SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Cette fois ce n'est pas la CGT qui le dit : c'est l'OCDE !

Lu dans le journal Sud-Ouest (25 mai 2015)

Selon un rapport de l'OCDE,  les inégalités entre riches et pauvres sont au plus haut depuis 30 ans. La France est le pays où ces inégalités se sont le plus creusées

Les inégalités entre riches et pauvres ont atteint des niveaux record dans la plupart des pays de l'OCDE et restent plus élevées encore dans beaucoup d'économies émergentes, selon un rapport de l'organisation.

Impact sur la croissance

Aujourd'hui, dans la zone OCDE qui regroupe 34 pays, les 10% les plus riches de la population ont un revenu 9,6 fois supérieur à celui des 10% les plus pauvres, alors que la proportion était de 7,1 fois dans les années 1980 et 9,1 fois dans les années 2000.

Les inégalités sont encore plus criantes en termes de patrimoine, souligne le rapport.

"Nous avons atteint un point critique. Les inégalités dans les pays de l'OCDE n'ont jamais été aussi élevées depuis que nous les mesurons", a déclaré le Secrétaire général de l'organisation, Angel Gurría.

"En ne s'attaquant pas au problème des inégalités, les gouvernements affaiblissent le tissu social dans leur pays et compromettent leur croissance économique à long terme", a-t-il ajouté.

On estime que la montée des inégalités, entre 1985 et 2005, dans les 19 pays de l'OCDE analysés, a amputé la croissance de 4,7 points de pourcentage en cumulé entre 1990 et 2010.

Les inégalités augmentent plus en France

En France, les inégalités se situent dans la moyenne des autres pays membres. Ces dernières ont cependant augmenté plus rapidement qu'ailleurs. Le coefficient de Gini, qui mesure les écarts de patrimoine et de revenus entre les individus (0 représentant une égalité parfaite, et 1 un cas d'inégalité extrême), est passé de 0,293 à 0,309 entre 2007 et 2011. Il s'agit de la troisième hausse la plus importante parmi les membres de l'OCDE.

"Il s'agit d'une rupture importante par rapport à la tendance de long terme, puisque depuis les années 1980, les inégalités étaient relativement stables en France, alors qu'elles étaient en augmentation dans la majorité des pays de l'OCDE, dont l'Allemagne et les États-Unis", écrit le rapport. Sans les impôts et les prestations sociales, précise-t-il, la situation aurait pu être bien pire. Au lieu de se creuser de 1,6% entre 2001 et 2007, les inégalités se seraient alors creusées de 2,6%.

Les recommandations de l'OCDE

Pour réduire les inégalités et stimuler la croissance, l'OCDE recommande aux gouvernements de promouvoir l'égalité entre hommes et femmes en matière d'emploi, d'élargir l'accès à des emplois plus stables et d'encourager les investissements dans l'éducation et la formation tout au long de la vie active.

Entre 1995 et 2013, plus de la moitié des emplois créés dans les pays de l'OCDE étaient à temps partiel, sous contrat à durée déterminée ou relevaient de travailleurs indépendants. Plus de la moitié des emplois temporaires étaient occupés par des moins de 30 ans.

Quant aux femmes, leur probabilité d'occuper un emploi rémunéré est inférieure de 16% à celle des hommes et leurs rémunérations restent inférieures de 15% à celles des hommes.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

Stéphane Le Foll, porte parole du Gouvernement, vient d’annoncer la mise en place progressive du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.

Sous prétexte de vouloir simplifier l’impôt sur le revenu pour les citoyens, le Gouvernement créé, en réalité, les conditions de nouvelles inégalités et expose encore plus la vie privée des travailleurs vis-à-vis de leurs employeurs.

Pour autant, cette réforme n’entrainera pas de réelle simplification pour la majorité des salariés.

Quelques explications.
1 - Grâce à la retenue à la source, nous n’aurions plus besoin de faire de déclaration de revenus ? FAUX !

La retenue à la source ne changerait rien.

Si l’administration fiscale peut avoir une connaissance automatique des salaires grâce au recoupement avec la déclaration de l’employeur, elle ne peut avoir connaissance des changements de situation de famille, des déductions fiscales dont pourrait bénéficier le contribuable (frais de garde d’enfant, travaux dans l’habitation, cotisation syndicale...).

