SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Les travailleurs de Haribo ont été parmi les premiers à faire les frais de ce que permet aujourd'hui largement la loi travail : en juin 2016, sur fond de chantage à l'emploi, la direction est parvenue à faire valider par référendum un plan de 110 suppressions d’emploi. Pour autant, cette première saignée dans les effectifs n'est aucunement une garantie de la pérennité des usines d'Uzès et Marseille, et l'inquiétude plane sur les salariés. La CGT Haribo, qui s'est toujours positionnée contre ce sacrifice des salariés au profit de la multinationale, appelle les travailleurs à se mobiliser massivement contre Macron et sa loi travail XXL ce mardi 12 septembre. Nous relayons ci-dessous leur plaidoyer.

NOUS ACCUSONS !

Nous, Travailleurs et Travailleuses, accusons le Président de la République, Emmanuel Macron, chien de garde du Capital, qui, conscient de son illégitimité, s’attaque à la large majorité de la population en procédant par ordonnances pour contourner les débats parlementaires et les principes démocratiques et veut précariser et asservir toujours plus les salarié-e-s, les retraité-e-s, les privé-e-s d’emploi, les femmes et la jeunesse.

Nous accusons ce gouvernement au service du Medef, de légaliser les licenciements abusifs et discriminatoires en rendant dérisoire les montants des sanctions financières versées aux salarié-e-s.

Nous accusons ces serviteurs du CAC 40, de vouloir exploiter encore plus les précaires en déréglementant le recours à l’intérim et au CDD, en autorisant les contrats allant jusqu’à 5 ans au détriment d’un CDI. Comment dans ces conditions espérer accéder à la propriété ou tout simplement faire un crédit ?

Nous accusons Madame la DRH Pénicaud, de vouloir mettre en place une période d’essai sans limite pour soumettre les travailleurs et les travailleuses à la volonté de leurs employeurs.

Nous accusons, Emmanuel Macron, de se rendre complice de tout les plans sociaux et les licenciements de masses à venir en n’obligeant plus les patrons à transmettre les informations sur la situation d’entreprise aux élu-e-s, en rendant opaque la comptabilité à l’échelle d’un groupe, en donnant la possibilité de licencier en cas de cession d’une entreprise et en transformant les plans sociaux en rupture conventionnelle collective.

Nous accusons, ce gouvernement servile au patronat, de vouloir individualiser les salarié-e-s en laissant la possibilité à l’employeur de mettre en place des referendums accompagnés de chantage à l’emploi quand bon lui semble, tout ça pour court circuiter les organisations syndicales qui seront elles aussi affaiblies.

Nous accusons, sa Majesté Macron de ne pas servir les intérêts de la population et nous répondrons dans la rue et sur nos lieux de travail le 12 Septembre avec une mobilisation XXL.

La CGT Haribo

Caisse de grève de la CGT Haribo

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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8 exemples de ce que la loi travail 2 va permettre aux patrons : le grand bon en arrière  retour avant 1936 ...

Un boucher qui baisse les salaires, un 13e mois raboté sans l’accord des salariés… Petit voyage (à peine) imaginaire dans un futur proche, pour cerner les enjeux des ordonnances Macron..

si les salariés se laissent faire...

Chez le boucher du coin…

Un boucher convoque ses trois employés pour leur proposer de baisser leur salaire et d’annualiser leur temps de travail, car il l’estime « nécessaire ». Si deux employés l’acceptent, l’accord est appliqué. Le troisième ne peut pas refuser la modification de son contrat de travail, sous peine d’être licencié sans possibilité de recours.

Explication Plus besoin de justification économique pour négocier une modification du contrat de travail (temps de travail, salaires, mobilité). « Les nécessités liées au fonctionnement de l’entreprise », suffisent pour ces accords, autrefois appelés « offensifs » ou « de compétitivité ».

Dans les entreprises de moins de 11 salariés, et celles de moins de 20 qui n’ont pas de délégué du personnel, « l’employeur peut proposer un projet d’accord aux salariés, qui porte sur l’ensemble des thèmes ouverts à la négociation collective » (article 8 de la 1ère ordonnance). Pour le valider, il faut un vote à la majorité des deux tiers. Il devra également être validé par un « observatoire départemental paritaire », dirigé par les services de l’État. Ainsi, « une boucherie pourra négocier sur autant de sujets qu’une entreprise du CAC 40, alors que 70 % des sujets de négociations étaient jusqu’à aujourd’hui ouverts aux très petites entreprises », précisait l’entourage de la ministre du Travail au moment de la présentation des ordonnances.

Le refus, par un salarié, d’un accord de ce type vaut licenciement « sui generis », c'est-à-dire fondé sur une cause réelle et sérieuse sans passer par la case tribunal (article 3 de la 1ère ordonnance relatif au renforcement de la négociation collective).

La prime aux accords d'entreprise

Une entreprise vient de se créer et cherche à s’installer sur un marché déjà ancien. Par accord d’entreprise, pour gagner sa bataille commerciale, le patron parvient à négocier avec ses salariés une dérogation à la convention collective du secteur. Ils acceptent de baisser fortement les primes d’ancienneté, de vacances, de départ à la retraite et pour le travail de nuit ainsi que le remboursement des frais de transport, les congés pour enfants malades et l’allègement du temps de travail des femmes enceintes. Ces économies permettent à l’entreprise de casser ses prix et de gagner des parts de marché.

