SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

86 % des embauches se font en contrat à durée déterminée. Un signe de la précarisation du marché du travail.

Le marché de l’emploi en France ne cesse de se précariser. Le nombre de CDD n’a jamais été aussi élevé dans notre pays. Selon une étude récente, “86 % des embauches se font en CDD pour 14 % en CDI.

En clair, près de neuf personnes sur dix sont embauchées en emploi précaire. Ces CDD sont de plus en plus courts. La moitié dure en moyenne moins de huit jours. Cela concerne plutôt les jeunes, les femmes et les moins qualifiés”, explique Julien Gasparutto

La flexibilité qui ne crée pas d’emploi

Mais cette plus grande souplesse du marché du travail est-elle créatrice d’emplois ? “Pas vraiment. Si l’on observe les nouveaux chômeurs, près d’un tiers s’inscrivent à Pôle emploi après la fin d’un CDD ou d’une mission d’intérim. C’est la première raison d’inscription à Pôle emploi. À titre d’exemple, le nombre de personnes s’inscrivant à Pôle emploi pour licenciements économiques ne représente que 2,6 % du total”, analyse Julien Gasparutto.

Compléments qui sortent de ce reportage

L'apprentissage grimpe et complète le panel de CDD ou d'interim dans les grandes entreprises. Mais ils s'agit très souvent d'un apprentissage sans perspective d'embauche.

En 2014, un rapport la Dares (Direction de l'Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques, organisme de l'État) constatait déjà une forte hausse des embauches en contrats temporaires entre 2000 et 2012. Elle notait dans ce rapport :

"D’une part, le poids de l’apprentissage s’est sensiblement accru (+13 points):

  • > l’apprentissage a concerné de plus en plus de jeunes et, avec l’allongement rapide des études jusqu’au milieu des années 90,
  • > la proportion de jeunes en emploi a beaucoup baissé, ce qui contribue mécaniquement à accroître fortement la part de l’apprentissage parmi les salariés de 15-24 ans.

D’autre part, hors apprentissage, la part des CDD (respectivement de l’intérim) dans l’emploi salarié des 15-24 ans a plus que triplé, passant de 8,4% (respectivement 2,4%) en 1982 à 28,7% (respectivement 9,1%) en 2012."

En effet, à la différence de l'Allemagne — où le patronat est contraint de s'engager, par contrat, à embaucher le jeune à l’issue de sa formation —, en France, il n’y a aucune obligation d’embauche pour les employeurs. C'est même aujourd'hui la quasi certitude pour le jeune, même le diplôme en poche, d’être viré, et d’être remplacé par un autre apprenti, et ainsi de suite.

C'est le cas de la direction d'Orange, qui embauche des apprentis là où elle sait qu'elle ne les embauchera pas à la fin de leur formation ! Parallèlement la direction y développe un plan de suppression de 20 000 nouveaux emplois par le non remplacement des départs en retraites, s'ajoutant aux 90 000 emplois supprimés depuis janvier 1998. Les jeunes alternants sont utilisé comme variable d’ajustement à "pas cher" (car ce sont des emplois subventionnés).

En effet, l'apprentissage et le contrat d'alternance s'ajoutent à la foule des moyens utilisés pour tirer les salaires vers le bas, une formidable aubaine pour bénéficier de la main d'œuvre hautement qualifiée à bas coût.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

L'INSEE a rendu publics deux chiffres en matière de croissance: nulle.

    > L'un était une surprise: +0,7% pour le premier trimestre,
    > L'autre est une confirmation : 0,0% pour le deuxième trimestre.

Personne ne pouvait s'attendre à mieux, et la CGT n'arrête pas de le dire !

Les salaires, au mieux, stagnent ! Ceux des fonctionnaires baissent ! Les pensions des retraités stagnent, ce qui fait qu'à cause des baisses de remboursements de la sécu et de la hausse de la TVA eau début de l'énnée, le pouvoir d'achat des retraités baisse.

Comme la consommation est le premier moteur de la croissance, celle-ci ne pouvait pas augmenter.

