SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Au rassemblement organisé par la CGT_Commerce  avec les salarié-es de deux Biocoop  parisiens en grève

Biocoop parisiens en grève !

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Désormais une seule solution: virer les actionnaires – vidéo Benoit Borrits

Il ne faut plus attendre aucune amélioration salariale ou de conditions de travail. Avec une croissance nulle, les actionnaires abandonnent les sociétés qui font le moins de profit. Tout progrès social est désormais lié à l’expropriation des actionnaires et à l’appropriation sociale, sous gestion par les travailleurs. Le livre de Benoit Borrits explique aussi le comment de cette gestion.

Virer les actionnaires – Présentation du livre © economie-org
 

Pourquoi et comment s’en passer?

 

Collection : « Arguments et mouvements »

Auteur-e : Benoit Borrits

Parution : Janvier 2020
Pages : 160
Format : 115 x 190
ISBN : 978-2-84950-803-9

PRÉSENTATION

Le capitalisme triomphant des années 1990 a ­perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s’est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l’autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise.

Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu’il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l’intérêt général. Si les profits des entreprises n’ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d’écologie, se demandent-ils ?
Mais ce n’est guère possible car la valeur de l’entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d’investir même si l’entreprise gagne de l’argent.
Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens.
Une nouvelle définition de la démocratie se dessine : une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble.
Le livre se conclut sur l’amorce d’un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d’éviction des actionnaires. Ce programme, adapté à un pays de la zone euro, intègre divers scénarios liés à cette situation.
Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des « tutoriels » en ligne (
economie.org) où l’auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l’argent et la macroéconomie.
Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd’hui indispensables de l’apprentissage et de l’acquisition des connaissances en ligne.

L’ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.

AUTRES OUVRAGES À DÉCOUVRIR DANS LE MÊME THÈME

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Personnel soignant : "Les 180 euros en deux étapes? Ca fait loin du compte !"

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Plusieurs syndicats et collectifs de soignants jugent insuffisantes les dernières annonces du gouvernement, qui propose une hausse de salaire de 180 euros en deux fois, et 15 000 embauches.

 

Le projet d’accord autour du “Ségur de la santé” est loin de faire l’unanimité chez les soignants. Les négociations entre syndicats et gouvernement se sont achevées dans la nuit de mercredi à jeudi et un projet d'accord a été trouvé pour la revalorisation des métiers paramédicaux et non médicaux.

Il prévoit notamment une augmentation salariale de 180 euros par mois pour tous les salariés des métiers paramédicaux comme les infirmiers et les aides-soignants et non médicaux, comme les brancardiers et les administratifs.

Le gouvernement n’est pas à la hauteur

Des propositions qui ont du mal à convaincre Grégory Chakir, du collectif Inter-Blocs. “On est déçus, il y a eu beaucoup de communications autour du Ségur pour peu de résultats. Le gouvernement n’est pas à la hauteur des enjeux” déplore le porte-parole de ce collectif qui représente les infirmiers des blocs opératoires, et qui n’a pas pris part aux négociations. Son sentiment : “Cela donne l’impression que Jean Castex veut vite clore le dossier et passer à autre chose”.

Les collectifs et syndicats réclamaient une revalorisation salariale de 300 euros nets. Une somme censée “rattraper le retard de rémunération dû au gel du point d’indice depuis 2010 et combler une partie de l’écart de salaire avec les autres pays de l’OCDE”, rappelle Christophe Prudhomme de la CGT Santé et porte-parole de l'association des médecins urgentistes de France.

Les infirmiers français ont l’une des rémunérations les plus faibles des pays de l’OCDE, selon une étude de 2017. La rémunération moyenne des infirmiers français est inférieure de 5% au salaire moyen national. En comparaison, en Espagne, un infirmier gagne 28% de plus que le salaire moyen. “On s’attendait au moins à une hausse de 300 euros pour combler cet écart incompréhensible, on est très loin du compte” déplore Grégory Chakir.

 

“Le mépris continue”

La déception domine après cette annonce d’une revalorisation salariale de 180 euros, en deux temps. Une colère affichée quelques heures après l’annonce du projet d’accord par les soignants de l’hôpital Saint-Louis à Paris. “180€ en mars = le mépris continue” dénoncent-ils sur une banderole.

