SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

La tension monte d'un cran sur le piquet de grève du centre logistique de Leroy-Merlin à Valence, dans la Drôme. Un salarié gréviste se disant "à bout" s'est aspergé d'alcool à brûler, menaçant de s'immoler par le feu, et réclame l'écoute de la direction.

Leroy-Merlin : un gréviste excédé s'asperge d'alcool à brûler à Valence
Le mouvement de grève dure depuis mercredi matin au centre logistique de Leroy-Merlin à Valence © Radio France - Damien Triomphe

"J'ai pété un câble. Je suis vraiment désolé, mais je n'en pouvais plus" soupire Philippe, salarié depuis 11 ans au centre logistique Leroy-Merlin de Valence, en grève depuis mercredi matin. Ce jeudi, il s'est aspergé d'alcool à brûler. Il raconte avoir voulu s'immoler par le feu, pour attirer l'attention d'une direction sourde aux revendications des grévistes. "Au niveau national, ça fait des semaines, aucun coup de fil, rien du tout. On dirait qu'ils s'en foutent, comme si on était de la merde" s'exaspère-t-il.

C'est un salarié qui est très fatigué. La pression est assez forte, on doit se battre contre une direction qui nous menace de procédures juridiques et disciplinaires, et qui nous envoie des huissiers - Romain Coussin, délégué CGT

Les grévistes présents sur le site racontent que leur collègue a craqué lorsque le directeur de l'entrepôt est venu les voir ce jeudi matin, constatant le blocage des camions à l'entrée, pour leur dire qu'il appelait un huissier et la police. Philippe attrape une bouteille d'alcool à brûler à proximité, là pour leur permettre d'allumer du feu et supporter le froid de la nuit. Deux de ses camarades le repoussent et le calment. "Heureusement que ce n'est pas allé loin. Je m'en foutais, je n'en pouvais plus" répète Philippe.

Philippe se désole. Il gagne un peu moins de 1 300 euros net par mois, "on ne demande que des miettes. On ne demande pas de doubler les salaires. 100 euros. Que des miettes" Et de poursuivre : "Vous vous imaginez toujours dans le rouge ? Après, on demande des acomptes. Et deux jours après, on est encore dans le rouge".

 

Le "dialogue est permanent" pour la direction

 

Pour Thomas, "au-delà de l'aspect financier, c'est surtout le dialogue et la prise en considération de chacun qu'on demande. Qu'on soit écouté". Les grévistes sont unanimes. Ils veulent une réouverture des négociations salariales.

Jointe par France Bleu Drôme Ardèche, la direction de Leroy-Merlin ne commente pas les déclarations des syndicats, et assure que les responsables du site n'ont pas vu cette personne s'asperger d'alcool à brûler. Elle ajoute que le dialogue n'a pas cessé. 

L'intersyndicale appelle l'ensemble des salariés des Leroy-Merlin de France à faire grève vendredi et samedi, pour réclamer une hausse des salaires.

 

Par , France Bleu Drôme Ardèche, France Bleu

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
LA CGT LEROY MERLIN JAUX COMPIEGNE EN GREVE
Grève chez Leroy Merlin pour une augmentation des salaires.
Leroy Merlin est une enseigne française (groupe Mulliez)
Chiffre d'affaires : 7,9 milliards d'euros (2020)
L'Union Locale CGT de Compiègne appelle à soutenir les salariés en grève vendredi 19 et samedi 20 novembre 2021 à 9 h devant le magasin de Jaux.
Fraternellement
Le bureau
 
Publié par CGT COMPIEGNE FACEBOOK

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Le 16 novembre 2021

Depuis plus de 20 ans l’Association des médecins urgentistes de France dénonce les décisions prises par les différents gouvernements et avait prédit la crise actuelle qui met la population en danger.

Dès 2002, nous avions alerté sur le fait que la suppression de l’obligation de la garde des médecins de ville allait aboutir à une explosion du nombre de passages aux urgences. Constat : 12 millions de patients en 2002, près de 23 millions aujourd’hui.

Nous n’avons cessé d’expliquer que l’encombrement des urgences est essentiellement lié au manque de lits avec des patients qui stagnent sur des brancards et non à ceux qui viennent pour une simple consultation. Constat : l’orientation vers le « tout ambulatoire » inapproprié pour les patients polypathologiques, plus ou moins âgés, a entraîné la suppression de 100 000 lits en 25 ans dont encore près de 6 000 en 2020 en pleine crise COVID.