Le deuxième moteur de la croissance étant les investissements des collectivités locales (Communes et communautés de communes, Départements, Régions), comme l'État a décidé de les asphyxier en baissant leurs dotations, la croissance du 3e du 4e trimestre (et des année suivantes) ne sera pas meilleure.

Une politique nulle ne peut pas arriver à quelque chose de différent de nul !

Le gouvernement a décidé depuis plusieurs années de gaver le patronat, les actionnaires et les spéculateurs: des milliards d'eurso leur ont été donnés en pure perte pour la croissance. CICE, pacte de responsabilité, etc.

En pure perte pour la croissance et pour l'emploi, mais 'tout bénéf" pour les dividendes ! Les chiffres sont, de ce coté là, en forte croissance depuis plusieurs années !

C'est une nouvelle preuce qu'une politique d'inspiration "libérale", cela ne marche pas !

Pire: une telle politique appauvrit la France, en enrichissant les capitalistes !
La CGT exige un changement de cap en matière économique et sociale.

C’est en respectant les salariés, et en revalorisant le travail par une autre répartition des richesses créées par le travail, qu’une issue à la crise est possible.

La CGT a formulé, il y a un an, 94 exigences qui  vise à obtenir une sortie progressiste de la crise (lire ses propositions). Parmi ces propositions, cinq priorités sont essentielles pour la CGT :

  1. - Augmenter les rémunérations, et améliorer le pouvoir d’achat,
  2. - Revaloriser des grilles de qualifications,
  3. - Réinventer la Démocratie sociale, en donnant plus de droits aux salariés et à leurs représentants,
  4. - Relancer l’emploi par l’investissement industriel,
  5. - Contrôler l'utilisation des aides publiques.
Ce sont les grandes lignes d'une politique qui permettrait de sortir de la nullité ambiante, et de renouer avec la croissance et l'emploi

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (dite loi NOTRe) a été promulguée le 7 août 2015.

Communqué de la Fédération CGT des Services Publics

Avec ce texte, le gouvernement continue de mettre en œuvre sa politique d’austérité, en dépit de sa complète inefficacité économique.

Au prétexte du bon usage de l’argent public, la loi NOTRe persiste dans la voie de la concentration des pouvoirs et des moyens financiers au niveau des échelons intercommunaux et régionaux.

En parfaite cohérence avec le Pacte dit de responsabilité, ce texte a pour objectif de réduire les dépenses publiques, et ainsi de baisser le niveau de la participation des entreprises et du capital au financement de notre modèle social, de nos services publics, de notre système de protection sociale.

En supprimant la clause générale de compétence pour les départements et les régions, en achevant la carte intercommunale de manière autoritaire, et en confirmant la création du Grand Paris au 1er janvier 2016, ce texte continue d’affaiblir la démocratie de proximité au profit de superstructures technocratiques.

Se poursuit ainsi le dessein si cher aux sociaux-libéraux et à leurs commanditaires patronaux, visant la construction d’une Europe fédérale, structurée en fonction des impératifs de la guerre économique mondialisée.

Les fonctionnaires et agents territoriaux se trouvent une fois encore réduits au rang de variable d’ajustement budgétaire, percutés dans leur vie professionnelle et familiale par les fusions de collectivités, les transferts de services et réorganisations administratives, les risques de mobilités contraintes sans concertation ni négociation.

La Fédération CGT des Services publics rejette cette conception de l’organisation territoriale qui porte atteinte aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, et aux principes de la République décentralisée : proximité, libre administration, autonomie financière, solidarité, cohérence nationale, égalité de traitement.

D’autres choix sont possibles pour l’emploi, les salaires et le service public, notamment si l’on mobilise ne serait-ce qu’une partie des 230 milliards d’aides publiques et d’exonérations fiscales et sociales dont bénéficie le patronat chaque année.

La Fédération CGT des Services publics appelle ses syndicats et l’ensemble des personnels des collectivités locales à la vigilance et à la mobilisation :
  • > Pour la défense et le développement des services publics de proximité sous maîtrise démocratique.
  • > Pour la garantie d’un financement solidaire et pérenne des collectivités locales.
  • > Pour la défense et le développement de l’emploi public.
  • > Pour le respect des agents et du Statut de la Fonction publique garant d’une
  • administration neutre, impartiale et égalitaire, et protecteur des droits fondamentaux du citoyen.
  • > Pour le maintien et le développement des droits des personnels, le progrès des conditions de travail et de la démocratie sociale, dans le cadre d’une harmonisation par le haut des conditions de travail des agents des collectivités locales.
Face à la pression capitaliste une autre conception de la société est nécessaire.

