SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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UNILEVER
 

Unilever continue de pencher pour une structure unique | Crédits photo : © Unilever

LONDRES, 28 novembre (Reuters) - Unilever et ses actionnaires tireraient bénéfice d'une structure d'entreprise unique, a déclaré mardi le géant des produits de grande consommation, ajoutant que rien n'avait encore été décidé.

Le groupe anglo-néerlandais, qui possède actuellement une structure juridique bicéphale avec une double cotation à Londres et Amsterdam, a dit qu'une seule classe d'actions lui permettrait "une plus grande souplesse stratégique pour accroître la valeur de son portefeuille de marques".

Après avoir rejeté une offre hostile de 143 milliards de dollars (120 milliards d'euros) de son concurrent américain Kraft Heinz, Unilever avait dit qu'il procéderait à un réexamen de sa structure juridique et qu'il prendrait une décision d'ici la fin de l'année.

La décision d'abandonner son siège social à Rotterdam ou celui de Londres est une question sensible, particulièrement au moment où la Grande-Bretagne s'apprête à quitter l'Union européenne.

Le fabricant des savons Dove et des soupes Knorr devrait en dire davantage lors de la journée investisseurs qu'il organise mercredi.

Réagissant mardi à des informations de presse annonçant le report de sa décision, Unilever a déclaré qu'il poursuivait son réexamen stratégique et que les conclusions seraient annoncées en temps voulu.

Si le groupe opte pour l'unification, il maintiendrait alors sa cotation aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis mais supprimerait les actions préférentielles de son entité néerlandaise qu'il a récemment rachetées, a-t-il dit.

Unilever a également confirmé ses objectifs d'une croissance organique de ses ventes de 3 à 5% en 2017, d'une amélioration de sa marge d'exploitation d'au moins 100 points de base et d'un "solide" flux de trésorerie. (Martine Geller; Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Véronique Tison)

par investir

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Unilever : confirme ses perspectives, 'unification' à l'étude

En vue des journées investisseurs annuelles qui seront organisées les 29 et 30 novembre, Unilever donne ce matin les grandes lignes des annonces qui seront effectuées à cette occasion. Les prévisions à court et moyen terme sont notamment confirmées.

Le géant des produits de grande consommation a notamment confirmé son ambition de générer un croissance organique de ses ventes comprise entre 3 et 5% l'an d'ici 2020, conformément au plan baptisé 'Connected 4 Growth'. A cet horizon, la marge opérationnelle courante visée est toujours de 20%.

Cette perspective de croissance vaut toujours pour l'année 2017, au terme de laquelle la marge opérationnelle courante devrait progresser d'au moins 100 points de base, confirme encore Unilever.

Par ailleurs, le conseil d'administration continue de plancher sur l'éventuelle réforme de la structure 'bicéphale' du groupe anglo-néerlandais. Le processus 'avance bien', et le conseil estime qu'une unification des titres en une seule classe d'actions 'serait dans le meilleur intérêt d'Unilever et de ses actionnaires'.

Il est envisagé de maintenir la cotation en Bourse d'Unilever aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, mais de mettre fin à l'action de préférence de droit néerlandais.

 

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UNILEVER ACQUIERT LES PRODUITS DE SOINS SUNDIAL

(Corrige le §3 pour indiquer que Sundial est basée à New York et non dans le New Jersey)

Unilever a annoncé lundi l'acquisition de Sundial Brands, un fabricant américain de crèmes et de lotions pour le corps et les cheveux, poursuivant ainsi son développement sur le marché en forte croissance des produits de soin.

Le géant anglo-néerlandais des produits de grande consommation, propriétaire du savon Dove et du déodorant Axe, n'a pas révélé le montant de la transaction.

Sundial, société créée il y a 26 ans à New York, possède les marques ethniques SheaMoisture, Nubian Heritage et Madam C.J. Walker. Son chiffre d'affaires devrait approcher les 240 millions de dollars (202 millions d'euros) cette année.

Sundial deviendra une filiale à part entière d'Unilever et conservera son fondateur et dirigeant Richelieu Dennis, originaire du Liberia.

