SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Gouvernement déconnecté  des réalités?

Ou plutôt motivé par une politique de classe qui entend faire payer la crise aux travailleurs, aux plus précaires AFIN de préserver les intérêts de l'oligarchie dont il est le représentant dans les institutions!

récurrente VIOLENCE de CLASSE qui remet l'évocation du "dialogue social" à sa place : un instrument de tromperie !

 

SOURCE : Site confédéral de la CGT

La ministre du Travail a présenté la réforme de l’assurance chômage aux organisations syndicales et patronales. Malgré l’opposition unanime et unitaire des confédérations représentant les salarié.e.s et surtout malgré la crise sanitaire et l’augmentation du chômage, le gouvernement déroule son plan sans écouter personne.
Dès le 1er juillet 2021, il entend baisser les allocations de façon très importante, notamment pour les travailleurs les plus précaires (intérimaires, saisonniers, extra hôteliers, guides conférenciers, etc.). Pour faire semblant « d’équilibrer », un bonus-malus (modulation à la hausse ou à la baisse des cotisations patronales) serait mis en place… mais seulement en septembre 2022 !
Selon un indicateur « de retour à meilleure fortune », montrant une baisse du chômage, deux autres mesures violentes pourraient entrer en vigueur de façon « automatique » : hausse du seuil d’accès aux allocations (de 4 à 6 mois travaillés au cours des 24 derniers mois hors période de pandémie) et dégressivité pour les cadres (au 9ème mois au lieu du 7ème mois de chômage comme prévu initialement dans le projet de réforme).
Malgré son isolement face à tous les syndicats et aux critiques – même du petit patronat, le gouvernement passe en force sa réforme dès cet été, en totale déconnexion avec la réalité des travailleuses et travailleurs précaires et/ou au chômage. Un décret doit être publié au 1er avril.
Pour la CGT, le combat contre cette réforme continue. Nous considérons que la décision, que nous avons obtenue du Conseil d’État en novembre dernier et qui a annulé la réforme du mode de calcul de l’indemnisation journalière et donc de l’allocation, n’est pas respectée : nous allons étudier de nouveaux recours. La CGT continue à informer les premières et premiers concerné.e.s et à mener des actions unitaires pour rétablir a minima les droits perdus et obtenir un emploi et une protection sociale pour toutes et tous.
Montreuil, le 2 mars 2021
Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
30 000 emplois menacés à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle

Les conséquences désastreuses de l’actuelle crise économique et sanitaire ont un impact énorme sur l’aviation. À l'aéroport Roissy Charles de Gaulle à Paris, jusqu'à 30 000 emplois sont menacés au sein de 800 entreprises sous-traitantes.

Casse sociale

Crédit photo : AFP

Marc Deman, directeur adjoint de Paris CDG Alliance - le groupement d’intérêt public qui rassemble des acteurs économiques comme Groupe ADP, Air France et des collectivités locales comme la région Île-de-France - confirme au journal Le Monde que « 20 000 à 30 000 suppressions de postes d’ici à la mi-2022 » sont imaginables. Une perspective dont le nombre peut encore augmenter si l’on inclut les milliers d’emplois intérimaires.

À la fin de l’année 2019, on estimait à 94 000 le nombre de salariés directs et indirects actifs dans l’aéroport, au sein d’environ 800 entreprises spécialisées dans la gestion des bagages, la sécurité, le contrôle aéroportuaire ou le nettoyage des avions. Dans tous ces domaines, les travailleurs concernés sont aujourd’hui menacés, mais en plus les VTC ou encore les travailleurs des hôtels risquent aussi d’être touchés par les licenciements. Par rapport à la situation d’avant la crise, il y a déjà eu une réduction moyenne des effectifs de 7 à 8%, ce qui entame la première phase de la réduction des emplois.

Cet impact est encore plus prépondérant lorsque les salariés travaillent presque exclusivement pour l’un des grands partenaires tels qu’ADP ou Air France. Nordine Kebbache, délégué CGT et chauffeur routier pour Transdev à Roissy, évoque même « un génocide sur l’emploi  » : « La fermeture de plusieurs terminaux en raison de la crise sanitaire a déjà entrainé des PSE chez quasiment toutes les entreprises du Terminal 1 ». Outre les plans sociaux annoncés par les grands groupes, qui comprennent 7600 retraits chez Air France et 1500 retraits chez ADP dès le premier semestre de 2021, une vague de plusieurs projets est en cours sur le point de déferler sur le tarmac de l’aéroport.

