SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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SOURCE : La Montagne

Publié le 03/03/2021 

Mécontents des négociations en cours, une centaine de salariés d'Aubert & Duval en grève aux Ancizes (Puy-de-Dôme) 

À l'appel de la CGT, les salariés se sont réunis devant l'usine des Ancizes 
Une centaine de salariés ont fait grève ce mardi 2 et mercredi 3 mars de 11 heures à 15 heures devant le site des Ancizes pour manifester leur mécontentement sur les négociations en cours.

 

"On perd déjà de l’argent avec le chômage partiel, mais en plus, la direction nous demande de donner un jour de RTT, de renoncer à la prime de poste quand on n’est pas sur le site et de faire une croix sur l’intéressement »,

énumère Manuel Puchol, délégué syndical CGT, au moment d’évoquer les raisons de cette grève.

Ces dernières semaines, Aubert & Duval, qui compte 1.440 salariés dans les Combrailles, a annoncé la suppression de 144 postes en CDI aux Ancizes dans le cadre d’un plan de restructuration de l’emploi.

Les négociations toujours en cours
Depuis, des négociations ont été engagées autour de l’activité partielle longue durée (APLD), du coût du travail, de l’accord de performance collectif et des ruptures de contrats conventionnelles.

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Malgré la crise, 1255 milliards de dollars ont été versés en dividendes aux actionnaires en 2020

En 2020, on aurait pu s’attendre à ce que la chute d’activité liée au Covid-19 et à la mise en place de mesures de couvre-feu et de confinement limite les versements de dividendes aux actionnaires au niveau mondial. Il n’en a rien été. Alors qu’une crise économique d’une grave ampleur s’est amorcée et sera sans doute durable, les actionnaires ont continué à être fortement rémunérés.

La société de gestion d’actifs Janus Henderson vient de publier à ce sujet une étude éclairante (Global dividend index de février 2021). Celle-ci indique notamment que « Les dividendes mondiaux ont fait preuve d’une résilience remarquable au cours de cette année très particulière. Sur l’ensemble de l’année 2020, dont le premier trimestre a été normal, les dividendes totaux ont chuté de 12,2% pour atteindre 1 255 milliards de dollars US, ce qui est supérieur à notre scénario le plus favorable de 1 210 milliards de dollars US grâce aux excellents résultats enregistrés en fin d’année ».

L’étude précise également que les deux tiers des sociétés ont maintenu leurs dividendes ou les ont augmentés. Seule une société sur huit les a annulés. Dans certaines régions du monde comme l’Amérique du Nord, le niveau de versement de dividendes atteint même des records : 549 milliards de dollars, soit une hausse de 2,6% par rapport à 2019.  Au niveau mondial, les versements de dividendes retrouvent leur niveau de 2017, qui étaient leur point le plus élevé depuis au moins 2009, date de création de l’étude Global dividend index. On n’observe donc pas du tout la baisse qui avait suivi la crise financière de 2008.

Les dividendes devraient retrouver la croissance en 2021

A noter également que, selon cette étude, la baisse des dividendes a en particulier concerné les banques qui payent en règle générale une partie importante des dividendes mondiaux et dont les versements ont été réglementés en 2020, en particulier par la Banque centrale européenne dans la zone euro. Nombre d’entre elles vont sans doute rattraper en 2021 la baisse de versements de 2020. Par exemple, le Crédit Agricole a annoncé qu’il allait verser 2,3 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires en 2021, pour compenser ainsi le moins perçu de 2020. La BCE estime que les distributions de dividendes des banques de la zone euro devraient s’établir entre 10,5 milliards et 11 milliards d'euros en 2021. Même la Société Générale, qui n’a réalisé aucun bénéfice en 2020, va puiser dans ses fonds propres pour verser des dividendes cette année.

Même chose du côté des assurances. Axa qui, à cause de la crise du Covid 19, a vu ses résultats s’effondrer en 2020, va verser 3,4 milliards d’euros en dividendes à ses actionnaires en 2021, soit exactement la somme qu’il avait prévu de verser avant la crise. Ce phénomène de rattrapage devrait se généraliser. D’après l’étude de Janus Henderson « Il est fort probable que les sociétés versent des dividendes extraordinaires en 2021, profitant de leurs solides liquidités pour récupérer une partie des pertes accusées par les distributions en 2020. ». Ainsi, les dividendes pourraient être à nouveau en croissance au niveau mondial en 2021 malgré la crise économique que nous traversons.  

