SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

MACRON, L’ENNEMI INTIME DU PEUPLE (à propos de sa tribune dans Le Monde, « Retrouver l’esprit industriel du capitalisme »

Emmanuel Macron est auréolé de la loi-49/3 portant son patronyme, laquelle permet à n’importe quel patron de contourner un Code du Travail présenté par le camp libéral comme une rigidité archaïque et un livre à brûler.

Fort de cette victoire, sans coup férir, sur le livre-loi qui soutenait depuis 1910 le contrat de travail du peuple salarié, Macron triomphant commet dans Le Monde du 24 avril une tribune où son négationnisme - le déni d’existence du peuple du Travail – éclate en une symphonie à la gloire de l’esprit du capitalisme.

« Retrouver l’esprit industriel du capitalisme », ce titre indique à quel point Macron est gonflé de l’orgueil du valet aspirant au statut du maître. Qu’ont-ils besoin, ces maîtres, d’un porte-drapeau de ce genre ? Dans une seule mesure, et Macron comprend qu’il joue la gomme à effacer le monde laborieux.

« Nous avons, déclame-t-il, les moyens de façonner un capitalisme à l’image de nos ambitions. » Entreprend-il de dresser un temple à la gloire des capitaines d’industrie, des chevaliers de la finance, des héros de la spéculation et du dividende ? Non, i leur livre cette affirmation négationniste :

La France a bâti après la seconde guerre mondiale un capitalisme d’Etat, fidèle à sa tradition colbertiste, et un capitalisme familial. C’est le soutien des pouvoirs publics et l’énergie entrepreneuriale qui ont rendu possibles les réussites industrielles de notre pays, et ce sont les choix industriels de long terme qui ont permis les investissements de l’économie française des « trente glorieuses ».

Compris ? Le peuple de la Résistance, celui du CNR, des maquis et de la classe ouvrière a disparu. Comme sur un montage photos malveillant. Seuls les patrons et leurs commis d’État ont agi, à se demander quelle est donc cette cohorte, cette populace inutile au pied des élites admirables. Macron…

Gomme à effacer le populo, Macron bute néanmoins sur la crise.

Comment la traiter ? Simple, d’un mot. Et de s’appesantir sur les conséquences de cette crise mystérieuse que Macron s’épargne de qualifier et d’expliquer. Mais voilà les conséquences qui l’intéressent :

" Les investisseurs institutionnels (…) se sont désengagés du capital des entreprises françaises : la part des actions cotées françaises dans le bilan des investisseurs institutionnels a, par exemple, été divisée par 2,5 depuis 2000. Ils n’ont pas été remplacés par des actionnaires individuels, car la réglementation française a toujours orienté l’épargne vers l’immobilier puis l’assurance-vie, et donc plutôt des placements obligataires ; ils n’ont pas été remplacés non plus par des systèmes de retraites par capitalisation qui sont structurellement moins présents en raison de la prédominance du mécanisme de répartition. "

Quel aveu. Ainsi les 20 dernières années ont justifié des montagnes d’exonérations accordées aux patrons, s’agissant des cotisations sociales et des impôts. Et voilà qu’au détour d’une phrase, Macron avoue que tout ce dispositif par ailleurs mis en cause par la Cour des Comptes n’entraîne pas l’investissement.

Macron en tire cette conclusion : les patrons n’investissent pas, que le peuple, le fasse à leur place. Comment ?

1. « Inciter plus fortement les Français à investir dans nos entreprises. (…) L’actionnariat individuel est un élément de stabilité, comme le montre l’exemple d’Air Liquide. Faire des salariés et des épargnants français les détenteurs de notre capital productif est un défi urgent. »

2. « Réorientant les fonds des caisses de retraites vers la détention d’actions françaises et en associant d’autres investisseurs à leur côté. »

3. Favoriser « les actionnaires familiaux, les actionnaires salariés, les actionnaires publics et les fonds longs (français, européens, et internationaux). »

Précarité, chômage à 5 900 000 inscrits à Pôle Emploi, fermetures massives d’entreprises ? Baisse globale des rémunérations ? Qu’importe à Macron, il possède la solution : devenez actionnaires, peuples des régions, des usines, des bas quartiers. Transformez vos garanties sociales, telle la retraite, en investissements dans le Capital.

Macron réinvente la poudre… aux yeux. Il reprend la vieille Lune de l’association Capital-Travail de De Gaulle, en retirant au projet de mot « Travail ».

