SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

C’est le dernier grand scandale d’évasion fiscale en date : les « Malta Files ». Un collectif européen de médias d’investigation, dont Mediapart en France, a révélé comment riches particuliers et multinationales profitent des divers avantages fiscaux mis en place par la petite île méditerranéenne pour flouer les fiscs d’Europe continentale. Parmi les entreprises épinglées, les constructeurs automobiles Renault et PSA, ainsi qu’Auchan. Une affaire qui révèle une nouvelle fois l’existence de paradis fiscaux au coeur même de l’Europe, dont profitent même des firmes, comme Renault et PSA, dont l’État est actionnaire.

Le salarié le plus productif du groupe Renault ne travaille pas au siège de Boulogne-Billancourt, mais à Malte. Ce collaborateur injustement méconnu réalise, à lui tout seul, 108 millions d’euros de chiffre d’affaires par an. Mais ce n’est, en réalité, pas un génie des affaires. C’est seulement l’unique employé de RCI Insurance Limited, l’une des deux sociétés d’assurances maltaises du constructeur automobile. Des boîtes à fric, dont l’unique objectif est d’échapper à l’impôt et de priver la France de recettes fiscales, dont elle a pourtant grand besoin.

Les sommes en jeu sont considérables. Grâce aux documents Malta Files, analysés par Mediapart et ses partenaires de l’EIC, nous avons pu établir que Renault a économisé 62 millions d’euros d’impôts en quatre ans en localisant ses activités d’assurances à Malte. Pour son concurrent PSA Peugeot Citroën, ce sont 57 millions en cinq ans. Tandis que le groupe Auchan a réduit sa facture fiscale de 22 millions en trois ans. Soit un total de 141 millions d’euros d’impôts éludés, dont les services publics français ne verront jamais la couleur. Et la somme ne cesse de gonfler, année après année.

Lire l’intégralité de l’enquête sur le site de Mediapart (abonnement).

Ces montages concernent les sociétés d’assurance internes mises en place par ces groupes (p. ex. l’assurance auto vendue par Renault).

Les Malta Files confirment deux constats très fréquents en matière de multinationales et d’optimisation fiscale. Premièrement, les paradis fiscaux les plus importants pour la plupart des firmes européennes ne sont pas des petites îles éloignées, mais les pays européens eux-mêmes : après la Suisse, le Luxembourg, l’Irlande, les Pays-Bas ou la Belgique, c’est au tour de Malte d’être épinglée.

Deuxièmement, même les entreprises dont l’État français est actionnaire ne se privent pas de recourir aux mêmes pratiques d’optimisation fiscale que les autres multinationales. Après EDF ou encore Aéroports de Paris (lire nos articles ici et ), c’est désormais au tour de PSA et Renault.

Ces révélations interviennent au moment où le Parlement européen examine une directive sur la transparence fiscale des multinationales, qui devrait intégrer des éléments de reporting « pays par pays » - autrement dit l’obligation, déjà en vigueur pour le secteur bancaire, de rendre publiques les informations financières relatives à toutes leurs filiales, qui permettrait d’identifier les éventuelles manipulations fiscales. Le projet risque néanmoins de ne pas aller aussi loin que le souhaiteraient les ONG (lire l’article d’Euractiv).

OP

— 
Photo : John Haslam CC via flickr

PAR MULTINATIONALES.ORG

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Après la réunion avec la cellule de crise à Bercy, les salariés de GM&S bloquent à nouveau l'usine / © Nicolas Chigot

Après la réunion avec la cellule de crise à Bercy, les salariés de GM&S bloquent à nouveau l'usine / © Nicolas Chigot

Le 13 juin 2017

Les salariés de GM&S Industry bloquent à nouveau le site de La Souterraine

Après la réunion avec la cellule de crise à Bercy, les salariés ont voté la reprise du blocage de leur usine : ils veulent des réponses aux demandes qu'ils ont formulées pour la sauvegarde de leurs emplois.

