SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Fichage illégal à la RATP

Fichage illégal à la RATP, 400 000€ d’amende infligés par la CNIL.
Une première victoire que seule la CGT a mené dans l'entreprise en déposant une plainte + une 2nd au pénal, reste plus qu'à faire réparer les préjudices qu'ont subis les salarié-es discriminé-es.

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"L’entreprise fait des milliards !" 2500 salariés d’Amazon en grève pour les salaires en Allemagne

Commencé ce lundi dans trois sites, le mouvement s’est étendu ce mardi. Au total, 2.500 salariés du groupe en Allemagne se sont mis en grève pour exiger une augmentation de leurs salaires, que l’entreprise de Jeff Bezos a l’audace de qualifier d’"excellents" alors que les travailleurs y gagnent à peine plus que le salaire minimum.

Nos vies pas leur profits !

L’entrepôt d’Amazon en grève à Leipzig, le 1er novembre 2021. Crédits photo : Jens Schlueter / AFP

Ce mardi, en Allemagne, suite à l’appel du syndicat Ver.di, 2.500 salariés d’Amazon sur sept sites différents se sont mis en grève afin d’exiger une augmentation immédiate des salaires, à hauteur de 3 % cette année, et 1,7 % l’an prochain. Une augmentation prévue dans le cadre de la convention collective de la distribution s’appliquant aux autres entreprises du même secteur : « Il est inacceptable qu’une multinationale qui engrange des milliards d’euros refuse d’accorder à ses travailleurs les augmentations salariales », déclarait Orhan Akman, secrétaire général du syndicat Ver.di, rapporte le journal allemand Tagesschau. Et pour cause, selon le dirigeant syndical, le géant américain refuse depuis plus de huit ans toute adhésion à cette convention, prétextant dépendre du secteur de la logistique, comme l’explique Le Figaro.

Pourtant, comble de l’hypocrisie, un porte-parole de la multinationale américaine s’est permis de déclarer, en réaction aux déclarations du syndicat, que cette dernière offrait un « excellent salaire, d’excellents avantages sociaux et d’excellentes opportunités de carrières », se vantant de payer ses salariés 12 euros bruts de l’heure, c’est-à-dire à peine plus que le salaire minimum allemand, qui est à 9,60 euros de l’heure. Une déclaration bien méprisante dans la bouche d’une entreprise qui engrange des milliards chaque année (8,1 milliards en 2020) en exploitant des millions de travailleurs à travers le monde dans des conditions particulièrement terribles comme le dévoilait un rapport en juin dernier. De plus, comme l’explique le syndicat Ver.di, les augmentations dont ont bénéficié les salariés ces dernières années ne sont que le fruit d’une succession de combats menés contre l’entreprise. Par ailleurs, cette dernière paye toujours moins que les entreprises couvertes par les conventions collectives auxquelles Amazon refuse d’adhérer depuis plus de huit ans.

Pour l’instant, les porte-parole des syndicats évoquent une grève ponctuelle, allant de 24 heures à 3 jours. Le combat que mènent aujourd’hui les salariés contre le géant Amazon révèle une forte détermination de la part des travailleurs allemands. Cependant, cette détermination mérite un plan de bataille à la hauteur, pour espérer vaincre l’entreprise américaine, notamment via une alliance avec les quelques 50.000 ouvriers de Stellantis qui ont également manifesté cette semaine contre leur direction qui a annoncé la suppression de milliers de postes.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
La répression en marche : le gouvernement commande 90 nouveaux blindés pour 56 millions d’euros

Le ministère de l’Intérieur a annoncé la commande de véhicules blindés pour un montant s’élevant à 56 millions d’euros. Un investissement massif, qui marque le souci du gouvernement de préparer les mouvements sociaux à venir, en renouvelant son arsenal répressif.

Police partout, justice nulle part

Un nouveau véhicule blindé acheté par la gendarmerie nationale à Soframe

Dans un communiqué de presse, le ministère de l’Intérieur a confirmé l’achat de 90 Véhicules blindés à roues de la gendarmerie ( VBRG ) auprès de l’entreprise Soframe, pour une commande s’élevant à 56 millions d’euros.