Il tord le vieux projet gaulliste dans le sens libéral, puisqu’il enjoint le peuple à retrouver son utilité par l’acte majeur, investir le montant de la caisse Retraite et des Assurances sociales dans le Capital.

Un problème avec le Capital ? Macron rêve d’une procession ininterrompue de souscripteurs d’actions issus des quartiers pauvres.

Macron mêle l’arrogance au mépris et à la négation du monde du Travail. Il est dangereux parce qu’il participe à un gouvernement archi-minoritaire qui transforme le rejet qu’il suscite en agressions libérales permanentes. Voilà pourquoi il est notre ennemi intime.

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Cet accessoire vous sera très utile pour distinguer la faramineuse augmentation de 0,4% sur votre fiche de paie, bon courage...

 

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Lors de la préparatoire du Comité Groupe France au siège Unilever, nous avons profité de l'occasion de faire un tour du nouveau bâtiment. Même si les postes de travail sont de très loin l'idéal, les salles de détente sont d'un niveau largement supérieur aux usines(voir les photos ci-dessous).

Non seulement nous revendiquons une Urgence d'augmenter les salaires, de baisser la précarité par des embauches, une amélioration des conditions de travail et une réelle reconnaissance pour tous les efforts dans les usines et au siège !

Nous voulons aussi, dans les usines, le même confort pour les salles de pause.

Avec le café gratuit comme au siège, AUSSI !

Même dans les toilettes il y a du savon de la marque DOVE, jamais dans les usines vous ne verrez ça, du savon Premier Prix et aucun effet !

Un clic sur les images ci-dessous pour agrandir

Unilever Rueil
Unilever Rueil Unilever Rueil
Unilever Rueil Unilever Rueil
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Lors de la préparatoire du Comité Groupe France(sur 2 jours à Paris), nous faisons le point sur la situation des usines/siège, avec les experts.

Voici quelques chiffres des usines du Groupe Unilever France, point sur les effectifs(en Baisse),  sur la précarité(qui monte), la misère distribué pour les NAO, des conditions de travail qui se dégradent....

 

ALSA

                          

                                

132 CDI – 5 apprentis

80 intérimaires

NAO : 0,4% d’augmentation générale, 150€ de prime, 350€ d’abondement sur l’intéressement

Intéressement : 1400€

7% d’absentéisme

 

MIKO

195 CDI

50 intérimaires

NAO : 0,4% d’augmentation générale, +20€ sur la prime vacances (1020€), 100€ de prime hors cadre, 200€ d’abondement sur l’intéressement

Intéressement : 1300€

 

DUPPI 1

 

140 CDI

Intérim : entre 15 et 20%

Absentéisme : + de 10%

NAO : en cours

INtéressement : 1500€

 

DUPPI 2

 

194 CDI – 47 intérimaires

2 CDD

6,7% d’absentéisme

NAO : en cours

Intéressement : 2060€

 

AMORA

230 CDI – 56 intérimaires

NAO : 0,4% d’augmentation générale

Intéressement : entre 2800€ et 2900€

Participation : entre 1700 et 1900€

6% d’absentéisme

Volume stable

 

SIEGE RUEIL

700 CDI – 100 stagiaires

3600€ d’intéressement

2,8% au lieu des 5% pour la participation en moyenne

Augmentation des BURN OUT

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EXONÉRATIONS DE COTISATIONS SOCIALES ACCORDÉES AUX PATRONS : LA COUR DES COMPTES CRITIQUE "UN MILLEFEUILLE D’ALLÉGEMENTS AUX EFFETS MAL DOCUMENTÉS"

 

LES ECHOS

La Cour des comptes critique l’empilement des allégements de cotisations

Réduction Fillon 2003, crédit d’impôt compétitivité emploi 2012, Pacte responsabilité solidarité, baisses des charge entrées vigueur janvier, voila l’empilement que dénonce la Cour.

Le gouvernement étudie la refonte du barème des charges sociales pour intégrer 20 ans de politique de réduction du coût du travail.`

Il va falloir mettre un peu d’ordre dans les charges sociales. Dans un référé publié mardi, la Cour des Comptes critique l’empilement des dispositifs successifs visant à réduire le coût du travail : réduction Fillon de 2003, crédit d’impôt compétitivité emploi de 2012 et, enfin, Pacte de responsabilité et de solidarité, avec des baisses de charge entrées en vigueur en janvier.

