SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Appel Cgt et Communiqué usine

news-copie-1.gif

ATTENTION, lundi 18 au matin, car nous attendons des confirmations, il sera révelé une INFO importante par la CGT d'Unilever France, qui va redonner une vie et un avenir au site.

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #FRALIB

La lutte de nos collègues de FRALIB pour maintenir leur usine en vie et leur emploi contre ce projet inadmissible de fermeture.

UNILEVER, ce groupe voyou et anti-social a supprimé depuis 10 ans plus de 7 000 emplois en France et ne s'arêtera jamais, sauf si tous les salariés disent STOP.

Il faut tout de même se rappeler chez LEVER FABERGE,qu'en avril 2000 UNILEVER annoncait la fermeture du site d'HAUBOURDIN avec plus de 450 licenciements alors que le directeur du site 2 mois avant avait offert une bouteille de champagne aux salariés  pour "souligner" le meilleur chiffre depuis 8 ans en terme de résultat. Ce directeur qui 10 jours aprés devait déclencher un CCE extraordinaire afin d'annoncer la fermeture  du site et s'en suit par la suite un montage financier  infernal de 18 mois d'UNILEVER  avec COVENTRY et BILORE.

Et sur le site de Le Meux, comment encore croire à cette direction complètement aux abois, qui ne cesse de marteler que tout ira mieux, alors que ce discours nous l'entendons depuis 2006. Il faut tout de même se rappeler que nous avions les en tant qu'organisations syndicales, que le recrutement d'un DRH extérieur au groupe UNILEVER était inquiétant et une mauvaise nouvelle !!! Les collègues de la R&D s'en rappellent maintenant.

Pour Haubourdin, pour ceux et celles qui ne le savent pas, UNILEVER avait embauché Mr CARON Emmanuel (ancien DRH de l'OREAL) 2 ans avant le projet. Le cantonnier d'UNILEVER, Mr FAURE Frédéric avait fini le travail. Euh ... il faut tout préciser que lui est toujours en place, et nous le verrons à l'oeuvre une nouvelle fois lors du comité de groupe France qui se tiendra les 18 et 19 octobre prochain à la maison de la chimie à Paris.

Vous pouvez toutes et tous venir  bien entendu !!!

Couillofraiche.JPGPour FRALIB, UNILEVER a embauché Mr LLOVERA Angel, gracement payé "coulliofraîche", pour fermer le site, voilà la vérité.

Nous en dirons plus dans quelques jours, et nous dévoilerons les vrais chiffres de l'usine de Le Meux. Nous expliquerons comment la direction du site, Mr LAINE Bruno (responsable des opérations du site qui coule et ancien responsable de la production ) et ses soldats (notamment petit soldat Mr PELLEGRINI - soi-disant responsable de production) qui trichent avec les chiffres comme par exemple avec l'OEE.

Pour l'instant, voici une vidéo, une vraie vidéo de FRALIB qui n'est pas le résultat d'une "magouille" par les grandes chaînes nationales comme TF1, FR2, etc...

Un clic sur le lienICI: les salariés de FRALIB au top !!!

 

Le thé ELEPHANT restera à GEMENOS

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Infos divers sociétés et fournisseurs

Trois syndicats minoritaires (FO, CFTC, CGC) ont signé un accord collectif qui entérine les réductions de coût du travail (gel des salaires, perte de jours de RTT, baisse des primes d'intéressement) exigées par la direction de Continental Automotive (sites Continental du Sud-Ouest (Foix, Boussens, Toulouse) en échange d'un engagement sur la pérennité des emplois pendant 5 ans. La CGT et la CFDT, qui représentent 57% des voix, pourraient faire jouer leur droit d'opposition afin de faire annuler l'accord.

Baisse des salaires : un référendum ne suffit  pas !

