SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Aux États-Unis, les géants du numérique sortent les griffes contre l’émergence du syndicalisme

Bezos, le patron d'Amazone,  ou quand le guignol fait le gendarme

Le 9 avril dernier, les employé·es du site [de l’entrepôt Amazon de Bessemer dans l’Alabama] ont voté à une écrasante majorité contre la création d’une section syndicale, lors d’un scrutin très suivi aux États-Unis. Mais depuis, des témoignages de travailleur·euses ont émergé accusant le géant du commerce en ligne d’avoir cherché à interférer dans le vote, en demandant aux services postaux d’installer une boîte à l’extérieur du site, visant à recueillir les bulletins des salarié·es. La presse américaine a révélé qu’au cours de la campagne syndicale, Amazon avait encouragé à de multiples reprises les employé·es à se servir de cette boîte aux lettres [pour voter], installant même une petite tente autour d’elle. Une initiative critiquée par le puissant syndicat du commerce de détail, des entrepôts et des grands magasins (Retail, Warehouse and Department Store Union – RWDSU), qui aurait représenté les salarié·es en cas de victoire du « oui ». Celui-ci estime que l’installation de la boîte à la demande d’Amazon a pu dissuader certains travailleur·euses de participer au scrutin, par crainte d’être surveillés. Sur les 5 800 salarié·es invités à prendre part au vote, 45% ont préféré s’abstenir.

Contacté par Equal Times, Amazon n’a pas donné suite à une demande d’interview. L’affaire est actuellement discutée devant le National Labor Relations Board (NLRB), l’agence fédérale chargée de conduire les élections syndicales et d’enquêter sur les pratiques illégales au sein du monde du travail. Dans un entretien au magazine Vox, l’ancienne présidente du NLRB, Wilma Liebman a affirmé que le problème de la boîte aux lettres était « un motif assez solide pour faire annuler le résultat de l’élection ».

SMS, affiches dans les toilettes et réunions obligatoires

Ce n’est d’ailleurs pas la seule pratique que dénonce le RWDSU. Au cours des derniers mois, Amazon n’a pas ménagé ses efforts pour tenter de dissuader ses employé·es de créer un syndicat au sein de l’entrepôt de Bessemer : SMS et e-mails encourageant les salarié·es à voter « non », affiches placardées dans les toilettes ou encore réunions obligatoires hebdomadaires organisées sur le temps de travail des employé·es visant à dissuader les travailleur·euses de se syndiquer à coup de présentations PowerPoint.

« Cette dernière technique est une pratique très courante aux États-Unis, appelée « captive audience meeting » [une réunion avec auditoire contraint, ndlr] », explique John Logan, professeur à l’université d’État de San Francisco et spécialiste des stratégies patronales anti-syndicales. « C’est une tactique tout à fait légale tant que les représentants de l’entreprise chargés de diriger ces réunions ne menacent pas directement les salarié·es de suppression d’emplois ou de réduction de leurs avantages salariaux. »

Pour convaincre ses salarié·es de voter « non », la compagnie fondée par Jeff Bezos s’est aussi appuyée sur une solide équipe d’experts en stratégies anti-syndicales. « Amazon recrute déjà depuis longtemps ce genre de professionnels : en faisant des recherches au sujet de l’entreprise au cours des dernières années, j’ai trouvé sur Internet des dizaines d’offres pour des emplois dans le domaine des ressources humaines, exigeant souvent cinq ans d’expérience en évitement syndical », raconte John Logan.

En plus du recrutement de consultants, Amazon s’appuie sur le cabinet d’avocats Morgan Lewis, l’un des plus chers du marché, spécialisé dans les tactiques anti-syndicales.

En 2014, c’est en partie grâce à cette firme qu’Amazon était parvenu à faire échouer le tout premier vote sur la création d’un syndicat au sein de l’entreprise, soutenu à l’époque par un petit groupe de technicien·nes d’un entrepôt de Middletown, dans le Delaware.

Selon John Logan, le vote de Bessemer a aussi fait émerger de nouvelles tactiques de dissuasion. « Amazon a notamment fait pression sur les autorités du comté afin de changer la durée des feux de signalisation à proximité de l’entrepôt dans le but d’accélérer la fluidité du trafic ». Certains travailleur·euses soupçonnent l’entreprise d’avoir ainsi cherché à réduire le temps d’arrêt des voitures au cours duquel les employé·es pouvaient être amenés à discuter avec des salarié·es pro-syndicats faisant campagne pour le « oui », à proximité de l’entrepôt.

Réseaux sociaux, algorithmes : les nouvelles frontières de l’évitement syndical

Les réseaux sociaux semblent également avoir été exploités : pendant la campagne, de nombreux tweets anti-syndicats générés par des « bots » informatiques sont apparus sur Twitter jusqu’à ce que l’entreprise les désactive. Des publicités affichant des messages similaires se sont également multipliées sur Twitch, une plateforme de streaming de jeux vidéo acquise en 2014 … par Amazon. Face à la fronde des utilisateur·trices, le réseau social aux 15 millions de visiteur·euses quotidiens a lui aussi retiré les contenus publicitaires anti-syndicats en assurant qu’ils n’auraient jamais dû être diffusés sur la plateforme, car ils violaient « l’interdiction de diffuser des publicités à caractère politique ».

Ce n’est pas la première fois qu’Amazon a recours aux nouvelles technologies pour lutter contre la création de syndicats au sein de son entreprise. L’an dernier, le magazine Business Insider avait révélé que la chaîne de supermarchés Whole Foods, détenue par le géant de l’e-commerce, utilisait un algorithme lui permettant d’évaluer le risque de syndicalisation au sein de ses magasins. Plusieurs facteurs étaient pris en compte : la distance entre le supermarché et le syndicat le plus proche, le pourcentage de familles vivant en dessous du seuil de pauvreté dans les environs ou encore la loyauté des salarié·es préalablement évaluée grâce à des sondages internes.

En décembre, la NLRB a conclu, au terme d’une enquête d’un an, que Google avait violé le droit du travail américain en épiant, puis en licenciant deux salarié·es qui tentaient de mobiliser leurs collègues contre le recrutement par Google d’un cabinet de consultants anti-syndicats. L’agence fédérale avait notamment révélé que le géant du Web avait consulté les calendriers de ses employé·es ainsi que des présentations utilisées par les deux salarié·es pour convaincre leurs collègues de se mobiliser.

« Nous avions toujours eu des doutes concernant le fait que nous étions surveillés », raconte Alex Gorowara, ingénieur logiciel chez Google et porte-parole de l’Alphabet Workers Union, le premier syndicat créé au sein de l’entreprise début janvier. « Les révélations du NLRB ont confirmé nos craintes. D’ailleurs, lorsque nous discutons aujourd’hui entre salarié·es de problèmes au sein du groupe, nous évitons de le faire sur nos appareils de bureau. Nous nous parlons directement », raconte-t-il.

