SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
L'usine Knorr de Duppigheim ferme, 261 salariés menacés

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
PV désaccord NAO Unilever Le meux

Nous venons de recevoir le PV de désaccord NAO 2021.

Rappelons que de nombreux grévistes n'attendaient plus rien pour cette année de la part de la direction sur les mesures NAO. Les propositions d'Unilever ne répondaient en rien à tous les efforts des salariés. (COVID, nouvelle organisation MUDA...)

 

Dans ce document, nous apprenons les mesures unilatérales de la direction :

 

Face au désaccord constaté, la Direction, a néanmoins souhaité faire bénéficier l’ensemble des salariés de la société UF HPC de la proposition suivante :

 

Augmentation générale de 0,5% au 1er avril 2021 sur les salaires de base individuels mensuels bruts pour l’ensemble des ouvriers, employés, techniciens, agents de maîtrise et cadres jusqu’au coefficient 360. Cette augmentation générale ne sera pas appliquée sur la grille des salaires ni sur les diverses primes et accessoires sauf accord prévoyant leur revalorisation.

 

Augmentation de 20€ de la prime vacance, portant le montant de cette prime à 1230€ bruts

 

Mise en place d’un supplément d’intéressement, formalisée dans le cadre d’une décision unilatérale de l’employeur,qui après répartition devrait s’élever approximativement à 200 euros par salarié

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Dans le « monde d’après » on continue à SUPPRIMER DU PERSONNEL à L’HÔPITAL !
Dans le « monde d’après » on continue à SUPPRIMER DU PERSONNEL à L’HÔPITAL !

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
VIDEO. Konstantin travailleur réprimé par Biocoop appelle à un rassemblement de soutien le 30 mars

Mardi 30 mars, trois grévistes réprimés de Biocoop- Le retour à la Terre- attaquent leur direction devant la justice pour contester leur licenciement et appellent à un rassemblement de soutien, à 8h30 devant le Conseil des Prudhommes. Pour l'occasion nous relayons une interview de Konstantin, figure du mouvement et licencié.

Répression Patronale

"Qu’on travaille à la Biocoop, à la Poste ou à la RATP ce sont toujours les mêmes méthodes patronales, la même répression qui s’abat sur les syndicalistes combatifs qui défendent les droits de leurs collègue." Ex-salarié de Biocoop, Konstantin a été licencié après une grève inédite. Le 30 mars, lui et deux de ses collègues attaquent la direction aux Prud’hommes pour contester leur licenciement. Rdv mardi 30 mars à 8h30 au Conseil des Prud’hommes de Paris (Métro Louis Blanc) pour les soutenir !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
TU ES SALARIÉ·E DANS UNE ENTREPRISE DE MOINS DE 11 SALARIÉS ?

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Chronodrive. Grève historique et 200 soutiens présents pour exiger la réintégration de Rozenn

Face au licenciement de Rozenn, après une importante lutte menée contre les violences sexistes et sexuelles dans l’entreprise, les salariés de Chronodrive de Toulouse se sont mis en grève pour la première fois de l’histoire de l’entreprise. 200 personnes se sont rassemblées devant le magasin de Basso Cambo pour soutenir ce combat !

Soutien à Rozenn !!

Ce samedi, autour de 200 personnes se sont rassemblées devant le Chronodrive de Basso Cambo pour exiger la réintégration de Rozenn. Un important arc était représenté, allant de sections syndicales de l’éducation, de l’aéronautique, du commerce, des organisations féministes et des organisations politiques dont le NPA, l’UCL, Archipel Citoyen et la France Insoumise avec Manuel Bompard, député européen. De nombreux étudiants, qui vivent les mêmes conditions de travail que les salariés de Chronodrive dans des emplois précaires, se sont aussi mobilisés !

Face à l’offensive scandaleuse de Chronodrive, qui consiste à licencier Rozenn au prétexte d’un tweet sur le gaspillage alimentaire mais surtout comme suite de son engagement contre les violences sexistes et sexuelles dans l’entreprise, ce rassemblement a exprimé une forte combativité. Symbole d’une jeunesse qui relève la tête face au sexisme et aux conditions de travail précaire imposées à la jeunesse, une vingtaine de salariés de Chronodrive étaient en grève, pour la première fois de leur vie, mais surtout pour la première fois dans l’histoire de l’entreprise !

