépendance à l'égard de toute force extérieure à l'organisation elle-même !

D'autant que la FSM elle, a manifesté sa solidarité à l''égard de notre mouvement à plusieurs reprises et que son secrétaire général, le grec, Georges Mavrikos est intervenu en personne à Marseille devant plusieurs dizaines de milliers de manifestants, comme l'indique la Marseillaise qui a retranscrit son discours dans son édition du 2 juin dernier.

Dans le combat contre la loi travail la CGT et ses bases combatives ont su montrer le chemin de l'issue pour le monde du travail. La cohérence exige d'aller au bout de cette démarche et de renouer radicalement avec la critique du rôle de l'Union européenne et du marché commun et de ses conséquences prévisibles formulées avec prescience par un Benoît Frachon dès 1957 *.

En en tirant toutes les conséquences !

Car c'est de cohérence d'une orientation et d'une stratégie qu'il s'agit !

 

Le Front syndical de Classe

9 juillet 2016

* (Benoit Frachon, Au rythme des jours)

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Le Marché commun n’a pas et ne pouvait pas aboutir à l’amélioration de la situation de la classe ouvrière. Il l’a aggravée. Le Marché commun, sous le signe des monopoles, ne pouvait pas ne pas aboutir à ce que ces derniers dominent de plus en plus l’Etat dans chacun de ses pays où tous les gouvernements exécutent désormais fidèlement leur politique.

La domination des monopoles qui a abouti, dans tous les pays du Marché commun, à l’installation de gouvernements à leur dévotion, est une menace permanente pour les libertés ouvrières et démocratiques.

Nous le disons très franchement aux militants des organisations qui participent aux institutions du Marché Commun, nous n’avons aucune confiance dans la possibilité de transformer ces organismes, de les infléchir vers une politique différente.

Quelles que soient les modifications qui puissent leur être apportées, ils poursuivront leur politique actuelle aussi longtemps que les représentants des monopoles et les gouvernements à leur dévotion en seront les animateurs et les bénéficiaires. Nous nuirions à la collaboration fraternelle des peuples, nous retarderions l’union ouvrière pour le progrès, pour la liberté et la paix, si nous laissions croire un seul instant que dans l’Union européenne que les capitalistes veulent réaliser, il y a la moindre parcelle de cet internationalisme auquel aspirent les travailleurs. Nous devons au contraire démasquer leurs subterfuges et expliquer que les Etats-Unis d’Europe dont parlent d’abondance les représentants les plus typiques des monopoles, ne seraient qu’une simple association réactionnaire d’exploiteurs unissant leurs efforts pour maintenir les peuples sous leur domination, et empêcher l’évolution de la société vers le socialisme, vers une véritable collaboration fraternelle des peuples. » 

Publié le par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Cédric Turcas sort de son audition sous les applaudissements.

 

Source : Presse Océan

Cédric Turcas, responsable CGT, a passé une audition à la gendarmerie de Savenay après une plainte déposée par la SNCF.

Le 10 juin dernier, des militants CGT, FO et FSU ont envahi les voies de la gare de Savenay. Ces manifestants réclamaient des billets de train pour se rendre à Paris lors de la manifestation contre la loi travail du 14 juin dernier. Suite à cette mobilisation, la SNCF, qui avait dû affréter des bus, a décidé de porter plainte.
Cédric Turcas, secrétaire de l’Union locale CGT de Saint-Nazaire a été convoqué à la brigade de gendarmerie de Saint-Nazaire ce mercredi matin à 10h. Il était épaulé par plusieurs dizaines de militants CGT, FO et FSU.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Le ministère du travail autorise Sodexo à licencier un délégué CGT à Marseille!

En janvier, l'inspection du travail avait refusé la demande de Sodexo de pouvoir licencier pour faute lourde un délégué CGT marseillais. Le ministère du travail vient d'annuler cette décision. Le délégué central CGT de l'entreprise dénonce une décision politique, sur fond de mouvement contre la loi travail.

