SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

SOURCE : Révolution permanente

Depuis le 21 novembre 2019, les salariés de Cargill sont en lutte contre le plan de licenciement annoncé par leur direction suite à la décision de réorienter la production du site. De plus, s’est ajouté à ce plan de licenciement une détérioration des conditions de travail notamment par la pression exercée par la direction. Dorian Vallois dénonce « des mauvaises conditions de travail et risques réels pour les salariés aussi bien mental que physique » qui visent à « briser et casser de l’être humain ». Malgré ces méthodes, les Cargill sont restés déterminés à défendre leurs emplois.

Pendant la période de confinement, les salariés n’ont pas cessé de travailler et de participer à la production de biens essentiels aux hôpitaux, notamment la production de glucose nécessaire entre autres aux nouveaux nés prématurés. De plus, ils ont fait face à une réorganisation interne de la production pour respecter les protocoles sanitaires, ce qui a fortement impacté physiquement et moralement les employés. Sans égard pour les sacrifices consentis, la direction a remis sur la table le plan de licenciement dès qu’elle a pu le faire.

Si officiellement, la direction prétend ne viser que 129 emplois, Dorian Vallois affirme qu’en réalité « c’est 170 licenciements actés qui pourraient monter jusqu’à 186 » dont il s’agit. La guerre des chiffres entre la direction et la CGT ne doit pas masquer que les licenciements interviennent dans un contexte de crise économique et dans une région déjà fortement touchée par le chômage et les plans de licenciements, comme c’est le cas à Camaïeu dernièrement.

A 17h30, les députés de la France Insoumise du Nord, le sénateurs PCF du Nord et Jean-Luc Mélenchon sont venus au rassemblement pour apporter leur soutien aux Cargill. Après une prise de parole du délégué syndical qui a appelé « toutes les boîtes à se battre comme nous » tout en fustigeant les « patrons voyous », Jean-Luc Mélenchon est intervenu. Le chef du groupe parlementaire Insoumis a invectivé Macron tout en dénonçant l’aberration écologique et humaine des licenciements à Cargill. « Ils se sont gorgés d’argent publique et ils virent les gens comme des choses » a déclaré le leader de La France Insoumise à propos de la direction de Cargill tout en dénonçant que le plan de licenciement à Cargill était « le symbole de tout ce qu’il ne faut pas faire » en matière humaine et écologique.


Le 7 septembre prochain, les salariés de Cargill seront au Tribunal de grande instance de Lille pour défendre leur cause et faire invalider le plan de licenciement. La lutte contre les licenciements à Cargill comme partout ailleurs n’est pas encore finie, et nécessitera un plan de bataille qui mobilise l’ensemble des salariés, car ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise.

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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« Pour étouffer par avance toute révolte »

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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C’était il y a 11 ans !
Les Guignols prévoyaient déjà la grande escroquerie VIRUS/MASQUE

Publié par anti-K

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Elisabeth Borne dévoile les contours de sa loi d'orientation des mobilités
Sanctionné après avoir initié, durant le confinement, un référé pour obliger une structure d’aide à domicile à équiper ses salariés de masques, tout notre soutien à Anthony Smith (inspecteur du travail)…
Défendons ceux qui nous protègent au quotidien
Madame Elisabeth Borne, Ministre du travail, de l’emploi et de l’insertion en visite à la DIRECCTE, aux locaux d’Hérouville-Saint-Clai

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Plus de 500 licenciements chez TUI

 

France, l’intersyndicale appelle à la grève

 

le 8 septembre

 

Les annonces de licenciements massifs continuent, et le secteur du tourisme est durement impacté par la crise sanitaire et économique liée à la pandémie de coronavirus. La direction de TUI France annonce 583 suppressions de postes sur 904 salariés. Face à cette attaque, l’intersyndicale appelle à une grève le 8 septembre.

 

Ce n'est pas aux travailleurs de payer la crise !

Le mercredi 17 juin, la direction du groupe TUI France annonçait la suppression de 583 postes sur un total de 904 salariés (soit deux emplois sur trois), avec la fermeture ou la vente de 65 agences. Les mesures de confinement liées à la pandémie de coronavirus et l’arrêt de l’activité ont impacté durement le secteur du tourisme et face à ça la réponse du patronat est la suivante : faire payer la crise aux travailleurs.