Explication : Les primes ne font pas partie des 11 thèmes sur lesquelles les conventions collectives de branche restent prioritaires. Elles sont donc négociables à l’échelle de l’entreprise. Un accord prévoyant des dispositions moins favorables aux salariés peut se substituer à la convention collective, c’est la fameuse « inversion de la hiérarchie des normes ».

Sans syndicat, avec les délégués maison

Dans un journal indépendant comptant une trentaine de salariés, rayonnant, mais néanmoins modeste, le directeur et les deux délégués du personnel décident de signer un accord supprimant le 13e mois pour tous les employés. Sans consulter leurs collègues.

Explication Dans les entreprises de plus de 11 salariés et de moins de 50 où il n’y a pas de délégué syndical, l’employeur négocie des accords d’entreprise directement avec les élus. Pas besoin de référendum d’entreprise lorsque les élus signataires ont recueilli plus de 50 % des suffrages aux dernières élections.

De nouvelles règles pour les CDD

Une branche professionnelle négocie une convention collective autorisant les entreprises du secteur à signer des CDD de deux ans, renouvelable quatre fois sans délai de carence.

Explication Le CDD, comme l’intérim, sont désormais des domaines sur lesquels les accords de branche (conventions collectives) priment sur la loi. Les partenaires sociaux définissent donc la durée, le nombre de renouvellements et les délais de carence. Ce n’est qu’à défaut d’accord de branche que s’appliquent les dispositions légales actuelles.

Le prix des licenciements fixé

Suite à une prise de bec, le patron d’un centre de R&D licencie une salariée sans raison valable et en omettant de la convoquer à un entretien préalable à licenciement. Pour cette ingénieure de 55 ans, payée 5 000 euros bruts par mois, il sait qu'en cas de condamnation en justice, les dommages et intérêts seront compris entre 15 000 et 50 000 euros [1].

Après avoir d’abord invoqué une « insuffisance professionnelle », réalisant que son ex-employée percevait toutes ses primes d’objectif, il décide de modifier le motif de licenciement, pour faire valoir une « désorganisation de service » en raison du départ de sa salariée en congé maladie.

Explication Avec le plafonnement des indemnités aux prud’hommes, l’employeur sait à l’avance ce que lui coûtera un licenciement illégal, c’est-à-dire sans cause tangible, sauf dans les cas de discrimination, harcèlement ou atteinte à une liberté fondamentale. « Cela met un coût sur l’acte de licencier », applaudit ainsi Jean-Philippe Hubsch, dirigeant du groupe Assurances-Conseils (25 salariés), interrogé mardi 5 septembre par les Échos.

Les « vices de procédures », comme l’absence d’entretien préalable, ou un défaut de forme dans la rédaction de la lettre de licenciement, n’entraînent plus la nullité de la procédure. Les prud’hommes accordent simplement un mois d’indemnités supplémentaire au salarié. L’employeur gagne également la possibilité de modifier les motifs de licenciement a posteriori et le salarié n’a plus qu’un an (et plus deux dans le cas de licenciement pour raisons personnelles) pour déposer un recours devant la justice prud’homale.

Périmètre national pour licenciements économiques

La filiale française d’une multinationale très rentable déclenche un plan de licenciement économique, car elle éprouve des difficultés sur le marché français et souhaite délocaliser sa production.

Explication  : Les difficultés économiques seront désormais appréciées par le juge dans le seul périmètre national d'une multinationale. Il devra néanmoins apprécier si un montage financier n’a pas rendu artificiellement déficitaire la filiale française. Les moyens de faire sombrer une filiale sont néanmoins nombreux et échappent pour souvent à l'appréciation des services de l'État et du juge, s'inquiètent les syndicats de salariés.

Moins de réunions et de salariés protégés

Dans une entreprise de 60 employés, la fusion des instances représentatives du personnel libère du temps et de l'énergie pour le chef d'entreprise. Le temps passé en réunion pour évoquer les problèmes des salariés diminue, comme le nombre de salariés mandatés, et donc protégés contre les licenciements. Le nombre d'expertises extérieures est aussi en chute libre, par exemple lorsqu’un salarié tombe en burn-out.

Explication La fusion des instances représentatives du personnel entraînera une baisse du temps dévolu au dialogue entre patrons et salariés et du nombre de représentants dans l’entreprise. Des décrets fixeront leur quantité exacte. La loi diminue déjà les heures minimales de délégation pour les élus, passant d’une fourchette de 18 à 21 heures par élu dans l’actuelle délégation unique du personnel à 10 ou 16 heures.

Les élus ne pourront pas être réélus après trois mandats, soit douze ans maximum. « Nous allons avoir toujours les mêmes interlocuteurs qu’il sera plus facile de former à l’économie, la sécurité… », se réjouit ainsi dans Les Échos le président du groupe de biscuiterie Galapagos, Christian Tacquard.

Un « ticket modérateur » est créé pour les expertises (sauf en cas de plan social ou de risque grave, ainsi que pour la consultation annuelle sur la situation économique) ; 20 % des honoraires des experts seront acquittés par les représentants des salariés sur les frais de fonctionnement du futur CSE. L’employeur pourra contester l’expertise et le choix de l’expert.

Négociations non obligatoires

Une entreprise décide, par accord collectif, de supprimer les négociations annuelles obligatoires (NAO), imposées par l’État, où sont débattues les questions de rémunérations et d’organisation du temps de travail.


