SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Les élections de représentativité syndicale dans les TPE, publiée ce vendredi par le ministère du travail, ont été marquées par une participation de 5,4 %, encore plus faible qu'en 2017. Si tous les syndicats ont perdu des voix, la CFTC est la grande perdante du scrutin.

 

La CGT reste en tête dans les TPE. La centrale de Philippe Martinez a terminé à la première place de la troisième édition de l'élection de représentativité syndicale dans les très petites entreprises qui s'est déroulée fin mars-début avril, selon les résultats diffusés par le ministère du travail vendredi. Avec 26,3 % des voix, elle a progressé d'un peu plus d'un point par rapport au précédent rendez-vous, en janvier 2017 . Elle a donc creusé un peu l'écart en pourcentage avec la CFDT, à 16,5 %, bien que cette dernière progresse d'un point.

Mais c'est l'UNSA qui a cette fois encore créé la surprise. En 2017, elle avait fait un bond de 5 points, à plus de 12 %. Avec un score de 15,89 %, elle progresse à nouveau de 3,5 points. Cela lui permet de ravir la troisième place à Force ouvrière, bien que cette dernière progresse de près d'un point, à 13,8 %, et de s'approcher de la CFDT. La CFTC apparaît, à l'inverse, comme la grande perdante. A 5,9 %, elle arrive en effet loin derrière, accusant une baisse de 1,5 point, tandis que Solidaires obtient 4,27 % et la CFE-CGC 3,95 %.

TPE : la CGT reste en tête, l'UNSA talonne la CFDT

Cette photographie doit cependant être regardée avec prudence. L'épidémie de Covid faisait craindre une abstention encore plus massive que lors des précédents scrutins. Cela s'est vérifié. Fin 2012, le taux de participation avait à peine dépassé les 10 %. Début 2017, il n'avait même pas franchi la barre des 8 %. Cette fois-ci il n'a pas dépassé les 5,4%. «Le résultat est décevant comparé aux moyens dégagés et au vu de l'énergie déployée par les syndicats», commente la ministre du Travail. «Peut-être les salariés ne voient-ils pas suffisamment l'enjeu du scrutin bien qu'il ait un impact sur les discussions qui se mènent au niveau des branches et interprofessionnel», s'interroge Elisabeth Borne.

S'il s'est déclaré « satisfait que la CGT reste la première organisation syndicale et qu'elle progresse de plus de 1 % », le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, juge que « pour autant, on ne peut pas se satisfaire d'un tel taux de participation ». « Le gouvernement doit réfléchir parce qu'on les a souvent alertés, sur la mauvaise organisation, le report [du scrutin], les problèmes de transmission des éléments de vote. Il faut revoir le mode de scrutin parce que les salariés des TPE comme les autres ont le droit d'être représentés », a-t-il souligné.

265.000 votants

Pointant la légère progression de la CFDT vue « comme un encouragement à poursuivre dans la voie [d']un syndicalisme à l'écoute des travailleurs et proche de leurs préoccupations », sa secrétaire nationale en charge du dossier, Inès Minin, a, elle aussi, déploré la faiblesse du taux de participation qui « doit nous interroger collectivement », plaidant pour des instances représentatives des TPE « plus proches de leurs réalités de travail ».

«FO savait que cette élection ne serait pas représentative de la réalité de l'action syndicale quotidienne; c'est pourquoi, il nous apparaît nécessaire de s'interroger sur la pertinence de ce scrutin», a réagi la centrale dans un communiqué, ajoutant que la faible participation «doit aussi s'analyser, au-delà des difficultés techniques, comme l'expression de la grande fragilité dans laquelle ces salariés se trouvent, plus particulièrement depuis un peu plus d'un an». La CFTC a pour sa part estimé que «le taux de participation particulièrement faible et le nombre de voix exprimées rendent la lecture du scrutin bien difficile».

Sur un collège électoral de quelque 5 millions d'électeurs, seuls 265.000 salariés des TPE et employé(e) s à domicile ont effectivement voté. C'est 66.000 de moins qu'en 2017. L'UNSA est celle qui tire le mieux son épingle du jeu avec un léger gain de quelque 400 voix, ce qui la place à 1.500 suffrages seulement de la CFDT. Ce que n'a pas manqué de souligner son secrétaire général, Laurent Escure.

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Pétition pour dire "Non à la cessation d'activité du site Knorr de Duppigheim".

Pour information, un lien vers la pétition pour dire "Non à la cessation d'activité du site Knorr de Duppigheim".

http://chng.it/5Zg2jsXpyL

Merci de signer et diffuser en masse.

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Autre réflexion à partir de ce qui se passe aux etats-Unis, chez Amazon et qui revêt un intérêt pour les travailleurs du onde entier dans ce monde globalisé, dominé par les multinationales.

Le Comportement de Jeff BEZOS et des dirigeants de la firme indique bien la conscience qu'ils ont de l'enjeu.

Leur premier refoulement de l'exigence de s'organiser syndicalement peut être mis en échec pour peu que les travailleurs ne renoncent pas !

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SOURCE : Le Grand Soir

 

Par le correspondant socialiste

Les chauffeurs-livreurs d’Amazon et les employés des entrepôts sont régulièrement réduits à uriner dans des bouteilles – et à déféquer dans des sacs – pour ne pas avoir à faire une pause aux toilettes. C’est le seul moyen pour eux de s’en tenir aux horaires de travail pénibles d’Amazon, qui s’accélèrent constamment.