Elle s’obtiendra par le débat populaire, la résistance à l’oppression financière et la convergence des luttes progressistes politiques, syndicales et citoyennes.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #FRALIB

SCOPDans les starting-blocks. Les ex-Fralib, qui démarrent la commercialisation de leurs thés et infusions courant septembre, lancent un appel à contribution via la plate-forme collaborative Ulule. À vos clics !

Il vous reste 14 jours pour soutenir les 60 salariés de la Scop-TI (Société coopérative ouvrière provençale de thés et infusions), via la plate-forme collaborative Internet Ulule. L’objectif  ? Accompagner le démarrage des deux marques de thés et infusions lancées par les anciens salariés de l’usine Fralib, de Gémenos (13), autrefois propriété du groupe Unilever.

Se lancer via le crowdfunding

Depuis qu’ils se sont rassemblés en SCOP au terme de 1 336 jours de lutte, les salariés ne chôment pas. La commercialisation de leurs marques respectives, 1 336 (distribuée en grandes surfaces) et Scop-Ti (distribuée dans de petits réseaux de distribution alimentaire), doit en effet être effective courant septembre.
En vous rendant sur Ulule, vous pouvez les aider à peaufiner leur lancement :

- pour 10 euros de contribution, vous recevrez l’équivalent d’un mois de consommation de thés ou d'infusions

- pour 35 euros, une boite métallique collector de thé et d'infusions vous sera expédiée

- pour 50 euros, trois mois de consommation s’offrent à vous…

Des idées pour pérenniser le projet

Pour l’heure les « scop-tistes » ont réussi à atteindre, grâce à cette opération de crowdfunding, la bagatelle de 1 336 contributeurs en moins de 1336 heures. « Cela nous permet déjà de financer de nouveaux supports de communication et d’appuyer la vente de nos produits dans divers circuits de distribution », détaille Romain Gicquiaux, en charge du pôle marketing de la SCOP avec sa collègue Amandine Viornery.
Mais ce premier pas franchi, les salariés ambitionnent, grâce à de nouvelles contributions, de créer leur propre site de e-commerce, d’acheter un tea-truck ambulant pour sillonner les routes et faire déguster leurs produits estampillés bio et équitables et, pourquoi pas, de racheter un jour une partie de leur usine, jusqu’ici propriété de la communauté urbaine de Marseille.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Vacances: urgence à reconquérir le "droit aux vacances pour tous" !

Près de 80 ans après l’été 1936, où les occupations d’usine impulsées par la CGT imposèrent la grande avancée des congés payés annuels, 50% des Français ne partent toujours pas en vacances faute de moyens financiers.

Les inégalités devant les vacances et l’accès aux loisirs ne cessent de s’aggraver.

A l’évidence les causes en sont :

  • > La généralisation de l’austérité salariale, et du recul du pouvoir d’achat des pensions soumises à « décote »,
  • > La montée du chômage,
  • > La montée de la précarité, et de la réduction du nombre" d'emplois "à statut".
  • > De la diminution des indemnités chômage et des minima sociaux,
  • > De l’envol du prix des droits d’inscription universitaires,
  • > Du déremboursement d’un nombre croissant de médicaments,
  • > De l’envol des tarifs SNCF, EDF,
  • > Etc.,

C'est-à-dire la poursuite encore et encore d’une politique à chaque fois un peu plus antisociale.

Les jeunes sont les premières victimes !

Dans les quartiers des grandes villes, dans certaines communes de banlieue, transformés en ghettos de l’exclusion, mais aussi — et peut-être plus encore —dans les petits ou grands lotissements populaires déshumanisés des communes rurales, 80% des enfants n’ont d’autre horizon désespérant que leur environnement habituel plus ou moins délabré.