Unilever, qui a rejeté cette année une offre non sollicitée de 143 milliards de dollars de Kraft-Heinz, a multiplié les acquisitions ces derniers mois, rachetant les thés Pukka Herbs et Tazo, les cosmétiques Carver Korea et la marque brésilienne d'aliments biologiques Mae Terra.

COR-USA: Unilever acquiert les produits de soins Sundial

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Syndique toi à la CGT
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Une norme OIT et cinq propositions contre les violences et le harcèlement au travail

« En Europe, 40 à 50 % des femmes déclarent avoir été l’objet de sexisme et de harcèlement sur le lieu du travail », expliquait hier Sharan Burrow, secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale lors de la conférence organisée par la CGT en marge de la journée d’étude sur les violences sexistes et sexuelles rassemblant 200 militant·e·s.

La Confédération syndicale internationale (dont est membre la CGT) a gagné l’inscription à l’ordre du jour de l’Organisation internationale du travail en juin 2018 d’une norme contre les violences et le harcèlement au travail.

Le gouvernement français a pour l’instant pris une position a minima, en refusant de reconnaître les violences spécifiques auxquelles les femmes sont confrontées. L’ensemble des syndicats français affiliés à la CSI (CGT, CFDT, CFTC, FO) ont interpellé le Premier ministre.

Pour la CGT, il s’agit d’intégrer les violences au travail dans la loi annoncée contre les violences sexistes et sexuelles annoncée par Marlène Schiappa, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes.

En présence notamment de Bernard Thibault (représentant des salarié·e·s français·e·s au conseil d’administration de l’OIT), Sharan Burrow (secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale) et Ernestine Ronai (présidente de l’observatoire des violences envers les femmes de Seine-Saint-Denis), la CGT a présenté ses propositions pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail.

5 mesures doivent être intégrées dans la loi :

> la mise en œuvre de sanctions pour les entreprises qui ne respectent pas leurs obligations de prévention et la création d’une obligation de négocier sur les violences sexistes et sexuelles ;
>le maintien des CHSCT et la mise en place de référent·e·s violences, indépendant·e·s de l’employeur, désigné·e·s par les institutions représentatives du personnel, chargé·e·s d’accompagner les victimes, de diligenter des enquêtes ou des expertises et de suivre la mise en œuvre des mesures de prévention ;
> la mise en place d’une heure de sensibilisation obligatoire de tous les salarié·e·s, d’une formation de tou·te·s les manageur·euse·s, RH et professionnel·le·s en contact avec les victimes, le doublement des subventions aux associations et du nombre d’hébergements d’urgence ;
> la protection des victimes contre le licenciement et les sanctions, la prise en charge de l’ensemble des frais de justice par l’employeur et la reconnaissance automatique de leur situation en accident du travail/maladie professionnelle, la création d’un statut de la victime dans les procédures disciplinaires ;
> l’extension des prérogatives et moyens des inspecteur·trice·s et des médecins du travail.

En février, une grande action syndicale est prévue en Europe pour dire « ASSEZ, BASTA, etc » aux violences sexistes et sexuelles et au harcèlement au travail. En mars aura lieu également la Journée internationale du droit des femmes.

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Trois employés d’un site Sodexo à Dreux dans l’Eure-et-Loir, site promis à la fermeture, ont entamé leur 15e jour de grève de la faim devant le siège de Sodexo France à Guyancourt (Yvelines) pour réclamer le paiement de leurs jours non travaillés.

Le mouvement de protestation avait débuté il y a plus d’un mois, après l’annonce de la fermeture de la cuisine centrale de Dreux, employant 62 personnes. Une trentaine de salariés grévistes de Sodexo avaient notamment bloqué les grilles du site. "Vous avez choisi de fermer la cuisine centrale de Dreux pour des raisons apparemment
économiques, la loi Macron vous permettant maintenant de pouvoir le faire et de mettre au chômage une grosse partie des salariés" s’adressait la CGT Sodexo du site à au directeur général du groupe. Et d’ajouter " une entreprise comme Sodexo proposant à ses actionnaires un dividende en hausse de 14,6 % ne devrait pas pouvoir licencier ses salariés !".

