SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
"On n’a jamais vu ça !" : les travailleurs d’Amazon France mènent une grève inédite pour les salaires

« La direction nous propose 3% d’augmentation, on veut minimum 5% » nous explique Antoine Delorme, de la CGT Amazon à Châlons-sur-Saône. Ce mardi, face au refus de la direction d'augmenter décemment les salaires, la grève reprend de plus belle et s'étend à la totalité des sites français du géant de la vente en ligne.

Grève inédite

« La direction propose 3% d’augmentation, on veut minimum 5% » explique Antoine Delorme, Délégué Syndical CGT sur le site de Châlons-sur-Saône, que nous avons interviewé pour Révolution Permanente. Encore une fois, c’est dans le cadre de NAO (négociations annuelles obligatoires) où la direction propose des augmentations en dessous de l’inflation qu’un mouvement de grève inédit est lancé sur les sites d’Amazon France.

Comme nous l’écrivions, quelques sites s’étaient déjà mis en grève la semaine dernière suite aux premières réunions où les patrons avançaient le chiffre de 2%. Dans la réunion qui a suivi ces grèves, les dirigeants parlaient alors de 3%. Toujours pas assez selon l’intersyndicale rassemblant 5 syndicats (CGT, Sud, CFDT, CAT, CFE-CGC), qui a appelé à un nouveau mouvement de grève.

Cette fois, c’est l’ensemble des sites qui ont fait grève au même moment. Ce mardi, les 8 sites étaient donc touchés par des grèves, parfois avec barrage filtrant ralentissant l’entrée et la sortie des camions. « C’est complètement inédit chez Amazon. Pour nous c’est très important de se mobiliser ensemble. Quand un site bloque, la direction s’organise pour faire partir les livraisons depuis un autre site. C’est pour ça que si on répond tous ensemble on est plus fort » décrit Antoine Delorme. Alain Jeault, Délégué syndical central CGT, parle de 1200 grévistes.

Comme on l’a vu dans d’autres grèves récentes, beaucoup de salariés se mettent en grève pour la première fois. Sur le site de Chalon, ce sont environ 200 CDI sur environ 700 qui se sont mis en grève. Une proportion importante pour qui connaît les obstacles et les difficultés pour faire grève qui existent dans ce genre d’entreprise.

Parfois, ce sont les ouvriers eux-mêmes qui interpellent les élus pour faire grève. Antoine raconte qu’alors que la grève s’était stoppée sur une équipe, « des salariés d’une autre équipe nous ont sollicité pour relancer la grève ! ».
Quand on compare les bénéfices énormes d’Amazon, 33 milliards sur un an, et les augmentations proposées, on comprend l’envie de se battre des grévistes. Le mouvement de grève se répètera probablement selon Antoine, puisque la direction refuse d’aller jusqu’à 5%.

« De toute façon, c’est une question qui touche tout le monde aujourd’hui. Toi dans ta boîte comme moi dans la mienne, et au-delà. Et même dans d’autres pays. D’ailleurs je tiens à saluer nos collègues aux États-Unis qui ont créé le premier syndicat Amazon du pays ! Ce qu’ils ont fait, c’est une victoire pour l’ensemble des travailleurs ! »

Face à une inflation qui explose et des salaires qui ne suivent pas, la question salariale devient centrale dans le pays, et pourrait faire converger plusieurs colères. Si des liens commençaient à se créer entre ces différentes luttes, cela pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour le mouvement ouvrier, délaissé par l’atonie des directions syndicales ces deux dernières années.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
27 800 victimes de la répression en manif selon un rapport : Macron, président des violences policières

Alors que le gouvernement annonce 2.500 victimes de la répression policière sur une période de deux ans dans les manifestations, une enquête de l’observatoire des Street-médics dément ce chiffre et le porte à 27.800 victimes.