Cette situation s’aggrave encore avec la purge infligée aux communes et aux collectivités locales par le gouvernement, et le nombre de colos ne cesse de diminuer, ainsi que la qualité et la quantité des activités-jeunesses.

Aujourd'hui, c'est le "Tout pour les plus riches" !

Ajoutons à cela que le tourisme glisse de plus en plus vers la satisfaction des plus riches et des couches moyennes supérieures (sans parler des endroits où, en violation de la loi littorale, des espaces publics et notamment des plages sont privatisés de fait au profit des nantis). Ce glissement est sensible aussi pour certaines institutions de vacances qui doivent leur existence aux syndicats ouvriers et aux comités d’entreprise, institués à la Libération par le ministre Ambroise Croizat, ancien secrétaire de la métallurgie CGT.

Alors que la France — première destination touristique mondiale — tire 20% de son PIB des activités touristiques, n’est-il pas honteux que la majorité de ses ouvriers, de ses employés, et bon nombre de travailleurs indépendants de la ville et de la campagne, peinent à prendre un minimum de vacances enrichissantes, distrayantes, voire tout bonnement reconstituantes ?

Macron = régression !

Mais nous n’avons sans doute encore rien vu, hélas, en matière de régressions, puisqu’avec la loi Macron et les surenchères en la matière de la droite dite « décomplexée », c’est feu roulant d’assauts contre le repos dominical et contre les jours fériés, contre les 35h, et c’est le parcours du combattant pour obtenir des chèques-vacances, etc.

Les congés payés, le droit aux vacances, comme le droit au travail sont pourtant inscrits dans la Constitution et si peu respecté, ne sont pas tombés du ciel ; ils ne sont pas des « acquis » immémoriaux, mais des conquêtes sociales historiquement datées, résultant de luttes précises dont certaines ont coûté du sang ouvrier comme pendant la 2e guerre mondiale.

Aujourd'hui, utilisant les "opportunités" offertes par la révolution de l'Internet,  et sous prétexte de concurrence, la tentation patronale est d'en revenir aux concepts en vigueur au 19e siècle en matière de salaire: Faire que le paiement de la force de travail ne permette aux salariés que d'assurer le renouvellement de leur force de traval, et.... rien de plus.

Il est temps de reprendre le combat pour le salaire et le progrès social.

Alors pas de vacances pour l’esprit de lutte, et rendez-vous dès la rentrée pour exiger tous ensemble notre dû en matière de salaire, de pension, d’emploi, de services publics, en un mot, de dignité humaine pour tous !

Les organisations syndicales CGT, FSU et Solidaires appellent les salarié-es à en débattre pour construire une journée de mobilisation interprofessionnelle le 8 octobre prochain: Tous ensemble réussissons cette journée !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le conseil constitutionnel a comme on s’y attendait, coulé dans le marbre l’essentiel du projet de loi dit « Macron » en retoquant à la marge son contenu, soit 18 articles sur 300 que compte cette loi.

Pour l’essentiel, la loi dans sa logique et son objectif de démantèlement du droit du travail, reste inchangée. Elle obéit à une logique libérale désormais assumée et défendue par ce gouvernement en matière économique et sociale. Celui-ci se soumet ainsi aux injonctions de l’Union Européenne visant à faire de l’austérité le modèle unique, s’attaquant aux droits des salariés, le droit du travail et de l’économie. Il accentue ainsi les évolutions sur le rôle de l’État, dans la droite ligne de la réforme territoriale et de l’Etat. Un État au service du capital dans le cadre de la compétition économique européenne et mondiale afin d’accroitre les profits par un dumping-social révoltant pour les salariés des différents pays.

L’objectif du gouvernement étant de soulager le patronat et les capitaux des entreprises des « contraintes » imposées par le droit du travail, pour générer toujours plus de bénéfices en un temps le plus restreint possible, quel qu’en soit le coût salarial et humain !

Dans le même temps, par cette loi le gouvernement s’attaque aux institutions représentatives du personnel et au mouvement syndical, empêchant ainsi les salariés de se défendre. C’est pourquoi la CGT organisera le 23 septembre prochain une initiative nationale pour exiger le respect des libertés d’expressions et d’actions syndicales.