Dans un communiqué intitulé "Renault et PSA sont en train de nous étrangler, l’Etat est dans l’accompagnement", l'intersyndicale de GM&S Industry explique pourquoi et comment elle en est arrivée à ce nouveau blocage de l'usine.

Les salariés demandent à l'Etat de négocier une augmentation du chiffre d'affaires de Renault et Peugeot, afin d'attirer de nouveaux repreneurs. Ils lui demandent aussi de chercher d'autres repreneurs, car l'offre de GMD ne leur convient pas, en raison du trop petit nombre de salariés repris (la moitié des effectifs actuels). Ils souhaitent également une prolongation de la période d'observation jusqu'au mois de septembre.

Nouvelle rencontre à Bercy

Deux autres réunions avec la cellule de crise sont d'ores et déjà prévues. La première en visio conférence mercredi 14 mai à 15h30 à la Préfecture de la Creuse. La suivante deux jours plus tard à Bercy, avec Bruno Le Maire, le Ministre de l'économie

SOURCE:

Communiqué de presse GM&S 

Compte rendu de la réunion du lundi 12 juin avec la cellule de crise mise en place par l’Elysée.

 

Renault et PSA sont en train de nous étrangler, l’Etat est dans l’accompagnement

Lors de notre entrevue à Bellac, le Président de la République Emmanuel MACRON, appuyé par le Président de la Région Nouvelle Aquitaine Alain ROUSSET, nous a affirmé que la diversification était notre avenir. Donc acte, nous sommes là parfaitement d’accord !

Gros paradoxe ! L’Etat nous expose comme seule solution une reprise à 140 salarié-es par le Groupe GMD qui lui refuse la diversification. Pire ! Mr MARTINEAU, patron de GMD, ne souhaite pas d’augmentation du chiffre d’affaires proposé par Peugeot et Renault. L’emploi n’est pas une priorité dans ce dossier ? C’est absolument déconcertant et contreproductif.

L’Etat va-t-il bâcler et/ou se débarrasser rapidement de ce dossier ? Le rôle de l’Etat se cantonne t’il à l’accompagnement des chômeurs ? Le saccage de l’Industrie continue !

137 familles vont rester sur le carreau ! Et l’on nous demande de s’en satisfaire, qu’il n’y a pas d’autre option ? C’est un peu facile.

Nous nous ne satisfaisons pas de ce que veut nous imposer l’Etat et les constructeurs automobile français. Nos demandes ne sont pas impossibles, il faut juste la volonté de s’en occuper et ce n’est pas ce qui transparait de cette cellule de crise.

Voici les pistes de travail que nous avons présenté  à l’Etat dans cette réunion :

  • Qu’il continue opiniâtrement à négocier une augmentation du chiffre d’affaires par Renault et Peugeot. Ce qui améliorerait les offres de reprises, en attirant d’autres repreneurs, et à fortiori les emplois.
  • Qu’il prenne contact avec d’autres repreneurs potentiels du secteur ou non, leur présenter notre site avec les évolutions du chiffre d’affaires, qui lui n’a pas été intégré dans la data-room par l’administration judiciaire. (y a-t-il eu volonté d’écarter d’autres repreneurs).
  • Qu’il demande une prolongation de la période d’observation à septembre, financée pas l’activité, les constructeurs et l’Etat. Afin qu’un futur repreneur ne se retrouve pas pénalisée par une reprise en plein congés d’été, avec les surcouts importants que cela représenterait (pas d’activité des clients en fermeture, paiement des salarié-es en congés, organisation de la reprise d’activité du site en sous activité due à cette période, etc…). Et aussi laisser du temps à une reprise pérenne, au regard des récentes évolutions obtenues par Bruno LEMAIRE.
  • Qu’il obtienne une extra légale financée par les responsables de notre naufrage à hauteur du Chiffre d’affaires d’un salarié qui est de 155K€, pour chaque emploi perdu. Avec une moyenne d’âge dans l’entreprise de 50 ans, la probabilité de retrouver un emploi est quasi nulle. Ce serait que justice au regard du préjudice subit et programmé depuis plusieurs années.