“Pour nous c’est politique. Le ministère veut se payer un délégué CGT.” Gilles Sevilla n’en revient pas. Vendredi, dans un contexte de mobilisation contre la loi El Khomri, le délégué syndical central CGT de Sodexo, a appris la validation par ce même ministère du licenciement d’Yvon Caprice, délégué CGT à Marseille.

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Source : Rouge midi

Les lectrices et lecteurs de Rouge Midi se rappellent de ce conflit hors norme de l’hiver dernier au cours duquel la multinationale SODEXO s’était crue autorisée à licencier tous les salariés d’un service, les chauffeurs-livreurs des cantines scolaires marseillaises, parce qu’ils avaient fait grève. L’employeur avait qualifié celle-ci d’abandon de poste. Cette attitude, intervenant en plus à la veille de Noël, avait suscité, bien plus largement que dans la région marseillaise émotion, colère et protestation légitimes. L’écho de cette affaire avait même franchi les frontières puisqu’on avait retrouvé à l’international et jusqu’ en Asie des articles sur le sujet !

La protestation avait été telle que, malgré les lenteurs de la et les atermoiements de la justice, SODEXO avait fait machine arrière et avait été contrainte de réintégrer les grévistes.

Elle l’avait fait d’autant plus que parmi les 23 grévistes il y avait Yvon, délégué CGT pour qui l’autorisation de licencier était soumise à l’accord de l’inspection du travail. Tout à fait logiquement l’inspection du travail avait refusé le licenciement et Yvon a repris son poste en début 2016 dès la décision connue. Depuis plusieurs mois donc, les salariés ont repris le travail et on les croise régulièrement dans les actions contre la loi dumping social. On pensait donc l’affaire close.

Si l’employeur a mangé son chapeau et a dû se résoudre à accepter le fait syndical chez lui il n’en a pas moins continué son attitude revancharde et fait un recours auprès du ministre du travail contre la décision de l’inspection du travail. La décision du ministre vient de tomber : il casse la décision de l’inspecteur en deux pages à l’argumentation bâclée et autorise le licenciement de Yvon. Rien, sur le plan légal ne peut justifier la décision du ministère : la justification est à chercher ailleurs.

SODEXO aurait ses entrées dans un ministère et auprès d’une ministre qui ne peut rien lui refuser ?

Est-ce une vengeance et un signe fort que le gouvernement veut envoyer à la CGT alors que le syndicat est en conflit avec lui sur la loi de dumping social qu’il vaut imposer au mépris de toute démocratie depuis 4 mois ?

Un mélange de tout cela ?

C’est d’autant plus scandaleux que ce même gouvernement vient d’être pointé du doigt par la très modérée confédération syndicale internationale qui , dans son rapport annuel, classe la France comme l’un des pays dans le monde où les droits syndicaux sont bafoués ce qui est une première pour notre pays depuis que ce rapport existe soit 2010. Dans son rapport sont pointés des conflits comme celui de Goodyear, mais aussi au chapitre des atteintes au droit de grève, SODEXO.

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Vendredi prochain, le Premier ministre Manuel Valls sera en visite dans l'Aude, et notamment à Villasavary pour inaugurer l'une des 14 Maisons des services au public du territoire. Il viendra également pour présenter un schéma de leur répartition. Cependant, la CGT de l'Aude n'est pas pour se réjouir. «Ces MSAP sont des escroqueries», défend Jean-Pierre Rousseill, coordinateur départemental des agents territoriaux de l'Aude. «On remplace de véritables services publics efficaces par des services AU public, qui n'auront comme compétence que de rediriger la population». Les syndicats déplorent alors des embauches «à court terme et précaires», qui n'auront «pas les formations nécessaires pour venir en aide aux gens». Les MSPA pourront être ouvertes par tout type de porteurs de projets, que ce soit une association ou une collectivité. «Tout ça car cela va apporter des soutiens financiers. Mais le service public n'a pas à s'insérer dans un rapport économique, c'est avant tout pour aider la population». Jean-Pierre Rousseill est catégorique : «la création de vrais services de proximité est un facteur majeur d'attractivité. Surtout dans l'Aude, qui est un des départements les plus pauvres de France, pouvoir être au plus près des gens c'est important».

