SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Qui-est-le-moins-cher ? Le stagiaire !

Onze chômeuses de longue durée, soutenues par l’union locale Cgt d’Evry (Essonne), viennent de porter plainte contre l’enseigne Leclerc pour "escroquerie, offre d’emploi fausse, travail dissimulé, soumission de personnes vulnérables à des conditions incompatibles avec la dignité humaine et violences".

De décembre 2013 à février 2014, elles ont participé, avec 80 autres personnes à une « préparation opérationnelle à l’embauche » (POE). Un organisme formateur, financé par Pôle Emploi, devait proposer aux stagiaires (sur une durée maximale de 400 heures) une mise à niveau de leurs compétences pour correspondre aux postes proposés.

En fait de formation, les stagiaires du Leclerc de Fleury-Mérogis se sont surtout vues préposées à l’aménagement, au ménage, à l’étiquettage, en vue de l’ouverture du centre le 15 janvier 2014, ouverture qui devait se traduire pour elles par des embauches en CDI.

Les embauches promises : à Fleury-Mérogis, sur les 91 stagiaires, 40 d’entre eux étaient débarqués dans la semaine de l’ouverture, sous des prétextes divers et avec des méthodes plutôt expéditives.

Un stage, donc, qui a surtout permis à l’hypermarché de finaliser sa mise en place avant l’ouverture, sans salaires à régler. Voire à en recevoir, puisqu’il semble que dans certains cas les organismes de formation soient directement contrôlés par le groupe Leclerc !

Ainsi, FM Formadif, l’organisme chargé de former les stagiaires de Fleury-Mérogis, appartient aux deux centrales d’achat franciliennes de Leclerc et aurait touché 190 000 euros de Pôle Emploi et du financeur paritaire de la grande distribution dans cette opération.

Ce système de « recrutement » de main-d’œuvre gratuite n’est pas une première pour l’enseigne. A Auxerre, Montpellier, Narbonne, Nimes les mêmes faits sont dénoncés depuis 2013.

Face à des choix patronaux et gouvernementaux qui autorisent ces dérives, la Cgt reste mobilisée et manifestera aux côtés des privés d’emplois, pour le droit au travail et l’accès à l’emploi de qualité, le 6 décembre 2014.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Isolé, le MEDEF doit changer sa copie

Cette 3ème séance de négociation a été marquée dès le départ par une opposition de la part de toutes les organisations syndicales de salariés, vis-à-vis du texte du MEDEF et par une défiance de l’UPA et de la CGPME.

Pour l’ensemble des organisations syndicales de salariés le texte présenté est encore plus négatif que le précédent.

Les articles 1 et 2 du texte étant déterminant pour la représentation des salariés, les organisations syndicales ont fait des propositions.

Pour la CGT, il est hors de question que la représentation des salariés soit facultative, de même que le regroupement des délégués du personnel avec le CE et le CHSCT n’est pas acceptable, tout comme la marginalisation des délégués syndicaux.

Nous avons réaffirmé notre volonté de parvenir à une représentation de tous les salariés à partir d’une entreprise de un salarié, à conforter et développer les droits et moyens des instances, notamment du CHSCT.

Le MEDEF doit revoir profondément sa copie. C’est le message qui lui a été adressé par l’ensemble des organisations syndicales.

Il est essentiel que la citoyenneté au travail progresse. L’intervention des salariés pour peser sur cette négociation est plus que nécessaire, la CGT fera tout pour la favoriser.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #FRALIB
Les anciens de Fralib certifiés Bio

La coopérative va commencer sa production propre de thé et infusion avec une certification Bio.
Une victoire de plus pour les anciens salariés d'Unilever.