De plus un certain nombre de revenus ne peuvent être connus de l’administration (par exemple les revenus locatifs).

Les français devront donc continuer à faire une déclaration annuelle.

2 – Finis les décalages entre la perception des revenus et le paiement de l’impôt ? FAUX !

En cas de baisse des revenus par exemple, le montant de l’impôt ne pourrait pas être immédiatement modifié.

En effet, les variations du montant de l’impôt découlent de critères qui ne pourront être connus qu’à l’occasion de la déclaration de revenus annuelle. Les rectifications éventuelles à opérer sur la retenue à la source se feraient comme aujourd’hui avec un an de décalage.

L’impôt se calcule en fonction du montant des revenus perçus durant une année, il faut donc attendre le 31 décembre avant de savoir ce que l’on doit pour l’année, la retenue à la source ne raccourcirait donc pas le décalage entre perception du revenu et paiement de celui-ci.

3 – Au moins la retenue à la source simplifierait le paiement de l’impôt ? Non, pas vraiment !

La retenue à la source n’amènerait pas de bénéfice par rapport au dispositif de la mensualisation.

Au contraire, aujourd’hui le contribuable peut choisir entre un paiement en trois fois ou un paiement mensuel.

Avec la retenue à la source, les citoyens perdront cette liberté de choisir le mode de recouvrement le plus adapté pour chacun.

4 - Y a-t-il des risques introduits par ce nouveau mode de recouvrement ? OUI !

Alors que la CGT souhaite réhabiliter l’impôt sur le revenu, celui ci deviendrait un impôt indirect.

Il ne serait plus payé directement par le contribuable à l’État. L’impôt sur le revenu deviendrait donc moins visible. Dommage pour celui qui est l’impôt le plus juste du système fiscal français.

La retenue à la source donnerait également à l’employeur des éléments sur la vie privée des salariés (situation de famille, niveau de revenus du conjoint...), autant d’éléments confidentiels qui doivent le rester.

5 - La collecte par l’entreprise de l’impôt sur le revenu pose-t-elle problème ? OUI !

Oui, on peut le penser, et cela à plusieurs titres.

Premièrement, comme pour la TVA, les entreprises risquent de faire de la rétention de trésorerie mais aussi de pratiquer une fraude similaire à celle massive constatée pour la TVA. Il y aura forcément de la déperdition dans le volume des recettes recouvrées.

Deuxièmement, les entreprises vont immanquablement réclamer une compensation représentative des frais de gestion du recouvrement de l’impôt sur le revenu ce qui représentera une nouvelle dépense pour l’État

Ce texte est tiré du tract de la Fédération CGT des finances.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

10 000 000€, C'est 6863 fois le SMIC (1457€ brut). Pour un SMICARD, il faut 571 ans pour gagner ce que Paul Polman gagne sur 1 an.

 

On est ridicule avec nos 0,4% d'augmentation générale.

Il est Urgent d'avoir une répartition des richesses créées plus équitable !

De l'argent, il y en a !

Augmenter les salaires, c'est possible...

Paul Polman, le CEO néerlandais de la multinationale Unilever a déclaré au Washington Post qu'il trouvait qu'il gagnait trop d'argent. Une révélation étonnante dans le milieu des affaires.

"Je suis gêné, d'autres personnes travaillent autant que moi", voilà ce que Paul Polman, CEO d'Unilever a déclaré dernièrement au journal américain The Washington Post.

Le Néerlandais, qui a occupé des fonctions dirigeantes chez Nestlé et Procter & Gamble, a gagné l'année dernière 10 millions d'euros net, dont la plupart proviennent de bonus, de stock-options et d'autres avantages. Son salaire de base est "seulement " de 1,25 million d'euros.

