SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Le projet de prélèvement à la source vient d’être voté par l’Assemblée nationale. Loin d’être une mesure de simplification, cette réforme du recouvrement de l’impôt s’avère être une véritable usine à gaz. Les citoyens espérant constater un allégement de leurs démarches administratives vont être déçus. En effet, le prélèvement à la source n’exonérera ni de déclaration, ni d’avis d’imposition mais générera surtout toute une série de démarches visant à modifier son taux d’imposition tout au long de l’année au gré des fluctuations de revenus et des changements de situation professionnelle ou personnelle.

Contrairement à l’affichage qui en est fait, la structuration de l’impôt sur le revenu en France ne permettra pas de rendre le paiement de l’impôt contemporain de la perception des revenus. Les prélèvements effectués ne seront que des estimations qui pourront d’ailleurs être défavorables aux contribuables. Ceux-ci devront attendre jusqu’à un an avant de récupérer les sommes indûment prélevées.

En outre, cette réforme va représenter une surcharge de travail pour les entreprises et posera des problèmes évidents pour les PME et les TPE qui devront assumer ces opérations comptables. Cela aura également pour conséquence une lisibilité plus délicate des fiches de paie pour les salariés. Et les informations à la disposition des employeurs viendront interférer dans les relations avec les salariés comme à l’occasion des négociations salariales.

De plus, confier le recouvrement à un tiers collecteur aura pour effet une baisse des recettes fiscales. L’expérience de la TVA peut faire craindre le pire : entreprises défaillantes, erreurs liées à la multiplications des interlocuteurs, fraudes...

Pour ne rien arranger la mise en place du prélèvement à la source va engendrer une augmentation de la charge de travail extrêmement importante aux Finances publiques (informations aux contribuables, recalcul des taux d’imposition tout au long de l’année, reste à recouvrer vis-à-vis des entreprises...). Dans des services fiscaux déjà largement affaiblis par les suppressions d’emplois successives (- 30 000 emplois en 10 ans), le cocktail s’annonce explosif.

Alors que le recouvrement de l’impôt sur le revenu affiche aujourd’hui un taux de 99% et que celui-ci s’était largement modernisé, on a du mal à comprendre l’entêtement gouvernemental à vouloir faire passer une telle réforme. Elle est à la fois dangereuse s’agissant des relations entre les citoyens et leur administration fiscale et indéniablement moins rentable en terme de recettes budgétaires.

Il n’est pas trop tard pour arrêter les frais.

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Voici les questions CGT pour le prochain CE/DP de vendredi 25 novembre 2016 :

Questions CE :

Volume usine dentaire et shampoing à date

SUR

Point planning : Articulation au niveau du management, impact au niveau de la logistique, l’autonomie et les limites ?

Point sur la situation Unimix 2

Que va devenir l’ancienne zone de la ligne C ?

 Questions DP :

Comment et pourquoi un responsable production qui connait normalement les lignes approuve une procédure de vide de ligne alors qu’il s’avère impossible sur la ligne ? (Ligne 16 et la ligne 14).

Certains salariés voudraient arrêter les nuits et travailler en 2X8 (pénibilité 3X8), vu la rotation de certaines lignes, la direction ne pourrait-elle pas prévoir de faire fonctionner des lignes en 2X8 ?

A quoi sert la douche qui se trouve à la cantine ?

 De quel droit le médecin du travail porte un jugement sur les résultats d’analyse de sang d’un salarié ?

Quand aura-t-on de nouveau référant pour l’équipe week-end ?

Point avancement sur les AI ?

Quel est le retour sur l’investigation du document trouvé lors du dernier DP ou il est écrit « bongard m’a tuer » ?

Aménagement d’un point d’eau chaude au process dentaire cluster 2 suite au presqu’accident ?

Process dentaire, toujours en attente d’un roule-fût ? Pourquoi un délai aussi long ?

 Est-il possible d’avoir une extension d’UNICUVE jusqu’aux lignes ?

La balance colorant au fractionnement dentaire est toujours défaillante, que faut-il faire ?

Quelle est la règle pour les changements de code entre les équipes sur les lignes dentaire ?

A quand la remise en état du chauffage au quai 6 (transit) ?

Point sur le retour de la situation du salarié Sébastien drieux ?

Ci-dessous l'ordre du jour CE/DP, cliquez sur le lien pour prendre connaissance du fichier :

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L'ancien Premier ministre défend une ligne économique très libérale. Voici ses effets concrets dans votre quotidien.

