SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Appel Cgt et Communiqué usine

LES RESULTATS 2010 D’UNILEVER FRANCE

LA CRISE N’EST VRAIMENT PAS POUR TOUT LE MONDE

Malgré le montage juridique et financier du groupe et sans compter le transfert de valeur vers l’USCC, après quatre exercices en recul, les résultats du groupe explosent en 2010.

La valeur ajoutée (richesses créées par le travail des salariés) s’élève à 278 millions d’€ (M€) contre 247 M€ en 2009, soit une augmentation de 12,7 %,

L’excédent brut d’exploitation (profits avant toute politique financière) atteint 78 M€ (contre 54 M€ en 2009), en hausse de 43,7 %,

Au final, le bénéfice net passe de 6 M€ à 56 M€ dépassant ses plus hauts niveaux de 2006.

 

En 6 ans, LE GROUPE A octroyÉ AUX actionnaires 2 milliards d’€ de dividendes DONT 700 M€ AU TITRE DE 2010

 

Picsou-UNILEVER.JPGUNILEVER 

=

le ROI PICSOU

Pour prendre connaissance du tract, ICI

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Info FRALIB

 

  

  

 

"Nous avons pris connaissance de l’ordonnance rendue le 24 octobre 2011 par le TGI de Marseille suite à l’assignation par FRALIB de 26 salariés pour entrave à la liberté du travail et la libre circulation des biens et des personnes.
Cette décision est injuste et illustre une justice de classe. Aussi, avons-nous décidé de faire appel.
Une première ordonnance avait déjà été rendue dans ce sens le 28 septembre dernier et nous l’avons strictement respectée. Le Directeur de l’usine, accompagné de son Huissier de Justice, a été expressément invité à pénétrer en toute liberté dans l’usine, et à deux reprises en présence d’un Huissier que nous avions nous-mêmes mandaté pour établir des PV de constat, et en présence également d’éléments de la Gendarmerie Nationale qui lui ont proposé de l’accompagner dans l’enceinte de l’usine.
Toujours dans le strict respect de l’ordonnance rendue, nous nous sommes par contre opposés à ce que la dizaine de vigiles armés de cannes de combat qui accompagnaient le Directeur accèdent à l’usine. Aux termes de la première ordonnance rendue, il avait été ordonné l’«interdiction d’accès au site de toute personne porteuse de tout objet quel qu’il soit, qui serait susceptible d’être utilisé pour porter atteinte à l’intégrité physique ou morale et à la sécurité des personnes ». L’ordonnance qui vient d’être rendue « légitimise » ainsi l’accès à ces vigiles armés et la présence de milices privées à l’intérieur de l’entreprise.
Ce qui a été interdit dans la première ordonnance est aujourd’hui permis s’agissant des vigiles accompagnant le Directeur du site…
Devant cette dérive très grave et les conséquences qui peuvent en découler, chacun devra prendre ses responsabilités.

En second lieu, notre décision de faire appel se justifie par le fait que le jugement ne prend en compte que les éléments et arguments fallacieux avancés par la Direction de Fralib.
Alors qu’il ressortait des PV de constat effectués par l’Huissier de Justice que nous avons mandaté qu’à aucun moment les salariés ni leurs représentants ne détenaient les clés de l’usine, voilà qu’on nous présente comme les détenant. Cela est totalement faux, d’autant que ces clés n’existent pas, le portail étant automatique. De la même manière, alors que les agents de la Société ETIC, chargés de la surveillance et de la sécurité du site affirment clairement devant un Huissier de Justice qu’ils vaquent librement à leurs occupations, voilà qu’ils sont présentés comme…des otages des salariés, partant des seules constatations faites par l’Huissier de Justice mandaté par la Direction de Fralib.
Il ressort de l’ordonnance que n’ont été pris en compte que les éléments contenus dans les procès verbaux établis par l’Huissier mandaté par la Direction de Fralib. Pourquoi ceux établis par l’Huissier mandaté par les salariés et leurs représentants seraient-ils moins probants ?
Cette nouvelle procédure, initiée par la société Fralib et le groupe UNILEVER, est une nouvelle provocation. Elle est en droite ligne du mépris dont ils font preuve à l’égard des salariés et de leurs représentants.
Non contents de les avoir licenciés injustement, Fralib et Unilever n’hésitent pas aujourd'hui à les traîner régulièrement et injustement devant les tribunaux. Les salariés ont même été traités de « talibans » à l’occasion de l’une des audiences. Au lieu d’abuser de recours en justice, Unilever serait mieux inspiré d’accepter la tenue de la table ronde nationale revendiquée par les salariés.
La société Fralib et le groupe Unilever ont à ce jour investi 1,2 million d’euros en frais d’huissier à leur disposition quasiment en permanence et en vigiles. Ce montant est supérieur à celui qu’ils disent vouloir consacrer à la revitalisation du site qui n’est que de 977 000 euros.
Comme nous l’avons fait après la première ordonnance, nous appliquerons la seconde rendue tout en en faisant appel.