L'organisme Ecocert vient de certifier Bio pendant un an la SCOP TI (TI pout Thés et Infusions) d'Aubagne.
Selon les salariés :

"Nous pensons que nous tiendrons les objectifs que nous nous sommes fixés à la sortie du conflit avec le Groupe  UNILEVER en mai dernier, à savoir boucler toute la partie juridique, administrative, choix de stratégie commerciale etc… avant la fin de l’année et de démarrer l’activité au premier trimestre de l’année prochaine"


Reste à conquérir le marché de la grande distribution pour que l'activité se pérennise. 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Communiqué de Bernard Thibault, membre du groupe des travailleurs au

Conseil d’Administration du Bureau International du Travail

 

Les travailleurs du monde sont privés d’un accès à la justice internationale !

Deux semaines après la provocation de Pierre Gattaz, enjoignant le gouvernement français à «sortir de la convention 158 de l'Organisation internationale du travail», fixant obligation aux employeurs de justifier les motifs du licenciement, le patronat mondial poursuit son attaque frontale contre le système des normes internationales du travail. Cela fait maintenant plus de deux ans que les représentants des employeurs au sein de l’Organisation Internationale du Travail, instance multilatérale tripartite du système des Nations Unies chargée de garantir l’application d’un véritable «code international du travail», prennent prétexte d’attaques contre le droit de grève pour affaiblir les régulations mondiales en matière de travail. Cible principale de cette offensive généralisée: le droit de grève.

Le patronat dans sa grande bonté, reconnait le droit de grève lorsqu’il est inscrit dans la constitution des états (comme c’est le cas en France) mais le refuse aux autres travailleurs du monde alors que la convention 87 sur les libertés syndicales

de 1949 et sa jurisprudence d’application depuis 50 ans, sont le seul bouclier de protection pour des millions de travailleurs. Mais derrière cette offensive contre

le droit de grève, l’objectif est beaucoup plus grave: sous couvert d’un conflit d’apparence juridique c’est bien le risque de voir les droits de l’homme devenir une variable d’ajustement dans le monde des affaires qui se profile. L’offensive vise plus largement à affaiblir durablement une institution et des règles uniques et

précieuses dans le système multilatéral. Elles permettent d’opposer au courant dominant dérégulateur de la mondialisation, des principes qui permettent de protéger et d’améliorer la condition des travailleurs, principalement dans les pays dont les législations sociales ou du travail sont les moins développées.

Le Conseil d’Administration du BIT a été mis hier soir dans l’incapacité de prendre la seule décision susceptible de régler le différend juridique qui oppose les employeurs et les travailleurs sur le droit de grève: saisir la Cour Internationale de Justice de La Haye, comme le prévoit la constitution de l’OIT. Il est regrettable

qu’un grand nombre de pays, dont ceux de l’Union Européenne et d’Amérique Latine, après avoir soutenu la revendication des travailleurs de pouvoir plaider leur cause devant la Cour Internationale, aient finalement cédé devant les manœuvres dilatoires du Patronat. Faute de majorité au conseil d’administration, les travailleurs du monde sont pour l’instant interdits d’accès à la justice internationale! C’est insupportable ! Le sujet n’est pas clos pour autant ; il reviendra lors d’une prochaine session du Conseil d’Administration du BIT en mars 2015.Il est indispensable que d’ici là les initiatives se multiplient pour changer la donne !

 

Genève, le 14 novembre 2014

Bernard Thibault

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Le patronat, mais aussi, hélas, le gouvernement veulent faire croire que le droit du travail est trop protecteur, que le Code du Travail serait obèse et qu’il serait un frein à l’embauche. Le Premier ministre a allumé la mèche le 23 octobre en déclarant que « le fonctionnement du marché du travail n’est pas satisfaisant, car il ne crée pas assez d’emplois, il génère des inégalités importantes entre, d’une part, des salariés très protégés en CDI et, d’autre part, des salariés très précaires en CDD et en intérim. C’est là-dessus qu’il faut agir ». Et Manuel Valls d’ajouter que si « les partenaires sociaux n’ont pas souhaité s’engager sur le contrat unique, (...] cela ne veut pas dire que ce n’est pas intéressant ».
Le gouvernement tente ainsi de faire revenir par la fenêtre en imposant à l’agenda social une promesse de campagne de Nicolas Sarkozy sortie par la grande porte. En effet, le contrat unique qui fait aujourd’hui débat, n’est autre que le retour du CPE ou du CNE, le premier rejeté par la rue, l’autre finalement abrogé sous la pression syndicale et après une série de revers juridiques.