Explication Les accords d’entreprise peuvent négocier sur « le calendrier, la périodicité, les thèmes et les modalités de négociations » obligatoires. Les NAO ne sont donc obligatoires qu’en l'absence d’accord d’entreprise fixant ses propres règles (article 7 de la 1ère ordonnance).

PAR canempechepasnicolas.over-blog.com

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Opération de blocage de l'usine PSA de Poissy par des salariés de GM&S

Opération de blocage de l'usine PSA de Poissy par des salariés de GM&S

Dernière étape judiciaire du dossier social et industriel de l'été : la justice a finalement validé l'offre de reprise partielle par GMD de l'équipementier automobile creusois GM&S, pour un euro symbolique, avec le maintien de 120 emplois sur 276.

Le tribunal de commerce de Poitiers a autorisé, le 7 septembre, la reprise de l'équipementier GM&S par l'emboutisseur français GMD pour un euro symbolique, prévoyant le maintien de 120 seulement des 276 salariés de l'entreprise. La reprise sera effective le lundi 11 septembre 2017 à 0h.

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Grève et manifestation s'impose à toutes et tous

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Signe d'une crise et d'une situation qui ne s'améliore guère, 123 millions d'Européens pourraient rapidement basculer dans la pauvreté, selon un rapport du groupement d'ONG, Oxfam. Parmi eux, onze millions de Français.

123 millions: c'est selon le groupement d'ONG Oxfam, le nombre d'Européens «exposés au risque de pauvreté». C'est la conclusion d'un rapport publié par l'organisation qui estime le nombre de personnes qui, sans être statistiquement pauvres, ont un risque réel de basculer rapidement en-dessous de leur seuil national. Pour rappel, en France, le seuil de pauvreté défini par l'Insee correspond à 60% du revenu médian, soit 977 euros pour 2015. Plus de 8 millions de Français vivent en-dessous de ce seuil.

(...)

LIEN VERS LA SUITE DE L'ARTICLE CI-DESSOUS:

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Préface du poète Serge Pey.

Chez votre libraire ou, pour réception postale : Librairie L’Autre Rive de Toulouse : Téléphone / Fax : 05 61 31 92 65
Mail : lautreriv@orange.fr

Tant d'efforts, de mensonges, de calomnies, de moyens qui montrent aussi qu'ils sont loin d'en avoir fini avec l'aspiration des peuples à une transformation révolutionnaire de la société !

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SOURCE de l'article de Jean ORTIZ : Le Grand Soir 

https://www.legrandsoir.info/tuer-la-memoire-et-le-mythe-du-che-pour-tuer-l-espoir.html

Nous avions prévu l’opération, mais pas le si joli titre : « Le Che, à mort », un essai de la discrète « chercheuse au CNRS », Mme Marcela Iacub. Pour les classes dominantes et leurs pitbulls médiatiques, il faut en finir avec les résistances, avec « les grands récits » et les mythes porteurs de justice sociale, d’égalité, d’épanouissement de la femme et de l’homme. Le capitalisme, cette « cage invisible » (Che) ne saurait être ni contesté ni dépassé.

Libération a sonné la charge contre ce Che, assassiné le 9 octobre 1967, dont rien ne parvient à écorner l’image fascinante, l’enracinement populaire, la rébellion absolue. Ce Che qui reste un mythe universel, un référent pour la critique du capitalisme, pour les luttes de « los de abajo » (ceux d’en bas). Ce Che obsédé par l’éthique en politique, altruiste, qui éduquait par l’exemple. Ce Che qui fait la nique à tous ceux qui voudraient tuer l’étoile une bonne fois pour toute. Ce Che multiple, dont la pensée et les pratiques militantes, l’héritage, restent encore aujourd’hui un indispensable laboratoire, et dérangent à la fois vraie droite et fausse gauche.

Ce Che, à effacer des mémoires, à criminaliser, ne se battait pas pour la gloriole, mais pour contribuer à libérer les peuples du « Tiers-Monde ». Il est allé jusqu’au bout d’un engagement réfléchi, intellectualisé, responsable, en sachant que dans la lutte à mort contre l’impérialisme, on peut y laisser la peau. Ce Che que Joffrin et Madame la chercheuse cherchent à dépolitiser ; ce Che accablé de lieux communs par les néo-socio-libéraux : « aventurier » « suicidaire », qui se serait « immolé » par culte de la violence, par amour de la guerre.

Les inquisiteurs ont le droit d’être partiaux, mais qu’ils précisent qu’avec l’ouvrage Le Che, à mort, nous sommes dans le fictionnel. Le grand ordonnateur du procès anti-guévarien, une sorte de Torquemada moderne, plaque sur le Che des grilles de lecture relevant d’obsessions personnelles ; ce n’est autre que le journaliste multi-casquettes Laurent Joffrin, directeur de Libération.

Dans sa chronique (« Cité des livres ») du 5 septembre 2017, intitulée « Le Che, double des djihadistes... », il traite le Che de « kamikaze », et l’accuse de manipuler les esprits des djihadistes, n’hésitant pas à jouer sur les peurs actuelles. C’est irresponsable autant qu’intellectuellement peu honnête. Joffrin ne recule devant rien lorsqu’il s’agit de mettre une plume « mercenaire » au service d’un système dont il est l’un des piliers. Omniprésent dans les médias, allant et venant de l’Obs à Libération, l’homme ne cache pas ses sympathies politiques pour François Hollande, le nec plus ultra de la gauche de droite.