Au moment de finaliser la présente déclaration, nous venons d’apprendre avec indignation que la Direction de Fralib a procédé à d’importantes retenues sur la rémunération de plusieurs salariés, estimant qu’ils étaient en grève. Et ce alors même qu’il n’y a plus d’activité sur le site depuis plusieurs mois, sur décision de la société elle-même. Unilever, non content de jeter à la rue 182 salariés, veut les affamer.
Cette décision est absolument scandaleuse. Voilà le véritable visage de cette multinationale qui, malgré des bénéfices faramineux, ferme notre usine, nous licencie et plonge des mères et pères de famille dans la précarité et la misère.
Que le groupe Unilever et la société Fralib, ainsi que l’opinion publique, sachent que rien n’arrêtera notre détermination de maintenir notre activité industrielle de fabrication de thé et d’infusions sur le site de Gémenos, à préserver nos emplois et notre outil industriel et à faire avancer nos légitimes revendications et propositions économiques contenues dans notre solution alternative."


(communiqué  CGT Fralib)

 

 

 

 

 

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censure21

 

 

Et voici les 2 messages que notre direction vient d'envoyer, c'est l'hopital qui se fout de la charité

 

                                (mail envoyé à tous les salariés)

Bonjour à tous

 

Nous sommes sur le point de lancer des innovations importantes pour le site.

Par ailleurs et comme je l’ai annoncé en team briefing, il y a un projet de fermeture du site Oral des Pays-Bas (Amersfoort) avec l’intention de transférer les volumes vers Compiègne lorsque les négociations seront terminées sur place.

 

Dans ce contexte, nous partageons des informations avec vous (via les instances représentatives, en team briefing, etc.).

 

Je tiens à vous rappeler que toute information divulguée peut être intéressante et utile à nos concurrents pour contrecarrer nos plans, notamment publicitaires.

En ce qui concerne le transfert de volumes d’Amersfoort, la perception au sein d’Unilever du site de Compiègne est un élément clef pour mener ce projet à son terme.

 

Vous comprendrez je l’espère qu’il en va de l’intérêt collectif de conserver la confidentialité et la retenue nécessaire sur ces projets à l'extérieur de l'entreprise.

C’est une question d’enjeu stratégique pour notre site.

 

Je compte sur vous !

 

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(mail envoyé aux organisations syndicales)

Messieurs

Je suis particulièrement déçu et inquiet des propos et photos découverts dans la presse de ce jour.

Nous en reparlerons.

 

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MANIF

MARDI 11 OCTOBRE 2011

 

10H00

 

COMPIEGNE

COURS GUYNEMER

  

4089927254

 

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L'appel national de la CGT à venir soutenir les grévistes a été entendu

 Rien, pour l'heure, ne semble entamer leur détermination. Plus d'un an après l'annonce de la fermeture de leur usine, les Fralib ont à nouveau fait entendre leur voix hier, lors d'une journée de manifestation à laquelle ont participé près de 600 cégétistes venus des quatre coins du pays en train, en voiture ou en bus.

À l'appel de la Fnaf CGT (Fédération nationale agroalimentaire et forestière), tous se sont retrouvés hier matin devant l'usine Fralib de Gémenos, avec sur le dos un tee-shirt slogan : "Unilever tue l'emploi". Marie-José, 59 ans, salariée de Barry-Callebaut, a passé 6 heures dans le bus pour venir de Dijon. Gaëtan, 61 ans, retraité d'une cave coopérative, est arrivé de l'Aude, après cinq heures de voiture, en compagnie d'une vingtaine de "collègues de la CGT", ramassés à "Narbonne, Béziers et Nîmes".