C’est la transformation en profondeur du « modèle social français » vers un modèle libéral et mondialisé qui se poursuit avec cette « Loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques », laissant ainsi la régulation aux marchés, principalement spéculatif et financier, en espérant que cela redressera l’économie…

L’objectif de cette loi étant inchangé, la CGT s’efforcera de faire entendre la voix des salariés à l’occasion d’une journée de mobilisation interprofessionnelle le 8 octobre prochain afin d’exiger de sortir de la crise, en augmentant les salaires, les pensions et les minima sociaux… ça, c’est l’urgence !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
PENDANT QUE MACRON LIQUIDE LE CODE DU TRAVAIL, LES GAVÉS PLANQUENT LEUR FRIC À L’ÉTRANGER

Exil fiscal : les départs multipliés par 3 en 5 ans

S’il n’y a pas d’exode massif, les derniers chiffres de Bercy chiffres indiquent que les départs s’accélèrent sensiblement chez les hauts revenus

Les expatriations ont bondi de 40% en 2013 chez les hauts revenus. La courbe décolle à partir de 2011 avec l’adoption des politiques d’austérité. Petit à petit, des indicateurs deviennent disponibles pour mesurer les départs à l’étranger des contribuables aisés.

«  Les Echos  » se sont ainsi procuré les premières données concernant l’année 2013, au cours de laquelle les avocats fiscalistes tenaient des propos alarmistes. S’il n’y a pas d’exode massif, ces chiffres montrent que les départs s’accélèrent chez les hauts revenus.

- Parmi les contribuables dont le revenu fiscal de référence est supérieur à 100.000 euros, il y a eu 3.744 départs à l’étranger en 2013, soit 40% de plus qu’en 2012.

- Ces ménages gagnent en moyenne 265.832 euros par an, ce qui donne une idée du manque à gagner pour l’Etat. Concernant les revenus annuels supérieurs à 300.000 euros, la tendance est encore plus marquée  : le fisc a constaté 659 expatriations en 2013, un chiffre en hausse de 46 % par rapport à 2012.

- Enfin, on a décompté 714 départs sur les redevables de l’ISF, soit 15 % de plus que l’année précédente. Des rythmes de hausse bien plus rapides que pour le nombre global de Français qui s’expatrient (+6 % par an en moyenne). (..)

Toujours est-il que les départs à l’étranger de contribuables fortunés se sont accélérés ces dernières années. La courbe commence à décoller en 2011, avant même que la gauche n’arrive au pouvoir. Cette année-là, plusieurs mesures ont frappé les hauts revenus  : le bouclier fiscal a été supprimé et la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (3% au-delà de 250.000 euros) a été mise en place.

Des mesures suivies en 2012 par la création d’une tranche d’impôt à 45% et d’un alourdissement de la fiscalité sur les revenus du capital. La polémique sur la taxe à 75% a exacerbé les tensions.

La courbe des départs ISF est plus délicate à analyser. Une première hausse s’est produite entre 2003 et 2006, suivie d’un palier. Le bouclier fiscal puis le relèvement du seuil d’entrée dans l’ISF (de 800.000 à 1,3 million d’euros) ont fait ensuite chuter les départs. Mais ceux-ci sont repartis à la hausse depuis 2011. L’échantillon statistique est néanmoins bien plus limité que pour l’impôt sur le revenu.

Si la tendance à l’expatriation est à la hausse, on ne peut pas parler d’exode de masse. Les départs chez les redevables de l’ISF représentent moins de 0,3 % des contribuables assujettis à cet impôt. De même, la tranche de revenus supérieurs à 100.000 euros représente une population de plusieurs centaines de milliers de foyers.

Néanmoins, au vu de la concentration de l’impôt (10 % des foyers paient 70 % de l’IR), ces départs érodent la base fiscale et peuvent expliquer en partie les moins-values observées ces dernières années.

Ingrid Feuerstein

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Les sages passent…la loi Macron reste !

Le conseil constitutionnel a comme on s’y attendait, coulé dans le marbre l’essentiel du projet de loi dit « Macron » en retoquant à la marge son contenu, soit 18 articles sur 300 que compte cette loi.

