SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

source affiche : initiative communiste prcf

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A deux mois de l'élection présidentielle, les grandes manœuvres de l'oligarchie vont-elles priver notre peuple de s'exprimer en toute liberté ? [Par Jean Lévy]

Le Piège

Ainsi, ce matin, les infos nous apprennent que Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, à défaut de s'entendre sur une candidature commune, ont décidé, durant la campagne, de ne" pas s'attaquer l'un l'autre" et d'observer entre eux une sorte de neutralité.

Cette prise de position, de la part du leader de "La France Insoumise", nous interroge et nous inquiète. Benoît Hamon est bien le candidat du Parti socialiste. Celui-ci a détenu tous les lieux de pouvoir pendant ces cinq dernières années : la présidence de la République, les divers gouvernements qui se sont succédés, la grande majorité des députés et des sénateurs. Les socialistes détenaient, au début de la législature, l'exécutif de la quasi-totalité, des départements et des municipalités.

Ils avaient donc tous les moyens d'appliquer la politique sur laquelle, Président en tête, ils avaient été élus. Ils ont tourné le dos à tous leurs engagements. De la "Finance", soi-disant leur ennemie, ils ont - sans état d'âme - légiférer en sa faveur, obéit aux consignes du Medef, privé le monde du travail des filets de protection que Code et conventions collectives, ils ont livré aux patrons la main-d’œuvre salariée.

En cela, François Hollande, ses ministres et ses élus n'ont fait qu'appliquer les directives de Bruxelles, la loi d'airain de l'Union européenne imposant comme loi fondamentale la libre circulation des capitaux, des hommes et des marchandises dans le cadre de la loi du libre marché.

Cette politique, contraire aux engagements pris devant les électeurs, a suscité une immense colère populaire. Les mouvements sociaux du printemps ont illustré le climat du rejet du pouvoir dit "socialiste". C'était l'époque où fleurissait le slogan : "Le peuple déteste le PS !"

Face à cette situation, François Hollande a jeté l'éponge : il a décidé de ne pas se représenter, une première pour un Président de la République. Puis l'électorat socialiste a éliminé Manuel Valls, jugé co-responsable du discrédit touchant le parti qui était aux manettes durant cette législature. De même, à droite, lors de sa primaire, les électeurs ont éliminé Sarkozy et Juppé, considérés également responsables de la politique rejetée en 2012, ont changé de cheval avec François Fillon.

Confrontées à un tel désaveu, les forces de l'argent se sont inquiétées : il fallait mettre en place un dispositif nouveau pour, non seulement poursuivre la politique condamnée, mais aller plus loin dans la mise en cause de ce qui subsistait encore de la protection et des droits sociaux, considérés par le Medef comme des entraves à la libre exploitation des couches laborieuses et de l'ensemble de la population.

D’où la sortie du chapeau du lapin Macron.

Il fallait de faire de cet ancien associé-gérant de la banque Rothschild, un homme "neuf" en politique. Choisi d'abord comme conseiller économique de François Hollande, il est promu ministre de l'Economie en 2014. C'est lui le promoteur, entre autres, de la loi travail Myriam Khomri qui vise à démanteler le Code du Travail afin de livrer sans défense les salariés au bon vouloir de leurs employeurs. C'est encore Macron qui participe au saccage de la SNCF en lançant sur le marché les fameux cars privés. C'est toujours Macron qui créé les emplois Uber, transformant les salariés en soi-disant autoentrepreneurs, nouveaux esclaves privés de protection sociale, de la Sécu, de congés et de retraites.

Emmanuel Macron est promu par la classe dirigeante le futur sauveur.

Fallait-il encore l'introniser parmi les larges masses.

Patronat et politiciens à sa dévotion ont donc conçu une stratégie pour y parvenir.

Il fallait à Macron prendre du champ pour sortir de l'opprobre visant le PS : il démissionne du gouvernement Valls en juillet et commence un grand show télévisé à outrance. Les médias aux mains des puissances d'argent font la UNE de leurs 'news', au profit du grand homme qui lancent sur le marché comme une eau de toilette. Et la campagne de 'pub' s'étend au long de l'automne. Ainsi sponsorisé, il se déclare candidat au milieu de ses 'fans', dûment chapeautés et rémunérés.

Faut-il, maintenant qu'il est le champ libre vers l'Elysée.

La droite traditionnellement extrême se choisit, elle aussi, un candidat qui a le soutien remarqué des Assurances privées. François Fillon ne cache pas sa relation avec l'ancien PDG d'AXA et de son Institut Montaigne. De ce côté, sa candidature peut faire de l'ombre à celle d'Emmanuel Macron, tout en concurrençant Marine Le Pen, dans son électorat le plus réactionnaire. Malgré cet aspect, "Le Canard Enchaîné" sort providentiellement un dossier accablant sur la moralité du candidat des Républicains. Ce qui perturbe la campagne de celui-ci et sert les intérêts d'Emmanuel Macron.

Car l'enjeu est simple : la place parmi les deux premiers candidats au premier tour, ce qui qualifie automatiquement celui-ci au second, face à Marine Le Pen favorite de tous les sondages.

Comment dans ces conditions faire gagner Emmanuel Macron ?

