SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

HOMMAGE DEPARTEMENTAL

A GEORGES SEGUY A COMPIEGNE !

Ce samedi 22 octobre 2016 à 11h 00 devant le Mémorial de l’internement et de la déportation du camp de Royallieu à Compiègne. 2 bis rue des Martyrs de la liberté 60200 Compiègne.

L’Union Départementale CGT de l’Oise en coopération avec La CGT Compiègne vous invite à rendre un dernier l’hommage à notre camarade Georges Séguy Secrétaire Général de la CGT de 1967 à 1982.
Cet été aura été douloureux pour la CGT avec la disparition de notre camarade Georges Séguy, Secrétaire Général de la CGT.
Son parcours est en lui-même une leçon d’engagement, de courage, de travail et de conviction. Georges Séguy était un homme simple, disponible, humain, modeste, restant toujours à l’écoute.
Militant syndical, il aura assumé de nombreuses responsabilités au sein de la fédération des cheminots, pour en devenir le secrétaire général. C’était aussi l’enfant marqué par la seconde guerre mondiale où il fut arrêté par la Gestapo, sur dénonciation.
D’abord incarcéré à la Prison Saint Michel puis conduit au camp de transit de Compiègne, ces 13 mois d’épreuves inhumaines marquent à vie Georges dans son engagement.
Son absence va laisser un grand vide dans notre maison, mais ses engagements, ses combats, ses espoirs, ses rêves, vont continuer encore longtemps à donner du souffle à nos combats, ses combats.
C’est au nom de toutes les femmes et de tous les hommes de la CGT, que nous le remercions pour tout le patrimoine qu’il nous lègue, un patrimoine qu’il a toujours cherché à enrichir.
Nous sommes fiers d’être les héritiers d’une Histoire qu’il a contribuée à écrire. Cette Histoire, nous avons la difficile mais passionnante responsabilité de continuer à l’écrire.
Recevez ,mes salutations fraternelles.
Bruno HENIN
Secrétaire Général
UD CGT Oise

 

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Une nouvelle journée à Amiens autour des Goodyear

La CGT donnait rendez-vous les 19 et 20 octobre 2016 à Amiens comme dans plus de 40 villes dans toute la France, aux salariés et aux citoyens qui refusent la criminalisation de l’action syndicale.

Comparaissaient en appel au tribunal, 8 salariés dont 5 militants CGT de Goodyear.
24 mois dont 9 mois ferme et 5 ans de mise à l’épreuve avaient été requis contre les 8 de Goodyear en première instance. Le procureur a finalement requis 24 mois de prison avec sursis pour les 8 salariés. Le jugement sera rendu le 11 janvier prochain.

Les manifestants ont accompagné les camarades jusqu’au palais de justice et leur ont apporté leur solidarité. Une journée confédérale d’action rythmée par un meeting permanent sur Amiens, alimenté de prises de paroles de plusieurs responsables syndicaux comme Philippe Martinez, mais aussi du monde du spectacle, du secteur associatif et des personnalités politiques.

La liste des discriminations est variée... La CGT demande notamment pour gommer des années de répression syndicale, que la loi d’amnistie sociale qui a été adoptée au Sénat en 2013, soit mise en application.

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Notre direction serait-elle inquiète ?

Oui, elle devrait…

La polémique sur les augmentations individuelles continue à faire parler dans l’usine et pour preuve, la direction descend dans les ateliers afin de comprendre le malaise, ou alors, c’est pour mettre un peu plus la pression sur les salariés ????

Comment la direction peut-elle s’étonner d’une telle réaction, elle qui fait tout pour diviser les salariés et peu importe les conséquences. La CGT a toujours reproché à la direction son manque de transparence sur les Augmentations individuelles et pour cause, nous connaissons très bien les différences de traitement sur les salaires, il y a des écarts de 200 à 300€ pour le même travail et la même ancienneté, c’est Révoltant !

Nous avons toujours dénoncé ce genre d’injustice et nous savons que mener ce style de politique salariale à ses limites.