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Photo Charles Platiau / Reuters
 

Laurent, militant de la CGT du Val-de-Marne – à ce jour et à cette heure toujours en garde à vue - doit passer ce  jeudi 7 juillet, dans l’après-midi, en comparution pour un motif toujours inexpliqué. « Lorsque l’on s’attaque à un militant de la CGT, c’est toute la CGT que l’on attaque. »

Mardi, à Paris, pour la 12ème fois depuis le 9 mars 2016, plusieurs dizaines milliers de manifestants ont défilé pour exiger le retrait de la Loi El Khomri et l’ouverture de véritables négociations. Malgré les multiples provocations, les attaques d’une violence inouïe, la campagne médiatique sans précédent et la violence verbale de plusieurs responsables politiques et patronaux, les organisations syndicales, la CGT en premier lieu, n’ont eu de cesse de les déjouer.

La maturité, le sang-froid et le sérieux des militants de la CGT, auxquels a été confiée la responsabilité d’assurer la sécurité des manifestations au sein des cortèges, n’ont jamais été démentis. Nos camarades chargés de la sécurité des rassemblements sont des militants de la CGT au même titre que tous les autres.

Certains de ces militants ont fait l’objet de répression répétitive, de harcèlement et d’arrestations. Le Gouvernement et la Préfecture de Police de Paris ont décidé de franchir une nouvelle étape. Mardi, à l’occasion de la manifestation du 5 juillet, plusieurs camarades des services d’ordre de l’intersyndicale ont fait l’objet de détentions arbitraires. Notre Camarade Laurent, militant de la CGT du Val-de-Marne – à ce jour et à cette heure toujours en garde à vue - doit passer ce  jeudi 7 juillet, dans l’après-midi, en comparution pour un motif toujours inexpliqué.

Il s’agit clairement d’une attaque d’envergure contre toute la CGT. Elle doit susciter une réaction à la hauteur la gravité de la répression. Comme le dit depuis longtemps la CGT, « lorsque l’on s’attaque à un militant de la CGT, c’est toute la CGT que l’on attaque. » C’est donc toute la CGT qui doit réagir face à un procès politique. Nous appelons tous les militants, tous les syndiqués de la CGT ainsi que tous les salariés et les citoyens attachés à la démocratie, à la liberté d’expression, à se mobiliser, le 7 juillet, en début d’après-midi, pour accompagner notre Camarade Laurent lors de sa comparution devant le Palais de Justice de Paris.

La répression n’entamera jamais la détermination de la CGT afin d’obtenir le retrait de la loi travail.

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Preuve que le 49-3 n'arrêtera pas la résistance à la loi scélérate!

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L'OBS

Des militants de la CGT ont suspendu des banderoles formant les mots "Stop Loi Travail" au premier étage de la tour Eiffel, ce mardi en fin de matinée.

"Le monument symbole de la France a été habillé aux couleurs de la mobilisation incarnant l’opposition d’une large majorité de françaises et de français contre la loi Travail", écrit la CGT Spectacles sur son site.

"C’est aussi un message à toutes les organisations syndicales internationales qui soutiennent le combat parce qu’elles savent que si cette loi passe en France, elle sera suivie de reculs dans les autres pays." 

"Cette action spectaculaire préfigure ce qui attend le gouvernement tout au long de l’été s’il persiste dans sa volonté de passer en force et d’utiliser le 49.3 malgré l’opposition d’une majorité de Français, d’organisations syndicales et de députés", menace le syndicat.

