SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Les agences régionales de santé ont reçu des instructions jusqu’à 2017.Les coupes sur la masse salariale vont de pair avec des suppressions de lits.

II va être compliqué de suivre la consigne ministérielle de stabilité des effectifs à l’hôpital en 2015-2017. Entre décembre et février, les agences régionales de santé ont reçu les instructions concernant le plan d’économies de 3 milliards d’euros à réaliser sur les établissements de santé en trois ans. Ces documents, auxquels « Les Echos » ont eu accès, montrent que certaines régions vont devoir réduire fortement la croissance de leur masse salariale.

La plus grosse région hospitalière, l’Ile-de-France, doit ainsi réduire le rythme de progression des coûts salariaux à + 0,80 % en 2017, presque moitié moins que la hausse estimée de 2014 (1,43 %). Le directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, Martin Hirsch, a d’ailleurs commencé à négocier une réorganisation des accords sur les 35 heures dans le but de limiter la progression des coûts. Le Nord - Pas-de-Calais, qui part d’assez haut (+ 3,24 % en 2014), doit quant à lui effacer 1,6 point de croissance de la masse salariale en trois ans.

Parmi les régions qui doivent renoncer à plus de 1 point de croissance, on trouve le Centre, la Corse, Poitou-Charentes - où les coûts augmentent vite - mais aussi l’Auvergne et la Bourgogne - qui sont plus sages. Ces efforts visent à atteindre l’objectif de 860 millions d’euros économisés sur les frais de personnel en trois ans, c’est-à-dire une progression de la masse salariale de seulement 1,5 % par an en moyenne jusqu’en 2017, contre 2,22 % en 2014. Les objectifs seront probablement durcis, puisqu’ils ont été fixés avant le tour de vis sur l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie, qui doit tomber de 2 % à 1,75 % en 2016-2017.

Un « virage ambulatoire »

Parallèlement, les établissements vont devoir « optimiser les capacités  » en médecine et chirurgie, c’està- dire réduire le nombre de lits et sans doute les emplois associés (infirmiers, internes…). Il faudra pour cela développer la chirurgie ambulatoire. Les économies attendues de ce « virage ambulatoire » s’élèvent à 1 milliard sur trois ans, dont 570 millions par la seule « optimisation des capacités ». Là aussi, les régions ne sont pas égales devant l’effort à fournir.

L’Ile-de-France devra économiser 111 millions d’euros en trois ans, Rhône-Alpes 53 millions, Provence- Alpes-Côte d’Azur 35 millions, etc. A l’inverse, la Corse sera relativement épargnée (3 millions), ainsi que le Limousin, Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes et l’Auvergne (8 à 13 millions), où la capacité hospitalière est moindre. Les économies vont aller croissant, 40 % des réductions de capacité intervenant en 2017.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, continue de promettre que ces efforts se feront à effectif stable. Ces trois dernières années, les hôpitaux ont recruté 5.700 médecins et 24.250 soignants.

Désormais, l’augmentation de la masse salariale devrait uniquement résulter de la revalorisation des salaires avec l’âge et les qualifications, ainsi que des coups de pouce offerts à certaines catégories de personnel, des internes aux sages-femmes. ■

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Après plus d'un an sur le choix des nouveaux vêtements, aujourd'hui ce que l'on peut constater et ce malgré les nombreuses remarques, c'est une grosse bourde sur la qualité des polos, ils sont transparents !

Ce point-là avait été remonté lors du choix de la couleur par la direction, maintenant on voit le résultat ! Ceci pose bien des problèmes !

Voici une copie du mail envoyé à la direction.

Bonjour,

J’ai été interpellé par des collègues « femmes » concernant le polo qui est très transparent, et je le confirme pour l’avoir vu sur l’une d’entre-elles. Il rend visible leur intimité,  c'est-à-dire que les dessous sont fortement visible. Merci de prendre en considération cette remarque , car moi perso cela me choque, et je comprends le gêne que cela occasionne pour mes collègues « femmes ».

Cdt

Frédéric BRIESMALIEN

L'encadrement suggère le port d'une brassière pour résoudre le problème ! (Cela devient navrant)

Vous avez le choix pour la couleur !!!!!

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Le Code du Travail a valeur de loi. Il a été créé pour corriger l’inégalité de droit entre employeur et salarié. L’inquisition libérale fait campagne depuis des années pour assimiler ce Livre social à un sabotage de la compétitivité.

Macron met le feu à ce livre. Il ouvre une autoroute aux patrons qui vont pouvoir, comme pour la rupture conventionnelle, abuser d’accords de particulier à particulier pour habiller l’utilisation de leur toute-puissance.

En contournant le Code du Travail, les syndicats et leurs délégués.

Macron ne rencontre que peu d’opposition syndicale à son entreprise de destruction du Code du Travail. Le T de CGT a-t-il été mis entre parenthèses ? Le T veut dire Travail, agressé par le chômage, la précarité et la répression antisyndicale. Le Travail est mis en accusation perpétuelle par les procureurs du Medef et du gouvernement. Il «coûte trop cher» d’où la baisse des rémunérations.

«Il y a trop de travailleurs », d’où les licenciements massifs quotidiens et le chômage record. Les délégués, élus et mandatés se démènent à l’entreprise et dans la localité pour défendre les salariés.

Mais le C de confédération? A-t-il oublié le T de Travail pour se consacrer à des tâches de communication sur la syndicalisation, en occultant ce qui lui fait obstacle, l’offensive patronale sans précédent ?