Faire en sorte qu'aucun candidat exprimant la volonté de changement souhaitée par la population en lutte au printemps, n'accède au second tour face à la candidate du Front national. Car, si celle-ci fait en sorte d'apparaître comme hostile à Bruxelles - sans s'engager frontalement contre l'Union européenne -, elle devient pourtant une cible pour les Croisés de l'Europe, dont les plans visent à réduire à zéro le peu de souveraineté dont la France dispose encore. D'où la campagne forcenée menée contre la candidate frontiste, désignée comme l'ennemi à abattre.

Cette situation n'est rendue possible dans l'hypothèse où l'opposition populaire n'aurait pas de candidat au second tour. Et tout est fait pour éviter une telle confrontation.

Il était possible d'envisager une déferlante de l'électorat de Jean-Luc Mélenchon au premier tour avec le rassemblement populaire de la France Insoumise, dont il est l'initiateur.

Faisant le bilan implacable de la gouvernance PS depuis cinq ans, Mélenchon était en mesure de mobiliser, les couches victimes de la politique suivie par Hollande, Valls et Macron.

Le PS et le CAC 40 s'en sont inquiétés. Ils ont cherché le moyen de circonscrire le danger. Ils l'ont trouvé à travers la primaire du PS en janvier avec la victoire de Benoît Hamon, baptisé par les médias, leader d'une "gauche" nouvelle, en rupture avec la politique suivie ces cinq dernières années. A l'égal de "Mon ennemi, c'est la finance" en 2012. En fait, le rôle de 'frondeur' joué par Hamon est utilisé pour faire de lui un "opposant" aux ministres PS. Aujourd'hui, cette attitude lui permet d'accéder au rôle leader de la "gauche" aux yeux de l'opinion... Et de concurrencer la candidature de Jean-Luc Mélenchon...

Ainsi, aucun des deux ne pourra accéder au second tour, permettant ainsi au scénario de l'oligarchie de se réaliser : Macron, sauveur de la démocratie face à Marine Le Pen...avec le soutien de Benoît Hamon !

Jean-Luc Mélenchon devrait dénoncer cette triste mise en scène.

Or, selon les infos de ce jour, le leader de la France Insoumise et le candidat su PS ont "convenu d’un code de respect mutuel dans la campagne".

Dans ces conditions, la dénonciation de la politique menée par le Parti socialiste dont, aujourd'hui, Hamon est le candidat officiel, pourra-t-elle être menée clairement ? Et cela au moment, où celui-ci, sur les ondes de France Inter, se dit le plus dévoué à la cause européenne !

Comment, dans ces conditions, mobiliser le peuple français, celui qui a voté NON à l'Europe en 2005, celui qui défilait de la Bastille à la Nation ce printemps ?

Serons-nous les spectateurs impuissants d'un "Tous contre Marine Le Pen », permettant au candidat de l'oligarchie, Emmanuel Macron, de prendre le pouvoir en France au nom du CAC 40, en mai prochain ?

Il est encore grand temps d'unir le peuple de France pour la défense de sa souveraineté, contre la politique d'abandon national des candidats de l'oligarchie, quelle que soit leur étiquette. C'est la seule façon de rassembler massivement pour imposer une politique de progrès social toutes les forces populaires, aujourd'hui dominées par les forces de l'argent.

J.L.

Publié par El Diablo

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
SOYONS VIGILANTS

L’attitude et le comportement de notre direction ne sont pas anodins sur les congés payés. Ne comptons pas sur eux pour faire front à leur supérieur puisqu’ils appliqueront au pied de la lettre tous les ordres qui viennent d’en haut, et même si cela peut être néfaste pour l’usine dans le temps ! (Néfaste = pour nos conditions de travail, qualité de vie au travail et climat…)

Toujours avec le même raisonnement, Nous devons nous plier à leur exigence de rendement, ils sont dans une logique financière et nous devrions nous y résoudre, dégradant nos conditions de travail une fois de plus.

Il n’y a aucune limite

Toujours pour les mêmes motifs (Loi du marché, compétitivité, coûts…) et surtout de maintenir le gavage des actionnaires, nous devons être encore plus « profitables », les grands dirigeants n’ont que faire de nos vies.

Pourquoi ?

Parce qu’Unilever refuse d’embaucher à la hauteur des besoins de l’usine, précarise de plus en plus nos sites, ne nous donne pas les moyens de travailler dans les meilleures conditions et maintenant elle s’attaque à nos congés pour paliers aux manques de titulaires prétextant pour répondre aux demandes des MSO. Notre direction nous dit que tout va très vite et nous devons être plus réactifs ; ils veulent un regard sur les congés des salariés afin d’exploiter la polyvalence jusqu’à l’extrême. De surcroit, ils sont incapables de prévoir ce que l’on va faire dans les semaines à venir alors se projeter sur plusieurs mois…on se fout de nous !

Le problème est bien là, dans certains secteurs le problème sur la prise de congé ne se posera pas, mais dans d’autres ou le nombre de titulaires se limite à une seule personne, il y aura des problèmes. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, 200 ouvriers/employés titulaires pour 130 intérimaires à temps complet depuis plusieurs années.

Encore et toujours faire des économies sur notre dos, c’est lamentable !

En matière de compréhension, nous n’avons aucune lacune. Nous comprenons très bien vos conclusions et vos sous-entendus, nous ne sommes pas dupes mais il y a un moment, il faut arrêter de nous prendre pour des cons. Par contre, en faisant ainsi, vous alimentez encore une certaine rancœur !

Nous n’aurions pas cette précarité de Masse, nous n’aurions pas ce genre de débat, nous sommes arrivés à des niveaux inacceptables, il suffit qu’il manque un titulaire dans un secteur et c’est le foutoir !