Pourtant, le contrat à durée déterminée est devenu une sorte d’exception. Ainsi, plus de huit embauches sur dix se font aujourd’hui sous forme de contrat à durée déterminée, travail temporaire, temps partiel, travail saisonnier, contrats aidés, etc...Et, à la sortie, près de neuf entrées sur dix à Pôle Emploi sont justement des fins de contrats. On ne compte plus les cas d’abus de CDD, les stages hors-cursus, les recours au travail saisonnier dans des secteurs où cela ne se justifie pas.

L’offensive menée contre le CDI vise avant tout à remplacer des contrats à durée indéterminée par des contrats précaires et à sécuriser juridiquement les licenciements pour les entreprises. Privés de toute possibilité d’évolution de carrière, de reconnaissance de leurs qualifications, les salariés seraient ainsi condamnés à être éternellement en début de carrière.

Tandis que le patronat propose de faciliter les licenciements pour dit-il, faciliter l’embauche, la CGT revendique le droit à un travail digne et reconnu, pour toutes et tous, dans une société solidaire. A l’opposé des mesures visant à généraliser la précarité, la CGT propose un nouveau statut du travail salarié (NSTS) qui concernerait l’ensemble du salariat, du privé comme du public, quels que soient la taille de l’entreprise ou le service pour celles et ceux qui sont en emploi.
Le NSTS doit permettre à chaque salarié, de la sortie du système scolaire à la fin de sa carrière professionnelle, de disposer d’un certain nombre de droits cumulatifs et progressifs, transférables d’une entreprise à l’autre, d’une branche à l’autre, opposables à tout employeur.
Ces droits sont notamment :
- le droit à un contrat à durée indéterminée ou à un emploi statutaire à temps complet ;
- droit à un salaire, au déroulement de carrière, à la formation continue.

La CGT propose aussi la sécurité sociale professionnelle qui est un volet du statut du travail salarié. Elle s’inscrit dans l’exigence de rendre effectif le droit au travail pour toutes et tous.

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Hôtel Royal Monceau (Paris)

Victoire après 36 jours de lutte !

Les employés de l’hôtel de luxe « Royal Monceau » (Paris, 8e arrondissement) ont obtenu gain de cause sur l’essentiel de leurs revendications après 36 jours de grèves.

Avec l’appui des militants CGT, ils ont obtenu, entre autres, la revalorisation des salaires entre 3,5 % et 6 %, la participation de l’employeur à la mutuelle santé à hauteur de 60%, le versement de la prime d’intéressement à part égale entre les salariés, une prime de 6,50 € par lit supplémentaire pour les femmes et valets de chambre, une prime annuelle de 150 € pour tout déménagement effectué par les équipiers et l’engagement de la direction de procéder à des embauches.

C’est début octobre que plusieurs dizaines d’employés (femmes et valets de chambre, gouvernantes, barman, serveurs, cuisiniers, plongeurs, etc.) avaient entamé une grève pour dénoncer leurs conditions de travail et de rémunération. Devant l’obstination de la direction, le tribunal de grande instance (TGI) de Paris avait nommé un médiateur. Et c’est donc après plus d’un mois de lutte exemplaire qu’un accord de fin de grève a été signé, jeudi 6 novembre 2014.

Rappelons que certaines catégories d’employés figuraient parmi les plus mal payées de tous les grands hôtels parisiens, alors que « Le Royal Monceau Raffles », propriété d’un fonds d’investissement qatari, fait partie du club fermé des hôtels de luxe français bénéficiant du label « palace », créé en 2010.

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Les inégalités de salaires

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Une partie du salaire est payé individuellement aux salariés, un salaire direct : le salaire net. L’autre partie formée des cotisations est versée aux caisses de Sécurité sociale (l’Urssaf) ou aux caisses de chômage (le pôle emploi). Ce versement dans « un pot commun » est conçu pour satisfaire des besoins en raison de la maladie, de la maternité, des charges familiales, du chômage, de l’invalidité, de la retraite, c’est un salaire indirect : le salaire socialisé, (appelé aussi salaire social, mutualisé, collectif…). Il représente environ 40 % du salaire.