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Des consultants santé de BFM TV verbalisés dans un restaurant clandestin

Le Canard Enchaîné révèle que des journalistes consultants santé de BFM TV ainsi que des membres de l’AP-HP auraient été verbalisés pour avoir diné clandestinement dans un restaurant.

Révélations du Canard Enchainé

Selon le Canard Enchaîné, des journalistes de BFM TV ainsi que des « cadors de l’Assistance Publique Hopitaux de Paris, un gradé de la brigade des sapeurs-pompiers, tous consultants de la chaîne » auraient été surpris, fin février, en train de festoyer dans un restaurant clandestin. Situé à proximité des locaux de BFMTV, cet « établissement à la mode » aurait servi de lieu à des diners interdits.

Un scandale qui a créé la polémique sur les réseaux sociaux. Alors que les journalistes de BFM passent leurs journées à diffuser une lecture gouvernementale de l’épidémie qui fait reposer la responsabilité de sa circulation sur la population, ceux-ci semblent en effet s’octroyer le droit d’organiser des diners festifs.

Alors que ce matin encore, la chaîne n’hésitait pas à réaliser un reportage évoquant l’idée que les « les bars à chicha » seraient « responsables de la transmission du virus chez les jeunes », l’anecdote a de quoi faire sourire.

Comme ironise Le Canard et de nombreux twittos, plutôt que de réaliser des reportages pour faire la leçon à la population, c’est sur son « arrière-cuisine » que BFM devrait plutôt enquêter...

 

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Assurance-chômage : 800.000 chômeurs verront leur indemnisation baisser de 20% en moyenne

Alors que la réforme assurance chômage vient d’être actée, la catastrophe sociale est déjà en vue : 800 000 chômeurs verront leurs allocations baisser de 20% en moyenne. Le gouvernement continue ses attaques contre les plus précaires.

Réforme de Macron

Crédit photo : PASCAL GUYOT / AFP

« Alors que le chômage a augmenté de 7,5 % sur l’année 2020 avec un nombre de demandeurs d’emploi qui avoisine les 4 millions et que les suppressions d’emplois s’accélèrent (80 000 licenciements ou emplois menacés depuis le début de la crise sanitaire), le gouvernement et sa ministre du travail Élisabeth Borne se sont empressés de mettre en place la réforme de l’assurance chômage qui va frapper de plein fouet les secteurs les plus précaires du salariat, déjà durement touchés par la crise », voilà ce que nous écrivions hier.

Avec cette réforme, le gouvernement compte faire près d’un milliard d’euros d’économie chaque année d’après l’Unedic, notamment en changeant le calcul du salaire de référence qui pénalisera principalement les travailleurs qui enchaînent les contrats courts, et en étalant les indemnités dans le temps. Dans une vidéo de vulgarisation, TF1 donne des exemples de réévaluation de l’indemnité versée : un smicard qui cumule des CDD d’un mois et qui touchait 985€/mois pendant 8 mois selon l’ancien modèle, ne touchera plus que 667€/mois pendant 14 mois. Une coupure criminelle en pleine crise économique.

En effet, pour les travailleurs et couches les plus précaires, la crise devient de plus en plus difficile à vivre. Les emplois sont supprimés et les aides s’amenuisent. Or le nouveau système de calcul de chômage entrera en vigueur le 1er juillet et [le Ministère du Travail lui-même prévoit une baisse des allocations pour 800 000 personnes. Cette baisse sera en moyenne de 22% selon les chiffres de l’Unédic (Union Nationale Interprofessionnelle pour l’Emploi dans l’Industrie et le Commerce)→https://www.nouvelobs.com/social/20210302.OBS40858/assurance-chomage-ce-qui-change-avec-la-nouvelle-version-de-la-reforme.html#:~:text=Cette%20baisse%20sera%20de%2020,pris%20en%20compte%20sera%20plafonn%C3%A9.].