Comme si le T du camp du Travail était effacé par le C d’une technostructure d’importation, occupée à commémorer le passé pour ne pas s’occuper du présent...

Le 9 avril, il y a eu un frémissement. Pourquoi l’enterrer ? Pourquoi ne pas lui donner de suite ? Pourquoi ne pas revendiquer ? Pourquoi ne pas s’opposer aux lois Macron et Rebsamen ?

Avant que la CGT ne devienne une CG sans Travail syndical confédéral de défense des salariés et de combat pour leurs revendications, il est temps, salariés, syndiqués, élus et mandatés, de reprendre notre bien commun, une confédération générale du Travail qui ne se fige pas dans

le passé, et qui soit adaptée aux combats du présent.

Du haut de l’Etat, Rebsamen veut transformer la représentation syndicale en conseil régional paritaire, et il commence par les entreprises de moins de 11 salariés. Détruisant au passe les outils de l’égalité homme-femme, il légifère contre notre syndicalisme.

Il est temps qu’en haut la CGT soit animée de la même déterminationque celle qui motive les élus et mandatés. C’est le T de Travail qui est au centre de l’édifice CGT.

Le Travail est un combat, pour en obtenir un, pour obtenir une rémunération correcte, pour l’entourer d’une protection sociale efficace.

Ceux d’Arjowiggins Wizernes et de Chapelle Darblay UPM, entre autres, le montrent par leurs luttes. Il est temps de faire valoir ce droit au Travail dans la CGT.

 

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LE PROJET DE LOI REBSAMEN NE CRÉE PAS UN DROIT SYNDICAL POUR LES TPE MAIS UNE COMMISSION PARITAIRE RÉGIONALE PATRONAT-SYNDICATS ! extraits du projet présenté au conseil des ministres (NOR : ETSX1508596L/Bleue-1 2/54)

À CEUX QUI CONSIDÈRENT POSITIVE CETTE PARTIE DU PROJET REBSAMEN QUI CRÉE UN "DROIT SYNDICAL" POUR LES TPE, QU’ILS LISENT ET LE TEXTE DE LA LOI ET CE QUI SUIT.

COMMENT CONFONDRE UNE "COMMISSION PARITAIRE" RÉGIONALE, C’EST-À-DIRE UNE STRUCTURE DE COLLABORATION PATRONAT-SYNDICAT, AVEC LE DROIT DES SYNDICATS REPRÉSENTATIFS À ÊTRE PRÉSENTS DANS LES TPE ?

AINSI UN RÉDACTEUR D’UN COMMUNIQUÉ ATTRIBUÉ À LA CGT OSE ÉCRIRE :

"Il acte la mise en place de commissions paritaires régionales interprofessionnelles pour les salariés des très petites entreprises. C’est un premier pas pour la représentation collective de ces 4,6 millions de salariés. Il aura fallu plusieurs années pour venir à bout de l’obstruction de certaines organisations patronales, la CGT y a largement contribué. Pour autant, il faut améliorer le dispositif des commissions paritaires, les rendre plus proches des salariés et développer les droits et moyens de leurs représentants."

C’EST UN CONTRESENS TOTAL, À MOINS DE REVENDIQUER, COMME LA CFDT, UN SYNDICALISME DE COLLABORATION AVEC LES EMPLOYEURS.

NON LA CGT N’A PAS CONTRIBUÉ À L’ORGANISATION D’UNE COMMISSION PARITAIRE PATRONAT-SYNDICATS, MAIS SANS DOUTE AU COEUR DES NÉGOCIATIONS SECRÈTES, DES CONCESSIONS ONT ÉTÉ FAITES EN CE SENS.

CETTE USINE À GAZ, LA COMMISSION PARITAIRE RÉGIONALE, EST UN ELDORADO POUR FONCTIONNAIRES SYNDICAUX QUI VEULENT Y TOUCHER LES DIVIDENDES DE LEUR DOCILITÉ. DU SUR MESURE POUR LA CFDT....

TITRE IER

AMELIORER L’EFFICACITE ET LA QUALITE DU DIALOGUE SOCIAL AU SEIN DE L’ENTREPRISE

CHAPITRE IER UNE REPRESENTATION UNIVERSELLE DES SALARIES DES TPE

Article 1er

I. - Le livre III de la deuxième partie du code du travail est complété par un titre XI ainsi rédigé :

« TITRE XI « COMMISSIONS PARITAIRES REGIONALES POUR LES SALARIES ET LES EMPLOYEURS DES ENTREPRISES DE MOINS DE ONZE SALARIES

« CHAPITRE IER

« CHAMP D’APPLICATION

« Art. L. 23-111-1. - I. - Une commission paritaire interprofessionnelle est instituée au niveau régional afin de représenter les salariés et les employeurs des entreprises de moins de onze salariés. « II. - Elle représente les salariés et les employeurs des entreprises de moins de onze salariés relevant des branches qui n’ont pas mis en place, par accord conclu dans les conditions prévues à l’article L. 2232-6, de commissions régionales : « 1° Exerçant au moins les mêmes attributions que celles mentionnées à l’article L. 23-113-1 ; « 2° Et composées d’au moins cinq représentants des organisations professionnelles d’employeurs représentatives et d’au moins cinq représentants des organisations syndicales de salariés représentatives, issus d’entreprises de moins de onze salariés.

« III. - Pendant la durée du mandat prévue à l’article L. 23-112-3, le champ de compétence professionnel et territorial de la commission paritaire régionale interprofessionnelle n’est pas modifié.