Trois grévistes de la faim demandent à la direction de les recevoir avec leurs délégués syndicaux. Ils réclament "des indemnités de fin de conflit et le paiement de leurs jours de grève", a indiqué à l’AFP l’un d’entre eux. La CGT exige le maintien de la production de l’ensemble des repas, afin de maintenir l’emploi de l’ensemble des salariés. D’ores et déjà un traiteur local, éventuel repreneur, est intéressé pour reprendre 25 salariés. La CGT a par ailleurs interpellé le Maire de Dreux pour que l’ensemble des 2200 repas de la ville restent produits à la cuisine centrale de Dreux.

Le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), signé par FO, la CFE-CGC et la CFDT, est actuellement "en cours de validation auprès de l’inspection du travail", a rapporté l’AFP le 24 novembre. "Nous sommes contre ce plan de sauvegarde de l’emploi", a expliqué la CGT Sodexo du site qui se dit contre les éventuelles enveloppes individuelles négociées et les primes au départ et pour qui la priorité est le maintien de l’emploi.

Le groupe avait implanté en 2009 à Dreux une cuisine centrale industrielle appelée à servir jusqu’à 45.000 repas par jour dans le sud de l’Ile-de-France. La direction a annoncé fin août la fermeture du site, invoquant la tendance à un retour aux circuits courts et aux produits frais et locaux.

Source : communiqués CGT Commerce et Services et dépêche AFP
Image : Gilles Bassignac / Divergence Images

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Comme vous pouvez le constater, la note nous dit "que le salarié peut faire une économie mensuelle allant de 1,97€ à 7,35€".

La part employeur baisse de 2€/salarié/mois, une économie d'environ 10560€.

Eh oui, selon le cas, même si on parle de quelques centimes, le gain est plus profitable pour l'employeur.

Pour le salarié, il y aura 24€ de moins dans son revenu imposable...(cotisations versées par l'employeur)

 

 

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Des étudiants chinois exploités pour fabriquer l’Iphone X

Travailler 11heures par jour pour accélérer la production de l'Iphone X c'est ce que vivent quelques 3000 lycéens de Zhengzhou dans le centre du pays. Les fêtes approchant, il faut absolument que ce modèle de luxe conçu pour le dixième anniversaire du smartphone star d'Apple soit dans tous les magasins quand bien même il faut faire appel à de la main d'oeuvre forcée. Crédit photo : afp.com/ST

Foxconn, le principal sous-traitant d’Apple en Chine, s’est installé dans la capitale du Henan en 2012 pour bénéficier de la main-d’œuvre abondante et bon marché de cette province du centre de la Chine et qui est la plus peuplée. Foxcomm est le 1er sous traitant mondial des géants de l’électronique notamment d’Apple. Après une vague de suicide en 2010, Apple principale client, à renforcé ses contrôles, pourtant cela n’empêche pas le sous-traitant à faire appel à de la main d’oeuvre gratuite. Si la firme confirme que les étudiants y travaillent volontairement, ont été indemnisés, et ont bénéficié de prestations au même titre que tous les ouvriers de l’entreprise, la réalité semble toute autre.

Pourtant si on tient compte des témoignages de ces étudiants, il y en aurait environ 3000 qui travaillerait sur les chaîne d’assemblage, derrière ce volontariat se cache une autre réalité, ils sont obligé d’accepter ce travail pour valider leur formation ou diplôme.

« C’est déprimant, ce boulot, mais on est obligés. Si on ne le fait pas, l’école ne nous donnera pas notre diplôme l’année prochaine »

C’est du travail forcé et les étudiants et lycéens savent ce n’est pas tout à fait légale, mais n’y peuvent rien. Près de 2 500 élèves de l’Urban Rail Transit School, une école professionnelle de Zhengzhou, sont sur les chaines de montage de Foxconn. Quelques centaines d’autres viennent de lycées professionnels du Henan.
Les écoles justifient ces stages en le présentant comme des « expériences de travail » !!
Ces mêmes écoles professionnelles qui touchent des commissions avec l’appui et la complicité des autorités locales

Le système est bien rodé. Les entreprises fonctionnent avec la collaboration des écoles professionnelles, qui empochent des commissions avec la complicité des autorités locales. En septembre, alors que la production de l’iPhone X battait son plein, le ministère de l’éducation du Henan a envoyé une note à toutes les écoles professionnelles de la province pour leur demander d’envoyer leurs« stagiaires en entreprises » chez Foxconn.