Paul Polman explique que le conseil d'administration d'Unilver a essayé récemment d'augmenter son package salarial ainsi que celui de son CFO Jean-Marc Huët (qui a remplacé en octobre Graeme Pitkethly). "Nous l'avons refusé catégoriquement, pas pour des raisons héroiques mais juste pour une question de bon sens. "

Polman se sent privilégié mais déclare aussi se sentir embarassé par cette situation : "Cela me gêne, si vous me le demandez les yeux dans les yeux. Les personnes à notre niveau de direction ne devraient pas être motivées par leur salaire. En plus, il est bien souvent trop élevé en comparaison avec les personnes qui travaillent autant et n'ont pas les mêmes chances. Il ajoute : "L'important est de le consacrer à de bonnes choses, c'est le minimum qu'on puisse faire. "

Polman affirme qu'il exercerait bien sa fonction gratuitement car, selon lui, les salaires élevés influencent les comportements des CEO. "Si je suis payé doublement, je ne vais pas travailler deux fois plus, car j'ai déjà atteint la rentabilité maximale de mon emploi du temps." Il ajoute : "Quand un CEO ne gagne pas des sommes astronomiques, il pense qu'il n'est pas un bons businessman. Cette pression de groupe est néfaste."

Polman ne désire toutefois pas qu'un plafond légal soit édicté pour les barèmes des CEO. "Je ne conseillerais pas de réguler le marché maintenant. Je pense qu'en donnant nous-mêmes l'exemple, nous allons dans la bonne direction. "

Dernièrement, le patron de l'entreprise américaine Gravity Payments avait fait le buzz en diminuant sa propre rémunération de presque 1 million pour la ramener au salaire de base de ses employés.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #FRALIB

La coopérative des ex-Fralib vient de dévoiler ce mardi sa marque : 1336, comme les 1336 jours de conflit vécus par les salariés pour arriver à reprendre leur entreprise de Gémenos. Quatre ans de lutte et quatre plans sociaux après l'annonce de la fermeture de l'usine par Unilever en 2010.

Ils sont fiers et émus les 57 salariés de Scop Ti, l'entreprise coopérative qui a remplacé Fralib. Après quatre ans de lutte et une année de mise en route, ils viennent de lancer leur propre marque : 1336. Un chiffre qui représente les 1336 jours de conflit dans leur usine de Gémenos que l'actionnaire Unilever voulait fermer en 2010. 

Leur production de thé et d'infusion sera vendue dans les grandes surfaces et dans leur coopérative.

 

Voilà , c’est officiellement parti !!

Vous cliquez sur le lien ci-dessous et vous pourrez découvrir la vidéo du lancement de nos marques :

www.scop-ti.com

UNE PREMIÈRE VICTOIRE « SYMBOLE »

Pendant 1336 jours, les Fralibs ont mené une lutte sans pareil pour conserver un fleuron de l’industrie sur le territoire français depuis plus d’un siècle , une usine de + de 12 000m2 située à Gémenos depuis 1989  et dans laquelle sont fabriqués thés et infusions.

Pendant 1336 jours, des femmes et des hommes se sont relayés pour faire peser leur droit face aux dérives d’un capitalisme obsédé par les chiffres et peu considérant des conditions de travail et de la qualité du produit vendu au consommateur.

Pendant 1336 jours, médias et citoyens de tous horizons sont venus apporter leur soutien pour que les 182 salariés de Falibs continuent de faire ronronner les machines sur le territoire français.

Et le 26 Mai 2014, la détermination et le courage de ces salariés ont été récompensés par la

signature d’un protocole d’accord avec le géant Unilever.

C’est une victoire exemplaire de grande portée.

UN NOUVEAU DÉFI DE TAILLE

C’est sous le nom de SCOP TI, Société Coopérative Ouvrière Provençale de Thés et Infusions que 58 coopérateurs des 76 salariés surnommés « les Fralibs » pendant la lutte, vont relancer une production sur le site de Gémenos.

SCOP TI s’engage donc dans la voie d’une nouvelle organisation, plus humaine, moins

hiérarchisée où chaque voix compte.

SCOP TI souhaite produire de la qualité en thé, infusions, nature et parfumé avec arome 100% naturelle.

Rebâtir la filière agricole provençale, décimée par les stratégies de délocalisation menées par les grands groupes de l’agro-alimentaire.

Aujourd’hui le mardi 26 mai 2015, SCOP TI lance deux nouvelles marques de thés et infusions au niveau national, qui sera référencée dans une grande partie des réseaux de distribution.

Ces marques seront l’emblème à la fois d’une lutte historique et d’un ensemble de valeurs aujourd’hui centrales : le « manufacturé en France » dans le respect des travailleurs et l’exigence d’une qualité 100% naturelle et gustative.

