SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
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En Allemagne, la pauvreté gagne de plus en plus les retraités

Le miracle économique allemand a aussi ses revers. 26% des retraités disent être obligés de travailler parce que leurs revenus sont insuffisants. Ils doivent compter sur la solidarité.

 

Ils viennent remplir leur cabas deux fois par semaine à la banque alimentaire d'Offenburg (Allemagne). Horst König, 65 ans, est un habitué. Ancien commerçant itinérant, il appartient à la catégorie des carrières atypiques et vit avec quelque 360 euros. Des retraités pauvres de plus en plus nombreux parmi les 1 400 familles de la banque alimentaire de la ville. La plupart d'entre eux se débrouillent et hésitent à demander des aides sociales.

Rester digne et debout

Pour cet ancien militant syndical, l'assistant n'est pas une solution. Pour compléter sa maigre pension de 535 euros par mois, Günther Melle, 70 ans, fait des traductions à domicile. Une carrière en dents de scie, mais un combat ancien. Il travaille aussi pour une ONG qui s'efforce de réinsérer les SDF. 15% des retraités allemands vivent aujourd'hui sous le seuil de pauvreté, soit 960 euros mensuels pour une personne seule. Depuis quinze ans, ils sont restés sur le bord de la route.

 

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https://www.eres-group.com/wp-content/uploads/2013/05/distribution-dividendes.jpg

La Haye (awp/afp) - Le géant néerlandais de l'agro-alimentaire et des cosmétiques Unilever a annoncé vendredi la vente de sa division "margarines" en Afrique australe à la compagnie sud-africaine d'investissements Remgro.

"Unilever acquerra l'actionnariat de 25,75% de Remgro dans Unilever South Africa Holdings (Unilever SA) en échange de la division +margarines+ d'Unilever en Afrique australe ainsi que d'une rémunération en liquide de 4,9 milliards de rands (310 millions d'euros), représentant une valeur transactionnelle de 11,9 milliards de rands" (750 millions d'euros), a indiqué le groupe dans un communiqué.

"Cette transaction valorise la division +margarine+ à 7 milliards de rands" (440 millions d'euros), a-t-il ajouté.

Dans le cadre d'une stratégie présentée début avril après avoir repoussé les avances de son rival américain Kraft Heinz le valorisant à 143 milliards de dollars, Unilever avait annoncé son intention de se séparer de sa division "margarines" afin de rétribuer les actionnaires.

Unilever South Africa est "bien positionné pour une croissance durable à long terme", a déclaré Luc-Olivier Marquet, vice-président exécutif d'Unilever SA, cité dans le communiqué. "En nous donnant la propriété complète du secteur, cette transaction signifie que nous sommes les mieux placés pour accélérer cette croissance".

Répartie en Afrique du Sud, au Botswana, au Lesotho, en Namibie et au Swaziland, la division "margarines" d'Unilever SA "est un marché attirant, avec des marques de premier plan comme Rama, Stork, Flora et Rondo avec des bonnes perspectives de croissance", a réagi Jannie Durand, directeur exécutif de Remgro, cité dans le communiqué.

Unilever projette par ailleurs de regrouper ses branches "alimentation" et "rafraîchissements" dans une même division "plus mince et plus ciblée", basée aux Pays-Bas, dans le but qu'elle atteigne 20% de marge opérationnelle en 2020, contre 16,4% en 2016.

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Manif violemment réprimée à Nantes : la BAC agresse des militants CGT dans leur véhicule

Lors de la journée de grève et de mobilisation du 21 septembre contre la loi travail XXL, la manifestation de Nantes a été, comme de nombreuses fois durant le mouvement de 2016 contre loi-travail, durement réprimée. Nous relayons les communiqués de l'UL CGT de Nantes, de l'UD Loire Atlantique et le compte-rendu des Streets Medics à ce sujet.

Photo : Page Facebook "CGT Union Locale de Nantes"

Communiqué de l’Union Locale CGT de Nantes suite à la manifestation du 21 septembre :

Hier, à la manifestation du 21 septembre, les manifestants dans leur ensemble ont été la proie de violences policières inacceptables. La manifestation s’était déroulée jusque-là dans l’unité, sans heurts ni dégradation. Pourtant, les forces de l’ordre ont bloqué le cortège syndical entravant ainsi la liberté de défiler avant de noyer la place devant le CHU sous un déluge de lacrymogènes et de grenades de désencerclement. Cette violence injustifiable constitue une atteinte au droit démocratique de manifester. En fin de manifestation, des militants de la CGT ont été agressés jusqu’à l’intérieur de leur véhicule par la Brigade anti criminalité. De nombreux manifestants ont été blessés et arrêtés dont deux militants de la CGT.

Après l’utilisation d’ordonnances pour gouverner sans débat démocratique, c’est dans la rue que le gouvernement veut faire taire ce qui reste d’expression démocratique aux citoyens. Nous dénonçons la présence de la Brigade Anti-Criminalité dans les manifestations. Nous ne sommes ni des criminels, ni des terroristes. La CGT se bat pour le bien commun et malgré la répression elle continuera à le faire comme toujours dans son Histoire. L’Union locale de Nantes appelle à soutenir toutes les mobilisations à venir contre les ordonnances Macron et pour la défense des libertés démocratiques.