 

“Leur proposition est bien loin des revendications. Ce n’est pas une revalorisation de 180 euros, mais de 90 euros en septembre et de 90 euros au 1er mars 2021. Étaler comme cela la revalorisation, ce n’est pas sérieux comme proposition”, déplore Christophe Prudhomme CGT.

Montant total de l’enveloppe dédiée aux rémunérations : 7,5 milliards d’euros.

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Rassemblement devant un Ehpad en soutien à deux aides-soignantes menacées de sanctions

RT France

Un rassemblement en soutien à deux aides-soignantes menacées de sanctions pour ne pas avoir respecté leur devoir de réserve vis-à-vis de l'établissement, s'est tenu le 6 juillet devant l’Ehpad Emile-Gérard à Livry-Gargan en Seine-Saint-Denis.

Le 6 juillet s’est tenu devant la maison de retraite Emile-Gérard à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), un rassemblement en soutien à deux aides-soignantes menacées de sanctions. Il est reproché à ces deux femmes, dont l'entretien disciplinaire était prévu le même jour, de ne pas avoir respecté leur devoir de réserve vis-à-vis de l’établissement. 

Dans un entretien au Parisien en avril dernier, Anissa Amini, l'une d'elles, par ailleurs élue du syndicat Sud, avait dénoncé des dysfonctionnement dans cet Ehpad liés à une mauvaise gestion de la pandémie.

À RT France, cette dernière a déclaré n'avoir fait «qu'alerter pour qu'on ait du mieux, pour que du matériel nous arrive, pour que les gens sachent qu'on est là aussi».

«Pendant cette crise, c'est cela qui m'a rendu folle, je me disais : "On ne se rend pas compte que ces personnes là [les personnes âgées, Ndlr.] vont être les personnes les plus touchées ?", et nous on on oublie. Le gouvernement nous a oubliés [...] Oui, j'ai alerté», a-t-elle par ailleurs développé. 

 

L'Ehpad, mis en cause dans l'article du Parisien, a fait publier par le quotidien un droit de réponse dans lequel l'établissement a balayé les accusations portées par son aide-soignante : «Cette présentation est totalement fausse et nous tenions ainsi à préciser que notre établissement déplore sept décès liés au Covid parmi nos résidents et non une vingtaine [chiffre avancé par  Anissa Amini dans l'entretien, Ndlr.], étant précisé que nous avons mis en place une politique de dépistage». Avant d'ajouter : «Notre établissement se conforme ainsi à toutes les recommandations de santé publique et reste tributaire, s’agissant de la question des masques et autres protections, des préconisations de l’ARS», avait par ailleurs précisé l’Ehpad Emile-Gerard.

Mi-avril, alors que l'épidémie faisait rage en France, l'ONG Médecins sans frontières (MSF) avait tiré la sonnette d'alarme sur le manque de matériel de protection, notamment de masques, pour les soignants en général et les Ehpad en particulier. 

En savoir plus sur RT France : 

https://francais.rt.com/france/76632-rassemblement-devant-ehpad-soutien-deux-aides-soignantes-menacees-sanctions

 

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Pôle Emploi licencie Yann Gaudin,

 

lanceur d’alerte accusé d’avoir aidé les

 

chômeurs

 

Voilà plus de quatorze ans qu’il exerçait le métier : Yann Gaudin, anciennement conseiller à Pôle Emploi, a récemment été licencié par sa hiérarchie. En cause ? Sa dénonciation des pratiques de l’institution.

 

Répression patronale

Photo Damien MEYER / AFP

« Pendant six ans j’ai essayé qu’on règle toutes ces anomalies en interne parce que j’avais bien conscience de l’aspect choquant pour le public. Découvrir qu’on les a spoliés de droits, qu’on leur a volé de l’argent, qu’on ne leur a pas donné ce qu’on devait leur donner. »
 
Yann Gaudin s’adresse alors à Le Média, fin juin. Il subit alors depuis plusieurs années l’acharnement de sa hiérarchie. Tout commence en 2014, alors qu’il remarque que plusieurs milliers de personnes n’avaient pas été informées de l’existence d’aides auxquelles ils avaient pourtant droit. L’initiative, parfaitement légale, lui attire pourtant les foudres de sa hiérarchie. Dès lors, Yann Gaudin se plonge plus profondément dans les dossiers de Pôle Emploi, et y découvre ce qu’il décrit auprès de Médiapart comme un système de « pratiques frauduleuses généralisées. »
 