Jusqu’à 15000 stagiaires auraient participé à la fabrication de l’Iphone X travaillant 10 à 11h par jour 7 jours sur 7, des tâches répétitives n’ayant aucun lien ni rapport avec leurs études
Si les entreprises affirment avoir pris des mesures contre les heures supplémentaires comment croire en leur bonne foi sachant que cette pratique ne date pas d’aujourd’hui et que le recours à ces jeunes étudiants pour doper les effectifs et accélérer la production avant le lancement de nouveaux modèles ne peut que leur être bénéfique ? Car devant le profit, les clients comme Apple sont loin d’être regardant sur le traitement des ouvriers. Les étudiants avec ces heures supplémentaires font augmente légèrement leur maigre salaire passant de 1 900 yuans soit 243,5 euros, pour atteindre environ 3500 yuans soit près de 450 euros par mois.

Les étudiants ne restant que quelques mois sont parfaits pour répondre à ces besoins n’engendrant que peu de charges et facilement licenciables comme l’explique Liu, 23 ans : « L’entreprise dit qu’elle fait des efforts, mais rien ne change. Parce que si cela changeait, la production reviendrait plus cher. Les besoins en main-d’œuvre sont saisonniers : on enchaîne les heures supplémentaires puis, quand les commandes baissent, le moindre prétexte est bon pour licencier. Pour eux, des stagiaires qui viennent quarante-cinq jours, c’est parfait. »

Cette filière de main d’oeuvre pas chère n’est pas prête de se tarir et même si ces entreprises se disent respectueuses du code du travail on voit mal pourquoi il en serait autrement devant les profits juteux qui se profile pour Apple qui a déjà battu le record de vente avec l’iPhone X. D’autant plus que ce n’est pas une pratique isolée comme l’explique la direction de Foxconn ou d’Apple puisque déjà en 2010, avec la Playstation le département provincial d’éducation du Henan avait ainsi lui-même organisé des « stages » pour 25.000 élèves de lycées professionnels dans une usine de Foxconn. Quand on voit le scandale de la vidéo de CNN sur le marché aux esclaves en Lybie on ne voit guère la différence avec ces étudiants obligés d’aller travailler pour un salaire de misère pour que les grosses entreprises puissent se gaver grâce à cette fuite en avant de la surconsommation.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Muriel Pénicaud, ministre du Travail, piétine le droit syndical

Le 12 octobre 2017, les DRH des grands groupes français s’étaient donné rendez-vous pour un congrès au Pré Catelan, restaurant situé dans le Bois de Boulogne. Pour l’occasion, des militantEs de divers réseaux ont effectué le déplacement, appelant ironiquement à une « chasse aux DRH ». Une inspectrice du travail présente sur les lieux est aujourd’hui sous le coup de sanctions disciplinaires.

Source : L’Anticapitaliste Hebdo

Crédit photo : DR.

Lorsque l’Union syndicale Solidaires appelle à un rassemblement devant un pince-fesse de DRH, auquel la présence de Muriel Pénicaud est prévue, un syndicat du ministère du Travail mandate quelques camarades pour y faire savoir qu’on cherchait partout la ministre. En effet, alors qu’elle était en poste depuis bientôt 5 mois, aucunE syndicaliste ne l’avait encore rencontrée.

Lorsque l’Union syndicale Solidaires appelle à un rassemblement devant un pince-fesse de DRH, auquel la présence de Muriel Pénicaud est prévue, un syndicat du ministère du Travail mandate quelques camarades pour y faire savoir qu’on cherchait partout la ministre. En effet, alors qu’elle était en poste depuis bientôt 5 mois, aucunE syndicaliste ne l’avait encore rencontrée.