« CHAPITRE II

« COMPOSITION ET MANDAT

« Art. L. 23-112-1. - La commission paritaire régionale interprofessionnelle est composée de vingt membres, salariés et employeurs d’entreprises de moins de onze salariés désignés par les organisations syndicales de salariés et les organisations professionnelles d’employeurs dans les conditions suivantes :

« 1° Dix sièges sont attribués aux organisations syndicales de salariés dont la vocation statutaire revêt un caractère interprofessionnel, proportionnellement à leur audience dans la région auprès des salariés que la commission représente aux élections prévues à l’article L. 2122-10-1 et à l’article L. 2122-6 ;

« 2° Dix sièges sont attribués aux organisations professionnelles d’employeurs dont la vocation statutaire revêt un caractère interprofessionnel, répartis proportionnellement à leur audience définie au 6° de l’article L. 2151-1 auprès des entreprises de moins de onze salariés, dans la région et les branches couvertes par la commission.

« Art. L. 23-112-2. - Dans le cadre du scrutin mentionné à l’article L. 2122-10-1 et à l’article L. 2122-6, les organisations syndicales de salariés candidates mentionnées à l’article L. 2122-10-6 peuvent indiquer sur leur propagande électorale l’identité des salariés qu’elles envisagent de désigner dans les commissions paritaires régionales interprofessionnelles, dans la limite de dix salariés par organisation.

« Cette propagande peut être différenciée par région.

« Les noms des salariés dont l’identité figure sur la propagande électorale et les noms des salariés membres de la commission sont notifiés à leur employeur par les organisations syndicales de salariés.

« Art. L. 23-112-3. - Les membres de la commission sont désignés pour quatre ans. Leur mandat est renouvelable.

« Art. L. 23-112-4. - Pour être désignés, les membres de la commission doivent être âgés de 18 ans révolus et n’avoir fait l’objet d’aucune interdiction, déchéance ou incapacité relative à leurs droits civiques.

« Art. L. 23-112-5. - La composition de la commission paritaire régionale interprofessionnelle est rendue publique par l’autorité administrative.

« Art. L. 23-112-6. - Les contestations relatives aux conditions de désignation des membres de la commission sont de la compétence du juge judiciaire. Le recours n’est recevable que s’il est introduit dans les quinze jours suivant la date où la composition de la commission a été rendue publique.

« CHAPITRE III

« ATTRIBUTIONS

« Art. L. 23-113-1. - Les commissions paritaires régionales interprofessionnelles ont pour compétence :

« 1° De donner aux salariés et aux employeurs toutes informations ou conseils utiles sur les dispositions légales ou conventionnelles qui leur sont applicables ;

« 2° D’apporter des informations, de débattre et de rendre tout avis utile sur les questions spécifiques aux entreprises de moins de onze salariés et à leurs salariés notamment en matière d’emploi, de formation, de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, de conditions de travail et de santé au travail.

« Art. L. 23-113- 2. - Les membres de la commission n’ont, pour l’exercice de leurs fonctions, pas accès aux locaux des entreprises.

« CHAPITRE IV

« FONCTIONNEMENT

« Art. L. 23-114-1. - L’employeur laisse au salarié membre de la commission paritaire régionale interprofessionnelle le temps nécessaire à l’exercice de sa mission dans la limite d’une durée qui, sauf circonstances exceptionnelles, ne peut excéder cinq heures par mois, en plus du temps passé aux séances de la commission.

« Le temps passé par le salarié à l’exercice de ses fonctions, y compris le temps passé aux séances de la commission, est de plein droit considéré comme du temps de travail et payé à l’échéance normale. Il est assimilé à un temps de travail effectif pour la détermination des droits que le salarié tient de son contrat de travail, des dispositions légales et des stipulations conventionnelles.

« L’employeur qui entend contester l’utilisation faite des heures de délégation saisit le juge judiciaire.

« Art. L. 23-114-2. - L’exercice du mandat de membre de la commission paritaire régionale interprofessionnelle ne peut être une cause de rupture du contrat de travail. Le licenciement et la rupture du contrat à durée déterminée du membre de la commission sont soumis à la procédure d’autorisation administrative prévue par le livre IV de la deuxième partie du présent code.

« Les salariés dont l’identité figure sur la propagande électorale des organisations syndicales de salariés conformément aux dispositions de l’article L. 23-112-2 et les anciens membres de la commission bénéficient également de cette protection dans les conditions prévues par le même livre IV.

« Art. L. 23-114-3. - Les frais occasionnés par le fonctionnement de la commission, la participation de ses membres aux réunions et leur formation, ainsi que l’indemnisation des représentants salariés sont exclusivement financés par les crédits versés par le fonds prévu par l’article L. 2135-9 au titre de sa mission mentionnée au 1° de l’article L. 2135-11.

« Art. L. 23-114-4. - La commission détermine dans un règlement intérieur les modalités de son fonctionnement.

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Des commissions régionales pour les TPE

À compter du 1er juillet 2017, tous les salariés et les employeurs des TPE (moins de 11 salariés) seraient représentés, grâce à la mise en place de commissions régionales paritaires. Ne sont pas concernés ceux relevant de branches ayant mis en place, avant ou après la future loi « Rebsamen », par accord collectif, des commissions régionales (par exemple, les commissions paritaires régionales interprofessionnelles de l’artisanat).

• Missions. Chargées de conseiller et d’informer les salariés et les employeurs des dispositions applicables (notamment en matière de droit du travail), ces commissions auraient aussi une mission d’information sur l’emploi, la formation, la GPEC et les conditions de travail et de santé.

