SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

L’Union Départementale CGT des Bouches-du-Rhône (UD CGT 13) organisait un débat au sujet de la grande distribution.

 

Porter des revendications progressistes pour les travailleurs de la grande distribution est l’objectif du débat qu’organisait l’UD CGT 13, ce mardi.

 

« Au regard des enjeux dans la grande distribution mais encore de l’utilisation de la crise sanitaire par ces grands groupes, il nous semblait intéressant d’organiser ce débat et donner des perspectives concrètes de progrès social », résume Virginie Cava, de la CGT Carrefour, en introduction du débat. Le tout, en présence d’Amar Lagha, secrétaire générale de la fédération CGT Commerce et services mais aussi d’autres salariés de la grande distribution.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Une "île" pas Vierge au coeur de l'Europe : le Luxembourg, place financière mondiale, compte 55 000 sociétés et 6 500 milliards d’euros d’actifs financiers

Pas d'alarme pour les crocodiles au Luxembourg

Une "île" pas Vierge au coeur de l'Europe : le Luxembourg, place financière mondiale, compte 55 000 sociétés et 6 500 milliards d’euros d’actifs financiers

Publié le 24/02/2021 par PCF

Le Luxembourg vu de Moselle :

 

 

Analyse communiste internationale

 

Blog d'information et d'analyse des mouvements politiques

Publié le 24/02/2021 par PCF
Luxembourg vu de Moselle –

Un paradis fiscal et une référence libérale
Suite aux nouvelles révélations de l’enquête de la presse OpenLux, véritable radiographie d’un paradis fiscal, Fabien Roussel s’est rendu au Luxembourg mercredi dernier. Il a rencontré David Wagner, député dei Lenk au Parlement.


Le Luxembourg, place financière mondiale, compte 55 000 sociétés et 6 500 milliards d’euros d’actifs financiers, Fabien Roussel a proposé à Dei Lenk, mais aussi au PTB en Belgique, une rencontre à l’Assemblée nationale en France, « pour faire des propositions communes » pour lutter contre l’évasion et l’optimisation fiscale. « On doit pouvoir définir les paradis fiscaux, y compris dans l’UE, ce que les traités européens nous interdisent pour l’instant.

À défaut de pouvoir modifier les traités européens, on doit pouvoir revoir la convention fiscale entre la France et le Luxembourg pour la rééquilibrer et examiner les possibilités de prélever à la source les impôts sur les bénéfices, les dividendes et les plus-values boursières, avant qu’ils ne partent au Luxembourg. »

L’affaire Luxleaks en 2014 a révélé l’existence au cœur de l’Europe d’un système organisé d’optimisation fiscale aux dépens des peuples et au seul profit des multinationales. Les communistes lorrains avaient créé un comité de soutien aux lanceurs d’alerte Antoine Deltour, Édouard Perrin et Raphaël Halet.

Sept ans après, l’enquête OpenLux réalisée par une quinzaine de journaux européens montre la persistance au Luxembourg de pratiques d’optimisation fiscale, voire de fraude et de blanchissement. Selon l’OCDE, les États perdent par an près de 300 milliards de recettes fiscales.    Alors que les États ont des besoins de financements importants, la lutte contre ces pratiques au seul profit des multinationales est un enjeu majeur pour la gauche et les forces progressistes en Europe comme dans le monde.

Le Luxembourg est aussi un État avec un développement économique reposant sur le travail frontalier. Sur 442 000 salariés au Luxembourg, plus de 200 000 sont des travailleurs frontaliers dont la moitié sont français, les autres sont allemands ou belges. Le Luxembourg utilise une main-d’œuvre fournie par les pays voisins, sans partager la valeur produite, et c’est une des clés de la prospérité luxembourgeoise. Et cela en toute légalité ! Il recrute une main-d’œuvre de plus en plus qualifiée sans participer à sa formation. Si l’attractivité des salaires des pays frontaliers est une réalité, des services et activités de proximité sont menacés en Lorraine par l’insuffisance de professionnels restant dans ces secteurs. Des entreprises lorraines « délocalisent » également leur siège au Luxembourg par commodité fiscale et sociale. Les professionnels de santé « fuient » les établissements français pour trouver des conditions salariées beaucoup plus attractives au Luxembourg. Pourtant aucun accord n’existe pour que le Luxembourg participe au financement de leur formation.