Du Havre à Bordeaux en passant par Nantes, tous sont venus manisfester

À leurs côtés, des délégations parties du Havre, de Nantes, de Bordeaux, de Toulouse, d'Avignon, d'Arles…, issues d'entreprises comme Moët et Chandon, Bollinger, Bonduelle, Heinz ou Bleu de Bresse. Avec la même volonté affichée : "Empêcher la fermeture" de l'usine provençale et "sa délocalisation en Pologne". "Ce n'est qu'en montrant notre nombre, notre force, que l'on pourra faire fléchir des groupes comme Unilever", martelait Gaëtan en allant récupérer sa barquette de paella.

Car avant de rejoindre Marseille dans l'après-midi, les grévistes et leurs supporters ont cuit 50 kg de riz pour restaurer les troupes, gonflées à bloc par le spectacle d'Audrey Vernon. La jeune comédienne, speakerine sur Canal plus Décalé, a épousé depuis le début de l'année la cause des Fralib. En juillet, elle leur présentait son spectacle, "Comment épouser un milliardaire", au théâtre Silvain.

Sur fond de lecture des textes de Marx

Hier, tout de rouge vêtue, elle était de retour devant eux pour une lecture de correspondances entre Marx, son épouse Jenny et leur meilleur ami, Friedrich Engels. "Jouer et dire des textes comme ceux de Marx dans ce lieu (l'usine) est artistiquement intéressant, explique-t-elle. Ça n'a pas la même portée que sur une scène traditionnelle. Je suis très heureuse de venir jouer ici. C'est plus de communication avec le public, car il sait que ce que je dis n'est pas caricatural."

Le spectacle achevé, la paella engloutie, les manifestants ont pris la direction de Marseille, pour une manif en trois étapes. D'abord Notre-Dame-de-la-Garde, "parce que la Bonne Mère, c'est comme notre marque, L'Eléphant, c'est le patrimoine de Marseille, soulignait Olivier Leberquier, un des deux chefs de file des grévistes,et parce qu'il ne viendrait à personne l'idée de délocaliser ce patrimoine en Pologne ou en Belgique."

"Nous sommes loin d'être morts"

Dans la foulée, les manifestants ont rejoint la place du général de Gaulle, où siège le Medef des Bouches-du-Rhône, organisant un pilonnage en règle de la façade avec des sachets de peinture verte et rouge. Fumigènes à la main, les salariés en grève criaient sous les fenêtres du syndicat patronal "Fralib vivra". Vers 17 heures, le cortège s'est déplacé jusque sur le Vieux-Port, bloquant la circulation sur l'ex-quai des Belges, désormais baptisé quai de la Fraternité.

Juché sur un camion, Olivier Leberquier continuait de motiver les troupes. "Ils veulent faire croire que c'est la fin, mais nous sommes loin d'être morts", martelait-il avant la dislocation de la manif, assurant que "même les coups de matraque" ne leur feraient "pas baisser la tête."

En attendant que la procédure de fermeture de l'usine soit examinée par la cour d'appel d'Aix, le 19 octobre, Olivier Leberquier continue de réclamer au nom des Fralib qu'Unilever cède la marque Eléphant à ses futurs ex-salariés pour que l'usine continue de tourner. Mais ça, c'est une autre histoire.

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Le tribunal de grande instance de Marseille ne demande pas l’expulsion des salariés de Fralib sur le site de Gémenos.

MM. Llovera et Cormier, respectivement directeur général et DRH de Fralib, auront pris, une fois de plus, leurs rêves pour des réalités. Leur plainte pour entrave à la liberté du travail émise à l’encontre de six salariés de l’entreprise n’a pas abouti, de la part du tribunal de grande instance de Marseille, à une décision d’expulsion des occupants du site. « C’est pour nous, souligne Olivier Leberquier, délégué syndical CGT, la reconnaissance explicite, de la part de ce tribunal, de la légitimité d’une occupation qui a été décidée par 98% du personnel de l’entreprise. »
Et si cette cour ordonne aux salariés de « cesser les entraves à la liberté du travail » en autorisant l’accès à l’entreprise, elle n’a pas pour autant donné raison aux termes outranciers employés par les plaignants à l’encontre des salariés, qualifiés purement et simplement de « talibans ».


De nombreuses manifestations de solidarité
Un jugement dont se félicitent Olivier Leberquier et ses camarades. Qui d’ailleurs ont toujours contesté tout à la fois l’atteinte à la liberté du travail qui leur a été reprochée, puisqu’il n’y a plus aucune activité à l’intérieur de l’entreprise, ainsi que celle à la libre circulation des personnes qui n’a fait l’objet d’aucune plainte de la part des salariés. « L’assistante sociale peut elle-même témoigner du fait qu’elle n’a eu aucune difficulté à pénétrer dans l’enceinte du site. »
Pas contestées non plus par la cour, les nombreuses manifestations de solidarité exprimées par des élus ou des responsables de formations politiques qui se succèdent sur les lieux. Dès lundi d’ailleurs, ce sont des salariés de toute la France qui viendront témoigner à ceux de Fralib leur solidarité et leur soutien à leur projet alternatif de reprise de l’activité.