Bien que la Ministre Elisabeth Borne déclare sur le plateau de BFM que « cette réforme est nécessaire pour lutter contre la précarité », la réalité c’est que pour toucher une allocation il faudra dorénavant avoir travaillé 6 mois au cours des 24 derniers mois… Pourtant, comme l’explique le journal l’Obs : « l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) prévoit au contraire une hausse du taux de chômage à 10,6 % fin 2021, contre 8,1 % avant la pandémie ».

La priorité du gouvernement n’est pas d’aider les plus précaires à faire face à la crise, mais seulement de prendre des mesures qui cachent la misère tant bien que mal.

D’autant plus que les jeunes sont particulièrement impactés par la baisse des allocations, étant moins couverts par le chômage car contraints à enchaîner les contrats courts, les CDD et emplois d’intérims. La Ministre du Travail se défend en entendant « dissuader les entreprises de recourir de façon excessive à des contrats courts », contradictoirement avec la plateforme 1 jeune 1 solution qui renvoie en réalité les jeunes vers Pôle Emploi qui leur offre 20 000 emplois précaires.

La seule réponse du gouvernement face à la crise c’est donc de pérenniser une précarité déjà existante en exigeant des couches populaires de se conditionner à l’austérité. Et pendant que le gouvernement cherche à économiser le moindre sous sur le chômage des travailleurs, il offre des milliards au patronat.

Si la logique du gouvernement est de niveler l’ensemble du système de l’assurance chômage vers le bas comme il prévoyait déjà de le faire pour la réforme des retraites, nous revendiquons au contraire que toutes les allocations et aides aux plus précaires soient augmentés. Cela serait possible via à un impôt sur les grandes fortunes : de meilleurs conditions de vie et de travail, défendre les acquis des travailleurs, voilà pourquoi il faut se battre !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Les hautes autorités politiques des Yvelines oublient la loi

L'image ci-dessus provient de l'ancien film comique La Loi c'est la loi dont la vedette était Fernandel. "Une déclaration inexacte peut vous attirer de graves ennuis", disait l'affiche derrière l'acteur costumé en douanier.

 

Aujourd'hui, pour le monde de la politique, existe la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. HATPV en abrégé que le commun de nos citoyens ne connait pas et semble-t-il, également quelques ténors de la vie publique dans le 78.

Pris sur Contrib'City, un extrait, puis la totalité de l'article en lien:

"De nombreux hauts élus des Yvelines (78) ont tendance a délaissé la haute autorité pour la transparence de la vie publique ou bien à garder pour cette dame un amour bien discret. Pure coïncidence, c'est au moment où contrib.city a commencé à publier au sujet de la HATVP que certains politiciens de ce département se sont souvenus de cette jeune institution. (...)"

Et Contrib'City de mettre sur le devant de la scène pour ses oublis Pierre Bédier, Président du Conseil départemental des Yvelines depuis 2014 et Vice-président de l'établissement public de coopération interdépartemental Hauts-de-Seine-Yvelines.

Et Contrib'City de rappeler la loi du 11 octobre 2013 créant la HATPV et punissant de 3 ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende tout omission de déclaration par les maires des communes de plus de 20 000 habitants, les conseillers départementaux et les présidents et vice-présidents des conseils départementaux.

Concernant Pierre Bédier, désormais, la HATVP indique que sa nouvelle déclaration est en cours de traitement. Sans aucune sanction à la clé: note de ma pomme.

Et du coup, obligatoirement, cette image ci-dessous ne correspond en rien à cette chronique :

Les hautes autorités politiques des Yvelines oublient la loi

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Jeudi 4 mars 2021, deuxième réunion NAO (négociation annuelle obligatoire).

 

La CGT fera un point sur les revendications et les attentes des salariés à la direction.

Deuxième réunion NAO Unilever Le meux

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Les TUI France réunissent leurs soutiens à Cergy pour exiger l’annulation du plan social !

Ce mardi 2 mars s'est tenu un rassemblement devant le tribunal administratif de Cergy appelé par les TUI, en lutte depuis juin contre 583 licenciements. Des soutiens d'autres secteurs en lutte étaient présents comme les femmes de chambre d'IBIS Batignolles, les Monoprix, SUD Renault et des étudiant.e.s.