Mail non transmis, salaires omis, dossiers perdus : au final, c’est un plus de 200.000€ qui ne sont pas transmis à ceux qui y avaient pourtant droit. Et lorsqu’il tente de régler ces problèmes, M. Gaudin se heurte a une farouche résistance. D’abord systématiquement « recadré » par sa hiérarchie et victime de multiples pressions, il est finalement mis à pied, de manière momentanée en 2019. Il accuse alors sa hiérarchie de « ne pas respecter le devoir d’information de Pôle Emploi, et de l’empêcher d’appliquer ce principe dans son travail », dans une interview accordée à France 3. Dans 20 Minutes, il va plus loin encore :« Les décideurs connaissent en plus ces dysfonctionnements et les entretiennent. »
 
Le 22 juin dernier, Yann Gaudin est de nouveau convoqué auprès de sa direction. Une dizaine de jours plus tard, la décision tombe : au bout de plusieurs années de harcèlement, il est licencié—Mais entend bien contester la décision : « Je m’y attendais et je m’y étais préparé », assure-t’il auprès de 20 Minutes.

Car ces pratiques ne sont pas étrangères à la direction de l’administration : en 2014 déjà, les parents d’Aurore Moësan, salariée de Pôle Emploi qui s’était suicidée après voir remis en question les pratiques de sa direction, avaient déposé plainte contre Pole Emploi pour « harcèlement moral », « mise en danger délibérée de la personne d’autrui », « non-assistance à personne en danger », « homicide involontaire » et « conditions de travail contraires à la dignité de la personne ». Des pratiques qui, loin d’être exceptionnelles, semblent même devenir la règle pour ceux qui refusent le flicage des chômeurs.
 
Et si l’institution s’acharne autant à combattre ceux qui informent les chômeurs d’aides qui leur sont pourtant dues, c’est que cette répression s’inscrit dans une politique beaucoup plus large. Augmentation du nombre de contrôleurs, réduction et suppression d’aides,
radiations par dizaines.

Les politiques anti-chômeurs se multiplient à un rythme effrayant depuis le début du quinquennat avec l’objectif, à peine dissimulé, de pousser ces derniers vers les petits boulots les plus précaires. De plus, si le gouvernement annoncé qu’il entendait repousser sa réforme de l’assurance-chômage, aucun recul n’est à attendre sur le projet de réforme qui prévoit notamment une baisse généralisée des indemnités avec un nouveau système de calcul, un flicage plus répressif encore des chômeurs et des conditions d’accès toujours plus restreintes.
 
Dans le cadre d’un tel projet, la présence d’agents qui informeraient les chômeurs d’aides qu’ils pourraient percevoir est bien évidemment inacceptable. Bien loin d’un prétendu « virage social », c’est là la réalité du projet macroniste, et c’est tout cela qui se trouve cristallisé dans la répression que subit Yann Gaudin, viré pour l’exemple :
 
 «  Le message est clair : il ne faut pas faire de vagues. Mes collègues vont devoir fermer les yeux et ce sera pire qu’avant », déclare-t-il auprès
de 20 Minutes

 
Et si Pôle Emploi entend faire taire Yann, ce dernier a dès maintenant annoncé, à travers un post Facebook, qu’il n’entendait pas se rendre de sitôt : « Je constate la diffamation à laquelle se livre la direction de Pôle emploi Bretagne et pour laquelle elle sera poursuivie. »

A l’heure de la crise post-coronavirus, contre la répression anti-chômeurs et anti-travailleurs, il est aujourd’hui impératif de soutenir Yann : à travers lui, c’est tout un système de solidarités qui est touché et que le gouvernement, qui entend faire payer la crise aux travailleurs et réduire leurs droits à peau de chagrin, tente de démanteler.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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EDF prépare un vaste plan d’économies :

 

nouvelle attaque contre les travailleurs ?

 

Le groupe devrait, selon une information du Monde, lancer un plan d’économies à la hauteur de 2 ou 3 milliards d’euros. EDF explorerait plusieurs alternatives : des cessations d’actifs, un gel des embauches ainsi que des restrictions budgétaires à tous les étages.

 

Nous ne paierons par leur crise !