• Composition. Elles comporteraient 20 membres issus des TPE, désignés pour quatre ans (renouvelables) respectivement par les organisations syndicales de salariés et les organisations professionnelles d’employeurs. Les sièges seraient attribués selon les modalités suivantes :

– dix pour les « employeurs », répartis proportionnellement à leur audience liée au nombre d’adhérents définie dans la région et les branches couvertes par les commissions. Mesurée pour la première fois en 2017, l’audience patronale concernera l’ensemble des entreprises. Pour le renouvellement des commissions en 2021, l’audience devrait être complètement ajustée pour ne prendre en compte que les entreprises adhérentes de moins de 11 salariés.

– dix pour les « salariés », répartis proportionnellement à leur audience mesurée lors des élections régionales TPE. Afin de rendre ces élections plus attractives, les organisations syndicales de salariés candidates pourraient, dès 2016 (année des prochaines élections TPE), mentionner sur leur propagande électorale l’identité des salariés qu’elles envisagent de désigner dans les commissions. Dans tous les cas, elles notifieraient à leurs employeurs les noms des salariés dont l’identité figure sur la propagande électorale et les noms des salariés membres de la commission.

• Fonctionnement et statut.

Les membres de la commission régionale n’auraient pas accès aux locaux des entreprises pour l’exercice de leurs . En revanche, ils bénéficieraient d’un crédit d’heures de cinq heures/mois, en plus du temps passé aux séances de la commission (sauf circonstances exceptionnelles). L’employeur d’un membre de la commission qui entendrait contester l’utilisation de ces heures devrait saisir le juge judiciaire.

Les membres de la commission se verraient attribuer le statut de salarié protégé. Les salariés candidats figurant sur les propagandes électorales et les anciens membres de commission bénéficieraient aussi d’une telle protection, pendant six mois (à compter de la notification à l’employeur de la candidature/de l’expiration du mandat).

Les frais de fonctionnement des commissions, la participation de leurs membres aux réunions et la formation de ceux-ci, ainsi que l’indemnisation des représentants salariés, seraient exclusivement financés par les crédits versés par le Fonds paritaire de financement du paritarisme au titre de la gestion paritaire.

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LES ÉCHOS

Le Sénat achève ce lundi l’examen du projet de loi sur la croissance et l’activité.

Réclamé par la FNAC, le droit d’ouvrir tous les dimanches est accordé aux enseignes de biens culturels par les sénateurs. Une mesure qui est encore à confirmer. Ils en voient enfin le bout. Après 130 heures de débat et deux reports du calendrier initial, les sénateurs vont achever ce lundi l’examen de la centaine d’articles du projet de loi Macron sur la croissance et l’activité, avant de voter le texte mardi. La Haute Assemblée n’a de fait pas chômé, avec plus de 600 amendements adoptés.

Fil rouge : la volonté affichée par la droite, majoritaire, de pousser Emmanuel Macron à aller plus loin que le texte adopté à l’Assemblée nationale. « On sent que sa main n’a pas été aussi loin que son cerveau. Or il est essentiel de vraiment dynamiser la croissance, sans se contenter de profiter de l’évolution de l’euro et du pétrole », insiste le sénateur centriste Vincent Capo-Canellas (UDI), président de la commission spéciale dédiée au texte.

Une réponse aux attentes patronales

Sur le travail dominical, les sénateurs ont ainsi accordé aux enseignes de biens culturels le droit d’ouvrir tous les dimanches, comme le réclamait la Fnac. Et cette mesure pourrait bien être confirmée lors de la Commission mixte paritaire (CMP, la date du 28 mai est évoquée) qui sera chargée d’établir le texte final : Emmanuel Macron ne s’y est pas opposé, préférant s’en remettre, selon la formule consacrée, à « la sagesse » des sénateurs, forme de soutien implicite. L’autre mesure imposée par le Sénat, exonérer les TPE (moins de 11 salariés) de toutes contreparties au travail dominical, aura bien moins de chances de survivre.

Toujours dans cette volonté de répondre aux attentes patronales, le Sénat a aussi - à chaque fois contre l’avis du gouvernement -, fortement limité le droit d’information des salariés avant une cession d’entreprise, réduit la portée du compte pénibilité et réduit le pouvoir de sanction de l’autorité de la concurrence.

La droite en a aussi profité pour avancer ses pions avant l’examen du projet de loi sur le dialogue social, en faisant passer les actuels seuils sociaux de 10 à 20 et de 50 à 100 salariés.

Ce lundi, le Sénat devrait jeter un autre pavé dans la mare en autorisant les accords de maintien dans l’emploi « offensifs  » permettant aux entreprises en bonne santé de déroger elles aussi aux 35 heures par accord. « On a simplifié et rendu plus opérationnelle la feuille de route économique. On pousse le gouvernement et l’Assemblée à faire des choix clairs », insiste Vincent Capo-Canellas. Réclamé par la FNAC, le droit d’ouvrir tous les dimanches est accordé aux enseignes de biens culturels par les sénateurs.

Une mesure qui est encore à confirmer.

La version finale se jouera en CMP où l’UDI, en position potentielle d’arbitre, veut peser. « Un accord en CMP sera compliqué mais possible », indique Vincent Capo-Canellas, qui la présidera. Il prévient en particulier qu’« il faudra accepter d’évoluer sur les professions réglementées », en confirmant les aménagements adoptés au Sénat sur la réforme des tarifs et droits d’installation. Autre dossier sensible sur lequel il attend des gestes : la spécialisation des tribunaux de commerce, qui débutent ce matin une grève illimitée.