Le terme de salaire socialisé est préférable à celui de salaire différé. La cotisation n’est pas un prélèvement, une charge, un impôt, une taxe, une épargne, une assurance, un placement pour le futur c’est du salaire !

Les cotisations financent les prestations versées actuellement. Les actifs d’aujourd’hui financent les retraites d’aujourd’hui dans le cadre du régime de répartition. Dans un régime de retraite par capitalisation la logique est différente : les actifs épargnent, ou placent leur argent, en vue de leur future retraite.

Les retraités, les chômeurs, les malades ne sont pas payés en contreparties de leurs cotisations passées, ils ne récupèrent pas « leurs propres » cotisations. (Pour les retraites, ce principe est altéré par les modalités de calcul des pensions : nombres d’années et salaires pris en comptes). L’utilisation de ces cotisations est déterminée par un choix politique, celui de la distribution de la richesse actuelle. Le salaire socialisé n'est pas attribué en fonction des cotisations comme les assurances. Les cotisations sont proportionnelles au salaire mais les prestations sont déterminées, en principe, selon les besoins de chacun.

Sur le bulletin de paie, le salaire socialisé, prend deux formes : les cotisations dites patronales et les cotisations dites salariales. Mais la distinction entre cotisation patronale et salariale est une tromperie car c’est l’ensemble du salaire qui rémunère notre force de travail. Le salaire net n’est pas appelé salaire patronal. La part dite patronale ne sort pas plus que la part dite salariale de la poche des patrons. Les patrons le reconnaissent d’une certaine manière en parlant de charges salariales constituées par le salaire net et l’ensemble des cotisations.

La cotisation sociale permet de continuer à verser un salaire aux retraités, de payer les indemnités, c’est à dire le salaire du malade ou du chômeur, les allocations familiales un sur-salaire en raison des « charges » familiales…

La distinction entre la part patronale et la part salariale de la cotisation sociale est nécessaire pour une seule raison : il faut revendiquer l’augmentation générale des salaires et de la part patronale de la cotisation. C’est le bon moyen de rogner les profits, de taxer le capital. Par contre il faut s’opposer à l’augmentation de la part salariale car cela ampute le salaire net, le pouvoir d’achat.

La richesse créée par le travail rémunère l’ensemble du « monde du travail » dans diverses situations, au chômage, en arrêt de travail pour maladie ou accident, en retraite. Sans travail contraint, sans être soumis à l’exploitation capitaliste les travailleurs bénéficient d’un salaire !

Le salaire socialisé enjeu central de la lutte de classe

 

La Sécurité sociale a été constituée dans le contexte favorable de la libération. Le patronat ne l’a jamais acceptée, mais en 1945 il n’avait pas le moyen de s’y opposer. Depuis les attaques des gouvernements de gauche et de droite contre le système socialisé ont été constantes. Elles ont pris de l’ampleur depuis une vingtaine d’année, notamment contre le régime de retraite.

Le patronat n’a jamais accepté que des prestations soient versées indépendamment de la situation financière des caisses. C’est la situation du salarié (maladie, vieillesse, maternité, enfants à charge chômage) qui ouvre droit aux prestations.

- Pour la branche maladie, la loi Juppé a sapé ce fondement de la Sécurité  sociale. Jusqu’en 1996  c’était l’état sanitaire de la population qui déterminait les dépenses des Caisses d’Assurance Maladie. La Sécu payait à « guichet ouvert. » Désormais les prestations sont contenues dans la limite d’une enveloppe prédéfinie par le vote de la loi de financement de la Sécu par le parlement. et une procédure d’alerte impose que des mesures soient prises en cours d’année si « les dépenses dérapent »

- Pour la branche vieillesse, les modifications des règles de calcul des retraites : durée de cotisations nécessaires, années prises en comptes pour le calcul et l’indexation des pensions sur les prix et non plus les salaires, limitent de plus en plus le caractère de « salaire continué » des retraites.