Mouvement ouvrier

Crédits photo : CSE TUI France

Alors que depuis le début de la crise on dénombre plus de 800 PSE avec plus de 80 000 emplois qui sont supprimés ou menacés en France, depuis juin les TUI luttent contre les 583 licenciements. En ce sens, un rassemblement s’est tenu devant le Tribunal Adminstratif de Cergy ce mardi 2 mars pour exiger l’annulation du plan de licenciement. Après avoir été balayés par la DIRECCTE, les TUI ont en effet lancé un recours devant le Tribunal Administratif, pointant notamment les conditions de départ des salariés, avec des « moyens financiers [qui] ne sont pas au rendez-vous », mais aussi les suppressions d’emplois.

Ce rassemblement a été l’occasion de réunir différents soutiens tels que la CGT HPE et les femmes de chambre de l’IBIS Batignolles, les Monoprix, SUD Renault, mais aussi des étudiant.e.s de Nanterre.

Depuis juin et l’annonce par visioconférence de la direction de TUI France de la suppression de deux-tiers des effectifs, les TUI luttent pour leurs emplois et dénoncent une entreprise « qui ne recule devant rien ». Intervenant au rassemblement, Stéphane, militant CGT TUI France, explique : « même si on a reçu nos lettres de licenciement, cela ne nous empêche pas de nous battre contre ceux qui ont joué avec nos vies, alors qu’ils ont touchés des millions du gouvernement ». En effet, TUI France a reçu des aides publiques très importantes ces dernières années, et a notamment encaissé près de 10 millions d’euros grâce au CICE. En contrepartie, l’entreprise licencie 583 personnes soi-disant au nom de « l’avenir de l’entreprise ».

Face à cela, les TUI ont décidé de relever la tête. Comme l’a expliqué un salarié « le confinement ne nous a pas empêché de nous battre ». Depuis juin les salarié.e.s se mobilisent ainsi contre leur PSE, mais aussi plus largement en étant à l’initiative de la manifestation du 23 janvier dernier contre les suppressions d’emplois. « Il y a une chose importante qu’on s’est aperçu à travers notre lutte, c’est qu’il faut qu’on se regroupe » note ainsi un salarié au micro, tandis qu’un autre ajoute : « la base ne se laissera pas faire, en face ils sont organisés donc il faut qu’on le soit nous aussi ».

Lors des prises de paroles, les travailleurs ont également dénoncé la situation des étudiant.e.s. « Il y a des étudiants qui ont tenté de se suicider et le gouvernement qu’est-ce qu’il fait ? Il donne des milliards aux patrons. C’est toujours nous qui payons la crise » a ainsi expliqué Stéphane, militant CGT TUI France. Or, alors que le combat pour l’emploi concerne toutes et tous, les TUI n’ont pas manqué de souligner l’absence de plan à la hauteur du côté des directions syndicales.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Réforme de l’assurance-chômage en vigueur dès juillet : Macron fait payer la crise aux chômeurs

Ce mardi, Élisabeth Borne a présenté le texte final de la réforme de l’assurance-chômage qui commencera à être appliquée à partir du 1er juillet. Un dispositif central dans l’agenda antisocial du gouvernement qui instaure des attaques historiques contre les chômeurs, en pleine crise sanitaire et économique.

Nos vies pas leur profits !

Alors que le chômage a augmenté de 7,5 % sur l’année 2020 avec un nombre de demandeurs d’emploi qui avoisine les 4 millions et que les suppressions d’emplois s’accélèrent (80 000 licenciements ou emplois menacés depuis le début de la crise sanitaire), le gouvernement et sa ministre du travail Élisabeth Borne se sont empressés de mettre en place la réforme de l’assurance chômage qui va frapper de plein fouet les secteurs les plus précaires du salariat, déjà durement touchés par la crise.

Comme prévu initialement par le gouvernement, la réforme de l’assurance-chômage s’attaque principalement aux possibilités d’accès au chômage ainsi qu’au mode de calcul des allocations qui vont largement être abaissées.