Les directives européennes ont facilité la libre circulation de la main-d’œuvre, sans se soucier des effets produits. Un nouveau modèle de coopération transfrontalière est nécessaire en partant en premier des besoins de la population pour relocaliser des activités, sécuriser la population et les territoires et faire reculer le libéralisme.

Depuis plusieurs années, une coopération existe entre les forces progressistes des quatre pays, Belgique, Luxembourg, Allemagne et France, sur des objectifs partagés. De nouvelles initiatives communes sont prévues dans le cadre de la campagne européenne Pas de profit sur la pandémie.    

Jacques Maréchal

membre du CN

Source :  https://www.pcf.fr/luxembourg_vu_de_moselle_un_paradis_fiscal_et_une_r_f_rence_lib_rale

 

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
PSA Douvrin. Si on ne se bat pas, c’est la mort programmée de l’usine

En pleine crise économique dû à la pandémie, PSA a décidé de produire ses nouveaux moteurs en Hongrie plutôt qu’à Douvrin dans le Pas-de-Calais. Cela pourrait supprimer 315 emplois voire entrainer la fermeture du site.

Patrons voyous

Crédit photo : DR

Le moteur à essence est voué à disparaître. Les constructeurs se tournent vers des version hybrides, électriques ou moins polluantes. A l’usine PSA, ou plutôt Stellanis maintenant, de Douvrin dans le Pas-de-Calais, on pouvait espérer bénéficier de ce tournant dans cette période difficile pour le marché automobile. Mais c’était sans la direction qui souhaite avant tout conserver, voir augmenter, ses bénéfices.

C’est pourquoi, il a été décidé de fabriquer le moteur essence EP « Gen 3 » en Hongrois et non pas à Douvrin où pourtant les versions précédentes étaient construites. Comme l’explique La Voix du Nord, c’est « un coup dur pour l’usine, qui ne pourra plus compter que sur la production de deux familles de moteurs, dont une est également vouée à disparaître ». Il est question de la fin programmée de la production du moteur diesel DV-R en 2022. Les lignes de production auraient dû être transformées pour le moteur EP « Gen 3 », il n’en sera rien.

C’est donc une fermeture programmée pour le site. Sans moteur nouvelle génération et avec une production vouée à disparaître l’usine ne peut plus être rentable. C’est d’autant plus dur à accepter pour les salariés qu’on leur avait promis qu’ils produiraient le moteur nouvelle génération en échange de sacrifices.

« C’est une trahison de Carlos Tavares »

Fabrice Maciolek, secrétaire FO chez PSA Douvrin, explique à La Voix du Nord qu’ « Ici, on a fait le compactage, on nous a dit qu’on était les meilleurs, on a fait des efforts, on a signé les accords, les salariés n’ont pas d’augmentation pendant trois ans, et tout ça avec la promesse d’avoir le moteur EP Euro 7 grâce à ces efforts. C’est une trahison de Carlos Tavares ».

Un coup de massue pour les salariés d’autant plus qu’il y a quelques semaines on apprenait qu’ACC (une entreprise créée par Saft filiale de Total, PSA et Opel) allait construire une usine de batterie électrique juste à côté de l’usine de la Française de Mécanique (PSA). « J’étais heureux avec 2 000 emplois chez ACC et même 1 000 ici. Maintenant c’est 2 000 chez ACC et puis plus rien. Donc c’est une perte d’emploi dans la région. Le compte n’y est pas », explique Fabrice Maciolek à La voix du Nord.

Si PSA a choisit de produire son moteur en Hongrie, à Szentgotthard plus précisément, ce n’est pas pour rien. C’est d’un côté faire que Douvrin ne soit plus rentable pour le fermer mais surtout pour exploiter une main d’œuvre bon marché. A titre d’exemple, les ouvriers du site Hankook de Racalmas, se sont mis en grève en 2019 pour une augmentation salariale car ils ne touchaient que 500 euros mensuels, un revenu à peine supérieur au minimum légal. Les constructeurs automobiles, en plus des faibles salaires, se reposent sur Orban et ses réformes pour engranger toujours plus de bénéfice.