- Les politiques de réduction des cotisations, par les exonérations de cotisations, par la fiscalisation (la CSG…) sous prétexte de soulager les " charges " des entreprises ont pour conséquences de réduire nos salaires !

Le caractère anticapitaliste du salaire socialisé

 

Le salaire socialisé repose sur un mécanisme opposé au fonctionnement normal du capitalisme. La valeur de la force du travail sur laquelle se fonde le salaire obéit aux lois du marché capitaliste. Mais la redistribution du salaire socialisé repose sur des critères qui préfigurent la logique socialiste « à chacun selon ses besoins » en rupture avec le dogme libéral qui prétend que le sort de chacun est fonction de l’effort individuel.

Le patronat n’a jamais accepté de payer des salariés « hors emploi ». Il voudrait un salaire « nu », ne payer les travailleurs que pour la seule période où ils vendent  leur  force de travail, la période où ils sont sous la subordination directe de leur employeur.

La retraite par répartition est anticapitaliste. Le retraité est un salarié  placé hors de la subordination de l’emploi. Il dispose librement de son temps sans contrainte patronale et il perçoit un salaire financé par les employeurs, pas spécifiquement ceux qu’il a eu durant sa vie professionnelle, mais par le patronat d’aujourd’hui. Il faut s’opposer à toute réduction de salaire durant l’activité professionnelle. Il en est de même pour le salaire continué du retraité, il ne doit pas être réduit par rapport à celui perçu auparavant.

Le système  par répartition démontre l’inutilité de l’accumulation financière pour  financer les retraites et ouvre la perspective d’une gestion solidaire et non capitaliste :

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
le Medef veut faire des économies sur le dos des licenciés économiques !

Ce matin s’est tenue la deuxième séance de négociation sur le (CSP) Contrat de sécurisation professionnelle. Ce dispositif, à destination des salariés licenciés économiques des entreprises de moins de 1000 salariés a vocation de leur permettre un meilleur retour à l’emploi.

Trois piliers fondent le dispositif dans lequel les demandeurs d’emploi peuvent rester un an :

- un accompagnement renforcé ;
- un meilleur accès à la formation pouvant, si nécessaire, permettre une reconversion professionnelle ;
- une allocation adéquate pour permettre à la personne d’être entièrement consacrée à son retour à l’emploi.

Les résultats sont encourageants et montrent que les salaries passés par le CSP retrouvent plus facilement un emploi durable.

Or, les propositions faites par le Medef remettent fondamentalement en cause la logique du CSP et visent à faire des économies, tout en poussant le demandeur d’emploi à reprendre un emploi, quel qu’il soit, au plus vite.

Le Medef propose :

- une baisse de l’allocation ;
- une prime pour inciter les demandeurs d’emploi à sortir au plus vite du dispositif ;
- payer les opérateurs chargés de l’accompagnement, en fonction de la rapidité du retour à l’emploi.

Ces propositions sont inacceptables, en effet, les salariés licenciés économiques ont souvent de plus grande difficultés à se reclasser : plus âgés, moins formés que la moyenne des demandeurs d’emploi, ils viennent souvent de secteurs sinistrés. Le CSP a pour ambition de leur donner le temps et les moyens de se qualifier et, si nécessaire, de se reconvertir. Les résultats actuels sont encore perfectibles et les propositions faites par la CGT ont pour but de permettre à plus de licencies économiques de retrouver un emploi stable et de qualité.