Pour l’essentiel, la loi dans sa logique et son objectif de démantèlement du droit du travail, reste inchangée. Elle obéit à une logique libérale désormais assumée et défendue par ce gouvernement en matière économique et sociale. Celui-ci se soumet ainsi aux injonctions de l’Union Européenne visant à faire de l’austérité le modèle unique, s’attaquant aux droits des salariés, le droit du travail et de l’économie. Il accentue ainsi les évolutions sur le rôle de l’Etat, dans la droite ligne de la réforme territoriale et de l’Etat. Un Etat au service du capital dans le cadre de la compétition économique européenne et mondiale afin d’accroitre les profits par un dumping-social révoltant pour les salariés des différents pays.

L’objectif du gouvernement étant de soulager le patronat et les capitaux des entreprises des « contraintes » imposées par le droit du travail, pour générer toujours plus de bénéfices en un temps le plus restreint possible, quel qu’en soit le coût salarial et humain !

Dans le même temps, par cette loi le gouvernement s’attaque aux institutions représentatives du personnel et au mouvement syndical, empêchant ainsi les salariés de se défendre. C’est pourquoi la CGT organisera le 23 septembre prochain une initiative nationale pour exiger le respect des libertés d’expressions et d’actions syndicales.

C’est la transformation en profondeur du « modèle social français » vers un modèle libéral et mondialisé qui se poursuit avec cette « Loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques », laissant ainsi la régulation aux marchés, principalement spéculatif et financier, en espérant que cela redressera l’économie…

L’objectif de cette loi étant inchangé, la CGT s’efforcera de faire entendre la voix des salariés à l’occasion d’une journée de mobilisation interprofessionnelle le 8 octobre prochain afin d’exiger de sortir de la crise, en augmentant les salaires, les pensions et les minima sociaux… ça, c’est l’urgence !

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Communiqué de la Fédération CGT des Activités Postales et de Télécommunications (CGT-FAPT)

Non au désengagement de l’État, oui au développement du service public de la communication

La Bpifrance [la Banque Publique d'Investissement] vient d’annoncer aujourd’hui [30 juillet 2015] la réalisation d’une nouvelle cession d’Orange pour environ 800 millions d’euros soit environ 53 millions d’actions Orange représentant 2,00 % du capital.

A l’issue de cette opération, Bpifrance Participations détiendra environ 9,60% du capital d’Orange. Rappel, la Bpifrance avait déjà vendu 1,9 % du capital d'Orange en octobre 2014

La CGT a combattu et combat l’idée que les télécoms (réseaux, services et contenus) sont des simples marchandises que l’on peut ouvrir à la concurrence et laisser dans les mains de la finance et du marché.

18 ans après la première privatisation de France Télécom devenu aujourd’hui Orange, la CGT peut affirmer que le privé gère plus mal que le public le secteur notamment en ce qui concerne l’emploi (quantité, droits et garanties), mais l’entretien et la modernisation du réseau.

Aujourd’hui l’État se comporte comme n’importe quel actionnaire (il vend au moment où l’action monte) et laisse Orange détruire des milliers d’emplois.

L’État ferait mieux de résorber la fracture numérique et intervenir auprès d’Orange pour qu’il recrute massivement au vu des 30 000 départs en retraite d’ici 2020 et de la situation de l’emploi dans le pays.

Pour la CGT, la communication n’est pas une simple marchandise.

A l’ère du numérique, la construction d’un réseau Très Haut Débit notamment en fibre optique sur tout le territoire est essentielle au développement économique du pays

Comme pour toutes les entreprises de réseaux, ce sont les critères de service public (satisfaction de l’intérêt général, solidarité, égalité, accessibilité à tous les usagers, péréquation tarifaire, aménagement du territoire, continuité (...), qui doivent dominer.

Il faut pour Orange un État-stratège qui privilégie l’investissement, la recherche pour des produits socialement utiles et éco-compatibles plutôt que la redistribution des dividendes.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La CGT Fonction publique vient d'actualiser l'évolution des salaires des fonctionnaires: c'est catastrophique !