74% des travailleurs d’Amazon évitent d’utiliser les toilettes de peur de rater leurs objectifs, selon une enquête de la plateforme de campagne en ligne Organize : « Je ne bois pas d’eau parce que je n’ai pas le temps d’aller aux toilettes », a déclaré une personne interrogée. Enquête.

Les employés des entrepôts d’Amazon aux États-Unis bénéficient de pauses quotidiennes minimales – deux pauses payées de 15 minutes par jour de 10 heures et une pause non rémunérée de 30 minutes. Même ceux-ci sont érodés par les longues distances que les travailleurs doivent parcourir pour se rendre à l’aire de repos. Les travailleurs sont obligés de se tenir au courant grâce au système de suivi électronique des heures de repos qui mesure leur rythme à la seconde. Le nombre d’articles à traiter est passé de 100 articles par heure à 300 à 400 articles par heure depuis l’introduction des robots qui parcourent les allées et amènent les articles aux postes de travail.

Surveillance constante, blessure et maladie mentale

La vitesse effrénée signifie que les travailleurs subissent fréquemment des blessures. Si cela se produit, ils sont souvent licenciés sans compensation.

Il y a une surveillance constante sur le lieu de travail. Les lunettes de soleil et les sweats à capuche sont interdits au cas où ils masqueraient le visage du travailleur. Les téléphones portables sont également interdits de peur qu’ils n’enregistrent ce qui se passe. La sécurité est stricte ; les travailleurs sont fouillés à l’entrée et à la sortie, selon le journaliste James Bloodworth qui a travaillé anonymement pour Amazon pour rédiger un livre Hired : Six Month Undercover in Low-Wage Britain.

Aujourd’hui, 75 000 chauffeurs-livreurs aux États-Unis sont contraints de signer un formulaire de consentement pour permettre que leurs données biométriques soient utilisées pour surveiller leur travail – ou d’être renvoyés s’ils refusent.

Pas étonnant que 55% des travailleurs déclarent avoir souffert de dépression depuis qu’ils travaillaient pour Amazon.

Le directeur d’Amazon, Dave Clark, a déclaré sur Amazon News, le journal officiel de la société : « Vous ne croyez pas vraiment au truc pipi dans les bouteilles, n’est-ce pas ? Si c’était vrai, personne ne travaillerait pour nous ».

Menées anti-syndicales, mensonges et pratiques de travail dickensiennes

Depuis le démenti de Clark, des preuves ont obligé l’entreprise à admettre que les travailleurs doivent effectivement utiliser des bouteilles et des sacs. Une note interne divulguée publiée par l’Intercept a montré que l’entreprise savait depuis le début, avec de nombreuses communications à ce sujet : « C’est la troisième fois au cours des deux derniers mois que les sacs ont été retournés à la gare avec de la merde à l’intérieur... Les DA [les associés du chauffeur] ne peuvent pas , ne doivent pas, renvoyer les sacs à la gare avec de la merde à l’intérieur. » Depuis, Amazon a dû s’excuser pour son refus antérieur et a promis d’améliorer les conditions de travail, affirmant qu’il fournissait un environnement « inclusif ».

Pourtant, cette inclusivité ne s’étend pas aux membres du syndicat. Aucun des 950 000 employés d’Amazon aux États-Unis n’est syndiqué et l’entreprise a farouchement résisté à toutes les tentatives de syndicalisation.

Depuis que Chris Smalls a commencé à faire campagne contre la protection laxiste contre le COVID d’Amazon et a été limogé pour avoir dirigé une grève à New York l’année dernière, 6 000 travailleurs de Bessemer, en Alabama, ont tenté de former un syndicat.

Mais leurs efforts se sont soldés par une campagne antisyndicale agressive. Des réunions régulières dirigées par la direction ont donné force aux mensonges de l’entreprise, disant aux travailleurs, par exemple, que la syndicalisation signifierait une cotisation obligatoire de 500 $ par an pour tous les employés, qu’ils soient syndiqués ou non. L’entreprise a également envoyé des textos et des courriels aux travailleurs plusieurs fois par jour avec des messages tels que : « Le syndicat ne peut rien vous promettre » ; "Ne laissez pas des éléments étrangers à l’entreprise diviser notre équipe gagnante !" Amazon a même fait changer l’heure des feux de signalisation locaux pour empêcher les travailleurs pro-syndicaux d’approcher les autres dans leur voiture. La direction a également menacé de fermer l’entrepôt.

Espions d’entreprise, espionnage et intimidation, mais le syndicalisme se développe

Pendant ce temps, des offres d’emploi pour des « analystes du renseignement » – espionnage des organisateurs syndicaux – sont apparues. Une annonce disait : "Les analystes doivent être capables d’engager et d’informer ... les parties prenantes sur des sujets sensibles qui sont hautement confidentiels, y compris les menaces de syndicalisation contre l’entreprise." Il recherchait des candidats ayant une expérience antérieure dans la communauté du renseignement, l’armée ou la police.

Les annonces ont été rapidement supprimées après une publicité négative. Pourtant, l’espionnage antisyndical se poursuit – y compris la surveillance des groupes Facebook fermés des travailleurs – en particulier ceux des chauffeurs « qui planifient toute grève ou manifestation contre Amazon ». Les rapports de la société incluent les noms complets et les publications des chauffeurs à travers les États-Unis.

Malgré cette intimidation, l’organisation syndicale s’est développée. Le syndicat RWDSU (Retail, Wholesale and Department Store Union) (vente au détail, vente en gros, grands magasins) qui a été actif dans la campagne de syndicalisation de l’Alabama, a recruté 2 000 membres à Bessemer. Il a également forcé un scrutin sur la reconnaissance syndicale à cet endroit.