Par ailleurs, les grandes entreprises comme ADP ou Air France imposent la révision des contrats de sous-traitance. Dans l’urgence actuelle de la pandémie, la direction des Aéroports de Paris a menacé, fin janvier, de mettre en place un PSE si le « plan d’adaptation des contrats de travail », qui prévoit des réductions salariales importantes, était rejeté. Maintenant, Gilbag-SHG, une filiale du groupe 3S spécialisée dans l’assistance et la sécurité aéroportuaires, veut réduire de 10% ses effectifs, soit 18 postes sur 178. Quelques semaines plus tôt, c’est Flybus qui démolit un tiers de son effectif au détriment des employés. La direction de l’entreprise, responsable de la gestion des aéroports de la capitale, avait en fait promis aux employés que d’ici le 1er janvier 2022, aucun licenciement ne serait autorisé. Les syndicats et la direction d’ADP ont dû s’entendre sur un plan d’adaptation des contrats de travail qui prévoit une réduction des salaires de 8 à 15%. Les représentants des travailleurs estiment que la direction actuelle profite de la conjoncture liée à la crise économique et sanitaire pour réduire durablement les salaires.

En effet, dans le cadre de la crise sanitaire et des secteurs du transport aérien et de l’aéronautique , on voit comment les conséquences de la crise se répercutent sur les travailleurs et leurs familles, et tout ça pour le profit des capitalistes. Contre toute logique de "dialogue social", par laquelle les patrons et le gouvernement cherchent à imposer les licenciements et les baisses de salaire par le biais de la négociation, il faut exiger que les emplois soient préservés sans baisse de salaire, à l’instar de ce qu’ont défendu les ouvriers de l’aéronautique organisés en collectif Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise de la classe dirigeante !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Dimanche dernier sur le plateau de BFMTV, Elisabeth Borne se déclare être "de gauche" tout en affirmant compter mener « jusqu’au bout » la réforme de l’assurance chômage qui compte rogner toujours un peu plus sur les droits des chomeur-euse-s. Cette énième démonstration de l’hypocrisie dont le gouvernement Macron peut faire preuve, reflète également que sur le terrain de la régression sociale, ce dernier n’est pas prêt à lâcher du lest.

Fake news made in LREM : Elisabeth Borne, fossoyeuse de l’assurance-chômage, se dit « de gauche »
Garder le cap de la régression sociale, le gouvernement prêt à tout pour faire couler les plus précaires

En pleine crise multidimensionnelle et alors que la politique vaccinale du gouvernement pour endiguer l’épidémie se relève sans surprise déplorable, ce dernier trouve toujours le temps pour garder le cap de sa politique de régression sociale. Le gouvernement n’est en effet pas prêt à lâcher l’affaire sur sa réforme de l’assurance-chômage, qu’il compte mener « jusqu’au bout » comme l’indique la ministre du Travail, Elisabeth Borne. Malgré des taux de chômage qui ne cessent de grimper – s’établissant à 9% de la population active fin 2020 –, le gouvernement a donc levé l’ancre pour faire passer la réforme : une dernière réunion ce mardi est ainsi prévue avec les organisations syndicales au cours de laquelle un projet de décret leur sera présenté, avant qu’il ne soit publié au cours du mois avec une entrée en vigueur programmée pour l’été.

La réforme de l’assurance-chômage, un des projets majeurs du gouvernement depuis le début du quinquennat s’inscrit dans la droite lignée des politiques toujours plus dures pour les plus précaires qu’a décidé de mener Macron. Cette réforme, pour rappel, est déjà venue attaquer directement les modalités d’accès au chômage, faisant passer le minimum de mois au travail de 4 à 6 mois, pour le toucher, le tout sur une période passant de 28 mois à 24 mois. Une autre mesure phare de cette réforme, et pour laquelle le gouvernement compte sur une application dès cet été, est celle d’un nouveau mode de calcul du salaire journalier de référence (SJR) sur lequel est calculé le chômage. Si en décembre dernier le Sénat avait retoqué cette mesure, le ministère du travail se montre de toute évidence déterminé pour durcir les conditions d’affiliation des chômeurs. Ainsi l’Unedic inique que par cette réforme et la modification du SJR quatre allocataires sur dix, soit environ 850.000 personnes, verront leur allocation chômage baisser.

A n’en pas douter, la logique générale de la réforme est donc de rendre les aides chômages de moins en moins accessibles et favorisant, selon la rationalité capitaliste et pro-patronale du gouvernement, une libéralisation encore plus poussée des conditions de travail.

En outre, l’hypocrisie n’ayant désormais plus de secrets et encore moins de limites pour le gouvernement, Elisabeth Borne argue que la réforme de l’assurance chômage est « nécessaire pour lutter contre la précarité et dissuader des entreprises de recourir de façon excessive à des contrats courts », grâce notamment au système de bonus-malus. Système qui prévoit que les entreprises ayant recours outre mesure aux contrats courts recevront des punitions pécuniaires. Or, du même gout, le gouvernement prévoit en parallèle de gratifier les entreprises dès lors qu’elles embauchent un-e jeune, quand bien même le contrat est précaire. Dans les eaux boueuses du capitalisme, le gouvernement surfe donc sur les vagues de l’hypocrisie et du mépris – et notamment vis-à-vis de la jeunesse touchée de plein fouet par la crise.