Elle publie la perte de pouvoir d’achat pour le mois de juin 2015, complétée d’un comparatif en euro des pertes en fin de grade pour les grilles types de C, B, A et A+.

La perte est terrible. Multipliée par les quelques 5 millions et demi de fonctionnaires on mesure la perte de débouchés qu'elle provoque pour le commerce et l'industrie.

Et, comme le patronat du privé copie la politique salariale de l'État — politique digne du pire patronat capitaliste — personne n'y gagne. Pendant que les médias multiplient des campagnes contre les fonctionnaires, les salairés du privés sont logés à la même enseigne qu'eux : l'austérité ! C'est là que l'on voit à quoi servent ces campagnes anti-fonctionnaires : à berner tout le monde !

Quant aux retraités, leurs pensions étant désormais bloquées, il subissent la même logique qui s'applique aux fonctionnaires, pendant qu'ils subissent plus que les autres, du fait de leur âge, les déremboursements des médicaments qui dégrade leur pouvoir d'achat.

Pas étonnant que, malgré les tentatives périodiques de remotivation des acteurs économiques et les gesticulations ministérielles, l'économie continue d'être atone.

Seuls les actionnaires jubilent, tellement les entreprises sont gavées par le gouvernement ! Elles transfèrent leurs subventions vers leurs dividendes. Elle n'esst pas belle la vie ?

Car, les sommes du Pacte de responsabilité, ajoutées à celles du CICE, représentent quasiment un transfert de plus de 10 000€, par an et par fonctionnaire, vers les entreprises, sans que cela ne crée un seul emploi.

Sauf que les fonctionnaires n'ont pas perdu 10 000 €uros par an, et loin de là ! La différence est donc prise dans les poches de tous les contribuables, c'est à dire les salariés du privé comme du public, des retraités, des chômeurs, des familles, les pauvres, etc.

Conséquence ? La courbe du chômage ne s'inverse évidemment pas, et l'on vient de dépasser les 6 millions de chômeurs, si l'on compte les catégories A, B, C D, et E.

De l'autre coté, la richesse des plus riches explose, et s'en est indécent !

Prenez date: le 8 octobre 2015, exprimez-vous ! La CGT, FSU, et Solidaires, appellent à une journée de mobilisation interprofessionnelle !
En pièce jointe, trois feuilles "recto-verso" montrent concrêtement la baisse du pouvoir d'achat des fonctionnaires :
  • > un premier recto-verso des pertes du point d’indice, servant de base au calcul du salaire, par rapport à l’inflation depuis le 1er janvier 2000 ;
  • > un deuxième recto-verso des pertes du point d’indice, servant de base au calcul du salaire, par rapport à l’inflation depuis le gel du point d’indice au 1er juillet 2010 ;
  • > un troisième recto-verso des pertes dues à l’augmentation de la cotisation retraite des fonctionnaires depuis le 1er janvier 2011, avec un tableau récapitulatif des augmentations jusqu’en 2020.

UN CLIC SUR LE FICHIER CI-DESSOUS POUR L'OUVRIR

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #fralib

Résultats T-Shirt

Bonjour à toutes et à tous.
Nous attendions le visite de Thomas Huriez de "1083" dans notre usine pour vous communiquer les résultats du t-shirt qui sera envoyé aux contributeurs de la campagne Ulule. C'est le 6 qui a gagné !

Pendant une pause thé bien méritée, nous avons également décidé avec 1083 (vu le résultat serré du premier et du deuxième t-shirt) de permettre aux contributeurs de choisir entre ces deux propositions si nous atteignions 2419 contributeurs soit "1336+1083".

Nous pouvons y arriver.
Rien n'est impossible.
Parole de Scoptistes

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Il y a quelques jours, un syndiqué est débarqué en furie dans les locaux de l'Union locale, en brandissant une feuille de soins !

"C'est scandaleux » disait-il ; « Voilà qu'on considère comme des médicaments de confort — donc non remboursés —, les médicaments permettant le traitement des hémorroïdes ! J'en ai pour 28 euros de ma poche, pour 15 jours de traitement ! Et je vous assure: ce n'est pas pour du confort !"