« Les deux gros avantages qu’ont les géants du numérique par rapport à d’autres entreprises en matière de lutte contre les syndicats, c’est qu’ils disposent à la fois de ressources financières gigantesques, mais aussi d’algorithmes et d’outils de surveillance perfectionnés qui leur permettent d’anticiper tout mouvement social », remarque John Logan. « Les nouvelles technologies sont vraiment la nouvelle frontière de l’évitement syndical. D’autant que la plupart d’entre elles ne sont pas régulées par des lois : les agences gouvernementales sont très à la traîne dans ce domaine. »

Une loi pour renforcer le droit syndical

Face à tous ces obstacles, les salarié·es qui militent pour la création de syndicats au sein de leurs entreprises misent aujourd’hui tous leurs espoirs sur l’adoption par le Congrès du Protecting the Right to Organize Act (dit PRO Act), une loi démocrate, soutenue par le président Joe Biden, qui vise à renforcer le droit syndical aux États-Unis, actuellement l’un des plus faibles des pays développés. Le texte prévoit notamment de faciliter le droit de grève, d’élargir la base syndicale, mais aussi d’interdire et de sanctionner certaines pratiques utilisées par les employeurs pour dissuader les travailleur·euses de se syndiquer. Il mettrait ainsi fin à l’organisation de réunions obligatoires avec auditoire contraint.

Adopté le 9 mars dernier par la Chambre des représentants, le projet de loi doit encore passer devant le Sénat à faible majorité démocrate, où il a très peu de chances d’être validé. Selon des données récemment rendues publiques, les plateformes de services de la Silicon Valley Uber, Lyft, DoorDash et Instacart ont déjà dépensé plus d’un million de dollars en frais de lobbying pour dissuader les parlementaires de voter la loi.

14 juin 2021

Noémie Taylor-Rosner. Publié par Equal Times

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Contre le pass sanitaire et les réformes antisociales, des milliers de personnes ont manifesté ce samedi. A Paris, un dispositif policier important a été déployé pour encadrer la manifestation, et les Brav-M ont été envoyés plusieurs fois pour réprimer à coups de matraque et de gaz lacrymogènes.

VIDEOS. Gaz lacrymos, BRAV M, nasse mobile : la manif anti pass sanitaire réprimée à Paris

Crédits photo : capture d’écran Clément Lanot

A Paris ce samedi, plusieurs milliers de personnes ont manifesté au départ de Bastille à l’appel de différents collectifs. Une manifestation qui a réuni du monde et qui a fait face à un encadrement policier important et serré qui a généré des tensions au cours de la manifestation.

Tentant d’interrompre l’avancée du cortège sur la rue de Saint-Lazare, la police a ainsi provoqué des tensions avant de gazer les manifestants.

Par la suite, alors que certains manifestants tentaient de s’extraire du dispositif policier étouffant, les BRAV-M ont été envoyés matraquer les manifestants avant de les gazer comme le montrent notamment les images de Clément Lanot.

Une scène qui s’est répétée à plusieurs reprises avec à chaque fois gaz, coups de matraques et violences contre les manifestants.

Si la manifestation est finalement arrivée à la Porte de Champerret, cette répression s’inscrit dans la continuité de la volonté du pouvoir de faire taire toute contestation.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Amazone store - Home | Facebook

Chez Amazon, des accidents du travail 2 fois supérieurs à la moyenne du secteur

Un nouveau rapport révèle que les employés d’Amazon subissent deux fois plus d’accidents de travail que la moyenne du secteur.

Source : Scheerpost, Andrea Germanos / Common Dreams
Traduit les lecteurs Les-Crises

« Le bilan abyssal d’Amazon en matière de santé et de sécurité n’est pas un accident », indique le rapport.

 

Un colis Amazon Prime. (Flickr / https://quotecatalog.com/)

Un nouveau rapport publié mardi accuse Amazon d’avoir un « bilan abyssal en matière de santé et de sécurité » en raison de son obsession pour les cadences de production, soulignant que les taux d’accidents du travail sont bien plus élevés que la moyenne du secteur de l’entreposage et de la distribution.

L’analyse, intitulée Primed for Pain : Amazon’s Epidemic of Workplace Injuries, a été publiée par le Strategic Organizing Center (SOC), un regroupement de quatre syndicats, et intervient dans un contexte d’examen approfondi des mauvais traitements infligés aux travailleurs par l’entreprise, parallèlement à une envolée des profits.

Le rapport est basé sur les données qu’Amazon a fournies à l’administration fédérale de la sécurité et de la santé au travail (OSHA) et couvre une période de quatre ans, de 2017 à 2020.

« Chaque jour, c’est juste go, go, go ! » a déclaré Safiyo Muhamed, qui a travaillé pendant deux ans et demi dans un centre de traitement des commandes d’Amazon à Shakopee, dans le Minnesota, et qui a été victime d’une hernie discale en manutentionnant une charge lourde.

« Amazon veut que vous travailliez comme un robot, comme une machine », a-t-elle déclaré dans un communiqué. « Chaque semaine, ils vous classent, ils vous surveillent par le biais de l’ordinateur. On vous demande une telle rapidité. Les humains ne sont pas capables de faire ça. »

Le constat de Mohamed n’est pas surprenant étant donné que le rapport affirme que « l’obsession d’Amazon pour la vitesse dans tous les domaines de son activité a été un élément clé de sa stratégie de croissance. »

« Mais l’obsession de l’entreprise pour la productivité a eu un coût énorme pour la main-d’œuvre d’Amazon », indique le rapport.

 

Les effectifs d’Amazon sont passés de 208 764 travailleurs en 2017 à 581 624 en 2020. Il y a eu des blessures dans 191 établissements en 2017, et dans 658 en 2020.

Selon l’analyse, les données révèlent des « taux d’accidents du travail nettement plus élevés » pour les travailleurs d’Amazon que pour ceux d’autres entreprises du même secteur.

En 2017, Amazon a enregistré 11 883 cas de blessures – dont environ 87 % concernaient des lésions qui ont rendu les travailleurs incapables d’exercer leurs fonctions professionnelles habituelles (service restreint) ou les ont obligés à s’absenter du travail (temps perdu).

En 2020, il y a eu 27 178 blessures comptabilisées, dont 90 % ont contraint les travailleurs à un service restreint ou à un arrêt de travail. Ce taux est d’autant plus significatif, selon le rapport, que la pandémie de coronavirus a contraint Amazon à procéder à des « changements opérationnels massifs » en 2020 qui ont probablement réduit les cadences.

Bien que le secteur des entrepôts soit notoirement dangereux, le rapport indique que le taux d’accidents d’Amazon est encore bien supérieur à celui des autres employeurs dans ce domaine.

