SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
REPRIS du site :
 
https://histoireetsociete.wordpress.com/2019/03/30/connaissez-vous-martha-desrumeaux-premiere-patronne-du-pcf-et-feministe-a-poigne/
 
C’est la prof que l’on rêverait d’avoir. Justine Defrance dépoussière l’Histoire depuis 2015 sur sa chaîne YouTube Chroniques de prof, et notamment le Moyen Age, injustement considéré comme une époque arriérée et barbare. Le dixième épisode des “Gentes Dames Badass”, série consacrée aux grands personnages féminins, délaisse provisoirement sa période de prédilection pour nous emmener au XXe siècle, dans les pas de Martha Desrumaux. Originaire de Comines, dans le département du Nord, cette militante communiste et féministe devint la première femme élue au Comité central du Parti, participa à la Résistance et survécut aux camps de concentration. Un destin hors du commun, retracé tout simplement mais avec beaucoup de vie, et illustré par quelques images d’archives. Efficace et sans chichis : nul doute que Martha aurait apprécié.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Coup de gueule de notre camarade Stéphane du Vaucluse :

La coordination Santé libre a tenu sa 3ème conférence de presse : des millions de tests produisent des résultats peu fiables, utilisés en dépit du bon sens, servent à justifier des mesures sanitaires incohérentes et sans fondement scientifiques, privatives de libertés individuelles et collectives, favorisant les intérêts du grand capital et organisant les conditions de l'approfondissement du soit disant fameux "trou de la sécu" : 18 millions par jour, soit 540 millions par mois, soit 6 milliards 480 millions par an. Payé par qui ? Par les travailleurs et leurs cotisations sociales (cf. vidéo conférence de presse à 36 mn) !

Autre preuve que cet État ne nous veut pas du bien : un nouveau médicament vient de bénéficier d'une autorisation temporaire d'utilisation par l'ANSM pour le traitement de la Covid par infiltration : une anticorps monoclonal, le Bamlanivimad. Ce médicament est nouveau, et son utilisation n'a fait l'objet que d'une seule étude, celle du laboratoire Eli Lilly and Company qui le produit, avec des résultats peu probants et des effets secondaires non négligeables et nécessiteraient pour le moins quelques études supplémentaires. Coût d'une injection : 1000 €.

 

Parallèlement, l'ivermectine, médicament très connu et très largement utilisé presque partout dans le monde, avec très peu d'effets secondaires, a fait l'objet de nombreuses prescriptions et études par des médecins pour des patients atteints de la Covid 19,  à différents stades d'évolution de la maladie, donnant des résultats extrêmement positifs. D'éminents scientifiques ont effectué ces derniers mois des méta-analyses qui ont confirmé les résultats très positifs de cette molécule, notamment par rapport à la mortalité.  Coût de la prise de pilule : quelques centimes d'€.

En France, devant un gouvernement sourd aux interpellations dont il a fait l'objet pour autoriser l'utilisation de ce médicament, un collectif de médecins a déposé plainte en référé au Conseil d’État il y a plus d'un mois.... Le juge a refusé de juger en référé et toujours pas de nouvelle à ce jour !

Nous apprenons dans la conférence de presse de la coordination Santé libre que le laboratoire Lilly est géré par des potes du clan MACRON (cf. vidéo à 1h42). 

Les managers qui nous gouvernent nous dépouillent de la valeur de notre force de travail, nous aliènent toujours plus dans le rapport au travail et notre vie globale, entravent les soins des malades par les médecins et contribuant ainsi à la mort de nos concitoyens, enrichissent leurs petits amis, à coup de toujours plus de gouvernance par les nombres (cf. Alain SUPIOT). Ce sont des escrocs et des imposteurs. 

Vivons heureux : reprenons le contrôle de nos vies, sortons de l'économie de la rente, de cette Vème République et de l'UE !

Cordialement.

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Stéphane MARTIN

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
"Tous dans la même galère" quand Bachelot méprise les travailleurs de la culture à l’Odéon

C'est au bout de trois jours d'occupation que Roselyne Bachelot s'est rendue ce samedi à l'Odéon. La ministre tente encore une fois de jouer la carte de la compréhension en faisant la sourde oreille aux revendications des occupants : retrait de la réforme de l'assurance chômage et "année blanche" pour tous les précaires.

Occupation de l’Odéon

Crédit Photo : CGT Spectacle

Le 15 décembre dernier, les travailleurs de la culture avaient déjà fait entendre leur voix et dénonçaient le mépris du gouvernement et leur “précarité absolue”. Après la manifestation du 4 mars, plusieurs dizaines de manifestants et de militants CGT ont investi l’Odéon pour faire résonner les revendications de ces travailleurs précaires.

Car depuis le début de la crise, il y a des chiffres qui ne mentent pas sur le mépris du gouvernement pour ces travailleurs : ce sont les 900€ dérisoires accordés aux travailleurs précaires, et encore, à la condition qu’ils aient déjà travaillé 60% de l’année, et ne permettant en réalité que d’atteindre le plafond des 900€ si l’on est en dessous. Quand à l’année blanche, aumône accordée aux travailleurs qui dépendent du régime d’intermittence et qui leur a permis de survivre en renouvelant leurs droits pendant 1 an, elle arrive à sa fin en août 2021, sans volonté de reconduction du ministère de la Culture.