Cette chronique joffrinoise est destinée à promouvoir le nouvel opus de la chercheuse Marcela Iacub. Après Dominique Strauss kahn, Che Guevara !!! L. Joffrin présente sa vision mesurée du Che : « cruel », « le premier Kamikaze », celui qui montre l’exemple de l’engagement sacrificiel aux djihadistes, « une figure christique et maléfique à la fois » « dédiée à sa propre gloire », porteur des « certitudes d’un marxisme d’acier, celui dont on fait les poignards, les balles et les fusils ». On appréciera la subtilité des poncifs idéologiques. La charge ne s’appuie sur aucune référence sérieuse, l’objectif étant de faire vendre du sulfureux, tout en salissant le Che, et les militants, partout dans le monde, qui luttent pour une société plus juste.

Madame Iacub fut en 2012 « maîtresse de Dominique Strauss Kahn » et en publia, en février 2013, le livre Belle et Bête, qui étudie scientifiquement, comme l’on s’en doute, et loin de tout caractère voyeuriste (cela va de soi), la sexualité d’un personnage public jamais nommé. Mais à la veille de la publication de l’ouvrage, la chercheuse au CNRS précise dans le Nouvel Observateur, qu’il s’agit de Dominique Strauss Kahn, « ce cochon sublime », qui se comporte « comme un méchant porc ». Closer (n°582, du 31 août 2016), titre « Pour Marcela Iacub, DSK est le « roi des porcs ». De quoi classer l’ouvrage, si médiatisé, de haute tenue intellectuelle, dans la catégorie : « apologie de la race porcine ».

Aujourd’hui, la chercheuse (de scandales médiatiques), de buzz, réalise une opération similaire avec le Che. Son livre, Le che, à mort, suinte la haine à toutes les pages. Faut-il en parler, ce qui est une façon de le promouvoir, ou l’ignorer ? Toute l’entreprise repose sur une lecture biaisée de la vie du Che, sans cesse ramenée à une dimension psychologisante de quatre sous, un supposé dédoublement de personnalité entre Ernesto et le Che, resucée simplificatrice du Docteur Jekill et Mister Hide. Mais alors que Stevenson cherchait à dénoncer l’hypocrisie de la société londonienne du XIXe siècle, Iacub reconnaît dans sa conclusion ses griefs envers « la légende du Che ».

L’héroïsme du Che ne serait qu’une névrose narcissique, à tout le mieux l’inversion du mythe sacrificiel, due à la perversion de sa mère, qui aurait falsifié sa date de naissance pour la faire correspondre à celle d’un héros de l’Indépendance cubaine selon Iacub (page 20) ; dans la biographie d’Anderson qu’elle utilise par ailleurs, ce dernier évoque un docker assassiné lors d’une grève portuaire à Rosario. Instrumentalisation des sources ? L’auteure recourt évidemment à la figure « romantique » du héros perdant, don Quichotte, dont l’auteur serait un doux rêveur, oubliant un peu facilement que Cervantès fut écrivain et soldat.

Ne pouvant véritablement le salir, l’auteure cherche à changer la signification de la vie du Che. Tout en prétendant discréditer l’espoir et l’exemple qu’il constitue pour des milliers de jeunes dont les raisons de désespérance ne sont jamais ne serait-ce qu’évoquées.

L’opération Le Che, à mort, (en fait : à mort le Che !) repose sur l’amalgame facile, sur une accumulation d’analyses de bazar, sur des interprétations très néo-libéralement manichéennes. Dans la « guerre idéologique » que mènent les puissants, tout fait ventre.

Jean ORTIZ

universitaire, auteur de Vive le Che ! Editions Arcane 17.

PAE FSC

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Sans doute inquiet de la montée de la protestation contre sa politique signifiée par l'unité qui se dessine pour le 12 septembre et sa baisse dans les sondages, de l'étranger Macron se livre à l'insulte d'un peuple lucide quant au fond à propos de ses objectifs.

Conscients des dégâts que ces déclarations produisent ses défenseurs prétendent que c'est la classe politique (celle d'avant) qui est visée.
Mensonge bien sûr puisque ces propos sont rapportés explicitement à ceux qui résistent à ses contre-réformes.

De nouvelles raisons d'être massivement présents dans les prochaines manifestations ... et APRÈS !

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SOURCE : RT

Le président de la République a provoqué les foudres de l'opposition de gauche avec son projet de réforme par ordonnances du Code du travail, lorsqu'il a qualifié ses contradicteurs de «fainéants» et de «cyniques».

«Je serai d'une détermination absolue et je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. Et je vous demande d'avoir, chaque jour, la même détermination»,

a déclaré le président de la République, Emmanuel Macron, à propos de sa réforme par ordonnances du Code du travail, alors qu'il s'adressait à ses concitoyens réunis dans le jardin de l'école française d'Athènes, le 8 septembre.

PAR FSC

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https://www.mabouticbienetre.com/4184-home_default/tisane-ayurvedique-citron-gingembre-miel-de-manuka-bio-boite-de-20-sachets.jpg

Unilever annonce l'acquisition de Pukka, un fabricant de tisanes organiques basé au Royaume Uni, par une transaction dont les termes financiers ne sont pas divulgués.

Fondée à Bristol en 2001 par Tim Westwell et Sebastian Pole, cette société réalise un chiffre d'affaires de plus de 30 millions de livres sterling et bénéficie d'une croissance de l'ordre de 30%.