Dès ce lundi, les routiers se mobilisent contre la Loi Travail XXL : nous appelons à les rejoindre à partir de 4h30 du matin au rondpoint des six croix à Donges. Un covoiturage est organisé par l’UL de Nantes au départ de la Maison des Syndicats à 4h00.
Jeudi 28, à 14h30 devant la préfecture, les retraités seront dans la rue contre la hausse de la CSG et la baisse des APL . Nous appelons également à participer à la mobilisation.
Le mouvement ne fait que commencer, il ne tient qu’à chacun de l’amplifier par la grève et les manifestations :
toutes et tous ensemble contre la régression sociale toutes et tous ensemble pour le bien commun toutes et tous ensemble pour nos libertés démocratiques.

Le secrétariat de l’UL de Nantes


Communiqué de la CGT de Loire Atlantique :

Voici la vraie version de cette journée de mobilisation dans le 44 (éteignez BFM, TFI ou France 2 qui ont pourtant tout vu)
Tôt le matin, différentes actions menées par les unions locales comme le blocage d’un rond-point à Indre ou le péage gratuit au Bignon (35 camarades)
Puis manifestations à saint Nazaire (2500), Châteaubriant (150) et Ancenis (100), en recul mais de bonne facture et motivées.
Il faut dire que le 21 n’a pas été annoncé depuis longtemps comme le 12, qu’une deuxième date rapprochée est compliquée pour certains, et surtout que l’annonce du 10 octobre (journée intersyndicale large dans la fonction publique) a démobilisé les agents publics ( le camp réformiste tente de diviser le mouvement, il faudra le contrer en faisant du 10 une journée interprofessionnelle !)

A Nantes, en recul aussi sur le nombre, avec 7000 manifestants. Ce qui est notable est ailleurs :

Une discussion avec les révoltés (ou cortège de tête comme ils se nomment) a permis pour la première fois une manifestation et une action commune, sans débordement.

Pourtant du débordement il y en a eu : mais c’est à mettre à l’actif des forces « du désordre » : en effet, nous avions convenu de mettre fin au « traditionnel » second tour effectué par les révoltés et quelques forces cgt en proposant une action collective symbolique : il s’agissait de murer la permanence de François de Rugy, ex elu EELV, passé à la Macronie et 3e personnage de l’Etat (président de l’assemblée nationale). C’est le genre d’action que nous avons fait maintes fois sans heurts. Mais les infos ont dû vite passé. Et en Macronie, nous sommes considérés comme des extrêmes, fainéants et cyniques. Surtout on ne tolère pas de « crime de lèse-majesté ».

Un cordon de gardes mobiles a empêché la CGT de continuer le trajet suite à la manif et, malgré nos tentatives solidaires, des jets nourris de lacrymo et grenades de désencerclement ont séparé le cortège qui a été repoussé manu militari.
Après la pagaille, un flottement a failli avoir raison de notre projet mais les manifestants (1500 environ) se sont rassemblé près du CHU avec calme et détermination. Les camions ont alors été vidés des 200 parpaings prévus pour notre action via une chaine humaine. Un mur de 15 m de long a ainsi été érigé a une vitesse impressionnante, sous le regard des forces de police stoïques.
Après cette victoire symbolique mise en valeur par les prise de parole (résistance, solidarité, tous ensemble jeunes et salariés…), des chants, des photos de groupe, la fête a pris fin avec la revanche des chiens de garde du pouvoir.

Alors que tout le monde quittait le lieux dans le calme, la charge a été violente et incompréhensible.

Les gardes mobiles et la bac ont chargé : deux camarades de l’ul sud loire sont en garde à vue accusés de jets de projectiles, un autres ont été blessé par des LBD (flash Ball) et admis au CHU. On suppose d’après des témoignages que d’autres camarades et autres manifestants ont aussi été arrêtés.

Qu’avaient-ils fait sinon exercé leur droit de manifesté : cette attaque est un précédent que nous ne pouvons laissé sans réponse.

Dès demain (22 septembre) l’union départementale va examiner les possibilités juridiques pour accompagner les plaintes des camarades et/ou pour se porter partie civile contre des violences policières insupportables et sans justification.
Dans le même temps nous allons communiquer médiatiquement sur les tentatives policières pour étouffer la contestation et le mouvement social en devenir.
Ni terroristes comme dirait Gattaz, ni gauchiste comme nous affuble TF1 ce soir, nous sommes déterminés à faire respecter nos droits, dans un état de droit qui ne tolère pas que la police réprime le mouvement social.

Le secrétariat de l’UD CGT 44


Compte rendu de Street Medics Nantes sur la manifestation du 21 septembre :

16h. Après un premier tout d’une manifestation composée d’un cortège intersyndical et d’un cortège jeune qui s’est bien passé, le passage est bloqué par la police devant le commissariat cours de Clisson pour empêcher un deuxième tour (une action conjointe était prévue et déclarée plus loin) : un camion CGT et une banderole de tête tentent alors de passer malgré tout, ce qui déclenche les premières grenades et tirs LBD (au moins 5-10).

Une première ligne d’environ une quinzaine de manifestant.es se retrouve contre les policiers réalisant le barrage : ces derniers gazent abondamment à la gazeuse à main et envoient plusieurs grenades de lacrymogènes. L’une d’elle atterrit en tir tendu sur la joue d’une personne occasionnant une blessure importante. Dans le même temps, nous prenons également en charge une crise de panique. Lors du repli des manifestant.es, un autre tir tendu blesse une personne au poignet à travers même la banderole sous une pluie de tirs de LBD (touchant notamment des gens au dos, au tibia, au genou...) et de grenades désencerclantes.