« Ce qu’on me reproche aujourd’hui c’est d’avoir dit la vérité sur nos conditions de travail »

Alors que ces derniers jours la direction de Chronodrive a multiplié les manœuvres, maniant, peu finement, la carotte et le bâton, la colère était plus forte. En milieu de semaine, sentant la tension monter et l’appel à la grève ayant des retours positifs, la direction a offert des cadeaux (des bouteilles de whiskys, des rasoirs, de la lessive) aux salariés. Par la suite, la direction a incité les managers à mentir sur le droit de grève, sachant que dans un secteur manquant d’organisation, les salariés sont peu au fait de leurs droits. La direction Pourtant, les salariés ont répondu présents, une grève qui envoie un énorme message à l’ensemble de la jeunesse précaire ! Contre l’idée d’être une génération sacrifiée, qui ne peut que se résigner face à la situation ou au mieux être tributaire des pseudos-aides (essentiellement au patronat) de Macron. Il est possible de relever la tête, collectivement, face au patron, il est possible de se mobiliser !

« Dans la grande distribution, on est énormément d’étudiants travailleurs à être payés une misère, à se casser le dos tous les jours, moi je faisais des arrêts maladies à 18 ans pour gagner 400 balles par mois, même pas le prix de mon loyer. C’est ça aujourd’hui le sort qu’on réserve aux étudiants. C’est impressionnant aujourd’hui qu’on soit une vingtaine de grévistes ! […] On peut pas partir parce qu’on en a envie, quand t’es une femme, que t’es précaire t’es obligée de rester dans ce genre de boîtes ! Donc c’est pour ça qu’aujourd’hui je vais lutter contre ce licenciement, je vais lutter avec vous tous, je vais lutter avec mes collègues et surtout on va continuer à se battre pour un féminisme lutte de classe, on va se battre avec les Ibis Batignolles, les travailleuses de Mcdo qui se sont organisées dans le collectif McDroits ! On va se battre tous ensemble, je vais aller aux Prud’hommes, je vais pas les laisser faire, je vais récupérer mon taf et surtout on va continuer à se mobiliser ! » a déclaré Rozenn lors de sa prise de parole.

« Cet exemple de ce qu’on est en train de faire aujourd’hui, cette mobilisation interne mais aussi toute cette solidarité extérieure, ça doit pas s’arrêter aux portes de Chronodrive, faut que ça aille dans tous les Carrefour, dans tous les McDonald’s, dans tous les Monoprix et au-delà du secteur du commerce, faut que ça aille dans toutes les entreprises possibles et qu’on apporte cette solidarité, cette organisation aux salariés et ce rapport de force il se fera par la grève !

Après le succès du rassemblement, il est nécessaire d’élargir encore le font pour faire face à la direction de Chronodrive pour obtenir la réintégration de Rozenn. Une campagne qui a déjà reçu un fort soutien populaire, avec plus de vingt-mille signataires de la pétition, plus de trois mille euros récoltés pour la caisse de grève, et de nombreux témoignages de clients scandalisés qui appellent au boycott de Chronodrive. Dans ce cadre, la question d’attaquer aux prud’hommes pour maintenir la pression sur la direction est nécessaire mais ne sera pas suffisante. Il s’agit ainsi de mettre au premier plan la question de la mobilisation en lançant une campagne d’ampleur pour imposer la réintégration de Rozenn. Il s’agit ainsi d’un côté d’utiliser les brèches juridiques mais de l’autre à mettre au cœur la construction d’un réel rapport de force face à la direction. Plus que jamais, c’est avec l’ensemble des forces politiques et syndicales, mais aussi féministes que nous pourrons imposer par nos méthodes, la grève et la mobilisation, la réintégration de Rozenn.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Et pas à cause du changement d'heure à l'heure d'été. Mais des médecins de l'AP-HP publient une tribune dans le JDD, expliquant le tri prochain des patients parce que l'hôpital public manque de lits et de personnels

 

"Un certain nombre de médecins de l'AP-HP publient une tribune dans le Journal du Dimanche pour expliquer qu'il va falloir "trier" les malades par manque de lits et de personnels à l'hôpital.
 
Oui, c'est une triste réalité, dénoncée notamment pas les urgentistes depuis la crise de la canicule en 2003, tous les hivers, tous les étés, pendant toutes les périodes de vacances et pendant tous les longs week-ends.
C'est la conséquence de la politique menée depuis des années de fermetures de lits et de diminution du nombre d'étudiants en formation que ces mêmes médecins, ayant tous d'importantes responsabilités institutionnelles, ont largement accompagnée et soutenue. C'est plus particulièrement le cas à l'AP-HP où le directeur médical de crise, premier signataire de cette tribune, a refusé en mai dernier d'augmenter de manière pérenne le nombre de lits de réanimation en expliquant que "grâce" aux transferts de malades en TGV sanitaires, il avait été possible de "gérer la crise". Alors, il est légitime de se poser la question de savoir si ce texte n'est pas publié dans l'urgence pour se dédouaner de sa part de responsabilité dans la crise.
 