La semaine dernière, malgré une campagne très bien soutenue par le syndicat, le harcèlement et l’intimidation d’Amazon l’ont emporté. Il a contesté plus de 500 suffrages qui, selon la société, n’étaient pas recevables et a menti aux travailleurs sur la date limite du scrutin afin qu’ils votent tôt, avant que les organisateurs syndicaux n’aient eu le temps de les joindre.

La professeure Rebecca Givan de l’Université Rutgers a expliqué : « Les employeurs ont un énorme avantage dans ces situations. Ils disposent de sommes d’argent pratiquement sans limites et un accès presque total aux travailleurs pour les bombarder de messages d’anxiété et d’incertitude, ce dont nous voyons le résultat.

Mais ce n’est pas le fin mot de l’histoire. Le RWDSU conteste le résultat, accusant Amazon d’ingérence illégale. « Ils ont menti pour jouer contre le système », a déclaré le président de la RWDSU, Stuart Appelbaum, qui a également montré des lois du travail partiales ont inévitablement joué en faveur d’Amazon.

Une victoire à la Pyrrhus, au mieux

Appelbaum a déclaré : « Si Amazon considère cela comme une victoire, ils voudront peut-être la réévaluer parce qu’au mieux, c’est une victoire à la Pyrrhus. »

Depuis que le résultat a été rendu public, les travailleurs d’Amazon à Chicago se sont mis en grève contre le fait d’être contraints à des « mégacycles » de nuit de 11 heures. Le RWDSU a également reçu plus d’un millier de demandes de travailleurs d’Amazon à travers les États-Unis et a organisé des rassemblements en Alabama. La large couverture médiatique a rehaussé le profil de la campagne de syndicalisation aux États-Unis et dans le monde.

Si la main-d’œuvre à 80% noire de Bessemer n’a peut-être pas remporté une avancée cette fois-ci, leur campagne en faveur des syndicats marque néanmoins un progrès, à la fois en termes d’organisation des travailleurs et de lutte pour les droits civiques – rendant visible le lien entre les deux. Comme l’a dit Emmit Ashford, un travailleur pro-syndicat : « Les choses ne resteront plus les mêmes après cette étape. Ce n’est pas fini. Ce n’est qu’une question de temps avant que les choses changent.

Un vote « oui » aurait contrecarré une longue tendance à la baisse des effectifs des syndicats du secteur privé aux États-Unis depuis les années 1960. Le résultat « non » montre qu’il y a des leçons à tirer.

Apprendre des leçons à travers le cartel mondial d’Amazon

Selon les organisateurs syndicaux chevronnés Rand Wilson et Peter Olney (Portside, 10 avril), les syndicats doivent unir leurs forces pour défier un adversaire aussi puissant qu’Amazon, ce qui signifie que les syndicats de la logistique et les syndicats des transports tels que les Teamsters doivent travailler ensemble. Une coopération plus étroite est également nécessaire entre les syndicats et les réseaux informels des comités de travailleurs d’Amazon comme Amazonians United, et avec des groupes tels que la Southern Workers Assembly, fondée il y a dix ans par les syndicalistes et les organisateurs des Black Workers for Justice. Troisièmement, il est vital de faire campagne contre les lois anti-travailleurs, y compris de contester les lois sur le « droit au travail » qui sont particulièrement répandues dans le Sud. Enfin, la portée mondiale d’Amazon signifie que les syndicats doivent travailler dans tous les pays pour empêcher une stratégie internationale du coup de massue de la part de l’entreprise.

Il y a des signes que les travailleurs d’Amazon en Europe ont commencé à bouger. En France l’année dernière, les travailleurs ont protesté contre les problèmes de santé et de sécurité pendant la pandémie ; une syndicalisation partielle là-bas, en vertu de lois du travail moins draconiennes, a conduit à une légère augmentation des salaires.
En mars de cette année, les travailleurs italiens d’Amazon se sont mis en grève pour de meilleures conditions, leur toute première action contre l’entreprise. Cela a été suivi une semaine plus tard par les travailleurs allemands d’Amazon qui ont arrêté de travailler à Pâques. Le syndicat allemand Verdi réclame une augmentation de salaire de 4,5%. Les travailleurs en Espagne et en Pologne ont également mené des actions.

En Inde, des grèves des livreurs sont prévues dans les villes de Hyderabad, Bengaluru, Pune et Delhi.

Au Royaume-Uni, où Amazon emploie 40 000 personnes, Unite a lancé une ligne d’alerte pour les travailleurs, à commencer par Bolton et Exeter, dans le cadre de sa campagne « Action contre Amazon » pour un « nouvel accord », y compris le droit de se syndiquer.

Sharon Graham, de Unite, a déclaré : « Amazon attaque toutes les tentatives des travailleurs pour parler d’une seule voix ... Il est grand temps qu’Amazon donne aux travailleurs le droit de faire partie d’un syndicat et de le faire sans ingérence, intimidation et intimidation. »

Le GMB fait également campagne pour la syndicalisation dans les locaux d’Amazon à Rugeley près de Birmingham et dans l’entrepôt d’Amazon à Coventry.

Amazon et Bezos : l’emblème d’un capitalisme sans entraves

Le Covid a accéléré tous les procédés du capitalisme moderne, concentrant le pouvoir et la richesse dans les plus grandes entreprises, en particulier les géants de la technologie et du commerce électronique. La richesse du patron d’Amazon, Jeff Bezos, a augmenté de 70 milliards de dollars pendant la pandémie et s’élève maintenant à 184 milliards de dollars, ce qui en fait l’homme le plus riche du monde, selon le Billionaire’s Index de Bloomberg. Bernie Sanders, qui a soutenu la campagne de l’Alabama, a qualifié Bezos d’emblème du « capitalisme sans entraves ».