Face à la volonté évidente de l’Etat de bâcler notre dossier soit disant prioritaire pour passer rapidement au suivant en recherchant la facilité ce serait destructeur pour 137 familles.

Face à la volonté de l’Etat de préférer l’accompagnement vers Pole Emploi plutôt que la recherche de solutions pérennes pour le site et l’emploi.

Nous voulons que nos demandes soient entendues ! Vous avez été élus, les missions et prérogatives  de l’Etat sont la sauvegarde de l’emploi, de l’Industrie et des territoires.

Nous avons organisé pour les salarié-es un vote à bulletin secret. La question qui leur a été posée est formulée ainsi : « Etes vous d’accord pour poursuivre les actions dans le but de faire évoluer les offres et pousser les constructeurs à remettre le chiffre d’affaires nécessaire à une reprise pérenne bien supérieure à 140». Ils ont répondu OUI à 85,6%.

Les salarié-es ont décidé de re-bloquer dans un premier temps le site GM&S de La Souterraine dès aujourd’hui, dans l’attente des réponses aux demandes formulées à la cellule de crise. Pas question d’accepter les décisions dévastatrices qui se profilent.

SOURCE:

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https://virtualizationreview.com/~/media/ECG/VirtualizationReview/Images/introimages2014/Revolution.jpg

Macron va l’avoir, son Assemblée prête à lui lécher les bottes de « marcheur » ! Depuis dimanche soir, les médias tournent en boucle sur le « scrutin historique ». Le plus historique restant encore l’abstention (51,29 %). De sorte que le « raz-de-marée » prévu de La République en marche ! à l’Assemblée nationale n’est obtenu qu’avec 6,39 millions de voix (un peu plus de 13 % des inscrits), soit 2,27 millions de voix de moins que Macron au premier tour de l’élection présidentielle. Et c’est fort de ce tsunami d’opérette que Macron veut partir en marche guerrière contre les droits des travailleurs à coups d’ordonnances devant être ratifiées dès septembre.

En marche pour nous piétiner

Car, maintenant que le cirque électoral est quasiment derrière nous, les choses sérieuses commencent. Les ordonnances de Macron, c’est la loi Travail puissance dix ! D’après l’avant-goût donné par la presse :

  • S’aligner sur ce qui est « négocié » là où le rapport de forces est le plus favorable au patronat en donnant la priorité aux accords d’entreprise.
  • Faciliter encore plus les licenciements et revoir à la baisse le CDI.
  • Augmentation du délai de recours au Prud’hommes et plafonnement des indemnités pour licenciement abusif.
  • Augmenter encore les possibilités de recours aux CDD et à l’intérim.
  • Référendums lancés par le patron dans l’entreprise afin de faire passer plus facilement des « accords » sous la menace du chantage.

Et bien d’autres choses encore, dont l’augmentation déjà annoncée de la CSG de 1,7 point, qui pèsera surtout sur les retraités.

Cette guerre sociale qui nous est déclarée, le patronat la mène déjà. C’est elle qu’on mène à l’encontre des travailleurs de GM&S, sous-traitant de PSA et de Renault, pour lesquels, contrairement aux promesses gouvernementales, aucun repreneur ne s’est présenté. C’est cette guerre qui est menée partout où on supprime des postes et où on licencie : Engie, Ford, Tati, Mim, Vivarte, Whirlpool et bien d’autres… Si le gouvernement veut porter l’estocade au niveau national, c’est en espérant paralyser notre réaction devant l’ampleur de l’attaque.