Ces derniers mois, le géant anglo-néerlandais des produits de consommation courante a décidé de se séparer de ses activités alimentaires à faible croissance pour se concentrer sur les marques acquises récemment, comme Seventh Generation.

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Point d’indice, CSG, jour de carence. Macron veut aussi la peau des fonctionnaires !

Si la Loi Travail 2 et leurs ordonnances s’attaquent comme jamais aux conditions de travail des salariés du secteur privé, ceux du secteur public ne sont pas davantage épargnés du train de mesures du gouvernement. A coups d’augmentation de la CSG et de retour au gel du point d’indice, leurs rémunérations et leur pouvoir d’achat devraient se dégrader, tandis que le gouvernement prévoit la suppression de 120 000 emplois dans la fonction publique d’ici la fin du quinquennat.

« Et en même temps »… A la fameuse formule du président « jupitérien », il faut croire que les ministres d’Emmanuel Macron rendent un bel hommage. Alors que la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et le Premier ministre, Edouard Philippe, planchaient sur la meilleure manière de casser le droit du travail des salariés du privés avec l’aval de certaines confédérations syndicales, le ministre des Comptes publics, Gérard Darmanin déclinait les attaques sur le front de la fonction publique.

Restauration de la journée de carence

Dès le 29 juin, sur le plateau de France 2, il annonçait qu’il n’y aurait « pas d’augmentation de point d’indice pour les agents de la fonction publique ». Et début juillet, le gouvernement officialisait le rétablissement du jour de carence qui invalide l’indemnisation par l’Assurance Maladie du premier jour d’arrêt maladie. Haro sur la fonction publique donc, qui n’est qu’un retour sur les maigres compensations obtenues lors du mandat précédent, sous Hollande.

Nouveau gel du point d’indice

C’est le cas du jour de carence, instauré en 2012 par François Fillon, à la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, dont la suppression avait été promise et actée lors de l’arrivée de François Hollande à la présidence de la République. Concernant le point d’indice qui permet de faire évoluer les rémunérations du public et de compenser la dégradation du pouvoir d’achat liée à l’inflation, il a été gelé, sans discontinuité, entre 2010 et 2016, sous Sarkozy, donc, mais également sous une bonne partie du quinquennat de Hollande. Sa revalorisation –minime- de 1.2% en mars 2016 tient d’une concession de Hollande faite à la FSU, confédération majoritaire dans la Fonction Publique et qui regroupe notamment le SNUipp et le SNES, en échange du retrait de son appel à la grève alors que le mouvement contre la loi El Khomri, animé par la jeunesse et les salariés du privé comme du public, battait son plein. Retour à la « normale » en Macronie, et exit les promesses de campagne sur l’augmentation du pouvoir d’achat des actifs.

Augmentation de la CSG

Mais, pour maintenir l’austérité salariale dans le public, Emmanuel Macron a su également innover. A compter du 1er janvier 2018, les salariés de la fonction publique comme ceux du privé devront s’acquitter d’une hausse de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) de 1.7%. Dans le privé, cette hausse de la CSG est supposée être compensée par une baisse, équivalente, des cotisations maladie et chômage, qui au passage, conduira à dégrader encore davantage le financement de la sécurité sociale. Déjà, pour les actifs du privé, cette compensation sera diluée en deux temps au cours de l’année 2018. Pour les fonctionnaires, en revanche, qui ne sont pas prélevés de la même façon, rien pour l’instant sinon le flou et la poudre de perlimpinpin. Mais la CSG, elle, augmente bien.

Autant dire que les rémunérations dans la fonction publique vont connaître un coup de rabot, et que le pouvoir d’achat, déjà fortement entamé par six années consécutives de gel du point d’indice, continuera à se dégrader.

Les effectifs à réduire

Et Emmanuel Macron, en bon chef d’un gouvernement « de droite et de droite », a d’ores et déjà prévu un coup de bulldozer dans les effectifs de la fonction publique. Ce sont donc près de 120 000 postes que le gouvernement prévoit de supprimer d’ici la fin du mandat en axant, en particulier, sur la fonction publique territoriale (70 000) et la fonction publique d’Etat (50 000).

Se saisir du 12, y compris dans la fonction publique

Rognages massifs sur les salaires « et en même temps » sur les effectifs dans la fonction publique. Maître du tempo, Macron ?

Aux travailleuses et aux travailleurs du public de lui rétorquer le contraire en manifestant à côté des salariés du privé opposés à la loi Travail 2, comme à la précédente, le 12 septembre, lors d’une journée de grève appelée par la CGT, Solidaires et certaines fédérations de Force Ouvrière.

Du côté de l’Education Nationale, où la rentrée est souvent catastrophique, comme en Seine-Saint-Denis, la direction de la FSU continue à traîner des pieds sans aucun appel à rejoindre les cortèges le 12, des sections du SNES et du SNUipp seront en grève et présents dans la rue pour tirer la sonnette d’alarme et refuser l’austérité salariale. Dans le supérieur, en revanche, contre l’avis de la FSU, le SNESup appelle à la grève.

C’est tou-te-s ensemble que nous devrons exiger de nos organisations qu’elles se lancent dans la bataille ainsi que d’une nouvelle date pour combattre la présentation des ordonnances le 22 septembre. dans la fonction publique également, ce qui se joue dans le passage en force de cette Loi Travail XXL est décisif.

[Crédit illustration : Hubert Poirot-Bourdain]

Yano Lesage

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Unilever, précurseur en matière de RSE, résistera-t-il aux raiders ?

