SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Carrefour signe pour le travail du dimanche

Jusqu’à aujourd’hui, un accord d’entreprise daté de 1999 empêchait Carrefour d’ouvrir ses portes le dimanche. Mais cet acquis des salariés vient d’être perdu par un nouvel accord autorisant l’entreprise à être ouvert le dimanche matin.

Le travail le dimanche, ou "travail dominical", sera mis en œuvre prochainement dans une trentaine d’enseignes Carrefour, et ce jusqu’à 13 heures. Avant d’être appliqué dans une enseigne, l’accord devra être approuvé par les équipes locales de l’enseigne, et non pas par le directeur du magasin. Les salariés seront payés le double de l’heure (la législation prévoyant une majoration de 30% minimum), l’ancien accord ne proposant que 70% de majoration.

Cet accord, Michel Enguelz, délégué Force Ouvrière (FO), s’en réjouit : le fait que les équipes locales de Carrefour puissent choisir ou non d’appliquer cet accord signifie pour lui un véritable "droit de veto". La CGT, remettant toujours en cause l’accord, critique cette position, remettant justement en cause le « volontariat du personnel qui travaille en CDD, des étudiants ou des salariés CDI payés 1.200 euros ». En effet, qui peut dire que les salariés de Carrefour, pour beaucoup précaires, payés une misère, ne subiront pas de pressions de la part de leurs directions ? De plus, Michel Engelz semble oublier les positions du nouveau PDG du groupe, Alexandre Bompard, qui avait affirmé être prêt en cas de déficit dans certaines enseignes, à la fermeture pure et simple, et ce sans plan de redressement. C’est face à cette direction, prête à tout pour ne "plus perdre des parts de marché en France", que les salariés devront en réalité traiter.

Bien que l’accord semble offrir aux salariés des conditions un peu moins précaires que pour l’ensemble de ceux qui travaillent le dimanche, comme la majoration de 100% des heures effectuées le dimanche, il ne faut pas se leurrer sur les réelles intentions de la direction de Carrefour. Cet accord est une porte ouverte vers la généralisation de cette pratique dans l’ensemble des magasins Carrefour, volonté clairement exprimée par son nouveau PDG. De plus, une fois le travail dominical ancré, il n’est pas dit que la direction ne revienne pas en partie sur la majoration de 100% des salaires.

Crédits Photos : (©illustration G-M/Liberté)

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le gouvernent vient de signer en catimini une sixième ordonnance, annoncée "corrective" à 80%. Cependant dans ce texte que Macron essaie de passer sans bruit se trouve une mesure cruciale qui marque un recul historique pour le droit syndical : la fin du monopole de négociation avec l'entreprise pour les délégués syndicaux.

Le patronat corrige la « coquille » que sont les syndicats

L’ordonnance en question est ce qu’on appelle une ordonnance balai, censée seulement corriger les "coquilles" des cinq précédentes que vient de signer le gouvernement. Annoncée depuis quelques temps, on se doutait bien qu’elle occasionnerait quelques rajouts au passage. Celui-ci est de taille. Désormais en effet les nouvelles instances de représentation du personnel, fusionnant CHST, CE, délégués du personnel et délégués syndicaux, fusionnées en un conseil d’entreprise auront le pouvoir de négocier tout type d’accords collectifs. Cette mesure avait été envisagée pour les entreprises n’ayant pas de délégués syndicaux, elle sera appliquée à toutes les entreprises, mettant de fait fin au monopole de négociation accordé aux délégués syndicaux.

Vers la disparition des délégués syndicaux

Ceci constitue une attaque historique contre les syndicats. En effet ils avaient jusqu’à ce jour réussi à conserver ce monopole : comité d’entreprise, délégués du personnel et CHSCT relevaient des instances de consultation, quand l’instance de négociation était assurée par les délégués syndicats uniquement. Aujourd’hui les conseils d’entreprise auront les mêmes droits que les délégués syndicaux. Il s’agit de la remise en cause la plus importante des prérogatives des syndicats obtenus après 68, lors des accords de Grenelle. Grâce à cette mesure le patronat pourra faire passer les attaques les plus sévères contre les salariés au sein des entreprises en ne consultant même plus les syndicats, mais en passant directement par des conseils d’entreprises désignés par les patrons.