C'est alors qu'un autre syndiqué signala:

"C'est pareil pour l'arthrose: les médicaments sont aussi déremboursés ! Vous avez pour 20€ la boite, tous les mois ! Je ne crois pas que ce soit non plus du confort !"

Depuis 2011, 80 médicaments ont ainsi été totalement déremboursés. A savoir, par ordre décroissant :
  • 18 myorelaxants,
  • 17 vasodilatateurs,
  • 8 produits contre l'ostéoporose,
  • 7 antirhumatismaux non stéroïdiens,
  • 5 anti-hémorroïdaires en crème,
  • 5 anti-arthrosiques et traitements des crampes,
  • 3 antiparkinsoniens et
  • 2 bains de bouche.

Ces déremboursements ont été décidés par le ministère de la Santé pour,  — prétendument — « freiner la hausse de la consommation médicamenteuse, après avis de la Commission de la transparence de la Haute Autorité de santé qui évalue le "Service médical rendu" (SMR) ».

Or près de 80% de ces spécialités sont disponibles uniquement sur ordonnance.

En 2011, certaines étaient encore remboursées à 30% ou 65%, voire à 100% pour le Farlutal® (médroxyprogestérone) utilisé en cancérologie.

En fait, cela ne freine nullement la dépense de santé ! Cela transfère la dépense de santé sur le malade ! Ce n’est pas pareil !

Car tout le monde sait pourquoi les médicaments sont déremboursés. Cela n'a rien à voir avec la hausse — normale — de la consommation médicamenteuse. 

A l'origine, il y a les allègements de cotisations patronales, qui provoquent une  baisse des rentrées financières pour la Sécurité sociale. Ils sont, depuis des décennies, régulièrement décidées par le gouvernement sous prétexte de lutter contre le chômage. Et l'on voit bien que ce genre de mesures est complètement inefficace (sauf pour les profits des actionnaires) !

Ces baisses successives, encore aggravées aujourd'hui par le Pacte de Responsabilité, provoquent inexorablement un assèchement des ressources de la Sécurité sociale, qu'il faut bien compenser quelque part: les gouvernants traduisent cette baisse de recettes — décidées par eux en pure perte — par, notamment, des déremboursements de médicaments (mais aussi par la réforme hospitalière, etc.).

On le voit bien: ces exonérations de cotisations patronales sont une baisse cachée et différée du salaire, sur la partie du salaire appelée "salaire socialisé" (ou "salaire différé"). Vous savez, c'est ce que les médias appellent improprement "les charges".

Et l'on subit concrètement cette baisse de salaire à l'occasion d'une maladie; là c'est véritablement "une charge" pour le malade.

Et aujourd'hui les personnes les plus pénalisées sont évidemment les retraités, qui subissent d'un coté le blocage de leurs pensions, dans le même temps qu'ils sont, par essence et par nécessité plus que les autres générations, consommateurs de médicaments. 

Mais quel est le malade qui souffre, qui n’irait pas à la pharmacie acheter des médicaments non-remboursés, lorsque le médecin les lui a prescrits ? Le plus pauvre !

Cela se passe en France, à l’époque du 70e anniversaire de la Sécurité sociale !

Lorsqu’on fait une recherche sur Internet, on trouve ce genre de commentaire : "Il faut sensibiliser tous les acteurs de la santé pour que cette décision soit comprise et bien interprétée. La question n’est pas tant celle de la maîtrise des dépenses de santé que celle d’une meilleure qualité des soins pour tous". C’est plutôt du coté de la « qualité du porte monnaie » du patient qu’il faudrait regarder !

C’est sûr, la ministre de la Santé n'a pas d'hémorroïdes, ni d'arthrose, à moins que ses revenus et ceux de ses conseillers, ne leur permettent de dédaigner les remboursements !

Mais rassurez-vous, nous dirons-ils : "chez les grecs c’est pire" ! Ceux-ci n’ont même plus accès à un vrai service de santé, ni aux médicaments ! Sauf qu’on n’est pas en Grèce ! On est en France ! Et que lorsque "cela fait mal", cela n’est pas une invention du malade !

Morale: "En 2015, ne tombez pas malades ! Restez bien portant" !

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