En effet, concernant l’accessibilité au chômage, la réforme prévoit d’allonger la période de travail nécessaire pour pouvoir toucher ses allocations. Alors qu’il fallait avoir travaillé quatre mois sur une période de 28 mois pour ouvrir des droits au chômage, il faudra travailler six mois sur une période de 24 mois. Pour ce qui est du mode de calcul du salaire journalier de référence, la réforme prévoit de ne plus compter seulement les jours travaillés comme ce pouvait être le cas auparavant, mais de prendre en compte l’ensemble des jours travaillés et non-travaillés sur une période de 24 mois pour calculer le salaire perçu dans le cadre des indemnités chômage. Ce dispositif va logiquement entraîner une baisse sans précédent des allocations chômages qui va concerner pas moins de 800 000 travailleurs en recherche d’emploi.

Comme le rapporte Le Parisien, la réforme devrait entrer en vigueur en plusieurs temps. « Selon les syndicats, cette réforme devrait entrer en vigueur le 1er juillet, au moins pour le nouveau mode de calcul controversé de l’indemnisation des demandeurs d’emploi. En outre, le durcissement de l’ouverture des droits (de 4 à 6 mois de travail sur les 24 derniers mois) entrera en vigueur au plus tôt au 1er octobre. Mais cette disposition dépendra de l’amélioration du marché de l’emploi, appréciée sur six mois à partir du 1er avril. » Du côté des mesures sensées viser le patronat en revanche, le gouvernement prend le temps... Ainsi, « le bonus-malus sur les cotisations des entreprises dans sept secteurs grands consommateurs de contrats courts sera quant à lui effectif à l’été 2022 après un an d’observation. »

L’entrée en vigueur de cette réforme de précarisation de masse avec la présence des directions syndicales dans les cadres de discussions, montre une nouvelle fois la farce que représentent des tables de négociations entre l’État, le patronat et les directions syndicales. Les représentants des principales organisations syndicales, la CGT, FO, la CFDT, ont en effet exprimé leur désaccord sur la réforme à l’issu d’un processus de discussion auquel ils ont largement participé. Une participation qui a donc de facto légitimé un cadre de dialogue social dont l’objectif ne vise bien entendu qu’à donner de la crédibilité au gouvernement qui tente de s’acheter la paix sociale dans un contexte sous haute tension.

En effet, la situation sociale et économique s’est largement dégradée depuis la crise sanitaire. De nombreux secteurs, au premier rang desquels la jeunesse (fortement touchée par le chômage), les quartiers populaires et les travailleurs ont vu leurs conditions de vie se détériorer considérablement. Dans le même temps, le gouvernement débloquait des dizaines de milliards pour maintenir à flot les profits du patronat. Face à cette contradiction, le gouvernement marche sur des œufs et craint de potentielles explosions sociales. Il cherche donc à continuer de faire passer son train de réformes antisociales, dans le sillage de la réforme des retraites, tout en ressuscitant l’illusion du dialogue social pour essayer de faire passer la pilule.

Mais face à cette tromperie à laquelle participent aujourd’hui les directions des principales organisations syndicales du mouvement ouvrier, il convient d’affirmer que la lutte contre la casse sociale ne pourra pas se dérouler dans les salons des ministères ou au rythme de journées de mobilisations isolées. Bien, au contraire c’est avec la mise en place d’un véritable plan de bataille qui coordonne les différents secteurs du monde du travail, par la rue et sur les lieux de travail, mais aussi d’études, que notre camp social pourra espérer une sortie de crise qui ne lui fasse pas payer le prix fort comme le souhaitent le patronat et son allié principal, le gouvernement.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
« On mérite reconnaissance ! » : Les agents voie de Paris Nord en grève sortent de l’ombre

De nuit dans l'obscurité des tunnels, au milieu de la poussière et des rats, ce sont ces conditions de travail que dénoncent les agents voies banlieues SNCF de la Gare du Nord, en lutte depuis le 18 janvier. Ce mardi, une centaine de personne étaient présentes pour les soutenir au rassemblement devant le siège de l'Infrapôle à Saint-Denis.