On peut qu’être soufflés par l’ingéniosité du gouvernement Macron qui arrive à faire passer une attaque historique, une mesure parmi les plus importantes de ces ordonnances sans nul doute, dans une ordonnance « balai », qu’ils ont réussi à faire passer inaperçue.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Unilever indique avoir achevé son programme de rachats d'actions pour cinq milliards d'euros, programme qui avait été annoncé le 6 avril puis lancé le 19 mai par le géant de l'agroalimentaire et des biens de consommation courante. 

Depuis cette dernière date, et jusqu'au 1er décembre, le groupe anglo-néerlandais qui compte parmi ses marques Axe, Cif, Dove et Lipton, a fait l'acquisition de 50.250.099 actions Unilever N.V. et de 51.692.284 actions Unilever PLC. 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Leurs « charges », c’est notre salaire, notre santé et notre solidarité : battons-nous pour les préserver !

Le responsable d’atelier vient de lancer le coup d’envoi « souffrance au travail » pour 3 semaines de test sur les lignes de conditionnement dentaire avec les approvisionneurs en moins !

Le rouleau compresseur d’Unilever continu d’avancer en méprisant les salariés.

Dans l’ensemble, les salariés vont donc vivre des changements perturbants qui ne manqueront pas de les affecter, voire s’amplifier.

Nous pouvons nous interroger sur le fait que toutes ces suppressions de postes, modifications de l’organisation du travail, se font dans la précipitation !

Les raisonnements «mathématiques » de nos cadres ne vont‐ils pas s’avérer, au

final, contre‐productifs ?

Cela, faute d’avoir évalué précisément les risques psychosociaux et la charge de

travail transférée sur les personnels restants.

Et pourtant, si le travail peut être structurant pour la santé physique et psychologique, les conditions dans lesquelles il est effectué peuvent aussi être à l’origine d’usure, d’accidents, maladies professionnelles, les troubles musculo-squelettiques, des individus à bout de nerfs et au bout de leurs forces.

Alors oui, la CGT refuse de cautionner ce mode d’organisation qui dégrade vie professionnelle et vie privée des salariés.

Toutes ces mesures, délétères pour les salariés, n’ont qu’un objectif : augmenter les profits par une augmentation de la productivité, et ce, en rognant sur les conditions de travail des ouvriers.

Nous devons réagir et nous révolter pour maintenir les postes d’APPRO, nous pouvons comprendre qu’il n’est pas simple de se mettre en grève mais nous ne pouvons pas rester passif, il en va de nos conditions de travail et nos vies.

C’est une certitude, juste une question de temps, si nous n’engageons pas au plus vite un rapport de force par peur de perdre du salaire, les salariés verront leur état de santé se dégrader au fil du temps et n’auront pas d’autres choix de se mettre en arrêt maladie, là vous commencerez véritablement à perdre de l’argent !

Mais la finalité et le pire dans tout ça,  une fois que vous serez dépouillés et que votre corps dira « STOP », l’inaptitude ne sera pas loin et malheureusement le licenciement aussi, ça c’est une réalité !

Aujourd’hui nous avons toutes les raisons d’être en colère !

La direction a besoin de nous pour faire les volumes, eh bien qu’elle nous donne les moyens de le faire correctement !

LA FORCE DES TRAVAILLEURS LA GREVE !!!

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Des centaines d’éboueurs bloquent par surprise déchetteries, stations de gaz et garages

Près de 400 éboueurs et agents de la propreté de la Ville de Paris sont en grève depuis ce lundi matin, pour des augmentations de salaires. Dès l’aube, ils ont bloqué par surprise des garages de bennes, ainsi que les usines de traitement de déchets d’Ivry-sur-Seine, Saint-Ouen et Romainville. Nous avons interviewé Olivier Goldfarb, délégué CGT FTDNEEA (filière de traitement des Déchets Nettoiement Eau Egouts Assainissement).