Il faut savoir qu'une réduction de salaire ne peut être imposée à un salarié par une entreprise, même si une majorité d'employés a approuvé cette mesure lors d'un référendum interne. Eh oui la porole reste aux salariés, car une entreprise qui souhaite modifier un des éléments essentiels du contrat du travail d'un salarié  (le salaire en fait bien entendu partie) doit d'abord obtenir l'accord de celui-ci. Le salarié est libre de refuser cette modification de son contrat de travail, même s'il peut alors s'exposer éventeullement à un licenciement. Autrement dit, le référendum n'a pas de valeur juridique. Sa portée est symbolique et vise à faire accepter par la communauté des salariés une telle mesure.
Lorsque le référendum approuve une modification des dispositions de certains accord collectifs (nombre de RTT, par exemple), ces modifications n'interviendront que si un nouvel accord collectif est négocié et signé entre des organisations syndicales représentatives et l'entreprise. C'est là tout l'objet de "l'affaire" Continental de Toulouse.

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #FRALIB

la provence logo

Publié le mercredi 13 octobre 2010 à 12H20

Tête-à-tête musclé hier entre 75 salariés refusant la fermeture et la direction.

Ambiance très tendue hier après-midi à l'usine Fralib de Gémenos. 75 salariés en colère ont brièvement retenu le directeur dans les locaux.
Ambiance très tendue hier après-midi à l'usine Fralib de Gémenos. 75 salariés en colère ont brièvement retenu le directeur dans les locaux.

Photo M.-C.B.

La tension est montée d'un cran, hier, dans l'usine de conditionnement de sachets de thé Fralib (Lipton et Éléphant), à Gémenos, où travaillent 182 personnes, et dont le groupe Unilever a annoncé la fermeture. Alors que les représentants syndicaux devaient discuter avec la direction de l'accord de méthode -qui fixe les modalités de discussions entre partenaires sociaux en vue d'un éventuel plan social-, l'ensemble des salariés présents sur le site à l'occasion d'une assemblée générale, s'est rendu dans la salle de réunion.

Le directeur Angel Llovera, et son responsable des ressources humaines Jean-Noël Cormier, se sont retrouvés face à 75 salariés en colère, et mitraillés de question. "Ils sont venus vous exprimer leur mépris. Cette usine, on va pas la fermer, toi, tu vas partir et nous on va rester", lançait Gérard Cazorla, le secrétaire CGT du comité d'entreprise, en préambule.

Une fermeture infondée ?

"Elle est où la raison économique ?", interrogeait encore un salarié, s'appuyant sur l'exemple de Nestlé, que le conseil de prud'hommes vient d'épingler en jugeant que la fermeture de l'usine de Saint-Menet n'était pas économiquement fondée. Pour les salariés de Fralib, qui viennent de lancer une expertise concernant le fonctionnement du groupe Unilever, le site de Gémenos est viable : "Actuellement, la demande de sachets "double chambre" (l'essentiel de la production de Gémenos, Ndlr) en Europe est de 3 milliards de sachet s!", affirmait à son tour Olivier Leberquier, délégué syndical CGT qui a déjà vécu, en 1998, la fermeture de l'usine du Havre. Le 28 septembre dernier, le groupe avait justifié la fermeture du site en indiquant que "Unilever a perdu 20% de ses parts de marché dans les trois zones (France, Pays Nordiques et Italie) où sont vendues 85% des productions de Fralib", mais aussi parce que l'usine "représente à elle seule 27% des coûts pour 5,1% des volumes de production européens."

Des mensonges aux yeux des salariés, pour qui le groupe a enlevé, au fil des ans, des productions au site de Gémenos, afin de les implanter à Bruxelles, fragilisant le site. "On nous dit que 90% de l'activité va être implantée à Bruxelles, et 10% à Katowice (Pologne, Ndlr) mais une fois qu'ils auront fait ça, ils enverront tout le monde en Pologne", estimait hier en assemblée générale Olivier Leberquier pour qui "on va imposer à Unilever de rester ici".