François Fillon lors de son discours après le premier tour de la primaire à droite, dimanche 20 novembre 2016 à Paris.

Arrivé loin en tête, François Fillon a fait sensation, dimanche 20 novembre, lors du premier tour de la primaire à droite. Mais que changerait vraiment son élection dans votre quotidien ? Franceinfo a fait le tour de ses propositions pour vous en proposer un résumé. Celles-ci se distinguent par leur caractère libéral assumé, qui vaut parfois à l'ancien Premier ministre le surnom de "Thatcher de la Sarthe".

Si vous êtes au chômage

François Fillon compte durcir quelques règles. Vos allocations, par exemple, pourraient devenir dégressives et ainsi diminuer au fil des mois. Mis en place en France en 1986, un dispositif similaire avait été supprimé par le PS en 2001. Six pays européens ont adopté cette mesure, signale Le Monde, bien que son efficacité soit encore discutée. Par ailleurs, en cas de victoire de l'ancien Premier ministre, vous seriez indemnisé moins longtemps. Aujourd'hui, les allocations sont versées aussi longtemps que vous avez travaillé, avec un maximum de deux ans, ou trois ans si vous êtes âgé de plus de 50 ans. Mais cette règle est en effet dénoncée par François Fillon. Enfin, les allocations seraient plafonnées à 75%.

L'idée est d'encourager les demandeurs d'emploi à retrouver un emploi, même précaire. "La pauvreté s’accroît à cause du chômage, donc la clé de tout est le redressement de la France, le plein-emploi", a indiqué François Fillon lors du troisième débat. Et tant pis si le poste occupé est précaire. "C'est toujours mieux de travailler que d'être au chômage ou au RSA", a-t-il résumé, lors d'une rencontre à New York avec des Français de l'étranger, rapporte Le Figaro. Pour encourager les embauches, les créateurs d'entreprise bénéficieraient d'une exonération de charges quand ils recrutent des demandeurs d'emploi.

Si vous bénéficiez d'un emploi aidé

Mauvaise pioche. François Fillon envisage de "supprimer les emplois aidés", dont il dénonce le coût et la faible efficacité. "Lesdits contrats d’avenir ou de génération coûtent aujourd’hui 1,4 milliard d’euros. Pour quels résultats ? dénonce l'ancien Premier ministre. Ils n’assurent pas l’insertion professionnelle et créent des effets d’aubaine concurrençant les dispositifs d’alternance".

Cette mesure, toutefois, est jugée "totalement irréaliste" par Christine Erhel, directrice du Centre d’études de l’emploi. Citée par Challenges, la chercheuse assure qu'une telle décision "reviendrait à laisser sur le carreau des centaines de milliers de jeunes". Créés en octobre 2012, les emplois d'avenir ont bénéficié à 300 000 personnes, selon la Direction générale à l’emploi et à la formation professionnelle, dont un quart dans les collectivités territoriales.

Avec la fin des emplois aidés, l'ancien Premier ministre espère doper la formation en alternance. En effet, l'économie réalisée permettra de supprimer les charges sociales sur l’apprentissage, qualifié de "voie privilégiée d'accès à l'emploi". La France ne compte que 400 000 apprentis, contre 800 000 au Royaume-Uni et 1,5 million en Allemagne, déplore le candidat.

Si vous êtes au smic

Lors du premier débat, François Fillon a été interrogé sur le montant d'un "smic correct et décent". Le candidat a évoqué un salaire "qui permet de vivre, mais cela dépend de l'augmentation des prix", sans toutefois livrer de montant. L'ancien Premier ministre n'est guère enthousiaste à l'idée d'augmenter le smic, aujourd'hui fixé à 1466,67 euros brut par mois, soit 1143,73 euros net. "Le smic actuel est ce que la société française peut faire de mieux. En France, il est d’ailleurs plus élevé que dans la plupart des pays européens".

François Fillon estime que le smic renchérit "notre coût du travail car il augmente mécaniquement chaque année", au 1er janvier. Il n'a pas évoqué sa suppression, mais souhaite maîtriser sa revalorisation annuelle, indexée sur l'évolution des prix à la consommation. En 2011, déjà, il avait qualifié ces coups de pouce de "faute politique".

Si vous êtes fonctionnaire

Vous devrez travailler davantage, puisqu'il prévoit de relever la durée du travail hebdomadaire minimum à 39 heures dans le public. Ces quatre heures supplémentaires permettraient de gagner un "temps de travail d’environ 10%, soit l’équivalent de 600 000 postes”, indiquait le candidat dans son manifeste de l'été 2015. "Je n'imagine pas un seul instant qu'on puisse demander aux fonctionnaires de travailler 39 heures payées 35, a -t-il déclaré sur RTL. Cela veut dire qu'il y aura des négociations".