Une somme exorbitante, qui fait suite à un appel d’offres lancé à l’hiver dernier. En pleine pandémie, le gouvernement se préparait déjà à réprimer les mouvements sociaux, tandis qu’il laissait les hôpitaux sans moyens, comme nous l’écrivions à l’époque.

Cette commande s’inscrit en effet dans une perspective de plus long terme, et obéit notamment au Nouveau Schéma du maintien de l’ordre, voulu par Darmanin et Castaner avant lui. Derrière cette mesure, se cache en réalité un investissement massif dans la répression et les violences contre les manifestant.e.s des mouvements sociaux à venir, qui passe par un recours accru aux armes de guerre. En effet, l’achat massif de véhicules blindés est un véritable symbole de répression, dans un contexte de criminalisation des manifestations et des militant.e.s.

Un pas de plus dans l’armement du maintien de l’ordre : le gouvernement se prépare à de nouveaux affrontements

D’une certaine manière, l’achat de ces nouveaux blindés symbolise la nouvelle manière de criminaliser les manifestants.

Comme l’explique le média Nantes Révoltée , le modèle de véhicule blindé que l’Etat utilisait auparavant a « été acheté après mai 68, dans les années 70. Déployés dans les territoires d’Outre Mer sur les populations colonisées, ils n’ont quasiment jamais été utilisés en Métropole, sauf à de très rares occasions. Ils ont refait leur apparition tout récemment sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ou contre les Gilets Jaunes »

L’utilisation récente de ces engins de guerre est dès lors un signe du tournant autoritaire opéré ces dernières années, notamment dans le sillage de la répression du mouvement des Gilets Jaunes. Par cet achat de 90 véhicules blindés neuf, le gouvernement cherche à adapter son matériel aux nouvelles pratiques qu’il met en vigueur, impliquant plus d’actions au contact direct des manifestants. Cette acquisition s’inscrit en effet dans la continuité des commandes de munitions, armes, ou véhicules au cours des derniers mois, mais aussi d’une série de dispositions législatives afin de préparer la répression sur le terrain judiciaire, à travers la loi sécurité globale notamment.

En outre, si le gouvernement a pu débourser 56 millions d’euros pour des blindés, c’est aussi un signe qu’il sait que la vague de luttes sociales, dont le mouvement des Gilets Jaunes a été l’expression la plus marquée, n’est pas terminée, et qu’il se prépare à de nouveaux affrontements.



 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
A cet article repris de “rouge-cerise” j’ai envie d’ajouter puisque s’ouvre le sommet de Glasgow sur le climat, la folie de cette destruction du service public, cette mise en concurrence avec privatisation dont on ne voit que trop avec l’énergie où cela mène. Alors que le rail devrait permettre un fret et un maillage du territoire qui permet de contrôler la pollution et le coût des déplacements pour l’usager. Lutter avec les cheminots contre cette folie, celle de l’UE et de Macron. (note de DB pour histoire et société)

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Casse de l’hôpital et urgences pédiatriques : des enfants non pris en charge faute de soignants

L'épidémie de bronchiolite, particulièrement aiguë cette année, met sous pression les urgences pédiatriques d'un hôpital public déjà exsangue de la crise du Covid. Le Collectif Inter Hôpitaux dénonce les tri de patients auxquels sont contraints les soignants après des années de destruction de l'hôpital public.

Casse de l'hôpital public

Crédits photo : AFP

Ce 28 octobre, le Collectif Inter Hôpitaux alertait lors d’une conférence de presse sur la situation critique des urgences pédiatriques, confrontées à une épidémie particulièrement virulente de bronchiolite cette année, et dénonçait au-delà la « grande difficulté » de l’ensemble des services de pédiatrie des hôpitaux, « des urgences aux services les plus spécialisés ».

L’épidémie de bronchiolite met sous tension les urgences pédiatriques

« La première épidémie hivernale (la bronchiolite) dépasse dès à présent nos capacités de prise en charge. Pourtant nous ne sommes qu’au début de l’épidémie et le nombre de cas est encore loin en-deçà des pics des années précédentes », relatait la Dr. Véronique Hentgen, Pédiatre dans le service de pédiatrie générale du CH de Versailles. Le pic de bronchiolite est en effet estimé pour la fin-novembre, début décembre, confirme le professeur Romain Basmaci, secrétaire général de la Société Française de Pédiatrie, auprès du Huffingtonpost. Il s’agit d’une hausse de 20 à 30% de fréquentation des urgences par rapport aux hivers précédant le Covid que le professeur attribue en partie à la faible immunité des enfants, moins infectés par la bronchiolite durant l’épidémie de Covid 19, du fait des gestes barrières.