Crédit photo : AFP

Dans l’industrie, la cure d’austérité semble devoir continuer. Après l’aéronautique et Boeing, Daher, General Electric, Bombardier ou encore Airbus, l’automobile et Renault, Volkswagen, Ford ou encore Honda, c’est au tour du premier producteur d’électricité d’Europe de se préparer à une restructuration importante.

Ainsi, selon Le Monde,un vaste plan d’économies, baptisé « Mimosa », serait à l’étude en interne. La direction aurait demandé aux différentes branches et filiales de présenter des budgets revus à la baisse. Le Monde, qui a pu observer ces documents,révèle la volonté du groupe de réduire ses dépenses d’exploitation et ses investissements. Une source explique : « Pour atteindre 2,5 milliards d’euros d’économies, il n’y pas beaucoup de choix, il faudra faire une grosse cession ». « On nous a demandé de faire remonter toutes les possibilités d’économies », confirme le responsable d’une filiale interviewé par Le Monde. Une information confirmée par la direction d’EDF, interrogée par Le Monde : elle corrobore cette information, sans néanmoins en dévoiler les détails, qui devraient être présentés le 30 juillet au conseil d’administration.

Deux sources sollicitées par Reuters ont estimé que le plan « Mimosa » devrait se situer entre deux et trois milliards d’euros, sans pour autant expliquer quels seraient les leviers d’économies, non officiellement identifiés pour l’heure : « C’est plutôt pour l’instant un appel à serrer les boulons de la part de la direction financière dans les différentes entités »

Le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, dans le journal interne d’EDF daté du 3 juillet, donnait une teneur officielle à ce plan et l’expliquait sous le prisme des difficultés connues par le groupe au regard de la crise sanitaire et économique : « Certains ont entendu parler d’un plan d’économie baptisé « Mimosa ». Ces économies sont nécessaires pour répondre aux conséquences de la crise sur notre capacité à produire et sur la baisse de la consommation qui nous ont obligés à revoir notre objectif d’excédent brut pour 2020 comme pour 2021 ».

Une dette de 50 milliards d’euros accentuée par la crise sanitaire

EDF n’en est pas à son coup d’essai quant aux cures d’austérité.En 2016, au moment de sa recapitalisation par l’État, l’entreprise s’était déjà engagée à faire des économies d’un milliard par an et à la cessation de 10 milliards d’actifs.

Pendant le confinement, la fermeture d’un large panel de l’économie française a provoqué une chute de la consommation de 20% et une baisse du chiffre d’affaire de 250 millions d’euros sur le premier semestre. Dans le même temps, l’ensemble des opérations de maintenance sur les calendriers nucléaires ont du être décalées. L’entreprise estime que sa production énergétique nucléaire sera en conséquence en forte baisse en 2020, autour de 315 terrawattheures (TWh), contre 393 TWh en 2018.

Déjà en situation critique avant la crise sanitaire, puisqu’en 2019 le groupe était déjà endetté de 41 milliards d’euros, le groupe estime que d’ici 2022 la dette pourrait atteindre les 50 milliards d’euros et ce alors que depuis deux ans EDF perd 100 000 clients par mois.

Divers scénarios à l’étude : les travailleurs doivent se préparer à des attaques

Selon le Monde, le groupe : « étudie plusieurs possibilités : des cessions d’actifs importants, un gel des embauches et des investissements, tout en cherchant des réductions budgétaires à tous les étages ». Les contours de ce futur plan d’économies restent pour l’heure extrêmement flous et les travailleurs du groupe doivent se préparer à des possibles attaques.

De nouvelles cessions d’actifs seraient à l’étude selon Le Monde. Une décision qui poursuivrait le processus de privatisation d’EDF et qui se ferait alors dans la continuité du plan Hercule, piloté par l’Elysée en 2016, qui visait à diviser l’entreprise en deux entités. Une partie« bleue » renationalisée réunirait « le nucléaire, les actifs hydrauliques et le transport d’électricité (RTE) » tandis qu’une partie « verte » avancerait dans la privatisation avec une ouverture plus grande de son capital et regrouperait « les énergies renouvelables (éolien et solaire), le commerce, le réseau de distribution Enedis et les services à l’énergie Dalkia ». Pour mémoire, EDF est passée en 2004 du statut d’entreprise publique à celui de société anonyme dont l’État est actionnaire majoritaire à 83,7%. Depuis, ce sont 5 000 postes qui ont été supprimés, tandis que les tarifs de l’électricité ont augmenté de 35% et alors même que le service s’est dégradé et que les inégalités face à l’énergie se sont accentuées. De plus, derrière la privatisation se cache une logique de destruction des conquêtes ouvrières, telles que le statut des électriciens et gaziers au profit d’une dégradation de l’emploi.