La création de la spécialité de médecine d’urgence au détriment d’une compétence spécifique ouverte à tous les médecins a réduit le nombre de médecins formés. Constat : la France est le pays européen qui a institué le plus grand nombre de spécialités sans aucunes passerelles entre elles, ce qui ne permet pas de gérer au fil du temps les problèmes de démographie médicale liées à une évolution des besoins qui ne peut être prévue à l’horizon de 40 ans, soit la durée de la carrière d’un médecin.

Nous avons largement expliqué que le nombre de services d’urgence existant encore en France (environ 700) constituait un seuil en dessous duquel il ne fallait pas descendre. En effet, non seulement cela met la population en danger mais cela concentre les patients dans un nombre d’hôpitaux limité dont l’activité augmente. Constat : dans ces hôpitaux, les conditions de travail se dégradent et les médecins démissionnent avec des fermetures en cascade qui mettent la population en danger.

Après avoir obtenu de haute lutte le décompte du temps de travail des urgentistes en heures, nous avons réclamé une revalorisation des heures de nuit, de week-end et de jours fériés qui reste encore aujourd’hui refusée par le gouvernement. Constat : une fuite vers l’intérim, non pas comme le dénonce le ministre de la Santé pour gagner beaucoup d’argent mais surtout pour travailler moins (la rémunération d’une nuit en intérim équivaut à celle de trois nuits à l’hôpital !).

Tout cela se traduit par la fuite des médecins des services dans lesquels la situation en termes d’effectifs est tellement précaire que le départ d’une seule personne ne permet plus d’assurer un fonctionnement H24.

Il est urgent que le gouvernement prenne en compte les revendications et écoute les propositions avancées par l’AMUF afin d’éviter la catastrophe qui s’annonce à la veille de l’hiver. L’AMUF appelle donc avec de très nombreuses organisations à la journée d’action du 4 décembre avec un rassemblement devant le ministère de la Santé.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Nos camarades de Guadeloupe nous informent :

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Bon, je commence pour rire:

Rien que pour réfléchir

Puis, du vécu:

Rien que pour réfléchir

Et toujours du vécu:

Rien que pour réfléchir

Paroles d'hier, mais toujours d'aujourd'hui:

Rien que pour réfléchir

Et en exclusivité sur toutes les chaînes:

Rien que pour réfléchir

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Toujours plus d’argents pour les riches : 1400 milliards de dollars pour les actionnaires en 2021 !

D’après le dernier rapport du gestionnaire d’actifs américain Janus, les dividendes devraient atteindre un record en 2021 avec 1 4000 milliards de dollars versés aux actionnaires. Alors que le coût de la vie ne cesse d’augmenter pour des millions de travailleurs, les plus riches continuent d’être toujours plus riches, notamment grâce aux profits des compagnies minières et pétrolières, qui sont pourtant les premières à nous faire payer l’inflation.

Partage des richesses !

Crédits photos : ERIC PIERMONT, AFP

Une fois de plus, il semblerait qu’une partie minime de la population sorte gagnante de la crise : c’est un nouveau record de dividendes qui devrait être franchi en 2021. Les dividendes mondiaux ont bondi de 19.5% en 2021 par rapport à ceux de 2020. C’est plus de 403.5 milliards de dollars qui ont été distribués par les entreprises au troisième trimestre, un record absolu ; alors qu’on sort de deux années de pandémie qui ont ralenti l’économie mondiale, et dans lesquelles le chômage et la pauvreté ont explosé. Ce nouveau rapport est donc un crachat de plus à la figure de tous les travailleurs qui, en continuant à travailler tout au long de la pandémie et des confinements, ont tenu la société à la sueur de leur front.

Aussi, cette explosion des dividendes est en partie due aux versements colossaux des sociétés minières à leurs actionnaires. Comme le montre un article du journal Libération à partir de l’étude de Janus Henderson, ces dernières ont vu leurs profits s’envoler grâce à la pénurie de matières premières au niveau mondial : « La flambée des prix des matières premières a généré des bénéfices records pour de nombreuses sociétés minières ». Le cours de l’or a par exemple atteint son plus haut niveau il y a quelques jours. Ces profits faramineux ont permis aux sociétés de ce secteur de verser un total de 54,1 milliards de dollars, soit 13.41% de tous les dividendes du troisième semestre.
Dans ces sociétés minières sont comprises également les compagnies pétrolières : Total a par exemple multiplié par 23 ses profits grâce à la flambée du prix des carburants ! Les actifs liés au charbon se sont eux aussi révélés très rentables ces derniers mois. A l’heure où le COP 26 se termine sur un nouvel échec, ces annonces de profits records dans des secteurs polluants illustrent, à nouveau, à quel point le capitalisme est incapable d’endiguer le réchauffement climatique.