«  Grâce à ces dispositifs, le coût réel du travail, au niveau des bas salaires, est désormais très éloigné du niveau nominal qui résulterait de l’application du barème des cotisations officiellement en vigueur  », remarque d’abord la Cour. En 2013, les allégements généraux de cotisations sociales patronales ont bénéficié à 1,49 million d’employeurs et concerné 10,65 millions de salariés pour un coût total de 20,64 milliards d’euros. La seule réduction Fillon (dégressive, jusqu’à 1,6 Smic) allège le coût du travail de 18 %.

A l’heure où une nouvelle vague de baisses de cotisations entre en vigueur, et alors que la dernière loi de financement de la Sécurité sociale a conservé 71 mesures dérogatoires d’exonérations ou de réduction de cotisations sociales, la Cour critique «  l’incohérence  » des pouvoirs publics : «  Si la politique de baisse du coût du travail engagée depuis plus de 20 ans s’incarne dans des dispositifs durables, il peut sembler paradoxal qu’elle s’exprime par la voie de réductions ou de mesures dérogatoires plutôt que par l’adoption d’un barème reflétant le niveau réel des prélèvements obligatoires assis sur la masse salariale  », souligne-t-elle.

Un millefeuille d’allégements aux effets mal documentés

Pourquoi pas, rétorque en substance le gouvernement. En effet, le Haut conseil au financement de la protection sociale a été mandaté en octobre pour réfléchir à l’intégration des allégements généraux au barème des cotisations sociales. Toutefois, cela «  complexifierait  » le système, puisqu’il faudrait prendre en compte les effectifs de l’entreprise (20 salariés ou plus), l’assiette des cotisations (plafonnée ou non).

De plus, les allégements généraux sont conditionnés à la tenue de négociations annuelles ou à l’absence de condamnation pour travail dissimulé : comment transposer cette exigence dans le droit commun des cotisations sociales ?

Par ailleurs, la Cour des Comptes réclame plus de suivi et d’informations sur l’effet de ce millefeuille d’allégements. Les dernières études fouillées remontent à 2009, à partir des données 2005. Or il est possible que du fait de ces coups de pouce ciblant le bas de l’échelle, les employés tombent dans une «  trappe à bas salaires  » - ce que le gouvernement réfute, évoquant des «  effets très modestes  ».

Enfin, ce dernier reconnaît qu’il pourrait approfondir l’information donnée aux députés et aux citoyens dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, sur le coût et les effets des allégements généraux de charges sociales.

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Questions CGT pour le prochain CE/DP avril 2015 :

Questions CE :

Point sur les avancements de PF5  sur la remise en état.

Etat d’avancement du projet silicone shampoing.

Volume shampoing Dove en tube, part de marché, par pays.

Point sur les entretiens des sols sur les lignes de production.

Trombinoscope des effectifs à date.

Point sur les embauches sur les trois dernières années, par poste, par effectif homme/femme.

Montant CICE 2015.

Nous demandons de la part de la direction de donner une date butoir, sur notre demande de renseignement sur la régulation garantie conventionnelle.

 

Questions DP :

Jour RTT week-end.

Point sur les entretiens des sols sur les lignes de production.

Point sur les coefficients, l’année dernière il y  avait eu une vague de changement au premier semestre et il était prévu d’une deuxième pour le second semestre (en 2014), l’évolution des coefficients est-il toujours d’actualité. (Augmentation de la flexibilité sans pour autant de reconnaissance)

Point sur le four à micro-onde et les horloges

Divers.

Ci-dessous l'ordre du jour pour le CE/DP de vendredi 24 avril 2015.

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Maladies chroniques : l’idée d’un plafonnement des remboursements refait surface

Une personne sur cinq souffrira d’une affection longue durée en 2025, avec un surcoût de 17 milliards d’euros dû à l’exonération du ticket modérateur, met en garde la Direction générale du Trésor qui suggère une réforme radicale.

Après avoir modulé les allocations familiales, va-t-on moduler le remboursement des soins liés aux maladies chroniques ? Pour l’instant, la question n’est pas posée, mais une récente note de la Direction générale du Trésor réveille ce vieux débat. Les affections de longue durée (ALD), qui touchent 15 % de la population en 2011, devraient grimper à 20 % en 2025.