Unilever-Kraft : la parabole de Saint Paul

The Economist

Paul Polman dirige Unilever, septième groupe européen, valorisé 176 milliards de dollars. Mais il n’a pas le profil traditionnel du grand patron. Ce Néerlandais, qui a envisagé à un moment de sa vie de devenir prêtre, pense que vendre du shampoing dans le monde entier peut être une vocation, et il déteste la doctrine anglo-saxonne de la primauté de l’actionnaire, selon laquelle le but principal d’une entreprise est d’enrichir ses actionnaires.

Au contraire, M. Polman prêche que les entreprises devraient être gérées de façon “durable” en investissant, en rémunérant les employés de façon juste et en fabriquant des produits sains qui ont le moins d’impact possible sur l’environnement. Selon lui, cette démarche produit à long terme davantage de bénéfices. Il n’est pas nécessaire que la société et les actionnaires soient en conflit.

Les convictions de M. Polman ont été mises à l’épreuve en février dernier quand Unilever a fait l’objet d’une offre de rachat de la part du groupe Kraft-Heinz, monstre de l’agroalimentaire qui vend de tout, du ketchup au hot-dog, contrôlé par Warren Buffett et 3G Capital, un fonds connu pour son côté “cost killer” quand il s’attaque aux multinationales.

“Il déteste la doctrine anglo-saxonne de la primauté de l’actionnaire, selon laquelle le but principal d’une entreprise est d’enrichir ses actionnaires”

Si Unilever se voit comme un bon citoyen du monde de l’entreprise, alors il doit forcément juger Kraft-Heinz comme l’Américain agressif qui se fiche totalement du futur de la planète, avec beaucoup de dettes et aucune croissance, très peu de présence à l’international et un penchant obsessionnel pour les réductions de dépenses, jusqu’à se mettre lui-même en danger. L’offre de Kraft-Heinz sur Unilever a échoué quand M. Buffett a émis des doutes, mais le clash idéologique n’est pas terminé.

Pour commencer, Unilever semble avoir été contraint d’adopter certaines stratégies de 3G Capital. En avril, il a promis d’augmenter les marges opérationnelles de 3,6 % d’ici 2020, de proposer un programme de rachat d’actions et d’abandonner sa division de production de margarine, peu rentable. Ses investissements dans des marques, des usines et des équipements devraient rester stables en 2017, après les augmentations de ces dernières années. La “période de réflexion” qu’exigent les lois sur les fusions-acquisitions en Grande-Bretagne étant écoulée, Kraft peut maintenant lancer une nouvelle offre de rachat.

Des fonds spéculatifs et activistes, inspirés par l’exemple de 3G Capital, se mettent à harceler deux concurrents de Unilever, Nestlé et Danone, et d’autres groupes du secteur sont en train d’effectuer des coupes sombres dans leurs coûts. M. Polman va probablement partir d’ici à deux ans. Il veut que son successeur sorte des rangs d’Unilever. Ce qui soulève une question : sa vision pour le groupe est-elle cohérente et peut-elle perdurer ? Il faut se poser deux questions pour répondre.
Unilever a-t-il vraiment été socialement responsable tout en créant beaucoup de valeur pour ses actionnaires ? Et une telle entreprise peut-elle survivre en l’état à une fusion-acquisition ?

Commençons par la question de la responsabilité sociale

Depuis le début de l’année 2009, quand M. Polman a pris la direction du groupe, les émissions de gaz carbonique, la consommation d’eau et les déchets ont baissé respectivement de 43 %, 38 % et 96 % par unité de production. Les investissements (dont les dépenses en capitaux, la R&D, le branding et le marketing) ont augmenté, passant de 18 % à 20 % du CA. Les impôts ont augmenté, passant de 25 % à 30 % des bénéfices. Jusqu’ici, tout va bien.

Mais M. Polman n’a pas été aussi attentionné coté employés. Les effectifs sont restés stables à 170 000 employés (Kraft, pendant ce temps, a réduit son personnel de 20 % depuis 2013) mais les dépenses salariales ont été ramenées de 46 % à 39 % de la valeur ajoutée brute. Le coût par employé d’Unilever, exprimé en dollars, est resté stable, sachant que quelques cadres de l’équipe de direction ont néanmoins gagné environ 24 % de plus. M. Polman a perçu 9 millions de dollars l’an dernier, un tiers de plus que son prédécesseur, mais moins que ses pairs américains.

Il soutient que le développement durable est bon pour les investisseurs car c’est un investissement qui crée de la croissance. Les consommateurs, les employés, les régulateurs sont attirés par des groupes qui se “comportent bien”.

“M. Polman soutient que le développement durable est bon pour les investisseurs car c’est un investissement qui crée de la croissance”

Pour les actionnaires, le signe le plus éloquent de succès est la part de marché mondiale d’Unilever : elle est passée de 16 % à 18 % depuis 2008, selon le cabinet de courtage Alliance Bernstein. C’est impressionnant, étant donné que les marques locales gagnent du terrain sur les marques de multinationales dans les économies émergentes, là où Unilever réalise presque deux tiers de ses ventes. Mais la faiblesse de leurs monnaies a été un frein. Le free cash flow par action a augmenté de 65 % (en dollars), une performance assez moyenne, comparée à celle des dix principaux concurrents d’Unilever. Le rendement global (plus-value des actions majorée des dividendes) a été de 138 % durant la période 2008-2016. C’est légèrement inférieur à la moyenne du groupe de comparaison.