Alors que des soutiens se rassemblaient le 5 mars face à l’Odéon occupé, la ministre avait une fois de plus illustré son mépris face aux travailleurs de la culture en privilégiant une opération de com’ dans la Sarthe autour du chantier à un milliard d’euros de Notre-Dame de Paris. Le lendemain, c’est Jean Castex qui invitait les intermittents “à aller se promener en Allemagne, en Italie voir combien ils sont indemnisés”, comme le rapporte Europe 1. Roselyne Bachelot aura beau dire que nous sommes "tous dans la même galère", elle qui multiplie les représentations privées, comme lors de l’enregistrement de la tétralogie de Wagner et cumule retraite parlementaire et salaire de ministre, elle n’est en réalité que l’éxécutante du volet culturel de la politique sanitaire de macron : sacrifier la culture pour sauvegarder les profits.

Un coup de com’ pour essayer d’éteindre la colère du secteur culturel

Les artistes sont une frange de la population dont la caisse de résonance est proportionnellement inverse à leur nombre”, rappelait un conseiller ministériel au journal Le Monde début janvier. “Comprendre : s’ils sont relativement peu nombreux (670 000 personnes, soit 2,5 % de la population active), les professionnels de la culture savent faire du bruit pour se faire entendre”, expliquait ce même journal.
Les images de la colère du monde de la culture qui avait pris la rue en décembre 2019 avec les travailleurs des transports sont particulièrement fraiches dans l’esprit du gouvernement qui cherche depuis le début de la crise à contenir à tout prix l’explosion sociale.

C’est dans ce cadre que Bachelot souhaite à tout prix étouffer les étincelles qui commencent à agiter le monde de la culture, et en particulier la possibilité de construction d’une mobilisation unitaire avec d’autres secteurs. La réponse de la ministre sur Twitter éclaire en ce sens les raisons de ce coup de com’ : rassurer les intermittents et se centrer sur “l’emploi artistique”, pour mieux les éloigner des autres travailleurs précaires avec qui l’unité pourrait se construire à l’Odéon.

Car depuis le début de la crise, la logique du gouvernement a été celle de diviser les secteurs et d’étaler dans le temps les conséquences de la crise pour éviter le plus possible la convergence des colères. Les occupants de l’Odéon ont répondu à cette stratégie de la division par des revendications unitaires : notamment celle de la suppression de la réforme de l’assurance chômage, et celle d’une “année blanche” pour tous les travailleurs précaires. Pour gagner sur ces revendications, l’occupation de l’Odéon ne doit être que la première étape. A l’heure où le gouvernement compte sur le dialogue social pour faire payer la crise aux chômeurs et aux précaires, notamment avec la réforme de l’Assurance Chômage, il n’y a absolument rien à négocier ni avec Matignon, ni avec la Rue de Valois ! Il est nécessaire de penser un plan de bataille pour que l’ensemble des travailleurs de la culture se joignent aux autres secteurs en première ligne de la crise économique, comme la jeunesse et les centaines de milliers de travailleurs sous le feu de plan de licenciements.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Côté droite de l'Elysée:

 

C'est tout pour ce dimanche!
C'est tout pour ce dimanche!
C'est tout pour ce dimanche!

Côté droite du parti de Sarkozy-Fillon:

C'est tout pour ce dimanche!
C'est tout pour ce dimanche!

Mais je reviendrai...

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Automobile. Bénéfices record pour Stellantis, des miettes pour les salariés

Le groupe issu de la fusion de PSA et FCA fait des bénéfices records pour l'année 2020, marquée par le Covid, et l'explosion des suppressions d'emploi. Mais si les actionnaires devraient s'engraisser et les salariés n'ont que des miettes.

Mouvement ouvrier

Crédit photo : La Voix du Nord

Tous les indicateurs sont au vert chez Stellantis… mais à quel prix ?

Le groupe Stellantis, issu de la fusion entre PSA et Fiat Chrysler, est devenu le 6ème constructeur automobile mondiale. Le groupe a annoncé ses résultats annuels, mais les chiffres sont présentés de manière différenciée pour 2020 : d’un côté PSA, de l’autre FCA. Les chiffres ont été commentés dans les médias qui considèrent le PDG du groupe PSA comme un demi-dieu. Le Monde explique que le groupe n’a eu : « Aucune perte en 2020, malgré le tsunami de l’épidémie et le recul des ventes. Mieux, certaines données financières sont ébouriffantes : 2,2 milliards d’euros de bénéfices ». Ils poursuivent « La marge opérationnelle des activités de FCA aux États-Unis et au Canada flirte avec les 9 % sur l’ensemble de l’année et a même atteint 11,6 % au quatrième trimestre, mieux qu’en 2019. Un niveau de rentabilité rare dans l’automobile. »

Or, derrière ces chiffres et le niveau d’activité mise en avant, fruit du boulot des exploités de l’entreprise, le PDG détruit des milliers d’emplois et augmente les cadences. La réalité que l’on connaît sur le terrain, chez PSA, c’est ainsi celle des suppressions d’emplois et de postes massives. Ce sont les 25 000 emplois en moins en 6 ans, avec des postes de travail surchargés pour réaliser des gains de productivité maximum et une précarisation des emplois jamais égalée. La réalité c’est aussi les intérimaires mis en « fin de mission » -ou autrement dit virés- pendant la période de confinement. Faire de l’argent sur le massacre des salariés, voilà la démonstration de force de Carlos Tavares, PDG de Stellantis devenu maître en la matière. Les salariés du site PSA Douvrin->https://www.revolutionpermanente.fr/PSA-Douvrin-Si-on-ne-se-bat-pas-c-est-la-mort-programmee-de-l-usine] le savent très bien, le groupe veut délocaliser leur activité alors que, comme les chiffres le montrent une fois de plus, tous les emplois pourraient être maintenus.