Pour éviter que le coût pour l’Assurance-maladie s’envole, les fonctionnaires de Bercy proposent de mettre fin au système actuel, qui consiste à les prendre en charge à 100 %. Les malades souffrant de pathologies graves, longues (plus de six mois) et coûteuses n’auraient donc plus droit à l’exonération du ticket modérateur. Autrement dit, la Sécurité sociale cesserait de rembourser 100 % des frais. Mais il y aurait tout de même un filet de sécurité, puisqu’on plafonnerait le reste à charge annuel pour tous les assurés sociaux.

La direction du Trésor va plus loin et donne une idée du plafond (au prix d’un bond dans le passé, puisqu’elle ne dispose pas de chiffres récents sur les ALD) : «  A niveau de dépense de l’assurance-maladie inchangé, la suppression du dispositif ALD permettrait la mise en place d’un plafond de reste à charge de 570 euros pour l’année 2010.  »

Le retour du bouclier sanitaire

Toutefois, le Trésor ne se risque pas à parler d’une modulation du plafond en fonction des revenus, afin que les personnes les moins aisées aient moins à débourser de leur poche. C’est pourtant la proposition qu’avaient avancée Raoul Briet et Bertrand Fragonard dans un rapport rendu en 2007, avec leur «  bouclier sanitaire  ». Selon eux, seuls 10 à 20 % des assurés les plus aisés devraient être concernés par la modulation. Ils ont également évoqué la possibilité d’abaisser le plafond pour les familles nombreuses.

17 milliards d’euros de surcoût en 2025

En 2011, près de 10 millions de personnes souffraient d’une ALD, telle qu’une maladie cardio-vasculaire, un diabète, un cancer. La dépense totale de l’Assurance-maladie pour les soigner s’est élevée à 9.200 euros par an par personne, soit 90 milliards d’euros au total. Mais le surcoût lié à l’exonération du ticket modérateur, n’en représente qu’une petite partie : 12,5 milliards d’euros.

Selon les projections de la Direction générale du Trésor, ce surcoût devrait enfler à 17,1 milliards d’euros en 2025. Plus de la moitié de cette hausse (2,4 milliards d’euros) sera liée à la démographie, c’est-à-dire au vieillissement, qui se traduit par la multiplication des pathologies et leurs complications. Le coût de l’accroissement de la prévalence est évalué à 2,2 milliards d’euros : les maladies chroniques vont se multiplier au mieux parce qu’on les dépistera plus efficacement ; au pire parce que l’état général de santé se dégrade sous l’effet de la pollution ou de la malbouffe.

 

LES ÉCHOS

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Sous la reprise, des plans sociaux en série

MoryGlobal, Intermarché, Sony... Ces dernières semaines, les annonces de licenciements se multiplient. Le gouvernement avance un effet trompe-l’œil. A l’heure où l’on entend parler d’une reprise qui serait « là », il n’est pas folichon le « front de l’emploi », comme on l’appelle.

Rien que jeudi, on apprenait la mise en place de deux nouveaux plans sociaux, qui vont conduire à la destruction de 668 emplois : 600 à Intermarché, 68 dans la filiale de conception de DVD de Sony. A quoi s’ajoute, ce même jeudi, la publication d’une étude du cabinet Altares, selon laquelle les faillites de très petites et moyennes entreprises étant en hausse au premier trimestre 2015, 66 000 emplois sont menacés en ce moment même en France. Le point sur les derniers plans sociaux annoncés, et sur la réaction du gouvernement, qui tente de nuancer le tableau.

MORYGLOBAL : 2 150 EMPLOIS

Prononcée le 31 mars, la liquidation du groupe de transport routier sera effective à la fin de ce mois d’avril, avec le licenciement de 2 150 personnes. « On est écœurés. On a été roulés dans la farine pendant des années », expliquait l’un des salariés, Mourad ben Kraouda, 53 ans, le 31 mars, tandis que l’avocat du comité d’entreprise de MoryGlobal, Thomas Hollande (fils de), assurait qu’« on va se battre pour consolider le PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) », afin d’obtenir pour ces salariés la même chose que ceux partis l’année précédente.