La Cgt propose :

- de doubler le compte personnel de formation (CPF), abondé par l’entreprise qui licencie. Pour les salariés licenciés économiquement, dans le cadre d’un redressement ou d’une liquidation judiciaire, nous proposons que la branche professionnelle à laquelle est rattaché le salarié garantisse ce droit ;

- de garantir à chaque personne entrant dans le CSP, un entretien sur son projet d’accompagnement ou de formation, dans un délai maximum de 15 jours. Pour assurer cette mesure, chaque agent chargé de l’accompagnement ne pourra avoir un portefeuille au-delà de 40 demandeurs d’emploi. Le nouveau conseil en évolution professionnelle (CEP) devra trouver toute sa place à la réussite de cet objectif ;

- tout demandeur d’emploi, adhérent au CSP peut rester dans le dispositif, pour une durée de 12 mois. Les périodes travaillées, suspendent le CSP, mais leur durée s’ajoute à la durée initiale du CSP.

- une expérimentation qui vise à ouvrir le droit au CSP aux salariés précaires licenciés justifiant de 12 mois de travail dans les 18 derniers mois.

La prochaine séance de négociation se tiendra le 1er décembre 2014.

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"OIT"

Pierre Gattaz s’attaque maintenant au code international du travail !

La semaine dernière, le président du Medef a demandé au gouvernement français de « sortir de la convention 158 de l’Organisation internationale du travail ».

Celle-ci, ratifiée par la France en 1989 oblige les employeurs à justifier les motifs du licenciement. En reprenant le vieil adage patronal selon lequel « les licenciements d’aujourd’hui feront les emplois de demain », Pierre Gattaz invite en fait le gouvernement français à suivre les pas du gouvernement de l’ultra-libéral Fernando Henrique Cardoso au Brésil qui fut le seul pays à ce jour à sortir de cette convention, en 1996.

La CGT relève que le Président Cardoso est celui qui a le plus violemment privatisé et dérégulé l’économie brésilienne, jusqu’à servir de référence à Jeffrey Sachs, père de la thérapie de choc et des plans d’ajustement structurel en Europe de l’Est dans les années 90. Son bilan sur le front de l’emploi est le plus mauvais qu’ait connu le Brésil. Un modèle pour Gattaz, mais une démonstration de l’inefficacité des propositions du Medef !

Par cette nouvelle provocation, Pierre Gattaz cherche à régler ses comptes avec l’OIT qui, en novembre 2007 avait contraint le gouvernement de l’époque à sacrifier le Contrat Nouvelles Embauches, qui violait l’article 4 de la convention 158, justement sur cette question de la justification des motifs du licenciement.

Comme l’a relevé Bernard Thibault, membre travailleur du Conseil d’Administration du Bureau International du Travail, « le Medef prend désormais pour cible le code international du travail, en écho du patronat mondial qui s’attaque frontalement à l’OIT et à ses normes depuis plus de deux ans ».

La CGT condamne la position du Président du Medef qui insulte les engagements internationaux de la France.

Le patronat cherche à lever les derniers obstacles à la mise en concurrence des salariés entre eux en sacrifiant leurs droits les plus élémentaires et en les livrant à l’arbitraire et à l’injustice. Elle s’opposera résolument aux tentatives du Medef de s’attaquer aux normes et régulations du travail, en France comme au plan international.

Au moment où le chômage et la précarité des salariés est au plus haut ce ne sont certainement pas les fantasmes du Medef qui nous servirons à sortir de la crise.

Chef du gang MEDEF, massacre les droits aux allocations des chômeurs, travailleurs intérimaires et intermittents ; tentatives régulières d’attaques sur le SMIC ; sur le dos des salariés de Radiall, s’est octroyé une hausse de 29% en 2013. A volé en 2013 comme PDG 420.000 euros sur le dos des travailleurs, soit l’équivalent d’un SMIC mensuel par jour, samedis et dimanches compris. Comme ses complices du patronat, la seule chose qu’il n’aura pas volé, c’est la colère de la classe ouvrière !

