SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
#TuNesPasSeule. Les salariées
 
de Chronodrive s’organisent
 
face au sexisme et appellent à

 

témoigner !

 

Dans plusieurs entreprises, les femmes sont en train de relever la tête pour dénoncer leurs conditions de travail et les violences sexistes et sexuelles qu’elles subissent dans leur entreprise, à l’image des employées de H&M, McDonald’s, Biocoop, la RATP, dans la restauration en général, etc.

Chronodrive : Les salariées s’organisent contre le sexisme !

Crédit photo : AFP

À Chronodrive, la parole est en train de se libérer. Nous sommes nombreuses à ne plus accepter le climat sexiste dans l’entreprise et les cas graves de nos collègues victimes de harcèlement et d’agressions sexuelles. Face à cette situation, la direction ne fait rien pour nous protéger et enferme consciemment les victimes sous silence. Avec le début de ce deuxième confinement, nous allons être amenées à travailler dans des conditions d’autant plus dures et nous devront faire face à un climat sexiste accentué.

Nous dénonçons l’inertie et la complicité de la direction vis à vis de ces comportements sexistes ! Pendant des années, celle-ci a laissé faire ces agissements et a très largement contribué à la banalisation d’un climat sexiste et pesant. Nous devons reprendre en main la question de nos conditions de travail et du sexisme dans l’entreprise. Nous avons d’ores et déjà commencé à nous réunir dans le cadre de la CGT Chronodrive, au sein de réunions féministes et non-mixtes. D’abord, pour nous permettre d’échanger sur nos conditions de travail en tant que femmes, mais aussi, pour pouvoir répondre collectivement face à ces violences et élaborer des revendications communes.

Nous appelons à ce que les femmes travailleuses de toutes les entreprises témoignent sur les réseaux sous le #TuNesPasSeule pour visibiliser nos témoignages et nos soutiens mais aussi nos revendications.

Tu as été témoin ou victime de tels agissements au sein de ton magasin ? Tu as ressenti ce climat sexiste ? Ou tout simplement que tu souhaites t’organiser à nos côtés en solidarité à tes collègues et lutter contre ces pratiques ?

CONTACTE-NOUS !
Par mail : chronodrivecgt@gmail.com ou via Facebook : @CGTChronodrive

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Rentrée scolaire: protocole sanitaire "renforcé". Ah bon?

Et sans honte, mais les commis du capital n'en ont jamais, Jean-Michel Blanquer, chambellan du palais de l'Elysée chargé de l'éducation nationale, s'est répandu dans le Parisien Dimanche: "Nous avons renversé la vapeur, les enseignants savent qu'ils sont soutenus". D'où le dessin ci-dessus.

Et question protocole sanitaire "renforcé": masque obligatoire dès le CP, quand il n'y a aucune obligation pour les gosses dans la rue, les transports en commun ou les grandes surfaces. On pourrait interroger les nombreux savants en médecine abondant sur les plateaux télé. Pour cette catégorie d'âge, le coronavirus n'est-il présent que dès l'entrée dans les écoles ? Pour les adultes dans les transports publics, Jean-Baptiste Djebarri, lui en charge des Transports, dirlo d'une compagnie de jets privés dans le civil, claironne que tout est clean dans lesdits transports. Est-il savant en épidémiologie? A moins qu'une étude secrète à ce sujet n'ait eu lieu, sinon...

Bon, faut aérer les classes, nettoyer les poignées de portes et tutti quanti, distancier les gosses à la cantoche. Mais sans embauche de personnel. Et pas de demi-groupe en classe pour ne pas se contaminer.

Ce gouvernement détruit l’hôpital public, comme il détruit l’éducation publique. Il n’a absolument pas prévu de débloquer des moyens pour juguler la pandémie, tant il a mis du temps à justement supprimer ces moyens à l'hôpital, à l'école et partout ailleurs. La non-gratuité des deux masques à l'école, plus en périscolaire ou à la cantine, n'en est que le cruel exemple.