Dans la future entité FCA Stellantis, cette politique aura les mêmes résultats des wagons de licenciement au nom de la rentabilité

Pourtant, si les chiffres sont très importants, ceux de FCA au niveau mondial sont moins bons que PSA. D’un point de vue capitaliste les résultats restent donc sont encore insuffisants. Carlos Tavares le président de Stellantis expliquait dans ce sens auprès des Echos : « Fiat a les mêmes problèmes que PSA il y a sept ans ». Un constat qui sonne comme une menace pour les ouvriers qui ont vu ce qu’il a fait aux travailleurs de PSA.

En ce sens, alors que des usines du monde entier devraient être frappées, c’est l’internationalisme prolétarien devra être à l’ordre du jour pour ne pas laisser seuls les ouvriers concernés, à l’heure où les actionnaires de PSA – FCA Stellantis vont se partager le très confortable cadeau de mariage de 2,5 milliards d’euros de dividendes.

Pour les ouvriers de PSA pas augmentation des salaires mais une arnaque sous forme de prime d’intéressement

Pendant ce temps PSA met le paquet sur communication. Les médias parlent tous de 3000 euros de prime d’intéressement, au minimum, pour tous les salariés. Mais derrière le chiffre... une arnaque. Les 2 700 euros net de primes seront en effet réservés aux travailleurs ayant été un taux de présence de 100%. prime donc qui sanctionne les malades et les grévistes en pleine période de pandémie. Une prime qui, surtout, n’est pas accessible aux intérimaires. Alors que ceux-ci travaillent toute l’année comme nous et alors qu’ils touchent déjà moins, ils n’auront pas droit à la fameuse prime : un scandale !

Surtout, derrière toute cette communication sur les primes les augmentations de salaires restent aux abonnés absents. Les discussions sur les salaires ont ainsi abouti à une augmentation de 0,8%, ce qui correspond à 12 euros net pour un salaire de 1 500 euros.. une misère ! Alors que tout augmente - gaz, essence, loyer - ce qu’il nous faut ce n’est pas une prime une fois par an mais un salaire plus élevé tous les mois. Et une fois de plus quand on voit le pactole que vont encaisser cette année encore les actionnaires, on sait qu’on a raison de l’exiger !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : Initiative communiste

 

 

Notre camarade a pu participer ce 2 mars 2021 à une action de la CGT cheminots de Versailles. Le débat portait sur la journée des droits de la femmes : deux femmes étaient invitées : Cécile Vélasquez de la Commission exécutive confédérale de la CGT et Lorraine Questiaux, avocate féministe.

Peut être une image de texte qui dit ’#8mars15h40 L'HEURE DES COMPTES AGISSONS POUR L'ÉGALITÉ egalite-professionnelle.cgt.fr cgt’

Après un belle entrée en matière par un représentant de la CGT Cheminots de Versailles, c’est Lorraine Questiaux qui a longuement pris la parole pour expliquer les « violences » (viol) faites aux femmes et comment s’en défendre en tribunal.

Plusieurs femmes de la CGT ont pris elles aussi la parole pour rapporter leurs difficultés personnelles au sein de l’entreprise : comment concilier leurs difficiles emplois du temps en tant que cheminotes avec leurs vie de famille : pas de crèches, difficultés financières, etc.

En fin de matinée, Gilda a pu prendre la parole et prononcer l’intervention que nous reproduisons ci-dessous. Des explications et propositions qui ont convaincu car les participants l’en ont chaleureusement remerciée.

NDLR A l’occasion du , Initiative Communiste ouvrira dans les jours à venir largement ses colonnes à la commission femmes du PRCF, ainsi qu’à des syndicalistes femmes. Restez connecté(e)s


Nous sommes à quelques jours du 8 mars : journée internationale des droits de la femme. Et surtout nous sommes non loin du 18 mars, début de la Commune de Paris de 1871 dont nous fêtons le 150ème anniversaire.

Il y a des mots de la langue française qui n’ont pas vraiment d’équivalent masculin : ainsi en est-il de pute, prostituée, pétroleuse. Ce dernier mot fut totalement aux deux autres durant la Répression versaillaise de la Commune de Paris en 1871. Les mots qu’on pouvait lire alors pour désigner les femmes, dans les journaux anti-révolutionnaires puis dans les CR de procès du mois de juin 1871, sont d’une incroyable violence : furies, mères indignes, hystériques, impudiques, vipères rouges, monstres à face humaine, bêtes immondes. Nos journalistes et hommes politiques ont donc encore à apprendre en histoire !