Chef du gang MEDEF, massacre les droits aux allocations des chômeurs, travailleurs intérimaires et intermittents ; tentatives régulières d’attaques sur le SMIC ; sur le dos des salariés de Radiall, s’est octroyé une hausse de 29% en 2013. A volé en 2013 comme PDG 420.000 euros sur le dos des travailleurs, soit l’équivalent d’un SMIC mensuel par jour, samedis et dimanches compris. Comme ses complices du patronat, la seule chose qu’il n’aura pas volé, c’est la colère de la classe ouvrière !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Pour s’assurer des bénéfices et des profits record, les grandes entreprises ne sont pas en manque d’imagination. Jeux d’écriture comptables et « comptabilité créative », distinction entre centres de coûts et centres de profits, fausse dégradation des comptes et dettes internes aux groupes, optimisation fiscale, sous-traitance en cascade et externalisation du non-respect du droit du travail aux petites entreprises, achats puis reventes d’usines sans syndicalistes, appropriation de brevets et de technologie avant fermeture de site, etc. La panoplie des techniques patronales pour compresser les coûts salariaux et dégager le plus de « marges » est bien rôdée. Le plus souvent les fermetures de site ou tout simplement la dégradation des conditions d’emploi et de travail ne sont pas le résultat d’une « crise » de l’entreprise mais bien plus d’une stratégie de manipulation financières et comptables.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le contrat de travail unique, considéré comme une "idée intéressante" par le Premier ministre Manuel Valls, est une proposition qui revient de façon récurrente à droite et du côté du Medef. La CGT et les autres syndicats rejettent fermement cette proposition.

"Depuis dix ans, cette idée est travaillée dans notre pays" mais tant le Conseil d'orientation pour l'emploi que le Conseil économique social et environnemental l'ont "dégommée" a réagit ce vendredi Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT sur Europe 1. Nicolas Sarkozy avait en effet tenté cette proposition en 2007. Elle a été reprise jeudi par Manuel Valls, qui sous prétexte d'agir sur les "inégalités importantes" entre les salariés "très protégés" en CDI et les précaires en CDD et en intérim, entend niveler tout le monde vers le bas. Une idée qui figure également dans les propositions récentes du Medef, pour qui casser le CDI permettrait de résoudre "la peur de l'embauche" des entreprises.

Avoir un seul contrat pour remplacer toutes les formes de contrat existantes (dont CDI, CDD), la CGT ne "souhaite pas que ce soit testé" car "ce serait la fin du contrat à durée indéterminée", "c'est une remise en cause du CDI" martèle Thierry Lepaon. "C'est pas la nature du contrat de travail qui inverse la courbe du chômage, c'est la croissance, c'est l'investissement, c'est l'emploi" explique le secrétaire général de la CGT. Pour "que le chômage arrête de progresser" et "sécuriser les parcours professionnels", il a au contraire appelé à "durcir la loi sur les contrats à durée déterminée", regrettant que les embauches en CDD soient devenues "la règle", notamment pour les jeunes à l'entrée de la vie active. Sept embauches sur dix sont en effet à durée déterminée. Pourtant, depuis le 1er juillet 2013, le coût de certains CDD, dont ceux de très courte durée, a été surenchéri pour les employeurs. Mais Thierry Lepaon explique que "les employeurs s'assoient volontairement sur la loi pour déréglementer le marché du travail, et notamment les conditions de vie, de travail et de rémunération".

Avec un peu de prudence, le Premier ministre a estimé dans son interview à l'Obs que "ces discussions sur le contrat unique doivent avoir lieu d'abord au sein des partenaires sociaux". Il a sa réponse : un « non » ferme.  "Forcément, nous ne sommes pas d'accord avec cette proposition", a renchérit à l'AFP Eric Aubin (CGT), assurant qu'un tel contrat provoquerait un "affaiblissement du CDI et un accroissement de la précarité". 
"S'il s'agit de faire un contrat qui s'arrête quand on veut, ça ne peut pas nous aller. On est en train de précariser encore plus les salariés", estime de son côté le président de la CFTC Philippe Louis. "On avait écarté le contrat unique parce que c'était introduire une autre forme de rupture" du contrat de travail, une flexibilité "dont les salariés souffriraient, dont l'économie du coup souffrirait et dont les entreprises ne tireraient pas grand chose", a-t-il ajouté.  Même son de cloche du côté de la CFDT pour qui cette idée n'est qu'"une vieille lune".

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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