Un dossier vide

Ils avaient pourtant des choses à lui dire : toutes ces suppressions de postes, cet acharnement à détruire leur outil, le code du travail. Les agents voulaient des explications.

Quand on sait que la ministre ne s’est même pas déplacée, tout cela n’aurait pu rester qu’un petit rassemblement fort sympathique entre camarades et amiEs, fait de soleil dans les bois et de chansons, se finissant en pique-nique près des lacs, si des journalistes n’avaient demandé une interview au petit regroupement d’agents du ministère, décidés à transmettre leur message syndical.

La copine désignée s’en tire très bien, fait tout dans les formes, en précisant son ministère et son appartenance syndicale. Et en plus c’est drôle ! Hélas, sa profession, inspectrice du travail, figure également au montage sur la vidéo, au côté de son syndicat.

Pour le ministère, c’en est trop : il faut faire un exemple. Un mois plus tard, la copine est suspendue, ce qui implique la faute grave, alors que le dossier est vide ! Qu’à cela ne tienne, on agite le tout nouveau décret de déontologie1 au mépris du droit d’expression syndicale, dans un rassemblement autorisé et déclaré, lequel s’est déroulé calmement.

L’émotion est déjà vive dans les services et au-delà, des actions de solidarité sont prévues jusqu’au 14 décembre, date à laquelle la camarade est convoquée en CAP disciplinaire au ministère, rue Duquesne. Soutenons l’inspection du travail en lutte pour ses droits, à commencer par celui de s’exprimer face à leur ministre ! Exigeons la levée immédiate de la suspension, et de toutes les sanctions contre les syndicalistes du ministère du Travail !

Comité Inspection du travail-Emploi IdF

1. Paru en avril 2017, ce décret à la légalité contestable – et encore contestée – stipule que les agents du corps de l’inspection ne doivent jamais faire état de leur profession en public.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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PSA St Ouen vouée à la fermeture ? La direction balade les ouvriers, ils répondent par la grève

L’usine PSA de Saint-Ouen (93) était bien calme ce jeudi après-midi. Pendant une heure, des dizaines d’ouvriers ont cessé le travail, rompant la chaîne de production et mettant les presses à l’arrêt. Les raisons de leur colère ? Malgré les symptômes chaque fois plus évidents de la fermeture programmée du site, la direction refuse de répondre à leurs interrogations.

Forte de son expérience à Melun et Aulnay, la direction de PSA sait y faire pour fermer les usines dont elle n’a plus besoin pour engranger ses profits faramineux. Réduire progressivement les effectifs en CDI par le non-renouvellement des départs, pousser les ouvriers vers la sortie par les plans de départs volontaires et les pressions multiples, sanctionner à la pelle et licencier des ouvriers pour des motifs scandaleux… autant de recettes bien connues pour se débarrasser des salariés. Mais à l’usine de Saint-Ouen, dédiée à la production de pièces, PSA a franchi un cap dans le mépris qu’elle a pour les ouvriers. Tout en refusant de communiquer sur l’avenir du site, la direction a mandaté une société de recrutement pour débaucher les ouvriers directement dans l’usine. Pour ceux qui travaillent là depuis parfois plusieurs dizaines d’années, c’est l’incompréhension la plus totale. Ou plutôt la certitude que PSA se moque bien d’eux… Un ouvrier militant CGT nous raconte la situation dans l’usine.

« Le directeur nous a dit que l’usine allait passer en ‘décroissance pilotée’ »

« A la mi-octobre, le directeur a reçu chaque syndicat et nous a dit que l’usine allait passer en ‘décroissance pilotée’, qu’il n’y aurait plus aucun investissement sur Saint-Ouen. La décroissance pilotée ça veut tout dire. Ça veut dire qu’il y a une fin, mais quand, on ne sait pas. Zéro investissement, ça veut dire que le jour où une machine tombe en panne, c’est fini. D’ailleurs il y a déjà des presses en panne, qui ne sont pas réparées et ne tournent plus. D’autres sont déjà parties. Et c’est pareil du côté des salariés : toute personne qui part n’est pas remplacée. A côté de ça, on produit toujours le même volume de pièces, en travaillant les samedis de façon obligatoire. »