Bien entendu, les premiers responsables sont les politiques qui ont sciemment affaibli l'hôpital public ces dernières années. Cependant sans l'aide d'un certain nombre de médecins, pour certains plus intéressés par des enjeux de pouvoir, pour d'autres par complaisance ou encore par peur de s'opposer aux institutions, cette casse de l'hôpital public aurait pu être au minimum freinée, voire stoppée.
 
J'espère donc que les signataires de cette tribune rejoindront ceux qui s'opposent aux opérations de "restructuration" de l'AP-HP qui continuent et vont se traduire par des fermetures massives de lits. Il s'agit de la fermeture des hôpitaux Hôtel-Dieu, Bichat, Beaujon, Jean Verdier à Bondy, Raymond Poincaré à Garches, sans compter les réductions massives de lits dans les hôpitaux de gériatrie.
 
Mes chers collègues, il n'y a pas de honte à reconnaître ses erreurs, afin de pouvoir enfin se mobiliser ensemble pour obtenir dans les mois et les années qui viennent les moyens de ne plus être obligé de "trier" les malades."
 
 
Enfin, surtout pas pour rire, vu l'avalanche de doses de vaccins qui doit inonder bientôt la France:
Christophe Prudhomme, médecin urgentiste syndiqué CGT, remet les pendules à l'heure

Publié par Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Aux Etats-Unis, sur les réseaux sociaux, Amazon s'était moquée du mythe selon lequel ses livreurs seraient obligés d'uriner dans des bouteilles à cause des cadences infernales. Un média américain a publié des documents prouvant qu'il s'agit d'une réalité connue de l'entreprise.

Les livreurs Amazon obligés d’uriner dans des bouteilles et de déféquer dans des sacs aux Etats-Unis

Dans le cadre de la campagne nationale menée pour promouvoir la création d’un syndicat au sein d’Amazon, l’entreprise a voulu jouer la comm’ pour désamorcer les critiques qui s’abattent sur ses pratiques. Sur Twitter, le compte d’Amazon s’est ainsi moqué d’un député démocrate qui rappelait que les salariés de l’entreprise étaient contraints d’uriner dans des bouteilles pour tenir les cadences effrénées. "Vous ne croyez pas vraiment à cette histoire d’uriner dans les bouteilles n’est-ce pas ? Si c’était le cas personne ne voudrait travailler pour nous." a ainsi répondu l’entreprise d’un ton goguenard dans un tweet.

Il n’en a pas fallu plus pour que le média américain The Intercept mène l’enquête et publie des documents prouvant la réalité de cette situation.

Parmi ceux-ci, un document d’Amazon qui liste un ensemble d’infractions constatées chez les employés. Parmi celles-ci on retrouve le fait "d’uriner en public, de déféquer en public, ou d’avoir un comportement indécent". De même, le média publie des mails d’Amazon annonçant avoir retrouvé des sacs contenant des excréments dans les camions et dénonçant ce comportement. Un autre mail d’un manager à des employés inclue un avertissement concernant les "bouteilles d’urine", et explique notamment : "Le matin, vous devez contrôler votre véhicule pour vérifier si ne s’y trouvent pas des déchets ou des bouteilles d’urine. Si vous trouvez des bouteilles d’urine, merci de le signaler à votre chef ou à moi." De multiplies autres documents prouvent ainsi qu’Amazon a bien conscience que de telles pratiques sont courantes.

Or, si l’entreprise semble leur faire la guerre, de nombreux salariés dénoncent l’hypocrisie d’une multinationale qui ne laisse pas d’autres choix à ses employés que d’en venir à de telles pratiques. Interrogée par The Intercept, une ancienne livreuse pour un sous-traitant d’Amazon explique que cette pratique : "existe parce que nous y sommes clairement implicitement forcés. Sinon nous perdrions nos jobs parce que nous aurions trop de "colis non livrés"." Sans surprise uriner dans des bouteilles n’est pas une lubie des salariés d’Amazon, mais le produit des conditions de travail dégradantes qu’imposent l’entreprise.