Contre l’avis de Bercy, le Sénat n’a rendu leur compétence automatique qu’au-delà de 250 salariés et a fixé à 15 à 20 leur futur nombre (134 aujourd’hui), quand l’exécutif en prévoit huit. A Bercy, on doute de la capacité de la CMP à parvenir à un accord global, ce qui obligerait le texte à repartir en seconde lecture. Mais même dans ce cas, il devrait pouvoir être adopté « avant fin juillet », y assure-t-on. ■

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LES ÉCHOS

Les banquiers millionnaires comptent centaines groupes français Les banquiers millionnaires se comptent en centaines dans les groupes français

BNP Paribas , la Société Générale et Natixis comptent 277 banquiers régulés gagnant plus de 1 million d’euros.Ils sont cependant moins nombreux et moins bien rémunérés que leurs pairs européens.

Les millionnaires des banques européennes, y compris des banques françaises, n’ont pas vu passer la crise. Malgré le séisme financier de 2008, les litiges et les amendes, les établissements ont continué de soigner leurs meilleurs éléments, voire dans certains cas de les augmenter.

D’après les données que les groupes bancaires sont en effet contraints de publier pour la première fois par Bruxelles, le nombre de banquiers d’établissements français gagnant plus de 1 million d’euros se compte aujourd’hui en centaines.

Dans l’Hexagone, sur les trois groupes qui ont à ce jour communiqué ces éléments, à savoir BNP Paribas, Société Générale et Natixis, 277 banquiers dits «  régulés  » ont gagné en 2014 plus de 1 million d’euros en fixe et variable.

Il y a deux ans, sur les seules données agrégées connues pour la France, une centaine de moins (177) étaient comptabilisés et 162 en 2011, selon les chiffres de l’Autorité bancaire européenne (EBA). Ainsi, BNP Paribas, qui compte la plus grosse banque d’investissement française et fournit donc un bastion important, en dénombre 149. Ils sont 109 à la Société Générale et seulement 19 chez Natixis.

Qui sont-ils ? En réalité, on sait peu de choses sur eux, hormis leur lieu de travail, pour les banques les plus transparentes.

BNP Paribas indique que le gros de ses bataillons de millionnaires est employé à Londres (47). La France, où le salaire moyen des salariés de la banque de la rue d’Antin émarge à 52.018 euros pour 2014, est le deuxième pays d’exercice de ces millionnaires (ils y sont 33), devant l’Asie (30) et même les Etats-Unis (29).

Chez Natixis, la plupart d’entre eux sont basés en France. Quant à la Société Générale, où le salaire moyen brut annuel en France s’est élevé à 54.846 euros, elle ne donne pas de décompte. A noter que le poids de la France s’explique entre autres par la domiciliation des dirigeants des grands groupes français.

Ces nouvelles données indiquent par ailleurs que BNP Paribas est la banque qui est allée le plus haut dans la grille de salaires de ces millionnaires, puisqu’il rémunère trois banquiers plus de 3,5 millions d’euros, une catégorie que ne compte pas la banque de la Défense. A la traîne

Cependant, l’examen des rémunérations de ces trois groupes montre qu’ils sont les parents pauvres des banques en Europe. En effet, si BNP Paribas compte plus de millionnaires que RBS (110), l’établissement britannique sauvé par des capitaux publics a, en un an, largement augmenté le nombre de ses banquiers rémunérés plus de 1,5 million, dont 3 sont payés plus de 5 millions d’euros, une catégorie qui n’existe pas en France.

Quant aux autres concurrents des banques françaises, ils comptent à la fois bien plus de millionnaires et de lignes dans leur grille de rémunération. Première banque européenne, le britannique HSBC recense 320 millionnaires, dont des dirigeants qui perçoivent entre 7 et 9 millions d’euros. Un an plus tôt, il en déclarait seulement 180. Question de culture, les Britanniques n’ont pas la pudeur des banques françaises et ont publié ces données avant d’y être contraintes.

Enfin, le vivier le plus important de millionnaires chez les banques européennes se trouve chez Deutsche Bank : le groupe allemand n’en dénombre pas moins de 816, dont 14 gagnent entre 6 et 9 millions d’euros.

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LOI MACRON ÉTUDIÉE AU SÉNAT JUSQU’À LUNDI 11 MAI - QUEN DIT LA CONFÉDÉRATION CGT ? - "NOUS N’EN AVONS PAS FINI AVEC LA LOI MACRON"

La loi Macron étudiée jusqu’à lundi au Sénat

L’examen par le Sénat du projet de loi Macron sur la croissance, qui a pris du retard, va se prolonger lundi prochain, a annoncé jeudi le président de la Haute Assemblée, Gérard Larcher (UMP).

Le gouvernement a demandé "l’inscription à l’ordre du jour du lundi 11 mai, le matin, l’après-midi et le soir, de la suite du projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques", a déclaré M. Larcher en séance.

Le Sénat se penchera ensuite, lundi toujours, sur la réforme du droit d’asile, dont l’examen devait commencer aujourd’hui dans la soirée.

L’ordre du jour du Sénat a déjà été plusieurs fois modifié à la suite des retards pris par la discussion sur le projet de loi Macron, entamée il y a un mois tout juste. Son examen aurait dû en effet s’achever le 17 avril, avant la pause parlementaire de deux semaines.

La conférence des présidents, qui gère le calendrier, l’a prolongé dans un premier temps jusqu’à aujourd’hui. Le vote solennel, prévu il y a deux jours, a été repoussé à mardi prochain.