Les Hongrois avaient foulé le pavé contre une loi permettant à un employeur de demander à ses salariés jusqu’à 400 heures supplémentaires par an, soit deux mois de travail, payables trois ans plus tard, une véritable loi esclavagiste.

Une gestion criminel surtout lorsque l’on s’attarde sur les résultats de PSA malgré la pandémie. D’après la CGT, les actionnaires de Fiat et PSA vont toucher 2,2 milliards d’euros sous forme d’action plus un bonus de 300 millions d’euros. Les ventes ont été plutôt bonne en Europe (+40 % au second semestre). PSA ou plutôt Stellanis maintenant a fait le choix de produire en Hongrie pour augmenter encore plus leurs profits. Mais les ouvriers hongrois ont fait plusieurs grèves et ont même gagné contre des constructeurs automobiles ces dernières années, notamment à Audi. Que ce soit en Hongrie ou en France, PSA ne voit l’ouvrier que comme une variable d’ajustement. Il n’y a qu’à voir les intérimaires qui ont été purement et simplement viré à cause de la pandémie. Comme l’explique la CGT, « Le groupe va encaisser des millions d’euros d’argent public, pas question que ces subventions massives servent à massacrer les emplois et délocaliser vers des usines à bas coût ».

La CGT PSA Douvrin lance un appel à la mobilisation dès la semaine prochaine pour une journée d’action. Il faut lutter pour conserver l’emploi à Douvrin qui en 20 ans « a perdu l’équivalent de cinq usines Bridgestone Béthune » selon la CGT, non pas contre les ouvriers hongrois qui subissent tout autant l’oppression patronale avec des salaires de misères et des conditions de travail aggravé par le régime de Orban mais contre Tavares, la direction de Stellanis, et le gouvernement de Macron qui a gavé les grosses entreprises d’argent public et qui a facilité les licenciement avec ses lois travail.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Texas. Après la vague de froid, des ménages reçoivent des factures d’électricité allant jusqu’à 17 000 dollars

Ces derniers jours, le Texas a connu une vague de froid inédite avec des températures descendant jusqu’à -18°C. Cette vague de froid inhabituelle a montré les limites absolues du marché 100% privé et non régulé de l’électricité, avec des factures pouvant atteindre les 17 000$.

Prédation capitaliste

Crédit photo : AFP

Le Texas a littéralement gelé cet hiver. Les températures sont descendues jusqu’à presque -20°C. Dans cet État, plus connu pour les images de paysages désertiques, la plupart des habitations n’ont pas été construite pour faire face à un tel climat. Cependant, la véritable caractéristique du Texas dans cette crise repose dans les caractéristiques de son réseau d’électricité.

En effet, le réseau de distribution texan est isolé du reste du pays et les prix sont entièrement déterminés par l’offre et la demande. Dans le cadre de la vague de froid, ces particularités se sont montrées désastreuses. Tout d’abord, de nombreux foyers se sont retrouvés sans électricité, que ce soit du fait d’une limite des capacités de production mais aussi du fait de nombreuses coupures de lignes qui ont mis un certain temps à être rétablies. Dimanche, 30 000 familles attendaient encore d’être reconnecter au réseau. Ces coupures ont conduit à la mort de 70 personnes.

L’autre conséquence de ce fonctionnement en marché « libre » est la hausse pour le moins spectaculaire des factures suite à la hausse de la « demande » (pour pouvoir se chauffer notamment). Certains foyers ont reçu des notes atteignant 17 000$. Dans les Etats limitrophes et au Texas, une hausse des prix du gaz a aussi été remarqué.

Ce bilan montre la rapacité des capitalistes pour lesquels les catastrophes naturelles sont avant tout un moyen de s’enrichir. Face au changement climatique, ce type d’évènement est amené à arriver de plus en plus fréquemment, autant d’opportunités pour les vendeurs d’énergie. Ce n’est pas la première fois que le Texas fait la une dans la gestion privée de son énergie.

Il y a 20 ans, l’affaire Enron

La société Enron dans les années 90 avait poussé à la déréglementation du secteur de l’énergie. L’entreprise avait réussi à convaincre le gouverneur du Texas, Georges W. Bush mais n’a pas réussi à convaincre le reste des Etats. Enron avait plongé volontairement la Californie dans le noir pour vendre son électricité à des prix exorbitants. Ce n’était pas lors d’une vague de froid mais une vague de chaleur.