La « garantie jeune » pour les jeunes sans emploi : l’hypocrisie du gouvernement face à une jeunesse touchée de plein fouet par la précarité

Sur le plateau de BFMTV ce dimanche, et rejetant une nouvelle fois l’extension du RSA aux moins de 25 ans, Elisabeth Borne est allée jusqu’à dire que ceux qui défendent cette idée « ne répondent pas à ce dont les jeunes ont besoin ». Sous entendant par-là que, accompagnée de Frédéric Vidal – pour qui s’attaquer à l’« islamo-gauchisme » sévissant sur le banc des facs et plus important que lutter contre la précarité étudiante –, Borne a tout compris et sait de quoi les jeunes ont besoin. Elle propose ainsi des « réponses qui marchent très bien » et cite notamment la fameuse « garantie jeune ». Solution miracle trouvée par le gouvernement pour pallier la situation des jeunes sans emploi. Et en effet, dans un temps où les jeunes sont plus que jamais touché-e-s par le chômage, avec un taux qui a bondi de 16% au dernier trimestre 2020, sans réelle perspective d’avenir si ce n’est le prochain lien zoom, quoi de mieux qu’un dispositif favorisant la normalisation du travail précaire ? De fait, ce dispositif pro-patronal d’accompagnement à l’insertion dans le monde du travail pour les jeunes sans emploi entre 16 et 25 ans, offre un contrat d’une durée d’un an, renouvelable 6 mois maximum, moyennant une aide financière allant jusqu’à 497€ et qui requiert de nombreuses conditions pour être décerné.

Ainsi, de la même manière que Borne affirme que la réforme de l’assurance chômage permet de « lutter contre les contrats courts » en distribuant des malus, elle entend également gratifier d’un bonus les entreprises qui offriront ce même genre de contrats précaires aux jeunes sans emplois. Comprendra qui pourra cette énième hérésie du gouvernement qui entend lutter contre le chômage par la précarité.

Face au mépris et à l’insuffisance du gouvernement, exiger le retrait de cette réforme !

Se revendiquer de « gauche » et favoriser la précarisation, c’est non seulement faire preuve d’hypocrisie mais encore afficher un mépris suffisant à toute une population déjà particulièrement précaire. Ainsi et contre cette réforme antisociale, il est nécessaire d’opposer un refus sans concession et des moyens à la hauteur de l’attaque, notamment en passant par le rejet de toute politique de dialogue social. Au contraire, c’est par l’élaboration d’un plan de bataille général qu’il sera possible d’ouvrir la voie à une contre-offensive du monde du travail, de la jeunesse et des classes populaires, contre la politique du gouvernement et du patronat !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

"Pour corruption active par particulier sur magistrat et trafic d'influence".

Autrement dit, celui qui fut président de la République et garant de l'indépendance de la justice, est reconnu coupable d'avoir essayé, par l'intermédiaire de son pote de 30 ans, l'avocat pénaliste Thierry Herzog, d'obtenir des infos judiciaires le concernant de Gilbert Azibert, haut magistrat à la Cour de cassation, instance suprême judiciaire en France.

Il y a peu, Nicolas Sarkozy proclamait: "Il faut que les peines de plus de 6 mois soient exécutées, la non-exécution des peines, c'est l'impunité". Chiche!

Les faits reprochés remontent à début 2014. L'instruction judiciaire découvre que l'avocat Thierry Herzog et son illustre client Nicolas Sarkozy, par ailleurs aussi avocat, utilisent un téléphone enregistré sous une fausse identité; celle de Paul Bismuth.

Condamné en première instance, l'ex-président de la République fait appel. La droite, dite opposition au Parlement, s'insurge de cette condamnation "injuste et disproportionnée." L'autre droite, qui est à l'Elysée, par la voix de Gérard Darmanin, ministre de la Police,  dit: "En ces moments difficiles, Nicolas Sarkozy a évidemment tout mon soutien amical".

A l'extrême droite, Sébastien Chenu, porte-voix du parti de la fille de son père, parle de la"République des Juges" et de "leurs procédés très contestables". L'avocate Marine Le Pen aurait-elle exercé des faits pour passer devant la Justice?

En tout cas, aucune peine d'inéligibilité n'a été prononcée contre Nicolas Sarkozy. Et dans notre République, dite par la Constitution démocratique et sociale, par ailleurs, aucun casier judiciaire vierge n'est obligatoire pour être élu.