Répression

Crédits photo : Ludovic MARIN / AFP

Le 31 mars dernier, deux semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle, l’observatoire des Street-médics a publié une enquête sur les victimes de violences policières durant les manifestations des Gilets Jaunes et des retraites en France. Une enquête exhaustive qui démontre l’ampleur d’une répression inédite des mouvements sociaux sous le gouvernement d’Emmanuel Macron.

L’enquête analyse donc près de 145 manifestations entre le 23 février 2019 et le 14 mars 2020 en France à partir des bilans journaliers et le témoignage de 87 équipes de street-médics, afin d’analyser la gravité des blessures, la cause, le lieu, la date et la démographie des victimes. Le rapport est sans équivoque en estimant donc à « 27.800 le nombre de personnes blessées durant les mouvements Gilets Jaunes et retraites », parmi lesquelles 24.300 « victimes sont attribuables aux manœuvres, armes et violences des forces de l’ordre », soit 92,9% des victimes. Ce chiffre est, selon l’enquête, cinq fois plus élevée à la moyenne des autres manifestations analysées, avec 6.18 victimes pour 1.000 manifestantz. Comme l’expliquent les auteurs de ce rapport dans leur synthèse, « deux tiers (66.7%) des atteintes sont des blessures traumatiques, principalement aux membres et à la tête provoqués par des frappes de tonfa et de matraque, lanceurs (LBD et flashball) et grenades cinétiques ; et un tiers (32.5%) de troubles non-traumatiques principalement respiratoires et anxieux résultant de l’exposition à des agents lacrymogènes (CS et OC). Il est relevé par ailleurs, alors que la frappe de la tête est normalement proscrite, un nombre élevé de blessures traumatiques à la tête, plus d’une blessure sur six (18.1%). Il s’agit d’un taux particulièrement inquiétant au vu des risques pour la santé et la sévérité des blessures associées à cette zone. »

L’estimation du nombre de victimes est dix fois plus élevée que les chiffres officiels publiés par le ministère de l’intérieur qui annonce 2.495 victimes. Selon eux, le nombre de personnes « affectés par les gaz lacrymogènes » est estimé à 275.000 manifestants. Le constat s’alourdit si on procède à une analyse plus générale de la cause des blessures comme nous pouvons le lire dans le rapport : « Pour l’ensemble des personnes affectées (incluant les décontaminations rapides d’affections aux gaz lacrymogènes), 98,12% des victimes sont attribuables aux forces de l’ordre, contre 0,36% aux causes externes et environnementales, 0.33% aux manifestants ».

Les conséquences de cette répression inédite sont terribles : d’après l’enquête de l’observatoire des street-médics, les violences policières produites par les armes à impact cinétique, sont responsables d’un « fort taux de traumatismes à handicap permanent (15% des victimes) dont une majorité des pertes permanentes de la vue, ainsi que de 53 décès des conséquences de leurs blessures (3%) ».

L’analyse des conséquences de ces charges violentes est aussi appréhendée au niveau des troubles psychologiques que peuvent entraîner ces violences : « il a été montré que les conséquences pour la santé mentale associée aux événements de trouble civil sont comparables à celles observées dans le cadre de catastrophes naturelles, attaques terroristes ou conflits armer ». Le rapport parlent notamment de PTSD (syndrome post traumatique) et du développement de troubles anxieux et dépressifs. Ainsi, pour l’ensemble des estimations, « la prévalence des victimes (PR) est de 6.18 pour 1000 participants (le plus souvent compris entre 0.5 et 2.0 ), il s’agit d’un taux particulièrement haut par rapport aux autres grands rassemblements ».