Les salariés ont à cœur de bien faire leur travail et œuvrent pour l’avenir de cette usine. Contrairement à vous, dans plusieurs années nous serons encore présents. Les difficultés que nous rencontrons au quotidien sont le résultat de vos choix stratégiques à court termiste, voire parfois contradictoire et opposable. (OEE et service client par exemple…)

Contexte ou pas, avant votre prise de décision sur les congés, on avait jusque-là une certaine liberté (faisant partie d’un des grands avantages de cette usine), maintenant celui-ci est remis en cause.

Il serait temps de faire le point sur les petites épiceries du quotidien, de conditionner les mêmes produits sur 2 lignes différentes, retard de livraison, changement de planification de dernière minute…et arrêtez de mettre en avant des OEE trop bas, c’est insupportable. Eradiquons d’abord tous ces problèmes et nous y verrons plus clair.

                                                                                                                                                                                            LA CGT

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

« Le Problème C'est Celui De Ceux Qui Se Gavent » [REMIX MÉLENCHON]

Publié par El Diablo

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Des syndicalistes de la CGT ont pu discuter avec François Hollande du manque d'embauches, vendredi 24 février 2017. (source :RT/Normandie-actu)

Des syndicalistes de la CGT ont pu discuter avec François Hollande du manque d'embauches, vendredi 24 février 2017. (source :RT/Normandie-actu)

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PAR EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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par FSC

SOURCE : le site de l'UNION DEPARTEMENTALE CGT Paris

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
La CGT dénonce la vente des activités générique et façonnage de SANOFI !

Les organisations syndicales CGT, CFDT, FO, Sud chimie, dénoncent dans un communiqué les annonces du directeur général de Sanofi, Olivier Brandicourt, faites lors d’un comité de groupe extraordinaire ce 23 février. Il a annoncé un projet de vente de Cepia, l’activité de façonnage qui représente 30 % de l’activité totale de Sanofi. « Cette activité, au cœur de l’industriel du groupe Sanofi, tant pour la chimie et la pharmacie, maillage du groupe sur le territoire, ne peut disparaitre sans conséquences lourdes pour l’industrie pharmaceutique française », se sont alarmés la FNIC-CGT et CGT-Sanofi. Dans le même temps, Olivier Brandicourt a annoncé la vente de l’activité Zentiva, soit l’activité générique en Europe. « La direction a déclaré que l’avenir sera la biotechnologie, mais que l’investissement industriel ne se fera PAS EN FRANCE », a dénoncé l’intersyndicale. Plusieurs dizaines de militants syndicaux étaient présents devant le siège, pour dénoncer la stratégie de démantèlement de l’industriel de Sanofi en France. « La vente de Zentiva est actée mais elle n’est pas effective, elle pourrait intervenir en 2018. Concernant Cepia, la direction tourne autour du pot. La direction nous dit chercher une solution pour le vrac, mais dans les faits ils ont réuni les activités des sites Vertolaye, Elbeuf et Hongrie dans une seule et même entité, pour mieux les céder », explique Didier Bodin, coordonnateur CGT à Sanofi.
Dans une lettre du 10 février dernier adressée à la représentation nationale, l’intersyndicale de Sanofi s’alarme des conséquences sur l’emploi de pareilles restructurations : « Les annonces de cession d’activités nous inquiètent fortement quant au devenir du potentiel scientifique et industriel de Sanofi dans notre pays. La cession de l’activité de santé animale Merial, la cession prévue des génériques en Europe (Zentiva), ainsi que celle de la production chimique et la vente de principes actifs pour les tiers nommé Cepia, vont impacter directement plusieurs milliers de salariés et partiellement ou totalement l’ensemble des ACTIVITES DE SANOFI EN FRANCE », écrivent-ils. Tout en promettant de combattre cette politique qui condamne à terme l’industrie pharmaceutique française.

 

Publié par CGT Compiègne facebook

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
CHIFFRES DU CHÔMAGE JANVIER 2017
Un chômage élevé pour une précarité qui augmente, au détriment notamment des + de 50 ans
L’ analyse des chiffres du chômage du mois de janvier 2017 confirme que :

 la catégorie A (chômage total) ne baisse vraiment pas aussi vite que le souhaiterait le gouvernement : plus 800 personnes sur un mois et une baisse de 0,3 % sur 3 mois ;


– si la situation des jeunes de moins de 25 ans s’améliore légèrement, celle des plus de 50 ans continue de s’aggraver : + 1,7% sur 3 mois ;


 la précarité continue d’augmenter : le total des catégories B et C a dépassé les 2 millions de travailleurs précaires inscrits à Pôle emploi ( 2 018 500 !), la catégorie C connaissant même une progression de 3,4 % sur 3 mois et de 9,6 % sur 1 an ;


 le chômage total augmente donc à presque 5,5 millions pour les catégories A,B et C confondues et même à 6,24 millions toutes catégories A,B,C,D et E confondues.

La CGT continue de revendiquer la nécessité d’une politique de relance de l’emploi, particulièrement dans l’industrie et prévient le patronat qu’elle défendra les droits de tous les demandeurs d’emploi dans la négociation de la convention assurance chômage qui rouvre le 7 mars.

Mené par le Medef, le patronat a déjà prévu de baisser les droits, justement des plus de 50 ans et des 2 millions et plus de travailleurs précaires.

La CGT revendique des hausses de cotisation pour faire reculer le recours au contrat court qui alimente la précarité croissante.