Pour en revenir à Nicolas Sarkozy, cette capture d'écran:

Nicolas Sarkozy, délinquant, condamné à 3 ans de taule dont 2 avec sursis

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : Là bas si j'y suis de Daniel MERMET

 

Chlordécone, un crime impuni

Trois manifestations simultanées. Une en Martinique, une en Guadeloupe et une place de la République à Paris. Ce qui a réuni plusieurs milliers de personnes ce samedi 27 février 2021, c’est le risque de voir la prescription empêcher la justice de condamner les responsables de la pollution au chlordécone. Pour comprendre ce scandale – toujours impuni – du chlordécone, terrible symbole de l’exploitation capitaliste des Antilles, réécoutez ce reportage de Daniel Mermet et Antoine Chao en Guadeloupe, en 2009.

[RADIO] « Plus le diable en a, plus le diable en veut », un reportage de Daniel Mermet et Antoine Chao de mars 2009 à (ré)écouter sur Là-bas si j’y suis

http:// la-bas.org/la-bas-magazine/reportages/Plus-le-diable-en-a-plus-le-diable-en-veut

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Derichebourg. 200000€ pour des statues pendant que les salariés payent les frais de la crise

« Réduire les coûts du travail » permet en réalité de remplir grassement les poches du patronat. L’opération est si rentable que certains peuvent y compris se permettre d’être généreux. C’est le cas du groupe Derichebourg qui, en même temps qu’il impose des baisses de salaire, dépense 200.000 euros pour acheter deux statues du général de Gaulle.

SCANDALE

Crédit Photo : Révolution Permanente

Il suffit de voir les salaires du corps directif et le montant des dividendes (des chiffres que les entreprises gardent bien évidemment avec beaucoup de zèle) pour se rendre compte que les baisses de salaire et les licenciements, loin d’être une fatalité, sont un choix politique : il s’agit de faire payer la crise aux salariés. Récemment, après le PSE concernant 567 salariés chez AAA, on apprenait que le PDG du groupe cumulait plus d’un million d’euros de salaire par an. En effet « réduire les couts du travail » (bel euphémisme cachant la réalité difficile des familles concernées) remplit bien les poches du grand patronat. L’opération est si rentable que certains peuvent y compris se permettre d’être généreux.

C’est le cas du groupe Derichebourg qui, en même temps qu’il impose des baisses de salaire, dépense 200 000 euros pour acheter deux statues du général de Gaulle. En effet après deux tentatives, la filiale du groupe Derichebourg ESKA a réussi à acheter la statue du général Charles de Gaulle à la mairie d’Ameville, pour un montant de près de 80 000 euros frais compris, afin de l’offrir à Metz. Mais la générosité du groupe ne s’arrête pas là. François Grosdidier, le maire LR de Metz, n’était pas satisfait avec une seule statue grandeur nature du général : il en a alors demandé une autre de trois mètres. Celle-ci, avec un prix estimé de 120 000 euros, a aussi été financée par la même filiale du groupe Derichebourg. Le total des cadeaux offerts par Derichebourg est donc d’environ 200 000 euros.

Les salariés de Derichebourg Aeronautics Services (DAS, branche aéronautique du groupe à Toulouse) ont reçu la nouvelle comme une énième preuve de mépris de la direction et de l’actionnariat. La nouvelle est d’autant plus scandaleuse qu’en juin dernier, la direction a imposé avec la collaboration de FO un Accord de Performance Collective sous prétexte de difficultés financières. L’APC a entrainé une perte de salaire permanente comprise entre 300 et 500 euros par mois et a poussé environ 500 salariés à partir. Comme le dénonçaient les salariés du groupe, l’APC était un PSE déguisé. De son côté, un mois après, Macron louait les bienfaits des APC en mettant en avant le cas de DAS. Cette complicité entre le personnel politique et le grand patronat explique surement les cadeaux généreux au maire LR de Metz.

Mais la colère vient d’encore plus loin. Lors du premier confinement, les travailleurs de DAS ont été obligés de reprendre leur travail en plein pic de la première vague épidémique, et cela sous les pressions du PDG Pascal Lanette qui avait déclaré en CSE que les salariés devaient « choisir entre mourir de faim ou mourir du virus ». Avec le recul, on voit que l’objectif du groupe était de maintenir l’activité et ses rentrées d’argent à tout prix, au risque d’exposer les salariés et leurs familles au virus. Si l’affaire des statues montre une chose, c’est que de l’argent il y en a, mais que le grand patronat préfère le garder pour lui et les siens en dépit de la vie des travailleurs..

Et les preuves de mépris ne s’arrêtent pas là. Lors des dernières négociations annuelles obligatoires (NAO) du 20 janvier 2021, l’UNSA-SNMSAC a fait sept propositions dont l’augmentation de 40 euros pour le personnel hors cadre, l’augmentation de la prime Accord de 20 euros et le paiement de la mutuelle pour les salariés hors cadre. À cet égard, le PDG a déclaré hypocritement : « Je ne me vois pas mettre de l’argent dans les NAO cette année alors que l’État nous subventionne le chômage partiel longue durée, ce ne serait pas éthique ». Le total estimé pour l’ensemble des mesures s’élève à 24 000 euros, équivalent à 12% de l’argent dépensé pour acheter les statues, comme le dit Laurent Calvet, secrétaire national du syndicat.