C’est désormais au tour du consommateur de participer à cette belle aventure en choisissant les thés et infusions de la coopérative SCOP TI dans les rayons des grandes surfaces et réseaux spécialisés ! En devenant  des « consom-acteurs »

Amicalement les SCOPTISTES !!!

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Réunions de CE et DP

Voici les questions de la CGT pour le CE/DP du mois de mai 2015 :

Questions CE :

Point sur les embauches

La date de virement de la paie est-elle prévue d'être décalée ? (dernière fiche de paie, indication le 30 avril)

Point GTA, sur la régularisation des réunions, délégations et heures D/C

Relancement PF5, point à date

Volume shampoing Dove en tube, part de marché, par pays

Point sur les volumes shampoing/dentaire

Retour sur l'incident A en qualité, explication du directeur et les conséquences

Bilan social :

  • 231, détail du montant « autres entreprises ».
  • 431, explication de la baisse des dépenses consacrées à l’amélioration des conditions de travail en 2014.

 

Questions DP :

Depuis octobre 2014, nous demandons un four micro-onde et une intervention sur les horloges de l'usine.

Retour sur les nouveaux vêtements (problème de taille, polo transparent…)

Point sur les job d'été, nombre de demande total et nombre de première demande et par secteur

Problème de ventilation dans les toilettes femme (toilettes production)

Divers

 

En cliquant sur les liens ci-dessous, vous pourrez prendre connaissance de l'ordre du jour.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Pétition nationale : "Augmenter les salaires, les minima sociaux, les pensions, c’est urgent, nécessaire et juste"

La répartition des richesses en France est de plus en plus inégale : les salaires, les pensions, les minimas sociaux stagnent. La protection sociale est malmenée par une politique de bas salaires, de chômage et de cadeaux aux entreprises notamment par une exonération croissante des cotisations sociales qui diminue les ressources de notre protection sociale.

Les conséquences des politiques menées sont graves :
  • > Nos salaires, nos pensions, nos ressources sont trop bas pour vivre correctement ;
  • > Les diplômes et les qualifications ne sont pas suffisamment reconnus et rémunérés ;
  • > Notre protection sociale couvre de moins en moins nos besoins face aux aléas de la vie.
C’est cela la crise.

Augmenter les salaires, les pensions, les minima sociaux, c’est indispensable pour bien vivre. C’est un élément essentiel pour relancer la consommation des ménages, renforcer notre système de protection sociale et sortir de la crise économique et sociale que connait le pays depuis plusieurs années.

Remettre la sécurité sociale au cœur d’une politique sociale, c’est protéger notre santé, notre retraite, notre famille. C’est permettre de vivre dignement et en bonne santé à tout âge.

Texte de la pétition à signer en ligne sur le site de la CGT (cliquer ici), ou à imprimer sur papier, à signer et à envoyer à la CGT
PETITION

Moi, salarié-e, retraité-e, étudiant-e, chômeur-se :

  • je demande l’augmentation du Smic, du point d’indice des fonctionnaires et des minimas sociaux de 10 % au 1er juillet 2015 ;
  • je soutiens la proposition de la CGT pour la tenue d’une conférence sociale sur les salaires, convoquée par le gouvernement avant mi-juillet 2015 sur :
    la revalorisation des salaires et pensions ;
    l’égalité salariale femmes - hommes ;
    la reconnaissance des qualifications.

Les pétitions seront portées au gouvernement et au patronat.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
" Repos préservé, qualité des soins assurée
les RTT, c’est pour souffler "

Plusieurs milliers de salariés des hôpitaux de Paris se sont rassemblés ce jeudi 21 mai sous les fenêtres du directeur général de l’APHP, point d’orgue d’une journée de grève d’une ampleur unitaire inédite depuis des années. Martin Hirsch fait bien en effet l’unanimité contre son projet de plan stratégique rejeté par l’ensemble des syndicats (CGT, Sud, FO, CFDT, Unsa, CGC). Les manifestant ont été rejoints par le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez qui leur a apporté le soutien "de toute la CGT".