Les résultats de ce rapport viennent donc confirmer la répression et les violences policières inédites durant le quinquennat de Macron, définitivement l’éborgneur des gilets jaunes. Ces chiffres confirment l’ampleur de la répression largement diffusée par les images et vidéos qui ont largement circulé, montrant au grand jour les violences policières que peuvent subir quotidiennement les habitants des quartiers populaires. Illustrant les tournants sécuritaires et répressifs du gouvernement, ces chiffres sont à analyser comme une réponse à la puissante poussée de la lutte de classes et d’une certaine radicalité, en particulier celle des Gilets Jaunes et de la grève historique contre la réforme des retraites. En cela il est clair que les violences policières inédites pendant ces mouvements sont une réaction à la dynamique de lutte qui s’est exprimée.

La politique sécuritaire menée par le gouvernement ces dernières années, entre la répression, les dissolutions d’organisations, d’associations, la loi sécurité globale, tout comme les promesses de renforcement de l’arsenal répressif par la très grande majorité des candidats à la présidence, ont un caractère préventif pour les classes dominantes, se préparant à réprimer les futurs mouvements sociaux. Pour cause, Macron, qui reste favori à sa propre succession, après n’avoir cessé de renforcer l’appareil policier ces derniers mois, promet une politique offensive d’attaques anti-sociales et de contre-réforme dans les cinq années à venir, à l’image de la retraite à 65 ans et le RSA conditionné. Pour eux l’objectif est clair : renforcer le bras armé de l’État et mettre tous les moyens nécessaires pour mater les futurs phénomènes sociaux et toute possibilité de révolte. Pour nous, il est nécessaire de mettre sur pied des blocs de résistances à partir des mobilisations et de l’auto-organisation de notre camp, capables d’affronter les attaques à venir et la répression violente qui va l’accompagner.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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REPRIS du site de Jean LEVY :

 

Crédits photo : AFP / LUDOVIC MARIN

« Avec 575 euros, on ne vit pas » : Macron recadré par des passants à Dijon
Le président sortant rattrapé par l’inflation et le coût de la vie

Le 28 mars, Macron troque son costume de chef de guerre avec celui de candidat ; bras de chemise, sourire avenant. Le candidat, avec dans sa besace le RSA conditionné à 15 h de travail par semaine et le recul de l’âge de départ à la retraite à 65 ans les 65 ans (âge de départ à la retraite), commence sa campagne à Dijon. Plus habitué aux journalistes triés sur le volet qu’aux passants pris au hasard, le candidat décide de déambuler dans le quartier populaire de Fontaine d’Ouche. En quelques minutes, le candidat des plus riches, va rapidement être mis en difficulté lorsque des habitants l’interpellent sur le pouvoir d’achat et la misère croissante.

« Avec 575 €, on ne vit pas », lui dit une dame essayant de survivre avec le RSA, « Pour moi c’est insupportable ce que vous avez dit sur le RSA », continue-t-elle. En effet, comment vivre avec 575 €, quand il faut payer un loyer toujours plus cher, quand les prix des carburants battent tous les records et que les prix de l’alimentation ne cessent de grimper ? Bien sûr, il est impossible de vivre avec le RSA quand le seuil de pauvreté est fixé en France à 1102 € ! Le candidat goûte peu ces échanges musclés, résultat de la précarité de la misère qu’il a lui-même voulue et organisée tout le long de son quinquennat, au nom des intérêts du patronat. Alors il bafouille, vomit ses arguments hors-sol, teintés du mépris habituel : « mais il n’y a pas d’argent magique », la dépendance européenne au gaz russe, les « entreprises vont devoir accompagner leurs employés » tente-t-il.

Pas d’argent magique ?

Pas d’argent magique ? Comment peut-on entendre cela quand les aides aux entreprises, au patronat durant le COVID ont coûté pas moins de 70 milliards d’euros d’après Les Échos. En réalité ce sont 206 milliards d’euros qui ont été transférés des finances publiques aux poches de la bourgeoisie d’après le site gouvernemental « Vie Publique ». Pas d’argent magique quand les profits du CAC40 qui n’ont jamais été aussi importants atteignent 160 Milliards d’euros en 2021 ? Et ce ne sont que les profits du CAC40 !