Le 14 et 15 juin 2000, les courtiers d’Enron ont créé un goulot d’étranglement bloquant la transmission de l’électricité vers le nord de la Californie. Si l’on prend l’exemple de San Francisco, cela fait que l’opérateur qui assurait l’alimentation en électricité de la ville a été obligé de payé Enron pour libérer le réseau et envoyer de l’électricité pour éviter un black-out mais une fois payé, les black-outs tournants frappaient déjà la Californie, ce qui a eu pour effet d’exploser les prix. Les villes ont dû rationner l’électricité, les compagnies de gaz et d’électricité en faillite, ont dû être renflouées par l’Etat californien. Comme l’explique Libération en 2002 « C’est ce qu’avait prévu, cyniquement, le PDG d’Enron, Jeff Skilling, qui avait déclaré à l’époque : « Quand les compagnies seront trop endettées, nous limiteront l’énergie livrée à la Californie et l’Etat sera contraint d’aider ces sociétés. » » Enron s’en est donc mis plein les poches. Les dirigeants ont également fait du blanchiment de watt et divers montages financiers ce qui a fait un scandale et a conduit la société à la faillite. Jeffrey Skilling ancien PDG d’Enron a été condamné à 14 ans de prison ferme.

La crise au Texas est en parti dû à l’héritage d’Enron puisque le marché est toujours déréglementé. Ce qui est inquiétant c’est que cette idée de déréglementation refait surface y compris en France. On peut faire le lien entre ce qui est arrivé au Texas et le projet Hercule de privatisation d’EDF. Dans ce projet, les activités liées aux réseaux seraient séparées des activités les plus rentables comme les énergies renouvelables. Elles seraient vendues en lot avec les activités nucléaires qui seront certainement un poids financier important dans les prochaines années avec les démantèlements d’anciennes centrales.

Cette catastrophe a montré à la fois la rapacité des patrons des entreprises qui vendent ces denrées de première nécessité, comme l’énergie. Elle montre aussi et surtout leur incapacité à mettre en place une gestion efficace et capable au besoins minimaux dès que les conditions sortent de la « normale », car nos vies importent peu face à leurs profits.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Ce qui est enjeu, ce sont les CONQUIS SOCIAUX du monde du travail et les institutions salariales qui ont été mis en place par les LUTTES : couverture santé, retraites ... !

SOURCE : L'Humanité

 

Repris de justice, Uber veut faire la loi

Afin d’éviter que ses chauffeurs ne soient considérés comme des employés, la plateforme fait du lobbying pour créer en Europe un « tiers statut » entre salarié et autoentrepreneur.

Pendant longtemps, la bourgeoisie s’est cachée derrière ses représentants pour écrire la loi. À l’ère du capitalisme 2.0, elle ne prend plus de telles précautions. La semaine dernière, le PDG d’Uber, Dara Khosrowshahi, a lancé une campagne de lobbying auprès des institutions européennes pour obtenir la création d’un statut moins protecteur que celui de salarié, mais plus que celui d’autoentrepreneur.

Uber est une plateforme qui met en relation des clients et des chauffeurs pour assurer un trajet dans certaines villes, à un prix qu’elle dicte. En gros, ce que faisaient les taxis avant. Les plateformes ont essuyé des revers dans plusieurs États du monde. La justice y a constaté l’existence d’un rapport de subordination entre la plateforme et le travailleur, donc estimé que ce dernier était un salarié avec les droits afférents, non un « travailleur indépendant ».

Dernière défaite judiciaire : le 19 février, la Cour suprême britannique a confirmé que les chauffeurs d’Uber qui avaient intenté une action devaient être considérés comme salariés de cette entreprise, au vu du temps connecté à l’application et à l’évaluation des travailleurs par la plateforme. Aux Pays-Bas, c’est une firme fonctionnant selon le même principe de mise en relation, Deliveroo, qui a été condamnée à considérer comme ses employés ses livreurs de plats préparés. Toutes ces décisions de justice ne sont qu’un avant-goût de ce qui pourrait arriver aux plateformes avec l’avalanche d’assignations en justice dont elles font l’objet.