Les prétentions de M. Polman pour son groupe sont exagérées mais globalement, Unilever a été géré de façon relativement “durable” et a produit des résultats raisonnables pour ses actionnaires.

Et la réponse à la deuxième question ?

À savoir, ce groupe peut-il survivre avec un actionnariat fragmenté et des actionnaires peut-être prêts à tout pour une plus-value rapide en cash ? Les prises de contrôle ne devraient seulement avoir lieu que lorsque la cible est mal gérée ou quand la fusion de deux groupes peut créer des synergies. Mais Unilever est bien géré et les changements qu’apporteraient probablement Kraft – augmentation de l’endettement, réduction des coûts – peuvent être entrepris par Unilever lui-même. Kraft est un “roll-up”, un groupe qui se repose sur ses acquisitions externes et ses réductions de coûts pour masquer une croissance faible. Ses ventes déclinent depuis neuf trimestres consécutifs. Les stratégies des roll-ups finissent en général mal pour les actionnaires. Cependant, l’argent emprunté à taux faible signifie que ces montages peuvent continuer à surfer sur la vague actuelle.

“Kraft est un “roll-up”, un groupe qui se repose sur ses acquisitions externes et ses réductions de coûts pour masquer une croissance faible”

Ils peuvent opérer sur des échelles bien plus vastes qu’auparavant (un attelage Kraft-Unilever pourrait cumuler jusqu’à 120 milliards de dollars de dettes). La plupart des dirigeants, dont probablement M. Polman, pensent cependant que les entreprises “normales” devraient d’être protégées de ces prédateurs. La Grande-Bretagne va peut-être d’ailleurs ajuster ses règles sur les fusions-acquisitions, en faveur des sociétés ciblées. De nouveaux pays songent à supprimer les niches fiscales pour les acquisitions de type lbo, à effets de levier démesurés. Ils pourraient aussi copier la loi française dite “Florange”, qui limite les droits de vote des actionnaires court-termistes.

La primauté des actionnaires, jusqu’où ?

Au fond, le choc frontal évité de peu entre Unilever et Kraft laisse penser que le board délibère toujours pour savoir si le capitalisme est trop myope pour permettre aux entreprises d’agir de façon vertueuse. Jusque-là, la vérité est du côté des marchés. Les actions d’Unilever étaient sous-évaluées. Certains changements entrepris étaient quoiqu’il en soit en projet. En 2016, par exemple, M. Polman avait annoncé que les marges augmenteraient à 3,2 % d’ici à 2020.
L’offre hostile de Kraft a forcé Unilever à affûter sa stratégie et à mieux l’articuler. Avec pour conséquence d’avoir presque hissé le rendement global d’Unilever à la première place de son groupe de comparaison.

“M. Polman laisse en héritage un tour de force, celui d’avoir fait de l’un des plus grands groupes européens le laboratoire d’une expérience : jusqu’où la “primauté des actionnaires” devrait-elle aller ? ”

Beaucoup dépendra de ce qui va se passer pendant les deux années qui viennent. Kraft peut lancer un nouveau raid. Un fonds “activiste” peut attaquer Unilever. Le successeur de M. Polman peut rejetter sa philosophie. M. Polman n’est pas un “saint”, mais il laisse en héritage un tour de force, celui d’avoir fait de l’un des plus grands groupes européens le laboratoire d’une expérience : jusqu’où la “primauté des actionnaires” devrait-elle aller ? Si Unilever ne peut pas garder ne serait-ce qu’un œil sur le bien public au niveau mondial, alors, aucun groupe ne le pourra. Affaire à suivre de très près.

© 2017 The Economist Newspaper Limited. All rights reserved. Source The Economist, traduction Le nouvel Economiste, publié sous licence. L’article en version originale : www.economist.com.

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Loi Travail XXL : Mailly et Berger reçus en secret par Macron et Pénicaud

Dans son Canard du mercredi 6 septembre, le palmipède révèle les liaisons dangereuses – et secrètes - de Jean-Claude Mailly et Laurent Berger avec le gouvernement. Bien loin de la prétendue « transparence » des concertations, le secrétaire général de Force Ouvrière a notamment été invité à l’Elysée pour rassurer un Macron inquiet de l’appel de fédération FO à manifester le 12 septembre.

Crédits photos : François Lafite/Wostok Press

S’il y a une chose que Jean-Claude Mailly n’a pas apprécié avec Hollande et pendant le passage de la loi El Khomri, c’est bien d’être évincé des discussions avec le gouvernement, qui les menait en collaboration étroite avec la CFDT. Mais lui qui dénonçait le manque de transparence et l’absence de dialogue social avec la loi El Khomri, s’est dit « écouté » et « prêt à discuter » avec Macron et sa loi travail XXL pendant l’été. Tout un changement pour la conf’ qui est devenu l’interlocuteur n°1 du gouvernement parmi les confédérations représentantes des salariés. Forte de cette nouvelle position et contrairement à son attitude au printemps 2016, la centrale Force Ouvrière n’appelle pas à manifester le 12 septembre aux côtés de la CGT contre les ordonnances du gouvernement. Mais ce n’est pas le cas de certaines Fédérations et UD de Force Ouvrière, bien remontées, et qui seront en grève et défileront mardi prochain.