De surcroit, la direction se permet de rappeler l’accord NAO signé par la CGT (10 embauches et prime de 200€ pour la période estivale) de l’article 5 : « Les parties signataires s’engagent à tout mettre en œuvre pour garantir un bon climat social, qui permettrait la réduction de la précarité et de l’emploi en CDI, à raison de 10 salariés à Compiègne et 6 à Saint-Vulbas au cours de l’année 2016. »

Soyons clair, le mauvais climat social est bien l’œuvre de la direction sur sa façon de manager !

Maintenant, utilisé ce prétexte pour éviter un conflit, c’est l’hôpital qui se fout de la charité, la direction ne manque pas d’air. Rappelons-le encore, la goutte d’eau qui fait déborder le vase est bien le résultat de la politique salariale de la direction sur les augmentations individuelles.

La CGT a toujours respecté ses engagements et encore plus auprès des salariés. Comme nous l’avons dit cette semaine à la direction, "si pour se faire entendre nous devons être dehors avec les salariés, nous serons présents", puisque dans les différentes instances la direction entend ce qu’elle veut !

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Militants syndicaux, pas criminels !

La CGT donnait rendez-vous aujourd’hui à Amiens comme dans plus de 40 villes dans toute la France, aux salariés et aux citoyens qui refusent la criminalisation de l’action syndicale.

Aujourd’hui comparaissaient en appel au tribunal 8 salariés dont 5 militants CGT de Goodyear ; plus de 10000 manifestants ont accompagné les camarades jusqu’au palais de justice et leur ont apporté leur entière et franche solidarité.

Une journée confédérale d’action rythmée par un meeting permanent sur Amiens, alimenté de prises de paroles de plusieurs responsables syndicaux comme Philippe Martinez, mais aussi du monde du spectacle, du secteur associatif et des personnalités politiques. Tous sont venus soutenir les Goodyear mais aussi défendre les libertés syndicales et demander un autre traitement de l’action collective dans ce pays.

Un grand moment de débats, d’expressions et de fraternité pour dire non à l’arbitraire patronal et gouvernemental, car pour la CGT comme pour beaucoup d’autres mobilisés ce 19 octobre, il ne s’agit là que d’une décision éminemment politique visant à poursuivre la criminalisation de l’action syndicale et une attaque grave contre les libertés d’expressions, contre ceux qui contestent les contours d’une société imposés par les libéraux ou pseudo libéraux de tous bords.

Trop régulièrement, les militants syndicaux sont discriminés, intimidés, mis à pied, bloqués dans leur carrière, licenciés, quand ils ne sont pas traînés devant les tribunaux. La liberté syndicale est un droit humain universellement reconnu, parce que sans elle, «  il n’y a pas de conquêtes sociales  », il s’agissait aujourd’hui de lancer sur tout le territoire et particulièrement d’Amiens un signe fort de mécontentement, de colère au gouvernement, au patronat, et à certaines formations politiques.

La CGT sera toujours aux côtés de ceux qui luttent pour un avenir meilleur, parce que les salariés qui ont décidé de ne plus rester seul face à leur direction et de se rassembler avec d’autres collègues dans un syndicat et de porter leurs aspirations, leurs revendications, ne sont ni des criminels, ni des délinquants mais aspire tout simplement à mieux vivre dans et hors du travail.

Parce que le mouvement syndical permet de gagner des avancées sociales et de défendre le salarié dans l’entreprise et qu’il ouvre par son renforcement de véritables perspectives d’émancipation, le droit syndical doit être renforcé et non pas stigmatisé ou criminalisé. Dans ce sens, la CGT demande la relaxe des huit de Goodyear, l’arrêt de toutes les entraves à l’action syndicale et une loi d’amnistie pour tous les militants syndicaux condamnés ou traduits devant la justice.

 

Relaxe pour les GOODYEAR
Relaxe pour les GOODYEAR
Relaxe pour les GOODYEAR
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Relaxe pour les GOODYEAR
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Relaxe pour les GOODYEAR
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Beaucoup de bruit dans l'usine depuis que les salariés ont pris connaissance des augmentations individuelles, aux yeux de certains c'est un véritable boxon !

Nous aurons sûrement plus de précision lors du prochain DP.

Assurément cette réunion sera sous haute tension !

