SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : L'Humanité

 

En Ariège, un ex-cadre d’une société d’extraction minérale, victime de discrimination syndicale, a obtenu que son départ soit imputé aux torts exclusifs de son entreprise. Imerys s’acquittera de plus de 300 000 euros de dommages et intérêts.

C’est une décision assez rare pour être mise en lumière : le 22 janvier, la cour d’appel de Toulouse a reconnu que la démission d’un salarié consécutive à des faits de discrimination syndicale devait être requalifiée en rupture du contrat de travail aux torts exclusifs de l’employeur.

Une confirmation, et même un renforcement, du jugement de première instance rendu par le conseil de prud’hommes de Toulouse, fin 2018. À l’époque, le tribunal avait reconnu uniquement la violation du statut protecteur et pas la discrimination syndicale. L’entreprise de fabrication et de transformation de minéraux industriels qui l’employait devra s’acquitter de 303 000 euros de dommages et intérêts vis-à-vis de son ancien cadre.

« Du jour au lendemain, j’ai été traité comme un pestiféré »

 

Pendant dix ans, la carrière de Thierry s’était en effet déroulée sans accroc majeur. Responsable de gestion de production pour la société Talc de Luzenac (Ariège), puis gestionnaire de la chaîne d’approvisionnement pour Imerys, le groupe qui rachète son précédent employeur, le cadre semble donner satisfaction à sa hiérarchie. Jusqu’aux élections professionnelles de 2015, où Thierry devient élu au comité d’entreprise, délégué du personnel adjoint et mandaté par la CFE-CGC dans son entreprise.« J’ai été, du jour au lendemain, traité comme un pestiféré au travail : on chronométrait mes pauses-cigarettes ! Sans compter que j’ai perdu la quasi-intégralité de mes missions en quelques mois, alors que j’avais toujours obtenu d’excellents résultats »,explique-t-il.

Évincé des réunions de service, dépouillé de dossiers stratégiques, entravé dans la prise de ses congés, bloqué dans son évolution de carrière, lésé sur l’octroi de primes, le syndicaliste CFE-CGC se rend compte, en novembre 2015, qu’on l’a tout bonnement fait disparaître de l’organigramme de l’entreprise. Début 2016, en état anxio-dépressif, le cadre est placé en arrêt maladie avant de prendre acte de la rupture du contrat de travail en juin, dénonçant ces pratiques de discrimination syndicale à son encontre.« Le lien entre les mesures de rétorsion subies par (ce salarié) dans le cadre de l’exécution de son travail et la détention par lui de mandats électifs et syndicaux est établi par la concomitance entre la dégradation de ses conditions de travail et la suppression de son poste sans alternative sérieuse et la détention par lui de mandats électifs et d’un mandat syndical »,pointe la cour d’appel dans sa décision.

«J’espère que cette affaire pourra servir à d’autres »

« Il est impensable qu’un grand groupe comme Imerys se permette, en 2015, de traiter de cette manière un salarié au motif qu’il serait syndicaliste, traitement d’une telle violence que le salarié a dû démissionner de ses fonctions sans avoir ni travail ni indemnités de chômage »,souligne le conseil du salarié, maître Xavier Sauvignet, du cabinet Boussard-Verrecchia & Associés.

« J’espère que cette affaire pourra servir à d’autres qui, comme ce fut le cas pour moi, pâtissent au quotidien de leur engagement pour la communauté de travail »,insiste le salarié lésé, qui se dit soulagé d’avoir gagné en appel. Au vu des nombreuses menaces de sanctions ou de poursuites qui pèsent sur les syndicalistes à l’heure actuelle, ce genre de décision pourrait inciter les entreprises à user de plus de prudence vis-à-vis des salariés protégés.« La violation du statut protecteur est l’un des seuls cas où la justice impose des dommages et intérêts punitifs, pour dissuader les employeurs d’user de ces pratiques »,indique maître Sauvignet.

par  Loan Nguyen ,
 
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SOURCE : La CGT Infocom

 

JEUDI 4 FEVRIER, STOPPONS LES CORONA-PROFITEURS 


Les organisations CGT, FSU, Solidaires, Unef, UNL, MNL, FIDL appellent à une journée de grèves, manifestations et mobilisations pour la préservation et le développement de l’emploi et des services publics, contre la précarité.

Stoppons la valse des licenciements et revendiquons des solutions concrètes et immédiates, notamment :
 la suspension de tous les plans de suppressions d’emploi en cours ou survenus durant l’année 2020 ;
 la conditionnalité de toutes les aides publiques au maintien ou à la création d’emplois et leur contrôle ;
 la suppression des dividendes versés aux actionnaires des grands groupes pour l’année 2020, soit l’équivalent de 60 milliards d’euros qui doivent être réorientés pour le social, l’économie, l’environnement ;
 le développement des services publics sur l’ensemble du territoire par la création de 500 000 emplois dans la Fonction publique, dont près de la moitié dans la santé et l’action sociale ;
 la réduction du temps de travail à 32 heures sans perte de salaire pour travailler moins, mieux, toutes et tous.
 une autre réforme de l’assurance chômage avec l’ouverture de droits à toutes et tous, y compris pour les jeunes en recherche du premier emploi ;
 une sécurité sociale professionnelle permettant un déroulement de carrière progressif quels que soient les aléas de la vie au travail.

Tous ensemble, partout en France, exprimons notre colère et revendications ! Stoppons la régression sociale et démocratique 
 

CARTE DE FRANCE DES RENDEZ-VOUS

I C I

 

EXEMPLES :

 

 

 

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
La CGT SOISSONS vers le 4 FEVRIER

La CGT appelle à manifester le jeudi 4 février à Soissons pour dénoncer la gestion de la crise sanitaire et une politique de santé qu’elle ne juge pas à la hauteur.