VIVARTE : 1 600 EMPLOIS

La Halle aux Vêtements va subir la fermeture de 174 de ses magasins à travers la France. (Photo Damien Meyer. AFP)La Halle aux Vêtements va subir la fermeture de 174 de ses magasins à travers la France. (Photo Damien Meyer. AFP)

La direction du groupe, qui possède entre autres les enseignes La Halle, André et Kookaï, et qui emploie plus de 17 000 salariés en France, a annoncé le 6 avril la suppression de 1 600 postes, essentiellement dans ses magasins La Halle aux vêtements. « Les actionnaires se sont gavés en touchant plus d’un milliard d’euros d’intérêts », dénonce un syndicaliste FO du groupe, ajoutant que le groupe « a touché 30,4 millions d’euros de subventions d’allégements Fillon et 15 millions du CICE [crédit d’impôt compétitivité emploi] ».

INTERMARCHÉ : 600 EMPLOIS

Intermarché logistique, filiale du géant de la distribution Intermarché (lui-même filiale des Mousquetaires), va supprimer au moins 600 postes d’ici 2018 : le nouveau plan « porte sur 600 salariés impactés avec la fermeture de 6 bases », explique le délégué syndical CGT Pascal Petit, précisant que les bases concernées sont Rostrenen (Côtes-d’Armor), Saint-Gérand (Morbihan), Levet (Cher), Avermes (Allier), Magny-le-Désert (Orne) et Mellac (Finistère). Selon Franck Barbato, de la CFDT, « on est plus sur 848 postes impactés et 241 créations de postes », donc un solde de 600 postes nets. Le responsable CFDT souligne que les postes créés risquent « de ne pas servir aux salariés qui vont être licenciés ».

GEFCO : 500 EMPLOIS

Après Moryglobal, le groupe de messagerie Gefco a annoncé mardi étudier la suppression de 500 postes, soit plus de 10% de ses effectifs dans l’Hexagone. La société, qui compte plus de 4 000 salariés en France, est une ancienne filiale du groupe automobile PSA Peugeot Citroën, qui en a cédé 75% aux chemins de fer russes (RZD) fin 2012 pour 800 millions d’euros et conservé une participation minoritaire de 25%. « Nous ne fermons aucune agence mais nous devons réduire nos coûts », a déclaré le président du directoire de Gefco, Luc Nadal, lors d’une conférence de presse.

RADIO FRANCE : 380 EMPLOIS

La direction du groupe public prévoit un plan de départs volontaires de 380 personnes – une des principales causes du mouvement de grève de 29 jours qui a été observé par les personnels de la Maison de la radio. Les syndicats espèrent pouvoir l’amender, et comptent sur des départs parmi les « 198 cadres de direction avec des hauts salaires » pour dégager « des marges ».

DIM : 265 EMPLOIS

Des syndicalistes de Dim avant le comité d’entreprise dans l’usine d’Autun le 16 avril 2015Des syndicalistes de Dim avant le comité d’entreprise dans l’usine d’Autun le 16 avril. (Photo AFP)

La maison mère de Dim, le groupe DBApparel (qui possède aussi Playtex ou Wonderbra) a dévoilé mercredi un plan de restructuration prévoyant 600 suppressions de postes en Europe, dont 265 chez Dim. Les fonctions support d’Autun, berceau du fabricant de sous-vêtements en Saône-et-Loire, sont les principales visées, avec 165 emplois supprimés. « On est en train de péter l’entreprise », déplorait un syndicaliste mercredi.

SONY : 68 EMPLOIS

Sony DACD, la branche française du groupe d’électronique japonais consacrée à la conception et la distribution de DVD et Blu-Ray, compte fermer son site de Moissy Cramayel (Seine-et-Marne) en 2016, a appris Libération jeudi. Soixante-huit personnes sur les 78 travaillant sur le site sont menacées de licenciement. Le plan est justifié, selon un document de la direction que Libération s’est procuré, par une « baisse de l’activité » sur la fonction de distribution du site. Ce dernier est en effet chargé de distribuer des DVD et Blu-Ray de plusieurs compagnies, dont Warner et Paramount, deux clients qui n’en seront plus dans les prochains mois.