La réalité est que le candidat du MEDEF ne peut apporter de réponses aux travailleurs pauvres, il souhaite poursuivre son œuvre de casse sociale. En effet, après le démantèlement du code du travail, les incessantes attaques contre nos intérêts (baisse des APL, réforme de l’assurance chômage etc.), il propose, comme tête de gondole de son programme, deux mesures antisociales. Le RSA, explique-t-il, sera conditionné à 15 à 20 heures de travail non rémunéré. Cette mesure scandaleuse rétablit de fait une forme d’esclavage pour les plus pauvres.

Cette mesure est un aveu qu’il existe du travail disponible, mais que Macron souhaite nous faire travailler pour rien. Car si un.e allocataire du RSA doit travailler 15 à 20 heures, eh bien qu’il signe un vrai contrat sous la forme d’un CDI ! Pour rien et surtout plus longtemps, dans le même temps, l’épidémiologiste – chef de guerre veut nous faire travailler plus longtemps.

Il annonce un âge de départ à la retraite repoussée jusqu’à 65 ans. 65 ans alors que 44% des plus de 54 ans sont au chômage et que les jeunes ont plus que du mal à trouver un emploi non précaire. Le projet de Macron est bien de nous appauvrir plus, d’accentuer notre exploitation et financer les marges du patronat par la casse de nos acquis sociaux.

Nous refusons d’ores et déjà ces mesures annoncées. Notre réponse est claire et passera par la rue et la grève. Ce sont les profits qui doivent financer nos retraites - 60 ans et 37 annuités, et le droit au départ à 55 ans, à taux plein, pour tous les métiers pénibles-, les augmentations de salaire, pour ne pas avoir de revenus en dessous de 1800 €. Nous exigeons la baisse et le partage du temps de travail comme réponse au chômage de masse, 32 heures immédiatement et baisse jusqu’à résorption du chômage.

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Il va lui être difficile de se débarrasser et on va bien sût aller le chercher !

Même si " nos " journalistes sont bien timides, c'est le moins qu'on puisse dire !

Publié par FSC

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Plusieurs milliers de cheminots ont défilé à Paris à l'appel de la CGT pour la défense du service public ferroviaire, l'amélioration de leurs conditions de travail et pour interpeller les candidats à dix jours de la présidentielle.

«Un investissement public insuffisant», «l'obsession de supprimer des emplois» mais aussi «le processus de privatisation à l'œuvre remet en cause la sérénité du réseau ferré national», a lancé à la tribune, le 31 mars, le secrétaire général de la CGT-Cheminots Laurent Brun avant le départ de la manifestation.

Le défilé, prévu entre la place d'Italie et la gare Montparnasse, a rassemblé 8 000 cheminots selon la CGT. Aucun décompte de la police n'a pu être obtenu dans l'immédiat.

«Le but de cette journée, c'est d'agréger plusieurs petites luttes qui se passent dans les territoires, pour la réouverture des petites lignes ou le développement du fret par exemple», explique Allan Bertu, cheminot à Caen (Calvados).


Remettre la question du monopole public au cœur du débat

«Chez nous, on se bat depuis des années pour la réouverture de la ligne Caen-Flers qui n'est pas rentable alors que les réformes de ces dernières années ont mis la SNCF dans une logique marchande», déplore-t-il. Il s'agit selon lui de remettre «la question du monopole public au cœur du débat » à l'approche de la présidentielle.

Arnaud Jean, aiguilleur à Sète (Hérault), est venu pour dénoncer les conditions de travail des cheminots. « Ils viennent encore de nous supprimer un poste d'aiguilleur pour le week-end », dénonce-t-il.

Et puis il y a la question des salaires. « J’ai 25 ans de boîte, je travaille soirs et week-ends et je gagne 1 518 euros par mois », détaille un autre cheminot ici cité par l'AFP. 