 

Voici les questions de la CGT pour le prochain CE/DP du vendredi 21 octobre :

Questions CE :

 - Point d’avancement THOR

 - Part de marché

 - Part de marché shampoing, A/S et tube

 - Part de marché Zendium (France et Europe)

 - Listing des pièces Unilever chez Remaloc et le coût du stockage

 - Etat d’avancement sur le problème d’un salarié suite à un congé parental total. Comment un salarié(e) peut-il se trouver dans ce genre de situation.

 - Innovation dentaire/shampoing

 Questions DP :

 - A quand la rénovation du fract shampoing

 - A quand la remise aux normes du nimix 1(pompe à vide)

 - Le port des lunettes devant les écrans de PC sont-elles obligatoires ?

 - Plusieurs personnes ont obtenu 3 augmentations individuelles trois ans de suite. bon nombre de salariés n’ont aucune reconnaissance depuis plusieurs années. Où est l’équité quand on sait qu’ 1/3 des salariés sont mis dans les oubliettes ? Comment la direction justifie une telle différence de traitement ?

 - Présentation des augmentations individuelles pour 2016

 - Peut-on avoir un PH mètre (process dentaire)

 - Qui s’occupe de la métrologie

 - Lavage des cuves mobiles : la direction envisage-t-elle de sous-traiter ce secteur

 - Divers

Veuillez cliquer sur le lien ci-dessous pour prendre connaissance du fichier.

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Source : France TV Info

François Hollande se rend ce lundi 17 octobre à Florange, en Moselle, où il visitera le site des hauts fourneaux d'ArcelorMittal pour réaffirmer qu'il a "respecté l'ensemble de (ses) engagements" pris lors de la campagne présidentielle de 2012. Lionel Burriello, secrétaire général de la CGT au sein d'ArcelorMittal, a réfuté sur franceinfo ce diagnostic et a annoncé que son syndicat avait décidé "de boycotter l'entrevue" avec le chef de l'Etat.

Franceinfo : Pourquoi vouloir boycotter l'entrevue avec François Hollande cette après-midi alors que les emplois ont été sauvés en dépit de la fermeture des hauts fourneaux en 2013 ?

Lionel Burriello : Nous avons décidé de boycotter l'entrevue avec le président de la République cet après-midi pour une raison simple et évidente, c'est que nous ne nous mettrons pas à la même table que ceux qui sont responsables de la fermeture de notre filière liquide et que ceux qui cautionnent l'accord social qui en a découlé.

Il faut savoir que sur les 629 suppressions d'emplois d'AcelorMittal , il y a encore certains salariés qui n'ont pas été mutés. Ils sont sur des postes non pérennes. On oublie toujours les mêmes, c'est à dire les prestataires. Sur les 629 suppressions d'emplois, on peut multiplier allègrement par 2,5 pour quantifier le nombre de suppressions d'emplois dans la vallée. Ça été un véritable désastre social.

Vous ne prenez pas en compte les 120 personnes embauchées depuis un an et demi ?

Il faut toujours comparer embauches et sorties. Sur l'année 2016, en quantifiant les embauches moins les sorties, on est à moins 54. On est dans une érosion des effectifs concernant Florange. Mittal c'est simple, c'est 1 000 emplois détruits par an et ça fait 10 ans qu'il est aux commandes. Donc ce sont 10 000 emplois (supprimés) en dix ans chez AcelorMittal en France alors qu'en contrepartie il a versé 13 milliards de dividendes en 10 ans.

Il y a pourtant eu 200 millions d'euros investis ?

Là aussi, il y a débat. Sur les 200 millions d'euros, c'est stipulé dans des documents officiels via la commission de suivi de l'accord entre le gouvernement et le groupe, il n'y a que 53 millions qui ont été investis sur des investissements stratégiques qui permettent de pérenniser notre site.

Aujourd'hui, on avait l'opportunité de créer et de produire de l'acier propre avec (le projet) LYS, on ne s'est même pas donné l'opportunité de le faire ou en tout cas d'essayer. C'est dramatique. S'entretenir avec le président de la République ? Je crois que la boucle est bouclée, on n'a plus rien à se dire. 

 

Lionel Burriello, secrétaire général de la CGT au sein d'ArcelorMittal, répond à Marie Bernardeau.