Après une demi-heure de discussion musclée, les salariés, hier après-midi, ont empêché le directeur Angel Llovera de quitter la salle. L'échange "viril" s'est poursuivi, après une bousculade, dans une ambiance très tendue, avant que cette "séance", plutôt houleuse, ne soit levée, à l'initiative des salariés, vers 16 heures.

Les Fralib, qui ont déjà vécu plusieurs plans sociaux, sont prêts à de nouvelles actions: lundi, ils devraient pour la première fois depuis le 28 septembre, observer une journée de grève, afin d'envoyer des délégations dans l'ensemble des usines du groupe Unilever en France.

Marie-Cécile BÉRENGER (mcberenger@laprovence-presse.fr )

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #FRALIB

Les salariés de Fralib en colère

Publié le mardi 12 octobre 2010 à 17H37 (lien direct sur le site,ICI)

75 salariés de Fralib ont investi une salle de réunion où la direction devait rencontrer les représentants syndicaux cet après-midi dans le cadre des discussions qui font suite à l'annonce de la fermeture de l'usine de Gémenos où travaillent 182 personnes.
Pendant une heure, les salariés en colère, qui n'acceptent pas la fermeture décidée par le groupe Unilever, ont mitraillé de questions le directeur et son manager des ressources humaines, les empêchant même de sortir après une demi-heure de vive discussion. Après une bousculade, l'entretien, très vif, entre les parties, a repris. Les Fralib ont programmé des actions dans toutes les usines du groupe Unilever, la semaine prochaine, pour dénoncer une fermeture qu'ils jugent infondée.

Les élus Cgt du site d'UNILEVER France de Le Meux appel les salariés du site à venir les rencontrer le lundi 18 octobre devant l'usine lors d'un débrayge par soutien à leur lutte qui est de maintenir le site afin de préserver leur emploi. Prenez le temps de lire le tract, il y aura  notamment une prise de parole vers 13h, et une demande d'entretien avec la direction du site.

Le tract qui sera distribué demain matin par les élus CGT

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #INFO importante usine

Dernier délai 

Le lundi 18 octobre 2010 à 16h

Si vous avez des soucis pour "boucler votre dossier" ou si toutefois vous voulez des informations complémentaires, il vous suffit de venir aux permanences pour en discuter avec les élus. Celle-ci sont inscrites sur les panneaux syndicaux. Actuellement plus de 50 salariés ont souhaité que nous étudions leur dossier.

Prendre connaissance du premier tract, ICI

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Infos divers sociétés et fournisseurs

Nestlé. Le groupe mulitinational condamné par les Prud’hommes.
Le licenciement des salariés de l’usine Nestlé de Saint-Menet, est abusif. Tel est le jugement rendu vendredi, par le Conseil des prud’hommes.
Lorsqu’il y a quatre ans, le géant de l’agroalimentaire, avait décidé de fermer son usine de la vallée de l’Huveaune, il s’était débarrassé de ses salariés en avançant des raisons économiques. Ce motif a été jugé infondé par le tribunal qui a estimé que « les licenciements sont dépourvus de cause réelle et sérieuse ».

Pour lire la suite, cliquez sur le logo du journal.11 octobre 2010

La Marseillaise

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Réunions de CCE

Vendredi 8 octobre, le secrétaire CGT du Comité Central d'Entreprise d'UNILEVER France HPC I, Mr BRIESMALIEN Frédéric à officiellement demandé par LRAR lenvoyé au président du CCE et Pdg de la société la tenue d'une réunion des membres, comme le Code le travail le permet.

Vous pouvez prendre connaissance du courrier envoyé par le secrétaire ci-dessous.

A bientôt.

censure21.jpg

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #AVENIR RETRAITES

new_029-copie-1.gif

Prenez connaissance du document en cliquant sur l'image ci-dessous. La politique de l'autruche ne sert que les intérêts du patronat et du gouvernement. Si rien ne bouge, et si nous les laissons faire, la prochaine étape sera le sort de la sécurité sociale que beaucoup de charognards de la finance souhaite voir basculer dans le privé. Il n'y aura que les riches qui pourront se soigner, comme il n'y aura que les riches qui pourront profiter pleinement de leur retraite.