« Au cours des quatre années pour lesquelles des données sont disponibles, le pourcentage d’accidents dans les entrepôts Amazon est nettement plus élevé que celui des employeurs non-Amazon dans le secteur général des entrepôts », peut-on lire dans le rapport.

En 2020 par exemple, il y a eu 6,5 accidents pour 100 salariés des plate-formes logistiques Amazon, contre 4 accidents pour 100 salariés dans toutes les autres.

Qui plus est, les blessures subies par les travailleurs d’Amazon sont plus graves. En 2020, le rapport indique qu’il y a eu 5,9 traumatismes graves pour 100 travailleurs d’Amazon, soit un taux supérieur d’environ 80 % à celui des autres employeurs du secteur de l’entreposage.

L’analyse a également comparé Amazon à son concurrent Walmart, spécialisé dans le commerce électronique de détail. « En 2020, le taux global de blessures dans les entrepôts d’Amazon (6,5/100 ETP – Equivalents Temps Plein) était plus de deux fois supérieur à celui de Walmart (3/100 ETP), tandis que le taux de blessés graves d’Amazon (2,6) était plus de deux fois et demie supérieur à celui de Walmart. »

SOC a recueilli d’autres données à partir d’une enquête menée en février 2021 auprès de 996 travailleurs d’Amazon dans 42 États. Quarante-deux pour cent des personnes interrogées ont déclaré qu’un accident du travail les avait fait manquer le travail, et environ 80 % d’entre elles ont attribué leur blessure à la pression ou à la cadence de production.

Autre conclusion de cette enquête : 52 % des salariés sondés ont déclaré que depuis que la pandémie a éclaté, Amazon a licencié, sanctionné ou menacé les travailleurs qui ne maintenaient pas le rythme de travail.

« Les récits des travailleurs sur la pression de production extrême en 2021 donnent à penser que la réduction des taux de blessures d’Amazon pendant la période Covid pourrait ne pas être poursuivie si l’entreprise revient à ses pratiques antérieures », avertit le rapport.

Ce ne serait pas imprévisible, selon l’analyse.

« Le bilan abyssal d’Amazon en matière de santé et de sécurité n’est pas un accident », indique le rapport. « Il s’agit plutôt du bilan prévisible d’une entreprise qui privilégie la productivité, la croissance et les profits à la santé et à la sécurité de ses employés. »

« Malheureusement », poursuit la publication, « ce taux alarmant de blessures graves sur le lieu de travail est susceptible de se poursuivre, à moins qu’Amazon ne soit contraint par les travailleurs et par d’autres intervenants à prendre des mesures concrètes et pérennes pour rendre ses lieux de travail plus sûrs. »

Eric Frumin, directeur de la santé et de la sécurité de SOC, n’a pas mâché ses mots dans son évaluation du devoir d’Amazon envers ses employés.

« En ignorant de fait les conséquences évidentes de leurs propres décisions, » a déclaré Frumin, « les dirigeants d’Amazon ont manqué à leur responsabilité légale, éthique et morale de protéger leurs propres employés contre les risques graves et contre le danger très réel d’accidents mettant en danger leur carrière. »

Source : Scheerpost, Andrea Germanos / Common Dreams, 01-06-2021
Traduit les lecteurs Les-Crises

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Adoption du pass sanitaire à l’assemblée : la macronie passe en force pour imposer sa loi liberticide

Alors que le projet de loi relatif à l'extension du pass sanitaire rencontre de fortes oppositions dans la rue depuis plus d'une semaine, le passage en première lecture à l'assemblée nationale n'a pas su cacher la fébrilité de la macronie qui a fini par passer en force pour éviter de voir les débats se prolonger.

Autoritarisme

Crédits photo : AFP/Thomas Samson

Après des heures de discussion, une nuit blanche et plus d’un millier d’amendements déposés et débattus, l’Assemblée Nationale a adopté le projet de loi sur le pass sanitaire et l’obligation vaccinale des soignants en première lecture, à 6h du matin ce vendredi. Les débats pour l’adoption du projet de loi sur le pass sanitaire sont marqués par la fébrilité de la macronie, qui se retrouve seule contre tous. Alors que l’exécutif voulait « aller très vite » et continuer son opération de séduction à droite après la claque des régionales, le pari est difficile à tenir.

Mercredi, les députés ont débattu 10 heures à l’Assemblée sans réussir à avancer sur l’adoption du texte de loi. Alors que les débats ont duré jusque 4h du matin, la majorité parlementaire s’exaspère : « Après 10 heures sur 300 amendements, le texte n’a pas bougé d’une ligne » expliquaient les députés macronistes. Le débat portait alors principalement sur l’obligation du pass sanitaire en extérieur, ou encore dans le Parlement. Jeudi, c’est l’obligation du pass sanitaire dans les hôpitaux et autres établissements de santé (Ephad) qui avait initialement été retoquée par l’Assemblée nationale, malgré l’avis du gouvernement, notamment incarné par Olivier Véran qui s’est égosillé sur les bancs de l’Assemblée pour défendre cette mesure.

« Dans un hémicycle bien fourni, les oppositions ont soufflé le chaud et le froid. Les socialistes rejettent le pass et préfèrent une "vaccination obligatoire" des majeurs contre le Covid-19 "d’ici au 1er octobre". Les députés Les Républicains réclament de la "souplesse", avec des amendes réduites et une dérogation pour ceux qui ont reçu une première dose de vaccin. Les Communistes et Insoumis s’orientent vers un vote global contre le projet de loi, dénonçant des "atteintes" aux libertés individuelles » explique France Info.

A droite, les Républicains se sont majoritairement abstenus, refusant selon leurs dires de donner un « blanc-seing » au gouvernement pour mettre en place ce « passeport du quotidien ». Le député Philippe Gosselin a déclaré qu’il faudrait « lever les ambiguïtés » de ce texte. Une position hypocrite qui sert surtout à se délimiter d’un gouvernement qui marche sur ses plates-bandes. A la gauche des marcheurs, le PS, le PCF et la FI ont majoritairement voté contre, dénonçant pour certains une « vaste blague », s’agissant de l’examen expéditif de ce projet de loi.

Le gouvernement a tout fait pour que l’allocation de Macron devienne loi, allant jusqu’à insister lors des débats nocturnes entre jeudi et vendredi pour que soit à nouveau réinstaurée la mesure supprimée initialement par les députés visant à l’obligation du pass sanitaire pour les visites à l’hôpital et la prise en charge des patients considérés comme « non-urgents ». Au-delà de l’obligation vaccinale pour les soignants et du pass sanitaire pour les patients « non-urgents », la mesure la plus décriée et controversée est la possibilité nouvelle d’entamer des procédures de licenciements pour les salariés non-vaccinés.