Ce mouvement spectaculaire est parti d’un appel à la grève de la CGT FTDNEEA, après l’échec des négociations de la semaine dernière avec la Ville de Paris. Qu’ils soient éboueurs, égoutiers, conducteurs de camions-bennes, balayeurs ou agents de maîtrise, ils réclament l’ouverture de négociations sur le déroulement de carrière, pour des revalorisations salariales pour toute leur filière. La semaine dernière, la déchetterie de Saint-Ouen avait déjà été bloquée pendant 2 jours par une grève des travailleurs du site passée inaperçue dans les médias, témoignant d’un mécontentement plus large dans le secteur du nettoiement.

Révolution Permanente : Peux-tu nous dire comment est parti votre mouvement de grève ?

Olivier Goldfarb : « On était en négociations la semaine dernière, pour obtenir des avancées sur nos déroulements de carrière, des meilleurs salaires pour toute notre filière. Mais ils nous ont reçus dans un placard à balais comme on dit chez nous : ils nous ont pris pour des cons, ils nous ont fait comprendre qu’on n’aurait rien du tout. Ils voulaient qu’on négocie avec les autres partenaires sociaux alors qu’ils n’ont même pas déposé de préavis de grève. »

RP : Quelle est la situation actuelle sur l’Ile-de-France ?

O.G. : Tous les garages de bennes d’Ile-de-France, là où on gare les gros engins, sont bloqués : Aubervilliers, Romainville, Ivry… de même pour les centrales de déchets de Saint-Ouen et d’Ivry. On a aussi bloqué 3 ou 4 stations de gaz GNV, celles qui alimentent les camions-bennes.

RP : La Ville de Paris semble prête à vous entendre ?

O.G. : On avait déposé un préavis de grève pour aujourd’hui donc ils ont été obligés de nous recevoir ce matin à 11 heures, on leur laisse le temps de la réflexion, de voir s’ils sont prêts à engager des réelles négociations, mais pour l’instant ils ne proposent rien donc on ne bouge pas. On est là, les équipes se relaient.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
LA QUESTION DU JOUR
PAR EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
L’INSEE le confirme, l’effet MACRON c’est l’augmentation du CHÔMAGE

L’effet des ordonnances qui va augmenter les licenciements – moins coûteux et plus faciles et rapides pour les patrons – ne s’est pas fait sentir que déjà les chiffres du chômage publiés par l’INSEE confirme que l’effet MACRON c’est l’augmentation du chômage. Logique, la politique économique de Hollande étant déjà celle de Macron son conseiller à l’Elysée puis ministre du Budget imposée par la grande finance. Cette politique écrite par les multinationales, les grandes banques, les milliardaires et qui est mise en œuvre et ordonnée depuis Bruxelles et Francfort par l’Union Européenne, en étranglant les peuples avec l’Euro.

 

Quoiqu’en dise la propagande du gouvernement Philippe et les effets de manche de Pénicaud, la ministre du travail qui a demandé de supprimer la publication mensuelle des chiffres du chômage (faut pas parler du bilan catastrophique du pouvoir), le chômage augmente.

 

L’effet Macron = l’Augmentation du chômage -> les chiffres

 

+0,2% entre juillet et septembre, atteignant selon les chiffres de l’INSEE 9,7% de la population active. Sur le troisième trimestre, il y a pour l’institut officiel de la statistique nationale, 2,88 millions de chômeurs. En réalité si on compte l’ensemble des chômeurs, comme a déjà pu le montrer Initiative Communiste le journal du PRCF par et pour les travailleurs, plus de 6,5 millions de chômeurs soit près de la moitié des travailleurs hors secteurs public !

 

Avec Macron, le chômage de longue durée continue de croître et le chômage des jeunes demeurent à des niveaux stratosphériques de près de 22%, soit plus d’un jeune de 15 à 24 ans au chômage !

 

Les chiffres du chômage en octobre confirment que Macron c’est le président du chômage.

 

Indépendamment de l’Insee, le ministère du travail a publié ses chiffres pour Octobre. Et une nouvelle fois, ils sont terrifiants. Expliquant le silence d’un système médiatique aux ordres, détenus qu’il est par les milliardaires du CAC40. Mais ces chiffres sont tellement mauvais que l’ex DRH de Danone spécialiste es licenciement, millionnaire et ministre du travail Murielle Pénicaud a purement et simplement décidé de supprimer cette publication mensuelle des chiffres du chômage.