De plus, alors que les classes populaires souffrent elles de l’inflation, notamment pour payer l’essence et le gaz, les entreprises de ces secteurs ont dans le même temps faits des profits records. Loin de démontrer la bonne santé de l’économie, ces profits sont, malheureusement pour les classes moyennes et populaires, en réalité payés par les consommateurs dans la vie quotidienne, aussi bien à la pompe qu’à la caisse du supermarché.

Malgré des factures toujours plus salées à la fin du mois et des entreprises qui se font toujours plus d’argent sur notre dos, les salaires eux, n’augmentent pas. Alors que les actionnaires se gavent, il faut exiger que les entreprises paient pour l’inflation, en augmentant les salaires.
Face à l’augmentation du coût de la vie et la stagnation des salaires, il est donc important de se battre comme l’ont fait les machinistes de Transdev et le font les agents de sûreté de l’aéroport de Roissy, en grève ce lundi. Nous étions d’ailleurs au côté de ces derniers avec Anasse Kazib, candidat à la présidentielle pour Révolution Permanente, qui revient ici sur la nécessité de se battre pour les salaires.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Vaccins : Pfizer, BioNTech et Moderna réalisent un profit de plus de 1000 dollars par seconde, selon une étude

ÉCONOMIE – Selon une étude de la People’s Vaccine Alliance, les trois principaux groupes pharmaceutiques à l’origine du vaccin contre le Covid-19 engrangent plus de 65.000 dollars de profit par minute.

 
Tout le monde ne subit pas la crise. Les entreprises Pfizer, BioNTech et Moderna engrangent un profit combiné de 65.000 dollars par minute grâce à leurs vaccins contre le Covid-19, selon une étude de la People’s Vaccine Alliance, qui milite pour une meilleure répartition des vaccins à travers le monde. Ces groupes pharmaceutiques ont amassé cet argent en vendant l’immense majorité de leurs doses à des pays riches, aux dépens des nations moins développées qui restent très faiblement vaccinées, déplore l’association.
D’après ces calculs, basés sur les résultats publiés par ces entreprises, le trio réalisera des bénéfices avant impôts de 34 milliards de dollars cette année, soit plus de 1000 dollars par seconde, 65.000 dollars par minute ou 93,5 millions de dollars par jour. Pfizer, BioNTech et Moderna se distinguent ainsi d’AstraZeneca et Johnson & Johnson qui vendent pour l’instant leurs vaccins à prix coûtant.
Nouvel appel à la levée des brevets

« Il est indécent que quelques entreprises empochent des millions de dollars de bénéfices chaque heure, alors que seulement 2% des personnes dans les pays à faible revenu ont été entièrement vaccinées contre le Covid-19 », a déploré Maaza Seyoum, de la branche africaine de People’s Vaccine Alliance et African Alliance.

Publié par ANTI-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

La situation catastrophique actuelle de l'hôpital, égrénant les nouvelles de plus en plus répandues et alarmantes,conséquence des politiques menées depuis des décennies, se poursuivant et s'aggravant dans la situation actuelle de pandémie ...

ne peut plus laisser de doute : il s'agit de la mise en oeuvre d'une politique visant à tuer l'hôpital public

 

 

La situation à l'hôpital est catastrophique», alerte le président de la commission médicale d'établissement de l'APHP

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Grève nationale des agents de sécurité des aéroports : rassemblement à Roissy ce mardi 16 novembre !

Alors que depuis la crise du Covid, les salariés des aéroports font face à de virulentes attaques de la part du patronat (PSE, suppression d’emploi etc..), une nouvelle grève nationale commence ce mardi à l’initiative des salariés de la sécurité et de la sûreté. A Roissy, un rassemblement et une manifestation auront lieu à partir de 10h30 demain.

Solidarité avec les agents

Crédits photo : Radio France

C’est dans le cadre des renégociations des accords de branches que le patronat a décidé d’imposer de nouvelle restriction de la PASA (13ème mois) du personnel de la sécurité et de la sûreté, faisant baisser considérablement le revenu des salariés, en particulier des plus précaires.