Cet après-midi, il restait aux sénateurs 189 amendements à examiner, sur quelque 1.800 qui ont été déposés.

Un clic sur le lien ci-dessous pour lire le 4 pages.

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Nos Tontons flingueurs du coût du travail français par comparaison avec celui de l’Allemagne sont étrangement silencieux depuis quelque temps.

Que n’a-t-on entendu depuis 2011 !

Cette année-là, le Medef et l’équipe de faux-monnayeurs de la pensée réunis autour de Nicolas Sarkozy avaient engagé, avec le concours de Rexecode, un cabinet d’études patronal, une grande campagne médiatique pour persuader les Français qu’ils coûtaient trop cher à leur patron. A les croire, tout le mal viendrait de là : les pertes de marché, la montée du chômage, les délocalisations et il fallait y porter remède au plus vite.

L’ancien président de la République en avait donc rêvé mais c’est François Hollande qui l’a fait. Il nous a sorti du chapeau le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, le CICE, énorme ristourne de près de 60 milliards d’euros accordée au patronat et destinée à baisser le coût du travail.

Que peut-on dire aujourd’hui sur le sujet ?

Selon les données de l’organisme statistique européen Eurostat, on constate depuis 2012 une progression du coût horaire du travail bien plus faible en France. Dans l’industrie il est légèrement inférieur à celui de l’Allemagne : 37 euros de l’heure de ce côté-ci du Rhin contre 37,1 de l’autre côté.

Si l’on prend en compte l’effet de la productivité, l’écart se creuse. Les coûts horaires apparents français seraient supérieurs dans la construction et les services, mais cela tient à la précarité instituée dans ces secteurs où les patrons allemands font massivement appel à une main-d’oeuvre féminine et d’Europe de l’Est sous-payée et précarisée.

Il est bon de se rappeler qu’en Allemagne près d’une femme sur deux travaille à temps partiel, que 20,3 % de la population est dans une situation de risque de pauvreté et d’exclusion sociale, contre 18,1 % en France, que le taux de personnes ayant un emploi et disposant d’un revenu situé en dessous du seuil de pauvreté est de 8,6 % chez nos voisins (9,8 % chez les femmes) et de 7,9 % chez nous (7,3 % chez les femmes).

Cette évolution du coût du travail en France a-t-elle permis de faire reculer le nombre de sans-emploi ?

En un an, de mars 2014 à mars 2015, il a progressé de 143 000 et de 5 %. Les exportations françaises ont diminué en 2013 et progressé de seulement 0,1 % en 2014.

Le taux de marge des sociétés non financières, le profit brut rapporté à la valeur ajoutée, lui, s’est redressé, passant de 35,7 à 36,1 % en un an, de fin 2013 à fin 2014.

L’indice majeur de la Bourse de Paris, le CAC 40, celui où sont cotés les grands groupes tricolores, a, de son côté, progressé de 20,4 %.

Cherchez où est l’erreur. ■

L’Humanité Pierre Ivorra

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Rail, banque, crèches, les syndicats mobilisent pour le pouvoir d’achat.

La grève est promise pour durer. Claus Weselsky, le leader du syndicat des conducteurs de train GDL, l’a annoncé : elle pourrait bien être « la plus longue » de l’histoire de la Deutsche Bahn. À partir de lundi 15 heures et jusqu’à la fin de la semaine, la circulation des trains devrait être fortement perturbée dans tout le pays.

Il s’agit du septième arrêt de travail du syndicat, engagé dans un bras de fer avec la Deutsche Bahn pour obtenir une augmentation des salaires et une diminution du temps de travail, et dans une lutte d’influence contre un autre syndicat, l’EVG, que le GDL veut concurrencer. Pour l’instant, le syndicat n’a obtenu que la réprobation générale, de l’opinion publique aux milieux économiques en passant par le gouvernement.

Le vice-chancelier SPD Sigmar Gabriel a regretté un mouvement « incompréhensible » qui va affecter « toute l’économie allemande ». Habituée au dialogue social, l’Allemagne découvre l’épreuve de force. Les conducteurs de train ne sont pas les seuls à se mettre en grève. À la fin de la semaine, ce sont les crèches et les maternelles qui devraient s’engager dans un mouvement « illimité » pour obtenir une revalorisation des salaires des éducateurs. Le vote à 75 % des salariés, nécessaire pour déclencher le conflit, devrait être obtenu.

Au mois d’avril, de nombreuses agences de la Postbank sont aussi restées portes closes pour cause de négociations tendues. Ver.di, l’un des plus puissants syndicats, a ainsi obtenu qu’aucun licenciement économique ne puisse intervenir avant 2017, soit un an après le retour de l’entreprise en Bourse. Les salariés bénéficieront aussi d’une augmentation de 2,1 % dès cette année et de 2 % dans un an. Enfin ces derniers mois, les pilotes de la Lufthansa ont aussi multiplié les arrêts de travail pour défendre notamment leurs droits à la retraite.

Fruits de la croissance. Si ces derniers conflits sociaux sont particulièrement visibles et impressionnants, le nombre de jours de grèves en Allemagne n’a en réalité pas augmenté ces dernières années. En 2014, 392 000 journées ont été perdues, soit un peu moins qu’en 2013 avec 550 000 journées et moins qu’en 2012 avec 630 000 journées, selon une évaluation réalisée par la fondation Hans Böckler. Mais au plus fort de la crise, en 2010, le nombre de jours perdus en raison de conflits grève était descendu à 173 000.