 

On comprend pourquoi le régime ne veut pas que l’on puisse regarder trop souvent et de trop ces chiffres. On y découvrirait comme ce mois d’octobre que les radiations des listes A, B, C, (D, E) de Pôle Emploi par motifs, moyenne mensuelle (basée sur 1 trimestre) d’Octobre 2017 concernent plus de 314 200 personnes soit près de 2 sorties du chômage sur trois.  Dont 217 000 par défaut d’actualisation (42% des sorties) en augmentation de 1,6% sur un an. 47 200 radiations administratives, chômeurs rayés des listes pour faire du chiffre (1 sortie sur dix). Et près de 50 000 pour d’autres tristes raisons (décès, suicide, emprisonnement, expulsions etc..).

 

Les stages parking visant à réduire légèrement le nombre de chômeurs (56 000) représentent près de 11% des sorties, et les arrêts maladie, maternité et départs en retraite (44 000) en hausse de 11,6% sur un an, explique quasiment tout le reste.

En réalité, les reprises d’emploi déclarées, 106 700 au mois d’octobre 2017, ne représentent que 20,5% des sorties des chiffres du chômage

 

Les chiffres du chômage d’octobre 2017:

 

Selon la catégorie enregistrée par la DARES (ministère du travail):

 

A : 3 483 600 +0,2 % (+ 0,2 % sur 1 an).

B : 738 900 -2,2 % (+ 1,8 % sur 1 an) travailleurs pauvres moins de 78 heures.

C : 1 393 500 +0,7 % (+ 10,7 % sur 1 an) travailleurs pauvres de + de 78 heures.

D : 271 600 -0,7 % (– 17,3 % sur 1 an) stages parking, occupationnels etc.
E : 399 400 -2,6 % (– 6,8 % sur 1 an) contrats aidés etc.

 

TOTAL : 6 287 000 (données corrigées), hors DOM TOM, soit + 1,1 % sur 1 an, 12 500 chômeurs de moins, par rapport à septembre.

 

TOTAL (DOM-TOM) : 6 623 100

 

Quelques chiffres qui montrent ce qu’est le terrible bilan de Macron, président depuis désormais plus de 6 mois, après avoir fait partie du pouvoir Hollande en tant que conseiller à l’Elysée puis ministre durant 5 ans :

 

-Chômage Longue durée (entre 2 et 3 ans) : – 1 % sur 1 an.

 

-Chômage Très Longue Durée + de 3 ans : + 4,1 % sur 1 an.

 

-Chômage des 50 ans et +: + 6 % sur 1 an.

 

- 1 chômeur inscrit à Pôle Emploi sur 2 (50,05 %) ne perçoit AUCUNE INDEMNITÉ, ni ARE (allocation retour à l’emploi), ni allocation de solidarité (ASS, AER)

 

SOURCE :

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Ce film documentaire revient sur plus d'un siècle de répression à l'encontre de syndicalistes et militants depuis la grève des mineurs de 1906 jusqu'aux mouvements sociaux contre la loi Travail. A travers différents témoignages et documents d'archives, il analyse le traitement politique, médiatique et judiciaire réservés à toutes ces luttes ainsi qu'à celles et ceux qui les ont menées.

Avec la participation de :

  • Romain Altmann - Secrétaire général d'Info'Com-CGT
  • Eliane Assassi - Sénatrice
  • Laurence Blisson - Secrétaire générale syndicat de la magistrature
  • Charly Bouhana - Ancien responsable syndical CGT du Livre
  • Maurice Boivin - Ouvrier du livre, typographe de la CSTP-CGT
  • Anthony Caillé - CGT Police Paris
  • Loïc Canitrot - Compagnie Jolie Môme, CGT spectacle
  • Mathieu Cascino - Ex-délégué CGT Air-France
  • Jacques Chastaing - Militant Info'Com-CGT
  • Joao Gama - Ancien métallo, délégué CGT
  • Jean Gersin - Ancien secrétaire de la FILPAC-CGT
  • Norbert Gilmez - Mineur, gréviste de 1948
  • Frédéric Guillo - Secrétaire général CGT Préfecture de police de Paris
  • Mehdi Kemoune - CGT Air France
  • Frédéric Lordon - Économiste, chercheur au CNRS
  • Laurent Mauduit - Journaliste, co-fondadeur de Médiapart
  • Gael Quirante - SUD Poste 92
  • Mathias Reymond - Journaliste, Acrimed
  • Elodie Tuaillon-Hibon - Avocate
  • Mickael Wamen - CGT Goodyear