La manifestation se poursuit vers le square daviais, où de nouveaux tirs de LBD touchent au moins une personne à l’épaule, puis vers la place de la petite hollande, abondamment aspergée de gaz lacrymogènes et de grenades désencerclantes. Une personne recevra un palet de lacrymogène sur la tête occasionnant une plaie et une autre dans la joue causant une importante ecchymose. Plusieurs grenades de lacrymogène atterrissent par ailleurs à l’arrêt de tramway Médiathèque alors que des gens sortent : quelques personnes (dont des personnes âgées et des enfants) en difficulté respiratoire sont alors allongées sur la pelouse par d’autres passagers.
Après une relative dispersion, les manifestant.es se rejoignent au niveau du rond point square daviais après un second gazage au niveau des camions syndicaux.
16h45, un mur est érigé au niveau du rond point nous permettant de prendre en charge dans un rare calme les personnes blessées, notamment une personne ouverte à la paupière par une grenade désencerclante et une personne blessée à la tête.

A 19h, la police se prépare en vue d’une dispersion mais la manif décide de se déplacer avant d’être chargée ce qui n’empêche pas la BAC de viser au LBD les personnes qui fuient. Nous dénombrons à ce moment au moins 7 personnes touchées par un tir. Un syndicaliste victime d’un tir au bras par LBD est évacué dans un camion CGT qui sera pris à parti dans l’instant d’après par cette même Brigade "Anti Criminalité" où il sera, avec les 4 autres personnes du véhicule, violemment tabassé, sorti et re tabassé à terre. A cette occasion une medic est d’ailleurs menacée d’interpellation par un bacqueu.

Un gazage intensif s’ensuit nécessitant la maaloxification de plusieurs personnes dont des passant.es.

D’autres personnes seront cibles de gazage sur les pelouses de la fac de médecine, dont les grenades sont envoyées à la main à hauteur de tête des manifestants. Dans la foulée, les forces de l’ordre utilisent la gazeuse à main et les matraque sur les personnes à leur portées : 2 personnes auront des plaies au crâne dont une envoyée aux urgences pour être suturée.

Lors d’interpellations, la BAC tire au LBD blessant un moins une personne au mollet puis vise au laser de LBD la tête des manifestant.es qui s’étaient éloignés sur le quai Turenne.

Lors d’une énième charge de la BAC pour interpeller une personne, 2 grenades désencerclante sont lancées dont une qui explose dans le dos d’une personne. Par chance elle ne sera victime que d’un traumatisme sonore. Une autre personne se foule la cheville en voulant en éviter une.

A͇u͇ ͇f͇i͇n͇a͇l͇,͇ ͇n͇o͇u͇s͇ ͇é͇v͇a͇l͇u͇o͇n͇s͇ ͇à͇ ͇ :
- au moins 4 personnes évacuées aux urgences ;
- au moins 5 personnes avec des plaies au crâne et 4 autres atteintes au visage ;
- au moins 25 personnes atteintes par des tirs de LBD ;
- plusieurs dizaines de personnes touchées par des fragment de grenades désencerclantes ;
- La quasi totalité de la manifestation touchée par les gaz lacrymogènes.
Nous signalons également une personne supplémentaire atteinte à la tête par un palet de lacrymogène et une blessure au doigt qui n’ont pas pu être prise en charge. Les blessures citées ne sont pas exhaustives car nous ne pouvons pas voir tout le monde et ce compte rendu est susceptible d’évoluer selon les témoignages reçu.
Pour tout témoignage, n’hésitez pas à nous contacter sur cette page où à l’adresse streetmedicnantes@riseup.net.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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MORT d'un accident de travail dans le bâtiment à 57 ans ! OUI il faut exiger la RETRAITE à 55 ans pour les travaux pénibles !

L'ARTICLE EN LIEN CI-DESSOUS:

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https://i.skyrock.net/6184/77166184/pics/2994200413_1_3_p5em7Ftt.jpg

« Du jamais vu ! 2028 CRS en arrêt maladie un jour de manif… La France part à vau-l’eau ! »

L’édito de Charles SANNAT

 

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

 

Quand un État est en faillite, la dernier chose que les dirigeants ont intérêt de faire c’est de donner des sous, ou enfin ceux qu’il reste, aux gus qui portent des armes et qui sont susceptibles de faire durer le régime et de protéger ses représentants de la fureur des peuples.

 

Cela se passe ainsi, depuis la nuit des temps, des chefs de clans aux chefs de tribus, des rois aux empereurs, de l’Asie à l’Amérique en passant par l’Afrique, il est une loi humaine de l’exercice du pouvoir : il faut toujours payer ses centurions, sinon, quand centurions pas contents, centurions pas protéger Macron (béni soit son saint nom pour l’éternité et les siècles des siècles, il faut que je faillotte pour me faire bien voir).

 

Nos dirigeants, ici-bas, semblent avoir du mal à intégrer parfaitement cette règle de base du bon sens absolu et nécessaire à toute survie.

 

Remarquez, de deux choses l’une : soit Collomb comprend vite et les CRS seront vite payés, soit ils ont la « comprennette difficilette » au gouvernement, et le principe de sélection naturelle à la Darwin va vite se mettre en route, et ne survivront que les hommes politiques suffisamment adaptés à la nature actuelle, autant dire aucun, vu qu’être homme politique de haut niveau vous rend globalement inapte à toute prise avec le réel.