Le palais de l'Elysée, plus quelques autres dans l'enseignement, plaident qu'il fallait ouvrir l'école en ce 2 novembre 2020 pour faire disparaître les inégalités sociales, qui se sont accrues entre élèves, lors du premier confinement. Toujours sans toucher au profit des actionnaires, au capital en particulier? Sans rémunérer à sa juste mesure le travail? Sans interdire les licenciements et la précarité que subissent de plus en plus nos concitoyens?

Allez, ce dessin...

Rentrée scolaire: protocole sanitaire "renforcé". Ah bon?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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« On a 150 milliards de réserve pour les retraites !» Gilles Raveaud, professeur d'économie Extrait de l'émission « Les Experts » diffusée sur BFM Business le 25 novembre 2019

 

Publié par EL DIABLO

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Covid-19 : Quand les milliardaires français profitent des opportunités de la pandémie

Le patron de la multinationale française LVMH, Bernard Arnault, et ses collaborateurs ont vu leur fortune plus que quintupler entre 2009 et la mi-2020, pour atteindre 378 milliards d’euros, sous l’effet de l’appétence asiatique pour les produits de luxe de marque française et d’un boom immobilier mondial alimenté par la faiblesse des taux d’intérêt. REUTERS

Covid-19 : Quand les milliardaires français profitent des opportunités de la pandémie

De tous les milliardaires du monde, à l’exception de ceux de Chine, ce sont les Français qui viennent de vivre leur décennie la plus lucrative, selon une nouvelle étude UBS/PwC.

Le patron de LVMH Moet Hennessy Louis Vuitton, Bernard Arnault, et ses collaborateurs ont vu leur fortune plus que quintupler entre 2009 et la mi-2020, pour atteindre 378 milliards d’euros, sous l’effet de la soif asiatique de produits de luxe de marque française et d’un boom immobilier mondial alimenté par des taux d’intérêt très bas. La France est le pays de ce que l’écrivain Pascal Bruckner appelle le « bolchevisme-mou », où on déteste la richesse en public mais où on l’amasse en privé.

Alors que la pandémie COVID-19 semble marquer le début d’une décennie nettement moins brillante, il est probable que les riches saisiront les opportunités de cette crise.

De nouveaux clivages darwiniens dans le monde des entreprises révèlent une sorte d’inégalité dorée au sommet de la société. Les entreprises technologiques en plein essor sont peu affectées par la distanciation sociale, contrairement aux entreprises de la vieille école. Depuis le début de l’année, la fortune d’Arnault a chuté de 16 milliards d’euros en raison de la chute du tourisme et du shopping, bien qu’il reste le cinquième homme le plus riche du monde, selon les données de Bloomberg. Françoise Bettencourt Meyers, de L’Oréal, doit maintenant faire face à une rude concurrence pour son titre de femme la plus riche du monde, de la part de Mackenzie Scott, l’ex-femme de Jeff Bezos.

En France, la crise du coronavirus a poussé les ultra-riches à prendre conscience de la nécessité de participer davantage, même dans un pays où la philanthropie à l’américaine est généralement considérée comme l’affaire de l’Etat. Hermès International a fait un don de 20 millions d’euros à l’Assistance publique – hôpitaux de Paris en mai ; LVMH a donné des respirateurs et fabriqué des masques. On ne peut pas ignorer aussi facilement le poids de l’opinion publique, comme l’a montré le tollé provoqué par les dons des milliardaires pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame l’année dernière.

Dans ce monde de concurrence acharnée, chaque petite victoire d’entreprise compte. L’épisode le plus visible de l’opportunisme à propos du coronavirus a été la tentative de LVMH de prendre le contrôle du joaillier américain Tiffany & Co. pour 13 milliards d’euros après la chute du cours de son action. Même si Arnault échoue, il aura gagné du temps [L’aquisition est suspendue par le ministère des Affaires Etrangères francais, sur fond de négociation de la hausse des droits de douanes américains sur les produits de luxe prévue le 6 janvier 2021, NdT]. Ailleurs, la chute de la valeur d’Altice Europe, le vaisseau-amiral du magnat des télécoms Patrick Drahi, a conduit le milliardaire franco-israélien à racheter aux petits actionaires leurs actions au prix opportunément bas de 2,5 milliards d’euros, provoquant leurs hurlements. [Devenant seul propriétaire d’Altice Europe, via Next Private BV qu’il contrôle, il sort ainsi de la cotation boursière, NdT]

Le climat actuel offre même aux magnats l’occasion idéale d’acquérir plus de pouvoir et d’influence, comme Lagardère SCA, le conglomérat industriel autrefois puissant qui a connu des situations diverses sur la scène médiatique et commerciale sous la houlette de l’héritier familial Arnaud Lagardère.