De fait ces pratiques sont connues depuis longtemps. En 2017, le Daily Mirror avait déjà publié une enquête sur les conditions de travail des chauffeurs anglais qui faisait état de telles pratiques. En ce sens, la campagne actuelle de syndicalisation est fondamentale pour que les salariés puissent commencer à relever la tête.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Alabama. Le combat des travailleurs ouvre la voie à la création d’un syndicat Amazon

Alors qu’Amazon n’a jamais toléré le moindre syndicat aux Etats-Unis, près de 5600 salariés d’un entrepôt de l’Alabama se battent pour créer un syndicat au sein de la multinationale.

Organisation ouvrière

Crédit photo : Frederic J. Brown - AFP

C’est M. Richardson qui a lancé le débat de la création d’un syndicat contre l’empire de Jeff Bezos, accompagné de Joshua Brewer, un pasteur devenu président local du syndicat, ainsi que de Michael Foster, ouvrier d’une usine de poulets. Cette bataille contient des enjeux primordiaux pour la lutte des classes à échelle nationale et internationale. Amazon est le deuxième plus gros employeur privé des Etats-Unis. Comme le dit Stuart Appelbaum, président du syndicat RWDSU à New York « C’est la lutte sociale la plus importante depuis des décennies. Amazon transforme industrie après industrie et créera le modèle de travail du futur. L’enjeu porte sur la manière dont seront traités les salariés. Cette élection dépasse le centre de tri, l’Alabama et même Amazon ».

Les conditions de travail des salariés sont particulièrement difficiles, et se sont empirées depuis le début de la pandémie en raison de l’explosion de commandes sans augmentation ni du personnel ni des salaires. Les outils majeurs de cette exploitation sont notamment la pression psychologique à l’image du minutage des travailleurs. Celle-ci conduit à une cadence de travail effrénée et insoutenable. Les employés évoquent au journal Motherboard des menaces s’ils ne parviennent pas à livrer leurs 300 colis en dix heures. Certains sont donc obligés d’uriner dans une bouteille afin de tenir le rythme. D’après le média américain The Intercept, ce qu’Amazon tente de faire passer comme une rumeur serait « si répandu (…) que les responsables y font fréquemment référence lors de réunions ». Un problème identifié sans que rien ne soit entrepris pour en limiter les causes.

Si l’entreprise peut masquer, via un salaire de 15 euros de l’heure, des conditions de travail inhumaines, c’est en particulier grâce à la division des travailleurs : elle travaille avec des entreprises de sous-traitance et aux Etats-Unis, elle refuse et empêche radicalement toute formation de syndicats qui pourraient engager un bras de fer avec la multinationale. En septembre, le site d’Amazon États-Unis a publié une offre d’emploi qui indiquait recruter à Phoenix (Arizona) des « analystes en renseignements » pour surveiller les « menaces d’organisations syndicales » au sein du groupe. Sur la très longue fiche de poste originale, il est mentionné que les nouvelles recrues devront travailler avec la direction et les avocats du groupe, et les informer « sur des sujets sensibles et hautement confidentiels, y compris les menaces d’organisations syndicales au sein de l’entreprise ». Dans la même phrase, on lit aussi que les analystes ont pour mission de « traquer les financements et activités liées à des campagnes en interne et en externe envers Amazon ».

Plus généralement, les employés doivent recueillir des éléments pour le montage des actions en justice contre le groupe. Souvent interrogée sur le sujet, l’entreprise se défend : « Amazon respecte le droit de ses employés d’adhérer ou de ne pas adhérer à un syndicat. Amazon maintient une politique d’ouverture qui encourage les employés à faire part de leurs commentaires, questions et préoccupations directement à leur équipe de direction pour discussion et résolution ». Mais la stratégie du géant laisse peu de place au doute. Selon un représentant du syndicat SUD-Solidaires sur le site de Saran (Loiret) : « Les Américains qui ont porté des revendications se sont fait licencier. Nous essayons de les soutenir à distance, avec le droit français qui est différent. Mais Amazon considère les syndicats comme une partie négligeable et prend des décisions unilatérales à l’échelle mondiale, c’est logique qu’elle veuille les empêcher de s’exprimer ».

L’expérience de lutte chez Amazon Italie

On constate en effet avec l’exemple italien actuel que la création d’un syndicat est un outil politique plus que nécessaire afin de mener une grève surtout contre une entreprise de l’ampleur de celle de Bezos. Lundi 22 mars, 40.000 employés d’Amazon Italia conjointement avec les travailleurs qui ne sont pas directement employés par l’entreprise mais jouent un rôle essentiel dans la chaîne de production ont lancé un mouvement de grève nationale. Alessandro Peschi, magasinier et responsable syndical de la section de la CGIL représentée dans l’entrepôt situé à Passo Corese disait à Marianne : « Trois ans après avoir réussi à introduire les syndicats chez Amazon, le bilan est bon car de plus en plus d’employés sont syndiqués ou soutiennent les syndicats. Je crois que la politique d’Amazon, qui n’est pas basée sur la méritocratie, a joué un rôle important au niveau des adhésions. Les employés se sont rendu compte qu’ils pouvaient travailler tant qu’ils veulent sans rien obtenir en échange. Nous sommes des numéros ! ».