Une vigilance toujours de rigueur

Pour les Fralib, pas question donc, à l’heure où nombre d’élus de toute la nation se prononcent favorablement pour ce projet, de laisser la direction d’Unilever « sortir le moindre boulon de l’entreprise », comme ils l’ont maintes fois exprimé. La vigilance est toujours de rigueur et la présence des salariés sur le site plus que jamais d’actualité.
Tous ceux qui ont eu l’occasion de visiter l’entreprise ont pu constater de leurs yeux l’excellent état de propreté des locaux ainsi que le parfait entretien de machines que les salariés font découvrir, non sans fierté, à tous les visiteurs. Des machines dont certaines sont ardemment convoitées par Unilever, mais qui sont essentielles au développement d’une activité future et au maintien de la production du thé Eléphant en terre provençale.
La partie est donc loin d’être gagnée par Unilever et les salariés, réunis hier après-midi en assemblée générale, ont accueilli avec satisfaction la décision d’un tribunal de grande instance qui n’a pas fléchi devant le portrait caricatural des salariés brossé par les plaignants. Et pour cause, leur dossier ne reposait que sur du vent.

 

 

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 Le géant de l'agroalimentaire et des cosmétiques Unilever a annoncé mercredi le transfert d'une partie de sa production de dentifrice(environ 40 millions tubes) vers son usine de Compiègne, au nord de la France, après la fermeture, prévue en juillet 2012, de celle d'Amersfoort (ouest des Pays-Bas).

"La décision de fermer l'usine d'Amersfoort et de transférer le volume à Compiègne a été prise parce que la production de dentifrice à Amersfoort est trop chère par rapport à l'usine Unilever à Compiègne", a expliqué la société anglo-néerlandaise, dans un communiqué.

Les cinquante-sept employés de l'usine d'Amersfoort, qui fabricaient 12% de la production totale de dentifrice d'Unilever avec les marques Prodent et Zendium, vont perdre leurs emplois, selon une porte-parole d'Unilever, Fleur van Brueegen.

"Nous déménageons la production, pas les emplois. Pour le moment, il n'y aura pas de création d'emplois en France", a précisé la porte-parole à l'AFP. Unilever, qui emploie 168.000 personnes à travers le monde, a assuré, dans son communiqué, qu'il était "crucial de maximiser les économies d'échelle".

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Lors du CE du vendredi 24 juin, nous avons interpellé la direction sur la précarité qui est toujours en hausse et le renouvellement des contrats à la semaine n’arrange en rien au bon déroulement de l’usine et néglige les conditions de travail. Nous avons proposé à la direction de faire de longs contrats sur les postes où l’on connait très bien les besoins sur l’année. (Proposition que nous relançons chaque année)

 La direction nous répond qu’elle est entrain d’étudier sur l’externalisation des services afin de réduire le nombre d’intérims. Nous avons très bien compris la vision de notre direction, c’est de réduire les coûts sur la main d’œuvre en faisant appel à de la sous-traitance comme par exemple GSF, c’est déjà le cas à Saint Vulbas (produit SUN).

La direction n’a aucune limite quand il s’agit de faire des économies, on connait tous la différence sur les salaires entre un intérimaire et une personne travaillant chez GSF, le taux horaire n’est pas du tout le même ainsi que les primes. En faisant appel à la sous-traitance, la direction vise à baisser les coûts au plus bas (sans parler de la remise en cause des contrats annuels ou triennal) et il est difficile à croire qu’en payant une personne moins cher, la prestation sera de la même hauteur que nous connaissons actuellement.

 Quel coefficient aura cette personne, quel sera le détail de son contrat, pourra t-il intervenir comme le fait actuellement un approvisionneur intérimaire ainsi que les interventions sur les machines, les transfos… ?

Les postes visés  aujourd’hui seraient les approvisionneurs mais qui nous dit que leur étude ne va pas plus loin, c’est une remise en cause de plusieurs fonctions, personne n’est à l’abri.