Je ne vous apprends rien en vous disant combien les femmes ont participé à tous les combats révolutionnaires : durant la Révolution française, on les appelait les tricoteuses et pourtant ce sont elles qui sont allées à pied jusqu’à Versailles en octobre 1789 ramener la famille royale à Paris ; Et durant la Commune en 1871 ce sont elles qu’on trouve sur les barricades pour défendre non seulement leur ville mais la République toute entière : les Versaillais les appelleront avec mépris et effroi les pétroleuses. En réalité, il n’y eut pas plus de pétroleuses que de beurre en barre. Mais elles faisaient éclater ce qu’on nomme aujourd’hui pompeusement le plafond de verre : elles se battaient à côté des hommes, comme les hommes, en habits de fédérés, pour les mêmes droits que les hommes. Elles furent féministes avant l’heure : Louise Michel, Elizabeth Dmitrieff, une noble russe envoyée par Karl Marx pour rendre compte des événements parisiens – et qui ne s’est pas contentée de rendre compte mais a pris part aux événements et ô combien puisqu’elle s’est battue sur les barricades -, une bretonne Nathalie Lemel : elles voulaient qu’on reconnaisse l’union libre, qu’on lutte contre la prostitution, qu’on verse aux veuves de fédérés mariées ou non, ainsi qu’à leurs enfants légitimes ou naturels, une pension. Ce sont elles qui mirent en application le décret de séparation des Églises et de l’État dans les écoles et les hôpitaux. Elles ont constitué des chambres syndicales et fédérales des travailleuses.

Mais toutes, de façon claire ou confuse, avaient conscience de la lutte de la classe ouvrière pour obtenir une société sans exploitation.

« La plaie sociale qu’il faut d’abord fermer, c’est celle des patrons qui exploitent l’ouvrier et s’enrichissent de ses sueurs. Plus de patrons qui considèrent l’ouvrier comme une machine de produits ».

L’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés n’envisage l’affranchissement des femmes que dans le cadre de la lutte pour la défense de la Commune et « le renversement du « règne du capital » et de « tout vestige d’exploitation » par les travailleurs et travailleuses eux-mêmes ». Autrement dit ce qu’on appellera plus tard « la dictature du prolétariat »

Clara Zetkin prenant la parole à une manifestation de masse du KPD, le 31 août 1921 au Lustgarten de Berlin

Clara Zetkin se place dans le même axe de pensée quand elle déclare en 1889 :

« Les pays dans lesquels existe le suffrage dit universel, libre et direct, nous montrent qu’en réalité il ne vaut pas grand-chose. Il n’est ni plus ni moins qu’un chèque sans provision. […] L’émancipation de la femme comme celle de tout le genre humain ne deviendra réalité que le jour où le travail s’émancipera du capital. »

« En marchant main dans la main avec le parti ouvrier socialiste, elles sont prêtes à partager toutes les peines et tous les sacrifices du combat, mais elles sont aussi fermement décidées à exiger après la victoire tous les droits qui leur reviennent. »

Loin d’opposer les femmes en général aux hommes en général, Clara Zetkin associait l’engagement pour l’égalité entre les sexes au combat général du prolétariat pour l’abolition de l’exploitation capitaliste. Zetkin s’inspirait en cela des écrits d’Engels, dont le livre magistral L’Origine de la famille, de la propriété et de l’Etat a jeté les bases de l’approche marxiste de la question féminine.

Les combats menés pour l’émancipation du travail contre la domination du capital conduiront non seulement à la libération du Prolétariat mais aussi à celle des femmes, “prolétaires du prolétaire” selon la formule de Marx.

Ces combats ont été repris par toutes celles qui ont risqué ou laissé leur vie durant la Résistance. Qui parmi vous n’a entendu parler de

  • Danielle Casanova, militante communiste française qui avait fondé l’Union des jeunes filles de France en 1936, l’équivalent des Jeunes communistes, mettant ainsi l’accent sur l’égalité entre les sexes dans tous les domaines : travail, instruction, loisirs, sports ou encore vacances. Elle avait démontré la double discrimination des jeunes filles issues de milieu populaire — en raison de leur sexe et de leur origine sociale. Elle est morte en 1943 du typhus à Auschwitz.
  • Marie Claude Vaillant Couturier, communiste elle aussi, résistante, qui en est revenue.
  • Moins connue du grand public mais qui mériterait à l’instar des deux autres d’entrer au Panthéon, en plus elle serait la seule ouvrière : Martha Desrumeaux, militante communiste du Nord qui a créé le journal l’Ouvrière pour les droits des femmes au travail et a combattu pour l’amélioration de leurs conditions de travail ; Elle a été la seule femme présente aux accords de Matignon en 1936. Résistante, elle a impulsé la grande grève de mineurs en 1941 (10 000 mineurs en grève) Arrêtée par la Gestapo, déportée à Ravensbrück, en 42, elle a organisé comme Marie-Claude l’aide aux plus faibles. Elle en reviendra et deviendra en 1944 co-secrétaire de la CGT. Ouvrière et féministe, elle a milité à l’Union des femmes de France.
  • Olga Bancic qui faisait partie du célèbre groupe de l’Affiche rouge des FTP-MOI parisiens n’a pas été fusillée avec ses camarades de combat mais décapitée à Stuttgart le jour de son anniversaire.