Concernant TUI, l’entreprise en France, n’en est d’ailleurs pas à ses premiers licenciements de masse. En effet, comme l’affirme le secrétaire général du Comité Social et Economique (CSE) Lazare Razkallah : « Nous avons déjà eu 600 postes de supprimés en 2012, 300 postes en 2013-2014, plus de 300 postes en 2017. Ça n’a rien donné parce que la stratégie n’était pas là. Une nouvelle fois, cela devait être dans les cartons et ils précipitent les choses avec la crise. C’est un effet d’aubaine ».

De plus, les salariés ont appris leur potentiel licenciement dans la presse, alors que le PDG de la filiale française, installé au Maroc, le nouveau pays d’accueil des agences de l’entreprise de tourisme, refuse de leur parler : « C’est plus facile de licencier les gens par Zoom, il coupe le micro quand on lui demande de rendre des comptes », témoigne Lazare Razkallah.

Par ailleurs, l’entreprise de tourisme en France a reçu en juin une aide publique de 10 millions d’euros dans le cadre du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE). Alors que le CICE a été présenté par les gouvernements d’Hollande et de Macron comme un moyen de lutter contre le chômage, TUI France va licencier les employés avec de l’argent public : « Encore une fois, l’argent public ne sert qu’à pérenniser les profits de l’entreprise et à faire payer les frais de la crise aux travailleurs » rapporte le délégué syndical Lazare Razkallah. *

Rappelons également que l’Etat français a mis en place un plan de relance de 18 milliards d’euros pour le tourisme suite au confinement et que les salariés de TUI France sont en chômage partiel depuis le 18 mars avec une baisse de salaire de 16 %. De plus, le groupe TUI a bénéficié d’un prêt de l’Etat allemand de 1,8 milliards d’euros en avril, puis d’1,2 milliards d’euros en août.
Cet argent public remis entre les mains des grands dirigeants de l’entreprise n’a pas pour fonction et n’est pas utilisé au profit des emplois des salariés et leurs acquis sociaux. En effet, le patronat continue d’attaquer les travailleurs et travailleuses à coup de licenciements et de baisses salaires pour conserver leurs profits intacts.

 

Les travailleurs et travailleuses s’organisent pour lutter contre les licenciements

 
Dans le but de s’organiser pour lutter contre ce Plan de Sauvegarde pour l’Emploi (PSE) désastreux, une première assemblée générale a eu lieu le 23 juin dernier.
L’intersyndicale regroupant l’ensemble des syndicats présents dans l’entreprise (CFDT, CGT, CFE-CGC) a réuni 600 salariés de façon virtuelle, qui ont pu échanger sur les moyens à mettre en œuvre contre les futurs plans de licenciements. Une autre AG a eu lieu le 30 juin et a réuni 450 employés, au cours de laquelle les travailleurs et travailleuses ont notamment pu faire part
du mépris patronal quotidien dont ils sont l’objet : « Nous on est au service carnets de voyage, on n’a pas de 13eme mois, on a rien du tout. Pour moi, cette direction, elle nous manque de respect et il faut lui montrer qu’on est là », rapporte ainsi une salariée.

Les employés ont également discuté des futurs rassemblements, comme celui du 7 juillet devant le siège de TUI France à Levallois, ou encore de l’action qui a eu lieu fin juillet au siège régional de l’entreprise à Bruxelles, dans le but de se faire entendre par le PDG de celle-ci, Elie Bruyninckx
Il a été également question des moyens à mettre en place pour visibiliser leur lutte et faire de celle-ci une mobilisation contre tous les licenciements. En effet dans tous les secteurs d’activités, le patronat compte faire payer la crise aux salariés !

L’importance de l’auto-organisation des travailleurs

Les salariés de TUI France sont bien décidés à se battre pour leurs emplois, et à s’organiser dans le but d’établir un rapport de force conséquent. 