Les cheminots relèvent la tête

Une centaine de soutiens étaient présents ce mardi aux côtés de la brigade banlieue de Paris Nord devant le siège de l’Infrapôle. Crédit photo : LouizArt Lou

Pour soutenir les grévistes financièrement, donnez à la caisse de grève

« C’est nous qui faisons la maintenance des voies pour la sécurité des usagers, on mérite reconnaissance ! » Youness fait partie de la brigade qui s’occupe de la maintenance des voies ferrées pour les trains de banlieue qui transitent par la Gare du Nord à Paris. Ce jeune homme de 25 ans revendique fièrement son travail de cheminot : « à la base c’est ceux qui cheminent le long des voies ! » Il compte parmi les petites mains invisibles qui entretiennent de nuit le réseau de la plus grande gare d’Europe, où il décrit des conditions de travail exécrables : « On travaille dans des tunnels avec de la poussière, des rats, des seringues. J’ai 25 ans, les gens m’en donnent 30, et peut être qu’à 40 ans j’aurai un cancer du poumon ».

Alors le 18 janvier dernier toute la brigade est entrée en grève pour de meilleures conditions de travail et une prime de pénibilité de 20 euros par jour. « Une lutte pour la dignité » résument ces agents rassemblés ce mardi 2 mars devant le siège de l’Infrapôle Paris Nord à Saint-Denis. Autour d’eux une centaine de soutiens sont également présents, des syndicalistes SudRail notamment Anasse Kazib et Karim Dabaj, des politiques à l’instar de Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) et Eric Coquerel (LFI), ainsi que travailleurs d’autres secteurs venus en solidarité comme des raffineurs de Grandpuits ou des conducteurs de bus de la RATP. L’occasion de se faire entendre de leur direction, qui leur a proposé une rencontre à l’issue du rassemblement.

Pourtant, depuis le début du mouvement, « la réponse de la direction, ça a été de nous ignorer et ensuite de nous réprimer » raconte Rudy. Et pour cause, afin de réduire l’impact de la grève, le directeur d’établissement a fait passer cette brigade de jour afin de les faire remplacer par des sociétés extérieures la nuit, moment où les voies sont à l’arrêt et où les travaux les plus importants peuvent être effectués.

Une décision dangereuse, car comme l’expliquent les agents, leur travail nécessite un niveau de compétence fruit d’une longue formation aux côtés des « anciens ». Comme en témoigne une négligence constaté suite à des travaux réalisés par un sous-traitant sur la ligne SNCF Paris Lille à la mi-février, causant un risque de déraillement. Et du fait du mouvement de grève, « les voies de gare du nord ne sont plus entretenu depuis 1 mois » raconte un gréviste. Contre cette manœuvre qui s’attaque donc aussi bien au droit de grève qu’à la sécurité des usagers et au service public des transports, les grévistes aidés par le syndicat Sud-Rail de Paris Nord ont décidé d’assigner la direction en référé, l’audience aura lieu vendredi 5 mars au tribunal de Bobigny.

Mais ce n’est pas tout. « Une trentaine d’agents ont été convoqués par la direction pour une photo de gréviste » explique encore Rudy. Tandis qu’un agent en période d’essai d’une autre brigade – la brigade grande ligne, un temps en grève elle aussi – s’est fait licencié dans le but d’intimider les agents, avant d’être réintégré. « Mais ça ne nous fait pas peur, on était prêt et on savait dans quoi on s’engageait » affirme-t-il, « on ne lâchera rien tant que la sécurité ne sera pas rétablie à Gare du Nord. Une vie ça n’a pas de prix. On ne lâchera rien pour tous ceux qui crient en nous, mais aussi pour tous ceux qui ont perdu espoir. Vous verrez que le combat ça paie, notre but c’est aussi de vous redonner espoir ! »

Un message plein de force et de détermination, qui montre que face au gouvernement et au patronat qui veulent faire payer la crise aux travailleurs, il est possible de battre en brèche la résignation pour faire en sorte que la peur change de camp.

 

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Drame social. Un salarié de Carrefour se suicide sur le parking du magazin à Quetigny

Ce lundi 1er mars au matin, un employé du Carrefour de Quetigny (21) s'est donné la mort dans sa voiture stationnée sur le parking réservée au personnel. Son suicide s'ajoute à la longue liste des violences et des souffrances au travail que subissent les travailleurs et les travailleuses au quotidien.