Mais l’opposition n’est pas la seule à exprimer des désaccords. En effet, même dans les rangs du gouvernement, des députés ne sont pas d’accord avec le texte initial. Ainsi Pacôme Rupin a expliqué au Point qu’il « voterait contre le pass sanitaire », qu’il estime être une « atteinte majeure à la liberté d’aller et venir » qui va « fracturer le pays ». Le député a par ailleurs, défendu un amendement au texte pour enlever l’obligation du pass sanitaire dans les transports. Pour autant, à quelques exceptions près, la macronie a réussi à souder ses rangs sur les bancs de l’Assemblée pour faire passer ce projet de loi.

Comme l’explique Le Monde « L’adoption définitive du projet de loi “contre le séparatisme”, qui était prévue, jeudi 22 juillet, à l’Assemblée nationale, a été reportée à vendredi, au vu du grand nombre d’amendements restant à examiner sur le projet de loi controversé étendant le passe sanitaire. »

La macronie s’est justifiée de ce calendrier contraint et exceptionnel en se cachant derrière la nouvelle vague épidémique. « La situation sanitaire est inquiétante, arguait Olivier Véran. Il y a une urgence à légiférer […] Le pass sanitaire (parcours vaccinal complet ou test récent) on en a besoin tout de suite ». Une exhortation à boucler les débats à l’Assemblée avant le week-end appuyée par Castaner, patron des députés LREM, qui a mobilisé le ban et l’arrière-ban pour l’occasion : « Nous sommes dans une course contre la montre […] Face à cette situation, l’adaptation de notre dispositif est indispensable ».

Face à une forte opposition, le gouvernement avait pour objectif de reprendre la main sur le calendrier des réformes, renouant avec ses habituelles procédures accélérées pour renforcer la gestion répressive et autoritaire de la crise sanitaire. Un pari qui semble pour l’heure réussi par le gouvernement, alors que le texte s’apprête à passer entre les mains des sénateurs, à majorité de droite. Les députés de l’opposition, de gauche comme de droite, dénoncent quant à eux le véritable passage en force du gouvernement, qui a imposé ces débats express qui se sont conclus par l’adoption du projet de loi à marche forcée à 5h40 du matin ce vendredi, par 117 voix pour et 86 contre.

Pourtant, l’objectif du gouvernement de s’adresser tout particulièrement à la droite au travers de cette loi ne semble que partiellement atteint, et ce nouveau cap franchit dans sa gestion autoritaire de la crise va devoir s’accompagner de résultats concluants du point de vue des contaminations pour que Macron ne perde pas toute crédibilité. Car si le projet de loi est un bâton pour imposer la vaccination à toutes et tous, la carotte qui l’accompagne s’incarne dans la promesse pour les vaccinés de ne plus être soumis à l’obligation du port du masque et le fait de ne plus être considérés comme cas contacts. Un jeu dangereux de la part du gouvernement, en pleine quatrième vague, alors que la vaccination ne garantit en aucun cas l’absence de contagiosité.

De plus, le gouvernement s’affronte à une contestation qui dépasse largement les rangs de l’Assemblée nationale. « Lors d’une audition par la commission des lois du Sénat, mercredi, sa présidente [de la CNIL], Marie-Laure Denis, a estimé que l’instauration du passe sanitaire restait une atteinte « particulièrement forte » aux libertés qui « ne peut être admise que si l’Etat peut démontrer le surplus d’efficacité qu’apporte le passe sanitaire » » relèvent les journalistes du Monde.

Les nombreuses manifestations qui ont vu le jour dans plusieurs villes du pays depuis l’allocution de Macron témoignent également d’une colère sourde face aux mesures liberticides du gouvernement, qui s’en prend aujourd’hui aux secteurs qui se sont trouvés en première ligne depuis le début de la pandémie, et tout particulièrement les soignants (mais aussi les petits commerçants, les intermittents, les salariés de la restauration et de la grande distribution, les transports…). Alors que les directions syndicales restent l’arme au pied et refusent d’appeler à la mobilisation qui se construit dans la rue, laissant ce terrain à l’extrême-droite, au complotisme et aux anti-vaccins, il est urgent d’imposer par en bas un véritable plan d’urgence sociale et sanitaire, pour en finir avec les attaques liberticides et répressives de Macron et avec les conséquences de la crise.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Contre le pass sanitaire et l’autoritarisme de Macron, pour la vaccination : tous dans la rue samedi !

L'extension du pass sanitaire constitue un nouveau saut autoritaire du gouvernement Macron. Face à ces attaques liberticides et antisociales, et face à l'extrême-droite qui tente de récupérer la colère, manifestons ce samedi à 14h à Bastille à Paris et partout en France !

Manifestation

Manif contre le pass sanitaire samedi 17 juillet 2021 à Paris, organisée par les Gilets jaunes d’Île-de-France. Crédit photo : Olivier Roberjot Photo

L’assemblée nationale valide l’extension du pass sanitaire : un nouveau saut dans la gestion autoritaire de la crise sanitaire par Macron et son gouvernement

Ce vendredi les députés ont adopté en première lecture la loi relative à l’extension du pass sanitaire à 177 voix pour et 80 contre, qui est désormais présentée au Sénat. Avec 117 voix et 86 contre, l’Assemblée Nationale a donc dit « oui » à l’obligation vaccinale pour les soignants, sapeurs-pompiers et personnels d’Ehpad et de maison de retraite et à l’extension du pass sanitaire dans les cafés-restaurants, cinéma, salles de sport, trains et autocars longue distance...

Une attaque qui marque un nouveau saut dans la gestion autoritaire de la crise sanitaire par le gouvernement en entérinant de nouvelles attaques contre les travailleurs – notamment la possibilité pour les employeurs de suspendre puis de licencier tout salarié qui ne présenterait pas de pass sanitaire – et contre nos droits démocratiques avec la constitution de « citoyens de seconde zone ».

En pointant du doigt les non-vaccinés, le gouvernement cherche à masquer sa propre responsabilité dans la gestion de la crise, tout en divisant notre camp social pour faire passer ses attaques anti-sociales – retraites, assurance-chômage... Macron promet ainsi au grand patronat une reprise économique à coup de matraque et d’exclusion de tout ceux qui auraient un schéma vaccinal incomplet.

La colère s’exprime dans la rue, ne laissons pas l’extrême-droite la récupérer !

Depuis le 14 juillet dernier, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues contre le pass sanitaire. Des aides-soignantes, des puéricultrices, des travailleurs précaires dans la restauration, mais aussi des petits patrons, des jeunes et des retraités ont crié dans la rue leur colère et leur défiance vis-à-vis de la politique autoritaire et anti-sociale de Macron, ainsi que de sa gestion erratique de la crise sanitaire. Pour tenter de récupérer cette colère et la mener vers des voies réactionnaires, l’extrême-droite anti-vaccin et complotiste était présente dans la manifestation.