 

Les CRS protestent contre les nouvelles règles liées à la fiscalisation de leurs primes de déplacement

 

« La levée de boucliers des CRS s’amplifie à un très mauvais moment pour le gouvernement. Au moment où ce dernier doit faire face à une deuxième journée de manifestations contre la réforme du Code du travail

 

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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A l'encontre de la petite musique lancinante et intéressée visant à affaiblir la CGT et à travers elle les idées de lutte de classe au profit d'un syndicalisme "apaisé" c'est-à-dire se contentant des miettes que le capital veut bien consentir pour s'assurer de sa domination sans partage et la croissance de ses profits,

ces eléctions (20 septembre) comme d'autres montrent que le syndicalisme de lutte est approuvé par un grand nombre de travailleurs.

N'en déplaise à la CFDT qui au Crillon perd toute représentativité!

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SOURCE : le site confédéral de la CGT

La CGT récolte 4 sièges sur 5 au comité d’entreprise et 5 sur 7 pour les délégués du personnel, suite à la réouverture de l’hôtel après quatre ans de fermeture pour cause de travaux.

 

Le 20 septembre dernier, les 350 salariés de l’hôtel Crillon ont largement plébiscité la CGT lors des élections professionnelles. Les listes présentées par le syndicat CGT-HPE obtiennent ainsi 4 sièges sur 5 au comité d’entreprise et 5 sur 7 en délégués du personnel.

D’après le communiqué de presse du syndicat, la CFDT, la CGC et l’Unsa « payent cash leur absence d’opposition réelle aux ordonnances Macron de destruction du Code du travail ». La CFDT ne sera d’ailleurs pas représentative au Crillon, n’atteignant pas les 10 % de suffrages valablement exprimés.

La CGT aura fort à faire pour défendre les salariés de l’hôtel. En effet, depuis sa réouverture, la direction multiplie les violations du Code du travail et pratique notamment le travail dissimulé en demandant aux salariés de pointer puis de retourner travailler — une plainte est en cours d’instruction.

Rappelons que la CGT avait mené de main de maître les négociations lors de la fermeture de l’hôtel, obtenant que les salariés choisissant de partir touchent deux mois de salaire par année d’ancienneté et ceux souhaitant rester voient la quasi totalité de leur rémunération maintenue pendant les travaux, avec des formations et des possibilités d’être détachés dans d’autres hôtels avec un bonus de 30 %.

PAR FSC

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Les médias martèlent sur un 21 septembre qui serait en deçà du 12.

En mettant en scène la détermination de Macron de passer outre la rue.

C'est oublier l'élargissement de l'unité à la base et l'engagement de secteurs nouveaux dans l'action Et publics Et privés : routiers, retraités, fonction publique ... sur un objectif commun : la contestation du contenu des ordonnances.

La convergence des luttes ça se construit et contrairement à la prétention du pouvoir de considérer la page code du travail tournée, la messe est loin d'être dite!

 

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SOURCE : le site confédéral de la CGT

 

LOI TRAVAIL XXL

Plus de 200 rassemblements et manifestations, partout en France. Des milliers d'arrêts de travail dans tous les secteurs d'activité ; plusieurs centaines de milliers de manifestants et bien d'autres initiatives, c'est bien la preuve qu'après le 12 septembre, la mobilisation s'inscrit dans la durée.
Partout dans les professions, les travailleurs entrent dans le mouvement de contestation contre la loi travail XXL et exigent un droit du travail synonyme de progrès social.
Dans tous les départements, l'unité syndicale s'élargit. Les cortèges se parent des couleurs de l'ensemble des organisations syndicales.
C'est le résultat de la tenue d'assemblées générales, de réunions dans les entreprises et les services dans lesquelles les salariés prennent connaissance des mesures néfastes des ordonnances Macron et débattent de leurs exigences en matière de salaire, d'emplois et de conditions de travail.
Le Conseil des ministres du 22 septembre doit entendre les citoyens qui, très majoritairement, condamnent et rejettent la réforme du droit du travail et les mesures gouvernementales régressives pour les jeunes, les salariés du privé comme du public, les retraités et les privés d'emplois.
Le combat ne faiblit pas. Au contraire, il continue et se prolonge !
D'ores et déjà, de nouvelles dates d'action sont programmées : le 25 septembre, les routiers ouvrent la voie à l'appel des fédérations CGT, FO, UNSA ; le 28 septembre, les retraités battront le pavé et le 10 octobre, au tour des fonctionnaires.
Dans l'intérêt des salariés, la CGT s'adresse, dès aujourd'hui, à l'ensemble des confédérations syndicales qui, toutes, contestent les ordonnances, pour construire une nouvelle journée nationale d'actions interprofessionnelles dans les meilleurs délais.

 

PAR FSC

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Ce jeudi matin, la journée n’a pas débuté simplement pour les automobilistes compiégnois. Associée à la mobilisation nationale contre la réforme du Code du travail, une intersyndicale a organisé une opération escargot entre le giratoire de la ZAC de Mercières, devant Point P, et celui du Bois-de-Plaisance, près de Proméo. D’importants embouteillages se sont créés.