Quelle réponse ? Elle se jouera dans la rue, pas à l’Assemblée

Les marchands d’illusions électorales qui prétendent incarner « l’opposition » n’ont plus grand-chose à nous proposer. Le FN n’est d’ailleurs « opposant » à rien du tout : en distillant son venin raciste, il divise notre camp social et sert le patronat.

Du côté de la France insoumise de Mélenchon, on en a vendu beaucoup, des illusions : une « majorité insoumise » à l’Assemblée, imposer la « cohabitation » à Macron et « s’économiser des kilomètres de manifestation ». Brillante analyse… Non, on ne fera pas l’économie des grèves et des manifestations, et certainement pas pour leur préférer le bulletin de vote qui – on l’a vu lors du dernier scrutin – est bien impuissant face au rouleau compresseur patronal.

Quant aux confédérations syndicales, certaines d’entre elles font mine de s’indigner devant les « fuites » de la presse concernant le contenu des ordonnances Macron, dont elles n’ont pas eu vent lors des réunions où le gouvernement les a convoquées. Sont-elles naïves au point de croire à la loyauté d’un tel gouvernement ? Une indignation très mesurée, puisque cela ne change rien au processus bidon de cette « concertation » à sens unique.

On ne négocie pas le poids de nos chaînes : on les brise. Tel doit être notre leitmotiv à nous autres travailleurs si nous ne voulons pas nous faire avaler tout cru dans la période à venir. Dans cette société, nous produisons tout, si nous entrons en lutte notre force est immense et est susceptible de renverser la table où on « discute » notre avenir qu’on nous promet des plus sombre.

PAR Convergences révolutionnaires

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Monsieur Macron, ce n’est pas le Code du travail qui est responsable des 6 millions de demandeurs d’emploi.

Monsieur Macron, abaisser les droits des salariés ne favorise pas la reprise de l’économie, mais affecte au contraire la productivité et au bout du compte nuit à l’investissement et l’innovation.

Ni votre diagnostic, ni vos ordonnances ne répondent aux urgences économiques et sociales.

Pour la CGT, il faut entendre les besoins des femmes et des hommes qui créent les richesses dans ce pays.

  • AUGMENTER LES SALAIRES ET LES PENSIONS
  • ÉGALITÉ FEMMES/ HOMMES : À TRAVAIL DE VALEUR ÉGALE, LE SALAIRE ÉGAL EST OBLIGATOIRE
  • SIMPLIFIER LE CONTRAT DE TRAVAIL PAR LA GÉNÉRALISATION DU CDI
  • RÉTABLIR LA HIÉRARCHIE DES NORMES ET LE PRINCIPE DE FAVEUR

     

     

     

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L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes debout, foule et plein air

 

 

 

Après 3 jours de lutte dans l’Hôtel Holiday Inn Paris St Germain des Près, principalement suivie par le service des étages.
Un treizième mois a été gagné, une prime exceptionnelle de 200€ sera accordée à l’ensemble des salariés, apprentis compris, et 1,5% d’augmentation générale des salaires a été obtenu pour l’année 2017.
Cette lutte légitime s’est conclue par un succès et les gains obtenus bénéficieront à l’ensemble des salariés de l’Holiday Inn St Germain.
La section syndicale CGT Holiday Inn St Germain des Près avait auparavant négocié et obtenu:
- Le remboursement à 100% des titres de transport
- Le maintien de la 6ème semaine de congés payés
- Une prime d’ancienneté
- prise en charge par l’employeur à hauteur de 10€ d’un ticket restaurant
- La mise en place d’une badgeuse qui contrôlera les heures effectuées et garantira leur rémunération.


On lâche rien !

PAR CGT COMPIEGNE FACEBOOK

 

 

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La Une du Parisien du 13 juin 2017

La Une du Parisien du 13 juin 2017

«Ils nous préparent une très grave crise politique»

Les nouveaux députés LREM, traîtres à leurs partis, individus sans la moindre conscience politique, lobbyistes... vont devoir faire face aux mobilisations sociales visant à entraver la politique ultralibérale, estime l'économiste Jacques Nikonoff.