Par ailleurs, "le statut de la fonction publique sera passé à la paille de fer pour en gommer tous les avantages injustifiés", a-t-il indiqué lors de l'université d'été des Républicains, comme "les mises en disponibilité sans justification" ou "les réintégrations dans leur corps d'origine des fonctionnaires ayant commis des fautes". François Fillon veut également rétablir le jour de carence, supprimé en 2014. Ainsi, le premier jour de congé maladie ne serait plus rémunéré.

Enfin, les fonctionnaires seront de moins en moins nombreux, puisque François Fillon prévoit de supprimer 500 000 postes sur 5,5 millions, soit près de 10%. Comme il y a 120 000 départs à la retraite par an, rappelle Le Monde, il faudrait presque geler les embauches pendant cinq ans. Un effort sans précédent pour les administrations et les services publics.

Si vous travaillez dans le privé

Là encore, vous devrez travailler davantage. François Fillon veut en effet "supprimer la durée légale du temps de travail". La loi se contenterait de fixer le maximum autorisé par les normes européennes, soit 48 heures, indique Challenges, et la durée légale serait donc fixée par des accords d'entreprises. Son programme prévoit également de supprimer un jour férié.

Par ailleurs, l'ancien Premier ministre veut mettre en place "un contrat de travail avec des modalités de rupture prédéfinies et progressives". Il prend exemple sur le cas d'une PME, qui "respire en fonction de ses commandes et doit faire face aux turbulences de son marché". Vous pourrez également être licencié pour un nouveau motif – encore flou – de "réorganisation de l'entreprise", lors de procédures de licenciement collectif. Celles-ci sont censées aider les sociétés dans "un contexte concurrentiel", explique le candidat.

Si vous attendez la retraite avec impatience

Comme Alain Juppé, François Fillon veut faire travailler les Français plus longtemps. L'âge légal du départ à la retraite serait fixé à 65 ans, contre 62 aujourd'hui. Les régimes privés, publics et spéciaux seront harmonisés, "dans un souci de justice et d'équité entre les Français", assure le candidat.

Si vous payez l'ISF

Bonne nouvelle pour vos finances. François Fillon juge que l'impôt sur la fortune "fait fuir les capitaux" de France. Il envisage donc de le supprimer. "Ce n'est peut-être pas une mesure populaire, mais il est choquant que les Français aient du mal à payer les retraites alors que nos plus beaux actifs rachetés par des fonds de pension étrangers financent celles des Texans", expliquait-il dans Les Echos, en septembre. En échange, il évoque une "taxe forfaitaire modérée sur tous les revenus du capital et en supprimant l’ISF".

Quid d'une baisse de l'impôt sur le revenu ? Cela "ne me paraît pas être une priorité absolue pour faire redémarrer l'économie", balayait le candidat, interrogé sur France 5, en début d'année. A moins, toutefois, d'investir. Il propose de "réduire l’impôt sur le revenu de 30% à 50% du montant investi dans une PME, jusqu’à hauteur de 1 million", indique en effet le programme. François Fillon drague aussi les familles en promettant un relèvement du plafond du quotient familial à 3 000 euros.

Petit ou gros patrimoine, tout le monde devra pourtant aussi s'acquitter d'une TVA relevée de deux points, afin de financer la baisse de charges des entreprises. "Il faut que ce soit la consommation qui finance notre système social, pas le travail".

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Martinez (CGT): Fillon et Juppé c'est

Primaire: pour le leader de la CGT Philippe Martinez, les programmes économiques de François Fillon et d'Alain Juppé suivent "la même logique"

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a estimé mardi que les programmes économiques de François Fillon et d'Alain Juppé, candidats au second tour de la primaire de la droite suivaient "la même logique".

"C'est la continuité de ce qui existe déjà, mais de façon accélérée et donc ce n'est pas la solution pour sortir le pays de la crise", a déclaré Philippe Martinez à l'AFP, en marge du congrès de l'Union départementale CGT de la Marne qui rassemble environ 200 personnes à Epernay.

Les programmes économiques de François Fillon et d'Alain Juppé suivent "la même logique", celle qui défend "les intérêts financiers notamment des grands groupes", a jugé le secrétaire général.