Alors quand on parle de la journée de la femme, comme on peut le le voir sur des dizaines de réseau sociaux : c’est faux !

C’est la journée des luttes pour les droits de la femme !

On ne va pas mettre dans le même panier ces femmes héroïques avec

-les Myrian El Komri qui, en tant que ministre du dialogue social a initié la casse du Code du travail. Quel dialogue social ? quels partenaires sociaux ? Nos ennemis de classe ne sont pas nos partenaires : « la régression sociale ne se négocie pas : elle se combat ! » disait Krasuki !

– les Christine Lagarde, qui en tant que DG du FMI a mis en place le plan d’austérité de la Grèce – plan qui nous attend.

– les Laurence Parisot, présidente du MEDF, qui a proposé d’abandonner la durée légale du temps de travail, de reporter l’âge de la retraite, de favoriser la flexibilité du travail

-les Muriel Pénicaud, qui dont la loi de renforcement du dialogue social autorise le gouvernement à procéder par ordonnances.

– Les Agnès Buzin ministre de la santé et des solidarités qui a proposé elle aussi de reporter l’âge de la retraite à 65 ans et de dérembourser moult médicaments.

– Les Elizabeth Borne, ministre chargée des transports que vous connaissez bien et qui, en ouvrant à la concurrence le secteur ferroviaire, en démantelant le rail français et en brisant le statut protecteur de ces travailleurs et travailleuses, a largement contribué à pourrir la vie de milliers de cheminots et de cheminotes, sans parler des usagers et de leur famille.

Enfin tout de même ! il y a FEMMES et femmes !

On parle de violences faites aux femmes !??? Mais ces femmes-là ont fait partie sans vergogne de ces instances mondiales, européennes et gouvernementales qui ont détruit le code du travail, les conventions collectives, la justice prud’homale, qui ont saccagé le statut du secteur public pour lequel Maurice Thorez avait dû lutter pied à pied en 46, et étendu partout la précarité de l’emploi en délocalisant et privatisant ce qui reste de l’emploi industriel français (on l’a vu avec le manque de masques etc), qui ont bloqué le SMIC et les revenus du travail, les indemnisations de chômage, les allocations familiales et les retraites par répartition créées en 1945 par le ministre communiste Ambroise Croizat, avec leurs propositions de la repousser à 65 voire 67 ans après une rude vie de labeur et, comble de tout le DÉREMBOURSEMENT des médicaments dits de « confort » que bon nombre d’assurés ne peuvent pas acheter car qui dit déremboursement dit augmentation immédiate. Ce ne sont pas des violences faites aux femmes ça ?

Oui, ces femmes-là ont contribué à détruire tous nos grands secteurs publics comme l’Éducation Nationale à coups de contre-réformes dont souffrent les enseignants en majorité des femmes ; l’Hôpital public mis à mort par la Commission européenne qui a sommé à 63 reprises les Etats-membres de « réduire leurs dépenses de santé ». C’est ainsi que 17 500 lits ont été fermés en 6 ans. À lui seul l’hôpital public, en a perdu 78 % alors qu’il représente 61,5 % de la capacité totale. Faut donc pas s’étonner qu’on manque de lits au moment de cette pandémie et qu’on n’en a d’ailleurs pas rajouté depuis qu’elle a commencé, on a même continué à en supprimer !

Une UE qui a de nouveau démontré son impuissance totale et coupable face à cette crise sanitaire majeure : l’Italie n’a dû son secours qu’aux médecins cubains et chinois !!! Les riches pays du Nord – à commencer par l’Allemagne attachée aux « critères de stabilité et de rigueur » de Maastricht – se sont opposés à toute solidarité financière de la part de la Banque centrale européenne (BCE) qui continue à refuser d’annuler toute dette illégitimement constituée – illustrant une nouvelle fois et de façon éclatante, la supercherie énorme que représente l’idée de construire une « Europe sociale » ou une « autre Europe ».

C’est un mensonge de dire que l’UE protège : Non l’Europe ne protège pas ! Le néolibéralisme échevelé de ses instances, leur coexistence placide avec une masse de gouvernements fascisants et cléricaux (Pologne et Hongrie en tête) qui ne cessent de rogner les droits des femmes (en Pologne l’avortement pour fœtus déformé est désormais interdit : or ce type d’avortement représente 98% des avortements !!!) sont au contraire de puissants outils de régression pour la condition féminine. Sans parler de l’amalgame honteux entre communisme et nazisme voté par la résolution européenne du 19 septembre 2019 (535 voix POUR dont les socialistes et les écolos ! Voilà bien des gens à qui vous pouvez faire confiance).

C’est pourquoi il ne faut pas confondre la journée de la femme et la journée des droits des femmes. Tous nos combats ne peuvent que se mener ensemble – hommes et femmes – pour que l’avenir soit le genre humain !

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Les salariés de RENAULT Lardy (Essonne) se mobilisent pour l’emploi et l’avenir du site
source photo : correspondant

Le 4 mars 2021 au matin, ils étaient 130 salariés de Lardy (80 devant le centre technique de Lardy + 50 salariés connectés à distance) pour protester contre la casse sociale en cours depuis début 2020.