Mais alors que le groupe a déjà engagé entre 2015 et 2019 plus d’1,2 milliards d’économies et achevé un plan de cession d’actifs d’environ 10 milliards d’euros, un nouvel effort de 3 milliards serait très inquiétant selon un syndicaliste : « D’autant qu’on n’a plus grand-chose à vendre qui ne soit pas stratégique ». Les travailleurs doivent donc se préparer à de potentielles attaques, cette fois plus directes, et à de potentielles suppressions de postes.

Face à ces potentielles attaques il s’agira de lutte, le cas échéant, pour l’interdiction des licenciements et/ou des baisses de salaire, car les travailleurs n’ont pas à être une variable d’ajustement. L’électricité, le gaz, le chauffage, etc, doivent plus que jamais retourner dans le domaine public et sortir des règles de concurrence et d’endettement, qui font à chaque fois un peu plus pénétrer la logique de rentabilité au détriment des besoins effectifs en terme de service public. Pour les travailleurs, il conviendra une nouvelle fois de lutter contre ces probables nouvelles attaques, afin d’enfin mettre un stop aux politiques néo-libérales de destruction du service public.

 

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les salarié-es de HOP, dont le groupe Air France est le principal actionnaire, ont décidé de se mobiliser face à l'annonce de suppression de 49 emplois. Ils seront en grève ce vendredi 10 juillet à partir de 9h00 à l'occasion de la venue de la direction sur le site de maintenance de Clermont-Ferrand.

Une conférence de presse est conviée aux alentours de 10H00 et un casse-croûte sera proposé en attendant l'arrivée de la direction de HOP. Tout renforcement interprofessionnel sera le bienvenue pour soutenir nos camarades qui ne veulent pas voir leurs emplois et leurs activités disparaître alors que 7 milliards d'euros ont été mis sur la table par "l'ancien" gouvernement Macron. L'Etat est une fois de plus complice d'une casse sociale organisée sous couvert d'arguments écologiques.

Soyons nombreuses et nombreux aux côtés des salarié-es de HOP ce vendredi ! Lire le tract en pièce jointe.

 

Fraternellement,

 

Pour l'UD Cgt 63

Ghislain Dugourd, secrétaire général

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PARIS, LE 14 JUILLET à la BASTILLE 14 heures !

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NON à l'impôt " dette de la sécu ", NON à l'impôt COVID !
NON à l'impôt " dette de la sécu ", NON à l'impôt COVID !

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Coronavirus. Le rapport des pompiers

 

qui accable le gouvernement

 

Dans un rapport corrosif destiné au Ministère de l’intérieur, la Fédération nationale des sapeurs pompiers de France (FNSPF) incrimine la gestion calamiteuse de la crise par le gouvernement.

 

« Gestion comptable et financière »

Une charge contre le ministère de la santé et sa « gestion comptable et financière du système de santé »

 

Ce rapport pointe tout particulièrement du doigt le rôle des agences régionales de santé « qui n’ont pas l’habitude de gérer des situations de crise. Rien dans leur organisation et leur culture ne les prédisposaient à assurer ce rôle ». Pour les auteurs du rapport cela tient au rôle dévolu aux ARS : « Elles ont répondu à ce pour quoi elles avaient été conçues : une administration de gestion comptable et financière du système de santé, mais aucunement préparée à la gestion des situations d’urgence ».

Cette critique des instances chargées de la santé publique ne sauraient se comprendre sans prendre en compte leur rôle dans les politiques de destruction de l’hôpital public. Courroie de transmission des volontés ministérielles, leur objectif est davantage d’adapter l’hôpital a l’austérité imposée par les politiques que l’organisation d’un système de santé capable d’accueillir dignement les patients. Cette état de fait explique pour une part importante la mobilisation continue depuis plus d’un an des travailleuses et travailleurs de la santé.