Sous la pression de l’activiste Amber Capital, les milliardaires français ont fait la queue pour prendre position : Vincent Bolloré de Vivendi SA, Marc Ladreit de Lacharrière et Arnault de LVMH ont tous acheté des actions récemment, doublant ainsi presque le prix de l’action Lagardère. Alors qu’au début, cela ressemblait à une opération défensive pour aider Arnaud Lagardère, il est maintenant de plus en plus clair qu’Arnault et Bolloré sont en concurrence pour en prendre le contrôle. Que cherchent-ils au juste ? La société possède l’ancêtre des magazines sur papier glacé, Paris Match, l’éditeur Hachette, des stations de radio et des journaux politiquement influents.

Les milliardaires ont toujours été attirés par les médias, et ils ont déjà beaucoup d’influence auprès du président Emmanuel Macron. Mais à l’approche de l’élection présidentielle française de 2022, la pandémie leur offre une opportunité de profit unique.

Tout cela peut sembler assez étrange par rapport aux ambitions spatiales de Jeff Bezos et d’Elon Musk. La jet-set française, de plus en plus du genre Jurassic, [Allusion au jeu vidéo, NdT] préfère les stations de radio aux fusées. Mais c’est en partie parce que le monde rapetisse pour les élites parisiennes en herbe. Si les choses ne marchaient pas chez eux, ils auraient peut-être rêvé un jour de faire du commerce d’accessoires dans la City de Londres ou de lancer une start-up dans la Silicon Valley. Mais les voyages transfrontières ne semblent plus aussi sûrs. L’avenir de la richesse française se trouve en France, et non sur Mars.

Ce n’est pas seulement un phénomène français : de toutes les stratégies commerciales et d’investissement des milliardaires du monde, la moins populaire est la délocalisation vers un autre pays, selon l’étude d’UBS/PwC. Pourtant, dans une crise comme celle-ci, il n’y a pas d’endroit comparable à Paris.

Lionel Laurent est un chroniqueur de Bloomberg Opinion qui couvre l’Union européenne et la France. Il a travaillé auparavant chez Reuters et Forbes.

Source : The Japan Times, Lionel Laurent, 11-10-2020

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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CASSE industrielle chez SANOFI

Publié par FSC

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Sodexo, géant de la
 
restauration collective, annonce
 
2500 licenciements

 

Alors même que le reconfinement vient d'être mis en place, Sodexo, un des géants de la restauration collective en France, lance une nouvelle attaque contre notre classe et prévoit de licencier près de 2500 salariés en France.

 

Enième PSE

Sodexo est une entreprise multinationale à plusieurs branches couvrant plusieurs secteurs d’activités à travers le monde, allant de la restauration collective à la garde d’enfants en passant par la réinsertion pénitentiaire. Dans le domaine de la restauration collective, le géant officie à la fois dans les entreprises et les administrations ou encore les écoles, les hôpitaux ou les prisons.

Employant 470 000 salariés à travers le monde, Sodexo est un géant international implanté dans 67 pays. Il est le groupe n°2 du secteur au niveau mondial derrière Compass.

En France, l’entreprise emploie des milliers de personnes dans le secteur de la restauration collective et maintient un statu-quo avec ces deux autres concurrents de la branche sur le marché, Elior (9000 employés) et Compass.

Deux jours avant le retour du confinement en France, la direction de Sodexo annonce un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) qui devrait concerner près de 2500 employés. 2083 postes concernent le segment des services aux entreprises, une centaine d’emplois devraient également en pâtir à leurs sièges dans les Hauts de Seine, et 197 concerneraient Lenotre, un traiteur et pâtissier en sous traitance possédé par le géant.