Un rapport de forces défavorable à la multinationale

Acteur global, Uber mène donc une riposte globale. Celle-ci a commencé en Californie. Là-bas, en 2019, les parlementaires locaux avaient fait voter une loi faisant des travailleurs des plateformes de mise en relation des salariés. En novembre 2020, Uber et son concurrent Lyft ont fait adopter par référendum – dépensant 205 millions de dollars, selon le Los Angeles Times –une législation concurrente qui fait des travailleurs des auto­entrepreneurs, tout en tenant compte de certaines revendications : le droit à un revenu minimum et à une prise en charge partielle de l’assurance-santé.

C’est ce modèle qu’Uber veut maintenant exporter en Europe : maintenir coûte que coûte ses travailleurs en dehors du statut de salarié, en leur accordant quelques concessions. Le patron de l’entreprise a donc publié un livre blanc, la semaine dernière, faisant valoir les propositions du secteur.

 

« Nous croyons que les travailleurs indépendants à travers l’Europe méritent un meilleur travail, qui offre des possibilités de revenu décent, et flexible quand ils le veulent, et de la protection et des avantages quand ils en ont besoin »

 

,lit-on en préambule du document de 33 pages. Plus loin, il s’inquiète :« Plus une entreprise fournit des avantages à ses travailleurs indépendants, moins ceux-ci sont considérés comme indépendants aux yeux de la justice. » Raison pour laquelle il demande à Bruxelles une législation qui assure aux plateformes une sécurité juridique. Les propositions de Dara Khosrowshahi interviennent à un moment crucial. Sous pression des organisations de salariés, le commissaire européen à l’Emploi, Nicolas Schmit, a lancé, ce mercredi 24 février, une consultation sur les conditions de travail des chauffeurs et livreurs de plateformes, afin de présenter une législation au Parlement européen, fin 2021.

« Uber cherche à s’exonérer de ses responsabilités d’employeur. L’entreprise revient sur l’histoire du salariat, selon laquelle, en échange du rapport de subordination, on obtient des droits », décrypte Leïla Chaibi, députée européenne France insoumise.

Celle-ci voit dans l’activisme d’Uber une volonté de peser dans le rapport de forces, qui n’est pas favorable à la multinationale, après les multiples décisions de justice et l’évolution sur le dossier du gouvernement français.« Uber comptait sur la France pour jouer le rôle de cheval de Troie », rappelle la députée. En 2019, la loi LOM – dans le droit fil de la « start-up nation » promue par le président Macron – faisait en sorte que les rapports entre plateformes et travailleurs ne soient pas requalifiés en contrats de travail. Une disposition retoquée par le Conseil constitutionnel.

« Ce qui se passe est fondamental, estime Leïla Chaibi.Qui prendra le dessus dans le rapport de forces entre Uber et les travailleurs ? »Pour obtenir une législation européenne favorable en décembre 2021, ceux-ci étaient mobilisés ce mercredi. Une centaine de chauffeurs Uber ou de livreurs Deliveroo ont manifesté devant la représentation du Parlement européen à Paris, tandis que soixante autres faisaient de même devant le siège de la Commission à Bruxelles. La Confédération européenne des syndicats monte, elle aussi, au créneau.« L’Union européenne ne peut pas laisser les plateformes aux pratiques illégales réécrire la loi  ! » s’insurge-t-elle dans un communiqué qui dénonce les tentatives de lobbying d’Uber et consorts.

par  Gaël De Santis ,

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
 
A Toray, le torchon brûle avec la CGT

 

Alors que des débrayages se poursuivent à l’appel du syndicat, la direction souligne les risques qu’ils font courir à l’entreprise

Franck Meslin

f.meslin@sudouest.fr

Alors que l’entreprise Toray Carbon Fibers Europe a débuté ses négociations salariales cette semaine, les relations se tendent encore davantage avec la CGT. Depuis l’annonce de la suppression de 29 postes (sur 412), dans le cadre d’un plan de départs volontaires, en octobre dernier, le syndicat maintient son préavis de grève permanent avec des débrayages occasionnels. Mi-janvier pourtant, FO ainsi que la CFE-CGC signaient un accord avec la direction et le plan de départ volontaire était récemment validé par l’État.