 

CETTE REFORME REPRESENTE LE PLUS GRAND RECUL SOCIAL, ALORS DEBOUT SALARIES et BLOQUONS la FRANCE.

Le peuple doit être consulté, car avec SARKO c'est la DICTATURE

retraite-a-vivre

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #AVENIR RETRAITES

 

SARKO est un menteur, car allonger la durée de cotisation, c'est faire baisser mécaniquement le niveau des pensions car de moins en moins de salariés atteignent l'âge de la retraite avec le plein de leurs droits

Les deux précédentes réformes, en 1993 et 2003, ont conduit à une baisse drastique du niveau des pensions. Mais la question du financement n'est toujours pas réglée. Jamais on a voulu augmenter les ressources afin de garantir le niveau des pensions et l'équilibre des régimes. Or, si l'on maintient les ressources au niveau actuel mais que le nombre de retraités augmente, les pensions vont baisser mécaniquement.

Si nous réglions la question de l'emploi, 50% des besoins de financement seraient trouvés. Or aujourd'hui, les jeunes entrent sur le marché de l'emploi à 23 ans, trouvent un emploi stable à 27, subissent la précarité tout au long de la carrière, et sont jetés des entreprises, en moyenne, à 58 ans et neuf mois! Il suffit pour cela de se rappeler que dans notre usine de Le Meux, des salariés sont partis à cet âge !!! et même que malheureusment certains et certaines n'ont profités de leur retraite que 3, 4 ou 5 ans tout au plus. Alors à vous d'imagez, de devoir partir à 65 ans ou à 67 ans pour pouvoir bénéficier d'une retraite à taux de plein en sachant que la durée de vie aprés 60 ans pour un ouvrier est de 17,5 ans et 25 pour un cadre!!!

 

Un cadre reçoit un montant total de pensions de retraite – cumulé tout au long de sa vie - trois fois plus élevé qu’un ouvrier. La réforme des retraites va accroître encore les inégalités en la matière. Les explications de Noam Leandri et Louis Maurin, de l’Observatoire des inégalités.

Un cadre à la retraite reçoit un montant total de pensions de retraite – cumulé tout au long de sa vie, voir graphique - trois fois plus élevé qu’un ouvrier. Alors que le premier peut compter sur un total de 816 000 euros selon nos calculs, le second ne touchera que 282 000 euros. Normal ? Injuste ? Les inégalités face à la retraite sont souvent très mal expliquées. La hausse de l’âge légal, qui pénalise au premier chef ceux qui ont commencé à travailler tôt, est la mesure la plus inégalitaire. Tentative d’éclaircissement.

 

Retraites et inégalités : les facteurs en jeu

Le premier facteur qui alimente les écarts de pension est lié à leur mode de calcul. Les retraites sont proportionnelles aux niveaux des salaires. Les inégalités de retraite reflètent d’abord les écarts qui existent en matière de fiches de paie.

Mais les mécanismes du système de cotisations permettent aussi aux cadres de toucher plus, car ils cotisent davantage pour la partie dite « complémentaire » de la retraite. Le système de retraite français est en effet composé de deux étages : un régime de base et un régime complémentaire. Dans le privé, la pension du régime général de la Sécurité sociale équivaut à la moitié du salaire perçu au cours des 25 meilleures années, avec un plafond fixé en 2010 à 2 885 euros par mois. Dans la fonction publique, la pension équivaut aux trois-quarts du dernier traitement (salaire de base hors prime). En outre, un régime additionnel créé en 2003 permet aux fonctionnaires de cotiser un peu sur les primes qu’ils perçoivent en plus de leur traitement. Le régime complémentaire du privé sert à cotiser sur la partie élevée du salaire à un taux plus important (20 % environ). Enfin d’autres systèmes permettent d’utiliser une partie de son épargne pour financer ses vieux jours.