Dans un contexte où ces agents travaillent au quotidien et subissent les effets de l’épidémie depuis deux ans maintenant, dans des conditions difficiles sans jamais toucher la moindre prime Covid, cette annonce a provoqué une vague de colère et a conduit les travailleurs à s’organiser nationalement pour faire reculer la direction. Les salariés des différentes entreprises de sécurité et de sûreté sous-traités par les aéroports (ICTS, Securitas, APFS, SERIS, SAMSAC, HUBSASE) se sont même constitués en coordination pour réfléchir et agir collectivement.

Contacté par Révolution Permanente, Nordine Kebbache, délégué CGT Transdev Roissy évoque « une grève pour le respect, qui se veut revendicative et qui pousse plus loin que le simple maintien de la PASA ». Parmi les mesures exigées par les agents : « l’augmentation de 10% des salaires, des améliorations des conditions et du temps de travail ou l’obtention de la prime Macron par exemple ». Le mouvement commencera par une grève reconductible sur trois jours à partir de ce mardi 16 novembre. Il devrait toucher les aéroports de Roissy, Toulouse, Marseille, Mulhouse, Clermont-Ferrand, Lyon ou encore Nice, avec des taux de grévistes annoncés entre 70 et 100%.

Alors que les travailleurs de Roissy sont mobilisés depuis plusieurs mois avec des actions et des manifestations contre les suppressions d’emplois et attaques contre leurs conditions de travail, il est fondamental d’être à leurs côtés. Anasse Kazib, cheminot et candidat à la présidentielle pour Révolution Permanente sera en ce sens présent ce mardi au rassemblement et à la manifestation organisés par les grévistes.

Pour les soutenir, soyons nombreuses et nombreux ce mardi à partir de 10h30 au terminal 2E/Porte 17 de l’aéroport Roissy Charles De Gaule pour manifester notre solidarité et accompagner cette lutte.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Offensive sur les retraites : le Sénat vote un report de l’âge de départ à 64 ans

Dans la nuit de vendredi à samedi dernier, les Républicains ont profité du vote du projet de budget 2022 de la Sécurité sociale pour faire passer un amendement reportant l’âge de départ à la retraite à 64 ans. Une tentative de s’afficher à l’initiative alors que Macron veut attendre l’après-2022 pour s’attaquer aux retraites.

Offensive antisociale

Abandonnée par le gouvernement début 2020 à cause de la pandémie du Covid-19, la réforme des retraites n’a pour autant pas disparu de l’horizon politique, bien au contraire. Elle reste une priorité pour le gouvernement Macron, qui a annoncé mardi dernier son report tout en réaffirmant sa nécessité, mais aussi pour l’ensemble des classes dominantes.

Dans ce cadre, la droite a profité de l’examen du projet de budget 2022 de la Sécurité sociale pour faire voter, dans la nuit du 12 au 13 novembre, le report de l’âge de départ à la retraite. Adopté à 196 voix contre 134, un amendement porté par Les Républicains prévoit en effet la mise en place d’une conférence de financement qui se donne pour but « l’équilibre financier des régimes de retraite à l’horizon 2030 », et, en l’absence d’autre solution, ouvre la voie au report progressif de l’âge d’ouverture des droits à la retraite à 64 ans à compter de la génération 1966, à parti du 1er janvier 2023 et à une « convergence des régimes spéciaux ».

Une manœuvre politique de la droite visant à afficher leur volontarisme sur le terrain des retraites. « Tout le monde dit qu’il faut faire des choses. Nous, on propose de les faire » déclarait dans ce sens le rapporteur René-Paul Savary. En insistant sur « l’urgence », la droite cherche ainsi à apparaitre la plus conséquente sur le terrain de la réforme du système des retraites. Les centristes n’ont cependant pas été en reste, la sénatrice Elisabeth Doineau saisissant l’occasion pour tacler Emmanuel Macron et son gouvernement qui n’auraient fait que « procrastiner (…) pendant cinq ans ».

Jean Castex l’affirmait début septembre, et Macron n’a pas manqué de le rappeler dans son allocution du mardi 9 novembre, pour LREM « les conditions ne sont pas réunies » pour mener à bien cette réforme des retraites. Ainsi, l’amendement ne sera très probablement pas adopté, le gouvernement voulant à tout prix éviter des perturbations sociales dans un moment de campagne présidentielle. Au-delà de la question de la temporalité, c’est aussi l’enjeu d’être à l’initiative de la mise en place de cette réforme des retraites qui se joue pour Emmanuel Macron et La République en Marche, qui a tout intérêt à ne pas laisser la main aux Républicains sur ce terrain.