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Publié par El diablo

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PAR FSC

Et pourquoi donc nos médias ne relaient pas largement la teneur de ce discours?

Gênés aux entournures ?

François Ruffin s'est vu décerner le César 2016 du meilleur film documentaire pour Merci patron. Il s'est présenté pour le recevoir revêtu d'un ti-shirt anti-Bolloré. Son discours:

Mon film parle d'une usine qui part en Pologne et qui laisse derrière un paquet de misère et un paquet de détresse. Au moment où je vous parle, c'est une usine d'Amiens qui s'appelle l'usine Whirlpool qui fabrique des sèches linges qui subit la même histoire puisque maintenant ça part là-aussi en Pologne. Il y a 15 ans c'était déjà à Amiens et c'était le lave linge qui partait en Slovaquie.

Pourquoi ça dure comme ça depuis 30 ans ? Ca dure comme ça depuis 30 dans parce que ce sont des ouvriers qui sont touchés, et donc on n’en a rien à foutre. Si c'était des acteurs qui étaient mis en concurrence de la même manière avec des acteurs roumains ça poserait problème immédiatement.

Si c'était des journalistes... Quand on touche à l'avantage fiscal de la profession de journaliste ça fait des débats aussitôt, il y a des tribunes dans les journaux. Mais imaginons que ce soit les députés dont on dise "les députés ne sont pas assez compétitifs". Un député français coûte 7 100 euros par mois, un député polonais revient à 2 000 euros par mois. Et encore je suis modéré parce qu'au Bangladesh un député c'est 164 euros.

Mais imaginons qu'on dise demain "Il faut délocaliser l'hémicycle à Varsovie". Et bien immédiatement il y aurait des débat à l'Assemblée Nationale et il y aurait un projet de loi. Et bien il n'y a pas de débat à l'Assemblé Nationale et il n'y a pas de projet de loi.

Donc dans ce pays il y a peut être des "sans dents" mais surtout il y a des dirigeants sans cran ! Donc maintenant Francois Hollande par exemple, il a l'occasion de montrer sur le dernier fil que son adversaire c'est la finance , qu'il peut faire des réquisitions, qu'il peut interdire les produits Whirlpool sur le territoire français, qu'il puisse sortir de l'impuissance et se bouger le cul.

Et je remercie aussi la famille Klur évidement mais Marie-Hélène Bourlard, parce qu'elle est déléguée CGT et ce sont des gens comme ça qui contribuent à faire tenir notre pays debout.

Je vous remercie.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Chauffeurs Uber : au volant avec les prolétaires 2.0, « entrepreneurs » pour 3,5 euros de l’heure

 

 

Ils travaillent plus de 60 heures par semaine et gagnent moins que le Smic. Ce sont les chauffeurs VTC. Ils seraient autour de 20 000 en France. L’arrivée de la plateforme numérique Uber a suscité espoirs et vocations pour de nombreux exclus du marché du travail. Et la marque a tout fait pour attirer de nouveaux « partenaires ». Derrière les promesses d’autonomie et d’activités rémunératrices, beaucoup découvrent la précarité, le salariat déguisé sans protection sociale, l’endettement et, au final, une nouvelle forme de soumission. Aujourd’hui en lutte, certains chauffeurs s’apprêtent à attaquer Uber en justice pour travail dissimulé. Reportage auprès de ces « uberusés » en colère.

Ils portent des costumes-cravates classieux, conduisent des berlines noires étincelantes aux vitres teintées et font pourtant des courses pour moins de 5 euros. « T’imagines ! On est moins cher que la RATP », lâche Ali, la quarantaine fatiguée en montrant une Peugeot 508 éclatante. Si quatre passagers font une course de 7 euros, ça leur revient à 1,75 euros par personne. »

Depuis plusieurs mois, la colère gronde sous les capots contre les plateformes numériques de mise en relation entre passagers et chauffeurs, Uber bien sûr, en tant que leader incontesté du secteur, mais aussi Snapcar, Le Cab, Chauffeurs privés ou MarcelCaB. La plupart des chauffeurs alternent entre ces marques mais restent fidèles au géant et ses 1,5 millions d’utilisateurs en France. Face aux grèves et actions à répétition de ses travailleurs « VTC », pour voiture de transport avec chauffeur, la direction d’Uber a été contrainte d’ouvrir, ce 22 février, des négociations avec leurs représentants syndicaux [1]. Au programme : étudier un dispositif de soutien aux chauffeurs en difficulté. Pour certains, l’« innovation » Uber commence à virer au cauchemar.

1100 euros net, sans droit au chômage et sans congés payés

Tous les matins, Ali se branche sur l’appli UberX pour commencer une journée de travail… à perte. Cet ancien serveur en restauration a beau travailler de 5h à 21h, il ne s’en sort plus depuis la baisse des tarifs pratiqués par Uber. Mais Ali n’a pas le choix. Il doit amortir sa Ford Mondéo qu’il a achetée à crédit plus de 30 000 euros pour se conformer aux modèles imposés par les plateformes. En guise de protestation, il ne prend même plus la peine de porter le costume ni de proposer les bouteilles d’eau ou bonbons à ses passagers. Ce qui a fait le standing et le succès d’Uber auprès des clients – accessibilité, disponibilité, tarification – fait désormais le malheur de ces conducteurs. « Uber X : c’est toujours mieux qu’un taxi », proclame le slogan. Tout dépend de quel côté on est assis.