Les salariés de DAS, en lutte contre l’APC en juin dernier, avaient raison quand ils refusaient de « négocier le poids des chaines » et de se battre pour 0 baisse de salaire et 0 suppression d’emploi. C’est le flambeau qu’a repris ensuite le Collectif des Salariés de l’Aéronautique. Bien que la crise économique soit bien là, ses conséquences ne sont pas naturelles, elles sont guidées par le choix politique de décharger ses conséquences sur les travailleurs.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Dans cet épisode, Didier Maïsto rencontre Dorothée. Cette serveuse de 35 ans a recours au Secours populaire depuis que le restaurant dans lequel elle travaillait a fermé à cause du Covid, signe d'une précarité alimentaire en pleine expansion.

 

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Interview d’Emmanuel Lépine (FNIC CGT)

Emmanuel Lépine est secrétaire général de la Fédération CGT des industries chimiques (FNIC CGT). Cette fédération de la CGT a joué un rôle central lors des grèves de 2010 et 2016, entre autres.


Révolution : Quelle est ton analyse de la situation économique et sociale depuis mars 2020 ?

On traverse une crise économique mondiale majeure, dont l’origine n’est pas la pandémie, mais les contradictions d’un système : le capitalisme. Ces dernières années, ce système a accéléré la destruction des garanties d’emplois, de salaires, de libertés, pour continuer l’accumulation du capital, qui est son objectif ultime.

C’est l’étincelle du virus qui a déclenché la crise actuelle, mais les barils de poudre, ce sont toutes les mesures décidées par les patrons, qui sont les commanditaires, et mises en œuvre par les gouvernements successifs, qui sont leurs exécutants. Ce sont toutes les lois antisociales qui ne visent qu’à augmenter les profits au détriment des salaires.

Aujourd’hui, le résultat, c’est qu’on a des centaines de milliers de licenciements. On est même à plus d’un million d’emplois supprimés depuis mars 2020. Sachant que, quand on annonce la suppression d’un emploi direct dans l’industrie, on a cinq emplois indirects également supprimés. Il y a donc toute une armée d’invisibles frappés par ce tsunami social.

Cette flambée du chômage pèse sur ceux qui conservent un emploi. S’ils ne sont pas d’accord avec le nouvel « accord » que leur propose la direction – qui veut leur imposer des baisses de salaire ou des augmentations du temps de travail, par exemple –, on leur montre la file d’attente qu’il y a à la porte.

Pour les directions des grandes entreprises, par contre, le jeu de Monopoly continue. Par exemple, Arkema, un grand groupe de la chimie, vend des filiales et compte en acheter d’autres. Et le groupe Total a versé 4 milliards d’euros à ses actionnaires, en 2020.

Mais les périodes de crise ont aussi un impact sur la conscience des travailleurs. Donc notre rôle, à la CGT, c’est de mener la bataille des idées pour faire prendre conscience aux travailleurs que c’est maintenant qu’il faut pousser le grand Capital dans le fossé, de manière à changer ce système économique.

 

Quel bilan tires-tu des luttes syndicales interprofessionnelles, depuis 2008 ?

 

Il y a eu des luttes et même des luttes gagnantes, mais au plus près du terrain, dans les entreprises, au niveau du bassin d’emploi – ou, plus rarement, à l’échelle d’un secteur professionnel. Par exemple, dans le pétrole, en 2010, il y avait une grande mobilisation sur la question des retraites. Grâce à ce rapport de forces, un accord a été signé en 2011, dans la branche pétrole, sur une anticipation de quatre ans de l’âge du départ à la retraite, pour les travaux pénibles.

Mais au niveau interprofessionnel, il faut être lucide : la CGT est en échec. La stratégie syndicale n’est pas la bonne. Notre fédération fait partie des organisations de la CGT qui réclament un bilan de cette stratégie.

Aux yeux des salariés, la CGT ne représente plus un moyen crédible, au plan national, pour contrer les reculs. On est en échec non seulement pour contrer ce qui est mis en place par le patronat, mais aussi pour incarner une alternative dans la tête des salariés.

Il faut avoir le courage d’analyser ce qui n’a pas fonctionné et d’en tirer les conclusions. On doit remettre en cause la stratégie – engagée dans les années 90 – visant à transformer la CGT en une organisation du « compromis » et du « syndicalisme rassemblé ». A rechercher sans cesse un compromis avec les autres confédérations syndicales, on en vient à s’aligner sur la plus modérée. Et du coup, on laisse penser que la CGT joue le même rôle que les autres organisations syndicales, dont les dirigeants n’ont pourtant pas les mêmes objectifs que nous.