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La colère gronde dans les ateliers depuis la tombée des augmentations individuelles.

Malheureusement, la Direction ne tient pas compte des remontrances des délégués. (Enormément débattu lors des réunions des délégués du personnel)

C’est tout de même elle la première responsable de cette différence de traitement. Leur politique salariale est une catastrophe, diviser pour mieux régner à ses limites, nous sommes aujourd’hui à un niveau record d’écœurement !

L’urgence de revaloriser nos rémunérations s’impose, pour toutes les catégories de personnel. Cela commence par la revalorisation immédiate du traitement indiciaire et le rattrapage des années précédentes !

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La semaine dernière, des ouvriers américains du Mississippi ont fait le voyage jusqu’à Paris pour manifester, avec le soutien de l’acteur Danny Glover, contre la direction de Renault-Nissan. Celle-ci est accusé d’empêcher la création d’une section syndicale dans son usine de Canton. Auparavant, ce sont les employés d’un hôtel californien géré par Natixis qui ont saisi le point de contact national français, un mécanisme d’arbitrage extrajudirique, pour faire reconnaître leurs droits syndicaux. Les controverses sur les pratiques antisyndicales des entreprises françaises aux États-Unis se multiplient depuis quelques années.

À l’occasion du Mondial de l’automobile, des ouvriers de l’usine de Renault-Nissan à Canton, dans l’État du Mississippi aux États-Unis, ont fait le déplacement à Paris. Pas pour admirer les derniers modèles de leur employeur et de ses concurrents, mais pour dénoncer le blocus de leur direction, qui empêche depuis douze ans la création d’une section syndicale dans l’usine. L’acteur Danny Glover avait même fait le déplacement pour les soutenir.

Accompagnés de représentants de l’UAW, le syndicat automobile américain, les ouvriers de Canton évoquent une politique d’intimidation malheureusement très répandue dans cette région des États-Unis (lire notre précédent article sur cette affaire) : vidéos obligatoires pour les salariés visant à les mettre en garde contre les syndicats, et mise à l’écart des ouvriers les plus remuants. La direction refuserait même l’organisation du référendum nécessaire à la création d’une section syndicale. La grande majorité des 6000 ouvriers de l’usine de Canton sont noirs, et ils n’hésitent pas à faire le rapprochement entre leur lutte actuelle pour leurs droits syndicaux et la lutte des années 1960 pour les droits civiques, en recyclant son slogan « Nous sommes des hommes », et « pas des robots ».

Ils souhaitaient également interpeller l’État français, actionnaire important de Renault (20%) et donc de Nissan. La ministre du Travail Myriam El Khomri aurait écrit à son homologue américain, sans résultat concret cependant. Du côté de la direction locale de Nissan, on assure en effet respecter les règles légales en vigueur.

Controverses à répétition

Quelques semaines auparavant, ce sont les pratiques antisyndicales d’une autre firme française, la banque Natixis (groupe BPCE) qui ont attiré l’attention, lorsque les employés d’un hôtel de luxe de Los Angeles ont saisi le « point de contact national » (PCN) français, un mécanisme extra-juridique chargé de veiller à l’application des « principes directeurs de l’OCDE sur les multinationales et les droits humains », pour faire entendre leurs revendications. Les travailleurs et travailleuses de cet hôtel géré par Natixis pour le compte d’un fonds de pension essayaient vainement depuis des années de mettre fin aux pratiques abusives de leur direction et de créer une section syndicale [1]. Ils ont tenté à de nombreuses reprises d’interpeller Natixis, sans succès, avant de se résoudre à saisir le PCN, un mécanisme d’arbitrage dont l’efficacité reste toute relative.

De telles pratiques sont loin de constituer une exception parmi les groupes français opérant aux États-Unis. Lorsque des champions français comme Airbus ou Vallourec inaugurent une nouvelle usine de l’autre côté de l’Atlantique, ils n’ont aucun scrupule à se féliciter ouvertement qu’elle n’ait pas de syndicats, comme l’a fait récemment le dirigeant français d’Airbus Fabrice Brégier (lire notre article). Dans le secteur des services, plusieurs entreprises françaises comme Sodexo ou Veolia Transdev ont aussi fait, ces dernières années, l’objet de campagnes dénonçant leurs manoeuvres antisyndicales.