On comprend maintenant le terme de notre direction quand elle dit « il faut être compétitif » ceci se résume à plus de profitabilité au détriment des salariés, encore une fois.

 On voit venir la direction du genre, vous n’êtes jamais content on essaie de réduire la précarité et de titulariser les postes et encore maintenant vous trouvez à redire. On n’est pas dupe, si ce genre de système se met en place, c’est une nouvelle dégradation des conditions de travail, une remise en cause des coefficients et des salaires.

On a vu le résultat autour de nous d’avoir externalisé certains services, la remise en cause de certains prestataires et de leurs prestations entre autres GSF, la maintenance, service sécurité, service informatique et service paie…

Si c’est ce genre de ressources que la direction compte mettre en place eh bien elle se fout de nous !

 Pourquoi dans une période où le sous effectif est flagrant, la direction s’oriente-t-elle vers la sous traitance plutôt que d’embaucher ?

L’externalisation et la sous-traitance permettent au patronat de forcer son avantage dans la lutte qui l’oppose aux salariés. En divisant les travailleurs en filiales et sociétés distinctes, il fragilise les solidarités entre salariés. A l’inverse, la concentration des salariés dans une même entité place les capitalistes face à l’opposition frontale d’un ou plusieurs syndicats organisant le personnel. C’est un avantage considérable pour porter des revendications salariales ou lutter contre des licenciements. C’est ce rapport de force qui a permis, par le passé, d’obtenir toute une série d’acquis pour les salariés des grandes entreprises : des progrès dans les conditions de travail, des minima salariaux supérieurs à la convention collective, des primes de treizième voire de quatorzième mois, des droits syndicaux qui vont au-delà de ceux prévus par le code du travail, etc.

En termes de gestion, cela peut paraître irrationnel. Mais c’est au contraire rigoureusement planifié, dans le but de diviser les salariés et de tirer les conditions de travail et les salaires vers le bas. Cet émiettement des contrats a pour effet de verser des micro-salaires à des salariés qui se trouvent employés pour à peine quelques heures par semaine. Cette précarité favorise la soumission des travailleurs.
Comment faut-il le voir ?  Aux yeux de notre directeur il y en va de la pérennité du site !

On nous bourre le crâne avec la compétitivité et l’avenir du site pour pouvoir justifier leur manière de faire et ceux malgré les 29 millions d’€ de bénéfice pour l’exercice de 2010(résultat usine de Le-Meux et Saint Vulbas), ce n’est jamais assez, que faut-il de plus !

 

                                                                                                                          

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L'usine Fralib de Gémenos est occupée par les salariés depuis la semaine dernière.

L'usine Fralib de Gémenos est occupée par les salariés depuis la semaine dernière. P.MAGNIEN / 20 MINUTES

 

Social Poursuivis pour diffamation, trois représentants syndicaux ont été relaxés hier en Ile-de-France

  «Ça ne fait que nous renforcer et légitimer notre action», sourit Gérard Cazorla, délégué du personnel des Fralib. Le tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) a décidé hier de débouter le groupe Unilever, propriétaire du site de Gémenos, qui poursuivait trois représentants syndicaux des Fralib pour diffamation. La direction leur reprochait un tract syndical diffusé en octobre 2010 où Unilever était accusé de «voler» ses clients et consommateurs, de «voler le fisc» et «d'assassiner ses salariés et leurs familles». Accompagnés de salariés et de sympathisants, les trois représentants syndicaux ont reçu le soutien de Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) qui avait fait le déplacement devant le TGI.

  «Une journée réussie»

Engagés dans un bras de fer avec leur direction, les Fralib et les représentants du personnel ont profité de leur voyage à Paris pour prouver la viabilité de leur projet de reprise et l'adhésion qu'il suscite chez les salariés du site. Alors que la direction affirme que «111 personnes ont déjà manifesté leur volonté de débuter leur congé de reclassement», relevant ainsi un essoufflement du mouvement, une délégation des employés a répondu en se rendant hier soir directement au siège d'Unilever à leur sortie du tribunal. L'objectif: remettre en main propre au DRH d'Unilever 101 courriers de salariés qui s'engagent dans le projet de reprise alternatif. «On a dû faire un peu de bruit pour rentrer, mais on y est arrivé, raconte Cazorla. C'est une journée réussie.»

  Réunion
En plus de leur succès devant la justice, les représentants du personnel sont repartis de Paris avec une autre bonne nouvelle. Lors de leur rencontre avec Hollande hier, ils ont appris qu'une réunion allait bientôt se tenir entre la direction, les Fralib et le ministre de l'Agriculture ou de l'Industrie pour évoquer l'avenir du site.