"On va supprimer des infirmières, des médecins, des aides-soignantes alors qu'il y a déjà une souffrance énorme dans les hôpitaux? Supprimer des fonctionnaires: c'est ça la réalité", a-t-il encore affirmé.

Selon le leader syndical, les deux candidats présentent des "nuances" au plan économique mais défendent sur le fond "la même chose", sur les suppressions de postes dans la fonction publique comme sur le retour aux 39 heures.

La CGT milite pour "réduire le temps de travail", "donner des moyens au service public" et "augmenter les salaires", a rappelé M. Martinez, pour qui "de l'argent il y en a, il suffit de le mettre dans les bonnes poches."

"De Macron à la droite en passant par le Front national, ils sont tous pour accentuer les politiques d'austérité", a-t-il conclu, disant n'attendre "rien du tout" du scrutin de dimanche.

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Malgré la campagne de propagande du gouvernement, la retenue à la source est une véritable usine à gaz. Elle ne fera que compliquer le prélèvement de l’impôt sur le revenu pour les particuliers, conduira à de multiples rectifications et sera source de nombreuses erreurs. Qui plus est, elle entrainera inévitablement des pertes de recette pour l’État liées aux difficultés financières des entreprises, sans même parler de la fraude. En 3 minutes, découvrez pourquoi la retenue à la source est à rejeter absolument.

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La primaire de droite, champ de surenchères à qui fera les propositions les plus rétrogrades et les plus antisociales (retraites, précarité, salaires, santé, sécurité sociale, répression syndicale ...) bénéficie d'une couverture médiatique considérable.

Alors que c'est une opération privée le secteur public complaisamment contribue à l'opération!

Confirmation de la main-mise des grands intérêts privés sur les moyens d'information, l'issue de la courageuse grève des salariés d'Itélé venant confirmer que "qui possède" est en mesure de dicter aux rédactions la ligne éditoriale.

Pour le mouvement syndical la bataille des idées contre les idées de régression qui se présentent sous le masque de la modernité est inséparable des résistances et des luttes revendicatives.

Rappel :

Les médias privés sont aux mains d'une dizaine de personnes :

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Par FSC

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« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. » « La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! » H. Krasucki

" La pauvreté mentale fait le lit de l'avidité "

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La rémunération des grands patrons français continue à battre tous les records

Le salaire des grands patrons français ne connaît pas la crise. En 2016, la rémunération moyenne des dirigeants du CAC40 s’établit à 5 millions d’euros, en hausse de près de 20%, sans rapport avec la performance effective des entreprises. Jamais les inégalités entre salariés et patrons n’ont été aussi abyssales. Donner davantage de poids aux actionnaires suffira-t-il à inverser la tendance.

Une rémunération record. Mercredi 9 novembre, Proxinvest publiait son classement annuel du niveau de rémunération des grands patrons. Il note une hausse de 20% du salaire des présidents exécutifs du SBF 120, l’indice boursier regroupant les 120 entreprises françaises les plus importantes en termes de capitalisation boursière. Soit une rémunération de 3,5 millions d’euros en moyenne. Pour les PDG du CAC 40, le salaire est de… 5 millions d’euros. Une augmentation de 18% sur un an. En 2015, 26 dirigeants ont dépassé la barre des 4,8 millions d’euros, soit 240 SMIC. (...)

16,8 millions pour Olivier Brandicourt, directeur général de Sanofi, dont 7,2 millions de "primes de bienvenue". 16,4 millions pour Gilles Gobin, fondateur de Rubis. Carlos Ghosn, double président de Renault et Nissan, habitué du classement (il était à sa tête en 2015) reçoit lui 15,6 millions de rémunération. Des sommes astronomiques, "honteuses", estime Loïc Dessaint, directeur général de Proxinvest, interrogé par Novethic.

Lire l’intégralité de l’article sur le site de Novethic.

L’article cite notamment une étude britannique selon laquelle « les PDG gagnant les salaires les plus modestes sont à la tête des entreprises les plus performantes ».

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Photo : Le vin parfait CC

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Volkswagen va supprimer 30.000 emplois d'ici 2020

Construction automobile: Volkswagen va supprimer environ 30.000 emplois dans le monde, dont 23.000 en Allemagne, pour renouer avec la rentabilité

La marque automobile allemande Volkswagen a annoncé vendredi la suppression d'environ 30.000 emplois dans le monde, dont 23.000 en Allemagne, dans le cadre d'un plan pour renouer avec la rentabilité et mettre l'accélérateur sur l'électrique.