« C’EST AINSI QUE ÇA SE PASSE »

Point commun de ces plans sociaux : ils ont été annoncés après les élections départementales (à l’exception de celui de Radio France). Pour autant, le gouvernement évacue d’emblée un rapport de cause à effet. Invité jeudi de la matinale de France Inter, le ministre du budget, Michel Sapin, a ainsi déclaré qu’« on n’est pas en 2012 », une référence au fait que le gouvernement Sarkozy-Fillon avait alors été accusé de se débrouiller pour faire reporter des annonces de suppressions de postes à après les élections présidentielle et législatives. « Vous croyez que les entreprises vont se préoccuper de savoir s’il y a une élection départementale, ou pas d’élection départementale ? » a demandé Michel Sapin, ajoutant : « C’est ainsi que ça se passe. Je ne dis pas ça pour minimiser ces situations, elles sont douloureuses. »

Même topo au ministère du Travail, joint par Libération. On y explique qu’il y a certes eu « un enchaînement d’annonces » ces deux dernières semaines, mais que « ce sont les entreprises qui déterminent leur calendrier ». Et s’il est impossible, dans l’immédiat, de chiffrer l’ampleur des plans sociaux pour 2015 – d’autant que certains de ceux annoncés ces derniers jours seront mis en place en 2016 –, le ministère souligne que 2014 « a affiché une nette diminution par rapport à la période 2009-2010 avec un nombre de plans sociaux inférieur à 800 ». Par rapport à 2009-2010, certes ; mais en 2013, selon les données de la Dares (en pdf), 191 000 personnes se sont inscrites à Pôle Emploi à la suite d’un plan social, soit 7% de plus qu’en 2012.

Au total, selon des données transmises à Libération par l’« observatoire de l’investissement » Trendeo, qui « aspire » les annonces de suppressions d’emplois parues notamment dans la presse locale, le premier trimestre 2015 est meilleur que le même trimestre de 2014, avec « 3345 emplois nets créés, contre 311 emplois nets supprimés en 2014 ». Trendeo relève tout de même que le mois de mars a été particulièrement mauvais, avec une hausse de 2% des annonces de suppressions d’emplois sur un an.

Quant à l’étude d’Altares, qui enregistre un « niveau historique des défaillances […] sur le 1er trimestre 2015 » avec 18 000 PME qui ont fait faillite, soit près de 66 100 emplois menacés, le ministère du Travail préfère signaler que selon des données publiées jeudi par Pôle Emploi, « les entreprises ont une intention de recrutement en hausse de 2,3% », soit « 1,7 million d’embauches potentielles » sur l’année.

LIBÉRATION AFP

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CICE "crédit d'impôt pour la compétitivité et emploi"

 

Les banques soupçonnées d’avoir détourné l’esprit du Cice

Les économies dégagées n’ont pas profité à l’emploi.

Les banques et les établissements de crédit ont-ils fait bon usage du crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice) ? Selon le SNB CFE-CGC, elles ont perçu au moins 135,5 millions d’euros à ce titre. L’organisation syndicale a collecté ces chiffres via les comités d’entreprise et mis en regard l’utilisation annoncée par les établissements pour justifier la demande de Cice. Or, même s’il ne s’agit que d’un aperçu, car tous les établissements ne figurent pas dans ce bilan d’étape, le SNB dénonce une mauvaise utilisation du crédit d’impôt : les établissements bancaires ont choisi de « bénéficier à plein d’un effet d’aubaine. [...] L’esprit qui a prévalu lors de la mise en place du Cice prévoyait un accroissement des investissements et non pas une simple affectation sur des projets déjà engagés et budgétés », conclut-il.

Régis Dos Santos, président du SNB CFE-CGC, souhaite donc mettre en garde les pouvoirs publics sur l’utilisation future du Cice dans un secteur qui compte 400.000 salariés. Il s’agit, en effet, des premiers investissements au titre du Cice, sans doute affectés « en catastrophe », convient Régis Dos Santos. Mais le SNB souhaiterait qu’une discussion se mette en place dès septembre pour que l’utilisation du prochain Cice soit bien au bénéfice de l’emploi et de la compétitivité. D’autant que les montants devraient augmenter de 50 %, le taux passant de 4 % à 6 % de la masse salariale ne dépassant pas 2,5 fois le SMIC.

Une bonne utilisation, selon le SNB, serait par exemple de mettre en place des formations diplômantes permettant de faire « redémarrer l’ascenseur social ». Autre cheval de bataille : la mise en oeuvre d’accords de « qualité de vie au travail » ou encore l’obtention pour tous les directeurs d’agence du statut de cadre d’ici à trois ans.

Pour l’heure, parmi les établissements observés, le plus grand bénéficiaire du Cice est le Crédit Mutuel CM11-CIC, avec 40,2 millions d’euros d’économies. Cet argent a ainsi été affecté à des investissements « dans des nouvelles technologies », dans la recherche de nouveaux services et dans la « prospection de nouveaux marchés ».