Pour la CGT-Cheminots (première organisation syndicale à la SNCF), «la propriété publique des transports » est non négociable, alors que la réforme ferroviaire de 2018 a préparé le terrain à l'ouverture à la concurrence.

La manifestation avait aussi pour but d'interpeller les candidats à l'approche du premier tour de la présidentielle pour leur dire que «le prochain élu devrait compter avec la mobilisation des cheminots», selon le patron du syndicat Laurent Brun.


[Vu sur l’application RT News]

Publié par FSC

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Il n'y a pas que des nouvelles sombres dans l'actualité ! :

Un petit groupe de militants motivés a fait flancher l'une des plus grandes

 

 

multinationales: les salariés d'un entrepôt d'Amazon à New York ont voté en

faveur de la création d'un syndicat, une première aux Etats-Unis.

Le "oui" l'a remporté à 2.654 voix contre 2.131, selon un décompte retransmis en ligne vendredi. La victoire a été saluée par le président américain lui-même, qui s'est dit "heureux" que les salariés puissent être entendus.

A l'annonce des résultats, des applaudissements ont retenti au sein de la petite foule réunie pour l'occasion en bas de l'immeuble du quartier de Brooklyn où était organisé le dépouillement, a constaté une journaliste de l'AFP. Beaucoup s'étonnaient encore de leur succès.

 

"ALU", le nom du syndicat pour Amazon Labor Union, est scandé plusieurs fois. Son président Christian Smalls débouche une bouteille de champagne.

Devant la presse, il remercie ironiquement le fondateur d'Amazon, Jeff Bezos, pour être allé dans l'espace, "car pendant qu'il était là-haut, on a pu monter un syndicat".

L'entreprise de son côté a fait part dans un communiqué de sa "déception" et dit "évaluer ses options". Amazon envisage notamment de déposer une contestation contre "l'influence inappropriée" de l'agence chargée de superviser l'élection (NLRB).

Deuxième employeur aux Etats-Unis après le géant de la distribution Walmart, le groupe avait depuis sa création en 1994 réussi à repousser les velléités des salariés souhaitant se regrouper dans le pays.

"C'est vraiment un jour historique", a affirmé l'avocat représentant ALU, Eric Milner. "Je pense que ça peut démarrer une réaction en chaîne, d'un entrepôt à l'autre."

Au total, 8.325 travailleurs du site JFK8 situé dans le quartier de Staten Island étaient sur la liste des votants. Appelés à voter du 25 au 30 mars dans une tente installée devant l'entrepôt, 4.852 salariés ont glissé un bulletin dans l'urne.

- "Tellement peu de chances" 

"Ils avaient tellement peu de chances de gagner", observe Rebecca Givan, spécialiste des mouvements de travailleurs à l'université Rutgers.

Elle n'était pas très optimiste à l'approche du scrutin, la loi actuelle sur les syndicats étant particulièrement favorable aux employeurs.

Et ALU, créé au printemps dernier par un petit groupe d'actuels et anciens salariés d'Amazon à New York, avait peu de moyens face à un mastodonte ayant gagné plus de 30 milliards de dollars en 2021.

"On a peut-être dépensé en tout 120.000 dollars", levés via des campagnes de financements participatifs ou des ventes de tee-shirts, remarque Madeline Wesley, membre de ALU.

L'entreprise a de son côté embauché des consultants spécialisés et convoqué les salariés à plusieurs réunions obligatoires pour leur présenter les inconvénients d'un syndicat.

"Ce n'est pas tant que cela va leur coûter beaucoup plus d'argent", remarque Neil Saunders, spécialiste de la distribution chez GlobalData. "Mais ils n'aiment pas qu'un syndicat interfère."

Le mouvement avait commencé au début de la pandémie, quand quelques salariés de l'entrepôt avaient organisé une petite manifestation pour réclamer plus de protections sanitaires face au Covid-19. Christian Smalls a peu après été licencié.