Vers 10h30, un cortège d’environ 450 manifestants a quitté le cours Guynemer et bloqué la circulation pendant quelques instants, à plusieurs endroits, en passant par la gare, le rond-point Claude-Juchat et le pont Solférino. En sus de la protestation contre la réforme, les protestataires dénonçaient « le mépris de Macron ». « Il nous a insultés deux fois, râlait un homme. On n’est pas des fainéants, mais comme il n’a jamais travaillé, il ne peut pas le savoir. » Une autre manifestation s'est déroulée à Beauvais en début d'après-midi. 400 personnes se sont réunies, et une délégation a été reçue par le préfet en personne.

Compiègne, le 21 septembre. Au fil de la manifestation, le cortège a bloqué plusieurs endroits stratégiques, comme la gare de Compiègne. LP/J.B.

A Compiègne, blocage matinal et manifestation en centre-ville
A Compiègne, blocage matinal et manifestation en centre-villeA Compiègne, blocage matinal et manifestation en centre-ville

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Impôt sur la Fortune (ISF) : comment Macron compte le supprimer.

Cadeaux aux plus riches ! En prétendant réformer l’Impôt de Solidarité Sur la Fortune (ISF) en le transformant en Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), Macron ouvre en réalité une brèche pour supprimer, en bonne et due forme, un impôt qui vise à taxer les plus riches.

L’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF), successeur de l’Impôt sur les Grandes Fortunes (IGF), mis en place en 1982 sous le gouvernement Mauroy, est une taxe sur les patrimoines supérieurs à 1,3 millions d’euros. Instauré lors des premières années de mandat Mitterrand, , il apparaît comme une ultime concession sociale face à la montée des inégalités en France avant le tournant de la rigueur que prendra le gouvernement Mauroy, à partir de l’hiver 1983, poursuivi ensuite sous la houlette du gouvernement Fabius. L’IGF devenu ISF, viendra financer la mise en place du Revenu Minimum d’Insertion (RMI), instauré pour répondre au problème du chômage de masse et à la pauvreté qui gagne du terrain. L’IGF constitue ainsi la première étape dans la fiscalisation de la solidarité, jusque là entièrement fondé sur un modèle assurantiel du salaire socialisé (Sécurité Sociale).

Un impôt qui touche marginalement les grandes fortunes…

Les attaques pour limer l’Impôt de Solidarité sur la Fortune ne datent pas d’hier. Elles remontent même à 1988, sous le gouvernement « socialiste » de Michel Rocard, toujours sous François Mitterrand, avec la première ébauche d’un plafonnement de l’ISF à 70% des revenus. C’est même à cette période (1988-1989) que le taux moyen d’imposition sur la fortune est tombé au plus bas. Plus récemment, on se souvient du « bouclier fiscal » de 2008 de Nicolas Sarkozy, abaissant à 50% le plafond de la ponction des revenus, du chèque de 30 millions d’euros de « dédommagement » du fisc à la richissime héritière de l’Oréal, Liliane Bettencourt ; une mesure qui valut, entre autres, son surnom au « président des riches ». Mais il y a également eu, plus discrètement sous François Hollande, un retour du bouclier fiscal à 75% des revenus, avec une imposition maximale à hauteur de 1.5% du patrimoine ; et surtout, depuis 2013, une défiscalisation des intérêts tirés des contrats d’assurance vie. La facture, pour 2014, selon La Tribune, s’élève à 1 milliard d’euros redistribués par l’Etat à 8.872 foyers possédant des fortunes au-delà de 5 millions d’euros.

En vérité, l’ISF, tout autant raboté que contourné par les moyens légaux et illégaux d’optimisation fiscale, ne touche que marginalement les grandes fortunes et le grand capital. Il est cependant d’une portée symbolique importante, à la fois parce qu’il préserve l’image d’une redistribution des richesses portée par l’Etat, mais aussi parce que sa suppression coûte cher en terme d’image publique pour celui qui voudrait y toucher.

…en passe d’être supprimé !

Là où les gouvernements successifs, de gauche comme de droite, n’ont cessé de mettre un frein à l’ISF, Macron voudrait, quant à lui, y mettre fin. Mais de manière déguisée. Et c’est donc par une subtile gymnastique de la « pensée complexe » qu’il propose de transformer l’ISF qui touche les patrimoines mobiliers (actions, œuvres d’art, bijoux, bateaux, etc…) et immobiliers (bâtis) en Impôt sur la Fortune Immobilière. Selon un rapport confidentiel du Conseil des Prélèvements Obligatoires (CPO) publié dans Le Figaro, cette réforme représente une ristourne directe de 3 milliards d’euros faites aux plus riches (soit autant de moins dans les caisses de l’Etat) et exonérerait, en premier lieu, les plus riches parmi les riches, ceux dont le patrimoine est principalement constitué de valeurs mobilières (actions notamment). De plus, en faisant baisser mécaniquement le calcul du montant du patrimoine (les actifs mobiliers étant alors décomptés) ce sont 100% des actuels assujettis à l’ISF, y compris « les moins riches des riches », qui verraient leurs impôts diminués avec l’IFI. Enfin, pour les adeptes de l’optimisation fiscale, il suffira de transformer ses actifs immobiliers en actifs mobiliers en les transférant dans une société, ce qui permettra d’échapper intégralement à l’impôt.