 

Espérances de retraite par catégorie sociale

Le deuxième facteur qui explique les inégalités est la durée de vie. En moyenne, à l’âge de 60 ans, un cadre peut espérer vivre 23,3 ans, un ouvrier 17,4. Soit six années ou un tiers de pensions de retraite de plus. Les écarts d’espérance de vie en bonne santé sont encore plus grands. A 35 ans, l’écart d’espérance de vie entre cadres supérieurs et ouvriers est de six ans, mais il est de 10 ans pour l’espérance de vie sans incapacités. Les écarts entre milieux sociaux tendent même à s’accroître chez les hommes. Cette inégalité est liée à un très grand nombre de raisons complexes, qui vont des habitudes de vie (alimentation par exemple) aux conditions de travail, en passant par la relation au système de soin qui n’est pas la même selon les catégories sociales.

 

Travailler tôt et partir tôt

Le système français est double : il combine un âge de départ et une durée nécessaire de cotisation pour obtenir une retraite complète. Il existe en réalité un âge « légal » (60 ans) auquel on a le droit de partir. Mais on ne touche alors une pension complète que si l’on a cotisé suffisamment : 41 ans en 2012 (soit 164 trimestres pour tous ceux nés après 1952), c’est-à-dire pour un peu plus de la moitié de sa vie pour les hommes, un peu moins pour les femmes. Cet âge est « théorique » pour ceux qui ont commencé à travailler trop tardivement, car il ne permet pas d’accéder à une retraite pleine s’ils n’ont pas validé le nombre suffisant de trimestres. A 65 ans, tous les salariés peuvent toucher leur retraite à taux plein, mais toujours en proportion des trimestres cotisés : il ne s’agit donc toujours pas d’une pension pleine.

Un système calculé uniquement en fonction d’une durée de cotisation et non d’un âge légal est plus juste. Ceux qui ont commencé tôt partent plus tôt. Les écarts d’espérance de vie sont alors partiellement compensés pour la retraite par le fait que les salariés les moins qualifiés commencent à travailler de façon précoce. C’est sur cette base que certains métiers particulièrement pénibles – comme les mineurs ou les conducteurs de train à vapeur – ont obtenu le droit de liquider leurs retraites à taux plein encore plus jeunes (50 ans). D’autres professions qui nécessitent une bonne condition physique ont aussi bénéficié d’âges de départ anticipés (policiers et contrôleurs aériens à 50 ans, infirmiers à 55 ans). Quoi qu’il en soit, pour de nombreuses raisons, un système de retraite a toujours besoin d’un âge légal maximum, sinon certains salariés seraient contraints de travailler jusqu’à leur mort.

La barre des 60 ans favorise ceux qui disposent d’une espérance de vie plus longue ce qui augmente les inégalités. Mais à cet âge, ceux qui ont commencé tardivement ne touchent pas leur retraite à taux plein, ce qui atténue cet effet… Pour un certain nombre de salariés, l’âge de départ est déjà de fait de 65 ans. L’inégalité est la plus forte pour ceux qui ont cotisé leurs 40 années avant leur soixantième anniversaire, souvent dans des métiers très difficiles, peu qualifiés, dont la pénibilité n’est pas reconnue pour leur retraite. D’où la mise en place de dispositifs de départ anticipé ou de bonus pour ceux qui ont travaillé au-delà de leurs 60 ans. Le dispositif de départ anticipé pour « carrières longues » créé en 2003 autorise les personnes qui ont commencé à travailler très jeunes (avant 17 ans) à prendre leur retraite avant 60 ans, au mieux à 56 ans, dès lors qu’ils ont validé 168 trimestres. Ce qui représente 42 ans de travail tout de même.

 

Comment comprendre dans ce contexte le débat actuel sur la réforme des retraites ?

Si fixer un âge de départ est plus inégalitaire qu’une durée de cotisation, plus on élève cet âge, plus le système est injuste : les plus pénalisés seront ceux qui ont commencé à travailler le plus tôt, pour les autres, l’élévation de l’âge peut même n’avoir aucun effet. Pour eux, c’est la durée de cotisation qui devrait être d’abord être prise en considération. Même si, on l’a vu, il faut toujours fixer un âge limite d’activité.