En ce sens, Lazare Razkallah insiste sur l’importance de la mobilisation des employés,« le conciliateur est utilisé par les entreprises pour éviter la cessation de paiement. La direction agite le chiffon rouge de liquidation judiciaire pour nous faire accepter le plan social ».

C’est pourquoi, comme ont pu le souligné des salariés de TUI France lors d’une AG : « Évitons de nous diviser pour faire le jeu de la direction, et on ne lâchera rien »
Les classes dominantes vont continuer de faire payer les salariés à coups de licenciements, de chantage à l’emploi, de baisse de salaires et d’acquis sociaux. C’est pourquoi il est urgent d’imposer aux patrons des mesures comme l’interdiction des licenciements, pour que ce ne soit pas aux salariés de payer la crise, et de soutenir l’appel à la grève des travailleurs et travailleuses de TUI France le 8 septembre.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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La fortune de Jeff Bezos dépasse les 200

 

milliards de dollars, une première

 

historique

 

Alors que l’économie mondiale traverse une crise économique profonde, Jeff Bezos, le fondateur et patron d’Amazon voit sa fortune passer la barre des 200 milliards de dollars. Une première. Le géant du e-commerce et de l’internet américain a en effet tiré un profit énorme des mesures de confinements prises dans de nombreux pays et ce au détriment de la santé des employés de l’entreprise, forcés à travailler au plus fort de la crise sanitaire.

Une richesse accumulée sur l'exploitation

Jeff Bezos est officiellement le premier homme dont la fortune est estimée à plus de 200 milliards de dollars selon le magazine Forbes. Ce « record » a pu être battu du fait de la hausse de la valeur de l’action d’Amazon, le géant du e-commerce et d’Internet, fondé par Jeff Bezos. Amazon comme la plupart des autres GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) a profité des mesures de confinements qui ont eu lieu suite à la première vague de l’épidémie de covid-19.

Amazon a en effet profité du confinement en maintenant son activité de e-commerce, au détriment de la santé des travailleurs. Pour maintenir son activité l’entreprise n’a pas reculé face au chantage à l’emploi en menaçant de fermer ses entrepôts.. Tout au long du confinement, Amazon a fait peser sur les travailleurs une pression des plus importantes , dans le but de maintenir ses profits.

C’est sa branche de « Web Services », services d’hébergement et de calculs destiné aux entreprises, qui lui permet également de faire de grands bénéfices. Avec la généralisation du télétravail pour certains activités, ces services ont là aussi vu leur utilisation augmentée. Jeff Bezos est donc aujourd’hui l’homme le plus riche du monde. Alors que l’économie s’enfonce dans une crise sans précédent dont les contours ne sont pas encore totalement définis, cette nouvelle est en contraste marquant avec la récession en court. Cela va dans le sens de la « reprise en K » annoncée par certains analystes financiers pour signifier les différences entre différents secteurs de l’économie.

Ce qui a permis à Jeff Bezos de devenir le premier homme a posséder plus de 200 milliards, c’est l’exploitation de centaines de milliers de personnes, qui se sont trouvés d’autant plus exposés lors de la crise sanitaire.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Université d’été du Medef : Castex

 

confirme les 10 milliards de baisse des

 

impôts patronaux

 

A l'occasion de l'université d'été du Medef où il était invité, le premier ministre a confirmé un important cadeau au patronat : la baisse de 10 milliards d'euros des impôts de production. Il poursuit ainsi sa politique pro-patronale en satisfaisant une demande de longue date du patronat français.

 

Nouveau cadeau au patronat !

Crédit photo : capture d’écran de l’Usine Nouvelle

Ce 26 août se tenait la première journée de l’université d’été du Medef. Et cette année le discours d’ouverture des REF (Renaissance des Entreprises de France) a été prononcé par nul autre que le premier ministre, Jean Castex. Alors que les contours de la crise économique se dessinent plus nettement, il a tenu à rassurer le patronat et à lui prouver une fois de plus que le gouvernement ne manquerait pas de poursuivre sa politique de coûteux cadeaux.