Sodexo n’est pas le seul à avoir annoncé des PSE massif dans ce domaine ; Elior, son concurrent, en fait tout autant et veut lui aussi supprimer 1888 emplois en France. Compass se dirige également vers ce même genre de mesures pour arrondir les pertes de profits du secteur de la restauration collective liées à la désertion des restaurants d’entreprise due entre autres à l’augmentation du télétravail depuis la crise sanitaire du Covid-19.

Le retour des mesures liées au confinement telles que le chômage partiel n’est sans doute pas étranger à ces annonces, mesures qui avait déjà coûté au taux de profits du géant Sodexo alors que près de la moitié du personnel était concernée par le chômage partiel au plus haut du pic épidémique et que certains d’entre eux n’ont toujours pas repris depuis Mars. Cela concerne encore 5000 à 6000 personnes aujourd’hui et n’arrange en rien les affaires des patrons capitalistes de Sodexo refusant de rogner sur leurs profits.

Sodexo justifie ce PSE par les résultats annuels du groupe publiés ce jeudi matin qui annoncent une perte de 315 millions d’euros pour l’année 2019-2020 (août) alors que l’entreprise avait réalisé un bénéfice de 665 millions d’euros l’année précédente. Mais ces résultats ne sont que partiels et ne prennent pas en compte la diversité des activités de Sodexo à travers le monde et les bénéfices qui lui sont liés. En cela, il est important de réclamer la fin du secret des affaires et une transparence totale sur les comptes des entreprises et multinationales qui souhaitent licencier. Sodexo et ses concurrents feraient faillite ? Qu’ils le prouvent en donnant la visibilité sur l’ensemble des comptes de la multinationale et de ses filières.

D’autre part, il est bon de rappeler que Sodexo n’a pas besoin de conjoncture particulière pour mener des attaques contres leurs salariés ; on se rappelle la guerre qu’avait menée le groupe a Dreux contre 62 de ses employés en grève, poussant certains d’entre eux à mener une grève de la faim de 18 jours pour espérer se faire entendre de leurs directions.

Face aux attaques du patronat, la nécessité d’avoir un plan de bataille à la hauteur

Selon Éric Villecroze, délégué syndical FO (1ère organisation syndicale du groupe), «  on ne peut pas payer une note aussi élevée, on pense qu’il est possible de facilement ramener le nombre de suppressions de postes à 1 000  »

Sodexo, avec sa grande diversité dans ses activités pourrait, selon Eric Villecroze permettre une mobilité interne qui permettrait des positionnements sur les branches qui ont été moins impactées par la pandémie, notamment dans les crèches ou dans le secteur médico-social. Il propose également que « Sodexo doit fournir aux salariés concernés par le plan social et qui voudraient exercer une nouvelle profession au sein du groupe, la formation nécessaire  ».

Des propositions minimales, qui déboucheront malgré tout sur les postes en moins. Il est nécessaire de proposer un plan plus ambitieux, ne négociant plus les miettes aux capitalistes mais remettant en cause la logique qui touche l’ensemble du monde du travail : faire payer la crise aux travailleurs.

Crédits photo : AFP

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Pluie de gaz lacrymogène : le
 
gouvernement réprime les
 
manifestations contre le
 
confinement autoritaire

 

Jeudi soir, des manifestations contre le confinement ont eu lieu dans plusieurs villes du pays, à Paris, Toulouse, ou encore Nantes, à quelques heures de l’entrée en vigueur de celui-ci, pour dénoncer la gestion autoritaire de la crise sanitaire par le gouvernement.

 

Répression immédiate

Crédits photo : Nantes révoltées

À Paris, Nantes, Toulouse et dans de nombreuses villes de France, plusieurs manifestations ont eu lieu à quelques heures de l’entrée en vigueur du confinement annoncé mercredi dernier par Macron. Aux cris de « travail, consomme et ferme ta gueule » et « liberté » la manifestation parisienne au départ de Place de la République s’est dirigée vers le cœur du capital à la rencontre des terrasses de bars bondés en cette dernière soirée de liberté relative.