 

Références :

  • Documentaire couleur 80 min
  • Écriture et réalisation : Mourad Laffitte
  • Étalonnage : Francine Lemaitre
  • Mixage son et musique : Boris Pélosof
  • Infographie : Marc Vigon
  • Responsable de production : Laurence Karsznia
  • Produit par Images contemporaines © 2017 - Site web


Tarifs :

  • Prix public : 16 euros (dont 5 euros reversés pour soutenir les luttes sociales)
  • Bon de commande
  • Achat groupé (structure syndicales, CE, collectivités...) : contacter Images contemporaines au 06 76 48 61 35 ou par mail à contact@images-contemporaines.com

PAR EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Le blog de la CGT Unilever France HPCI à 10 ans, merci à vous.

Le syndicat CGT Unilever France HPCI Le meux est heureux de vous annoncer

que votre blog vient de fêter ses 10 ans.

Encore merci de votre soutien.

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« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. » « La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! » H. Krasucki

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Quand les patrons de Castorama se barricadent par peur des salariés

Scène surréaliste à Templemars, dans le Nord, près de Lille, vendredi : alors que l’entreprise menace de délocaliser près de 750 emplois en Pologne, les syndicats avaient appelés à un rassemblement devant l’entreprise. Face à cela, la direction s’est barricadée dans ses locaux.

Ils ont peur des salariés en colère.

Et pour cause : c’est 750 familles qui risquent d’être détruire par la délocalisation de leurs services.

Ils ont peur des salariés en colère.

Dans leur peur, ils se protègent derrière une justice à leur service : huissiers pour les constats de violences, avocats, numéros de la police, de la préfecture, du commissariat local.

Ils ont peur des salariés en colère.

Alors ils se barricadent, contrôlent les entrées toutes les heures, font venir des maîtres chiens, garent leurs voitures un peu plus loin, prévoient des vigiles en plus et de quoi résister en cas de siège.

Ils ont peur des salariés en colère.

Pour diviser leurs ennemis, ils mentent : ils disent que les syndicalistes vont brûler les voitures des salariés, qu’ils sont des casseurs, qu’ils sont infiltrés par l’extrême droite d’Hénin-Beaumont…

Ils ont peur des salariés en colère.

Parce que ce ne sont que des familles qui demandent à garder leur emplois, pendant ceux qui se barricadent touchent des dividendes et ont des voitures de fonction à 60 000 €.

Ils ont peur des salariés en colère.

Et c’est une première victoire : la peur change de camp quand ceux qui pensaient toujours gagner s’aperçoivent que le rapport de force est en leur défaveur.

Ils ont peur des salariés en colère.

Et ils ont raison.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Une étudiante témoigne des conditions de travail dans les sociétés du nettoyage

Alors que les salarié d'Onet de la gare du Nord sont en grève depuis presque un mois, nous avons rencontré Nathalie (le prénom a été changé) une étudiante qui travaille l'été pour une société de nettoyage afin de payer ses études. Témoignage d'une jeunesse confronté très tôt à la précarité du travail.

Crédits photos : © maxppp

Révolution Permanente : Comme 75% des étudiants, tu travailles l’été pour pouvoir payer tes études. Job souvent précaire , toi tu as été engagé comme agent d’entretien. C’est donc pour une société de nettoyage, sous-traitante d’Airbus, que tu as été embauchée au mois d’août. Peux-tu nous décrire tes conditions de travail ?

Nathalie : Le travail est assez pénible pour différentes raisons : d’abord, parce qu’on est mal payé mais surtout par ce que la direction cherche à faire le maximum d’économies sur notre dos en nous donnant le travail de plusieurs personnes. Et le pire, c’est que les supérieurs qui arrivent à économiser des postes d’agents d’entretien en répartissant la charge de travail sur les autres employés touchent une prime ! Faire plus en moins de temps… En plus c’est très physique, car les bâtiments sont très grands et qu’il faut tirer ou porter des charges lourdes. D’ailleurs beaucoup de collègues, qui sont là depuis des années, ont des problèmes de santé parfois très invalidants, comme des douleurs musculaires ou articulaires.