« Nous ne sommes plus dans le même contexte » a dit Mailly. Une affirmation qui prend tout son sens pour le secrétaire général lorsque c’est lui-même l’invité informel du gouvernement. Et si Emmanuel Macron l’invite, le 28 aout, à l’Elysée, c’est bien pour s’assurer que la centrale maintiendra sa position vis-à-vis du 12 et qu’elle saura calmer les « grognons » qui comptent lutter contre sa casse du droit du travail, résume le Canard Enchainé. Tiens la base Mailly ! Ou bien…

Mais au jeu du « qui sera le premier », le gouvernement entretient les rivalités. Le Canard enchaine sur la révélation d’un second entretien secret de Mailly, le soir même du 28 aout, avec Muriel Pénicaud cette fois, au ministère du travail, mais en présence de Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT. La mise en concurrence, ça Pénicaud, elle connait. Des travailleurs comme des bureaucrates syndicaux. Juste de quoi menacer Mailly de perdre sa place d’interlocuteur privilégié et s’assurer qu’il ne retourne sa veste, qu’une fois les ordonnances et les mobilisations passées.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Faire du 12 septembre une première journée d’opposition franche à Macron et sa politique anti-ouvrière et anti-populaire

Ce jeudi, le gouvernement a dévoilé son plan de bataille pour démanteler le code du travail. Selon les mots du MEDEF lui-même, il ne s’agit que d’une « première étape » de la guerre qui s’annonce totale contre le monde du travail et la jeunesse. Face à la détermination de ceux d’en face, plus qu’une énième journée d’action, la grève nationale interprofessionnelle du 12 septembre se doit d’être l’affirmation d’une première et franche opposition politique à Macron et sa politique anti-ouvrière et populaire.

Une chose est sure. Après l’imposition dans la douleur de la loi El Khomri, le choix de la loi Travail XXL comme première contre-réforme de l’ère Macron n’est pas le fruit du hasard. En enfonçant le clou sur le code du travail, Jupiter vise à marquer les esprits en ce début de quinquennat. L’un de ses principaux enjeux est de faire de la loi Travail XXL un cas d’école pour l’ensemble des contre-réformes à venir. La casse du régime du chômage est déjà en préparation. Le MEDEF s’en pourlèche déjà les babines.

Halte à la « concertation » ! La nouvelle arme de Macron

Ce qu’on ne peut reprocher à Macron, c’est sa capacité à changer de pied pour atteindre ses objectifs. Il n’y a pas si longtemps, l’ancien ministre de l’économie expliquait vouloir rêver d’un monde sans « corps intermédiaires ». Que ce rêve se soit en partie réalisé s’agissant des partis traditionnels, des collectivités locales, ou des médias, on ne peut en dire autant des syndicats. Plutôt que de passer par-dessus, Macron a préféré les mettre en première ligne de la méthode la « concertation ». Cette résurrection du dialogue social, enterré par Hollande en imposant sa loi Travail, a visé à mettre en œuvre un processus de discussion resserré pour arrimer les syndicats. Le cadre, une fois accepté et entretenu tout au cours de l’été, a œuvré à nous désarmer plutôt qu’à préparer à la lutte.

Certains traitres n’avancent plus masqué

Au travers la « concertation », le gouvernement a pris soin de traiter à « égalité » l’ensemble des « partenaires sociaux » y compris ceux opposés à la réforme comme la CGT. La méthode Macron tranche avec celle de son prédécesseur, Hollande, qui avait fini par choisir son interlocuteur privilégié en la personne de Laurent Berger. Un gouvernement à l’écoute donc pour faire miroiter des « compromis » sur la méthode et le fond du texte. Très vite, le gouvernement a désamorcé un certain nombre de lignes rouges qui tenait à cœur FO comme le « maintien » de l’accord de branches dans certains domaines. La revendication présentée comme une « victoire » par le leader de FO signe en réalité un recul de plus. On connait la suite : la trahison ouverte de Jean-Claude Mailly.

Le 12, pour une première journée d’opposition franche à Macron et sa politique

Le MEDEF l’a confirmé. La loi Travail XXL de Macron n’est qu’une « première étape » avant de prochaines attaques historiques contre les acquis du mouvement ouvrier. La guerre est donc déclarée. Son objectif : mettre à l’épreuve la méthode, l’imprimer à l’ensemble de son quinquennat afin de mettre un terme à l’idée que « la France n’est pas réformable ». C’est en ce sens que, plus qu’une énième journée de mobilisation, le 12 septembre, appelée par la CGT et Solidaires, revêt un caractère particulier. Alors que l’illusion macroniste tend à s’évaporer, cette première journée de grève nationale interprofessionnelle se doit d’être l’occasion pour notre camp social d’affirmer haut et fort une opposition franche et déterminée contre Macron et sa politique anti-ouvrière et antipopulaire.

Le 12, pour préparer la riposte unitaire la plus large possible

Le gouvernement joue sur l’isolement et compte sur les divisions à l’intérieur de notre propre camp. La France Insoumise et Jean-Luc Mélenchon appellent à une journée de manifestation, un samedi, le 23 septembre. Pourtant, plutôt que de fragmenter nos forces, tout au contraire, il s’agirait que l’ensemble des organisations, politiques et syndicales, du monde du travail et de la jeunesse, se mettent autour d’une table et décident d’un calendrier à même de construire une contre-offensive à la hauteur. Construire, à partir d’AG, sur les lieux de travail, du public comme du privé, dans les facs et ou encore dans les lycées, sera la meilleure garantie pour imposer le front unifié de nos organisations à Macron et sa politique de casse sociale. Après le 12, il faudra préparer des suites.

Damien Bernard

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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