Tableau d’ensemble troublant

Celles-ci sont loin d’être limitées à un seul secteur ou à une seule région des États-Unis. L’inauguration par Airbus d’une usine « sans syndicats » en Alabama s’inscrit effectivement dans la tradition du Sud du pays, où de nombreux industriels ont relocalisé leurs usines depuis les années 1980 pour échapper à la main d’oeuvre syndiquée des États industriels du Nord, comme le Michigan. En revanche, la nouvelle usine de Vallourec dans l’Ohio (un État à tradition industrielle et syndicale) correspond à une tentative de troquer une réindustrialisation de cette zone sinistrée contre un renoncement aux droits syndicaux (lire notre enquête). Avec des résultats mitigés, puisque l’usine a commencé à supprimer des emplois quelques mois à peine après son inauguration.

Du côté d’entreprises spécialisées dans la privatisation des services publics, comme Veolia, il s’agit plutôt de pratiques visant à réduire le pouvoir des syndicats dans ces services et réduire le niveau de protection historique des employés. Sodexo, enfin, opère dans le secteur des petits boulots précaires et mal payés typiques de l’économie américaine contemporaine, dans des secteurs comme le commerce ou la restauration rapide, qui connaissent aujourd’hui de grandes mobilisations sociales comme celle pour un salaire horaire minimum à 15 dollars. Il y a quelques années, Sodexo avait été ciblée par une campagne virulente du syndicat américain SEIU et également dénoncée par l’ONG Human Rights Watch pour ses pratiques antisyndicales aux États-Unis. Autant de situations différentes, mais qui n’en dessinent pas moins un tableau d’ensemble troublant.

Modèle américain versus modèle européen

En matière de droits syndicaux, les multinationales européennes, et en particulier françaises, ont pourtant bonne réputation. Nombreuses sont celles qui ont signé avec les syndicats un « accord-cadre international » assurant un minimum de respect des droits de leurs travailleurs partout dans le monde (lire notre entretien avec Kemal Özkan de la fédération syndicale internationale de l’industrie IndustriALL). Par contraste, les multinationales nord-américaines sont très peu nombreuses à l’avoir fait.

Malheureusement, ces bonnes intentions semblent s’arrêter aux frontières des États-Unis. Étrangement, par exemple, l’accord-cadre international signé avec IndustriALL ne concerne que Renault, et non les usines purement Nissan comme celle de Canton. Du côté des syndicats internationaux, on évoque l’existence d’une sorte de complexe d’infériorité des dirigeants des groupes européens vis-à-vis des milieux d’affaires américains, qui fait qu’ils sont souvent d’une grande timidité lorsqu’il s’agit de droits syndicaux... lorsqu’ils ne voient pas le système américain comme un modèle à importer en Europe, comme semble le faire Fabrice Brégier lorsqu’il déclare que les syndicats européens d’Airbus devraient « prêter attention ».

Les syndicats européens craignent d’ailleurs que les négociations du Tafta, l’accord de commerce et d’investissement entre Europe et États-Unis, ne favorisent tous ceux qui, des deux côtés de l’Atlantique, souhaiteraient importer le modèle américain en Europe (lire notre enquête).

Olivier Petitjean

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Source : Révolution permanente

Un gouvernement qui se croit tout permis. Avec l’assentiment patronal, bien entendu. La dernière infamie en date remonte à une quinzaine de jours, fin septembre. Deux policiers débarquent dans le local syndical de la CGT, avec une commission rogatoire. Plus que jamais, après le passage en « justice » des militants d’Air France, le procès en appel contre les Goodyear, ce sont les syndicalistes qui ne lâchent rien qui sont clairement dans le viseur.

Correspondant

Toute l’histoire commence en mars 2016. A l’époque, la CGT diffuse en fonderie un tract pour dénoncer les conditions de travail et pointer le comportement de plusieurs petits chefs. Une plainte est déposée par la direction du site et ces mêmes petits chefs ; après les congés, en septembre, plusieurs délégués sont convoqués au commissariat de Mulhouse. Là où les juges prennent davantage de pincettes avec les criminels en col blanc, l’objectif est clair : faire passer les militants pour des délinquants et, surtout, les intimider. Rebelote quelques jours plus tard avec l’irruption, cette fois-ci, de la police dans l’usine et dans le local syndical.