Cette hausse de fréquentation met sous pression des urgences et des services pédiatriques déjà sous tension. Le Collectif Inter Hôpitaux dénonce en ce sens un hôpital « dépassé », contraint à trier les patients :

« Aux urgences, nous trions les malades en fonction de leur gravité et nous sommes obligés de revoir nos exigences de surveillance à la baisse. Mais ce n’est pas la seule situation de tri dans notre service. Lorsque nous demandons à notre collègue ORL de différer une chirurgie pour une infection ganglionnaire, c’est du tri. Lorsque notre collègue neuropédiatre ne peut pas hospitaliser un enfant en proie à des crises d’épilepsie à répétition pour un électroencéphalogramme des 24 heures ‒ examen pourtant nécessaire pour adapter le traitement ‒, c’est à nouveau du tri. Lorsque nous disons à des parents que, malgré la déscolarisation complète de leur enfant depuis le mois de septembre en raison de douleurs articulaires, nous ne pouvons pas l’hospitaliser pour poser un diagnostic, c’est encore du tri. Lorsque notre collègue diabétologue ne peut plus poser de pompes à insuline car il n’y a plus de place d’hospitalisation, c’est toujours du tri. Toutes ces situations de tri ont des conséquences pour nos patients à court, moyen et long terme. Nous le savons, mais nous sommes impuissants. »

Une dénonciation démentie par le gouvernement, en la personne de Brigitte Bourguignon, la ministre déléguée à l’Autonomie devant le Sénat qui a assuré qu’il « n’y a pas de tri, notamment dans les urgences », sans réagir aux exemples concrets donnés par les praticiens. Pour autant, Olivier Véran a évoqué « la possibilité, si besoin, de déclencher des plans blancs et de faire preuve de solidarité territoriale pour pouvoir libérer des places dans les services de pédiatrie générale ou d’urgences pédiatriques ».

Une situation de crise causée par la casse de l’hôpital public

Cette situation critique est la conséquence du manque de personnels et de l’insuffisance des moyens alloués à l’hôpital public qui ont conduit à des fermetures de lits successives. Début octobre, le rapport du conseil scientifique attestait ainsi de la fermeture de 20% des lits d’hôpitaux du fait du manque de soignants. De même, ce sont 27 000 lits qui ont été depuis 2013 dont 5800 en 2020, en plein milieu de la crise du Covid.

« A l’instar de la grave crise que traverse l’hôpital public, les services de pédiatrie font face à la fermeture de lits ou à l’impossibilité d’ouvrir leurs lits saisonniers par manque de puéricultrices et d’infirmières, d’auxiliaires puéricultrice et de pédiatres », rapporte ainsi le Collectif Inter Hôpitaux. A titre d’exemple 10 des 24 lits du service d’hépatologie pédiatrique du Centre Hospitalier Universitaire Bicêtre (APHP) ont été fermés faute de personnel, tout comme 4 des 32 lits du Centre Hospitalier de Versailles, ou encore jusque 23 lits de l’hôpital Necker.

Si le gouvernement s’est livré de manière scandaleuse à une culpabilisation des soignants, c’est bien la casse de l’hôpital public à laquelle il a plus que contribuer qui explique cette situation. Le manque de personnels en effet est surtout lié à un épuisement des soignants chez qui se multiplient les burn-out et le ras-le-bol face à des conditions de travail catastrophiques, encore aggravées par le manque de personnels, et des salaires très bas. Cette pénurie est particulièrement marquée dans les métiers les plus précaires de l’hôpital, comme les infirmiers.

« Nous rentrons dans les urgences avec la boule au ventre car nous ne savons pas si nous sommes en nombre suffisant. Nous regardons les plannings pour savoir s’il y a du renfort et parfois non. […] Le stress et l’angoisse montent car nous voulons prendre en charge aux mieux nos jeunes patients. », témoignaient Laurent Rubinstein et Yann Simon, infirmiers.