En conséquence, les travailleurs ne nous voient pas comme un instrument viable pour changer de société. On se l’est pris en pleine tête lors du mouvement des Gilets jaunes. Nombre d’entre eux ne faisaient aucune différence entre la CGT et les autres confédérations syndicales.

 

Comment régler ce problème ?

 

Il faut partir des fondamentaux de notre analyse politique. Il y a une classe bourgeoise, une classe de possédants, qui est minoritaire, mais qui dirige la société selon ses propres objectifs. En face, il y a la classe de ceux qui produisent les richesses, qui fournissent le carburant de toute l’économie. Si on part de cette analyse de classe, on en tire la conclusion qu’on doit mener une stratégie à double détente. On doit s’appuyer sur les revendications immédiates, dans les entreprises et au niveau interprofessionnel. Mais on doit le faire dans la perspective d’un changement de société. Si on oublie ce deuxième aspect, on tombe dans le réformisme, qui se contente de limiter la casse, voire de l’accompagner.

Un jour, lors d’une interview à la télévision, on m’a accusé de vouloir bloquer l’économie. Mais justement : c’est bien le but, parce que c’est le seul moyen de l’emporter au niveau interprofessionnel. Et pour cela, il faut d’abord s’appuyer sur les secteurs les mieux organisés, syndicalement, et sur des secteurs clés de l’économie, comme l’énergie et le transport. En se basant sur ces secteurs, on peut entraîner les autres dans la mobilisation et construire une stratégie gagnante.

 

Quelle est la situation actuelle dans l’industrie chimique ?

 

Notre fédération compte cinq grands secteurs industriels : la chimie, le pétrole, le caoutchouc, l’industrie pharmaceutique et la plasturgie. Dans tous ces secteurs, on assiste à une avalanche d’annonces de restructurations, de transferts d’activités et de « rationalisations ».

Par exemple, il y a la fermeture annoncée de la raffinerie de Grandpuits. Chez Michelin, c’est 2300 suppressions de postes directs et une augmentation de la productivité de 5 % par an, pendant trois ans. Et bien sûr, les années suivantes, ce sera davantage. La situation de Sanofi est aussi emblématique. Normalement, le médicament, c’est pour tout le monde. Pourtant, on confie la fabrication des médicaments à un groupe privé qui ne cherche qu’une chose : la rentabilité maximale. C’est un non-sens.

Dans notre secteur, il y a aussi de nombreuses petites entreprises qui vont fermer parce que ce sont des sous-traitants de l’aéronautique, de l’agroalimentaire ou de l’automobile. Avec la crise économique, il y a tout un tas de petites entreprises et leurs salariés qui vont être impactés. On vit une catastrophe sociale et économique.

A cela s’ajoute la volonté des patrons de faire travailler les salariés dans des conditions déplorables en termes d’hygiène et de sécurité. Face à la pandémie, on ne fournit pas les moyens nécessaires pour que les gens travaillent en sécurité. Or l’accident de Lubrizol, dans notre secteur, montre qu’il y a beaucoup de choses à faire en termes de santé et de sécurité.

 

Est-ce que la crise provoque une vague d’adhésions à la CGT ?

 

Quand il y a des luttes, oui. Par exemple, les salariés de Sanofi étaient en lutte hier (19 janvier). Or ça fait au moins 15 ans qu’il n’y avait pas eu de mobilisation de cette ampleur dans le groupe Sanofi. Alors, du coup, il y a un mouvement de syndicalisation. Ce n’est pas un raz-de-marée, mais il n’empêche : lorsque la CGT est perçue comme un instrument utile aux travailleurs, ils viennent soutenir la CGT et y adhérer. Le vecteur le plus important de la syndicalisation, ce sont les luttes.

 

Le 29 octobre dernier, plus de 400 militants de la CGT se sont réunis à Martigues pour des « Assises de la riposte générale ». Tu y as conclu les débats. Quel bilan en tires-tu ?

 

Les Assises de Martigues sont une fenêtre de tir pour un certain nombre de militants qui veulent une autre CGT que ce qu’elle devenue depuis 20 ans, qui veulent une CGT à la fois utile aux travailleurs et luttant pour un changement de société. La classe ouvrière française a une longue histoire, de ce point de vue-là. On doit renouer avec l’orientation initiale de la CGT, qui affirmait l’objectif d’en finir avec le capitalisme. Cette orientation est parfois décriée comme « minoritaire » au sein de la CGT, mais les Assises de Martigues ont démontré qu’on était plutôt en phase avec les syndicats CGT, dans les entreprises.