Contre un tel pouvoir, le progrès ne sera ni facile ni direct. Néanmoins, comme l’a dit Marcus Courtney, un organisateur qui avait tenté une précédente campagne de syndicalisation au centre d’appels d’Amazon à Seattle en 2000 : « La conversation a vraiment été ouverte cette fois. Amazon a essayé de trouver un moyen d’étouffer cela. Il essaie de dire aux autres entrepôts, regardez ce qui est arrivé aux travailleurs ici, cela vous pourrait vous arriver aussi. Mais je pense qu’il sera très difficile de l’arrêter maintenant. » (Daily Telegraph, 11 avril).

"L’effort de RWDSU à Bessemer était inattendu », ont déclaré Wilson et Olney, soulignant le fait que même son syndicat parent, les Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce, n’était pas, jusqu’à la fin de l’année dernière, au courant de la campagne de syndicalisation.

Comme l’a fait remarquer le Business Insider : « Le mouvement ouvrier aux États-Unis prend plus de vitesse qu’il ne l’a fait depuis des décennies » (10 avril). L’analyste financier Tom Forte a exprimé la crainte que cela a induit : « Il y a un risque réel qu’Amazon quitte la pandémie sans syndicat » (Forbes, 1er avril 2021).

C’est le genre de risque que nous aimons.

https://www.facebook.com/thesocialistcorrespondent/posts/1942558952560941

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Le gouvernement veut élargir le nombre de jours de vacances décidés par l’employeur

Alors que les précédentes ordonnances prises durant la crise sanitaire permettaient aux employeurs de décider des dates de congés de leurs salariés dans la limite de six jours, le gouvernement veut étendre cette disposition.

Et si vous passiez vos vacances au travail ?

N’espérez pas choisir vos dates de vacances cette année. Le gouvernement préfère en tout cas que votre employeur puisse le faire à votre place. Que vous ayez des enfants, des impératifs familiaux, ou tout simplement des préférences sur la manière dont vous comptez vous reposer durant la crise, rien n’y changera. En effet, le gouvernement compte étendre la possibilité donnée aux employeurs de choisir pour leurs salariés la date de leurs congés. Déjà, avec la « loi d’urgence » votée au printemps dernier, le gouvernement avait voté des ordonnances permettant aux employeurs de décider de la date des congés de leurs salariés, dans la limite de six jours sur les trente annuels, si un accord d’entreprise ou de branche le permettait.

Et alors que le gouvernement continue son discours triomphaliste sur la sortie de crise, promettant un retour à la normale d’ici la fin de l’année scolaire, celui-ci continue de profiter de la crise sanitaire pour faire toujours plus de cadeaux au patronat. D’où ce projet, évoqué par la ministre du travail Elisabeth Borne en réunion avec les partenaires sociaux lundi 12 avril dernier. Une « piste de travail » qui montre bien les impératifs du gouvernement : donner toujours plus de liberté aux entreprises au détriment de leurs salariés. C’est particulièrement le cas dans le secteur du tourisme ou de la restauration, ainsi que dans toutes les branches où les salariés n’ont, depuis plusieurs mois, pas d’autres options que le chômage partiel. Faute d’activité, ceux-ci n’ont donc pu poser leurs congés, et les entreprises du secteurs cherchent à disposer de leur main d’œuvre comme bon leur semble, dans l’espoir d’une reprise rapide de leur activité.

Dans la même veine, le gouvernement a aussi évoqué l’idée de poursuivre la facilitation des CDD pour les employeurs. Dans la même vague d’ordonnances sur le droit du travail, le gouvernement avait permis aux employeurs en juin 2020 de déroger à la limite de deux renouvellement de CDD en cas d’une convention d’entreprise. Cette disposition, initialement prévue jusqu’au 30 juin 2021, pourrait être étendue au-delà, continuant ainsi de faire peser une épée de Damoclès au dessus de la tête de tous les salariés en CDD, toujours dans la crainte de ne pas être renouvelé.

Pour justifier ces adaptations du Code du Travail, Elisabeth Borne cherche à faire croire qu’il ne s’agit de « mesure transitoires » pour accompagner la relance de l’économie. En réalité, toutes ces ordonnances, qui commencent à s’accumuler sur de très nombreux sujets, et sur lesquelles l’Assemblée Nationale n’a même pas été consultée, pourrait facilement se retrouver dans le droit commun dans les années à venir. A l’instar de l’état d’urgence mis en place en 2015 qui fait maintenant partie du droit commun, ces lois prises administrativement au nom de « l’urgence sanitaire » pourrait bien finir dans les prochains mois dans le Code du Travail, sous la pression du patronat argumentant sur les difficultés économiques auxquelles ils font face.

Une fois de plus, entre les intérêts du patronat et les intérêts des « héros de la première et deuxième ligne » dont il chantait les louanges il y a quelques mois, le gouvernement a tranché. Après la mise en place des décrets d’application concernant la réforme de l’assurance chômage, qui va exclure près d’un chômeur sur cinq de ses droits, Macron et Borne continuent de précariser les salariés, au nom de la relance économique. Et face à cela, force est de constater que les directions des syndicats sont plus que silencieux. S’ils se disent bien « opposés » à de telles réformes, on ne voit guère de plan de contre-attaque se dessiner à la CGT, à Force Ouvrière ou à la FSU. Le mutisme actuel des directions syndicales, qui rechignent à appeler le monde du travail à s’opposer à la destruction à grande vitesse du Code du travail montre une fois de plus que si, comme l’a dit Pierre-Jean Chalençon, « la lutte des classes revient en 2021  », pour l’instant ce ne sont pas Yves Verrier ou Philippe Martinez qui l’animent.