Castex est revenu sur la promesse des 100 milliards d’euros pour le plan de relance et a insisté sur son montant exceptionnellement élevé, en ajoutant qu’il s’agissait du plan le plus important des pays européens. Il a dévoilé à cette occasion les différents axes de ce plan qui sera officiellement annoncé le 3 septembre. Il a ensuite confirmé, sous les applaudissements enthousiastes d’un parterre de patrons, un autre important cadeau au patronat à savoir la baisse des impôts de production à hauteur de 10 milliards par an. Annoncée mi-juillet, cette baisse répond à une demande du Medef, et va même au delà puisque Geoffroy Roux de Bézieux demandait dans une interview donnée aux Echos une baisse à hauteur de 5 milliards d’euros « seulement ».

Cet important cadeau va une fois de plus profiter au grand patronat industriel, que le gouvernement cherche ardemment à rassurer en multipliant les cadeaux dans ce sens. Cette baisse des impôts de production pour janvier 2021 va prendre plusieurs formes dont un allègement important de la taxe foncière et la division par deux du montant de la CVAE (Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises). Or ce dernier impôt ne concerne que les entreprises qui ont un chiffre d’affaire supérieure à 500 000 euros. Une fois de plus le gouvernement choisit de privilégier le grand patronat et laisse sur le banc de touche les Petites et Moyennes Entreprises (PME) qui sont pourtant durement touchées par la crise.

Ce cadeau qui va profiter aux grosses entreprises n’est pas anodin. A la différence des prêts garantis, il a vocation à être pérennisé et à donner des gages dans la durée au patronat, tout en répondant à une de leur demande de longe date. Il s’agit en effet de doper la compétitivité des entreprises françaises, et de les relocaliser sur le marché en s’en prenant aux impôts du grand patronat. Il expliquait ainsi qu’il s’agit d’en finir avec ce qu’il nomme une «  fiscalité objectivement et comparativement punitive pour notre industrie ».

Il a ensuite ajouté : «  Nous continuerons à baisser l’impôt sur les sociétés ainsi que s’y est engagé le président de la république. C’est une autre illustration de notre engagement absolu et plus général de n’augmenter aucun impôt de maintenir les baisses déjà engagées et en somme d’assurer la stabilité des règles du jeu  ». Mais derrière la « stabilité des règles du jeu  » on peut surtout voir la volonté du gouvernement de permettre au patronat de garder intact leurs profits et leurs dividendes. Le gouvernement insiste sur la volonté de réduire les impôts patronaux mais ne parle pas du financement de cette baisse qui va engendrer une augmentation de la dette publique. Et quand il s’agit de rembourser la dette, le gouvernement est très prompt à demander des efforts aux travailleurs et à mettre en place des plans d’austérité pour payer la facture.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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L'exemple de la sanction contre l'inspecteur du travail  Anthony SMITH est édifiante : la ministre du travail avalise la sanction et laisse faire sans aucune espèce de contrôle les entreprises et le patronat : choix de classe où la contrainte contre ceux d'en bas se conjugue avec la liberté laissée au renard dans le poulailler!

 

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SOURCE : L'Humanité Dimanche

Masques à l’envers


Un inspecteur du travail a trop bien fait son travail : il a exigé des masques en entreprise, le 15 avril 2020, cinq mois avant que le gouvernement convienne qu’il fallait en porter. Ce patron qui employait des femmes de ménage sans masque, et qui s’est plaint d’Anthony Smith, en avril, auprès de la Direccte et de Muriel Pénicaud, a fini par l’emporter en plein été. Le 15 août, l’inspecteur est sanctionné et déplacé d’office par Élisabeth Borne, nouvelle ministre du Travail.

Et voilà la CGPME qui continue de refuser les masques lorsqu’il est question de les rendre obligatoires : les patrons ont toujours traîné la patte quand il fallait protéger leurs salariés. Ils ne veulent pas payer le coût de la prévention, de l’hygiène et de la sécurité. Élisabeth Borne ne veut pas utiliser la contrainte : il faudrait que les patrons d’eux-mêmes modulent, sans loi, sans état d’urgence, la sécurité dans leur entreprise. Mais chacun sait que, dans ce cas, ils le feront au moindre coût.