L’entreprise vient ainsi de débuter la phase de réception des dossiers des candidats aux départs. Dans un communiqué, la CGT continue de déplorer la suppression «de plus de cinquante personnes». Selon la direction, le plan prévoit in fine la suppression de 22 postes, dont 20 à Lacq et Abidos et deux à Paris, pour répondre à sa baisse d’activité liée à la crise sanitaire et son impact sur l’aéronautique.

«Compte tenu des conditions très attrayantes, nous avons plus de candidats que de postes ouverts», indique le PDG Jean-Marc Guilhempey. Outre les conditions prévues par la branche des industries chimiques, la direction de Toray offre ainsi une enveloppe de 40000 euros à tous les partants, quelle que soit leur ancienneté.

La direction hausse le ton

La CGT dénonce en outre «la mise en danger des salariés et des riverains lorsque l’employeur décide de maintenir la production avec des effectifs insuffisants lorsque se produisent des débrayages». Et de citer le cas du 21février où «plus de deux tiers des effectifs étaient en grève».

Des informations catégoriquement démenties par la direction. «Nous arrêterions évidemment les unités s’il y avait un quelconque danger», assure Jean-Marc Guilhempey fustigeant l’attitude «jusqu’au boutiste» du syndicat.

Hier, la direction a ainsi haussé le ton à l’adresse des grévistes. «La CGT n’a de cesse de mettre l’entreprise en difficulté quant à sa pérennité. Ce matin, j’ai clairement dit que si l’on continue à avoir des grèves intermittentes, les grévistes mettaient l’entreprise en danger», indique Jean-Marc Guilhempey.

Le plan de départs volontaires validé par l’État prévoit finalement la suppression de 22 postes.
Le plan de départs volontaires validé par l’État prévoit finalement la suppression de 22 postes.

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Et contrairement à la position macronienne les brevets sur les vaccins sont bien l'obstacle majeur au déploiement de la lutte contre la pandémie.

Avec l'insuffisance notoire des moyens de production en masse.

Mais qui depuis des dizaines d'années a organisé la casse de l'hôpital public et mis la recherche médicale au pain sec!

En laissant parallèlement l'oligarchie se goinfrer, mettre ses profits dans les paradis fiscaux et se vautrer dans le luxe !

Et n'est-ce pas l'entreprise privée SANOFI qui en ce moment même licencie dans son secteur recherche .

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VIDEO à l'adresse :

http://www.aloufok.net/lamid240221.mp4

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PSA MAROC met à pied des ouvriers de l’usine de Kénitra pour appartenance syndicale

PSA Maroc vient de mettre à pied six des salariés du bureau syndical. Les salariés syndiqués sont tenus à l’usure par leur direction, qui multiplie les moyens de pression pour obtenir un départ forcé ou l'abandon du projet de représentation syndicale.

Après une dizaine de jours de tensions entre la direction des ressources humaines, l’administration et les ouvriers de PSA à Kénitra, l’usine automobile a décidé de mettre à pied certains de ses employés, qui ont refusé de signer leur retrait du bureau syndical de l’Union marocaine du travail (UMT) nouvellement créé au sein de l’entreprise.

Contactées par Yabiladi, plusieurs sources syndicales et d’autres proches de l’entreprise ont décrit «une guerre psychologique» menée par le management, qui fait pression particulièrement sur les 11 membres ayant créé le bureau. «Parfois, certains parmi eux sont appelés un à un et on leur dit que leurs camarades s’étaient retirés et qu’il ne restait qu’eux, ce qui est faux bien entendu», nous confie un témoin.


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Grève nationale : « Soutenir les sages-femmes, c’est soutenir toutes les femmes ! »

Ce mercredi 24 février, les sages-femmes de toute la France étaient en grève pour demander plus d’effectifs dans les établissements, une valorisation de leur salaire, et plus de reconnaissance de leur statut et leur profession. Elles appellent à manifester le 8 mars.

Mobilisation

Photo : RP / Rassemblement des sages-femmes à Bordeaux 

Ce mercredi, les sages-femmes étaient en grève pour exiger plus d’effectifs dans les établissements, une valorisation de leur salaire, et plus de reconnaissance de leur profession. Elles s’étaient déjà mobilisé récemment les 26 janvier et 10 février. Ce 24 janvier différents rassemblements ont eu lieu : en majorité devant les centres hospitaliers et ont réuni des dizaines de personnes dans plusieurs villes, comme à Toulouse et à Paris.