Depuis les Assises, on continue de travailler dans ce sens. Un texte va bientôt paraître, qui soulignera la nécessité d’une stratégie s’appuyant sur les secteurs en lutte pour les mobiliser sur un même objectif : un changement de société. Sans cet objectif commun, il sera très difficile de vaincre. Par exemple, je ne sais pas convaincre les raffineurs qu’ils doivent se mettre en grève pour sauver la SNCF. J’aimerais bien le faire, mais ça ne fonctionne pas. De même, je n’arriverai pas à convaincre les salariés de la SNCF d’arrêter les trains pour sauver l’hôpital public. Ça ne fonctionne pas comme ça ! Par contre, si on parle de projet de société, ça concerne tout le monde : renationalisation de l’énergie, développement des services publics, augmentation des salaires, défense de l’emploi, etc. C’est un projet global sur lequel on peut tous se retrouver.

 

A Martigues, tu as souligné la nécessité, pour la CGT, de renouer avec l’objectif d’une société socialiste. Tu peux développer ? Et qu’en pensent tes camarades, à la FNIC ?

 

A la FNIC, on considère que le changement de société est le but de la CGT. On fait partie de ceux qui ne l’ont pas oublié. On voit la société dans laquelle on vit : une société qui ne répond absolument pas aux besoins des gens. On l’a vérifié avec les masques, les lits d’hôpitaux, la protection sociale, la prise en charge des étudiants, etc.

Au niveau international, on a vu la réponse catastrophique des classes dirigeantes à la crise sanitaire. Ce système est périmé. Donc, plus que jamais, on garde notre objectif de changement de société. Il faut changer de société parce que celle-là n’est pas bonne. On n’a pas de plan tout fait. Je ne sais pas ce que sera la société future. Ceux qui changeront cette société – et j’espère en faire partie – définiront ensemble, collectivement, ce qu’il faudra mettre en place pour satisfaire les besoins de tous. Mais l’objectif est clair : mettre en place une société dirigée par les travailleurs eux-mêmes.

 

Révolution revendique la nationalisation de l’industrie pétrochimique, sous le contrôle démocratique des salariés. Es-tu d’accord avec ce mot d’ordre ?

 

Oui, absolument. Contrairement à certains, nous n’avons aucun problème, à la FNIC, avec le mot d’ordre de « nationalisation ». D’ailleurs, il y a d’autres secteurs qui doivent être nationalisés. Que Sanofi et les autres groupes pharmaceutiques soient dans les mains du privé, ça pose un problème. Ça vaut par exemple pour Air Liquide, qui fabrique l’oxygène médical.

Pour les dirigeants de ces grands secteurs industriels, la production doit être rentable avant d’être utile. Le cas le plus flagrant, c’est le médicament. Ils préfèrent investir dans la recherche pour un médicament qui va être rentable dans les populations occidentales, plutôt que d’investir dans un vaccin contre la tuberculose, par exemple. On voit la même logique avec la Covid. Il a fallu débourser de grandes quantités d’argent public pour que les patrons de l’industrie pharmaceutique veuillent bien développer la recherche.

Garder les grandes industries de la chimie – y compris le caoutchouc, le pétrole et le secteur pharmaceutique – sous le contrôle du secteur privé, c’est un non-sens social et économique. Et donc oui, bien sûr, nous sommes pour la nationalisation de ces secteurs, sous le contrôle des salariés.

 

Publié par www.marxiste.org

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
PARACHUTISTES DORÉS : MAINTENANT RENDEZ L’ARGENT !
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Pour la première fois en France, le dirigeant d’une société cotée en Bourse (Natixis), contraint au départ par ses échecs successifs et son évidente incapacité professionnelle est contraint en droit de restituer une indemnité de départ. Un fâcheux « parachute doré » moralement inacceptable versé subrepticement à François Riahi. Il se trouve que désormais ce genre de prime à la nullité est désormais fragile juridiquement. Philippe Prigent, l’avocat qui a diligenté des procédures à l’origine à l’origine de cette première juridique répond à nos questions.

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Vu Du Droit : Lundi 15 février, la banque Natixis a publié un communiqué annonçant qu’elle avait versé « par erreur » 2,4 millions d’euros à son directeur général (François Riahi) car « il n’existe juridiquement pas d’autre possibilité que de demander la restitution de cette indemnité ». Comment les membres du conseil d’administration d’une société de cette importance et grassement rémunérés ont-ils pu se mettre dans une situation pareille et commettre une telle erreur.

Philippe Prigent : normalement on ne peut pas commettre une telle erreur.

Car versement n’était pas une erreur mais un cadeau illégal délibéré, donné à un incompétent par ses copains administrateurs, aux frais des actionnaires.

L’excuse qu’ils ont donnée ne passe pas le test du rire : « il a été constaté une erreur commise lors de la détermination de l’indemnité de départ de Monsieur François Riahi, résultant d’une discordance entre la formulation des modalités de calcul de cette indemnité, en réalité inapplicables, et l’appréciation de l’atteinte des critères retenus par le Conseil d’administration lors de sa réunion du 3 août 2020 ».