Ils ont ensuite décidé de tenter eux-mêmes leur chance après le rejet, au printemps 2021, d'un syndicat expérimenté dans un entrepôt d'Amazon à Bessemer, dans l'Alabama. Un second vote y a eu lieu récemment et jeudi soir, le "non" y menait avec 993 bulletins, contre 875 "oui". Mais il restait 416 bulletins dits "disputés", qui décideront du résultat.

ALU est déjà mobilisé pour sa prochaine bataille: le centre de tri LDJ5, de l'autre côté de la rue de l'entrepôt JFK8. Un vote y aura lieu à la fin du mois.

"Je suis sûr qu'on va aussi gagner là-bas", a affirmé Christian Smalls, qui a passé les onze derniers mois à l'arrêt de bus desservant les deux bâtiments à discuter avec les salariés.

Sur le déclin depuis plusieurs décennies, les syndicats ont décroché ces derniers mois plusieurs victoires symboliques aux Etats-Unis, à commencer par le soutien explicite de Joe Biden.

La création du premier syndicat dans un café Starbucks directement géré par la chaîne aux Etats-Unis en décembre a suscité l'enthousiasme tandis que des salariés, souvent jeunes et éduqués, se mobilisent dans des ONG, des universités, des musées, des médias.

Mais Amazon, "c'est une autre ampleur", remarque Ruth Milkman, sociologue du travail à l'université CUNY en se disant "abasourdie" et "impressionnée" par ce qu'ALU a réussi à faire en dépit de ses moyens limités.

"Je ne sais pas si cela va provoquer une vague, mais cela va sûrement inspirer d'autres personnes qui voient que, malgré tous les obstacles, c'est possible."

Publié par FSC

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Airbus Defense and Space : 350 salariés en grève pour leurs salaires

Ce mardi, 350 salariés de l'entreprise Airbus Defence and Space ont défilé pendant près de deux heures sous les fenêtres de la direction à Toulouse pour revendiquer une augmentation de salaire à la hauteur de l'inflation. Une journée importante avant la réunion de négociation décisive de ce vendredi.

Face à l'inflation en lutte pour les salaires

Troisième semaine de mobilisation chez Airbus Defence and Space avec un rassemblement inédit des salariés des différents sites de l’entreprise dans un même lieu pour faire une démonstration de force. Ils étaient 350 réunis sous l’édifice vitré qui abrite les bureaux de la direction ce mardi 29 mars. Pendants près de deux heures, les salariés ont, à l’appel de l’intersyndical CGT-CFDT-UNSA, manifesté tout autour du site de Palays, dans la périphérie de Toulouse, pour revendiquer des augmentation de salaire à la hauteur des chiffres de l’inflation en cours.

Pour rappel, la direction de Airbus Defence and Space cherche à éviter à tout prix la mobilisation des salariés de l’entreprise en proposant un plan sur deux ans sensé servir de pare-feux en cas d’aggravation de la situation économique. Pour cette raison, 2 % d’augmentation générale des salaires est proposé pour la période 2022-2023, et ce, alors même que la Banque de France annonce 5,1 % d’inflation pour 2022. À cela, devrait s’ajouter une nouvelle augmentation générale de 1,3 % pour l’année suivante. Ces augmentations générales devraient être agrémenter d’augmentations individuelles, donc différenciées en fonction des salariés. Cette proposition, qui devrait agir « à la tête » du travailleur, n’aura pour effet que renforcer la concurrence entre salariés (1.9 % pour la première année proposé par la direction) pour l’obtention de ces augmentations.