Les conséquences désastreuses de la casse de l’hôpital public, particulièrement mises à nu avec la crise du Covid, continuent ainsi de s’alourdir. Les vagues de colère à l’hôpital ces dernières années se sont succédées à mesure de la dégradation des conditions de travail, et reprennent de la force depuis un mois. En lien avec la lutte des soignants, il est nécessaire d’exiger un plan d’investissement massif dans la santé, qui passe par des recrutements et une revalorisation salariale, mais aussi un contrôle par les soignants sur le terrain.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

En faisant des approximations sans trop prendre de risque, on peut dire que quand le patron verse 2284€ de salaire, il génère 6800€ de CA et 2200€ de marge.

LAURENT BRUN
Certains camarades partagent un texte de patron qui se plaint que le salaire qu’il « donne » à son salarié soit bouffé par l’Etat. Au delà des chiffres bidons, l’argumentaire vise à attaquer le « poids des charges », comme si c’était la raison de la faiblesse des salaires.
Il me paraît donc nécessaire de replacer quelques éléments et des chiffres réels.
Prenons l’exemple d’un salarié qui gagne 1500€ nets par mois, soit 18000€ par an.
1) pour un salaire de 1500€ net, il y aura 423€ de cotisations sociales dites « salariales », ce qui donne un brut de 1923€, et 361€ de cotisations dites « patronales » soit un salaire total de 2284€. Sources : calculateur urssaf.
Arrêtons nous déjà 5 minutes là dessus :
Au total, les cotisations représentent 784€ soit 34% du salaire total.
Déjà elles devraient représenter plus, mais le patronat bénéficie de 331€ d’exonérations. Le salaire total devrait etre 2615€, dont 1115€ de cotisations.
Ensuite ces cotisations ne sont pas un impot, elles ne sont pas prélevées par l’Etat mais par l’URSSAF.
Elles constituent un salaire socialisé car elles financent des prestations dont nous bénéficions à différents moments de notre vie pour nous protéger : sur les 1115€ théoriques, 530€ sont consacrés aux retraites, 160€ à la maladie, 80€ au chômage, 70€ à la famille et au logement, 43€ aux accidents de travail et maladie pro, 23€ à la formation… et 185€ de csg/crds.
Donc les exonérations amputent les budgets dans ces différents domaines. Or lorsqu’il y a des pensions plus faibles on se retrouve à devoir prendre une assurance, lorsque les médicaments sont moins remboursés on les achète plus cher, lorsqu’il y a moins d’aide aux logement nos loyers pèsent plus lourd, etc… autrement dit, à chaque fois que le salaire socialisé diminue, cela génère des dépenses supplémentaires pour les salariés qui doivent être assumées par le salaire direct.
Les exonérations de cotisations sociales sont donc bien une baisse de salaire.
2) Sur les 1500€ de salaire net, les impôts et taxes vont représenter : 33€ pour l’impôt sur le revenu ; et environ 113€ de TVA (selon ce qu’on consomme, le taux de tva est de 2,1 ; 5,5 ; 10 ou 20%… pour un célibataire dans cette tranche de revenu une étude de la EDHEC bussiness school évalue le taux moyen de TVA à 8%). L’Etat préleve aussi d’autres taxes (essence, cigarette, etc…).
On peut donc considérer que 10% des 1500€ de revenu net va financer l’Etat, donc l’école et la recherche publique, la justice, la police, l’armée, les institutions culturelles et sportives, certaines infrastructures publiques, la diplomatie, l’administration publique, une partie des ressources des collectivités locales, les cadeaux fiscaux aux entreprises, etc… il y a évidemment des dépenses à revoir dans le budget de l’Etat, mais considérer que les 10% versés sont du vol et ne serviraient à rien est malhonnête. D’ailleurs les patrons en bénéficient largement puisque la productivité du travail (les français sont parmi les salariés les plus productifs du monde) est liée à une haute qualification du personnel, de bons réseaux de transport, un système administratif efficace, etc…