Face à une nouvelle réponse autoritaire du gouvernement pour tenter de contenir la situation sanitaire, ces manifestations, accompagnées de feux d’artifice et fumigènes, ont été largement applaudies par les terrasses pleines et quelques commerçants encore ouverts.

Les petites manifestations spontanées de ce jeudi soir démontrent le refus d’un monde « métro, boulot, dodo » plus largement partagé au sein de la population qu’au premier confinement. Ce deuxième confinement passe beaucoup moins que le premier car il devient clair que le gouvernement ne s’est pas préparé à la deuxième vague pourtant annoncée depuis des mois par de nombreux scientifiques. Au lieu de se préparer à la deuxième vague à travers la mise à disposition de moyens pour le service public, le gouvernement a en effet préféré pointer du doigt les petits plaisirs de la vie comme étant les responsables de la situation, quand bien même les principaux clusters se trouvaient sur les lieux de travail et dans les entreprises.

Ces phénomènes d’insubordination sont particulièrement craints par l’exécutif dans le contexte social et économique actuel qui prévoit des millions de chômeurs en plus d’ici la fin de l’année. Une féroce répression s’est donc abattue sur les manifestations de ce jeudi soir où une légion de policiers accompagnée par la BRAV-M s’est rapidement déployer pour réprimer la manifestation parisienne. Une pluie de gaz lacrymogènes s’est abattue sur les terrasses des centres villes de Paris, Toulouse et Nantes, alors même qu’elles étaient relativement animées en cette dernière soirée avant le confinement.

Il est intéressant de noter que la seule manifestation non réprimée ce soir-là fut celle de l’extrême droite en réaction à l’attaque au couteau à Nice. Inutile de dire que les manifestations dans le sens de la politique islamophobe et sécuritaire du gouvernement semblent être naturellement acceptées par les forces de police.

Ces phénomènes de contestation expriment un ras le bol profond, qui commencent également à se manifester dans les écoles dont la rentrée risque d’être explosive et pourrait se généraliser dans les lieux d’études et de travail pour remettre en cause la gestion catastrophique du gouvernement.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Chers camarades,

Quelques mots pour, plutôt que conclure, souligner certains aspects de nos échanges et nous projeter dans l’avenir.

Avant cela, je pense que l’on peut remercier nos camarades de l’Union départementale des Bouches-du-Rhône, les militantes et militants qui ont permis de rendre possible la tenue de ces Assises, malgré les conditions que l’on sait, et la rapidité extrême qu’il a fallu mettre en œuvre aussitôt après le succès des marches pour l’emploi et la dignité qui ont trouvé leur point d’orgue dans la manifestation nationale le 17 octobre dernier. Un grand merci à eux.

Durant ces Assises auront été abordés l’essentiel des sujets qui touchent l’ensemble du monde du travail d’aujourd’hui, une société marquée au fer par son mode particulier de production qu’est le capitalisme.

La lutte, c’est la vie. C’est vrai dans l’ensemble des domaines qui touchent notre existence, les domaines économique, social, environnemental, les questions touchant l’école et l’université, la santé, les questions sociétales comme l’égalité femmes-hommes, les LGBT, la diversité, le soutien aux migrants et aux sans-papiers, la lutte contre la xénophobie…

Sur l’ensemble de ces sujets, notre substance doit rester notre analyse de classe.

L’analyse de classe, c’est notre lumière politique, celle qui éclaire la totalité des enjeux auxquels nous sommes confrontés, y compris par exemple, les droits humains, avec notamment le droit à disposer d’un environnement sain et de qualité. Si on oublie l’analyse de classe, on transforme totalement notre action qui se limite, du coup, à deux choses :

  • Gagner ce qui est gagnable au périmètre des seules entreprises, autrement dit, faire du réformisme syndical, ce qui peut être considéré par certains comme déjà notable. Ou pire encore, du choix de l’accompagnement de la politique rétrograde des patrons et du gouvernement.