En somme, ces augmentations, bien en deçà de l’inflation, vont se répercuter en baisse de salaire réel pour les employés du groupe. Comme nous l’écrivions la semaine dernière : « La crise économique liée à la pandémie, accentuée par la guerre en Ukraine, laisse présager une inflation bien plus importante que les pronostics hasardeux de la direction. De plus, les salariés ont déjà perdu beaucoup sur l’année 2021. La direction « prévoyait » une inflation en dessous de 1 %, contre finalement une inflation de 2,8 % qui n’a jamais été compensée. »
Contre ces mesures qui ne sont que des traductions du mépris de la direction pour les salariés, l’intersyndical fait front en revendiquant une réelle augmentation des salaires qui soit indexé sur l’inflation. La CGT Defence and Space revendique la mise en place d’un plan d’augmentation sur 2022 de 7,1 %. Une proposition réaliste face à l’augmentation vertigineuse des profits du géant Airbus qui a battu un record en 2021 avec 4,2 milliards d’euros de bénéfices. Pour les grévistes d’Airbus Defense and Space, la journée de vendredi sera déterminante pour les suites de la lutte. C’est ce jour-là que l’accord devrait être négocié et signé par les syndicats en accord avec les propositions de la direction (CFE-CGC), avec l’intersyndicale CGT-CFDT-UNSA qui a refusé jusqu’ici de signer l’accord.

Des luttes inédites pour les salaires qui posent la question de l’unité

Airbus Defence and Space n’est pas le seul donneur d’ordre en grève dans le secteur. À quelques kilomètres, des sites Airbus les salariés de Thalès connaissent une grève tous les jeudis depuis deux mois. Cette situation inédite ou deux des grand donneur d’ordre francais connaissent des grèves, se couple aux mobilisations dans différentes entreprises comme sur le site Amazon de Brétigny-sur-Orges ou encore la RATP avec 80 % de grévistes sur l’ensemble des dépôts de bus le 25 mars. Ces luttes sectorielles émergent suite à des NAO spécifique à chaque à chaque entreprise. Les salariés se mobilisent donc sur la base d’un calendrier spécifique à leur entreprise, ce qui engendre un phénomène de désynchronisation des luttes pour les salaires alors même que la colère est partagée dans de nombreux secteurs du travail.

Le problème des salaires se pose à un niveau national, la hausse de l’inflation qui n’a pas prévu de s’arrêter dans les prochains mois va engendrer des pertes de salaire pour des millions de travailleurs. En conséquence, une hausse générale des salaires et l’indexation sur l’inflation deviennent une nécessité. Seulement, pour l’obtenir, il faut le rapport de force à la hauteur ce qui pose directement la question de l’unité des luttes actuelles avec l’obstacle de mobilisations sectorielles désynchronisées.

La dernière date interprofessionnelle nationale du 17 mars sur les salaires a été très peu suivie dans la continuité des deux précédentes et n’as pas permis de dépasser la désynchronisation des luttes en cours. La perspective de journées isolées et espacées de plusieurs mois montre son incapacité à mobiliser largement alors même que la colère sur les salaires est bien présente. Face à cela, seul un plan d’ensemble initié et préparé depuis les mobilisations actuelles peut donner une perspective qui convainc massivement les travailleurs de faire grève. Pour construire une grève à la hauteur, il faut partir des luttes existantes pour les lier entre elles et les visibiliser aux yeux de la population. Sur cette base, il devient possible de préparer une grève nationale en développant en amont des caisses de grève et la coordination entre les différents secteurs du travail. C’est une condition nécessaire pour dialoguer et entraîner sur une même mobilisation des millions de salariés qui veulent des augmentations de salaires, mais qui n’ont pas encore lutté.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Le Smic va augmenter automatiquement le 1er mai entre 2,4% et 2,6% du fait de la forte inflation enregistrée ces quatre derniers mois, indique le ministère du Travail à l'AFP ce jeudi.