A Bordeaux, elles étaient une cinquantaine. Sur leur banderole on pouvait lire « #Sagesfemmescoderouge ». Les grévistes portaient des brassards rouges. Ces derniers sont le symbole du « Code rouge » qui signifie dans le milieu médical le besoin d’une césarienne en extrême urgence… Un symbole fort qui exprime tout à fait l’urgence de la situation.

Sous-payées, méprisées, et trop peu nombreuses : les sage-femmes sont en colère

Le Ségur de la Santé mis en place par Olivier Véran a déclenché la colère des sage-femmes. Mis en place au début de l’été dernier celui-ci prévoyait la revalorisation des salaires des personnels médicaux et hospitaliers plus généralement. Cependant, les sages-femmes n’ont touché que 183€ d’augmentation, comme les infirmières, secrétaires médicales, personnel para-médical et non-médical. Cela témoigne d’un statut hybride : d’après la loi, les sages-femmes sont bien une profession médicale mais en pratique, il n’en est rien, et l’exemple des accords du Ségur de la santé le montre bien.

Leur salaire, par ailleurs, reste très faible, et d’autant plus au regard du reste de la profession. « Une sage-femme en fin de carrière gagne 3 000 euros, c’est le salaire des jeunes diplômés dentistes » explique Elisa Etienne sage-femme auprès de FranceInter. Or, elles ont la vie de personnes entre leurs mains, et loin de se limiter à l’accouchement, leurs compétences sont extrêmement variées et tendent même à s’élargir : elles vont du suivi gynécologique de la puberté à l’après-ménopause à la contraception, la pédiatrie, l’échographie, l’accompagnement jusqu’à l’accouchement, l’IVG médicamenteuse, la rééducation du périné, la préparation à la naissance et la parentalité, le suivi médical…

Tant de compétences qui, en plus de ne pas être valorisées au niveau du salaire, sont méconnues de la population. Nombre de femmes ne savent pas qu’une sage-femme peut assurer un suivi contraceptif par exemple, et se dirigent instinctivement vers un gynécologue, qui mettra souvent plusieurs mois à les recevoir. Or informer sur ces compétences est un enjeu de santé publique, qui fait aussi partie de leurs revendications. « En tant que femmes, c’est notre droit le plus strict que de savoir que l’on peut consulter une sage-femme pour un suivi gynécologique, surtout quand on sait que la plupart des IVG sont dues à un défaut de contraception  » défend Lisa, sage-femme mobilisée à Bordeaux, au micro de Révolution Permanente.

Enfin, les sages-femmes dénoncent le manque d’effectif dans les établissements, qui empêche les femmes et les couples d’être accompagnés sereinement. « Aujourd’hui, on est pas assez en service pour s’occuper des femmes.  » confie Daphné, sage-femme en hôpital public à Bordeaux. « Il manque au moins un millier de sages-femmes dans les hôpitaux publics  » en France, d’après l’Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF).

Ce manque d’effectifs a des conséquences délétères. « Les femmes se sentent délaissées. On entend beaucoup parler de femmes qui se plaignent, à l’accouchement, de se sentir seules, maltraitées. Si on est maltraitantes, c’est qu’on est nous même maltraitées : nos conditions de travail ne sont pas correctes pour pouvoir accompagner les femmes, les couples, les enfants. On souhaiterait avoir plus de temps pour les patientes. Aujourd’hui, on demande à ce qu’il y ait 1 femme pour 1 sage-femme, et pas 3 ou 4 accouchements à gérer en même temps.  » nous explique Daphné. Beaucoup dénoncent une maltraitance non volontaire mais structurelle à l’institution, caractérisée par un manque d’effectifs et de moyens grandissant.