A l’instar de Florian Philippot, qui a manifesté en tête de cortège d’une des trois manifestations parisiennes, aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan le 17 juillet ou encore de Francis Lalanne. Celui qui était numéro deux du Rassemblement National avant de créer son propre parti les Patriotes espère ainsi pouvoir récupérer la colère et la mettre au service de ses ambitions électorales dans le cadre de sa candidature aux élections présidentielles de 2022. Il ne faut laisser aucune illusion dans la capacité de cette figure de l’extrême-droite qui se revendique de De Gaulle, de la Vème République et ses institutions particulièrement anti-démocratiques, à mener la colère vers une autre voie que celle d’un projet nationaliste et xénophobe, dont le négationnisme du Covid-19 met en danger la vie des travailleurs et des classes populaires.

En ce sens, alors qu’à Paris l’extrême-droite tente de rééditer l’opération du 17 juillet pour instrumentaliser la colère à des fins réactionnaires en appelant à descendre dans les rues derrière elle à partir de Trocadéro, il s’agira de manifester aux côtés des Gilets Jaunes et des collectifs comme Cerveaux Non Disponibles qui appellent à manifester à 14h à Bastille « contre le pass d’identité sanitaire ; pour un accès libre, éclairé et équitable au vaccin ; pour la levée des brevets des vaccins ; contre les réformes antisociales ».

Les organisations politiques et syndicales du mouvement ouvrier doivent manifester et construire un plan de bataille à la hauteur

Pour empêcher l’extrême-droite, les complotistes et anti-vaccins de récupérer la colère, le mouvement ouvrier et ses organisations politiques et syndicales doivent proposer des perspectives.

Tout d’abord pour lier la lutte contre l’offensive liberticide de Macron à celle contre ses attaques anti-sociales, en revendiquant le retrait de la réforme des retraites et de l’assurance chômage au même titre que le retrait du pass sanitaire. D’autre part en opposant à la gestion autoritaire et pro-patronale de la crise sanitaire par Macron et son gouvernement, une stratégie qui cherche à vaincre le virus – et pas seulement à en limiter les effets pour favoriser la reprise économique au plus vite, au risque de laisser se développer des variants toujours plus contagieux et résistants. La réussite d’une campagne vaccinale massive est un élément central pour mettre sur pied une telle stratégie sanitaire, et c’est sur la base de commission indépendante du gouvernement, formées de soignants, de travailleurs et d’usagers, qu’il faudrait chercher à convaincre plutôt qu’à contraindre la population, en répondant aux besoins réels notamment dans les quartiers populaires et les territoires ruraux où tant l’accès aux informations relatives à la vaccination et qu’au système de santé publique en général est restreint voire inexistant.

A ce titre l’attitude des directions syndicales depuis le 14 juillet a été de rester l’arme au pied – la direction confédérale de la CGT se contentant cette semaine d’interpeller les parlementaires, sans proposer aucune perspectives de mobilisation aux travailleurs, une véritable trahison. Sous pression de la rue et de l’ampleur des attaques certaines positions évoluent cependant, à l’image de l’Union Syndicale Solidaires qui appelle ce vendredi dans un communiqué « à participer aux mobilisations sociales et de défense des libertés qui se construisent et qui n’ont rien à voir avec les rassemblements initiés par l’extrême-droite et les mouvances complotistes ».

Cependant, la mobilisation des directions du mouvement ouvrier reste loin d’être à la hauteur, et, à rebours de cette passivité complice, il s’agit de leur imposer la construction d’un véritable plan de bataille, en commençant se mobiliser à la base comme l’ont fait la CGT Orléans et la CGT du Cher en manifestant la semaine dernière, et comme appellent à le faire ce samedi l’intersyndicale CGT - FO - Solidaires du Maine-et-Loire, ou encore l’UL CGT de Nantes ce samedi. Face à Macron et l’extrême-droite, construisons la riposte dans la rue dès ce samedi partout en France !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

La fédération CGT des cheminots

appelle à la riposte

IM-PASS SANITAIRE :
NOUS DÉFENDRONS
NOS COLLÈGUES !

 

Tract aux cheminots

 
 

Lors d’une allocution télévisée le 12 juillet 2021, le Président Emmanuel Macron a annoncé que les usagers et les salariés des transports seraient soumis au « pass sanitaire ».
La Fédération CGT des cheminots a immédiatement déposé une alerte sociale (DCI) auprès de la direction SNCF pour savoir de quoi il retourne et contester toute forme de sanction envers les agents.
Les réponses que nous avons obtenues sont inquiétantes et scandaleuses !

Nous refusons toute sanction !

Au lieu de choisir la pédagogie (et de mettre les moyens nécessaires à l’information et à la protection de tous), le Gouvernement choisit la contrainte et la répression.

Le projet de loi, modifié le 19 juillet après avis du Conseil d’État, prévoit explicitement l’application des mesures aux « activités de transport public de longue distance au sein du territoire national ».

Les usagers comme les salariés devront présenter un examen de dépistage virologique négatif ou un justificatif de statut vaccinal.

Pour les salariés, s’ils ne se conforment pas à cette obligation, leur employeur leur notifiera la suspension de leurs fonctions ou de leur contrat de travail, accompagnée de l’interruption du versement de la rémunération.

Au-delà de 5 jours, le salarié sera convoqué à un entretien. Au-delà de 2 mois, l’employeur pourra le licencier.

Pour la Fédération CGT des cheminots, il est totalement inacceptable de sanctionner, voire de licencier des salariés qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas se faire vacciner !

La direction SNCF main dans la main avec le Gouvernement

Lors de l’audience du 19 juillet 2021 consécutive à la DCI CGT, la direction a apporté des réponses à nos questions :

Personnels concernés : les ASCT intervenant sur les trains longues distance (internationaux, TGV, TET), les agents SUGE, la restauration ferroviaire et le nettoyage à bord sont concernés par le pass sanitaire.

Les personnels médicaux-sociaux sont concernés par l’obligation vaccinale.

La règle retenue par la direction pour le pass est : tous les personnels en espace confinés et en contact avec les voyageurs, ce qui exclurait les ADC (pas en contact avec les usagers sauf s’ils ont des retours en voiture dans leur roulement), les personnels en gare (pas considéré

Délais d’application : fin juillet pour les usagers, fin août pour les cheminots (mais la direction a demandé un mois de délais supplémentaire pour les cheminots).

Réalisation du contrôle : la direction attend des informations du Gouvernement, mais ce sera sûrement à la charge des ASCT, des agents d’Escale et de la SUGE pour les voyageurs. Pour les cheminots, probablement le N+1. Pas de renforts prévus à ce stade. Une nouvelle fois, le Gouvernement fait reposer sur les cheminots l’application de mesures qui ne font pas partie de leur travail et qu’il a décidé unilatéralement.