Inflation : le Smic va augmenter automatiquement le 1er mai, entre 2,4 et 2,6%
Le Smic va augmenter automatiquement le 1er mai entre 2,4% et 2,6% du fait de la forte inflation enregistrée ces quatre derniers mois (illustration). © AFP - PHILIPPE HUGUEN

Le Smic va augmenter automatiquement le 1er mai entre 2,4% et 2,6% du fait de la forte inflation enregistrée ces quatre derniers mois, selon une estimation du ministère du Travail, contacté jeudi par l'AFP. La hausse exacte sera connue le 15 avril quand l'Insee publiera son estimation définitive de la hausse des prix en mars. Le Code du travail prévoit que "lorsque l'indice national des prix à la consommation atteint un niveau correspondant à une hausse d'au moins 2% par rapport à l'indice constaté" lors de l'établissement du Smic "immédiatement antérieur", le salaire minimum est relevé "dans la même proportion" le mois suivant.

Hausse du SMIC entre +2,4 et +2,6% le 1er mai
Hausse du SMIC entre +2,4 et +2,6% le 1er mai © Visactu

Une augmentation de 30 à 35 euros

Actuellement de 1.603 euros brut par mois, le Smic devrait être porté entre 1.641 et 1.647 euros brut au 1er mai, c'est à dire 1.269 euros à 1.299-1.304 euros net, soit une augmentation de 30 à 35 euros. Le Smic horaire brut passerait lui de 10,57 à 10,82-10,85 euros.  

La hausse du Smic est calculée à partir de la hausse des prix pour les 20% des ménages les plus modestes, chez qui la hausse de l'énergie se fait encore davantage ressentir. En janvier, le Smic avait augmenté de 0,9% après une hausse exceptionnelle de 2,2% en octobre, déjà due à l'inflation.

En mars 2022, les prix à la consommation augmentent de 4,5 % sur un an (Insee)
En mars 2022, les prix à la consommation augmentent de 4,5 % sur un an (Insee) © Visactu

Publié par France bleu.fr

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La démocratie ... Marche !

Preuve qu'ils ont la trouille de l'affaire McKinsey!

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Ledit "secret des affaires" arrange bien le capital toujours libre et non faussé.

capture d'écran prise sur Reporterre

Pas moins de deux ministres pour expliquer dans un conférence de presse que le "secret des affaires" c'est la loi, un point c'est tout. De ce fait, Orpea, McKenzey ou tutti quanti, circulez, il n'y a plus rien à voir!

 

Le président candidat à sa réélection avait commis deux ministres devant la presse: Amélie de Lombard de Montchalin, passée comme une fleur du parti de Valérie Pécresse à Emmanuel Macron, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques(sic); Olivier Dussopt, élu député socialiste en juin 2017 et devenu en novembre de la même année ministre chargé des Comptes publics(sic).

Presque en catimini comme il se doit, en pleines vacances estivales, la loi du secret des affaires est adoptée le 30  juillet 2108. Elle découle de la directive européenne de Bruxelles édictée le 8 juin 2016. Normal, quand on a été brillantissime banquier d'affaires, puis ministre de l'Economie sous Hollande président socialiste, de faire adopter, un an après son élection à l'Elysée, une loi favorisant les marchés. Non?

Je ne trahis pas un secret en proclamant que cette loi arrange les financiers, tous les financiers, de droite, de leurs extrêmes et aussi de la gauche caviar.

Tiens, un exemple, MLP, alors eurodéputée à Bruxelles, votait pour le « secret des affaires » et se plaçait du coté des multinationales, l'évasion fiscale, tout en renforçant les sanctions contre les lanceurs d'alerte. Et la fille de son père qui se dit aujourd'hui pour la justice sociale?

Dimanche 10 avril, ne votez pas pour les Marchés dont font partie aussi Z ou MLP. Ne votez pas pour le parti de François Hollande président. Ne votez pas pour l'écolo bobo. Ne votez pas zutile ou zefficace.

Votez avec vos tripes, indifférents au sondages rémunérés par le capital. Votez en conscience de classe! Toujours du même côté de la barricade contre l'exploitation capitaliste.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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