  • Et pour ce qui concerne l’extérieur de l’entreprise, s’en tenir aux questions sociétales, du type lutte contre le racisme ou pour l’environnement. On remplace alors notre action confédérale, c’est-à-dire notre action nationale interprofessionnelle, par un activisme de type ONG, où la construction du rapport de forces est remplacée par la réalisation de constats et la signature de tribunes qui se limite au monde des idées. Or, comme l’écrivait Emile Pouget, co-rédacteur de la Chartes d’Amiens, à l’aube de notre CGT il y a plus de cent ans, « contre la force brutale, l’idée, réduite à ses seuls moyens de persuasion, est vaincue d’avance».

Si on oublie notre analyse de classe, on arrive immanquablement à appeler à voter Macron pour faire barrage à l’extrême-droite, on arrive à choisir la peste plutôt que le choléra, à choisir le nom de notre exploiteur.

L’analyse de classe, au contraire, nous permet d’y voir clair sur le rouleau compresseur qui nous accable et sur l’apparente inaction, ou l’insuffisante réaction du monde du travail, et des citoyens en général.

La grande crise capitaliste nous traverse depuis 2008, elle montre l’incapacité de la version ultra-libérale du capitalisme, initiée par Reagan et Thatcher, à répondre à ses propres contradictions. Le taux de profit baisse inéluctablement, ce qui justifie aux yeux de ceux qui possèdent les moyens de production, l’augmentation des inégalités, la baisse des salaires et de la protection sociale, la précarité et le chômage, et la division mondiale du travail. Cette crise montre son visage le plus cru avec le révélateur qu’est la pandémie du Covid-19.

Rien n’arrête la machine infernale du Capital, cela a été largement illustré lors de ces Assises, jusqu’à sacrifier la vie, la santé des salariés, jusqu’à remettre en cause la capacité des travailleurs, des retraités, ou des jeunes, à tout simplement conserver dignité, humanité et autonomie de vie. La pression sur le financement de notre Sécurité sociale en fait partie, l’armée de réserve des chômeurs utilisée pour peser sur les revenus de celles et ceux qui ont un emploi également. Dans ce contexte, le capitalisme, compte tenu de sa structure même, n’a pas d’autre choix qu’une fuite en avant. Prétendre qu’il y a une voie intermédiaire, c’est tromper les travailleurs ou se tromper soi-même.

La période est celle de grands bouleversements, d’accélérations et de clarification politique. Nous vivons un cataclysme social, économique, culturel, politique, environnemental. Il s'agit d'une évolution à haut risques mais qui est aussi faite d'opportunités.

Nous avons besoin, nous l’avons vu, d’un sursaut de notre classe sociale, pour se placer en légitime défense. Le développement d’une autre stratégie de luttes, en particulier dans notre CGT, pour inverser la dynamique des reculs sociaux sur le plan interprofessionnel, participe de la même exigence.

Au final, l’alternative qui nous est posée est celle du type de syndicalisme que nous devons développer : Le syndicalisme du possible ou bien le syndicalisme du nécessaire ? La CGT partant systématiquement de la réponse aux besoins, c’est bien ce qui est nécessaire qu’il nous faut mettre en œuvre.

Il nous faut marteler cette exigence de changement de société, auprès des travailleurs, auprès de citoyens, des étudiants, des retraités, et même, auprès de nos camarades dans la CGT, qui semblent avoir oublié pour certains, à quoi sert l’outil que les Fédérations et les Bourses du Travail ont bâti en 1895 et qui se nomme Confédération Générale du Travail.

A partir de cet objectif, quand on sait où l’on veut aller, et qu’on sait d’où on part, on peut tracer un chemin et déterminer la manière de s’y rendre, en établissant des étapes. On peut également, déterminer de la manière dont il faut nous organiser pour y parvenir.

Organiser le syndicalisme interprofessionnel et intergénérationnel, cela signifie ne pas recréer ou laisser perdurer un syndicalisme de spécificités que l’histoire sociale nous a conduits à mettre en œuvre. Agir toutes les professions ensemble ; Agir actifs, privé d’emploi, jeunes et retraités ensemble, c’est affirmer que les revendications sont les mêmes, qu’elles sont communes, qu’on parle le même langage et qu’on agit sur ce qui nous unifie plutôt que sur ce qui nous différencie. C’est refuser les corporatismes et penser que les autres vont se battre à notre place pour nos revendications. C’est se doter d’un objectif unique et commun et partagé. Cet objectif unique, c’est le projet de société CGT. Il existe, il est interprofessionnel, il trace les lignes d’une société basée, non sur le capitalisme, mais clairement sur ce qu’il est convenu d’appeler le socialisme, débarrassé des chaines de l’exploitation.