3) Enfin, le patron ne « donne » pas 2284€ à son salarié par mois. Il le « paye » pour un travail dont le produit est vendu et rapporte un chiffre d’affaire (CA).
Par exemple, en 2014, l’INSEE avait calculé le CA par salarié des entreprises du CAC40. Cela allait de 77 000€/salariés par an à CapGemini jusqu’à 1918000€ pour Total, en passant par 411000€ pour Airbus, 304000€ pour Air Liquide, 247000€ pour Orange ou encore 237000€ pour Lafarge. Cela montre la quantité de richesses qu’un salarié génère par son travail.
Dans une entreprise moyenne on peut considérer que le chiffre d’affaire est découpé en 3 : les achats et les salaires (nécessaires à la production) et la marge. Le taux de marge moyen en France est de 32,7%. Donc en faisant des approximations sans trop prendre de risque, on peut dire que quand le patron verse 2284€ de salaire, il génère 6800€ de CA et 2200€ de marge.
Cette marge est repartie ensuite entre investissement, remboursement des banques, impôts sur les résultats et rémunération aux propriétaires (par exemple dividende aux actionnaires dans le cas d’une société par actions).
Lorsque le patron rémunère le salarié 2284€, il est probable que le « coût du capital » représente 1000 à 1500€.
4) Les petites entreprises sont souvent montrées en exemple par la bourgeoisie pour expliquer que les marges sont faibles et donc que le coup du travail est trop important.
Mais c’est le résultat d’un système dans lequel ces entreprises sous-traitent pour des plus grosses. Par ce système de sous traitance, les grands groupes cantonnent la majorité des coûts de production dans les petites entreprises, font pression sur les prix de ces productions, mais vendent le produit final au prix maximal et peuvent ainsi s’accaparer la plus grande partie de la plus value.
Au nom de la faiblesse des marges, les entreprises obtiennent des exonérations de cotisations sociales.
Et pour échapper à l’impôt sur les plus values qu’ils captent, les grands groupes utilisent les paradis fiscaux.
Conclusion :
1) Non le salaire directement « dépensable » par le salarié n’est pas de 39€ lorsque le patron verse 150€. Il est plutôt de 88,5€. En plus, ce calcul n’a pas beaucoup de sens parce que le salarié récupère peut être des allocations familiales ou autres prestations sociales qui vont augmenter sa capacité de dépenses…
2) Dans l’écrasante majorité des cas, ces prélèvements sociaux ou fiscaux servent le salarié. Donc les supprimer ne représenterait pas une économie pour le salarié, qui y perdrait en plus le caractère solidaire (de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins… les gros salaires payent plus, il n’ont pour autant pas besoin de plus de médicaments pour soigner une grippe… d’où un système juste et efficace).
3) Le salaire est payé parce qu’il génère un chiffre d’affaire bien plus important. Pour qu’il « reste plus » aux salariés pour sa consommation directe, il suffit d’augmenter les salaires. Cela augmenterait aussi les cotisations sociales.
Pour une hausse de 10% des 1500€ de salaire net, il faut accroître le salaire total de 228€. Au regard du chiffre d’affaire et du coût du capital, cela paraît tout à fait possible.