Peu de commentaires

BNP Paribas et la Société Générale ont de leur côté réalisé près de 26 millions d’euros d’économies. BNP Parisbas a choisi d’affecter cette manne en particulier au « financement de l’amélioration de la compétitivité » ; la Société Générale effectue notamment des investissements « mobiliers et immobiliers » mais aussi « pour des études et des dépenses informatiques ». Le Crédit du Nord, quant à lui, a économisé près de 3,5 millions d’euros qu’il a choisi de consacrer plus particulièrement à la « rénovation d’agences ».

La plupart des banques n’ont pas souhaité faire de commentaires. LCL a toutefois rappelé qu’il était en grande mutation, soulignant que les formations internes permettent la mobilité, horizontale et verticale, des salariés. LCL rappelle aussi qu’il s’engage à réaliser 1.000 embauches par an jusqu’en 2018. Mais compte tenu du nombre des départs, le groupe devrait compter 1.000 salariés de moins en 2018.

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1 000 000 000 000 DE DOLLARS DE DIVIDENDES DISTRIBUÉS AUX ACTIONNAIRES DES ENTREPRISES COTÉES À WALL STREET - soit l’équivalent du tiers du PIB français (2 902 milliards en 2014)

POLITIS

1 000 milliards de dollars : distribution record à Wall Street

C’est un nouveau record. En 2015, les entreprises cotées à Wall Street s’apprêtent à verser 1 000 milliards de dollars (943 milliards d’euros) sous forme de dividendes ou de rachats d’actions à leurs actionnaires, selon le calcul de plusieurs cabinets d’analyse.

1 000 000 000 000 de dollars, soit l’équivalent du tiers du PIB français (2 902 M en 2014). C’est 10 % de plus que l’année dernière (902 M).

Les 500 plus grosses sociétés américaines distribueront ainsi 400 milliards de dollars en dividende et 600 milliards de dollars en rachats d’actions pour satisfaire – et retenir - leurs actionnaires, au détriment des investissements dans l’économie réelle.

Les grands patrons inquiets

Même le patron du numéro un mondial de la gestion d’actifs, BlackRock, s’est inquiété mardi dans une lettre ouverte de cette générosité, reprochant aux grandes entreprises leur frilosité à investir et leur court-termisme. « [Elles] envoie[nt] un message décourageant sur la capacité d’une entreprise à utiliser ses ressources à bon escient », regrette Laurence Fink. Début avril, c’était le PDG de la banque JPMorgan Chase, Jamie Dimon, qui tirait la sonnette d’alarme (lire sur Challenges.fr).

Les fonds activistes

Cette politique qui couvre d’or les actionnaires est accentuée par le chantage des « fonds activistes » qui mettent publiquement la pression sur les entreprises pour faire monter les enchères boursières.

Exemple récent : Vincent Bolloré, premier actionnaire de Vivendi, a dû accepter d’augmenter de 2,7 milliards d’euros les dividendes distribués à ses actionnaires d’ici à 2017 après deux semaines d’intenses pressions du fonds américain PSAM, qui détient... 0,8 % du géant français des médias.

Vincent Bolloré déclarait le 9 avril avoir cédé, « même s’il en résulte de moindres marges de manœuvre » pour investir. Dans cette affaire, la victime n’est pourtant pas le milliardaire breton. Il obtient dans ce deal le soutien de PSAM pour l’adoption du système prévu par la « loi Florange », doublant le droit de vote des actionnaires présents depuis au moins deux ans. Bolloré double ainsi son emprise sur le groupe dont il détient 12,01 % du capital.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
quatre syndicats sur cinq retirent leur préavis de grève... grève qui a tout de même été reconduite !

C’est vers 17h15 que tout a basculé, ce mardi après-midi. Depuis quelques minutes déjà, on sentait que tout avait été dit, que tous les arguments avaient été échangés au cours de ces deux heures d’assemblée générale à Radio France (alors que s'écoulait un 27e jour de grève — retrouver ici le déroulé de la crise à Radio France).

Certains syndicats n’étaient pas favorables à la poursuite du mouvement – l’Unsa, par exemple, l’avait déjà dit la veille, sous les huées —, mais le déchaînement des applaudissements, à chaque intervention pro-grève, ne laissait planer aucun doute sur la détermination des présents à continuer.

« On vote ! On vote ! » S’est mise à scander la salle, impatiente de constater sa force dans une forêt de bras levés.