La question fondamentale qui se pose est celle du lien entre la pénibilité du travail, l’espérance de vie et la durée de cotisation. Les métiers qui aujourd’hui sont les plus pénibles, qui « usent » le plus ne sont plus ceux qui permettent de partir le plus tôt et de profiter de sa retraite le plus longtemps. Les mineurs ont disparu et notre système a mal vieilli. Aujourd’hui, les TGV ont remplacé les machines à vapeur et leurs conducteurs partent à la retraite à 50 ans en moyenne, dix ans avant les maçons… L’âge moyen de départ est ainsi de 54,8 ans à la RATP ou 55,4 ans à EDF pour des métiers qui ne sont pas toujours les plus pénibles.

Au cours des 50 dernières années, l’espérance de vie a gagné 11 ans, on peut imaginer qu’une fraction soit consacrée au travail. Cela a d’ailleurs déjà été le cas avec le passage de 37,5 à 40 ans, décidé en 1993 pour le secteur le privé et en 2003 pour le secteur public. Encore faut-il tenir compte des écarts entre les professions. L’un des grands enjeux du débat actuel sur le système de retraites est de définir ce degré d’usure. La définition de la pénibilité est particulièrement difficile, comme l’est sa mesure : ainsi, on ne dispose par exemple d’aucunes données sur les espérances de vie détaillées par catégories sociales.

Malheureusement, ceux qui disposent des métiers physiquement les plus durs ne sont pas toujours ceux qui ont le plus de poids dans le débat public, notamment du fait de leur faible représentation syndicale (bâtiment, grande distribution, hôtellerie-restauration, etc.). Les maçons ou les caissières sont peu syndiqués et n’ont pas les moyens de paralyser longtemps le pays. Les conditions de travail de certains salariés des services doit être pris en compte, notamment pour les moins qualifiés (centres d’appels, vendeuses, etc.). Il n’en demeure pas moins que les contraintes physiques que rencontrent les travailleurs manuels de l’industrie restent celles qui usent le plus l’organisme.

La durée de cotisation est donc un élément déterminant. Lui donner plus de poids et moins à l’âge permettrait de réduire les inégalités entre catégories sociales. Encore ne faut-il pas perdre de vue qu’avant toute chose, il faut que chacun retrouve un emploi et que c’est d’abord en améliorant les conditions de travail et en réduisant le nombre des métiers les plus durs physiquement que l’on permettra au plus grand nombre de profiter d’une retraite bien méritée…

Et les femmes ?

Bénéficiant d’une espérance de vie très supérieure à celle des hommes (environ 7 années), les femmes sont théoriquement favorisées en matière de retraites sur l’ensemble de la durée de vie. Reste qu’au moment du départ, les femmes perçoivent une pension inférieure de 42 % à celle des hommes en moyenne. Ceci pour deux grandes raisons : d’une part les femmes sont en moyenne nettement moins rémunérées que les hommes, d’autre part un grand nombre d’entre elles n’ont eu que des carrières incomplètes, liées notamment à la maternité.

En outre, si les femmes vivent plus longtemps, leur santé est relativement moins bonne à un âge élevé. A 60 ans, l’écart d’espérance de vie sans incapacité dans les activités en général entre hommes et femmes - 1,3 année - est beaucoup plus réduit que l’écart d’espérance de vie totale, 4,2 ans (lire le document de l’Ined).

 

Alors le 12 octobre tous dans la rue

 

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #AVENIR RETRAITES

Avec cette vidéo qui peut encore croire aujourd'hui que la réforme des retraites proposée par  ce gouvernement est favorable aux salariés en écoutant le trés grand copain à SARKO. Voilà l'avenir !!!

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Unilever Europe

Voir les commentaires

Visiteurs

445715

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Articles récents

Hébergé par Overblog