Plusieurs banderoles flottent sur les escaliers de l’Opéra Bastille ce 16 janvier. « 15h/jour, 360h par mois, Uber m’exploite ». « 3,5 euro par heure, la solution au chômage de Macron ? ». Ici les propos de l’ancien ministre de l’Économie, fervent défenseur du modèle Uber, passent mal. Youssef vient de Villejuif. En dix heures de travail, il lui arrive de réaliser une quinzaine de courses sur lesquelles Uber prélèvera 25% de commission (35% pour le service de partage Uberpool). « Avant je faisais 1500 euros par semaine, maintenant je ne dépasse pas les 800 euros ». Soit 3200 euros de chiffres d’affaires par mois auxquels Youssef doit enlever les frais d’essence (500 euros) et la location de sa Mazda 6 (1600 euros). À la fin du mois, il touche autour de 1100 euros net. À cela, il faudra encore ôter la couverture du régime social des indépendants (RSI). Il en arrive presque au salaire qu’il percevait dans l’aéronautique, mais en travaillant cette fois le double. Et sans l’assurance chômage, les congés payés ni la retraite.

« Avec moins de 600 euros par mois, j’arrêterais bien mais je suis bloquée »

« Ces cochers du 21ème siècle » ne sont pas salariés d’Uber mais des « partenaires ». Ils travaillent le plus souvent sous le régime d’auto-entrepreneurs. Ils ne cotisent donc pas aux caisses de protection sociale. Pourtant, Uber reste perçu comme le premier « employeur » de jeunes issus des banlieues, offrant une opportunité d’insertion à une population exclue du marché du travail, sans CV ni diplôme. Un sondage commandé par la firme affiche que 55% de ses recrues étaient au chômage. Sauf que la plupart d’entre eux gagne finalement à peine le Smic en travaillant en moyenne 70 heures par semaine. On est donc loin des 2000 euros net mensuels pour 45 heures de travail hebdomadaire avancés par une étude financée par la direction d’Uber.

Pour Grégoire Kopp, porte-parole de l’antenne française d’Uber et ancien conseiller au ministère des Transport, les mauvaises conditions de travail de ses chauffeurs seraient dues à leurs « mauvais choix en termes de business plan » (Voir ici). Une position que n’est pas loin de tenir Robert [2]. « Faut pas exagérer c’est pas l’usine non plus, t’es assis dans une belle voiture, tu discutes avec les client. Si les conditions sont si mauvaises, pourquoi ne pas arrêter ? » relativise-t-il.

« Ils ont tout calculé pour mettre la pression »

Ce trentenaire d’une banlieue nord-parisienne a concrétisé le « rêve de nombreux chauffeurs ». Après avoir roulé pendant quelques mois avec une VTC qu’il louait en binôme avec un autre chauffeur, Robert a monté sa boîte. Il emploie désormais treize chauffeurs. Il montre fièrement le chiffre d’un de ses employés qu’il suit en direct sur son smartphone : 1673 euros net la semaine. Le montant détonne avec celui des autres. L’homme a roulé 64 heures en sept jours. « Ceux qui s’en sortent passent 17 heures au volant puis dorment dans leur voiture, j’en ai vus à l’aéroport », rétorque une manifestante. « Uber nous a vendu du rêve. Mais ensuite, on ne peut plus faire machine arrière », critique-t-elle. « Personnellement, si je n’avais pas de crédit, j’arrêterais. Mais je suis bloquée. Je vis avec moins de 600 euros par mois. »

Beaucoup ont cru à cette « uberéussite », promue par les publicités. Devenir son propre patron en quelques clics, un entrepreneur autonome, travailler à son rythme. Hanan, une des rares femmes présentes place de la Bastille ce jour de manifestation, travaille pour deux applications, LeCAB et UberX. En 2015, elle traverse une « petite période creuse » après la fermeture de son restaurant. Elle se lance dans le business VTC. « J’aimais la conduite, je me disais que je serais libre, que j’allais gérer ma journée. Je croyais que j’allais m’en sortir. Mais au fur et à mesure, on s’est rendu compte que ce n’est pas nous qui décidions. Ils ont tout calculé pour mettre la pression : nous sommes dans le stress tout le temps. »

Rouler 80 km à vide pour prendre des clients

En théorie, les travailleurs sont indépendants. En réalité le chauffeur n’a aucune marge de manœuvre sur ses commandes. Lorsque son « appli » bipe, il ne connaît ni le montant ni la destination avant d’accepter la course. Ce qui peut réserver quelques surprises. « Parfois, je me déplace dans les banlieues lointaines, à 7 km, pour découvrir que la course est de 3,5 km », témoigne Youssef. En plus, le temps d’attente ou le déplacement entre les courses n’est pas calculé, donc non rémunéré. Or de nombreux client réservent seulement pour quelques mètres. « S’il y a des bouchons, tu restes coincé vingt minutes pour 5 euros », poursuit le trentenaire.

Repérer les bons spots, « chasser » le voyageur potentiel, tourner dans l’espoir que son smartphone signale une course constitue le quotidien des chauffeurs. Légalement, ils doivent se diriger vers le siège de leur entreprise entre deux courses. Ils n’ont pas le droit de faire des maraudes, à la différence des taxis. « On prend tout le monde. À chaque heure, une catégorie différente. Le matin, ceux qui vont à la gare ou l’aéroport, ceux qui déposent leur enfant à l’école. Le midi, ceux qui vont de leur bureau au restaurant pour déjeuner », observe Mohamed, 46 ans, qui arrive des Mureaux (78) sur Paris tous les jours sans trouver de passager. 80 km à vide.