RP : Qu’est ce qui a été le plus difficile à vivre pour toi ?

N : Sans hésitation, c’est le mépris de classe et étant donné que c’est un secteur qui emploi beaucoup de femme, le sexisme. On nettoie les sanitaires (toilettes, lavabos, …) mais aussi des bureaux, et beaucoup de salariés d’Airbus n’ont aucun respect pour ce qu’on fait. On est juste des petites mains qui doivent se faire discrètes mais efficaces, et qu’on doit voir le moins possible. On ne fait que du ménage, alors on est déjà pas grand-chose, mais le fait d’être aussi une femme n’arrange pas l’affaire. Mais c’est sans doute encore plus difficile pour toutes celles que j’ai côtoyé, qui travaillent là à l’année, et qui sont d’origine immigrée. Certaines ont la « chance » d’avoir un CDI, mais sont usées par la charge de travail, pour d’autres, c’est toujours la crainte de savoir si son CDD va être renouvelé. Et forcément dans ces cas-là, on est obligé de montrer patte blanche : nettoyer vite et bien, et subir les remarques déplacées de cadres d’Airbus pour qui nous ne sommes que des larbins.

RP : Actuellement on constate que ce secteur se mobilise. Que ce soit les femmes de chambre de l’hotel Campanile Tour Eiffel il y a quelques mois ou bien plus récemment celle de Airbus à Toulouse ou celle qui se déroule en ce moment à ONET Paris-Nord , il y a une véritable envie d’en découdre. Qu’en penses tu ?

N : Je pense que c’est une très bonne chose et que ça montre surtout qu’on est plus prêt à tout accepter et que nous aussi on peut relever la tête. La plupart de ces travailleurs subissent déjà la précarité alors il est essentiel qu’ils se mobilisent pour que les patrons ne dégradent pas encore plus leurs conditions de travail. A croire que c’est toujours les salariés qui coûtent trop cher à l’entreprise, et que c’est à eux de faire des efforts sur leurs conditions de travail, mais si on pouvait voir les comptes, je pense qu’on verrait vite que de l’argent il y en a, mais que les patrons se l’accaparent. Onet vient de racheter une boîte au Brésil qui a fait 80 millions de bénéfice l’an passé, je ne pense pas qu’ils connaissent la crise par contre nous on la subit. En plus dans ces grèves, il y a quelques chose d’extrêmement positif, c’est la dénonciation de la sous-traitance. A chaque fois qu’une société de nettoyage perd un chantier celle qui le récupère vire les CDD, essaye de rogner quelques acquis , quelques avantages que les salariés pouvaient avoir avec la société précédente. Et ça on n’en peut plus, on en veut plus.
Ce que je tiens à souligner c’est le cas de harcèlement sexuel à ONET de Paris-Nord, je trouve que ces femmes qui ont osé briser l’omerta sont très courageuses. Dans ce genre d’affaire on a toujours peur de pas être cru, ou encore de subir des menaces et des sanctions. Ce qui a été le cas pour Karima notamment, qui déjà victime d’agressions et d’humiliations, a été licenciée car son patron préférait couvrir les agissements scandaleux des chefs plutôt que prendre son parti. On fait du ménage parce qu’on est des femmes mais on se fait aussi agressée parce qu’on est une femme.

RP : Comment des étudiants comme toi peuvent soutenir les grévistes d’ONET ?

N : En allant les soutenir sur les piquets de grève, ou encore en popularisant leurs actions grâce aux réseaux sociaux par exemple, mais surtout en participant à leur caisse de grève. Je sais que des cheminots ont apporté leur soutien et ça me semble aussi important que des étudiants le fassent également. On pense souvent que les étudiants n’ont pas les mêmes préoccupations que les travailleurs, qu’ils profitent de leur jeunesse de manière un peu insouciante. Mais ils ne faut pas oublier que plus de la moitié d’entre eux travaillent à l’année pour payer leurs études, que le monde du travail, l’exploitation, la précarité ils connaissent aussi. Nous aujourd’hui, on se bat contre Macron qui veut faire de la sélection à l’entrée de l’université, mais on se bat aussi contre sa loi travail qui fragilise nos conditions de travail. Comme on dit étudiants et travailleurs, même combat !