Dans le bâtiment, s’il n’y avait pas obligation de mettre des garde-corps et une inspection du travail pour contrôler et sanctionner, le nombre de chutes mortelles ne cesserait d’augmenter. Nous sommes précisément dans ce cas, face au virus : refuser de protéger autrui, c’est le mettre en danger. Or le gouvernement s’obstine spectaculairement à l’envers : pas d’obligation pour les patrons et sanction pour l’inspection.

Pas de gratuité des masques, alors qu’il s’agit d’équipements de protection individuelle (EPI) incombant aux patrons, au sens du Code du travail. Pas de contrainte, de contrôle et de sanction, alors que la pandémie menace toujours : principe de précaution violé.

Cela vaut aussi pour les licenciements : pas d’obligation, pas de contrôle préalable de l’inspection alors que les chefs d’entreprise en profitent pour plus de 475 plans sociaux recensés, alors que le gouvernement leur distribue des milliards pour survivre face à la crise sanitaire. Là aussi, le gouvernement, avec le patronat, marche à l’envers.

par  Gérard Filoche ,

 

Publié par FSC

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SOURCE : L'Humanité

 

 

« Les salariés savent que leur activité est viable »


En visite sur le site Verallia de Châteaubernard (Charente), le secrétaire national du PCF a dénoncé la stratégie du groupe et la complaisance de l’État actionnaire.

 

Verallia supprime près de 200 postes et met à l’arrêt le four de son site de Châteaubernard. En quoi est-ce symptomatique de ces grands groupes qui restructurent au prétexte de la crise sanitaire ?

Fabien Roussel

 

Verallia va très bien. C’est le leader français de la production de bouteilles de verre. Le groupe va d’ailleurs tellement bien qu’il a distribué 100 millions d’euros de dividendes le 10 juin. Le 12 juin, il annonçait un plan social de 200 emplois directs et la fermeture d’un four près de Cognac. Le coronavirus est un prétexte à des suppressions d’emplois qui ne sont justifiées que par l’augmentation des dividendes aux actionnaires, parmi lesquels la banque publique d’investissement (BPI) pour 7,5%. J’ai appris en outre que Verallia produit entre autres, ici, à Châteaubernard, les bouteilles pour les cognacs Hennessy. Or Hennessy s’apprêterait à passer commande auprès de l’entreprise pour des bouteilles produites en Ukraine. C’est la démonstration que la fermeture et les licenciements n’ont qu’une logique de rentabilité immédiate. C’est un coût pour l’emploi et pour l’environnement. 

 

Vous parlez de provocation socialement irresponsable. Quels garde fous l’État devrait-il mettre en place pour éviter la multiplication de ces situations ?

Fabien Roussel

 

J’ai obtenu, le 31 août prochain, une réunion à Bercy sur le dossier Verallia. Je vais demander à Bruno Le Maire de faire suspendre ce plan de restructuration et de réunir l’ensemble des acteurs. Les salariés ont énormément d’arguments pour expliquer que leur activité est largement viable. Ils m’ont expliqué qu’aujourd’hui 34% des bouteilles utilisées en France sont importées. Il y a des parts de marché à gagner. Il faut trouver une solution. Et je veux aussi m’adresser aux producteurs de vins et de champagne de notre pays pour leur demander d’être vigilants et de favoriser l’achat des bouteilles fabriquées en France plutôt que celles produites à l’étranger. Aujourd’hui, si Verallia ne fait pas appel à l’État pour un plan de soutien parce qu’elle fait le choix de distribuer des dividendes, elle perçoit quand même de l’argent public, via le Cice et probablement le CIR. C’est inadmissible. Plus personne n’accepte cela. Il y a besoin de légiférer, rapidement, pour que l’argent public vienne en appui des investissements d’une entreprise, surtout pas sans contrepartie. D’autant plus quand la BPI siège au rang des actionnaires. C’est à se demander ce qu’elle y fait. La CGT s’est battue pour que l’État garde un droit de regard sur l’entreprise, pas pour qu’elle signe des chèques en blanc et engrange des dividendes sans demander de comptes. La BPI est là pour veiller à la stratégie industrielle et à la réalisation des investissements. Certainement pas pour cumuler des jetons de présence et valider un plan social. 