 

Une gestion de la crise au service de la communication gouvernementale

 

Une autre critique formulée par la FNSPF à propos des agences régionales de santé est qu’elles « ont semblé accaparées par la gestion du nombre de places en réanimation hospitalière et par les remontées statistiques ». Pour les auteurs du rapport, faire remonter au gouvernement des chiffres permettant de communiquer était donc la priorité de ceux sensé mener « la guerre » contre le Covid-19, proclamée avec un air pourtant si martial par Emmanuel Macron. Cette priorité donnée à la communication de crise plutôt qu’à sa gestion apparaît également lorsque les auteurs du rapport écrivent que les très médiatiques évacuations de patients en TGV médicalisés ou en hélicoptère, présentées comme servant à désengorger les hôpitaux, étaient de « pures opérations de communication » et une « véritable esbroufe ». S’il est certain qu’il a manqué cruellement de lits d’hôpitaux pendant cette crise, résultat des politiques néolibérales des dernières années, faire mine de pallier à ce problème structurel par quelques trajets en train ou en hélicoptère relève en effet de la provocation.

 

La question du sous-emploi des pompiers après une année de mobilisation de la profession

 

Ce rapport s’inscrit dans le contexte d’une année marquée par la grève des pompiers et la participation remarquée de soldats du feu aux manifestations contre la réforme des retraites. Les tensions entre les pompiers et leur hiérarchie (ils dépendent du Ministère de l’Intérieur) ainsi qu’avec le Ministre de la santé ne date pas d’hier et concernait déjà la gestion des appelles d’urgence, le secours au malades et le transport. La crise n’a fait qu’accentuer l’acuité de ces débats, en mettant en lumière les manquements d’un système de santé public rendu exsangue par une gestion comptable et destructrice.

Pour le FNSPF la non intégration des pompiers et des institutions locales au dispositif mis en place par le ministère de la santé a compliqué l’organisation des services de secours sur le terrain. Le rapport pointe comme conséquence un oubli des EHPAD. Alors même que depuis des années les personnels de ces établissements dénoncent le manque de moyens humains et matériels pour mener à bien leur mission d’accompagner décemment la fin de vie. Face au Covid ces établissements ont dû faire face à un véritable abandon et à une mortalité élevée chez nos aînés. Le rapport parle ainsi de « l’oubli des Ehpad, laissant seules les collectivités territoriales face aux décès en nombre de nos aînés ».

Dans son rapport la FNSPF dénonce également « la décision du gouvernement d’orienter vers le 15 les appels des citoyens connaissant un doute sur leur état de santé a eu pour conséquences immédiates de saturer la réception et la régulation des appels ». D’après les auteurs du rapport le temps d’attente avoisinait les quarante minutes dans certaines régions. Et ce problème de saturation du 15 n’a pas impacté que les victimes du COVID puisque la FNSPF s’indigne que « des requérants non-Covid en situation d’urgence vitale n’ont jamais eu de réponse et sont morts dans l’indifférence générale. Un vrai scandale ! »

Alors que depuis l’épidémie de Coronavirus les plaintes contre l’exécutif pour mise en danger de la vie d’autrui et homicide involontaire se sont multipliées et que la potentialité d’une deuxième vague est de plus plus en plus crédible, ce rapport est une nouvelle preuve de la mauvaise gestion de la crise de Covid-19 par le gouvernement.

Et tandis que la pandémie continue de se propager et que se développe une crise économique sans précédent qui viendra frapper les mêmes secteurs en première ligne, la critique acide des pompiers à l’égard du gouvernement est un nouvel appui pour faire payer au gouvernement la responsabilité de cette crise multidimensionnelle.

 

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Après avoir supprimé près de 16000 postes à échelle internationale, le géant motoriste tente un accord de transformation d'activité sur les près de 45 000 emplois qu'il représente en France. Derrière cet accord, c'est une attaque contre ces travailleurs qui consiste à préparer une baisse importante des salaires en passant par un chômage partiel à long terme partiellement compensé par l'Etat. Une nouvelle offensive contre les conditions de travail.