Bien entendu, pas question que la « pensée complexe » ne s’étale au grand jour. Le président-banquier parle de « transformation » de l’ISF, tape sur les « rentiers improductifs », prétend valoriser le self-made-man contre l’héritier, pour vendre, en vérité, une véritable suppression déguisée de l’Impôt Sur la Fortune. En 2015, l’ISF a rapporté près de 5 milliards et 22 millions d’euros et touché près de 350 000 personnes. Voilà le montant que Macron s’apprête à offrir sur un plateau aux plus grandes fortunes de France tandis que, de l’autre côté, on ne compte plus les coups de rabots qui pleuvent sur les aides aux logements, les services publics, l’éducation… Vous avez dit président des riches ?

Yano Lesage

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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SOCIAL Leur réunion au ministère des Transports ce mercredi a été qualifiée d'« échec »…

Illustration barrage routier.

Illustration barrage routier. — MATHIEU PATTIER/SIPA

Ils sont déterminés. Les syndicats CGT et FO du transport routier ont maintenu ce mercredi leur appel à la grève à partir du 25 septembre et souhaité une « mobilisation massive » dans d’autres secteurs pour lutter contre la réforme du Code du travail, à l’issue d’une réunion au ministère des Transports qualifiée d'« échec ».

« On comptait sortir avec quelque chose, ce n’est pas le cas », a commenté devant la presse Patrice Clos (FO), selon lequel le ministère a « dit non » à une autre réunion d’ici à dimanche. Par conséquent « on maintient le mouvement et on veut l’étendre aux déchets, transports de voyageurs, transports urbains », a-t-il ajouté.

« Un recul social sans précédent »

« C’est un échec, nous ressortons plus déterminés que jamais », « aucune réponse concrète » n’a été apportée pour apaiser les craintes des routiers et « nous appelons à une mobilisation massive (…) dans tous les secteurs d’activité », a pour sa part déclaré Jérôme Vérité (CGT). Les deux syndicats estiment que les ordonnances vont marquer « un recul social sans précédent » dans ce secteur où les PME sont nombreuses, du fait notamment que les primes pourront être à l’avenir négociées entreprise par entreprise, voyant là un risque de « dumping social ».

Le ministère des Transports a indiqué qu’il s’agissait d’une « réunion d’écoute et d’échanges », lors de laquelle « les organisations syndicales ont pu exprimer toutes leurs revendications, lesquelles allaient bien au-delà des ordonnances sur le travail puisqu’elles portaient sur les salaires, le dialogue social, la directive détachement, la formation professionnelle et l’emploi en général dans la branche ». Lundi, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, avait affirmé que le gouvernement était prêt à examiner « les spécificités » du métier des routiers. Selon les fédérations CFDT et CFTC, reçues lundi par son cabinet, « une réponse » devait être apportée « avant la fin de la semaine » aux routiers.

PAR 20 Minutes

 

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Les salariés de l’usine de Whirlpool d’Amiens – dont le combat avait défrayé la chronique pendant l’élection présidentielle – ont décidé de saisir les prud’hommes avant l’entrée en vigueur des ordonnances. Car avec la nouvelle loi Travail, il sera bien plus difficile de contester en justice une fermeture d’usine ou un plan de licenciements massifs, imposés par une entreprise multinationale en bonne santé financière. Le pouvoir de contrôle exercé par la justice sur ces « restructurations » sera très restreint. Explications.

Ce fut l’un des moments emblématiques de la campagne présidentielle 2017. Le même jour, Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’étaient rendus à Amiens, à la rencontre des salariés de l’usine Whirlpool menacée par un plan social (290 salariés de l’usine et 350 intérimaires et sous-traitants concernés). La maison mère souhaite alors délocaliser la production de lave-linges en Pologne, pour des raisons de coûts. Mi-septembre, ces salariés ont décidé d’attaquer immédiatement leur entreprise aux prud’hommes sans attendre de recevoir leur lettre de licenciement. Les ordonnances annoncées fin août par le gouvernement mis en place par Emmanuel Macron risquent en effet de restreindre radicalement leurs voies de recours face à l’entreprise multinationale qui les emploie. Sous l’impulsion de leur avocat Fiodor Rilov, spécialiste des plans sociaux, ils ont donc décidé de prendre les devants, avant que les ordonnances n’entrent en application.

Continental dans l’Oise (1120 emplois supprimés), Fralib dans les Bouches-du-Rhône (182 emplois), Goodyear à Amiens (800 emplois), Metaleurop dans le Pas-de-Calais (830 emplois supprimés), Molex en Haute-Garonne (300 emplois), Sanofi (suppression de 600 emplois en France)… Ces luttes sociales emblématiques de ces dernières années, autour de fermetures d’usines ou d’établissements décidées brutalement par des sociétés mères, ne se sont pas seulement jouées sur le terrain, dans les bureaux et les ateliers, mais aussi devant les tribunaux. Malgré la complexité et la longueur des procédures, malgré les armées d’avocats dont disposent les multinationales, le pouvoir judiciaire demeure un recours pour les salariés pour faire valoir leurs droits.

En plus d’apporter un semblant de réparation financière aux salariés licenciés, ces victoires judiciaires ont au moins valeur de symbole. Même si, dans la plupart des cas, quand les tribunaux donnent finalement gain de cause aux travailleurs, il est trop tard pour empêcher le fait accompli. Ce n’est qu’en 2016, sept ans après les faits, que les anciens salariés de l’usine Molex de Villemur-sur-Tarn ont vu la Cour d’appel reconnaître définitivement que leur licenciement était « sans cause réelle ni justifiée ». Autrement dit, que leur usine était parfaitement viable sur le plan économique, et que la seule raison de leur fermeture était la recherche de profits de la maison mère et de ses actionnaires. Pour les anciens ouvriers de Continental à Clairoix, il aura fallu cinq ans. Pour ceux de Metaleurop à Noyelles-Godault, huit ans.