La CGT Mulhouse est un bastion de défense pour les salariés, la direction du site en sait quelque chose. C’est aussi le seul syndicat à s’être opposé jusqu’au bout à l’accord de compétitivité maison, le NCS2, et à ne pas l’avoir signé. Ce sont également les camarades cégétistes qui ont accompagné les gros débrayages du printemps contre ce bien mal-nommé « Nouveau Contrat Social », les grèves les plus importantes de ces vingt-cinq dernières années sur l’usine.

C’est ce qui est resté en travers de la gorge de la direction, qui a décidé de frapper un gros coup. Avec la complicité, bien sûr, de la « justice » et de ses nervis. Lors des convocations et lors de la perquisition, les flics ont multiplié les questions sur le militantisme des camarades, sur les activités des délégués, avec l’objectif de revenir à l’origine du tract de mars. Un pur prétexte.

Non seulement c’est du jamais vu depuis des années, mais la portée de ce qui est arrivé est extrêmement grave et mériterait une réaction à la hauteur de la provocation. C’est, là aussi, l’expression du virage autoritaire d’un gouvernement qui se croit tout permis. Après avoir suspendu certains de nos droits fondamentaux, après avoir instauré l’état d’urgence au nom de la lutte contre le terrorisme, c’est tout « naturellement » que le gouvernement et ses relais locaux, dans les commissariats, s’attaquent maintenant à la possibilité même de militer syndicalement. La procédure étant encore en cours, la CGT PSA Mulhouse compte bien ne pas se laisser attaquer sans réagir.

 

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

LONDRES (Reuters) - Tesco, le numéro un de la grande distribution au Royaume-Uni, et son fournisseur Unilever ont annoncé jeudi avoir réglé un contentieux sur les prix qui a peut-être donné aux consommateurs britanniques un avant-goût des conséquences pratiques du Brexit.

Mécontent des hausses de prix imposées par Unilever après le plongeon de la livre, Tesco a retiré les produits du géant anglo-néerlandais de son site de vente en ligne jeudi, privant ainsi ses clients internautes de lessive Persil, de glace Ben & Jerry's ou de Marmite, la pâte à tartiner salée chère aux Anglais.

"Nous sommes heureux que cette situation ait été réglée à notre satisfaction", a déclaré un porte-parole de Tesco en début de soirée. Unilever a confirmé le retour à la normale, sans plus de précision.

La livre s'est dépréciée de 19% face au dollar et de 16% contre l'euro depuis le vote du 23 juin en faveur d'une sortie de l'Union européenne, rendant ainsi les produits et denrées importés plus chers.

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Primaires de droite : dans la foulée de la politique de Hollande ils veulent s'en prendre aux syndicats

Nicolas Sarkozy propose de supprimer, le « scandaleux » tour de représentation au premier tour « qui fait que la CGT, la CFDT et FO n’ont pas de concurrents »

  • Jean-François Copé veut « empêcher les syndicats, et en particulier la CGT, de bloquer la vie du pays ».

Sarkosy enfourchant les principes de la loi El Khomry veut donner toute liberté d'enfreindre les garantiies du droit du travail au niveau de chaque entreprise en s'appuyant éventuellement sur le referendum d'entreprise.

Tous d'accord donc pour s'en prendre au monde du travail.

Nul doute que seule la lutte mettra un frein à ces entreprises réactionnaires et permettra de passer à une contre-offensive pour de nouvelles conquêtes.

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En attaquant la CGT, la direction de PSA Poissy vise tous les salariés !

Non aux licenciements des militants CGT !

Non aux sanctions des militants CGT !

 Nos camarades de Peugeot Poissy sont une nouvelle fois attaqués par la direction de PSA.

 Six camarades sont menacés de sanctions dont deux risquent le licenciement (voir tract).

 L’USTM des Yvelines, tout comme l’Animation CGT Métallurgie IDF, condamnent ces agissements et proposent l’envoi massif d’une motion de protestation, en reprenant le modèle joint, à adresser à la Direction de PSA :

 

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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