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Le secrétaire général de de la CGT, Philippe Martinez, lors d'une réunion à l'Hôtel Matignon à Paris, avec notamment la ministre du Travail Myriam El Khomri et le Premier ministre Manuel Valls, le 29 juin 2016

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, prévient mardi le gouvernement qu'il "n'en a pas fini avec la loi travail" et promet "des temps forts à la rentrée".

"Le gouvernement est ultraminoritaire sur son projet de loi", a-t-il ajouté dans un entretien à l'Humanité publié le jour du retour du projet de loi de Myriam El Khomri.

Selon Philippe Martinez, "la colère reste là. Le gouvernement n'en a pas fini avec la loi travail".

Alors que les opposants au projet manifestent mardi pour la dernière fois de l'été, le numéro un de la CGT explique que dans les prochaines semaines, "les militants iront au-devant des salariés", notamment dans les villes de départ du Tour de France.

"Nous allons entretenir sous d'autres formes le climat que nous connaissons depuis quatre mois et nous réfléchissons très concrètement à des temps forts à la rentrée", a-t-il ajouté. "Je vous rappelle qu'il y a des lois qui ont été votées et qui n'ont jamais été appliquées", a-t-il souligné, évoquant la loi sur le contrat première embauche (CPE).

Si le gouvernement utilise à nouveau l'article 49-3 pour faire adopter ce projet de loi sans vote, "la démonstration sera faite que le gouvernement passe une loi en force. L'opinion publique est défavorable, la majorité des syndicats aussi et il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale pour la voter", a relevé M. Martinez.

05/07/2016

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Communiqué UD CGT Paris 5 juillet 2016 à Paris

En cette fin de matinée, plusieurs cars de CRS se sont placé Place de la République. Les CRS se sont déployés autour de la Bourse du travail.

L’objet de cette intervention policière est à nouveau de contrôler les syndiqué.e.s et toute personne qui quitte la Bourse du Travail 3 rue Château d’Eau. Ce contrôle inclut les fouilles au corps – comme s’il s’agissait de délinquants !

Après avoir tenté d'interdire la manifestation le 23 juin, les pouvoirs publics récidivent et tentent une fois de plus d'empêcher les manifestants de se rendre à la manifestation contre le projet de loi El Khomri qui part à 14h de la place d’Italie.

Cette intervention policière est inacceptable et participe au coup de force politique qu'est le recours annoncé au 49.3. L’Union départementale CGT Paris dénonce une entrave à l’activité syndicale et insiste sur la nécessité de mettre fin immédiatement à de telles procédures.

La CGT exige également l'arrêt immédiat de toute fouille et entrave à la sortie de la Bourse du travail.

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Constitution du 24 juin 1793

DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN

Article 35. - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

 

C’est minable!!!

Réellement minable!!!

Ce gouvernement de pantins qui ne fait qu’imposer de force une décision européenne? Pathétique…

 

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Le 49-3 ne nous arrêtera pas !

Alors que le Premier Ministre, n’ayant plus de majorité, vient de bafouer la démocratie parlementaire en utilisant une nouvelle fois le 49-3, les mobilisations dans les grèves, rassemblements, manifestations, votations citoyennes démontrent que le mouvement contre la loi travail est loin de s’essouffler.

Malgré une organisation sécuritaire démesurée empêchant des milliers de personnes d’entrer dans la manifestation parisienne, ce sont plus de 45 000 personnes qui ont défilé ce jour ; 10 000 à Toulouse, 15 000 à Marseille, 1 000 à Caen, 2 000 à Grenoble…

La Tour Eiffel, comme le Stade de France, ont arboré les couleurs de la lutte.

La détermination pour gagner le retrait du projet de loi et gagner de nouveaux droits, n’est pas entamée par ce nouveau coup de force du gouvernement. Celui-ci, fait une grave erreur en pensant court-circuiter la démocratie s’il promulgue une loi de telle importance pendant les congés estivaux.

Le mouvement social ne va pas faiblir et d’ores et déjà des initiatives ont été décidées pendant l’été afin de préparer une rentrée puissante et offensive pour empêcher la mise en place de la loi.