Faire comme si la mondialisation n’existait pas

Ce droit de regard du pouvoir judiciaire sur les licenciements économiques a pris une importance croissante. Il n’est pas étonnant que ce pouvoir de contrôle soit dans la ligne de mire des lobbys patronaux. Les ordonnances de réforme du code du travail annoncées par le gouvernement d’Édouard Philippe leur donnent entièrement gain de cause. Les syndicats reprochent à ces ordonnances, dans leur globalité, d’affaiblir les garanties et le pouvoir de négociation des travailleurs individuels et de leurs représentants face aux employeurs. Elles ont aussi un second fil conducteur : réduire autant que possible le pouvoir des juges en matière de droit du travail, et leur capacité à remettre en cause de plans sociaux à la fois sur la forme et sur le fond.

Selon le gouvernement, ce droit de regard judiciaire nuirait à la « sécurité juridique » des investisseurs. C’est la justification du plafonnement des indemnités prudhommales (lire notre décryptage). Les ordonnances prévoient aussi que les juges appelés à se prononcer sur la légitimité de licenciements économiques dans le cadre de plans sociaux - comme prochainement dans le cas de Whirlpool - ne devront plus se baser sur la situation économique du groupe au niveau mondial, comme c’était le cas jusqu’à présent, mais seulement sur sa situation au niveau national. Une différence apparemment technique, mais dont la portée est énorme dans un contexte où les établissements industriels sont désormais contrôlés par de grands groupes multinationaux structurés en une multitude de filiales et de sous-filiales. Un peu comme si l’on enjoignait aux juges de faire comme si la mondialisation n’existait pas. La mesure figurait déjà en 2016 dans la première version de la loi El Khomri, soufflée – déjà – par Emmanuel Macron. Elle avait finalement été retirée du texte.

Un déni de la réalité des multinationales

Faut-il y voir une porte grande ouverte aux licenciements boursiers ? Certains groupes avaient dû renoncer à des plans sociaux insuffisamment justifiés – comme Geberit qui voulait fermer les usines françaises Allia (177 emplois en Saône-et-Loire), avant de faire marche arrière début 2017. Ces entreprises auront davantage les coudées franches. Selon Fiodor Rilov, la direction de Whirlpool attend délibérément la validation des ordonnances pour procéder formellement aux licenciements qu’elle projette. « C’est du sur-mesure pour Whirlpool, estime-t-il. En France, la filiale affiche des comptes médiocres tandis qu’au niveau mondial, le groupe en est à plus d’un milliard de bénéfices nets, après impôts. La direction a donc tout intérêt à attendre que les ordonnances entrent en vigueur pour envoyer les lettres de licenciement car il ne faut normalement que quelques jours pour faire partir ces courriers. Personne ne peut être dupe de cette stratégie. »

« Le juge pourra naturellement continuer à contrôler les éventuels abus de droit, y compris la création de difficultés artificielles pour justifier les licenciements », explique cependant le gouvernement dans sa présentation des ordonnances. En cas de fraude avérée, le juge pourra continuer à sévir. Pour les syndicats, ce mince garde-fou n’est pas très rassurant. Les plans sociaux décortiqués par les tribunaux par le passé et les scandales à répétition d’optimisation fiscale ont démontré l’extraordinaire capacité des multinationales à structurer leurs filiales et à manipuler leurs flux financiers internes au gré de leurs intérêts, par des moyens formellement légaux ou dans une zone grise entre légalité et illégalité.

Licenciements : la France moins protectrice que l’Allemagne ou la Suède

« Quand on connaît les possibilités d’écriture comptable dont dispose une grande entreprise pour basculer ses bénéfices d’un côté ou de l’autre, c’est incroyable, dénonçait le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez lors de son entretien avec Basta !. « Par exemple, on crée une holding immobilière qui gère le patrimoine immobilier de l’entreprise. Chaque établissement de l’entreprise paie son loyer à la holding immobilière. Il suffit alors de doubler le loyer d’un site pour le mettre financièrement dans le rouge et justifier des licenciements. C’est ce qui se passe chez GM&S, à La Souterraine dans la Creuse, où le prix du m2 est à peu près équivalent à celui de Paris... »

« La solidarité de toutes les filiales du monde avec la filiale française en difficulté compte parmi les règles qui pénalisent la France dans les comparaisons internationales et qui détournent les investisseurs », justifie le gouvernement. On ne sait pas à quelle « comparaison internationale » il est ici fait référence. Du point de vue de l’OCDE, qui classe les pays selon le degré de protection qu’ils offrent face aux licenciements individuels et collectifs, la France n’est pas particulièrement la plus protectrice, en tout cas moins que des pays comme l’Allemagne, l’Italie ou la Suède [1]. L’argument selon lequel les difficultés de licencier seraient un obstacle à l’emploi est pourtant battu en brèche depuis bien longtemps [2].