Les oubliées de la crise

Souvent oubliées, elles l’ont aussi été pendant la crise sanitaire. Elles ne sont toujours pas concernées par la vaccination, et au niveau de la dotation en masques, elles ont été complètement laissées pour compte au départ, puis ont ensuite réussi à obtenir 6 masques par jour. Tout cela a engagé une colère. Daphné nous explique : « On est obligées de rappeler le gouvernement à chaque fois pour pas qu’il nous oublie. C’est de l’énergie supplémentaire de devoir rappeler à chaque fois qu’on existe.  »

« Des sages femmes plus nombreuses + des sages-femmes (re)connues = des femmes en bonne santé »

Lisa pose la question : « On est une profession à 97-98 % de femmes et on traite uniquement des femmes : est-ce que c’est ça qui fait obstacle à un salaire décent ?  ». En effet dans les services publics et tout particulièrement dans la santé où les femmes sont très nombreuses à travailler, les conditions de travail dégradées et les salaires faibles ont comme première conséquence une prise en charge de moindre qualité pour les personnes et souvent les femmes qui ont besoin de ces mêmes services publics exangues.

« Aujourd’hui, on est dans une grève « douce » : on continue de prendre en charge les patientes comme d’habitude, les maternités ne sont pas fermées. On espère que ça va bouger comme ça, mais on y croit pas forcément, du moins personnellement j’y pas crois. Je pense qu’il va falloir une mobilisation plus dure pour être mieux entendues. Et la prochaine ça sera le 8 mars, pour essayer de rallier les femmes à notre cause, car notre cause c’est aussi la leur ! » déclare Daphné, une autre sage-femme mobilisée.

Rendez-vous le 8 mars pour les soutenir !

 

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Alors que se tenait lundi le procès de Farida C., infirmière interpellée lors d’une manifestation de soignants, Jérôme Rodrigues passait à son tour au tribunal hier suite à une plainte de Gérald Darmanin. Deux procès politiques, deux occasions de revendiquer la relaxe !
Procès politiques en Macronie : relaxe pour Farida C. et Jérôme Rodrigues !

Ce lundi, Farida C., infirmière violemment interpellée dans le cadre d’une manifestation de soignants en juin dernier, passait au tribunal. Un procès très politique contre une manifestante, accusée d’outrage et de violences volontaires pour avoir, sous le coup de la colère, fait des doigts d’honneur et jeté deux pierres sur des policiers dans le cadre d’une manifestation que ceux-ci avaient réprimé dans le gaz lacrymogène.

En dépit des mensonges éhontés proférés par les policiers dans le tribunal, ce procès aura été l’occasion pour la plaignante d’inscrire son procès dans la situation de détresse générale des soignants. Alors que ceux-ci portent depuis le début de l’épidémie le poids de la gestion sanitaire pro-patronale du gouvernement et d’années d’austérité dans l’hôpital public. « Les policiers représentaient ce que l’État a mis pour faire obstacle à nos revendications. Nous étions à trois mois du Covid. J’étais exténuée. J’étais fatiguée, pendant des mois, j’ai perdu la moitié de mes patients. Depuis mars, j’ai fermé des housses [mortuaires]. La frustration crée la colère. » a ainsi expliqué Farida C. lors de l’audience.

Ce mercredi, c’est Jérôme Rodrigues qui comparaissait devant la 17e chambre du Tribunal Correctionnel de Paris pour injures contre la police suite à une plainte de Gérald Darmanin après un tweet où la figure des Gilets jaunes comparait la police aux nazis. Le tweet de Jérôme Rodrigues répondait à une polémique lancée par le syndicat de police Synergie, qui l’avait menacé sur Twitter en le traitant de « fond de cuve » puis publié : « Nous avons suffisamment de place pour vous accueillir ! #GiletsJaunes #12septembre #Jesoutienslapolice #Police #FDO ».

Une plainte qui sonne comme une volonté claire de faire taire un opposant bien connu, alors que Gérald Darmanin avait lui-même osé comparer les Gilets jaunes de « peste brune », et une convocation si vide de sens que le Procureur lui-même, censé proposé la peine la plus lourde, a été contraint de proposer la relaxe ! Le délibéré sera rendu le 6 avril 2021.

A un jour d’intervalle, ce sont ainsi deux procès très politiques qui se sont tenus en Macronie. Entre mise à mort de l’hôpital public et répression violente contre les Gilets jaunes, Farida C. et Jérôme Rodrigues incarnent aujourd’hui deux figures de ce que le gouvernement Macron fait de pire, mais des figures qui relèvent à tête et se battent. Nous exigeons leur relaxe !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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