L’amélioration des conditions économiques en Allemagne pousse désormais les syndicats, après des années d’efforts et de modération, à réclamer leur part du succès économique et des revalorisations salariales beaucoup plus favorables. ■

par Nicolas Barotte £@NicolasBarotte

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
PRUD’HOMMES  : UN PLAFOND POUR LES INDEMNITES A L’ETUDE

Ce plafonnement permettrait de sécuriser les ruptures selon le patronat. Il viendrait s’ajouter à la barémisation déjà prévue dans la loi Macron.

On ne parle plus de contrat sécurisé ou de contrat de croissance au sommet de l’Etat. La porte semble bel et bien fermée à toute évolution du CDI à court terme. Pour trouver une mesure qui favorise l’emploi, dans la perspective de la future conférence sociale de juin, le gouvernement cherche donc une autre voie. Et c’est vers les prud’hommes que les regards convergent.

Le patronat le répète à l’envi  : si les chefs d’entreprise ont peur d’embaucher, c’est parce qu’ils ont peur des prud’hommes, de l’insécurité de la procédure, de sa durée et de son coût. Le projet de loi Macron, dont l’examen a repris lundi au Sénat, s’est déjà attaqué en partie au sujet, notamment en instaurant une «  barémisation  » des dommages et intérêts en cas de condamnation de l’employeur. Ce «  référentiel  » est optionnel, de manière à laisser au juge sa liberté d’appréciation. Pour aller un cran plus loin dans la sécurisation de la procédure, il est envisagé de plafonner ce référentiel. En d’autres termes, les dommages et intérêts prononcés par le juge prud’homal ne pourraient pas dépasser un certain montant suivant des cas types.

Ce que prévoit la loi Macron

Outre le référentiel optionnel pour les dommages et intérêts, le projet de loi réorganise la procédure prud’homale. Le bureau de conciliation reste le point d’entrée. Ensuite, trois options sont possibles  : un bureau de jugement restreint avec deux juges paritaires accessible en trois mois  ; le bureau de jugement classique tel qu’il existe aujourd’hui  ; ou le passage devant le juge départiteur. C’est le bureau de conciliation qui décidera vers quel type de jugement orienter les parties.

Ce plafonnement donnerait indéniablement à l’employeur une meilleure visibilité en termes de coût. Mais pose de sérieuses difficultés juridiques. Si le gouvernement a renoncé à instaurer une barémisation obligatoire dans la loi Macron, c’est notamment pour respecter la liberté de juger du magistrat. En effet, les juges évaluent l’indemnisation au regard de la situation individuelle d’un dossier et de la gravité de la faute de l’employeur. Le seul critère de l’ancienneté, par exemple, souvent avancé par le patronat, ne peut pas suffire. Le même problème va donc se poser pour instaurer un plafonnement obligatoire. Avec un autre effet pervers  : que le plafond ne devienne la norme. Ce qui pourrait entraîner une véritable inflation des dommages et intérêts prononcés.

Une série d’obstacles

Pour faire passer la mesure, qui ne manquera pas de provoquer des remous chez les magistrats et parmi les syndicats de salariés, certains envisagent de limiter ce plafonnement aux employeurs de moins de 11 salariés. Avec cette fois un autre risque, celui de rajouter à nouveau un seuil dans le droit social, là où l’exécutif cherche plutôt à les supprimer.

Cette série d’obstacles aura-t-elle raison de la volonté du gouvernement  ? Pour l’heure, cette mesure reste sur la table et son véhicule législatif n’a pas encore été choisi. Le projet de loi Rebsamen sur le dialogue social est plutôt un texte consensuel, qui devrait être voté sans trop de difficulté par la majorité parlementaire. Y rajouter cette mesure représente un risque politique. La loi Macron en revanche présente le double avantage de comporter déjà plusieurs articles sur les prud’hommes et de pouvoir être adoptée définitivement grâce au 49-3 si nécessaire. Bercy reste toutefois très discret sur cette mesure pour le moment.

Les Echos

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
BRUXELLES : LA FOLLE ENVOLEE DES DEPENSES DE LOBBYING DES MULTINATIONALES

Les multinationales n’ont jamais autant dépensé pour tenter d’obtenir des législations à leur goût dans l’Union européenne.

Les chiffres donnent le tournis. Les multinationales n’ont jamais autant dépensé à Bruxelles pour tenter d’obtenir des législations à leur goût, si l’on en croit la dernière mise à jour du registre des lobbies actifs dans la capitale européenne. Une plongée sur le site internet de ce registre permet ainsi d’explorer le territoire des agents d’influence qui parcourent les couloirs des trois grandes institutions de l’UE (Commission européenne, Parlement et Conseil). Deux catégories se distinguent, les grandes banques et les géants de la high-tech, qui ont mis les bouchées doubles pour tenter d’influencer les législateurs européens. Mention spéciale à JP Morgan, qui aurait multiplié par 30 ses dépenses de lobbying entre 2013 et 2014, passant de 50.000 euros à une enveloppe comprise entre 1,25 et 1,5 million d’euros. A côté, Goldman Sachs ferait presque petit bras, avec un chiffre multiplié par 14 pour atteindre une fourchette comprise entre 700.000 et 799.000 euros. Tout cela reste du menu fretin par rapport à Deutsche Bank, qui émarge à presque 4 millions d’euros. Côté français, BNP Paribas déclare entre 900.000 et un million d’euros de dépenses de lobbying.

Les représentants du monde de la high-tech ne lésinent pas non plus sur les moyens. Microsoft, qui faisait partie des trois plus gros dépensiers en lobbying européen en 2013, a maintenu son effort avec 4,5 à 5 millions d’euros. Un temps distancé, son grand rival Google s’est mis à niveau et affiche des frais de lobbying compris entre 3,5 et 4 millions, contre 1,5 million en 2013.