RT France : Voyez-vous le score du parti d’Emmanuel Macron aux élections législatives comme un succès ?

Jacques Nikonoff (J. N.) : En termes de nombre de sièges de députés obtenu, si la tendance du premier tour de l’élection se confirme au second, la majorité absolue serait un indéniable succès. Mais en termes de voix, les candidats soutenus par Monsieur Macron ont fait beaucoup moins que ce dernier. Alors que monsieur Macron avait obtenu 8,6 millions de voix au premier tour de la présidentielle et 20,7 millions au second, ses candidats n’ont obtenu que 6,4 millions de voix.

Par ailleurs, les 24,4 millions de citoyens qui se sont abstenus (51,29%, record historique), n'ont jamais souhaité soutenir Macron. Celui-ci, probablement ultra-majoritaire à l’Assemblée nationale, sera très minoritaire dans la société. Cette assemblée manquera de légitimité. Les forces politiques mal représentées au Parlement du fait d’une loi électorale injuste devront s’appuyer sur les mobilisations sociales pour empêcher la politique ultralibérale qui se prépare. Car monsieur Macron est un agent du système de la mondialisation néolibérale, soutenu activement par les milieux dirigeants américains, la chancelière Merkel et l’Union européenne.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

 

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La loi Macron : “un truc monomaniaque : s'attaquer au Code du Travail”

 

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Benoit Tessier / Reuters
Retraite, chômage... Ce qui attend les députés battu
 

POLITIQUE - "Même battu, un député continue à toucher son indemnité parlementaire pendant cinq ans." Voilà un mythe qui a la vie dure, si l'on en croit l'expérience de René Dosière, le grand spécialiste de la dépense publique qui le raconte dans un livre (Argent, morale, politique). C'est pourtant une contrevérité.

Cette problématique financière va se présenter à de nombreux parlementaires, au regard du renouvellement qui est attendu à l'issue des législatives. Seuls 345 députés sortants se sont représentés aux législatives, dont 120 ont déjà été éliminés dès le premier tour. Au moins 350 députés ne reviendront donc pas au Palais Bourbon mais le chiffre va augmenter dans la mesure où En Marche peut espérer 450 députés, dont une petite trentaine sont des sortants. Au soir du second tour, on pourrait donc se retrouver avec 450 sortants sortis.

Retraite dorée ou réintégration dans le public

Plusieurs cas de figure se présentent: les parlementaires de plus de 60 ans (ce sera 62 ans à partir de la prochaine mandature) peuvent toucher une retraite de la caisse de pensions des députés à laquelle ils ont cotisé selon un régime avantageux. Un député LR expliquait au début de l'année à France 2 que "au bout de cinq ans de cotisations, il touchera 1000 euros de retraite". Quant à René Dosière qui a cotisé 22,5 ans, il touchera environ 6500 euros brut par mois.

Si le député sortant est un fonctionnaire de moins de 60 ans, il retrouvera immédiatement son poste. Alors que ces parlementaires étaient pendant leur mandat en situation de détachement et bénéficiaient des règles d'avancement, ils doivent se mettre désormais en disponibilité, régime moins favorable.

Pour les anciens salariés du privé avec au moins un an d'ancienneté, il existe une garantie de réintégration professionnelle, dans le même emploi ou un emploi analogue, mais seulement à l'issue d'un premier mandat. Après plusieurs mandats, ils bénéficient d'une priorité d'embauche.

Quelle est cette allocation chômage?

Pour d'autres, enfin, il y a cette allocation chômage appelée exactement "allocation d'assurance mutuelle différentielle et dégressive de retour à l'emploi des députés". Il s'agit d'un régime spécifique, sans lien avec Pôle Emploi, et plus avantageux qui a été créé avec l'objectif d'ouvrir l'Assemblée à des personnes issues du secteur privé.