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Depuis hier 14h, les salariés licenciés bloquent l'accès au site

Depuis hier 14h, l'accès à l'usine est bloqué.

Depuis hier 14h, l'accès à l'usine est bloqué.

Photo M.My.

 

"Nous sommes passés de la surveillance à l'occupation", explique Gérard Cazorla, secrétaire CGT du comité d'entreprise de l'usine Fralib (thés et infusions de l'Éléphant de Gémenos), dont le géant de l'agroalimentaire Unilever a annoncé la fermeture en septembre 2010. Une nouvelle étape dans le combat qui oppose les salariés à la direction depuis un an.

Depuis hier 14 heures, plus personnes n'entre ni ne sort de l'usine sans montrer patte blanche aux salariés volontaires et chargés de surveiller le site; des salariés qui ont voté le matin même cette occupation, alors que mercredi, 134 d'entre eux venaient de recevoir leur lettre de licenciements. "Il n'est pas question qu'un boulon sorte de ce chez nous", lance l'un d'eux, chargé avec une dizaine d'autres d'assurer le premier tour de garde. Cet été, ils s'étaient relayés pour "surveiller les machines". Un huissier et la gendarmerie sont venus constater les faits en début de journée.

"Le sens de cette occupation c'est de montrer que notre projet alternatif est viable", assure Gérard Cazorla et à terme que l'activité continue à Gémenos. "La direction n'a jamais pris le temps de s'y pencher dessus". Pour Unilever, "bloquer l'usine ne présente aucun intérêt, cela ne peut pas être pour protéger les machines, puisque Unilever n'a pas besoin de ces machines. Elles sont à la disposition des projets de revitalisation comme le prévoit le PSE (Plan de sauvegarde de l'emploi)". Les salariés vont désormais se relayer jour et nuit et poursuivre leurs actions. Une nouvelle assemblée générale est prévue aujourd'hui. Mardi, ils seront reçus à l'Assemblée nationale par les élus du groupe communiste puis par François Hollande. Eva Joly est attendue à Gémenos le jeudi 8 septembre.

 

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Publié dans : #FRALIB

Hier, un expert a rendu un rapport d’étape qui démontre que l’usine est rentable. Les salariés entendent garder la marque Éléphant.

Le combat continue pour les «Fralib» de Gémenos (Bouches-du-Rhône). Hier matin, au cours d’une conférence de presse organisée par la CGT et la CGC, un rapport d’étape permettant d’évaluer précisément les conditions de rentabilité du site a été rendu par l’expert. Trois vice-présidents de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui a financé cette nouvelle phase d’expertise, étaient présents : Christophe Castaner (PS), Jean-Marc Coppola (PCF) et Jean-Yves Petit (Europe Écologie-les Verts). Côtés collectivités territoriales, le conseil général, la communauté urbaine de Marseille, la communauté d’agglomération d’Aubagne et du pays de l’Étoile, la mairie d’Aubagne étaient aussi représentés.

Alors que le groupe Unilever a décidé de fermer le site Fralib de Gémenos, les salariés ont maintenant la preuve formelle que la responsabilité d’Unilever dans leur déclin est grande. La conclusion du rapport est sans appel : l’usine est, comme le pensaient les salariés, rentable. Et même très rentable ! «L’expert estime qu’aujourd’hui nous produisons 2 900 tonnes, alors que le seuil de rentabilité de l’usine se situe à 1 000 tonnes, explique Gérard Cazorla, secrétaire CGT du CE. Toutes ces marges sont faites sur notre dos. Ainsi, nous revendiquons qu’Unilever nous laisse la marque Éléphant car elle peut faire vivre les 182 familles à Gémenos. C’est une marque française qu’Unilever a déjà essayé de faire disparaître sous la marque Lipton, il ne faut pas qu’il y parvienne. Les collectivités territoriales ont aussi réaffirmé leur volonté de poursuivre avec nous.»

Le projet alternatif se construit petit à petit, les salariés sont très déterminés dans leur lutte, ils se battent pour garder leur emploi. Pour reprendre la marque de thé Éléphant, ils souhaitent qu’Unilever leur laisse les locaux et les machines, mais aussi qu’ils puissent lui acheter des matières premières au prix d’achat, le temps de démarrer. Pour les uns, c’est vital ; pour les autres, une simple question financière.

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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