Une course au chiffre

Le chauffeur n’a pas le choix du chaland. Si par hasard il en refuse certains, gare à lui : au bout de trois annulations de courses, le compte Uber peut être désactivé. « Là on va direct au chômage, sauf qu’on n’y a pas droit », se désespère Youssef. Très vite, la flexibilité des horaires tant recherchée se traduit finalement par une incertitude permanente pour combler ses dettes. Youssef en sait quelque chose : « Il y a des jours, tu te lèves le matin sans savoir combien tu vas faire. Parfois tu rentres chez toi, avec la crainte de ne pas avoir fait assez, alors tu ressors le soir. Je continue sinon qui va payer mon loyer ? »

C’est une course au chiffre. Une course contre la fatigue et le sommeil. Certains s’empêchent même de boire pour ne pas avoir une envie d’uriner, synonyme de pause. Quitte à mettre en danger leur santé ou la sécurité des passagers. C’est ce qui a failli arriver à Youssef lorsqu’il s’est endormi au volant en fin de nuit. Heureusement, il ne transportait personne. Les accidents seraient si fréquents sur les VTC que les assureurs rechigneraient désormais à couvrir certains véhicules. « Une autre fois, j’ai travaillé de 20h à 6h du matin. Mon dernier trajet jusqu’à l’aéroport m’a paru durer une vie tellement je m’endormais et je ne voulais pas le montrer au client », se souvient Youssef.

Désactivé dix jours pour une « erreur » de la cliente

Ce type d’excès de zèle est dicté par le souci du confort des passagers. Après chaque trajet, ces derniers peuvent noter le comportement de ceux et celles qui sont au volant. « Notés comme des élèves », se désole Hanan. Si la moyenne baisse trop, ils se voient rappelés à l’ordre ou, pire, déconnectés. Difficile de répondre lorsqu’un usager hausse le ton, se permet l’impératif ou le tutoiement. Au moindre faux-pas, on risque la désactivation. Pris en étau entre l’utilisateur et la plateforme, l’uber pilote n’est pas le maître à bord. Au grand dam d’Ali : « S’il y a une embrouille avec un passager, Uber croira toujours le client. Le client a toujours raison, il est comme notre maquereau. » Ce système de notation, censé améliorer la qualité de service, s’apparente finalement aux sanctions disciplinaires d’un employeur.

Dissimulé sous son écharpe noire, Ryad, se souvient comment il a été déconnecté du service pendant dix jours suite à une réclamation d’une cliente… qui s’était trompée. À 37 ans, Ryad a fini par arrêter de jouer les taxis d’un nouveau type. « Je ne voyais plus ma fille grandir, je n’avais plus de vie sociale. C’est bien pour les petits jeunes. Pour les pères de famille embourbés dans les crédits bancaires, c’est impossible. »

Plainte pour salariat déguisé

Notation, désactivation arbitraire, tarifications et destinations imposées sont autant de faisceaux d’indices de « salariat déguisé » où le chauffeur répond de fait aux injonctions de son employeur et de son application. « Le contrat de partenariat d’Uber est une caricature du statut de travailleur hyper-dépendant, cela ne peut être qu’un contrat de travail », remarque l’avocat Jean-Paul Teissonnière, soutien de la lutte des « uberusés ». Encore faut-il pouvoir apporter la preuve de l’existence d’une relation de travail salarié. Son principal critère est le lien de subordination.

Relevés de comptes, messages, notifications, contrats… l’équipe de juristes présents à la Bourse du travail de Saint-Denis ce 27 janvier épluche les dossiers Uber d’une quarantaine « d’indépendants ». Soutenu par le cabinet d’avocats Tessonière & Topaloff, le récent syndicat Unsa VTC s’apprête à lancer aux Prud’hommes une procédure collective de requalification en salariés de ces automobilistes. Objectif ? Obtenir les indemnités correspondantes aux arriérés de cotisations sociales non payées.

En parallèle, une plainte au pénal sera déposée auprès du parquet de Paris pour délit de travail dissimulé. L’« employeur » encourt en théorie le paiement à chaque salarié d’une indemnité forfaitaire de six mois de salaires (Article L8223-1 du code du travail). Il encourt également une peine d’amende de 225 000€ en tant que personne morale. Cette action succède à celle initiée par l’Urssaf en septembre 2015. Elle fait également écho à deux procédures similaires aux États-Unis et au Royaume-Uni. La direction d’Uber France se dit confiante dans la mesure où elle ne fait signer aucune clause d’exclusivité aux chauffeurs dans son contrat [3]. Sauf que le mastodonte numérique a su créer une dépendance économique. Ce qui juridiquement peut passer pour de la subordination.

Comptable, administration, assurance : dépendances chaîne

D’amont en aval, Uber contrôle toute la chaîne de transport. Besoin d’un comptable pour gérer votre budget ? D’une formation pour avoir l’autorisation de circuler ? Ou peut-être d’une assurance à titre onéreux ? Plutôt d’un loueur de véhicule ? Uber a tout prévu pour faciliter les formalités administratives de ses nouveaux chauffeurs. Un kit de parfait premier entrepreneur clef en main. À chaque étape, Uber vous oriente vers un de ses partenariats privilégiés [4].