"Repos préservé, qualité des soins assurée" : les syndicats sont à l’unisson contre le projet de réorganisation des 35 heures grâce auquel, notamment, Martin Hisch espère réaliser 20 millions d’euros d’économies. Le DG de l’APHP entend ouvrir des négociations le 28 mai après une première réunion qui a mis le feu aux poudres et fâché les syndicats. "Nous voulons négocier sur la base de nos revendications, pas sur celles de M. Hirsch" qui ne visent "qu’à faire des économies sur le dos du personnel", résume Rose May Rousseau, secrétaire générale de l’Union syndicale CGT de l’AP-HP.

Actuellement, plus de 60% des agents travaillent 7h36 (38 heures/semaine) ou 7h50 (39h10) par jour, avec un nombre de RTT allant de 18 à 20 jours par an, auxquels s’ajoutent des journées propres à l’AP-HP. Mais du fait de la mise en place des 35 heures sur fond d’économie sur la masse salariale, le manque de personnel empêche les agents de prendre leurs RTT qui s’accumulent sous forme de comptes épargne temps, dont le stock est évalué à 74,7 millions d’euros fin 2014. La réduction des plages horaires journalières à 7h30, voire 7h00, atténuerait ces frais, en diminuant, ou supprimant les RTT. M. Hirsch a d’ores et déjà exclu la "généralisation" de la journée de 7 heures. Mais pour la l’USAP-CGT, cette réduction des plages horaires sans embauche serait "socialement injuste pour des agents dévoués et en première ligne au quotidien auprès des patients" et dont les salaires sont gelés depuis 2010. "Faire en 7h ce qui se fait en 7h36, se traduirait par une productivité plus intense, moins de repos", et nuirait à la "sécurité des patients", s’indigne Rose May Rousseau.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Les chômeurs vont être davantage contrôlés

Quelque 200 personnes vont contrôler les demandeurs d’emploi, reprenant un dispositif expérimenté dans trois régions.

Pôle emploi va mettre en place un nouveau dispositif de contrôle de recherche d’emploi des chômeurs, censé les empêcher de « s’enkyster dans le chômage de longue durée » selon le gouvernement, qui se défend de tout « flicage ». Alors que Pôle emploi est confronté à un afflux inédit de demandeurs d’emploi (5,6 millions fin mars outre-mer et petite activité comprises), le dispositif « n’a pas vocation à modifier les chiffres du chômage », a assuré le ministre du Travail François Rebsamen.

« Ce n’est pas un flicage de la société », a-t-il déclaré. L’objectif est d’empêcher les demandeurs d’emploi de « s’enkyster dans le chômage de longue durée ».

Approuvé mercredi en Conseil d’administration (CA), le projet de Pôle emploi, qui dissocie le contrôle et l’accompagnement du chômeur aujourd’hui confiés au même conseiller, doit désormais être présenté en Comité central d’entreprise (CCE), qui n’a qu’un rôle consultatif.

UN CONTRÔLE ALÉATOIRE POUR TOUS LES DEMANDEURS D’EMPLOI

« Il y a un aspect contrôle et, potentiellement, sanction, mais il y a aussi un aspect repérage des demandeurs d’emploi en difficulté et redynamisation de la recherche d’emploi qui est positif », avait déclaré Jean Bassères, directeur général de l’opérateur, avant le CA.

La direction compte mobiliser 200 postes en équivalent temps plein (ETP) pour le contrôle, un nombre à mettre en perspective avec les quelque 22 000 conseillers chargés de l’accompagnement. Leur déploiement doit s’étaler entre août et octobre.

Le dispositif « n’est et ne sera assorti d’aucun objectif en termes de nombre de contrôles et/ou nombre de radiations » et « tous les demandeurs d’emploi sont susceptibles d’être contrôlés », de manière « ciblée », « aléatoire » ou après un signalement, selon un document transmis aux syndicats la semaine dernière.

En septembre, François Rebsamen avait hérissé les syndicats et une partie de la gauche en demandant à Pôle emploi de renforcer les contrôles.

De son côté, l’association de chômeurs AC ! dénonçait dès mardi une « répression à l’encontre de victimes du système », regrettant que « le gouvernement Hollande ait choisi de lutter contre les actifs privés d’emploi et non contre le chômage ».

PAS DE FRAUDE MAIS BEACOUP DE LASSITUDE

Malgré les polémiques, le nouveau dispositif a fait consensus au sein du Conseil d’administration de Pôle emploi. Il a été approuvé par tous, à l’exception de la CGT et de FO qui se sont abstenus.