Rôle des cabinets médicaux : la direction dispose de vaccins Moderna en petite quantité mais ne veut pas privilégier la vaccination dans nos centres. Elle refuse d’ouvrir les cabinets aux ayants droit, aux retraités et aux sous-traitants concernés par le pass. Elle ne veut pas non plus mettre à disposition de tests PCR dans les cabinets médicaux car ce serait, selon elle, un palliatif à la vaccination.

La loi prévoit que les salariés puissent se faire vacciner sur le temps de travail : à ce stade, la direction ne nous a pas donné d’information sur la manière dont ce droit allait se mettre en place. N’hésitez pas à solliciter un militant CGT pour interpeller votre direction.

Sanctions envisagées : la direction appliquera la loi. Autrement dit, la suppression de la rémunération et le licenciement sont bien envisagés !

Ces réponses sont soumises à des évolutions en fonction des amendements du Parlement ou des décrets d’application que pourrait écrire le Gouvernement.

CONCLUSION

La direction ne met aucun moyen pour permettre aux cheminots de se faire vacciner, mais elle va mettre en oeuvre les pressions et sanctions, ce qui est injuste !

Seule notre solidarité permettra de mettre en échec la répression.

La CGT considère que le vaccin est aujourd’hui la seule arme à disposition contre la COVID. La vaccination du plus grand nombre est donc nécessaire. C’est une question de protection individuelle et surtout de protection collective. Mais il faut informer, convaincre, donner les moyens, et en aucun cas réprimer.

Le Gouvernement nous occupe avec des mesures mal ficelées qui font polémiques et qui divisent. Pendant ce temps-là, il fait avancer ses réformes du chômage et des retraites. La CGT reste donc mobilisée sur la défense individuelle des cheminots pour éviter toute sanction, mais elle concentre aussi son énergie dans la préparation des mobilisations sociales qui seront nécessaire pour faire échouer les réformes régressives.

Plus nous sommes nombreux,

plus nous sommes forts : rejoignez-nous !

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Les députés votent la possibilité de licencier les salariés qui refusent le pass sanitaire

Hier soir, les députés ont adopté en première lecture l'article 1 de la loi Gestion de la crise sanitaire. Il ouvre la possibilité aux employeurs de suspendre puis de licencier tout salarié qui ne présenterait pas de pass sanitaire dans les secteurs concernés par cette mesure.

Mouvement ouvrier

Crédits photo : AFP

L’examen du projet de loi "Gestion de la crise sanitaire" se poursuit à l’Assemblée nationale depuis mercredi. Hier, l’examen du texte en première lecture s’est à nouveau poursuivi dans la nuit. Les députés ont notamment adopté l’article 1 du projet de loi, qui étend de façon importante l’utilisation du pass sanitaire et statue notamment sur l’application du pass sanitaire aux salariés travaillant dans des lieux concernés par ce dispositif répressif.

L’article 1 permet notamment à l’employeur de suspendre « de son contrat de travail » tout salarié dont l’activité est concernée par le pass sanitaire et qui ne présenterait « pas les justificatifs, certificats ou résultats » dont les dispositions de la loi « lui imposent la présentation » et qui ne souhaiterait pas ou ne pourrait pas se mettre en congés. Une suspension qui « s’accompagne de l’interruption du versement de la rémunération. »

Surtout, l’article 1, amendé par le gouvernement, dispose que « le fait pour un salarié de ne plus pouvoir exercer son activité pendant une durée cumulée supérieure à l’équivalent de deux mois de journées travaillées en raison du non-respect de l’obligation de présentation des justificatifs, certificats et résultats mentionnés au premier alinéa peut être un motif spécifique constituant une cause réelle et sérieuse de licenciement. »

Une disposition qui ouvre la voie à une offensive importante contre les salariés des secteurs concernés et qui, alors que les tests PCR devraient devenir payants à la rentrée, constitue une obligation vaccinale de facto. Une disposition qui constitue par ailleurs un véritable coup de canif dans le Code du Travail.

Interviewée cette semaine par L’Humanité sur cette mesure Savine Bernard, avocate en droit du travail rappelait ainsi : « En droit, on ne peut pas licencier quelqu’un pour un motif lié à l’état de santé, sauf dans deux cas ­exceptionnels : l’inaptitude constatée par un médecin du travail ou quand des arrêts de maladie prolongés causent une désorganisation du service et entraînent la nécessité de pourvoir au remplacement définitif du salarié. Là, on crée un troisième motif de licenciement sui generis lié à l’état de santé, qui pose un problème de discrimination. ». Une véritable « atteinte au respect de la vie privée ». qui crée un précédent important.

L’adoption de l’article 1 du projet de loi en première lecture rappelle par ailleurs les premières menaces de licenciement qui se sont multipliées cette semaine dans le secteur du commerce ou de la restauration. Il souligne à nouveau l’urgence d’une mobilisation du mouvement ouvrier contre le pass sanitaire et la gestion répressive du gouvernement, qui constitue une arme contre le monde du travail.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
La grève paie chez Jeumont Electric

Après une dizaine de jours de grève quasi générale, la direction de Jeumont Electric, dans le Nord, a finalement plié. Une belle victoire pour les salariés et leurs représentants qui obtiennent prime et augmentation salariale.

« Lors des NAO 2020, négociées en début d'année 2021 et applicables à partir du 1er janvier, notre direction nous avait dit que, à cause de la Covid-19, du manque de moyens, elle ne pourrait pas nous donner d'augmentation. Zéro ! », explique Florian Brasseur, délégué syndical chez Jeumont Electric, entreprise sise à Jeumont, dans le Nord. « La goutte d'eau qui a fait déborder le vase, c'est que l'on n'a pas eu non plus de primes de participation et d'intéressement, distribuées normalement tous les ans, alors que l'actionnaire majoritaire a encore pris 1,2 million de dividendes cette année. » De quoi « vraiment outrer » les salariés.

D'autant que, si le spécialiste des « très gros moteurs » pour centrales nucléaires ou thermiques, les bâtiments de marine, était jusqu'à il n'y a pas si longtemps « réputé comme une usine qui payait bien », ce n'est plus le cas aujourd'hui. Sans oublier « les conditions de travail qui se dégradent parce que l'on a une très grosse perte de savoir-faire sur des métiers hyper spécifiques pour lesquels on ne forme plus, une charge de travail de moins en moins répartie, des heures supplémentaires qui augmentent et une pression pour la réalisation effective des quotas ».