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Pfizer augmente de 25% le prix de son vaccin : il faut en finir avec les brevets et les laboratoires privés !

Le vaccin Pfizer-BioNTech devrait voir son prix augmenter : déjà passé de 12€ à 15,50€, la dose pourrait bientôt valoir jusqu’à 20€. Une flambée des coûts qui montre comment les grandes entreprises n’ont aucune gêne à spéculer et s’enrichir sur la crise sanitaire.

Crise sanitaire

Crédits photo : AFP

« Le prix de Pfizer était de 12 euros, puis a augmenté à 15,5 euros. Désormais, pour 2022 et 2023, les contrats de l’Union européenne sont en cours de signature pour 900 millions de vaccins, mais déjà au prix de 19,5 euros. ». Dans de récentes déclarations, le premier ministre Bulgare Boyko Borissov a révélé une situation scandaleuse : Pfizer continue de profiter de la crise sanitaire et n’hésite pas à augmenter ses prix.

Une décision qui survient alors que les profits du laboratoire devraient déjà atteindre les 15 milliards pour l’année 2021, pour la vente de son vaccin à ARN messager. Des profits colossaux pour ce laboratoire, qui s’est fait une place de choix sur le marché, notamment grâce à des entourloupes, comme la baisse d’envoi de doses dès que cela lui était possible, mais aussi la mise en place de contrats et de tarifs différenciés en fonction des pays acheteurs. Comme le rappelle le journal Le Progrès, la Secrétaire d’État belge au Budget, Eva de Bleeker, avait publié un tableau en automne dernier, révélant que le vaccin Pfizer était déjà le plus cher du marché.

 

« Si vous regardez comment la demande actuelle et les prix actuels sont déterminés, il est clair qu’ils ne sont pas déterminés par ce que j’appellerais les conditions normales du marché : ils sont déterminés par la situation de pandémie dans laquelle nous nous trouvons et par les besoins des gouvernements de se procurer des doses auprès de divers fournisseurs de vaccins » avait déclaré le directeur financier de Pfizer, Franck d’Amelio, mi-mars pour justifier les premières hausses de prix. Une remarque cynique alors que nous sommes en pleine pénurie de vaccin et que la résolution de la pandémie repose sur eux, mais qui traduit très bien la logique derrière cette augmentation.

Une fois de plus la possibilité pour des multinationales de s’enrichir et de spéculer sur la crise sanitaire révèle l’irrationalité de la gestion capitaliste de la pandémie. Alors qu’il s’agit de notre santé, les laboratoires privés n’hésitent pas à user de tous les moyens pour maximiser leurs gains. En vérité, cette augmentation du prix de la dose de 25% du vaccin le plus fiable est permise par une gestion privée de la santé, avec des entreprises qui possèdent des brevets sur les vaccins et se servent de la pénurie et de la forte demande pour augmenter leurs prix.

Dans ce cadre, il est urgent d’en finir avec la propriété privée sur le savoir scientifique et d’imposer la socialisation de l’ensemble des grandes entreprises pharmaceutiques sous contrôle des travailleurs. C’est le seul moyen pour que les avancées scientifiques et technologiques servent au besoin du plus grand nombre et pas au profit de quelques-uns. Mais aussi d’en finir avec la marchandisation de notre santé, défavorisant, encore une fois les populations les plus pauvres.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Le principal syndicat de Canal+, « +Libres » a dénoncé, en début de semaine, à travers un communiqué les menaces et sanctions diverses prises par le groupe télévisés. Celles-ci surviennent après les révélations publiées par le site LesJours.fr portant sur la censure éhontée du documentaire "Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste" par Canal+. Le coréalisateur du documentaire, Guillaume Priou, serait concerné.

Répression à Canal + : des salariés menacés de licenciement après les affaires Ménès et Thoen

rédits photo : Reuters

Dans le courant du mois dernier, [des « fuites » non diffusées du documentaire de Marie Portolano dénonçant les comportements sexistes dans le milieu du journalisme sportif ont été révélées au grand public par le site LesJours.fr.→https://www.revolutionpermanente.fr/Canal-censure-et-donne-une-tribune-a-Menes-mais-Schiappa-defend-la-chaine]. Cette coupe au montage final, servait à couvrir les justifications scandaleuses du chroniqueur vedette de la chaîne Pierre Ménès sur ses nombreux débordements (bien souvent filmés). La diffusion de ces passages ont donnés lieu à une série de convocations d’employés de la part de la direction de Canal+.

Le plus gros syndicat journalistique de la chaîne, « +Libres », a dénoncé à travers un communiqué, plus tôt cette semaine des « intimidations » diverses, et notamment des représailles mises en place contre Guillaume Priou, le co-réalisateur du documentaire. Selon les informations de l’Equipe, ce sont aussi cinq salariés, « tous signataires déclarés de la pétition de soutien à Sébastien Thoen en décembre dernier », seraient concernés par des convocations pour des entretiens préalable à de possibles licenciements.