Eric Aubin, le représentant de la CGT, aurait « préféré que ces moyens servent à aider les demandeurs d’emploi plutôt qu’à leur faire la chasse », d’autant qu’« il n’y a pas d’emplois » à offrir aux chômeurs.

Pour Patricia Ferrand (CFDT), il s’agit justement de « remobiliser ceux qui sont perdus dans la nature et qui ont baissé les bras ». Même opinion chez Franck Mikula (CFE-CGC) : « Il était nécessaire de trouver le moyen le plus humain de contrôler la recherche d’emploi, parce que dans l’immense majorité des cas, ce n’est pas de la fraude, mais de la lassitude après avoir envoyé 600 CV sans obtenir de réponse ».

La procédure de contrôle débutera par « l’examen du dossier du demandeur d’emploi ». Si l’équipe soupçonne une « insuffisance de recherche », elle interrogera le demandeur par « questionnaire », puis par « téléphone » et, enfin, en face à face, « si le doute persiste ». « Le cas échéant, la procédure de radiation [...] est engagée », après un « processus de redynamisation ».

DÉJÀ UN CONTRÔLE AUJOURD’HUI

Le dispositif est testé depuis juin 2013 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Franche-Comté et en Poitou-Charentes. Selon l’opérateur, l’expérimentation a été « bien accueillie » par les conseillers : 93% l’ont jugée « utile pour Pôle emploi » et 79% « pour le demandeur d’emploi ».

Des mesures de sécurité sont prévues pour les agents de contrôle, qui seront « sensibilisés » à la « prévention des situations d’agression ». Pôle emploi « préconise » qu’ils « ne gèrent pas les demandeurs d’emploi de la commune où ils vivent, ni de la zone de compétence de l’agence d’où ils viennent s’ils étaient conseillers ».

Le contrôle des chômeurs existe déjà aujourd’hui : les demandeurs d’emploi inscrits sont tenus de faire des recherches, sous peine d’être radiés et de voir leurs allocations suspendues 15 jours, jusqu’à six mois en cas de récidive.

Actuellement, les sanctions sont peu appliquées : seules 13 400 personnes ont été radiées en 2013 pour « insuffisance de recherche d’emploi », soit 2,5% des radiations totales.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La rémunération du P-DG de Renault Carlos Ghosn a atteint 7,2 millions d'euros en 2014, contre 2,67 millions en 2013. Cette augmentation de 169% a du mal à passe chez les salariés qui ont vu leur salaire gelé. « Pour Ghosn, le jackpot, pour nous les miettes », a titré un tract de la CGT Renault.

Carlos Ghosn va devenir le recordman des patrons les mieux payés de France, avec des montants pharaoniques. La part variable du PDG de Renault va ainsi progresser de 31% par rapport à l'année précédente, soit 1,81 million d'euros (147,5% du fixe).

Rappelons que Carlos Ghosn a instauré le gel des salaires pour les salariés, dans le cadre d’un accord de compétitivité signé en 2013.

Depuis le jeudi 14 mai, les ouvriers de l’usine Renault de Bursa (Turquie) sont en grève pour une hausse de 60% des salaires, comme ce qu’ont obtenu avant les travailleurs de Bosch. Depuis, ce sont quatre usines (Renault, Tofas, Coskunöz et Mako) qui sont en grève à Bursa, mobilisant plus de 15.000 travailleurs, alors qu’on discute de rejoindre le mouvement dans les autres usines métallurgiques de la ville.

 

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
La France championne des dépenses publiques ?
Une illusion !

Si La France est en haut du tableau européen en matière de dépenses publiques, ce n'est pas pour les raisons que vous pensez.

Pour l’essentiel, ce serait parce que les retraites sont assurées par un système public (lire sur le site de l’Observatoire des inégalités).

Comparaison n'est pas raison: on mélange les choux et les carottes !

L’État, les collectivités locales et les autres administrations publiques françaises ont dépensé ensemble l’équivalent de 56,6 % du produit intérieur brut (PIB) en 2012, selon les données d’Eurostat, l’organe statistique européen. Ce chiffre place la France sur la deuxième marche du podium des dépenses publiques les plus élevées dans l’Union européenne, derrière le Danemark (59,4 %), soit 6,7 points de PIB au-dessus de la moyenne de la zone euro (49,9 %). Mais...