Déjà 518 suppressions d’emplois (dont 427 salariés sous-traitants), des centaines de salariés sans visibilité sur l’avenir de leurs activités et du chômage partiel imposé sans lien avec l’activité réelle, les attaques se multiplient également sur nos congés et nos salaires.

Les menaces qui se précisent sur l’avenir du site dans 3 à 5 ans (notamment dans le courrier du ministre de l’Economie Bruno Le Maire, voir ci-dessous) nécessitent de faire monter la pression. Ils étaient 50 salariés du site mobilisés en novembre, 90 en janvier, 130 aujourd’hui (dont plusieurs salariés prestataires), il faudra être encore qu’ils soient plus nombreux les prochaines fois !

Il faut interpeller la hiérarchie dans les prochaines réunions d’UET concernant le courrier de Bruno Le Maire, échanger les informations sur les plans de charge, les contrats des sous-traitants et le sort qui leur est fait, etc. la semaine prochaine une réunion du collectif Avenir de Lardy qui regroupe des syndiqués et non-syndiqués est organisée  pour discuter de ces sujets et des prochaines mobilisations à construire.

Pour nos emplois, pour nos vies de famille, on ne lâchera rien !

Une trentaine de soutiens extérieurs également présents le 4 mars: militants FI, NPA, PCF ; CGT-Cheminots, Educ, La Poste, Les Ulis, Evry ; SUD-Elior et Educ ; élu municipal de Lardy,…

source : correspondant

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

« L’union fait la force : mobilisons nous ! ». Alors que la fusion Suez et Veolia menace leurs emplois, les travailleurs de TAIS IDF Veolia Propreté se sont réuni ce jeudi 4 mars devant le siège social de Veolia à Aubervilliers pour manifester contre l’externalisation de la collecte des déchets accompagné d’un plan de départ volontaire vers les entreprises MAUFFREY et CEDRE, signifiant pour eux la détérioration de leurs conditions de travail.

Veolia. A Aubervilliers, les éboueurs mobilisés contre l’externalisation de leurs emplois

La colère gronde chez les agents de Veolia propreté : l’entreprise prévoit un plan d’externalisation du traitement de déchets aux entreprises Mauffrey et Cedre. Cette externalisation s’accompagne d’un « plan de départ volontaire », vu par les salariés comme un moyen de licencier rapidement et de dévaloriser la filiale de traitement de déchets Tais. De plus, ce départ signifierait pour les salariés l’arrivée dans les entreprises sous traitées, ce qui mènerait à la disparition pour les travailleurs des acquis sociaux tel que les 35h au profit des 39h, ou le 13ème mois.

Pour les syndicats la mesure est limpide : elle permettra à Veolia et ses investisseurs d’augmenter leur chiffre d’affaires sur cette filiale , chiffre d’affaires qui s’élevait déjà à 2,6 milliards en 2019. En effet, malgré la réduction des coûts liée à la sous traitance, Veolia restera propriétaire des déchets traités pour se concentrer sur la valorisation et le tri des déchets bien plus rentable que le stockage.

Excédés, les trois syndicats FO, CGT et CFDT ont appelé à une journée de grève le jeudi 4 mars, qui a commencé par le blocage de 5 dépôts en Ile-de-France, empêchant la sortie des camions-poubelles. Puis les grévistes ont convergé dans la matinée pour un rassemblement devant le siège de Veolia à Aubervilliers. Ce plan de licenciement déguisé, annoncé aux salariés en décembre après plusieurs mois de discussions dans l’entreprise, est une nouvelle manœuvre des grands groupes industriels pour capitaliser sur l’instabilité du travail lors de cette période de covid, manœuvre décrite par la CGT de “machiavélique”. “On s’est senti trahis”, nous confie Ali Chaligui, délégué CGT TAÏS IDF Veolia Propreté, salarié chez TAIS : “On fait partie des métiers qui ont permis à Veolia de rester debout, là où d’autres entreprises se sont complètement effondrées durant la crise. Ca a été un choc, un grand bouleversement chez les salariés, physique et moral.”

Sentiment partagé par les organisations syndicales qui déclarent dans un tract unitaire : “Dans un contexte d’une crise sanitaire, où nous nous sommes montré.es essentiel.le.s à la nation et à la pérennité de l’entreprise, une telle proposition relève d’un manque complet de considération vis à vis des salarié.es, ceux et celles qui font le travail et créent la richesse.

“Ce rassemblement, continue Ali C., était pour montrer à la direction que les travailleurs et les travailleuses étaient encore aujourd’hui en capacité de s’organiser en un rassemblement afin de durcir le mouvement social.” Démonstration réussie : lors du rassemblement à Aubervilliers, les salariés se sont montrés soudés, et ont même réussi à tenir tête à une représentante de l’entreprise décontenancée par leur solidarité et leur organisation à toute épreuve. À la proposition de rendez-vous dans les bureaux de la direction, le délégué CGT en appelle à la décision de l’Assemblée générale des grévistes qui est souveraine pour décider des modalités de grève et de discussion avec la direction. Une façon pour les grévistes de faire comprendre que la grève leur appartient collectivement.