Que cet amendement soit adopté ou non, le vote du Sénat rappelle à quel point le « chantier » de la réforme des retraites, remis sur la table de quinquennat en quinquennat, est loin d’être abandonné mais seulement mis en suspens depuis un an. Enjeu central pour les classes dominantes, il est d’ailleurs parmi les projets prioritaires sur le terrain de la régression sociale pour la plupart des candidats à la présidentielle. Si les partis bourgeois et le Medef campent sur leur position et leur empressement à attaquer nos retraites, nous devons de notre côté nous tenir prêts à nous battre pour nos acquis sociaux à l’image de ce qu’a été l’importante grève des transports initiée le 5 décembre 2019.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Victoire ! Les salariés de Neuhauser à Folschviller obtiennent embauches et passage aux 32h

Engagés dans un combat juridique contre leur entreprise qui voulait augmenter les cadences, les salariés ont réussi à imposer des embauches et une baisse du temps de travail. Une victoire importante qui doit servir d'exemple.

Mouvement ouvrier

Fin septembre, la direction de l’établissement "Folschviller" de la boulangerie industrielle de Neuhauser cherchait à imposer une augmentation des cadences aux salariés pour faire face à "de nouveaux marchés".

Très concrètement, plutôt que d’embaucher, la direction comptait réduire drastiquement le temps accordé au ménage sur les lignes de montage : de 20h dans l’organisation antérieure, il passait à 9h dans son nouveau projet. Dans cette configuration, les lignes seraient arrêtées plus tard et produiraient plus longtemps ce qui obligerait les salariés à effectuer le ménage en un temps record. Un projet non seulement irréalisable mais particulièrement dangereux dans la mesure où les ouvriers sont amenés à manipuler des machines équipées d’outils qui peuvent blesser : rouleaux, pelles, lames.

Fermement opposés au projet, les salariés avaient assigné la direction devant le Tribunal judiciaire de Sarreguemines le 7 octobre 2021. Christian Porta, Secrétaire Général de l’UL CGT Moselle expliquait alors : "Juste après le mouvement de grève qui s’est étendu à 4 établissements de l’entreprise, la direction n’a rien trouvé de mieux à faire que de mettre des coups de pression aux salariés juste pour pouvoir produire plus. Pourtant, nous on a une proposition, celle d’embaucher des salariés et de passer aux 32h."

L’affaire a également été suivie par un journaliste de TV8 Moselle présent le jour de l’audience :

Une audience mouvementée, où la demi-douzaine de salariés présents aux côté de leurs avocates Maitre Savine Bernard et Maitre Elsa Marcel, ont pu s’exprimer face à la direction. Un récit très clair sur leurs conditions de travail difficiles porté par plusieurs d’entre eux a permis d’illustrer ce qu’avançait la CGT : il est impossible de nettoyer des lignes de production de la longueur d’un terrain de foot en quelques heures seulement. Pire, c’est même dangereux et le nombre d’accidents du travail sur ce secteur le confirme.

Le lendemain, le tribunal rendait une décision favorable aux salariés et exigeait que la direction suspende son projet d’augmentation des cadences :

Mais ce n’est pas tout : elle a définitivement abandonné son projet en adoptant les propositions initialement formulées par les salariés. Aussi, le site de Folshviller pourra compter avec 25 postes supplémentaires ! Les équipes tourneront donc en 5 x 8 et travailleront 32h payées 35h. Si cette organisation implique de travailler le week-end, ces journées difficiles seront compensées par des primes. En d’autres termes, les salariés qui travaillaient auparavant 37,5h par semaine travailleront dorénavant 32h avec un salaire supérieur. Tout cela permet également d’embaucher 25 salariés, dont plus de la moitié en CDI, dans un premier temps.

Pour l’instant, 2 lignes de production sont concernées immédiatement par ces conquêtes, une troisième le sera dans les prochains mois, avec une nouvelle dizaine d’emplois créé, et les salariés comptent bien se battre pour l’étendre à l’ensemble du site.

Au delà de cette victoire immédiate, le passage au 32h dans l’usine doit faire exemple à large échelle. Alors que le patronat et le gouvernement cherchent à faire payer la crise aux travailleurs en leur imposant de travailler toujours plus sans contre-partie, les salariés de Neuhauser démontrent qu’il existe bien une alternative : embaucher plus et diminuer le temps de travail sans baisse de salaire. Chacun ouvrier travaillera moins longtemps, avec des cadences moins difficiles à tenir tout en permettant à des travailleurs privés d’emploi de sortir de la précarité.