Leurs profits, nos morts

Crédit photo : AFP

Ce lundi 1er mars au matin, un employé du Carrefour de Quetigny (21) s’est suicidé dans sa voiture stationnée sur le parking réservé au personnel. Son suicide, qui n’est pas un cas isolée dans cette enseigne de la grande distribution, s’ajoute à la longue liste des violences et des souffrances au travail que subissent les travailleurs et les travailleuses au quotidien, mais qui se sont exacerbées avec la crise sanitaire dans de nombreux secteurs. Le contexte dans lequel a lieu ce suicide fait apparaitre un cynisme brutal, entre chiffre d’affaire en hausse, restructuration, licenciements et aides d’Etat.

En effet, Carrefour vient de publier, le 18 février, son chiffre d’affaires pour l’année Covid avec une hausse de 8% qui le porte à 79 milliards d’euros. Cette augmentation doit tout au "travail essentiel" qu’ont continué à fournir les salariés y compris pendant le confinement. Et, comme pour suivre le refrain macronien, "en même temps", le groupe continu son plan de restructuration lancé en 2019 tout comme il continue à faire pression sur les salaires de ses employés en utilisant l’argument de la crise sanitaire. Le tout en distribuant des dividendes généreux aux actionnaires.

Par provocation, en début d’année, l’enseigne a promis une augmentation de 0,5% à ses salariés et envisage d’utiliser la manne du "plan un jeune, une solution" lancé par Macron en recrutant massivement des jeunes, quitte à licencier certains salariés et à instaurer ainsi, en interne, une concurrence des uns avec les autres. La CGT Carrefour indique que le groupe pourrait à ce jour-là, en France, gagner près de 92 millions d’euros avec les aides du plan jeune

C’est dans un tel contexte, où le mépris s’énonce à voix haute et où les salariés sont menacés à la fois par le plan de restructuration et par le jeu de cette manne promise par Macron pour l’embauche massive de jeunes, qu’un employé a mis fin à ses jours lundi matin. Une victime supplémentaire de la logique brutale du profit qui écrase les vies humaines pour le bien des patrons et des actionnaires. La CGT a prévu un rassemblement à Massy le 5 mars prochain, pour que les salariés relèvent la tête et fassent entendre au PDG que l’activité des magasins ne lui doit rien et que sans les salariés, les patrons ne sont rien.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
2021: "Le Temps des tempêtes", judiciaires pour Nicolas Sarkozy

En dénommant son dernier bouquin Le Temps des tempêtes, autobiographie des premières années de son quinquennat (2007-2012), Nicolas Sarkozy a aussi fait coucou, sans le faire exprès, à son calendrier judiciaire.

 

Le procès Bismuth, qui voit un ex-président de la République condamné à de la prison ferme pour corruption, de quoi faire s'égosiller de fureur la droite, son extrême et jusqu'à Gérard Darmanin, ministre du palais de l'Elysée, n'est que le début de ce calendrier.

Le héros, semble-t-il, des droites et de leur extrême confortées par le silence assourdissant du ministre de la Justice, Eric Dupont-Moretti, sur les attaques contre une décision judiciaire, ce héros donc n'est que devant la partie émergée de l'iceberg affairiste. D'où, Le Figaro, canal historique du capital et de la droite, qui monte aux créneaux dans un interview de Nicolas Sarkozy

La droite affairiste et son extrême, ce sont plus de trente ans de système politicien. Et il serait long d'énumérer les déjà condamnés, ceux qui seront jugés et les mis en examen pas encore passibles d'un procès.

Un fleuron toutefois avec Christine Lagarde, ex-ministre de droite de l'Economie, jugée à ce poste par la Cour de justice de la République coupable de "négligences" dans l'affaire Adidas-Tapie, mais dispensée de peine. Eh bien madame Lagarde fut patronne après coup du FMI. Elle est aujourd'hui la big boss de la Banque centrale européenne. Tout un symbole du capitalisme.

En attendant, depuis ce clos de hors-sol, par la voix d'Elisabeth Borne, ministre macronien du chômage et de la précarité, le 1er juillet 2021, la baisse des allocations entre en vigueur. Et il faudra 6 mois de boulot pour les obtenir contre 4 actuellement.

Ami, entends-tu à la télé le vol noir des corbeaux sur le vrai monde du travail?

Non, il n'est question que de la défense des crocs de la droite et de son extrême qui rayent les écrans. Mais dormez sur vos deux oreilles, braves gens d'en bas, on pense et on parle à votre place.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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