Cette allocation, qui peut être versée aux battus comme à ceux qui ne se représentaient pas, diminue avec le temps: 100% de l'indemnité parlementaire le 1er semestre (5599,80 euros brut par mois), 70% le 2e semestre, 50% le 3e semestre, ... jusqu'à 20% le 6e semestre.

L'allocation est financée par les cotisations des députés eux-mêmes, à hauteur de 28 euros par mois - les parlementaires issus du secteur public contribuent donc pour ceux du privé. Le fonds recueillant ces cotisations est géré par la Caisse des dépôts et consignations. Dans la dernière législature, le nombre de bénéficiaires de cette allocation a diminué rapidement: de 44 en juillet 2012 (sur 233 députés non réélus), à 16 un an après, puis 13 en janvier 2014, 5 en juillet 2014 et 2 en 2015.

PAR CGT FACEBOOK

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En manif, les drapeaux du syndicat national des journalistes CGT...

En manif, les drapeaux du syndicat national des journalistes CGT...

La FRANCE en MARCHE vers un régime AUTORITAIRE [Communiqué SNJ -CGT]

PAR EL DIABLO

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LÉGISLATIVES : 51,50 % d’abstentions ! RECORD HISTORIQUE depuis ...1848 !

JOURNÉE HISTORIQUE ET TRAGIQUE : UNE MAJORITÉ DE FRANÇAIS ENTRENT EN SÉCESSION

POUR LA PREMIÈRE FOIS DE L'HISTOIRE DE FRANCE LE TAUX D'ABSTENTION AU 1er TOUR DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES DÉPASSE LA MAJORITÉ DES ÉLECTEURS INSCRITS.
Les élections législatives du 11 juin 2017 sont déjà porteuses d'un enseignement d'une très grande importance historique. Pour la première fois de l'histoire de France, une majorité d'électeurs inscrits (50,5 % selon les estimations disponibles à 21h00) ne se sont pas rendus aux urnes pour le premier tour des élections législatives.
J'ai récapitulé, dans le graphique ci-joint, l’évolution de ce taux d'abstention au premier tour des élections législatives tout au long de notre histoire, de 1848 à 2017.
(NOTA : au XIXe siècle, les scrutins furent souvent censitaires ; les scrutins furent par ailleurs toujours réservés aux hommes jusqu’en 1944, lorsque le gouvernement provisoire issu du Conseil National de la Résistance accorda le droit de vote aux femmes)

Qu'observe-t-on avec ce graphique ?
1°) -- 1ère période -- Au cours du siècle et demi qui s’est étendu de 1848 à 1997, le taux d'abstention au 1er tour des élections législatives n’a dépassé les 35 % qu’à deux reprises : en 1852 (36,7 %) et en 1857 (35,5 %).
Ces records avaient été atteints sous le régime dictatorial de Napoléon III. Un peu plus d'un tiers des inscrits de l’époque n'avaient pas jugé nécessaire de se rendre aux urnes car ils estimaient que les élections ne modifieraient en rien la politique autoritaire du Second Empire.

2°) -- 2e période -- Au cours des 20 ans qui se sont écoulés depuis 1997, l'évolution du taux d'abstention au 1er tour des élections législatives connaît une rupture historique. Il n'a pas cessé de progresser et de battre record sur records :
- en 2002, ce taux d'abstention a atteint 35,6 % ; et a ainsi dépassé le seuil des 35 % pour la première fois depuis 1857,
- en 2007, ce taux d'abstention a atteint 39,6 %, et a ainsi pulvérisé le record historique qui datait de 1852 (36,7 %),
- en 2012, ce taux d'abstention a atteint 42,8 % et a ainsi de nouveau battu un record, en dépassant le seuil des 40,0 % pour la première fois de notre histoire,
- enfin, en ce 11 juin 2017, ce taux d'abstention (estimée à 50,5 % au moment où ces lignes sont écrites) pulvérise une nouvelle fois le dernier record historique. En dépassant le seuil des 50,0 %, il s'établit au-dessus de la moitié des inscrits.