Cette dimension globale de l’analyse est insuffisamment prise en compte dans nos rangs. Cela pose le problème de savoir où nous plaçons la barre des changements nécessaires si l’on veut prétendre inverser la tendance actuelle.

Cela peut paraître de grandes phrases mais souvenons-nous de notre histoire les camarades. Tout fut conquis de haute lutte, notre classe sociale est allée chercher les garanties dont elle bénéficie en les arrachant une à une au patronat et à son commanditaire, l’Etat capitaliste. Même fortement dégradées comme aujourd’hui, ces garanties dont nous bénéficions, étaient vues comme des utopies inatteignables par nos anciens il y a cent ans. Et pourtant elles existent aujourd’hui, ce qui démontre notre immense force. Les utopies d’aujourd’hui sont les réalités de demain, mais encore faut-il avoir ces utopies comme objectifs, car celui qui n’a pas d’objectif ne risque pas de les atteindre.

C’est l’objectif politique qui doit commander la forme d’organisation et non l’inverse comme aujourd’hui. Cette réflexion est vraie pour les syndicats, CGT comprise mais aussi pour les partis politiques.

La stratégie des luttes et la manière de nous organiser découle des objectifs qu’on se donne. L’outil est toujours adapté à sa finalité. Suivant qu’on veut faire de la menuiserie ou de la maçonnerie, l’outil utilisé sera différent et adapté au but poursuivi. De même dans le syndicalisme, un syndicalisme de lutte des classes pour un changement de société, ou un syndicalisme d’accompagnement sans changement de régime économique, ne nécessitent pas la même organisation, ni la même stratégie.

La construction du rapport de forces nécessaire à un changement de société passe obligatoirement par la bataille des idées d’abord, celle qui pose clairement une rupture avec le système capitaliste, ancrée dans les problématiques quotidiennes des travailleurs. C’est la fameuse « double besogne » de notre Charte d’Amiens, c’est-à-dire articuler en permanence les revendications immédiates à l’objectif de changement de société.

Dans ce contexte, notre responsabilité, c’est de donner des perspectives concrètes aux travailleurs. Car si nous ne le faisons pas, les seuls à leur donner des perspectives, même si elles sont d’une toute autre nature, ce sont les forces de l’extrême-droite. Pour faire la clarté dans le clair-obscur entre la fin d’un monde et l’émergence du nouveau, que nous rappelait un camarade ce matin, et éviter l’émergence de monstres, il nous faut résolument combattre toutes les formes de divisions qui sont à la base de la montée de la violence dans la société, les ostracismes et la désignation de boucs émissaires, qui n’ont pour effet que la perpétuation du modèle capitaliste.

C’est aussi par des perspectives politiques et syndicales lisibles, claires et pour tout dire, radicales, que passera le renforcement de notre CGT, dont de moins en moins de travailleurs voient aujourd’hui l’utilité.

Ces perspectives, ce que nous devons construire, doivent amener l’élévation du rapport de forces. La bataille des idées en constitue la base, la stratégie des luttes en est le moyen. Cette démarche 2.0, obligatoirement articulée avec le champ politique, ce n’est pas un retour en arrière vers une CGT fantasmée, c’est ce qu’il nous faut faire aujourd’hui car cela correspond à la situation d’aujourd’hui. Ce n’est pas une démarche dogmatique mais une démarche pragmatique.

A l’opposé de tout corporatisme, nous devons être et rester les promoteurs de l’unité dans la CGT, à l’opposé du syndicalisme rassemblé qui, lui, a pour résultat un corporatisme dont le caractère unitaire avec les autres organisations syndicales est à géométrie variable suivant les professions. L’unité d’action dans la CGT, c’est forcément un projet politique interprofessionnel, et cela signifie aussi l’unité des travailleurs.