Ces chiffres ne sont pas le signe que nos services publics coûtent plus cher qu’ailleurs !  Pour l’essentiel, notre pays a opté pour une réponse collective et moins inégalitaire aux besoins sociaux, quand d’autres laissent faire le marché.

Les écarts observés entre pays résultent donc pour l’essentiel d’une question de tuyauterie, qui mérite d’être expliquée.

Et oui, cela dépend qui paye: la collectivité, ou le citoyen !

Ainsi, les Britanniques doivent davantage payer par leurs propres moyens que les autres Européens, pour s’assurer une retraite, ou payer l’école de leurs enfants, celles-ci étant moins financées par l’impôt qu’ailleurs.

In fine, le niveau des dépenses et des recettes publiques dépend de la nature (publique ou privée) des canaux utilisés pour financer ces services collectifs.

Le plus gros de l’écart observé entre la France et ses voisins provient du système de retraite :

  • > il prend dans l’Hexagone la forme d’un service public
  • > alors qu’il relève souvent ailleurs de régimes privés.
Pour le citoyen, au bout du compte, il reste à peu près la même chose dans son porte-monnaie.
Parfois moins : les retraités anglais, dont les pensions ont été laminées par la crise boursière, peuvent en témoigner.

En lire plus sur le site de l’Observatoire des inégalités.

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
PRUD’HOMMES - TIR NOURRI CONTRE LA JURIDICTION PRUD’HOMALE : LE "CNAT" LES REMPLACE... MACRON VEUT PLAFONNER LES INDEMNITÉS DUES PAR LES PATRONS... AVANT DE SUPPRIMER LES TRIBUNAUX

Prud’hommes

Mise en place du Centre national d’arbitrage du travail

C’est une première en France : des avocats ont finalisé, le 18 mai, la constitution d’une structure privée d’arbitrage des conflits en matière prud’homale.

Le Centre national d’arbitrage du travail (CNAT) a vocation à trancher des litiges qui lui seront confiés par des employeurs et des salariés désireux d’obtenir une décision plus rapidement que par la voie des conseils de prud’hommes.

Hubert Flichy (Flichy-Grangé avocats) en assurera la présidence, la vice-présidence étant confiée conjointement à Henri-José Legrand (Cabinet LBBa) et Thomas Clay (professeur de droit et spécialiste de l’arbitrage).

Prud’hommes : le gouvernement veut plafonner les indemnités

Bercy est désormais décidé à plafonner les dommages et intérêts prononcés aux prud’hommes en cas de condamnation de l’employeur. Les juges ne pourraient aller au-delà d’un certain montant pour fixer les dommages et intérêts.

Cela fait des semaines que l’exécutif tourne autour de la réforme du marché du travail qu’il s’est engagé à mener. Afin de lever, selon les termes de Manuel Valls, les freins à l’embauche des employeurs. Selon nos informations, Bercy est désormais décidé à plafonner les dommages et intérêts prononcés aux prud’hommes en cas de condamnation de l’employeur. La décision n’est pas formellement prise, au niveau de l’Elysée et de Matignon, mais le dossier progresse bien techniquement.

Cette idée était déjà présente dans une des toutes premières versions du projet de loi pour la croissance et l’activité , défendu par Emmanuel Macron. Le texte prévoyait un barème d’indemnisation obligatoire . Devant l’opposition des syndicats notamment, et face au risque juridique, le barème est devenu ensuite optionnel.

Le juge peut donc s’y référer ou pas. Un barème indicatif existe déjà aux prud’hommes dans les cas de conciliation depuis la loi de 2013 sur la sécurisation de l’emploi. Mais il n’est quasiment jamais utilisé. Un nouveau barème facultatif pourrait donc connaître le même sort et être totalement inopérant.

C’est ce qui pousse l’exécutif à aller vers une mesure obligatoire, par le biais d’un plafond qui pourrait aller de 6 à 12 mois de salaires, voire au-delà. Pour être le plus cohérent possible, ce plafond devrait être calculé en fonction de l’ancienneté du salarié, de son âge et de sa rémunération.