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CGT / SMICT CGT du CHU de Lille

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

 

Le syndicat CGT appelle les salariés de l'usine Bosch Rodez à la mobilisation ce vendredi 29 octobre dans le cadre de la venue de Jean Castex, à Figeac, où le Premier ministre doit visiter l'usine aéronautique Ratier-Figeac. 
 

Le Premier ministre est présent ce vendredi, dans le Lot, où il doit visiter à Figeac l’usine Ratier-Figeac dans l’après-midi. 

A cette occasion, le syndicat CGT de l'usine Bosch Rodez pose la question dans un communiqué publié aujourd'hui " Comment le gouvernement peut-il se déplacer et ignorer la situation de notre usine et de l’industrie dans notre département ? " et souligne que " le gouvernement n’a respecté aucun de ses engagements et laisse Bosch mener une politique de délocalisation visant à se désengager de notre usine".

Aussi, il appelle dans ce communiqué, " l'ensemble des salariés à un arrêt de travail ce vendredi 29 octobre à partir de 13 heures et à se joindre au rassemblement qui aura lieu devant l'usine de Ratier-Figeac à 14 h 30 ".

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
L’employeur tire de son pouvoir de direction la possibilité de contrôler l’activité des salariés. Ce contrôle n’est toutefois pas sans limite, l’employeur ne pouvant apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché (art. L.1121-1 CT).

Dans cette affaire, un cuisinier a été licencié pour faute grave après que l’employeur a constaté des manquements aux règles sanitaires via un système de vidéosurveillance. Le salarié, qui exerçait seul son activité en cuisine, était soumis à la surveillance constante d’une caméra que l’employeur avait installée afin d'éviter la reproduction de manquements commis par ce salarié. Conformément à l’article L1222-4 du Code du travail, l’employeur avait informé préalablement le salarié de l’installation de la vidéosurveillance. 

Toutefois, les juges ont considéré qu’un tel système de vidéosurveillance, en ce qu’il permet un contrôle permanent de l’activité du salarié, était attentatoire à la vie privée du salarié et disproportionné au but allégué de sécurité des personnes et des biens. Les enregistrements sont en conséquence inopposables au salarié dont le licenciement est jugé sans cause réelle et sérieuse, l’employeur n’ayant pas obtenu les preuves fondant le licenciement de manière loyale.

Cette position constante de la Cour de cassation est particulièrement utile à rappeler face à l’extension du télétravail et de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication qui fait ressurgir les problématiques de contrôle de l’activité des salariés et du temps de travail. 
Emmanuel Gayat, avocat associé spécialiste en droit du travail, abordera ce sujet lors de notre JDSpresso du 3 novembre prochain au salon Eluceo (pour plus d’information, cliquez
ici). 

 

Publié par JDS

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Var. Le blocage d’un dépôt pétrolier contre la hausse du carburant expulsé par la gendarmerie

Ce matin, des Gilets jaunes et des manifestants contre le pass sanitaire ont bloqué le dépôt pétrolier de Puget-sur-Argens dans le Var, afin de protester contre l'autoritarisme sanitaire et l'augmentation des prix du carburant et de l'énergie. Vers 11h30, ils ont été délogés par la gendarmerie.

Gilets Jaunes et anti-pass

Crédit photo : Maxime Meuneveaux / France Télévisions

Ce matin, plusieurs dizaines de Gilets jaunes et de manifestants contre le pass sanitaire ont bloqué le dépôt pétrolier de Puget-sur-Argens dans le Var, afin de protester contre l’autoritarisme sanitaire et l’augmentation des prix du carburant et de l’énergie.

Dans une vidéo postée sur Twitter, on les entend chanter l’hymne des Gilets Jaunes « on est là, pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur, même si Macron le veut pas nous on est là » ainsi que « anticapitalistes ! ». Selon une manifestante interviewée par Var Matin, « la hausse du prix de l’essence, la prime de 100 euros, voilà le déclencheur. On le ressent comme du mépris. C’est une miette de pain que l’on nous jette ».

Selon France3 Régions, « trois camions-citernes [ont été] bloqués par des barricades à l’extérieur du dépôt » ainsi qu’« une trentaine de camions, à l’intérieur du dépôt, [qui] n’ont pas pu quitter les lieux pour effectuer leur tournée de livraisons ». France3 indique également que « les salariés du dépôt pétrolier ne sont pas à l’origine de ce blocage ».

Vers 11h30, ils ont été délogés par la gendarmerie. Face à la colère légitime de la population contre la gestion autoritaire de la crise sanitaire et l’augmentation des prix qui met en grande difficulté les classes populaires, la seule réponse de Macron a consisté à donner un chèque de 100€ et à réprimer toute lutte qui dénoncerait la politique du gouvernement.

Alors même que toutes les factures augmentent, les patrons de l’énergie réalisent des bénéfices record. Les miettes du gouvernement ne suffisent pas, c’est un blocage des prix de l’énergie et une indexation des salaires sur les prix qu’il faut revendiquer pour empêcher le patronat et l’État de nous faire payer les hausses des tarifs de l’énergie !
C’est directement dans les poches des patrons qui se gavent sur le dos des travailleurs que l’on doit arracher ces revendications. Il nous faut un plan de bataille pour coordonner les nombreuses mobilisations qui émergent sur ces questions et pour lier la lutte des Gilets jaunes et des anti-pass sanitaire à une lutte des travailleurs des secteurs concernés !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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