Comme l’explique le communiqué, ces entretiens adviendraient suite à « la signature par les salariés concernés, du communiqué de soutien à Sébastien Thoen  ». Pour rappel, en novembre dernier l’humoriste Sébastien Thoenhttps://www.lequipe.fr/Medias/Actualites/Sebastien-thoen-vire-de-canal-a-la-suite-d-un-sketch-sur-l-heure-des-pros-de-cnews/1199145], chroniqueur dans Canal Sports Club, avait été licencié, pour avoir parodié le journaliste Pascal Praud de la chaîne CNEWS, qui à l’image de Canal+, fait partie du groupe Bolloré. « Nous imaginons qu’elles ont également un lien avec “les fuites” d’extraits non diffusés du documentaire ‘Je ne suis pas une salope, je suis journaliste’, dans la mesure où certains salariés font partie du service des documentaires de la rédaction des sports. » ajoute le communiqué. En effet, c’est aussi le co-réalisateur du documentaire attaquant notamment Pierre Ménès serait visé.

Ces méthodes de répression ne sont pas nouvelles, et sont tristement symptomatiques de la vision toute particulière de la liberté d’expression que se fait le dirigeant de la multinationale. Après Thoen, il s’agit pour lui de menacer tous ceux qui ont pu le soutenir, mais aussi de faire le ménage après l’affaire Pierre Ménès, et la libération de la parole qu’elle avait suscité.

Après l’affaire Ménès, les sanctions vont donc d’abord vers les réalisateurs du reportage de dénonciation, plutôt que vers ceux qui ont couvert l’affaire. La loi du silence imposée par ces chaînes télévisés est en réalité le signe d’un mal-être plus profond au sein de la sphère des grands médias français, où les consultants vedette sont absous de toutes fautes et peuvent agir en toute impunité, sachant qu’ils seront couverts ensuite par l’omerta régnant au sein de l’empire Bolloré, en dépit des salariés de la chaîne qui eux sont totalement méprisés et rabaissé par une direction voyou.

« Les victimes de ces sanctions injustifiées se voient le plus souvent proposer des indemnités en échange de leur silence », ajoute le communiqué de « Libre+ ». Il s’agit encore une fois de faire taire les accusations, via des règlements à l’amiable et « arrangements » en interne pour éviter d’ébranler les codes du système patriarcal dans le milieu de la télévision et éviter à tout prix les conséquences d’un #MeToo dans ce secteur.

Cette répression, cette volonté de couvrir les agissements lamentables d’une poignée de polémistes sans tenir compte du sentiment d’indignation général ne témoigne malheureusement que de l’infini dédain des dirigeants de ces groupes face au mouvement de libération de la parole amorcés ces dernières années, et dévoilent leur mépris pour toutes les victimes des violences sexuelles et sexistes.

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Algérie. Réprimés par la police, les grévistes de Numilog appellent à la grève générale à Béjaïa

Depuis le mois de juillet 2020, les travailleurs de Numilog à Béjaïa s’opposent à leur patron qui, après leur avoir refusé le droit syndical, pourtant garanti par la constitution, a décidé de licencier les 196 grévistes. Et ce malgré les 13 décisions de la justice en faveur de la création d’une section syndicale et leur réintégration. Face à la répression et à ce mépris, l’union syndicale locale appelle à la grève générale le 21 avril.

Hirak !

Un ouvrier en grève de Numilog a été gravement blessé par la police ce mercredi 14 janvier. Crédit photo : Facebook PST Bejaïa

Le 6 juillet 2020, à Béjaïa, les travailleurs de Numilog, filiale de l’entreprise agroalimentaire Cevital, se mettaient en grève, entamant un des plus longs conflits syndicaux de la région depuis quelques années. Si le mouvement est parti du refus de la direction de reconnaître la création d’une section syndicale ainsi que des mauvaises conditions de travail et de l’amélioration des salaires, le conflit a rapidement pris une tournure démocratique, et notamment contre la répression. En effet, en plus de refuser de reconnaître la section syndicale, la direction a refusé de recevoir les délégués syndicaux démocratiquement élus par les salariés et a d’abord licencié trois délégués syndicaux et poursuivi en justice trois autres travailleurs. Elle a par la suite décidé de licencier simplement tous les grévistes, au nombre de 196, et de réintégrer ceux qui dénonceraient leurs collègues et se démarqueraient du syndicat.

Face à ces méthodes de patron-voyou, les travailleurs de Numilog ont déposé plainte au tribunal de Béjaïa pour licenciement abusif. Au total, depuis le mois d’août, 13 verdicts ont été rendus par la justice, tous positifs pour les travailleurs, reconnaissant la légitimité de leur grève et demandant leur réintégration ainsi que le respect du droit syndical. Pourtant, la direction refuse d’appliquer ces décisions, montrant à quel point le patronat algérien est au-dessus des lois ainsi que le caractère autoritaire de la bourgeoisie algérienne.

Issad Rebrab, digne représentant de la bourgeoisie algérienne

À la tête de l’entreprise Cevital qui méprise les travailleurs de Numilog, Issad Rebrab, grand magnat de l’industrie algérienne, qui a fait sa fortune grâce à la bureaucratie d’État, en particulier pendant la décennie noire. Sa carrière d’expert-comptable lui a permis de tisser des liens avec le secteur de la métallurgie qui lui ont par la suite permis de bénéficier de contacts privilégiés avec des membres du gouvernement, notamment au ministère de l’industrie. Aujourd’hui, l’entreprise Cevital bénéficie d’un quasi-monopole sur les produits de grande consommation tels que le sucre et l’huile. Par ailleurs, Issad Rebrab a racheté le groupe d’électroménager français Fagor Brandt en 2014, en laissant 600 des 1800 salariés sur le carreau, sous l’œil bienveillant d’Emmanuel Macron, à l’époque ministre de l’économie.