Dès demain, 6 juillet, un meeting unitaire sera organisé au gymnase Japy, à Paris.
La réunion intersyndicale du 8 juillet prochain décidera des modalités de poursuite du mouvement.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Un gouvernement hors la loi !

Le gouvernement en utilisant à nouveau le 49.3 à l’assemblée nationale sur le projet de loi travail s’assoit une fois de plus sur la démocratie.

Il renie les engagements pris lors de la campagne électorale et réitérés il y a un an dans la motion majoritaire au congrès du Parti Socialiste dans laquelle était indiquée « il faut rétablir la hiérarchie des normes : la loi est plus forte que l’accord collectif et lui-même s’impose au contrat de travail. Si la loi peut permettre à des accords de déroger à ces dispositions, elle ne peut le prévoir dans des domaines relevant de l’ordre public social : salaire minimum, durée légale du travail, droit du licenciement, existence de la représentation du personnel. »

Cet acte prouve une dérive autoritaire très inquiétante d’un gouvernement qui passe en force sur un projet de loi qui est désapprouvé par la majorité des citoyens (70% au dernier sondage), la majorité des syndicats, appuyés par plus d’1 million de votes recueillis lors de la votation citoyenne, la majorité des élus de la Nation.

Par ailleurs, ce projet de loi contrevient aux conventions internationales de l’OIT et vient d’être sanctionné par le Comité des droits économiques et sociaux et culturels de l’ONU au regard des effets sur la protection sociale des salariés et la précarité qu’il engendre.

La France, pays des droits de l’Homme et des acquis sociaux intègre donc la classe des mauvais élèves.

Le gouvernement fait une grave erreur en pensant court circuiter la démocratie s’il promulgue une loi de telle importance pendant les congés estivaux. Le mouvement social ne va pas faiblir et d’ors et déjà des initiatives ont été décidées pendant l’été afin de préparer une rentrée puissante et offensive pour empêcher la mise en place de la loi.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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MANIFESTATIONS DANS L'OISE MARDI 5 JUILLET 2016

L‘intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL

BEAUVAIS : 14 H place Jeanne Hachette
COMPIEGNE : 10 H cours Guynemer
MONTATAIRE : 10 H avenue Ambroise Croizat

Appel tous les citoyens, les salariés publics et privés,les étudiants,les lycéens,les demandeurs d'emploi,les retraités.

La CGT Oise a contribué avec succès à la votation citoyenne, avec plus de 3 000 votations remises à la préfecture, venant d’entreprises, d’administrations et de bureaux de votes mis en place par les Unions Locales de Creil, Beauvais, Compiègne.
Cela a été possible grâce à l’engagement des syndicats et des militants de la CGT qui ont été au contact des salariés en échangeant et en débattant sur la nocivité de ce projet de loi travail.

Toutes les votations n’ont pas pu être comptabilisées pour le 28 juin c’est pourquoi la CGT a décidé de repousser l’échéance au 5 juillet, jour d’ouverture des débats à l’Assemblée Nationale.

Pour la CGT, il n’y aura pas de trêve estivale ! Le combat continue.

Fraternellement
La CGT Compiègne

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Publié le par FSC

 

La presse vient d'annoncer la diffusion d'un appel au gouvernement (voir ci-après) à renouer la discussion sur la loi travail : « Loi travail. Des cadres dirigeants lancent un appel pour renouer avec le dialogue social en France »

Cet appel émane de cadres dirigeants d'entreprise, de PDG, de militants syndicaux et politiques divers parmi lesquels on peut discerner d'anciens dirigeants de la CGT, des dirigeants actuels de l'UGICT (organisation spécifique des cadres et techniciens), des économistes du PCF ...

Quel est donc le sens de cet appel dans la bataille que nous vivons contre la loi travail ?

Le premier « constat » sur le plan économique est donc que ça va plutôt mieux au plan économique ("les investissements repartent").