Le lien vers la caisse de grève, pour y contribuer en ligne : www.lepotcommun.fr/pot/smk9h0kl ou par chèque à l’ordre du syndicat SUD-Rail de Paris Nord à l’adresse du syndicat :39 Bis Boulevard de la Chapelle 75010 Paris.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Frais de mandat députés : ils ne seront contrôlés qu’une fois en cinq ans !

Nouveau coup de com’ pour redorer l’image de Macron et des députés : le changement de statut de leurs frais de mandat – venant compléter leur gracieuse indemnité – qui pourront désormais, de manière très ponctuelle (si ce n’est inexistante), être contrôlés : c’est l’arbre qui cache la forêt des détournements de fonds publics légalisés.

De l’IRFM à l’AMFM : des députés toujours aussi grassement payés

Ratifiée par le bureau de l’Assemblée nationale ce 29 novembre et entrant en vigueur le 1er janvier 2018, la réforme prévoit de substituer l’avance mensuelle sur les frais de mandat (AMFM) à l’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM). Cette réforme est censée couronner la fameuse moralisation de la vie politique, promulguée à la mi-septembre par Macron où celui-ci annonçait notamment : « l’impossibilité de ne pas rendre compte de ses indemnités est aujourd’hui promulguée ».

Des déclarations hypocrites et une réforme inoffensive pour le porte-monnaie des députés. Le montant des frais de mandat reste inchangé : 5 373 euros par mois, net d’impôts, pour couvrir toutes les dépenses de l’activité du député. Auxquels il faut bien entendu ajouter les indemnités des députés s’élevant en moyenne à 5 000 euros/mois, net d’impôts et les enveloppes permettant la rémunération des collaborateurs qui frisent les 10 000 par mois.

Ce qui change (ou pas), c’est la manière dont cette somme de 5 373€, rebaptisée pour l’occasion AMFM, pourra être perçue. Les députés devront, à partir du 1er janvier, conserver tous les justificatifs de leurs dépenses pour être en capacité de rendre des comptes devant la déontologue de l’Assemblée. Deux trois hics face à cette réforme, outre les sommes astronomiques que les élus conserveront en poche pour leurs bons plaisirs.

Un contrôle qui n’en est pas un et 600€ d’argent de poche

Si on revient sur le projet initial, une des options avancées était que cette somme ne soit pas versée en amont des dépenses, comme cela sera le cas, mais qu’elle prenne la forme d’un remboursement après présentation des justificatifs. Piste écartée. «  Les notes de frais, ce serait une véritable usine à gaz, inapplicable avec les moyens de l’Assemblée. Et je préfère recruter 150 infirmières ou policiers, plutôt que 150 fonctionnaires chargés de contrôler les députés !  » nous dit le député LREM Sylvain Maillard. Quand il est écrit que «  Le coût du recours par un député à un comptable pour tenir et vérifier le relevé de ses frais est pris en charge directement par l’Assemblée nationale  », on voit que ce n’est pas l’Assemblée qui va contrôler ses députés mais que ce sont ces derniers qui vont se contrôler eux-mêmes… une gageure vu les comportements des Balkany et autres fraudeurs. Et si à un moment l’idée était avancé que ces revenues soient imposables, ça non plus, ça ne passe pas.