Comme nous l’écrivions dans un précédent article, Macron et Rebrab « s’accordent sur le projet libéral qui veut privatiser le secteur public algérien et faire de l’Algérie une réserve de main d’œuvre à bas prix, au mépris des conditions de travail et de vie des algériens. La bourgeoisie incarnée par Issad Rebrab n’est rien d’autre que le cheval de Troie de l’impérialisme qui souhaite reconquérir les quelques espaces perdus lors de la guerre d’indépendance et que l’infitah ("l’ouverture", période de libéralisation post années 1980) n’a pas réussi à lui offrir. »

Face à la répression et au mépris de la direction, la solidarité ouvrière comme arme

Malgré les tentatives d’intimidation de la part de la direction et les menaces de licenciement, les travailleurs de Numilog n’ont pas cédé et ont tenu tout le long du conflit, et ce malgré la suspension des salaires. Grâce à leur détermination, à leur cohésion et à la gestion démocratique du mouvement, ainsi qu’au soutien de la population locale, les grévistes tiennent depuis juillet dernier, ponctuant le mouvement d’actions pour faire vivre le mouvement.

Le 30 mars, ils ont ainsi organisé un sit-in nocturne devant le palais de la justice de Béjaïa pour réclamer l’application des décisions judiciaires. Ce mercredi 14 avril, ils ont renouvelé cette action, organisant un rassemblement de solidarité devant le palais de justice. Là-bas, ils ont dû faire face à la répression : 6 travailleurs ont été interpellés, un travailleur a été gravement blessé par la police et risque de perdre son œil. Face à la répression et au refus de la direction de répondre à leurs revendications, l’union locale de l’UGTA (l’Union Générale des Travailleurs Algériens) a lancé un appel à la grève générale pour le 21 avril ainsi qu’à un rassemblement devant le siège de la justice puis à une marche dans la ville de Béjaïa.

La lutte des travailleurs de Numilog s’inscrit dans un contexte de montée des luttes sociales et des grèves ouvrières. Depuis le mois de septembre 2020, on assiste en effet à des grèves dans plusieurs secteurs, où les travailleurs ressentent et se battent contre les répercussions de la pandémie.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Et ne pas ajouter madame la marquise, parce que la France est en république, nom d'un chien et que les aristocrates n'existent plus. Bon, les élites républicaines logent dans des palais de l'Ancien régime et ils s'y plaisent bien. Mais à part ça, 100 000 morts banalisés par les médias aux ordres de la 5e puissance mondiale qui a un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. C'est dire...

 

Chaque jour que Macron fait en France, l'équivalent d'un Boeing explose avec des centaines de morts. Mais aucun mea culpa de l'ex-gérant d'une grande banque d'affaires, posé à l'Elysée par le capital et quelques autres, dont des ténors du Parti socialiste, faut-il le rappeler.

Toujours pas de mea culpa, alors que la barre des 6 000 êtres humains en soins critiques est en passe d'être franchie.

Ce mercredi, à la sortie du conseil des ministres, Gabriel Attal, porte-voix de l'Elysée avec rang de ministre, affirme: "évidemment qu’il y aura un temps d’hommage, de deuil pour les victimes de la Covid-19. Le président a déjà eu l’occasion d’en parler, dans les conseils de ministres."

Le député Mathieu Orphelin, ex EELV et vice-président à ce titre de la région Pays de Loire, devenu député macroniste en juin 2017, ripoliné chef d'un groupe Ecologie démocratie solidarités, souhaite une journée nationale d’hommage aux victimes de la Covid, le 14 juillet 2021 pour une première commémoration.

Cela tombe bien, son ex-collègue du parti godillot de l'Elysée, la députée Patricia Mirallès, a aussi déposé une proposition de loi en ce sens.

Que va donc dire Manu 1er pour ces 100 000 morts dont il n'est aucunement coupable, s'emballent les médias au service de l'argent-roi. Un hommage de notre sauveur suprême et puis, on oublie tout pour recommencer au nom du capital?

Stéphane Bancel, le pdg français de l'américain Moderna, vient de rentrer dans le classement des plus grandes fortunes gauloises, d'après le classement de Forbes, avec une cagnotte de 3,5 milliards d'euros!

Mon grand-père maternel me disait que si un jour la chasse aux cons était ouverte, il n'aurait jamais assez de cartouches. Il était ana sur les bords et il est mort depuis longtemps mon papé Andal Casas.

Ceci dit et aucunement à prendre pour une cible, l'affiche du candidat Macron à la présidentielle de 2017. Rien que pour apprécier où on en est depuis son élection...

Monsieur 100 000 morts, mais sur Macron.com, tout va très bien

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

SOURCE : L'Humanité

 

En lutte depuis mardi, les fonctionnaires du nettoyage de la capitale, épuisées, s’opposent à l’augmentation de leur temps de travail et exigent l’embauche des personnels précaires. Elles réclament aussi plus de reconnaissance de leur métier.

Alors que les fonctionnaires territoriaux sont en ébullition contre l’augmentation de leur temps de travail (lire notre édition du 16 mars), les agentes du nettoyage de la Ville de Paris se sont lancées dans un mouvement de grève reconductible depuis mardi pour exiger le maintien des 8 jours de congé qui risquent de disparaître, mais aussi pour demander l’embauche immédiate des personnels contractuels dits saisonniers.« Il y a des agentes qui sont en ASA (autorisation spéciale d’absence – NDLR) pour s’occuper de leurs enfants, d’autres qui partent en retraite, et qui ne sont jamais remplacées. Nous, on n’en peut plus, il faut embaucher »,résume Brigitte, 44 ans, dont vingt-deux passés à l’entretien de la Ville de Paris. Malgré son mi-temps thérapeutique lié à la tendinite qu’elle a développée à cause du travail, la fonctionnaire ne cesse de courir pour assumer la charge de travail de ses collègues non remplacées.« Il y a des vacataires qui sont là depuis dix ans ! On va les chercher trois ou six mois puis, après, on les jette »,s’indigne Djamila, 60 ans, qui travaille depuis 2001 pour la municipalité.