Autour de la firme ont émergé des sociétés dites de capacité de transport qui peuvent employer des chauffeurs non titulaires de la carte professionnelle [5]. Certains de ces « mini Uber » ont par ailleurs une politique d’embauche à faire bondir n’importe quel contrôleur Urssaf. Cumulant salariat, paiement à la tâche et travail au noir. L’entreprise californienne s’est ainsi constituée une main d’œuvre de nouveaux prolétaires avec l’aide de Pôle emploi – bientôt 70 000 chauffeurs ? – sur laquelle elle ponctionne la valeur des transactions. Le tout sans s’acquitter des cotisations patronales associées, ni payer d’impôt en France. Officiellement, l’entreprise n’y ferait aucun bénéfice, malgré sa capitalisation à hauteur de 68 milliards de dollars.

Uber peut remercier Jacques Attali, Fillon et Macron

« Créer un outil numérique et casser les prix une fois qu’il y a suffisamment d’esclaves dominés à cause de crédits sur le dos, c’est ça l’ubérisation ! », tonne Sayah Baaroun du syndicat Unsa VTC. Jean-Paul Teissonnière, lui, parle d’un retour au tâcheronnat. « Avec Uber, on réinvente la situation des salariés non protégés du 19ème siècle. Dans le code civil, ce type de relation s’appelait le contrat de louage de service. » Or le droit du travail s’est progressivement constitué pour rééquilibrer la relation inégale entre employeur et employé à la tâche. Serait-ce ce retour en arrière que nous préparent les partisans de la révolution numérique ?

Ce que vivent aujourd’hui ces chauffeurs prend son origine en 2009 avec l’ouverture du marché des taxis au VTC. La création du régime simplifié des « indépendants » – les fameux auto-entrepreneurs (Lire notre enquête ici) – a également facilité l’embauche des Uber. Deux mesures mises en place par le gouvernement de François Fillon suites aux préconisations de la commission dite de « libération de la croissance » dirigée par Jacques Attali, dont le rapporteur était un certain… Emmanuel Macron. La part des travailleurs indépendants – ces « entrepreneurs » bon marché mais dépourvus des droits acquis grâce à un siècle de conquêtes ouvrières – se stabilise pour l’instant à 10% de l’emploi total. Pour combien de temps !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

GRAVELINES (Nord) : grève des « clochards du nucléaire »

Mardi [21/02/2017], de 9h à 10h, un mouvement de grève a rassemblé plus de deux cents salariés de trois entreprises liées à la centrale nucléaire de Gravelines : Endel, ADF Tarlin et Hexa contrôle. Même si la plupart des revendications diffèrent d’une société à l’autre, les travailleurs se rejoignent sur un point : une augmentation de leur salaire.

Pour un treizième mois sans condition

« Nous sommes en période de négociation annuelle obligatoire », explique Xavier Cendre, porte-parole de la CGT pour Endel. Avec la CFDT, les syndicalistes d’Endel sont les premiers à avoir engagé le mouvement. « Nous avons commencé mercredi dernier. La direction s’était focalisée sur un treizième mois régressif au fur et à mesure du nombre de jours d’absence. Nous avons tous refusé et exposé nos revendications : un treizième mois sans condition, une augmentation de 50 euros pour tous les salariés et une hausse de 2 % de la masse salariale individuelle. »

[...]

LIEN VERS LA SUITE DE L'ARTICLE CI-DESSOUS:

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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OÙ VA le vaste mouvement de GRÈVES INVISIBLES qui S'AMPLIFIE régulièrement ?

SEMAINE DU LUNDI 13 FÉVRIER AU VENDREDI 17 FÉVRIER 2017 : 195 CONFLITS DU TRAVAIL PAR JOUR EN MOYENNE CONTRE 176, 245, 150 ET 115 LES SEMAINES PRÉCÉDENTES

C'est un niveau historiquement très élevé et qui progresse toujours régulièrement. Les deux semaines avec 245 et 150 conflits, il y avait des journées nationales d'action qui gonflent les chiffes, alors que les chiffres de 195 et 176 pour les deux dernières semaines s'est fait sans journée nationale d'action. C'est un record sur les 5 années précédentes depuis que nous essayons de mesurer la conflictualité sociale.


NOTE DE CONJONCTURE
Cette progression régulière du nombre de conflits à un niveau très élevé fait que l'écart grandit entre la représentation politique ou électorale à mille lieux des préoccupations populaires et cette colère sociale qui n'est représentée par personne.
Cette colère sociale pourrait donc rapidement chercher et trouver une expression publique. L'élimination du jeu électoral de Hollande, Sarkozy, Valls et maintenant peut-être Fillon, les scandales à répétition autour des politiciens et les « émeutes » des jeunes de quartier de ces derniers jours autour du viol de Théo par la police, sont certainement les premières manifestations indirectes de cette colère.
La conflictualité sociale va probablement encore augmenter en mars avec déjà de nombreuses journées nationales d'action prévues ce mois et notamment les 6, 7 et 8 mars.
On pourrait donc avoir des élections présidentielles et législatives fortement perturbées. Le fait qu'un certain nombre de militants syndicalistes autour des Goodyear appelle à manifester le 22 avril pour que la rue impose son programme la veille du premier tour, dans le cadre d'un « premier tour social », illustre la perte d'emprise du jeu électoral et des partis traditionnels sur les classes populaires. Jusqu'à présent, cette perte d'influence se traduisait par l'abstention ouvrière. C'est peut-être en train de changer ; l'action autour des Goodyear pourrait bien bousculer tout cela et faire que les classes populaires et leurs militants passent de l'abstention électorale et du dégoût à la participation active dans la rue et à l'espoir. Ce qui serait un changement considérable.