"La marque Volkswagen ne rapporte pas assez d'argent", a déclaré son patron Herbert Diess lors d'une conférence de presse au siège de l'entreprise à Wolfsburg (nord). "Nous sommes très éloignés de nos concurrents en terme de rentabilité", a-t-il ajouté, avant de présenter un ensemble de mesures pour permettre au fabricant de la Golf et de la Passat, déjà à la peine avant le scandale des moteurs truqués, de remonter la pente.

"C'est un grand pas en avant, sans doute l'un des plus grands de l'histoire de l'entreprise", a affirmé M. Diess.

Le constructeur va supprimer environ 30.000 emplois sur les 215.000 qu'il compte dans le monde. Les sites allemands seront les plus concernés, avec 23.000 suppressions de postes attendues. Hors d'Allemagne, la marque évoque le Brésil et l'Argentine, deux marchés actuellement difficiles.

Comme déjà connu, les suppressions de postes en Allemagne, qui font l'objet depuis des mois d'âpres négociations avec les représentants du personnel, se feront sans licenciements secs mais plutôt au travers de mesures comme des départs en retraite anticipés.

La direction a également indiqué vouloir créer 9.000 emplois dans ses sites allemands, où elle investira "dans les années à venir" 3,5 milliards d'euros, notamment pour se réorienter vers l'électrique.

Volkswagen, en manque de rentabilité même avant le scandale des moteurs diesel truqués révélé il y a un an, veut accroître sa productivité de 25% dans ses usines allemandes.

Le constructeur vise des économies de 3,7 milliards d'euros par an d'ici 2020 et veut voir sa marge, mesure de sa rentabilité, grimper à 4% d'ici là.

Bernd Osterloh, président du comité d'entreprise du groupe Volkswagen, propriétaire de la marque du même nom mais aussi d'Audi, Porsche ou Seat, a évoqué un "résultat de raison", fruit d'un "compromis de la part des deux parties".

Touché de plein fouet par l'affaire du diesel, le groupe Volkswagen avait annoncé en juin une nouvelle stratégie, passant par la commercialisation de plus de 30 véhicules tout électriques d'ici 2025.

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Continental Clairoix

D'anciens salariés de Continental à Clairoix (Oise) constitués en 2009 en "Comité de lutte" ont dénoncé mardi le refus des dirigeants du groupe de verser d'office à trois leaders syndicaux les indemnités promises à d'autres salariés.

La direction de Continental n'a toujours pas renoncé à contester le versement des indemnités réclamée par trois anciens porte-parole de la lutte des salariés contre la fermeture de leur usine : Pierre Sommé, Jean-Claude Lemaître et Xavier Mathieu dont le cas avait été disjoint "par suite de leur situation de représentants du personnel CGT et CGT-FO", affirme un communiqué du "Comité de lutte Continental". 
 


La direction avait pourtant récemment affirmé vouloir se conformer à la décision du conseil de prud'hommes de Compiègne (Oise) en 2015, qui l'avait condamnée à verser 11 millions d'euros d'indemnités pour 140 salariés. 

Le cas des trois syndicalistes devrait être examiné vendredi au conseil de prud'hommes de Compiègne, en présence des parties au litige.

"La direction veut faire payer ses échecs" 

"Même si elle est sûre de perdre à la fin, puisque tous les jugements des prud'hommes de Compiègne, de la cour d'appel d'Amiens, du Conseil d'Etat et de la Cour de cassation l'ont condamnée, la direction du groupe veut faire payer à sa façon à ces trois camarades ses échecs face à la mobilisation des travailleurs de Continental", critique le Comité. 

"Elle veut reporter de plusieurs années (...) le paiement de ce qu'elle leur doit", ce qui engendre pour certains d'entre eux "une situation dramatique". Les représentants du site de Toulouse au Comité international des salariés de Continental ont protesté auprès de la direction internationale, a précisé Roland Szpirko, l'un des auteurs du communiqué.
 


"Je ne suis pas catastrophé, je ne m'attendais pas à autre chose" de la part de Continental, a témoigné Xavier Mathieu, non signataire de ce texte. "Je n'ai pas envie de jouer au martyr, quand je me suis engagé je savais que je prenais le risque que Continental me pourrisse la vie jusqu'au bout".

La direction de Continental en France n'était pas joignable. La cour d'appel d'Amiens avait invalidé le 30 septembre 2014 le motif économique des licenciements de 683 anciens salariés de l'usine Continental de Clairoix. 

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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