 

Alors que le gouvernement s’apprête à présenter son plan de relance, comment sécuriser l’emploi industriel, particulièrement touché par la crise économique actuelle ?

Fabien Roussel

 

Avant toute chose, il faut conditionner, strictement, le versement d’aides publiques à la création d’emplois et à l’investissement dans la recherche, la formation et la transition écologique. Par ailleurs, il est urgent de lutter contre les schémas d’optimisation fiscale de ces grands groupes pour que les richesses créées dans notre pays y restent. C’est l’argent des ouvriers qui part dans les paradis fiscaux, l’argent de leur travail. Que tous les emplois soient conservés doit être la priorité. Les 500 milliards d’euros mis sur la table par l’État pour faire face à la crise doivent être utiles à cela. Quand on a une usine de cette qualité et des compétences de ce niveau, tout doit être tenté pour sauver le site. On a déjà gagné des batailles de ce type. C’est possible. Alors allons-y. 

 

par  Marion D'allard 

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Ce 26 août, Jean Castex, premier porte-voix de l'Elysée, a inauguré la première journée des REF (renaissance des entreprises françaises), grande messe annuelle du Medef en été pour augmenter les profits des actionnaires et du capital toute l'année, sinon plus

Alors que les contours de la crise économique et sociale se précisent encore plus nettement, il a rassuré le patronat et lui a réitéré de placer devant sa cheminée toujours plus de cadeaux coûteux et ce bien avant Noël.

Ben oui, lorsque le gouvernement pratique une politique essentiellement tournée vers les premiers de cordée, fallait-il s'attendre à autre chose.

En revanche, avec le port du masque obligatoire dans la rue ou à l'école, pas un euro public pour les ménages, ni d'augmentation du pouvoir d'achat pour relancer la consommation et encore moins de réduction du temps de travail pour réduire le chômage. Quant à une baisse sur la TVA...

Devant le Medef, Jean  Castex est revenu sur les 100 nouveaux milliards d’euros offerts au capital par le plan de relance. Il a insisté sur son montant exceptionnellement élevé, en ajoutant qu’il s’agissait du plan le plus important des pays de l'UE du capital. De plus, il va réduire de 10 milliards le montant de la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. Cadeau pour les très grandes sociétés, puisque celles qui y sont assujetties déclarent un chiffre d'affaires supérieur à 500 000 euros. Geoffroy Roux de Bézieux, le patron des patrons, ne demandait dans une interview aux Echos qu'une baisse à hauteur de 5 milliards d’euros « seulement ». Mais comme dit Macron qui s'y connait en amitié et en affaires: "quand on aime, on ne compte pas!"

Avant les vacances scolaires et face à la violence sociale contre les travailleurs qui augmentait, la CGT proposait de faire du 17 septembre prochain une journée interprofessionnelle de luttes et de manifestations. La CGT revendique non pas un plan de relance pour le grisbi du patronat, mais un "plan de rupture" avec des "politiques qui ont consisté à culpabiliser les salariés".

Les médias me disent que telle ou telle organisation, se proclamant pour le changement social, soliloque dans son clos actuellement en université d'été. Il y a même l'ex-directeur de Libération, journal bien établi à gôche, qui crée des assises pour un machin chose ce 31 août. C'est pour « la refondation d’une gauche réaliste et réformiste » qui «englobe et dépasse les formations de la gauche historique, notamment le PS », en vue de la présidentielle de 2022.  Ben dis donc, ça s'arrête jamais la politique politicienne à gôche?

Et pendant ce temps...

La bourse ou la vie? Macron: "La Bourse!"

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Toujours la même préoccupation et les mêmes décisions patronales : faire payer la crise aux salariés, aux précaires ...

 

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SOURCE : Capital.fr

 

 

Les salariés embauchés en renfort pendant le confinement seraient exclus du dispositif.
Mauvaise surprise pour certains salariés de l’entreprise agro-alimentaire Fleury Michon. Pendant le confinement, des employés précaires ont été embauchés afin de faire face à la hausse de la demande. Mais, ils n’ont pas eu le droit à la prime exceptionnelle versée par l’entreprise au mois de juillet, détaille France 3 Pays de la Loire, relayant des informations de la CGT. En effet, ils ne remplissaient pas les critères requis, notamment la durée minimale de présence au sein de l’entreprise.