 

Safran veut imposer un « accord » « transformation activité » pour baisser les salaires

Crédits photos : CGT Safran Buchelay

 

Un Accord de “Transformation d’Activité” qui cherche à entériner le chômage partiel et les baisses de salaires

 

Pas besoin de revenir sur l’ensemble de la crise économique actuelle poussée en avant par la crise sanitaire pour voir l’impact de celle-ci sur le secteur aéronautique. Avec des annonces de suppressions de près de 15 000 emplois par Airbus dans le monde, une multiplication des accords de performance collective dans les différentes entreprises sous-traitantes et des PSE dans les cas les plus graves, on voit d’ores et déjà la volonté du patronat de faire très vite payer les conséquences de la crise aux salariés. C’est notamment le cas de Safran, qui depuis le début de la crise sanitaire en mars cherche à élaborer un accord de transformation de l’activité avec la complicité de certaines des sections syndicales présentes au sein de l’entreprise, avec pour objectif de le faire signer ce 8 juillet à Paris.

Tout d’abord, l’accord aurait pour objectif le passage sous mesure de chômage partiel de près de 6000 salariés et ce à longue durée et jusqu’à 2022, sous couvert d’éviter un scénario catastrophe de suppressions massives d’emploi. Il fait effet d’une véritable bombe austéritaire quand on s’intéresse de plus près à ces conséquences sur les salariés. Tout d’abord une baisse salariale, lié au chômage partiel qui sera lui compensée par l’Etat.

Cet « accord » de chômage partiel (qui implique notamment la perte du 13ème mois) dont on voit déjà des conséquences importantes à l’échelle du pays pour tous les salariés qui y perdent une ponction de leur salaire de base se voit en plus mis “sous condition” quand il s’agit de le récupérer à long terme. En effet, ce n’est qu’en fonction de l’amélioration de “certains indicateurs” que les salariés devraient pouvoir récupérer le salaire perdu. Une injonction à la performance et à la hausse des cadences pour ceux qui continueront à travailler volontairement tout en se voyant rémunéré au 4/5 voire au 3/5ème de son salaire pendant toute la prochaine période. En gros “travailler plus pour toucher autant qu’avant” ou comme le disaient les salariés de Derichebourg “quand on te prend la main c’est généralement pour te prendre le bras”. L’accord passera donc par un ensemble de mécanisme de suppressions d’emplois et d’incitations aux départs à la retraite, ainsi qu’un plan de “mobilité ou détachements” pour éviter un choc trop direct avec les salariés, mais il n’est en aucun cas une garantie d’une sauvegarde des emplois.

C’est un véritable chantage à l’emploi qui est mis en place pour assurer la signature de l’accord et éviter des relents de combativité de la part des salariés. Alors que plusieurs organisations syndicales comme la CFE CGC ou la CFDT (qui ensemble représentent la majorité syndicale au sein de l’entreprise) se gaussent de revendiquer l’entreprise comme un “protecteur de l’emploi”, ils cachent ouvertement que plus de 4000 postes d’intérimaires ont déjà été supprimés au sein de l’entreprise depuis début mars et que cet accord n’est en aucun cas une garantie d’une non perte d’emploi à plus long terme ou de la non-mise en place d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi, comme nous l’ont déjà enseigné les leçons des licenciements des GoodYear ou encore des Continental après la crise de 2008.

 

Les sections syndicales FO, CFE-CGC et CFDT se sont prononcés pour la signature de l’accord au plus vite et ce dès le 8 juillet à Paris.

 

Les sections syndicales majoritaires comme la CFDT et la CFE CGC se sont donc décidés à une signature au plus vite de l’accord saluant la “méthodologie” de la brutalité patronale. La section syndicale FO quant à elle dit se “féliciter” de son propre rôle pour assurer que les baisses de salaires ne seront “pas trop importantes” pour les salariés, jouant de nouveau auprès des salariés les garants des plans patronaux et assurant leur mise en place. La section CGT quant à elle tergiverse, en expliquant ne pas “approuver la philosophie et les mesures contraignantes à venir” tout en ayant accepté, et ce depuis le début du mois de juin à se poser à la table des négociations pour obtenir des mesures minimales et éviter des attaques trop brutales. Une logique qui préfère négocier au lieu de proposer à l’ensemble des salariés de se préparer et s’organiser face à la guerre déclarée par le patronat dans le secteur aéronautique.

Au contraire, il semblerait plus que nécessaire face à ce genre d’attaques de s’atteler à reprendre l’exemple des Derichebourg à Toulouse et de préparer une bataille de front, qui exigerait 0 baisse de salaire et 0 licenciement des travailleurs de l’aéronautique.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

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