Un modèle à étendre sur toutes les lignes de production, puis sur les autres établissements Neuhauser et bien évidemment dans l’ensemble du monde du travail.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
200 fois le SMIC c’est pas assez : le grand patronat s’apprête à augmenter ses salaires

D’après le dernier rapport Proxinvest, la rémunération des patrons des 120 plus grosses entreprises françaises a enregistré une baisse de 14% cette année pour atteindre une moyenne de 3,2 millions d’euros… insuffisante à leurs yeux, puisque les patrons développent des stratégies pour se rattraper cette année. Une insulte envers les travailleurs qui même en travaillant toute leur vie n’auront jamais de telles rémunérations.

Toujours plus

Ce 10 novembre, le dernier rapport Proxinvest, qui examine ce que gagnent les grands patrons du SBF120 (les 120 plus grosses sociétés boursières françaises), annonçait une baisse de 14% de leur rémunération à cause de la crise sanitaire et économique. Ainsi, en 2020, les 120 dirigeants des plus grosses entreprises françaises ont touché en moyenne seulement… 3,2 millions d’euros pour un an. Zut, pas de voyage sur Mars cet été !

Dans le calcul de Proxinvest ce n’est pas seulement le salaire fixe qui est pris en compte, et celui-ci d’ailleurs n’a que très peu voire pas du tout baissé, mais ce sont aussi les avantages en nature, les primes, les actions etc… En réalité, donc, cette baisse s’explique par la baisse des bonus et primes annuelles (qui ont chuté en moyenne de 27%) puisque ces derniers sont conditionnés aux performances et que de fait l’arrêt ou le ralentissement de la production lié à la crise sanitaire mondiale ce n’est pas top pour le profit !

Ce sont d’ailleurs ces mêmes patrons, en grands princes, qui avaient annoncés vouloir participer à l’effort national pendant le confinement et qui avaient gracieusement proposé de réduire leur rémunération… qui aujourd’hui s’offusquent d’une baisse « historique » de leur rémunération. Ces larmes de crocodile de la bourgeoisie révèlent un mépris de classe des plus insupportable quand on sait que 3,2 millions d’euros équivaut à presque 200 fois le SMIC annuel.

Mais rassurons-nous, « il va y avoir une forme de rattrapage » souligne Loïc Dessaint, DG de Proxinvest, avant d’ajouter « les entreprises peuvent être tentées de rattraper les bonus perdus au titre de 2020 par une politique de rémunération très avantageuse dans le futur ».

En effet, comme l’écrit LesEchos : « Pour l’instant, certains investisseurs ou analystes, consultés en amont des assemblées générales par les sociétés, remontent les quelques cas qui les agacent. « Des groupes révisent à la baisse sans le dire les critères de performance, indique l’un d’eux. Ils regardent si ces critères ont été atteints, pas au vu des premiers budgets estimés mais au vu des budgets révisés au second semestre, donc en baisse. Par conséquent, le taux d’atteinte des critères est bon car ils ont déjà intégré l’effet Covid. Ce n’est pas acceptable ».

Autre cas de figure, certaines sociétés abaissent le poids des critères financiers et ajoutent des critères qualitatifs. « Il y a des inégalités entre les entreprises qui ont défini des critères extrêmement précis pour les rémunérations et qui ne pourront y déroger, et celles qui avaient des critères vagues subjectifs, qui pourront faire un peu comme elles veulent », ajoute un autre analyste. »

On apprend ainsi dans ce même article que l’entreprise Pierre et Vacances, a revu ses critères de performances faisant passer le bonus de son patron de 80 000 à 240 000 euros ou alors qu’Elior a intégré un nouveau bonus dans la rémunération de son DG qui serait versé en quatre ans et qui serait égal à la moyenne des bonus versés les trois dernières années.

Ainsi, alors que la rémunération des patrons n’a eu de cesse d’augmenter pour atteindre des sommes astronomiques, à l’image du patron de Dassault qui malgré la crise a empoché plus de 20 millions d’euros cette année (soit 1080 fois le SMIC !), les travailleurs, les jeunes et les plus précaires peinent à boucler le mois, croulent sous l’inflation, les APC, les licenciements… Alors pendant que le patronat, cherche à mettre en place de nouvelles stratégies pour se faire toujours plus d’argent sur notre dos, que le gouvernement cherche à faire croire qu’il n’y a pas d’argent magique, on sait où est cet argent : exigeons un rétablissement des impôts sur les grandes fortunes et récupérons ce qui nous est dû.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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