Des défis à relever

Le patronat qui divise la classe travailleuse afin de mieux l’exploiter n’a évidemment pas intérêt à ce qu’elle s’organise. Mais ce qu’on constate, c’est que les récentes mobilisations sociales et en particulier les mobilisations antiracistes, commencent à créer un nouveau vivier d’organisation. Les revendications en Alabama ont pris une dimension nationale et ont été soutenues par le syndicat des joueurs de football américain, ou encore par une manifestation du mouvement Black Lives Matter. En effet, les luttes sociales et économiques s’entrecroisent en particulier car les revendications antiracistes concernent une grande partie de la classe prolétaire.

Si la création de ce syndicat devient une réalité, ce sera un exemple pour tous les travailleurs du pays. Mais il est essentiel de souligner que le pouvoir syndical provient de l’action organisée et disruptive de la base, et que les bureaucrates syndicaux adoptent une position "intermédiaire" entre les patrons et les travailleurs, et l’acceptent comme leur tâche non seulement pour régler les contrats sans grève, mais aussi pour garantir une main-d’œuvre docile et obéissante. Les syndicats ne progressent que grâce à une organisation de la base déterminée à affronter les bureaucrates, à les pousser vers la gauche, à les obliger à adopter des positions plus militantes, défendre un contrôle accru du syndicat par la base et à mener une lutte militante contre les patrons. C’est une leçon qui va se jouer à Bessemer et au-delà.

Il y a des défis à relever, mais la lutte chez Amazon est cruciale pour les travailleurs nordaméricains. Solidarité avec la lutte syndicale chez Amazon !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Victoire ! Le licenciement des salariés protégés de GM&S annulé par le tribunal administratif

Après 4 ans de lutte acharnée contre le « plan de sauvegarde de l’emploi » (PSE) à l’encontre des employés de GM&S, sous-traitants de Renault et PSA, le tribunal administratif de Limoges vient d’annuler le licenciement des quatre salariés protégés de l’usine.

4 ans après la grève

Crédits photo : PASCAL LACHENAUD / AFP

Ce jeudi, le tribunal administratif de Limoges a annulé les licenciements de trois élus CGT et celui d’un autre collègue ex-maire de Fursac. Alors qu’ils ont été licenciés à la suite du PSE mis en place à l’usine GM&S à la Souterraine en Creuse en 2017, il aura fallu de multiples étapes judiciaires pour arriver à cette conclusion.

Il y a 15 jours, une audience a eu lieu lors de laquelle le rapporteur public a annoncé l’annulation du PSE. Le tribunal a rendu son jugement hier : les quatre ex-salariés peuvent donc demander leur réintégration alors qu’ils ont été licenciés avec l’autorisation de l’inspection du travail. En effet, seule l’inspection du travail peut décider de licencier des salariés protégés. De ce fait, c’était leur mandat d’élus CGT qui était visé.

En 2017, après que le Conseil d’Etat a mis en place un plan social, 157 emplois ont été supprimés et aujourd’hui, le site tourne au ralentit avec 113 employés, ce qui traduit toutes les attaques qu’a subi l’usine dans le but de la faire fermer.

Cette décision est une victoire dans ce contexte de mobilisation intense : l’annulation de ces licenciements est une lueur d’espoir pour les travailleurs qui luttent pour leurs droits. Concernant 56 autres salariés licenciés, le 21 mai aura lieu à Guéret une audience aux Prud’hommes pour demander des indemnisations pour leurs licenciements abusifs où un rassemblement est prévu pour les soutenir.

Pour mieux comprendre le combat mené au sein de cette usine, Benjamin Carle et David Lopez viennent de publier Sortie d’usine, une BD qui retrace la lutte des ouvriers de l’usine GM&S à la Souterraine en Creuse et évoque la désindustrialisation du pays. Selon Vincent Labrousse, représentant du personnel élu CGT qui fait partie des quatre qui ont vu leur licenciement annulé, cette bande dessinée est un élément supplémentaire qui permet d’avoir une vue globale sur la désindustrialisation et qui montre qu’il est possible et nécessaire de se battre face à cela.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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