Il paraît alors évident que la lutte n’est pas finie et que les salariés continueront de se battre pour l’annulation de l’externalisation de l’entreprise, malgré le refus de Veolia de négocier avec les grévistes sur ce point. L’entreprise, à une réunion de la fin des négociations du Plan de Départ Volontaire, refuse toujours de négocier avec les salariés concernant l’externalisation du traitement des déchets. La lutte pour l’abandon de ce projet par Veolia est donc encore et toujours d’actualité, nous nous devons de soutenir ces salariés en grève pour leurs conditions de travail et contre la précarisation de leurs contrats.


 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Occupation du théâtre de l'Odéon à Paris: les travailleurs du spectacle refusent de payer la crise

A l'appel de la CGT des professionnels du spectacle et des activités culturelles, le théâtre parisien est occupé depuis ce jeudi. Une action coup de poing pour que résonnent les revendications des travailleurs précaires qui dénoncent la gestion de crise répressive de ce gouvernement au service exclusif du capital.

 

Il faut dire qu'en adoubant Roselyne Bachelot au ministère de la Culture, l'ex-banquier d'affaires, posé à l'Elysée par le capital, n'avait pas oublié son rôle néfaste au ministère de la Santé sous Sarkozy président, avec sa loi désastreuse sur la réforme hospitalière. Réforme que Hollande président a poursuivi dans tous ses termes.

Les intermittents du spectacle, occupant l'Odéon, revendiquent:

. Un retrait pur et simple de la réforme de l’assurance-chômage

• Une prolongation de l’année blanche, ainsi que son élargissement à tous les travailleur.es précaires, extras et saisonniers entre autres, qui subissent les effets, à la fois de la crise et des politiques patronales.

• De toute urgence, des mesures qui permettent aux salarié.es à l’emploi discontinu d’accéder aux congés maternité et maladie indemnisés, ainsi qu’une baisse du seuil d’heures minimum d’accès à l’indemnisation chômage pour les primo-entrant.es ou intermittent.es en rupture de droits.

• Un financement du secteur culturel passant par un plan massif de soutien à l’emploi en concertation avec les organisations représentatives des salarié.es de la culture.

• Des moyens pour garantir les droits sociaux - retraite, formation, médecine du travail, congés payés, etc.- dont les caisses sont menacées par l’arrêt des cotisations.

Une manif de soutien a lieu ce samedi à 14h devant le théâtre occupé.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Pour rappel, Drahi  ce n'est pas seulement un patron de combat dans les entreprises dont il s'est emparé (à l'aide d'une opération boursière LBO s'agissant de SFR), c'est aussi un oligarque qui a fait main basse sur de nombreux médias pour défendre les intérêts de sa classe.

C'est ainsi qu'il contrôle  L'Express, BFM TV et RMC.

C'est tout cela qu'il va nous falloir remettre en cause pour défendre efficacement nos intérêts et ceux du peuple car les oligarques véritable cinquième colonne ce n'est pas seulement en Russie qu'ils existent.

N'en déplaise aux chiens de garde des médias !______________________

 

SOURCE

Le Monde

Malgré la bonne santé de l’opérateur télécoms, la direction veut se séparer de 17,7 % de ses salariés d’ici à 2025

Chez Altice, les plans d’économies s’enchaînent au rythme d’un métronome. Après le pôle médias, qui coiffe BFM-TV, RMC et leurs déclinaisons, c’est au tour de SFR de repasser par la case « plan social ». L’opérateur télécoms, qui avait annoncé la suppression de 5 000 emplois en 2016, soit un tiers de ses effectifs, va de nouveau mettre en œuvre un plan massif de réduction des coûts. Il souhaite se séparer de 1 700 salariés d’ici à 2025 (17,7 % de ses salariés), afin de « rester compétitifs dans [un] environnement très concurrentiel », selon un communiqué. L’annonce a été faite, mercredi 3 mars, lors d’un comité social et économique (CSE).

Dans le détail, les boutiques, qui emploient 2 300 personnes en CDI, selon les syndicats, et dont la direction déplore une « baisse de fréquentation », verront leurs effectifs réduits de 400 personnes. Les 1 300 autres suppressions de postes vont concerner la partie « opérateur », qui emploie 7 300 CDI. Les centres d’appels – 2 500employés – ne sont pas concernés.

Dans un message adressé à ses équipes, Grégory Rabuel, le directeur général de SFR, invoque « une concurrence exacerbée, des tarifs toujours très bas, une croissance exponentielle des usages, un transfert des revenus vers les acteurs de l’Internet, ou une réglementation pénalisante », probablement en référence à l’interdiction faite à SFR de recourir à son équipementier, le chinois Huawei, pour déployer son réseau 5G, la dernière génération de téléphonie mobile. De ce fait, l’opérateur devra renouveler une partie de ses équipements.

« C’est complètement incohérent par rapport aux orientations stratégiques qui nous étaient présentées il y a seulement cinq mois [qui ne faisaient pas état des conséquences de la crise pour l’entreprise]. Aujourd’hui, la direction noircit le tableau, alors qu’il n’y a pas d’éléments nouveaux. Il y a tromperie sur la marchandise », déclare Xavier Courtillat, délégué syndical central CFDT, qui rappelle que cette coupe dans les effectifs intervient alors que le « new deal », qui fixait les conditions de départ du précédent plan, est arrivé à échéance au 31 décembre 2020.