En juillet, les employés en CDI des sites de Fleury Michon en Vendée ont donc pu toucher jusqu’à 500 euros de prime. D’un côté, une partie fixe de 200 euros, de l’autre un montant variable selon la présence entre le 16 mars et le 11 mai, correspondant au confinement. L’entreprise souhaitait "remercier les salariés pour leur sens des responsabilités dans cette période inédite" avec ce qu’elle a qualifié de "prime de reconnaissance". Oui mais voilà. Pour en bénéficier, il fallait avoir été présent dans l’entreprise de façon continue, du 2 janvier 2020 au 1er juillet 2020. Une condition qui ne permettrait donc pas à de nombreux CDD et intérimaires d’en bénéficier.


De nombreux salariés exclus

Selon le syndicat CGT de Fleury Michon, l’entreprise aurait revendiqué dans les médias avoir embauché 115 salariés pour faire face à la hausse des commandes. C’est en effet ce que relayait le site LSA-Conso à l’époque. Autant de salariés qui ne peuvent donc pas bénéficier de la prime. D’autres salariés en CDD depuis 2019 auraient aussi été exclus du dispositif car leur contrat se terminait… le 27 juin.

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Le roi n'a concédé une constitution que face aux sans-culotes et leurs canons prenant la Bastille...

Le roi n'a concédé une constitution que face aux sans-culotes et leurs canons prenant la Bastille...

Ils ont aboli leurs privilèges quand leurs chateaux brûlaient...

Ils ont aboli leurs privilèges quand leurs chateaux brûlaient...

Notre ami Gilles Quillaux, sur son blog "Réveil communiste", a ouvert le débat  en présentant un

Projet initié par Réveil Communiste pour une plate forme électorale résolument sociale

http://www.reveilcommuniste.fr/2020/08/projet-initie-par-reveil-communiste-pour-une-plate-forme-electorale-resolument-sociale.html

Ce programme est-il de nature à rassembler des milions et des millions d'électeurs à l'occasion des prochaines présidentielles - en 2022 - pour mettre un terme à la politique mise en oeuvre par Emmanuel Macron, et qu'il impose depuis 2017 à la France et aux Français ?

Avant de répondre précisément à cette question, il faut d'abord se demander si, dès à présent,  il est utile de faire de cette échéance électorale l'objectif immédiat de nos luttes ? 

Je ne le pense pas.

D'abord, pour ne pas laisser croire que c'est prioritairement par le bulletin de vote que les choses peuvent changer. Nous en avons fait l'expérience en 1981 avec l'élection de François Mitterrand, Nous avions alors un bon "programme commun", qui, s'il avait été appliqué, aurait modifié la nature de la société dans notre pays.

Mais, il ne pouvait pas être mis en pratique pour différentes raisons.

En premier, ce programme n'était  pas compatible avec les engagements européens  la France, dont se réclamaient le nouveau président de la République et son parti, le PS. Cette situation s'est renouvelée avec Jospin en 1997, la présence de ministres communistes dociles n'y changeant rien. Cela ne veut pas dire qu'un changement politique n'est possible en France que si d'abord le Frexit est réalisé. Par contre, il faut nettement annoncer que notre peuple et ses nouveaux dirigeants  appliqueront leur programme de ruptures, que ça plaise ou non à Bruxelles et à Berlin...

Mais l'échec de 1981 a d'autres raisons.

Le PCF a laissé croire depuis les années 70 que la magie des urnes suffirait à détruire les structures capitalistes et l"Etat profond" qui en assure le maintien.

Illusion funeste : aucune transformation de la société n'est concevable sans une mobilisation des masses et leur détermination affirmée d'imposer le changement.

Et aujourd'hui, nous n'avons plus de force révolutionnaire organisée...

D'où ce questionnement généralisé sur les possibilités de changement aujourd'hui.