Ainsi, il aurait fallu sept mois aux administrateurs de Natixis pour s’apercevoir que le parachute doré de 2,4 millions d’euros versé au directeur général était illégal parce que l’indemnité de départ était impossible à calculer. Or la formule de calcul de l’indemnité de départ avait été votée par les actionnaires sur proposition des administrateurs eux-mêmes en 2018. Certes la performance boursière de Natixis est abyssale donc ses administrateurs sont manifestement incompétents mais même eux ne sont pas mauvais au point de ne pas se rendre compte qu’une indemnité de départ est impossible à calculer.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Ils ont tous les culots du fait de leur richesse : parce qu'il est milliardaire, Bolloré ... le corrupteur comptait se couvrir avec une simple amende pour éviter un jugement au tribunal ! par Jean LEVY

BOLLORE, un des plus puissants financiers français, fort de son immense richesse mal acquise, un des oligarques qui croient la France ( et les ports africains, entre autres) leur appartient, se croient prétégés par le pouvoir politique, dont ils sont les bénéficiaires.

BOLLORE s'est achetè de nombreux médias écrits, audio et du petit écran pour répandre une info dévouée à son service et modeler l'opinion en faveur de sa toute puissance.

BOLLORE se croit intouchable, et en désespoir de cause, il est prêt à verser quelques millions, lui qui pèse des milliards, pour éviter la justice,  une simple amende, même pas l'équivalent des 135 euros exigés des pauvres diables pour le fait de mettre le nez dehors en cas de confinement !

Ca s'appelle le justice de cl.asse.

N'ayez crainte, même s'il se trouve un petit juge faisant honnettement son métier pour l'inculper de fraude massive, la fortune de BOLLORE et ses soutiens politiques au sommet de l'Etat feront trainer les choses. Et de recours en recours, les années vont s'écouler sans que BOLLORE ait une chance d'être condamné. sauf, si d'ici là le peuple s'est emparé des prétoires...

Et combien son-ils les Bolloré, si proches de l'Elysée ? 

Mais ceci est une autre histoire.

Jean LEVY

POUR VISITER L'EMPIRE BOLLORE
CLIQUEZ CI-DESSOUS

https://www.bollore.com/bollo-content/uploads/2018/11/boll_1701282_ra_2016_mel_11-05.pdf

https://www.bollore.com/bollo-content/uploads/2020/09/rs-2020-bollore.pdf

 

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Le billet d'humeur de Christophe Prudhomme, médecin urgentiste syndiqué à la CGT
Week-ends
La nouvelle invention du gouvernement dans la famille « confinement » est la fin des sorties le week-end.
 
Une nouvelle fois le ministre de la Santé se déplace, se pavane devant les caméras et fait tourner la machine médiatique sans rien dire, mais en dramatisant sur l’urgence de décisions qu’il n’annonce pas, pour laisser au Préfet le soin d’informer la population. Bref, la stratégie du maintien d’un climat anxiogène se poursuit sans prendre en compte les dégâts qu’il cause dans la population et qui ont été amplement soulignés par des médecins, des enseignants, des directeurs de maisons de retraite, mais également par de nombreux citoyens, que ce soit des étudiants ou des résidents en EHPAD.
 
Le problème est que ces discussions sans fin autour des adaptions des mesures de confinement ne relèvent que d’une méthode par défaut parce que les moyens hospitaliers et les vaccins manquent.
 
Or le constat de la défaillance du gouvernement sur ces deux questions est évident. Depuis un an, rien n’a été fait pour augmenter le nombre de lits dans les hôpitaux.
Je sais que je me répète mais les chiffres sont là pour le montrer : depuis un mois le nombre de patients hospitalisés, notamment en réanimation, est stable, certes à un niveau élevé - entre 3 000 et 3 500 malades – mais ne devrait pas constituer un problème aussi aigu si nous avions augmenté nos capacités depuis un an, comme cela avait été promis.
Mais la logique libérale continue de prévaloir. Il ne faut surtout pas augmenter le nombre de lits hospitaliers de manière pérenne car l’objectif reste de poursuivre la réduction des capacités hospitalières, sous prétexte du fameux « tout ambulatoire ».
 
En ce qui concerne les vaccins, la même logique qui conduit à privilégier le capital plutôt que la santé publique se traduit par le refus d’imposer la licence d’office, c’est-à-dire la levée des droits sur les brevets, associée à une réquisition des usines pour pouvoir fabriquer des vaccins en masse très rapidement pour l’ensemble de la planète.
 
L’exigence de pouvoir continuer à vivre les soirs et les week-ends nécessite une autre politique de lutte contre l'épidémie.
 
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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