Cette "embellie" résultant en quelque sorte de "la mise en commun des intelligences et des savoir faire" , sous-entendu dans les entreprises.

Ce qui rappelle fâcheusement la déclaration de Thierry Lepaon au "Nouvel Economiste "de 2014 "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L’entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés".

La crise sociale, donc la lutte, les grèves, les blocages mettant en péril cette fragile reprise.

Renvoyant au fond dos-à-dos le gouvernement et le mouvement social, malgré une dénonciation des effets possibles de la logique de la loi travail et ceux du dumping social et du "court-termisme".

Et à partir de ce constat pour préconiser quoi ? Le retrait de la loi ? L'abandon du 49-3 ?

Dans la mesure où c'est le pouvoir socialiste qui vise à la remise en cause des conquis sociaux séculaires et de haute lutte !

NON !

Ce que l'appel préconise c'est la reprise d'un "dialogue social apaisé"

Comme s'il s'agissait d'une simple affaire de bonne volonté de part et d'autre.

Comme si les mesures prévues dans la loi travail, l'inversion de la hiérarchie des normes, les mesures sur la médecine du travail, le referendum d'entreprise … ne venaient pas de loin !

Comme si ces mesures n'étaient pas dictées par l'Union et la Commission européennes encadrées par des directives qui visent à s'appliquer à tous les peuples européens.

Comme si donc le "dialogue social"n'était pas utilisé depuis de nombreuses années avec la complicité de la CFDT pour couvrir les pires renoncements aux droits et garanties des travailleurs ! (cf. l'ANI, les réformes successives des retraites ...)

Le blocage réside fondamentalement, essentiellement dans la volonté des classes dirigeantes et de l'oligarchie européenne d'infliger de nouvelles régressions au monde du travail !

Laisser croire que dans ces conditions "un dialogue social apaisé" est possible et puisse être porteur de nouvelles avancées pour les travailleurs, c'est au mieux promouvoir des illusions.

Implicitement pour les dirigeants syndicaux de la CGT signataires de cet appel son contenu constitue une critique et un démarquage de l'orientation de lutte de la direction confédérale.

Et implicitement de l'esprit combatif qui a animé les bases militantes engagées dans les grèves reconductibles, les manifestations, les blocages de site ...

La presse ne s'y est d'ailleurs pas trompé qui en diffusant l'appel a titré : "Les cadres CGT prennent leurs distances avec Martinez" !

Il s'agit donc sous un couvert consensuel (avec des forces extérieures au mouvement syndical) d'une offensive contre les orientations prises pour une part au 51e congrès et dans les luttes concrètes qui ont suivi et qui précisément après plus de 20 ans d'accompagnement réformiste renouent en partie avec les traditions de classe de la grande CGT.

Dans la CGT la lutte entre ceux qui veulent y faire prédominer le "dialogue social" si cher aux dirigeants de la CFDT et de la Confédération européenne des Syndicats et ceux qui savent que seul les luttes et le rapport de forces sont en mesure et d'enrayer les régressions et de donner corps à de nouvelles conquêtes se poursuit donc !

Sous des formes renouvelées.

Comme le prouvent toutes les grandes dates où des millions de femmes et d'hommes se sont mis en mouvement : 1936 et le Front populaire, la Libération, mai 1968, les luttes avec la jeunesse contre le CPE … les conquis vont avec !

Dans les rapports sociaux capitalistes il n'existe pas de "mise en commun des intelligences et des savoir faire" … au service du bien commun et de l'intérêt général !

Pour la CGT et ses militants il s'agit donc de ne pas se laisser bercer par les illusions réformistes !

A l'inverse pour nous, la mise en cohérence jusqu'au bout d'une orientation de lutte et donc de classe, passe aussi par une attitude résolument critique de l'Union européenne, par le retrait de la CES et par l'inscription plus résolue que jamais de la CGT dans les tâches de la "double besogne" du syndicat conjuguant luttes quotidiennes et luttes pour la transformation radicale de la société !

 

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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