LES LUTTES
C'est dans le secteur de l'éducation nationale suivi de celui de la santé et maintenant de l'énergie que l'on compte le plus de conflits pour les dernières semaines.
Education Nationale:
La lutte des Atsem et la « carte scolaire » (avec son cortège de fermetures de classes et diminutions d'heures) a contribué ces trois dernières semaines à faire monter le chiffre de luttes dans l'éducation nationale malgré les vacances de février. C'est traditionnel chaque année. Mais il est bien possible – bien que nous ne l'ayons pas mesuré – que cette année soit en train de battre aussi des records.
Santé:
Le secteur de la santé en est pour ces trois premières semaines de février à 113 établissements de santé touché par un conflit du travail. C'est-à-dire plus que pour l'ensemble du mois de décembre (78) et pas loin du record de janvier avec 144 établissements touchés.
Energie:
A EDF, depuis le 17 janvier il y a eu 7 journées nationales d'action pour les salaires et la défense des acquis sociaux, qui ont été toutes très suivies. C'est maintenant une journée d'action tournante par semaine que suivent les agents de EDF, Engie, Enedis, Grdf..., les « mardi de la colère ». Menant jusque là leurs luttes de manière isolée, ils ont décidé de s'associer à la journée de la santé du 7 mars, qui s'est par ailleurs élargie entre temps à une bonne parie de la fonction publique
Public-privé:
Nous notions la semaine passée que dans l'ensemble, c'était surtout la fonction publique qui était en lutte, en prévoyant cependant une montée des luttes dans le privé contre l'application de la loi travail mais surtout autour des salaires ;
C'est ce qui en train de se passer. Et ce qui est notable, c'est qu'au delà des débrayages symboliques traditionnels autour des NAO, on assiste à l'émergence d'un certain nombre de luttes longues sur les salaires. Il est encore trop tôt pour dire si les luttes longues et victorieuses sur les salaires ces derniers temps dans le secteur des Grands Hôtels, des cliniques privées ou du nettoyage sont en train de s'étendre à des secteurs plus larges dans le transport, la métallurgie, la chimie... On verra ; mais si c'était le cas, ce serait aussi un changement important, car on passerait de luttes dans des secteurs aux salaires très bas, ce qui au fond n'était que du rattrapage et des secteurs aux salaires plus élevés, ce qui traduirait que les salariés lassés de l'étalage des bénéfices et dividendes énormes et en même temps du blocage des salaires, veulent un autre partage des richesses. Ce serait un changement d'état d'esprit qui pourrait rejoindre alors celui que nous notions plus haut de ras-le-bol devient général mais aussi de reprise d'un espoir de transformation sociale.


SIGNIFICATION ET UTILISATION DES CHIFFRES
Pour revenir aux chiffres et si l'on prend le chiffre de 195 conflits par jour de cette dernière semaine pour en faire une moyenne annuelle sur environ 260 jours ouvrables (pour des semaines de 5 jours) on arrive à un total d'environ 50 700 luttes.
Ce qui est déjà important.
Mais dans une étude, le CNRS estimait qu'entre seulement 20 et 50% des grèves étaient publiées par la presse. Si l'on prend cette estimation, on arrive donc à un total projeté sur l'année avec le même mode de calcul de 390 à 975 conflits par jour et de 101 400 à 253 500 conflits par an.
Ce qui est considérable.
Bien évidemment, ce calcul est très approximatif et n'a rien de scientifique.
Il permet cependant de donner un ordre d'idée de l'importance actuelle de la conflictualité sociale en France et de ces évolutions. Et cela nous met très loin de ce qu'a publié en ce début d'année le Figaro – et derrière lui, toute la presse - qui recense seulement 800 grèves au total pour toute l'année 2016. Ce chiffre du Figaro comme les statistiques du ministère du travail qui vont dans le même sens, n'ont qu'une valeur de propagande pour tenter de démontrer que les gens ne se battent pas et qu'il ne sert à rien de le faire ; il alimente donc tout ce que disent en général les grands médias comme les hommes politiques.
Les chiffres que nous donnons ont la signification exactement inverse : les gens se battent, résistent en nombre, sont très nombreux à ne pas se laisser faire, ne baissent pas les bras et, bien souvent, gagnent.
Ces chiffres ne sont encore une fois que des approximations très imprécises. Cependant, ils sont certainement bien plus proches de la réalité que ceux donnés non seulement par les grands médias mais aussi ceux donnés par le ministère du travail. Celui-ci, rappelons-le, fonde ses statistiques sur les déclarations de grèves des patrons eux-mêmes (en oubliant au passage la fonction publique). Ce qui est aussi peu fiable que de demander à un dictateur de quantifier la torture dans son pays.
On peut très légitimement penser qu'il y a en fait beaucoup plus de luttes que ce que nous mesurons ici. En effet, d'une part notre recensement ne se fait pas sur la totalité de la presse quotidienne mais seulement sur les grands quotidiens régionaux en ligne et d'autre part nous ne recensons pas les multiples actions invisibles de résistance à l'exploitation quotidienne des salariés, personnelles et collectives ; débrayages, grèves du zèle, boycotts, délégations, réunions voire même une partie des maladies qui sont aussi un moyen de se défendre pour certains.

Publié par El Diablo

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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