Un mouvement largement soutenu

Au front depuis le début de la crise sanitaire, ces agentes souffrent d’autant plus du manque de reconnaissance de leur employeur qu’elles se sont montrées indispensables.« Je suis diabétique, mais je travaille, même si j’ai peur d’attraper le Covid. Je ne me suis arrêtée que quand je me suis fait percuter par une ambulance en sortant du travail »,explique Djamila.« Certains ont reçu 250 euros de prime pour le Covid, mais pas tout le monde »,regrette Hayet, 56 ans. « Les agents n’arrivent même plus à poser leurs vacances »,alerte Brigitte.

Signe de l’ampleur de la détresse de ces fonctionnaires de la propreté, le malaise atteint jusqu’à leurs supérieurs de catégorie B.« Le mouvement des agentes est largement soutenu »,affirme un inspecteur du nettoyage qui préfère rester anonyme.« On a l’habitude d’être des travailleurs de l’ombre, de réaliser des tâches ingrates. Mais le traitement qui est réservé à ces travailleuses est insupportable. Il y a une véritable urgence à embaucher et à ce que la Ville s’intéresse à cette fonction primordiale qu’est le nettoyage »,précise-t-il.« La moyenne d’âge chez ces agentes, c’est 55 ans. Elles sont bousillées. On pourrait avoir des forces vives si la Ville décidait de pérenniser les contractuels saisonniers sur des statuts fonctionnaires. Mais on a l’impression qu’ils ont programmé de nous flinguer »,dénonce-t-il. Lui non plus n’a pas l’impression d’être reconnu à la hauteur de son investissement dans le service public.« Ce sont les inspecteurs qui ont établi les protocoles sanitaires pendant la crise. C’est nous qui gérons le personnel, mais aussi les commandes de produits, les enveloppes budgétaires »,précise le fonctionnaire.

La privatisation fait son nid

Car, dans l’ombre de l’abandon du service public de la propreté, la privatisation fait son nid.« De 1 200 agents à la régie du nettoyage en 2005, on est passé à moins de 400. Alors, certes, c’est en partie dû au fait qu’il y a eu une déprécarisation des travailleurs à temps partiel, qui ont été titularisés et passés à temps plein, mais la privatisation s’est aussi accélérée depuis une dizaine d’années »,explique le superviseur. L’entretien des bibliothèques, notamment, a été entièrement délégué à des sociétés prestataires. Le résultat :« Une chute de qualité et des salariés qui travaillent dans des conditions horribles »,estime l’inspecteur.

« Anne Hidalgo, qui se revendique de gauche et féministe, devrait s’intéresser au sort de ces femmes qui sont bien souvent dans des situations très difficiles »,pointe Tony Evezard, responsable du Supap-FSU. Aux côtés de la CGT et de FO, son syndicat soutient ce mouvement en réclamant l’embauche immédiate de 300 agents et de 15 inspecteurs, mais aussi une augmentation de la prime pénibilité de 200 euros par mois, la reconnaissance des inspecteurs comme agents de maîtrise et la remunicipalisation des activités privatisées. Les grévistes et les syndicats qui les accompagnent devraient être reçus aujourd’hui par la Mairie.

par  Loan Nguyen ,

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

C'est notre camarade Danielle de Clermont qui nous envoie cette info concernant ce qui se passe dans l'entreprise Aperam 

 

 

 

 

 

Aperam est un acteur mondial des aciers inoxydables, électriques et spéciaux, avec des clients dans plus de 40 pays. Aperam dispose de 2.5 millions de tonnes de capacités d’acier inoxydable et d’acier plat au Brésil et en Europe. C’est aussi la branche d’inox d’ArcelorMittal. Il est un leader des produits spécialisés à haute valeur ajoutée. Aperam dispose d’un réseau de distribution, de traitement et de services hautement intégré et d’une capacité unique à produire de l’acier inoxydable et des produits spéciaux à partir de biomasse à faible coût (charbon de bois au brésil grâce aux forêts d’eucalyptus). Son réseau industriel est réparti sur 6 sites de production situés au Brésil, en Belgique et en France. La société est organisée en trois principaux secteurs opérationnels : acier inoxydable et acier électrique, services et solutions et alliages et spécialités. Aperam s’est séparé d’Arcelor Mittal à partir de 2011, elle est cotée aux bourses d’Amsterdam, Paris et du Luxembourg.

site aperam isbergues

Les principales usines européennes d'Aperam sont situées en Belgique (Châtelet et Genk) et en France (Gueugnon, Isbergues et Imphy). Les installations européennes utilisent des fours électriques et recyclent des ferrailles d'inox grâce à notamment Recyco présent sur le site d’Isbergues. Les installations brésiliennes d'Aperam correspondent principalement à Acesita, qui a été privatisé par le gouvernement brésilien en 1992, acheté par Usinor en 1998, elle est devenue une filiale en propriété exclusive d'ArcelorMittal en 2007. Il y a 40,83% des actions d'Aperam qui sont détenues par la famille Mittal. L’inox est destiné à tout type d’utilisation : La société APERAM vend l’inox sous forme de bobine complète, ou à la découpe pour de grosse commande. 

Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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