Le premier, Jean-Matthieu Zahnd de la CGT s’est levé. Il a pris le micro et, de sa voix de basse, a prévenu : « Il va y avoir des appréciations différentes… Ce que je peux dire de notre point de vue, c’est qu’hier on a voté la reconduction parce qu’on voulait la prolongation de la médiation (…) Aujourd’hui, pour faire pression sur la tenue du conseil d’administration, et par rapport aux échéances politiques de demain, notre position est de reconduire la grève (...)».

La salle a regardé Jean-Paul Quennesson, de Sud, approcher à son tour du centre de l’estrade. Le musicien, dont la ferveur fait souvent frissonner les AG, a commencé par rappeler l’unanimité de l’intersyndicale. Puis après s'être justifié « Nous avons fait voter nos adhérents », a annoncé que Sud retirait son préavis de grève.

Intervenant à la suite, la CFDT a annoncé qu'elle retirait son préavis de grève.

Brièvement, l’Unsa a confirmé qu’elle n’avait pas changé de ligne depuis la veille, et qu'elle avait retiré son préavis de grève.

Cela faisait deux heures que quatre cents personnes, voix fortes et joues rouges, entretenaient la flamme du combat social à coups de formules chocs (« ça emmerde tout le monde et c’est pour ça qu’il faut continuer cette grève ! »), de moments un peu fourbes (une imitation de la démarche et de l’attitude de Mathieu Gallet, l’espoir d’un nouvel article contre le Pdg dans Le Canard enchaîné), de nouvelles réconfortantes (« Il y a 117 500 euros dans la caisse de grève ! »).

Malgré la retraite de quatre organisations syndicales sur cinq, et la suppression des préavis en vigueur depuis le 19 mars, l’Assemblée générale a voulu voter. Elle a décidé de poursuivre la grève un vingt-huitième jour. Rendez-vous a été donné mercredi 15 avril à 10 heures, pour une nouvelle AG, « pour organiser l’après ».

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le double discours des grandes entreprises européennes sur le climat

D’un côté, la plupart des grandes entreprises européennes, quel que soit le secteur concerné, multiplient les grandes déclarations et les engagements sur le climat. De l’autre côté, via leurs associations professionnelles, elles continuent indirectement à faire pression pour atténuer les objectifs climatiques de l’Union européenne et éviter des régulations trop contraignantes - sans risque pour leur image de marque. Une étude de l’université de Westminster met en lumière la schizophrénie - certains diraient l’hypocrisie - des grandes entreprises européennes.

Elles disent être engagées pour la lutte contre le changement climatique, et le répètent à longueur de publicité et de rapports annuels. Mais dans le même temps, de nombreuses entreprises européennes unissent leurs forces au sein de structures de lobbying dont les visées sur le changement climatique s’avèrent opposées.Le Policy Studies Institute, de l’université de Westminster, s’est penché sur ce paradoxe, au travers d’un rapport publié le 30 mars.

Il ressort que 77 % des 500 plus grosses sociétés dans le monde sont membres de lobbys intéressés par le changement climatique. Au sein de ces groupes d’intérêt, les industries gourmandes en énergie, les lobbys des énergies fossiles ainsi que Business Europe, le Medef européen, tentent d’affaiblir le marché européen du carbone, mais aussi les mesures d’efficacité énergétique ou le soutien aux énergies renouvelables.

Ainsi, Business Europe [le Medef européen] a tenté de s’opposer aux projets de ranimation du marché du carbone ou backloading, comme le montre ce communiqué, plaidant pour une refonte plus profonde et donc plus longue du système. Parmi les entreprises prises entre deux chaises, on retrouve aussi BASF ou Solvay : les deux entreprises de chimie membres du groupement défendant les intérêts de la chimie, le CEFIC sont tiraillés entre plusieurs impératifs. Avoir accès à une énergie moins chère est crucial pour ces industries très gourmandes en énergie ; la chimie penche milite donc pour l’exploitation du gaz de schiste.

Les groupes de chimie se disent par ailleurs de fervents acteurs de la lutte contre le changement climatique. Dans une réponse à la Commission sur ses propositions de paquet climat, CEFIC proposait ainsi une approche « réaliste » à la question du changement climatique, dont l’ambition soit conditionnée au partage de l’effort avec les autres économies occidentales. Solvay et BASF sont par ailleurs membres du World Business Council for Sustainable Development, une organisation destinée à encourage les initiatives pour l’environnement.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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