« On a lancé un mouvement de grève le mardi 29 juin et il a tout de suite été très bien suivi », reconnaît Florian. Surprise, inquiète par ce ras-le-bol général qui se manifeste, la direction propose aussitôt « une prime ». Quand les syndicats réclament « une prime de 800 euros et 1,5 % d'augmentation générale ». Au refus des dirigeants répond alors une grève générale, déclenchée le 2 juillet. Le bras de fer s'engage, entre blocage du site par les salariés et fermeture décidée par la direction, « du jamais vu » dans l'entreprise.

Alors que la tension devient de plus en plus « palpable », la grande majorité des salariés restant mobilisés, la CGT décide de « frapper un grand coup ». « Parce que l'on n'allait pas continuer à faire grève pendant des semaines avec les mêmes revendications », défend le responsable syndical. « On leur a dit : “Si vous ne répondez pas favorablement à nos revendications, 800 euros de prime et 1,5 % d'augmentation, à partir de lundi matin [12 juillet, NDLR], elles doublent et passent de 800 à 1 500 euros de prime, de 1,5 à 3 % d'augmentation !”. »

Pari osé ? « Le moment était très bien choisi. Il y avait des audits dans l'entreprise, des clients devaient venir », précise Florian, qui admet que la mobilisation de l'USTM locale, des camarades de Toyota, PSA, Bombardier, venus renforcer celle des salariés de Jeumont n'est pas non plus étrangère à la décision d'une direction « soucieuse de son image ». Laquelle finissait par acter, vendredi 9 « en fin de matinée », « une augmentation générale de 1,5 % et une prime de 800 euros. Ce que l'on avait demandé ».

Une « grosse victoire politique » pour Florian Brasseur et ses camarades, qui justifie sans aucun doute les sourires sur les visages des salariés de Jeumont Electric ce lundi matin. La lutte paie.

Publié par NVO Par | Photo(s) : DR

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Boycott: Israël menace Unilever de « graves conséquences »

Le Premier ministre israélien a menacé mardi le directeur d’Unilever, propriétaire du fabricant américain de glaces Ben & Jerry’s de « graves conséquences » après l’annonce la veille par la compagnie qu’elle arrête de commercialiser ses produits dans les territoires palestiniens occupés.

 

« Du point de vue de l’Etat d’Israël, cette action aura de graves conséquences notamment sur le plan juridique », a affirmé Naftali Bennett, selon un communiqué de son bureau, précisant qu’il s’était entretenu avec Alan Jope, le patron d’Unilver.

 

Le Premier ministre israélien considère cette décision « de boycotter Israël comme une action anti-israélienne claire ».

Dans un communiqué publié lundi, la filiale d’Unilever a déclaré: « Nous pensons qu’il n’est pas compatible avec nos valeurs que les glaces Ben & Jerry’s soient vendues dans les territoires palestiniens occupés ».

« Nous avons un partenariat de longue date avec les détenteurs de notre licence qui fabriquent nos glaces en Israël et les distribuent dans la région », ajoute Ben & Jerry’s, qui a toutefois décidé de ne pas renouveler l’accord de licence qui expire en fin d’année prochaine.

Ben & Jerry’s précise toutefois dans son communiqué qu’il va « rester en Israël », bien que ses produits ne soient plus vendus dans les territoires occupés.

« La décision de Ben & Jerry’s est une capitulation honteuse à l’antisémitisme, au mouvement BDS (de boycott des produits israéliens, ndlr), à tout ce qui est mauvais dans le discours anti-israélien et anti-juif », a commenté pour sa part le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid dans une vidéo.

Fondée en 1978, Ben & Jerry’s est une entreprise connue pour ses engagements progressistes, de la protection de l’écologie au respect des droits humains ou la question des inégalités.

Publié par www.h24info.ma

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
2 poids 2 mesures : Ferrand (LREM) s’oppose à l’application du passe sanitaire à l’Assemblée

Un amendement au projet de loi sanitaire proposant l’instauration du passe sanitaire à l’Assemblée Nationale a été refusé hier. Alors que cette mesure liberticide menace de nombreux salariés de licenciement, les députés en sont, eux exemptés dans l'hémicycle, leur lieu de travail.

GESTION DE CLASSE DE LA CRISE SANITAIRE

Lionel Bonaventure / AFP

Jusqu’au sein de la majorité présidentielle, le passe sanitaire fait débat. Des députés LREM endossent l’habit de l’idiot utile et tentent de sauver le peu de soutien populaire au parti macroniste encore existant. Ainsi, certains députés comme Pacôme Rupin, après avoir avalisé l’ensemble de la politique plus répressive que sanitaire du gouvernement montent au créneau en dénonçant « la fracture » que provoquerait le passe sanitaire.

De l’autre côté, il y a les idiots, un peu moins utiles à la majorité, qui proposent des amendements pour que les députés soient astreints à la présentation du passe sanitaire pour se rendre à l’Assemblée. Ainsi, un amendement a été déposé par des parlementaires LREM, de leur propre aveu moins à des fins sanitaires que d’exemplarité, indiquant : « L’accès à l’Assemblée nationale peut également être subordonné à la présentation des documents [...] sur décision du président de l’Assemblée nationale  ». Un amendement qui a été refusé en commission dans la nuit de mardi à mercredi. Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale y a opposé l’inviolabilité constitutionnelle du « libre exercice du mandat parlementaire », aucun député ne pouvant être empêché de siéger. Un amendement qui risquait donc d’être retoqué par le Conseil constitutionnel. C’est derrière cette excuse que Ferrand se permet désormais de dénoncer l’instrumentalisation de cette affaire par les opposants au passe sanitaire, et doit enrager contre les quelques fans de l’exemplarité de sa majorité qui le mettent dans une situation inconfortable.

Mais cet épisode ne fait que refléter les avantages desquels politiciens bourgeois profitent constamment. La déconnexion de la vie réelle des travailleuses et des travailleurs est telle qu’une « source parlementaire » peut sans problème confier à LCI, pour justifier le refus de cet amendement : « on parle bien de l’enceinte de l’Assemblée nationale, qui est un lieu de travail, pas une salle de cinéma ni une salle de spectacle ».

Encore que cette affirmation ne soit pas certaine, comment est-il possible de tenir de tels propos alors que de nombreux salariés ont la menace du licenciement sanitaire ou de la suspension de salaire au-dessus de la tête à cause de l’extension du passe sanitaire ? Un restaurant ou un cinéma n’est un lieu de loisir que pour ceux qui n’y travaillent pas, et aujourd’hui, la réalité pour les salariés de nombreux commerces et restaurants, c’est celle de la menace du licenciement si on ne se vaccine pas assez vite, alors même que ce sont des secteurs qui ont vu leurs conditions de travail et l’encadrement légal se dégrader tout au long de la crise sanitaire.

Le gouvernement n’a que le mot de suspension du contrat de travail à la bouche, pour les salariés du commerce, de la culture, de la restauration, pour les soignants ! C’est dans ce sens qu’Elisabeth Borne a évoqué sur BFM la possibilité de congés sans solde.