Enseignements
Le graphique ci-joint montre que nous vivons une époque sans précédent dans l'histoire de France.
La montée continue du record d’abstention aux élections capitales que sont les élections législatives constitue le symptôme irréfutable d’un pays qui s’enfonce dans la dictature et le désastre.

Cette évolution – qui a démarré en 1997 - est en effet strictement corrélée à l'instauration de la dictature européiste, qui date très précisément de la ratification du traité de Maastricht en 1992.
Même si tout est fait, par les médias et par la classe dirigeante, pour que les Français ne comprennent pas les relations de cause à effet, c'est bel et bien depuis l’instauration de l’Union européenne et de l’euro que les Français ont commencé à s'abstenir de plus en plus massivement aux élections législatives.

Pourquoi ?
Parce que les Français ont constaté progressivement :
- que les politiques gouvernementales ne changent plus selon que l'on vote à droite ou à gauche,
- que les politiques qui sont ainsi conduites ne sont pas celles qui leur ont été promises lors des campagnes électorales et que leurs résultats sont de plus en plus calamiteux dans tous les domaines,
- que leurs votes leur apparaissent de plus en plus comme ne servant à rien,
- que les responsables politiques de tous les partis leur mentent de façon éhontée sur la situation et que la scène politique française est devenue le lieu du cynisme et de la corruption.
Pour qui connaît l'histoire et raisonne avec la hauteur de vue nécessaire, cette abstention sans précédent du premier tour des élections législatives de 2017 résonne comme un signal d'alarme absolu.
Ce taux signifie qu'une majorité du peuple français est entrée en sécession par rapport à l'ensemble de sa classe dirigeante.
Ce taux signifie aussi que le prétendu « raz-de-marée » dont les médias gratifient Macron est factice. Le nouveau président et son gouvernement bénéficient d’un effet d’optique ; mais ils ne bénéficient absolument pas du soutien de la grande majorité des Français.
D'ailleurs, le nombre des voix obtenues par LREM s'effondre par rapport à celui obtenu par Macron lors de la présidentielle. Son succès tout relatif ne vient que du fait qu’il s’effondre moins que le nombre de voix des autres partis politiques.
Notons au passage que la scène politique française est devenue un champ de ruines :
- le PS s’effondre dans des proportions inouïes, passant de 39,9% des suffrages au 1er tour des élections législatives de 2012 à 9 % des suffrages ce 11 juin 2017….
- le FN s'effondre, passant de 21% à la présidentielle 2017 à 13% aux législatives,
- France Insoumise s'effondre, passant de 19% à la présidentielle à 11% aux législatives,
- DLF s'effondre, passant de 4,7% à la présidentielle à 1,1% aux législatives,
- etc.

NOTA : je commenterai les résultats de l'UPR lorsque nous les connaîtrons dans leur totalité, sans doute pas avant une heure avancée de la nuit.
Conclusion
La France est devenue un bateau ivre. Notre démocratie n'est plus qu'une démocratie de façade. La dictature s'est installée par la domestication complète des grands médias du pays et l’anéantissement médiatique te institutionnel des vrais opposants. Cette campagne législative a été marquée par l’absence de toute campagne, de tout débat, et par des « erreurs » innombrables quant à l’acheminement des professions de foi et des bulletins de vote.
Face à cet effondrement collectif, une grande masse des Français – dégoûtés et privés de compréhension du fond du décor – ont décidé de se soustraire à l'action collective et de se réfugier dans l’abstention.
La situation en ce 11 juin 2017 est donc particulièrement grave et sombre. Tous les ingrédients sont réunis pour achever de plonger notre patrie dans un désastre historique.


François ASSELINEAU

EL DIABLO

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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