« C’est comme si l’usine était devenue une agence Pôle Emploi »

« Tout va très vite depuis l’annonce de la direction. Altedia, une boîte de recrutement qui travaille avec PSA, vient tenir une permanence toutes les semaines dans l’usine. En plus de ça, il y a des annonces dans l’usine pour des offres d’emploi à la SNCF, à la RATP. C’est comme si l’usine était devenue une agence Pôle Emploi. Mais quand on se renseigne pour quelqu’un de notre entourage qui cherche du travail, on nous dit que ce n’est pas possible, que ce n’est que pour nous. Mais les salariés ont un travail, donc peu d’entre eux vont les voir. Du coup, la semaine dernière les recruteurs sont carrément venus dans la salle de briefing, là où on travaille, et c’est eux même qui ont fait le briefing en nous demandant si on avait un CV à leur donner. Le directeur fait la même chose : il passe lui-même dans les ateliers pour voir les gens un par un, il leur sert la main et leur demande s’ils ont un CV. Depuis toutes les années que je travaille ici, je n’ai jamais vu ça ! Donc au bout d’un moment on se dit qu’il y a un problème. Les gens se posent beaucoup de questions, y compris les salariés non syndiqués. Ils discutent entre eux ».

« On nous pousse à partir mais on n’a aucune garantie derrière ! »

« Des salariés ont posé des questions, en demandant pourquoi on devrait chercher un autre emploi puisqu’on avait une fiche de paye à la fin du mois. Et d’ailleurs ils ne nous proposent rien de concret. On nous pousse à partir mais on n’a aucune garantie derrière ! Il y a même des ouvriers qui sont partis et qui sont finalement revenus dans l’usine. Parce qu’ils nous laissent une sécurité de 6 mois, avec la possibilité de revenir si ce qu’ils nous proposent ne convient pas. En plus il y a des pièges, on part pour une offre et quand ça se concrétise en fait ce n’est pas ce qui était proposé. »

De l’inquiétude à la colère…

« Mercredi prochain, le directeur est invité au CE pour présenter son plan de production pour les 3 années à venir : combien de pièces devront être produites, ce qui va entrer, sortir, etc. Du coup les salariés nous ont demandé, à la CGT, de faire une pétition. On a fait ça avec des non syndiqués, une pétition qui demande à la direction quand est prévue la fermeture du site et pourquoi Altedia se présente toutes les semaines dans l’usine. Les responsables des autres syndicats n’ont pas voulu être associés à la pétition. Par contre des syndiqués FO, CFDT et SIA l’ont signée. On a obtenu environ 160 signatures au total, d’ouvriers mais aussi de cadres. Sur un peu moins de 400 salariés c’est beaucoup.

Et ce jeudi on a débrayé à 60 au total sur les 2 équipes, pendant 1 heure à chaque fois, et il y a eu encore quelques grévistes dans l’équipe de nuit. Dans l’après-midi, les grévistes ont voté d’aller rencontrer le directeur. On est partis mais les responsables RH nous ont bloqué la route. L’un d’eux nous a dit que le directeur n’était pas là ce jour-là. Personne ne l’a cru. Ensuite on nous a dit qu’il était occupé et qu’il ne pouvait pas nous recevoir. Du coup on a voté qu’on gardait la pétition, mais qu’on donnait nos revendications, à savoir qu’on veut savoir la vérité sur l’avenir du site. Les responsables ont dit qu’ils allaient transmettre au directeur. Mais les grévistes ont voté de se donner rendez-vous pour débrayer à nouveau mercredi prochain, le jour du CE, s’ils n’ont pas de réponse de la direction d’ici là. C’est probable qu’il y ait encore plus de grévistes mercredi prochain, parce qu’il y a encore beaucoup de travailleurs avec qui on n’a pas eu le temps de discuter. »

« Des ouvriers ont débrayé pour la première fois de leur vie ! »