Un tel système, connu sous le nom de «   grille de Claeys  » est en vigueur en Belgique. D’autres pays en Europe ont aussi un système de plafonnement qui s’applique dans certains cas, au Danemark notamment (un an de salaire maximum pour un ouvrier par exemple), ou encore au Royaume-Uni. Avantage politique

La mesure est fortement soutenue par le patronat, qui y travaille depuis longtemps, mais pas forcément par les juristes qui estiment qu’il faudrait en priorité réformer la procédure de licenciement elle-même, et son excès de formalisme en particulier.

Ce mécanisme ne va pas sans poser plusieurs problèmes. Le niveau du plafond sera déterminant car il risque d’être pris comme montant de référence par le juge. Aujourd’hui, la moyenne est de 8 mois de salaire environ pour un licenciement abusif.

Sur un plan plus juridique, le plafonnement vient empêcher la réparation intégrale du préjudice qui peut prendre des formes très variées, suivant le profil du salarié, la façon dont le licenciement s’est produit, mais aussi la situation du marché de l’emploi au moment de la procédure.

La mesure a toutefois un avantage politique pour le gouvernement : elle est plus facile à faire accepter à l’aile gauche de sa majorité que la création d’un nouveau contrat de travail. Pour la rendre plus «  présentable  », le plafonnement des indemnités pourrait être réservé aux PME ou TPE.

Avec cette fois une nouvelle barrière juridique : l’égalité des traitements entre les salariés. Un rendez-vous avec les partenaires sociaux est prévu par le gouvernement le mois prochain sur l’emploi dans les petites entreprises. Il pourrait se tenir à l’Elysée le 9 juin.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Les "Gouroux de l'Économie" nous annoncent périodiquement l'arrivée "imminente" de la reprise. Mais tous les mois on constate qu'elle n'est pas au rendez-vous, et que le chômage continue d'augmenter.

Lorsqu'on fait des recherches sur Internet, on découvre qu'elle aurait dû arriver en 2010, 2011, 2012, 2013, 2014.

La dernière "blague en vogue" c'est qu'elle arriverait en fin 2015, mais qu'elle serait moins "moins riche en emplois" que "prévu".

Parallèlement à cette blague du retour de la croissance, on nous fait périodiquement le coup de "l'inversion de la courbe du chômage", celui du "départ en retraite en masse des babyboomers" qui libérerait des emplois en masse — alors qu'on a cassé leurs perspectives de départ en retraite à 60 ans, et reculé l'âge de départ au minimum à 62 ans—, et, parallèlement on nous fait régulièrement "le coup de l'apprentissage" qui serait la recette miracle pour relancer l'emploi — en fait tout le monde sait que les grands groupes utilisent l'apprentissage pour supprimer les emplois stables —, etc.

En réalité, comme plus de 90% de la population active est salariée, tout le monde sait que la question des salaires est au cœur de la question de la reprise !

Car si l'on ajoute les retraités, avec leur pouvoir d'achat en baisse régulière, et les chômeurs, dont les revenus baissent lorsqu'ils perdent leur emploi, on voit bien que l'incontournable, pour retouver de la la croissance, c'est de redonner des capacités de consommer à la population, massivement salariée, chomeuse, ou retraitée.

Car, c'est la consommation qui tire — ou freine — la croissance.

Aujourd'hui "on tue le salaire" comme autrefois on tuait "la poule aux œufs d'or"

Cela fait une trentaine d'années que cette cupide pensée unique patronale qu’ils appellent le "coût du travail" qu'il veulent réduire par tous les moyens, et que les gouvernements européens mettent tout en œuvre pour y parvenir, est au cœur du problème !

Car nos salaires directs ou nos salaires socialisés — c’est à dire le financement de nos systèmes solidaires de protection sociale — sont le moteur de l'activité économique du 21e siècle !
  • C'est la contraction de la masse salariale qui bloque la croissance et accroit le chômage !
  • C'est la guerre aux salaires, aux USA, qui a été à l'origine de la fameuse "crise des subprimes", conduisant au krach boursier de 2008, et, depuis, à l'explosion des dettes publiques provoquée pour boucher le trou fabriqué par les banquiers !
  • C'est elle qui bloque la croissance !
C'est cela qu'il faut changer d'urgence !
  • ✔ la revalorisation des salaires et pensions ;
  • ✔ l’égalité salariale femmes - hommes ;
  • ✔ la reconnaissance des qualifications.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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