Avec l’IRFM, il n’y avait pas de contrôlé exigé au niveau l’utilisation de ces frais de mandat, ce qui avait pu donner des affaires comme celle de Pascal Terrasse en 2012 qui avait profité de cet argent pour se payer des vacances en famille. Avec l’AMFM, les députés pourront être soumis à un contrôle devant la déontologue de l’Assemblée. Sauf que ce contrôle n’aura lieu qu’une fois durant leur mandat. Il s’agira d’un contrôle annuel, où il n’y aura qu’une très faible proportion de députés passés au crible, 120 par an. Après quoi, pas de problème pour utiliser frauduleusement cet argent. De plus, aucune précision n’est donnée sur la façon dont se déroulera ce « contrôle en cours d’exercice ». Ainsi, il ne s’agit pas vraiment de justifier des dépenses, mais d’être en capacité d’assurer leur traçabilité, une fois durant le mandat. Et « Les députés ne sont pas tenus de fournir au déontologue des informations confidentielles couvertes par un secret protégé par la loi ou relatives à l’identité de tierces personnes », ce qui laisse énormément de marges à tout type de manœuvre.

L’autre petit détail qui coince ce sont les 600€/mois d’argent de poche qui pourront déroger aux règles fixées par l’arrêté et pour lesquels le député n’aura donc pas besoin d’apporter de justificatifs de dépense. Un « droit à l’erreur » qui s’étend à la caste politicienne, histoire d’être un peu souple. L’AFP a en effet rapporté que «  l’objectif est d’avoir une « souplesse », par exemple lorsque (les députés) font des dépenses en liquide lors d’une fête de village dans leur circonscription  ». De quoi célébrer dignement la fête de l’asperge la saison prochaine.

Une clarification sur les frais autorisés pour une extension du pouvoir d’achat des députés ?

Le bureau de l’Assemblée a ainsi dressé la liste des possibles/pas possibles au niveau des dépenses prises en charge (avec ce demi-smic de marge). Nuitée d’hôtels, repas (pris en charge pour les stagiaires), déplacements, l’achat d’un véhicule avec tous les frais d’utilisation, location d’un pied-à-terre à Paris, etc, etc. Là encore, des points ne sont vraiment pas clairs, comme par exemple le fait que les repas pris en charge puissent être « dans le cadre de l’exercice de son mandat ou de son activité politique ». Pour ce qui est de l’achat d’un véhicule, il n’y a plus de durée limite pour en acheter un avant la fin de son mandat, etc...

Ce qui, n’est pas pris en charge par l’Assemblée, ce sont : les prêts, dons, cotisations à des partis politiques déclarés ou à un candidat à une élection ; les dépenses liées aux impôts sur le revenu et les amendes pénales ; les dépenses liées à une activité dépourvue de liens directs avec le mandat parlementaire ou l’activité politique ; ainsi que les dépenses pouvant avoir pour effet l’augmentation du patrimoine personnel du député, de ses proches, ou de ses collaborateurs.

Mais dans les frais effectivement pris en charge par l’Assemblée, une ambiguïté perdure pour ce qui est de la manière de les prendre en charge, comme le fait remarquer un article du blog de Mediapart. En listant ainsi les dépenses des frais de mandat, il est mentionné qu’elles peuvent être remboursées, réglées directement par l’Assemblée nationale et faire l’objet d’avances. Or comme l’AMFM est bien une avance, les dépenses directement prises en charge par l’Assemblée ou par la suite remboursées pourraient très bien être une extension du paiement des frais. « Autrement dit, formellement, le montant de l’IRFM et celui de l’AMFM sont les mêmes ; mais substantiellement, un député peut imputer beaucoup plus de frais avec « son » AMFM, dès lors qu’un certain nombre d’entre eux sont directement assumés par l’Assemblée nationale ou remboursés sur justificatifs. »

François de Rugy estime que la question des justificatifs est « un faux débat », alors même que c’est ce qui est attendu de tous les employés. Sauf que pour lui : «  Ce n’est pas comparable avec un salarié d’une entreprise. En revanche, c’est comparable avec une profession libérale, et là, nous appliquons des règles qui sont même plus strictes.  ». Alors que cette réforme n’est qu’une parade pour assurer le service après-vente du programme Macron en surfant sur le ras-le-bol face au traitement des députés, et pour ainsi formaliser et officialiser un non-contrôle des dépenses de l’argent des caisses publics. Durant la campagne présidentielle, en pleine affaire du PenelopeGate, Philippe Poutou avait avancé l’idée (au combien saugrenue pour les macronistes !) que les députés et tous les élus et fonctionnaires soient élus, mandatés et révocables, avec comme rémunération celle d’un salaire moyen, c’est à dire 1800€. On en est loin.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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