Cette inflation doit toutefois être relativisée. Certes, les banques comme la high-tech ont quelques raisons de s’intéresser à ce qui se passe à Bruxelles : les premières ont dû faire face à une avalanche de nouvelles réglementations votées par les Européens après la crise, tandis que les seconds, quand ils sont Américains, sont en passe de remplacer les traders comme meilleurs ennemis du législateur européen. C’est particulièrement vrai pour Google, menacé d’une amende record par la Commission pour des pratiques jugées anti-concurrentielles. Mais une partie conséquente de la hausse des dépenses de lobbying n’est en réalité qu’une simple régularisation. Le registre des lobbyistes n’a jamais été obligatoire. Toutefois, depuis décembre dernier, dans une volonté de transparence, les Commissaires européens et leur garde rapprochée se sont engagés à ne recevoir que les entreprises qui montrent patte blanche et se sont enregistrées. Si bien qu’on a vu une ruée vers le registre d’acteurs pas ou mal déclarés jusque-là. Ainsi de Goldman Sachs : des ONG comme Corporate Europe Observatory avaient publiquement mis en doute les montants déclarés en 2013, qui se limitaient officiellement à seulement… 50.000 euros. La multiplication par 14 de ce chiffre ne reflète donc pas nécessairement une inflation folle de son lobbying. De la même façon, les déclarations de Google, en 2013, pêchaient par incohérence dans le nombre de personnes accréditées. La volonté de transparence de la Commission aurait donc en tout cas des premiers effets bénéfiques. Mais comme le registre n’est toujours pas obligatoire, personne ne peut jurer que les chiffres affichés soient complètement sincères.

Les Echos

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La Garenne-Colombes, lundi 4 mai 2015. Le lycée des métiers La Tournelle est l’un des quinze établissements qui profiteront de la convention signée avec Unilever, permettant de financer notamment du tutorat pour les élèves .

Unilever va aider les élèves des Hauts-de-Seine à devenir les professionnels de demain. Le géant mondial de l’agroalimentaire et des produits de la maison, dont le siège français est installé à Rueil-Malmaison, a signé ce lundi un programme d’aide de 218 000 € pour trois ans en faveur de quinze lycées du département.

Une convention obligatoire pour l’entreprise qui, dans le cadre de son plan social, doit en effet s’engager envers l’Etat à mener des actions de revitalisation économique sur le territoire où elle est implantée. Le préfet a salué un programme qui devrait aider les jeunes à accéder à des métiers plus qualifiés.

Quinze lycées généraux et professionnels, dont huit * déjà engagés, sont concernés par la convention signée ce lundi entre Unilever, la préfecture des Hauts-de-Seine et la direction académique. «Le programme cible les élèves qui ont des difficultés à se projeter en post-bac, avec l’objectif d’élever leur ambition afin qu’ils poursuivent leurs études le plus loin possible», a indiqué l’adjoint du directeur académique, précisant que chaque établissement avait carte blanche pour la mise en œuvre concrète des actions : tutorat avec les deux sites universitaires partenaires (les IUT de Sceaux et Ville d’Avray), échange d’enseignants, intervention de profs d’université dans les lycées...

Au-delà de la manne financière de 218 000 €, Unilever assure que ses équipes s’investiront dans le projet. «Les élèves pourront venir visiter l’entreprise», assure M. Faure, directeur des ressources humaines d’Unilever, «Et à l’inverse, des collaborateurs pourront se rendre dans les lycées pour parler de leur métier et inciter les élèves à poursuivre leurs études». Cependant, même s’il prône la mixité, «nous voulons que nos collaborateurs ressemblent à nos clients», le DRH reconnaît que ses managers sont très majoritairement issus des grandes écoles et universités.

Première convention pour un programme éducatif

Les conventions de revitalisation s’imposent aux entreprises qui procèdent à des licenciements collectifs. Ces conventions sont destinées à soutenir l’activité économique du bassin d’emploi touché par ces licenciements. Ces conventions apportent des financements au développement des entreprises du bassin d’emploi mis en difficulté. Dans le cas d’Unilever France, le plan social représentait pour les Hauts-de-Seine 51 emplois supprimés, indique la préfecture.

Le contenu de la convention est négocié avec l’Etat : «Une négociation s’engage sur les actions, et sur le montant à verser par l’entreprise par emploi supprimé. La santé financière de l’entreprise est prise en compte», précise Virginie Lasserre, sous-préfète en charge du développement économique.

Dans les Hauts-de-Seine, une quinzaine de conventions de revitalisation, d’une durée de trois ans, sont actives et neuf sont en cours de négociation. Jusqu’à présent, elles avaient pour objectif de créer des emplois : «Nous avons par exemple des programmes de soutien au développement de start-up, ou à de nouvelles entreprises de l’économie sociale et solidaire», énumère Virginie Lasserre. La convention de partenariat avec Unilever a l’originalité de viser davantage la future «employabilité» des jeunes bénéficiaires, en leur donnant un coup de pouce et en les encourageant à poursuivre leurs études.

Rappel : Unilever France à perçu en CICE, (Crédit d'Impôt pour la  Compétitivité et l'Emploi) :

2 millions d'€ en 2014 et en 2015, il sera encore plus important, alors le programme d'aide de 218000€ sur trois ans, c'est du foutage de gueule !!!

Unilever devrait plutôt revoir sa politique salariale et mieux payé ses salariés...

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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