Mettre en œuvre ce projet nécessite la maîtrise de l’agenda, autrement dit dépasser les postures de défense sur telle ou telle attaque, même s’il nous faut toujours nous appuyer sur la colère exprimée par les salariés pour mettre le feu à la mèche. Nous devons ainsi poursuivre et élargir la dynamique que nous avons engagée l’an dernier le 27 avril, et la dynamique des marches pour l’emploi et la dignité, qui avait vocation à démontrer qu’une convergence des luttes est possible et nécessaire. Cette démarche est profondément unitaire, unitaire dans la CGT, elle vise à l’unité des travailleurs et non l’addition de sigles syndicaux ni la coïncidence des luttes mais leur convergence.

Un plan de travail a été adopté au travers de la motion d’actualité et des perspectives d’action validées par ces Assises, avec l’objectif de bloquer l’économie capitaliste de notre pays, l’arrêt de la machine à profit et à broyer l’Humain. Dans cette période particulière de reconfinement dû à la situation désastreuse de notre système de santé, l’heure n’est pas au repli ni à courber l’échine, mais au contraire à élargir, dans les têtes, l’analyse de classe. L’urgence absolue se situe dans la réouverture des lits et services hospitaliers fermés, elle se situe aussi dans un moratoire immédiat de tous les licenciements projetés. J’en oublie certainement.

Nous ne disons pas que la tâche est facile, nous disons qu’elle est nécessaire. Il nous faut convaincre nos camarades de travail, ceux que nous côtoyons au quotidien, qu’il ne faut plus nous limiter à nous défendre contre les conséquences, mais qu’il faut nous attaquer à la cause.

Nos racines de lutte sont profondes les camarades, nous ne partons pas de rien. Munis d’une vision claire de nos objectifs, soyons confiants en notre capacité à peser de manière décisive sur le cours des choses. Quand elle est unie sur un objectif commun, la classe des travailleurs est une force irrésistible, l’histoire sociale dans notre pays et dans les autres, l’a montré à de multiples reprises.

Gardons en mémoire cet esprit des Assises de Martigues, celui de notre volonté de changer de société, non pas de manière théorique, mais concrètement, avec un plan de luttes construit qui nous mènera, marche après marche, vers notre objectif. Plongeons nos forces dans la bataille des idées, scellons un pacte de solidarité pour nous retrouver dans les luttes à venir, avec la conviction qu’à la fin, c’est nous qui allons gagner.

Vive le syndicalisme de lutte de classe et vive la CGT.

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
La Bourse ou la vie? Macron choisit la Bourse

Pour le président de la République, c’est l’économie d’abord quoi qu’il en coûte en vies humaines.

La CGT fait de la santé des citoyens sa priorité mais comprend et partage leur lassitude et leur ras-le-bol de se retrouver, une nouvelle fois, privés de libertés et de vie sociale.


Ceci d’autant plus que cette situation est la conséquence de l’incurie et de la malhonnêteté du Président et de son gouvernement dans la gestion de la crise sanitaire, s’agissant notamment des moyens alloués au secteur de la santé et du médico-social.


Il est scandaleux d’affirmer que la situation sanitaire est plus grave qu’au printemps et, en même temps, prévoir une protection plus faible, en décidant de maintenir une activité économique plus importante, quoi qu’il en coûte en vies humaines.


Le coronavirus circule activement mais le Président décide que les enfants comme les salarié.es viennent augmenter le nombre de citoyens en deuxième ligne exposés à un risque plus élevé d’être contaminé.


Si la situation devait encore se dégrader, le Président en portera toute la responsabilité et il devra rendre des comptes.


La CGT restera vigilante.


Malgré les difficultés de déployer une activité syndicale normale dans cette période inédite et imprévisible, la CGT va continuer d’être présente auprès des salarié.es, des privé.es d’emplois, des retraité.es et de la jeunesse, pour défendre leur santé ainsi que leurs droits sociaux.

Montreuil, le 29 octobre 2020

 

Sinon,  pour rire:

La Bourse ou la vie? Macron choisit la Bourse

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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