Pourtant, la population, dans sa grande majorité, rejette la gouvernance par les riches, que Macron personnifie jusqu'à la caricature Cette idée traduit une évolution fantastique de la conscience de classe dans notre pays. L'extraordinaire épopée des Gilets jaunes traduit ce changement dans les mentalités. Nous n'en sommes plus à l'attente d'une alternance parlementaire, comme ce fut le cas durant des décennies.

Gauche...Droite... sont encore des valeurs sociologiques qui persistent, mais qui ne se traduisent plus en termes de partis pour la majorité des Français. Et ceux-ci, fautes de combattants, se réfugient dans l'abstention de masse, le plus grand parti d'opposition au pouvoir établi.

Alors, proposer un catalogue de revendications, si bonnes soient-elles, les électeurs sentent confusément  que la démarche ne peut aboutir par voie électorale, face à un pouvoir à trois têtes qui tient en ses mains tous les leviers des décisions. En effet, tant que l'économie et le politique, secondés par la sphère médiatique, appartiennent au même clan, aux mêmes gens, ceux qui dictent leur loi : celle du profit, Cette oligarchie bien installée au coeur de l'Etat comme un cancer dans le corps humain, ne cédera pas la place sans combattre. Les grands patrons, administrateurs des sociétés du CAC 40 ne vont pas se faire hara-kiri  en abandonnant leurs privilèges, sans y être contraints par une force supérieure à la leur. Leurs lointains parents, les nobles et le clergé, le 4 août 1789, en ont fait l'expérience quand les paysans brûlaient leurs chateaux, alors que les patriote sans-culottes et leurs canons campaient dans Paris. 

Ce sont ces vérités-là qu'il faut rappeler : aucun changement de société n'est possible tant que la France demeure sous la coupe d'une minorité de privilégiés qui dispose des manettes de l'économie, de la politique et des médias. Et sur cette base organiser le plus vaste rassemblement possible de la population victime du capital financiarisé et mondialisé. En commençant par rassembler les plus exploités, souvent isolés dans leur propre misère, ces invisibles, qui n'ont même pas le temps de penser au-delà de leurs quotidiennes difficultés. 

Aussi, c'est en partant, au quotidien,  des besoins individuels et collectifs des Français et des Françaises, qu'il faut bâtir avec eux, les revendications qu'ils portent confusément dans leur tête : du travail pour tous partant des besoins de la société, éradiquant ainsi le chômage, un salaire qui permette à la famille de vivre décemment , une protection sociale de haut niveau -la santé gratuite pour tous -, une formation scolaire et universitaire qui porte le plus grand nombre au plus haut possible les connaissances de chacun, un logement moderne qui permette l'épanouissement des familles, des transports modernes adaptés aux besoins de la population, la diffusion de la culture en direction du plus grand nombre.

Mais tous ces changements du mode de vie ne tomberont pas du ciel. Ils devront être mis en oeuvre par les intéressés eux-mêmes et conçus sous leur contrôle. Cela implique une pratique permanente de la démocratie. Et d'abord au niveau des institutions politiques elles-mêmes, donc du rejet de leur caractère monarchique actuel, en s'inspirant des principes de la Première République, et pratiquement, du système suisse, qui fait des citoyens, à travers le recours habituel au referendum les acteurs d'une démocratie vivante.

Ce sont ces principes qu'i faut faire pénétrer dans la conscience populaire, soumise au feu roulant des forces qui tiennent aujourd'hui le haut du pavé.

La chose n'est pas aisée du fait de la propagande totalitaire massivement diffusée par le Capital, qui détient l'essentiel des moyens de contrôle et de coercition pesant sur la population. Mais l'intervention permanente des sources d'information alternative - nos blogs et sites en sont un outil efficace - peuvent, les événements aidant, gagner chaque jour des consciences ouvertes à nos perspectives.

Qui aurait pu prévoir le mouvement des gilets jaunes, son ampleur, sa ténacité, sa permanence aujourd'hui encore, son caractère rasembleur sur les péages, les rompt-points, les pavés de nos villes ?

A nous d'apporter nos contributions pour éclairer le débat nécessaire et participer ainsi à la bataille de classe qui fait rage.

Jean LEVY

 

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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