« Aujourd’hui, le directeur a beau nous dire de ne pas nous inquiéter, plus personne ne le croit. En plus il y a beaucoup d’ouvriers qui viennent d’Aulnay et Melun, des usines qui ont fermé. Donc ils savent à quoi s’attendre. Des ouvriers ont débrayé aujourd’hui pour la première fois de leur vie ! Des non-syndiqués, qui d’habitude ne parlent pas, c’était les premiers à débrayer ! A chaque vote, les grévistes se sont exprimés en tant que salariés et pas au nom d’étiquettes syndicales. Ce qui compte c’est qu’on soit unis pour nous battre pour notre avenir. Il y a beaucoup d’inquiétude et de colère. Du matin au soir, du lundi au vendredi, les salariés se posent des questions sur leur sort. »

« On va débrayer à nouveau mercredi prochain, et je pense qu’on sera plus nombreux »

« Quand on est des dizaines d’ouvriers à arrêter de travailler comme ça pendant une heure, toute l’usine est à l’arrêt, il n’y a plus rien qui tourne. Du coup il y a eu beaucoup de discussions entre les travailleurs. Les salariés sont au courant aussi de ce qui se passe dans les autres usines du groupe, avec la répression à Poissy et ailleurs. C’est pour ça aussi que quand le directeur a refusé de nous recevoir, on est restés calmes, on a gardé notre pétition et on a continué à discuter entre nous, à aller voir des salariés qui n’avaient pas débrayé. On sait que la direction est inquiète. L’usine à l’arrêt pendant une heure, ça provoque un gros retard. Après qu’on ait repris le boulot, ils ont fait une réunion où ils ont convoqué tous les chefs, et au lieu de quitter l’usine vers 16h comme ils font d’habitude, ils étaient encore là en fin de journée. On ne sait pas ce qu’ils se disent mais c’est clair que notre grève les a inquiétés. On va débrayer à nouveau mercredi prochain, et je pense qu’on sera plus nombreux, et le directeur va bien devoir nous recevoir à un moment donné. »

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Ordonnances Macron : Le « CONSEIL D’ENTREPRISE », cette ARME PATRONALE vient d'être aggravée par les députés

Syndicalistes Debout !

Billet d'actualité n°5

Les députés de la droite libérale, le 22 novembre 2017, ont aggravé l’ordonnance n°2017-1386 du 22 septembre 2017 « relative à la nouvelle organisation du dialogue social et économique dans l’entreprise ».
 

Cette ordonnance, qui va devenir loi à la fin du mois, vise à remplacer la représentation syndicale des salariés par « un comité social et économique » dont le nombre de représentants du personnel sera déterminé par décret en Conseil d’État. (Art. L. 2314-1). La fusion ainsi réalisée des DP, CE et CHSCT efface les revendications du personnel au profit du management libéral.
 

L’ordonnance va plus loin : elle crée un « conseil d’entreprise », « compétent pour négocier, conclure et réviser les conventions et accords d’entreprise ou d’établissement…» (Art. L. 2321-1). Ce conseil d’entreprise « peut être institué par accord d’entreprise… Il peut également être constitué par accord de branche étendu pour les entreprises dépourvues de délégué syndical…» (Art. 2321-2).
Cette vieille revendication, aussi ancienne que le Medef, constitue en soi une éradication du fait syndical.

 

Mais c’est sans compter sur l’appétit libéral de la CFDT et les députés du lobby Medef. Ils ont obtenu que les compétences de ce « conseil d’entreprise » ne soient plus limitées à quelques points, mais globales.
 

La disposition restrictive de l’article L. 2321-1., va sauter. Elle excluait des accords du conseil d’entreprise « les accords qui sont soumis à des règles spécifiques de validité…».
 

Chaque « entreprise », dont la définition est à la discrétion du seul patron, va créer un « droit » fait d’accords locaux, ou de simples enregistrements des décisions de l’employeur.
 

Les collèges des délégués vont se réunir pour savoir qui va être exclu du fait de la réduction draconienne du nombre d’élus.
 

Ils devront céder le pas à cette organisation patronale qui n’aura d’oreille que pour la productivité, la réduction de la rémunération du travail et des effectifs salariés.
 

Une réforme ? Non, une contre-révolution. Et il faudrait tourner la page ?
 

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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