Placer artificiellement une filiale en faillite

L’argument paraît d’autant plus léger que la mesure profitera bien entendu avant tout aux multinationales tricolores, qui pourront elles aussi continuer à mettre en concurrence leurs établissements français entre eux et avec leurs homologues à l’étranger, ou restructurer leurs filiales françaises pour en extraire davantage de profits. Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT a d’ailleurs explicitement mis en cause, sur les ondes de France Inter, le plan social en cours à Veolia Eau France, qui, malgré ses bénéfices, a annoncé 572 suppressions d’emploi et environ un million de mobilités – le quatrième plan social en trois ans selon les syndicats.

En 2015 déjà, la loi Macron avait supprimé l’obligation pour les sociétés mères de financer les plans sociaux de leurs filiales lorsque celles-ci se retrouvent en liquidation judiciaire. Selon les critiques, cela offrait déjà la possibilité à certains groupes indélicats de placer artificiellement leurs filiales en faillite pour s’affranchir de leurs obligations. C’est ce que les syndicats reprochent au groupe Eram, qui a longtemps refusé de financer le plan de suppression d’emploi de son ancienne filiale Tati (800 emplois concernés), avant de finalement mettre modestement la main à la poche.

Le « devoir de vigilance » des multinationales menacé

Ce grignotage progressif des minces droits gagnés par les travailleurs face aux grands groupes mondialisés est à mettre en regard avec les laborieux efforts pour obtenir une reconnaissance juridique de la réalité des multinationales et de leur pouvoir. Dans les faits, les travailleurs et leurs entreprises sont soumis aux stratégies des dirigeants des grands groupes et de leurs actionnaires, via un jeu de business units, de filiales et de sous-traitance. Le droit reconnaît à peine cette réalité, qu’il s’agisse de droits des travailleurs, d’impacts environnementaux ou de violations des droits humains. En pratique, il est quasi impossible de faire comparaître en justice une multinationale ou un fonds d’investissement européen ou nord-américain pour des violations de droits humains ou des atteintes à l’environnement occasionnées par l’une des ses filiales à l’étranger, ou qu’elles auraient encouragées chez l’un de leurs sous-traitants. En matière de droit du travail, il existe quelques marges de manœuvre, comme la reconnaissance du statut de « co-employeur » des sociétés mères aux côtés de leurs filiales. Ce sont ces possibilités que les ordonnances cherchent à réduire.

La France a pourtant voté début 2017 une loi emblématique sur le « devoir de vigilance » des multinationales : une première reconnaissance de la responsabilité des sociétés mères ; où que se situent leurs filiales ou leurs sous-traitants. Celles-ci devront désormais élaborer un plan de vigilance des atteintes aux droits humains liées à leurs activités, dont la mise en œuvre effective pourra être contrôlée par un juge. La loi a été ardemment combattue par les lobbys patronaux.

Bonus pour la finance

Est-ce à dire que d’un côté, la responsabilisation des multinationales progresse en ce qui concerne le respect des droits humains fondamentaux, tandis qu’elle régresse pour les travailleurs eux-mêmes ? En réalité, les ordonnances font peser une hypothèque sur la mise en œuvre effective de la loi sur le devoir de vigilance, qui risque fort de se restreindre à un exercice de communication. « Du côté syndical, on voyait dans l’élaboration des plans de vigilance une opportunité de réveiller le dialogue social dans les grands groupes, en abordant des nouveaux sujets et en s’interrogeant sur les stratégies et les impacts de leurs activités. Avec les mesures annoncées, notamment la baisse des moyens des représentants du personnel, on voit mal comment ces espoirs pourraient se concrétiser », déplore une experte auprès des comités d’entreprises et CHSCT.

Officiellement présentées comme « donnant la priorité aux TPE/PME », les ordonnances contiennent quelques cadeaux de choix pour les multinationales. La restriction du droit de regard des juges en cas de licenciement collectif fait sauter l’un des derniers garde-fous judiciaires. Elle entérine la course au moins-disant social qui prévaut dans les multinationales du secteur industriel, où les directions mettent en concurrence les usines entre elles pour réduire les coûts, sur fond de menace permanente de suppressions d’emplois. Ces ordonnances risquent de renforcer encore le pouvoir de la finance sur la gestion des entreprises.

Les États-Unis pour modèle

Autant de problématiques dont sont pourtant parfaitement conscients Emmanuel Macron, un temps banquier d’affaires, et la ministre du Travail Muriel Pénicaud, chargée de défendre les ordonnances. Celle-ci a été mise en cause pour avoir, alors qu’elle était directrice des ressources humaines du groupe Danone en 2013, réalisé une plus-value de 1,13 million d’euros sur ses stock-options à l’occasion d’un plan de suppression de 900 emplois en Europe. Celui-ci avait fait grimper le cours de l’action du groupe.

Sans oublier que ces ordonnances s’inscrivent dans un arsenal d’autres mesures qui profiteront en priorité aux multinationales et à leur trésorerie : la baisse programmée de l’impôt sur les sociétés, la baisse de cotisations patronales ou le déplafonnement du crédit impôt recherche. Les grands groupes français affichent pourtant déjà des profits record en 2017 : plus de 56 milliards pour le premier semestre, et peut-être 100 milliards au final. Ce n’est pas encore le niveau des profits affichés par les multinationales américaines et leurs actionnaires. Mais, avec le monde que nous préparent les ordonnances, c’est bien dans cette direction que nous nous dirigeons.

Olivier Petitjean

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Photo : Torus Mastaz CC via flickr

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