« Sous le choc »

« Ce chiffre est incompréhensible pour une entreprise en croissance. Elisabeth Borne [ministre du travail] et Bruno Le Maire [son collègue de l’économie] vont-ils demander des comptes à l’entreprise ? », s’interroge Abdelkader Choukrane, de l’UNSA, le syndicat majoritaire de SFR. Jeudi 4 mars, de nouvelles discussions devaient commencer, la direction souhaitant faire signer aux instances représentatives un « accord de méthode », qui graverait dans le marbre les conditions de départ. « On veut comprendre les raisons de ce plan, s’assurer que l’on ne va pas produire de nouveaux chômeurs et avoir des engagements pour ceux qui restent, sinon nous ne signerons pas », prévient le représentant de l’UNSA.

Le CSE de SFR a décidé de se faire assister par le cabinet Sextant pour analyser la validité de ce plan, en fonction, en particulier, de l’honnêteté des informations qui lui ont été transmises. Les élus disent se réserver la possibilité de saisir la justice.

« Ces gens, tout ce qu’ils savent faire, c’est gagner de l’argent, pas associer des salariés à un projet. Depuis vingt et un ans que je suis dans cette boîte, je ne la reconnais plus, c’est du gâchis sur toute la ligne », s’insurge Sylvie Fondacci, de la CGT. Même si la situation sanitaire – qui oblige la majorité des salariés à télétravailler – réduit les capacités de mobilisation du personnel, Mme Fondacci décrit une société, où les salariés étaient « en souffrance » depuis plusieurs années… Et désormais « sous le choc » des dernières annonces.

La pilule est d’autant plus difficile à avaler que SFR est loin d’être en difficulté. En 2020, la branche télécoms d’Altice a vu son chiffre d’affaires progresser de 2,4 %, à 10,6 milliards d’euros et son Ebit­da (résultat brut d’exploitation) de 3 %, à 4,2 milliards, mieux qu’Oran­ge, dont les ventes et le résultat sont restés stables. L’opérateur au logo rouge et blanc a même gagné des abonnés fixes et mobiles.

Un calendrier pas anodin

Insuffisant pour un groupe à la recherche de la moindre économie. En 2020, SFR avait déjà été épinglé après avoir recouru massivement au chômage partiel pendant le premier confinement, alors que son activité n’avait quasiment pas souffert. Et l’opérateur est allé, selon Le Parisien, jusqu’à supprimer les tickets-restaurants de 2 000 salariés en télétravail.

La rumeur d’un plan circulait de longue date dans l’entreprise. Armando Pereira, l’homme de la réduction de coûts, fidèle allié de Patrick Drahi depuis trois décennies, et réellement à la manœuvre chez Altice, avait déjà évoqué une telle perspective en décembre 2020, lors d’un échange avec les salariés : « Aujourd’hui, on réfléchit à des choses, oui. Il faut regarder le problème économique qui peut nous arriver, dans les mois à venir, on ne sait pas. Il se peut que l’on soit obligé de se réorganiser », avait-il dit, ce qui n’avait pas manqué d’alerter les syndicats.

Mais le calendrier est tout sauf anodin. L’annonce intervient après le retrait de la société de la Bourse d’Amsterdam le 26 janvier. Pendant des mois, Patrick Drahi a bataillé pour racheter les 50 % d’actions Altice qu’il ne possédait pas encore. Accusé de profiter de la crise sanitaire pour ramasser les titres à bon prix, il avait été par deux fois obligé de revoir à la hausse l’offre proposée. Finalement, il a dû débourser 3,1 milliards d’euros, une somme qu’il a entièrement empruntée. Depuis, il a habilement réussi à se refaire une santé financière.

Le 4 février, SFR a vendu les tours télécoms pour 2,65 milliards d’eu­ros, une manne qui a permis à Patrick Drahi de se désendetter personnellement… Tout en s’attirant des critiques. L’agence S&P, qui aurait préféré le voir alléger la lourde dette de l’entreprise, a qualifié, le 24 février, son management de « faible », privilégiant ses propres intérêts, sans regarder ceux des autres parties. Là aussi, le fait d’avoir attendu le retrait de la Bourse, privant de facto les précédents actionnaires de pouvoir profiter de l’opération, a été critiqué.

En taillant de nouveau dans les coûts, M. Drahi ne serait-il tout simplement pas en train d’habiller la mariée, afin de la vendre ou d’envisager, plus tard, une prochaine introduction en Bourse, pour réaliser une nouvelle culbu­te financière ? « Non ! Patrick Dra­hi, notre actionnaire à 100 %, nous soutient très fortement, personnellement, financièrement et quotidiennement », a répondu Grégo­ry Rabuel, interrogé par Les Echos, mercredi. 

par  Sandrine Cassini Et Vincent Fagot

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

Le Conseil national des universités, abrégé par le sigle CNU, est une instance consultative et décisionnaire française chargée en particulier de la gestion de la carrièredes enseignants-chercheurs (professeurs des universités et maîtres de conférences). Les principes de liberté de l’enseignement supérieur2 et d’autonomie de la recherche ont conduit à accorder aux enseignants-chercheurs des garanties statutaires spécifiques.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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