Pendant ce temps, la gestion catastrophique et anti-sociale de la crise sanitaire permet à des démagogues comme Philippot d’essayer de faire oublier qu’ils sont eux aussi des membres de cette caste politicienne privilégiée. L’ancien parlementaire européen, mouillé jusqu’au cou dans l’affaire des faux assistants parlementaires du FN, essaye surfer sur une colère légitime face au pass sanitaire, pour la récupérer électoralement pour ses idées nationalistes et anti-ouvrières, comme il avait déjà essayé de le faire, sans succès, avec les Gilets jaunes. Pour cela, il est prêt à diffuser le plus largement possible la propagande anti-vax. Mais pendant que Philippot tente de convaincre les classes populaires, qui ont déjà payé le plus lourd tribut face au virus, que le vaccin serait quasiment un poison mortel, les riches et les députés eux se font vacciner !

Pour les députés, pas de mandat révocable quand on trahit ses engagements et ses électeurs, et qu’on est absent la majeure partie du temps à l’assemblée alors qu’à l’inverse les salariés voient leur travail remis en cause à chaque instant. Un mandat de député est un droit inviolable, pas celui de garder son emploi et de recevoir un salaire suffisant pour vivre dignement !

Pourtant quand Macron veut instaurer des mesures comme la réforme des retraites et passe sanitaire, les policiers et les politiciens en sont toujours exempts. C’est là tout le symbole d’une crise qui a été gérée pour les riches, à coups d’amendes et de matraque, et d’où émane logiquement la défiance face au vaccin. Face à une gestion de la crise qui veut faire payer notre classe, nous devons répondre avec les méthodes du mouvement ouvrier, pas seulement pour s’opposer à l’autoritarisme de Macron mais pour proposer un plan de bataille à ceux qui veulent se battre pour une sortie de crise alternative.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Les personnes vaccinées ne seront plus cas contacts : une mesure anti-sanitaire et pro-patronale

Aujourd’hui, Jean Castex a annoncé que les personnes vaccinées ne seront plus considérées comme cas-contacts, montrant que la préoccupation du gouvernement n’est pas celle de la prévention mais du retour au travail.

CRISE SANITAIRE

Source photo : LUDOVIC MARIN / AFP

Depuis l’allocution de Macron le 12 juillet, le passe sanitaire, moyen profondément liberticide instauré par le gouvernement pour contraindre la population à la vaccination, est sous le feu des projecteurs. Mais au passe sanitaire, s’ajoutent d’autres mesures qui témoignent de la gestion sanitaire catastrophique du gouvernement.

Ce mercredi, Jean Castex, invité sur le plateau de TF1 à la sortie du conseil de Défense, a apporté quelques précisions quant au projet de loi sanitaire, énumérant par la même occasion de nouvelles mesures. En revenant d’abord sur la situation de la pandémie en France, qui connaît une croissance exponentielle due à la diffusion du variant Delta, il a notamment expliqué qu’à partir d’aujourd’hui, les personnes ayant reçues leurs deux doses de vaccination ne seront plus considérées comme cas contact. Cette décision, justifiée par Castex soit disant parce que « ces personnes n’ont plus de chances d’attraper la maladie », est un non-sens sanitaire dangereux.

En effet, la vaccination, si elle est le meilleur moyen d’endiguer l’épidémie, ne permet pas d’en empêcher la transmission mais le développement de formes graves. En témoigne les flambées des contaminations dans les pays comme Israël ou l’Angleterre, pourtant aux avant-postes de la vaccination. Comme l’indique un article du Monde, en Israël à la fin du mois de juin, 40 % des nouveaux cas étaient des personnes vaccinées. L’arrêt de la période d’isolement pour les personnes vaccinées signalées comme cas-contact ouvre donc la voie à la création de clusters, induisant non seulement une hausse des contaminations mais également la mise en danger des personnes n’ayant pas encore eu accès à la vaccination.

Cette nouvelle mesure qui constitue un non-sens d’un point de vue sanitaire et qui se mêle à une gestion répressive de l’épidémie, s’ajoute à d’autres mesures complètement inefficace d’un point de vue sanitaire mais aussi totalement inégalitaire et qui vont toucher en premier lieu les plus précaires. Le gouvernement a ainsi annoncé le non-remboursement des tests PCR à l’automne, pourtant indispensables pour prévenir la diffusion de l’épidémie, ainsi que le retrait du port du masque dans les lieux où le passe sanitaire sera appliqué, alors que la vaccination n’empêche pas la transmission du virus.

Or, le signalement des cas contacts, couplé à l’usage des tests PCR est un moyen de casser les chaînes de contamination et de détecter la formation de clusters, une tâche centrale pour protéger la population et éradiquer l’épidémie. Seulement le gouvernement, qui depuis le début de la pandémie fait fi de toute stratégie réelle de prévention, choisit à l’inverse de vendre aux personnes vaccinées un pseudo « retour à la vie normale » au mépris de la santé de l’ensemble de la population.

Mais si le gouvernement ferme les yeux sur les exemples des pays voisins qui montrent que la vaccination n’empêche pas la contamination, il semble pourtant être attentif au cas de l’Angleterre, qui après avoir levé toutes les restrictions sanitaires, se retrouve en difficulté sur le terrain économique à cause de l’isolement des salariés, même vaccinés.

Avec la levée de l’isolement des cas contacts vaccinés, le retour aux « jours heureux » que veut prôner le gouvernement français n’est en vérité que le retour au travail progressif des salariés. Comme depuis le début de la pandémie, c’est bien toujours les profits que Macron fait passer avant nos vies.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

La branche santé du syndicat CGT de l’Orne s’oppose aux annonces gouvernementales qui « culpabilisent » les personnels du sanitaire, du social et du médico-social.

La CGT de l’Orne considère également que « la reconnaissance en maladie professionnelle, qui devait être automatique, est en fait une véritable arnaque et un parcours du combattant, sauf pour celles et ceux qui ont eu une oxygénothérapie ou qui sont décédés ». | ARCHIVES OUEST-

Aujourd’hui, « le gouvernement veut se dédouaner de ses manquements et déplacer sa responsabilité sur les personnels pas encore vaccinés ». Or, rappelle le syndicat, une résolution du Conseil de l’Europe relative aux vaccins contre le Covid-19 indique que « les citoyens et citoyennes » doivent être « informés que la vaccination n’est pas obligatoire, et que personne ne doit subir de pressions pour se faire vacciner ou ne soit victime de discrimination pour ne pas avoir été vacciné. »


La CGT s’oppose « à la marginalisation d’une partie de la population qui ne peut accéder ni au dépistage, ni à la vaccination » et revendique « la gratuité des tests PCR ». « Oui au vaccin comme bien commun de l’humanité », conclut le syndicat.

Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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