 

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LIEN:

[jpg] CGT-NOKIA-30-01-2021

 

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Avec le télétravail, les entreprises font des économies sur le dos des salariés

Alors que des milliers de salariés font face à la difficulté de devoir travailler à distance tout en devant réussir à gérer vie professionnelle et personnelle, le patronat en profite pour réaliser des économies sur le dos des salariés. Une situation validée par un accord sur le télétravail accepté par la quasi totalité des syndicats qui laisse les mains libres au patronat.

Patrons-Voyous

Crédits : ( AFP / VALERY HACHE )

La crise sanitaire à laquelle nous faisons face depuis un an est synonyme d’une adaptation dans notre façon de travailler qui s’illustre notamment par le télétravail. Cette nouvelle façon de travailler de chez soi, qui concerne 1 salarié sur 5 et qui se poursuit en 2021, impose à ces derniers des frais matériels parfois conséquents : chaises de bureau, encres et papier pour l’imprimante, mais aussi chauffage pour pouvoir rester au chaud pendant la période hivernale. En effet, selon Capital, on assiste à une augmentation de +35% de gaz et +20% d’électricité dans les ménages entre le 25 octobre et le 25 novembre 2020. 

Tandis que les salariés questionnent leurs patrons quant au remboursement de ces frais, certains font la sourde oreille ou s’indignent. D’autres vont même jusqu’à faire signer un avenant à leurs employés qui les font renoncer à se faire rembourser de ces dépenses supplémentaires. si certaines rares entreprises ont mis en place des indemnisations ; la plupart n’en font rien alors même que cette crise sanitaire leur permet de réaliser des économies ! Les employés étant de moins en moins présents dans les locaux, les entreprises réduisent leur surface et payent moins cher la location de ces locaux. Plutôt que d’indemniser logiquement leur salariés en contrepartie, les entreprises ont décidé de jouer la sourde oreille.

Comme solution proposée, l’Urssaf a mis en place un barème indicatif pour permettre aux employeurs de verser une allocation de télétravail pouvant aller jusqu’à 50 euros par mois et par salarié mais exonérés de cotisations sociales, à condition que le télétravail soit encadré par une convention ou un accord collectif au sein de l’entreprise, ce qui n’est pas toujours le cas. 

Chaque entreprise fonctionne donc au cas par cas, une situation provoquée par le flou juridique qui entoure les ordonnances de Macron concernant le Code de travail, supprimant la disposition suivante : « l’employeur [était] tenu à l’égard du salarié en télétravail (…) de prendre en charge tous les coûts découlant directement de l’exercice du télétravail » (Article 1222-10). Le patronat profite de ce flou juridique pour ignorer les demandes d’indemnisations de leurs employés. Alors même que des avocats expliquent que ce flou est une excuse car en réalité, donner à son employé les ressources nécessaires pour pouvoir accomplir sa tâche relève d’un principe et ce, même dans une situation exceptionnelle telle que la crise actuelle. 

Pour pouvoir contraindre leur employeur, les salariés peuvent s’appuyer sur l’arrêt de 2010 de la chambre sociale de la Cour de cassation qui indique que « les frais qu’un salarié justifie avoir exposés pour les besoins de son activité professionnelle et dans l’intérêt de l’employeur doivent lui être remboursés sans qu’ils puissent être imputés sur la rémunération qui lui est due ». Le patronat joue dès lors sur le fait que peu de salariés saisiront les prud’hommes par peur de perdre leur emploi dans une situation difficile, par méconnaissance ou encore parce que les procédures sont longues.

La jurisprudence est souvent une façon de flouter des mesures sans en donner le cadre commun comme pourrait le faire une loi. C’est notamment le cas du dernier accord national intersyndical, signé par l’ensemble des organisations exceptée la CGT, sur le télétravail, conclu en novembre dernier et qui rappelle à l’employeur la nécessité de couvrir les frais professionnels, mais sans apporter plus de précisions. L’accord, qui renvoie vers un dialogue social d’entreprise par entreprise, ne garantit donc pas aux employés qu’ils recevront les indemnités qui leurs sont dus. L’ accord est qu’il ne contraint absolument pas le patronat à quelconque indemnité et constitue seulement un “rappel”, histoire de pondre un accord qui illustrerait la bonne volonté du patronat de construire des structures correctes à ses employés.

Après plusieurs séances de négociation, le patronat avait en effet obtenu gain de cause avec un accord « ni prescriptif ni normatif ». En clair, un accord qui ne contraint à rien, avant tout une synthèse de l’existant et un renvoi vers le dialogue social entreprise par entreprise pour préciser les modalités d’application. L’ensemble des organisations, à l’exception de la CGT (précisément pour cette raison d’absence de cadre commun pour tous), ont accepté le texte proposé par les organisations patronales (Medef, CPME et U2P).
Les salariés doivent donc s’en remettre à des négociations dans l’entreprise menées dans les CSE (Conseil Social et Économique) et à des accords locaux. Une autre source de stress pour des employés déjà surchargés par le travail et par un télétravail difficile.

Une nouvelle fois la réalité de la situation en plein télétravail montre que ce n’est pas d’un accord fantoche avec le patronat dont les travailleurs ont besoin mais d’un plan de bataille pour interdire les licenciements, partager le temps de travail sans perte de salaire jusqu’à éradication du chômage et augmenter les salaires et les pensions. On ne fait pas reculer le patronat et avancer notre cause en discutant avec le patronat mais en le combattant pied-à-pied, par la grève, que l’on soit amené à travailler dans la boîte ou à la maison !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Hier soir, ayant probablement peur de l’appel par les paysans à une nouvelle marche vers le Parlement le 1er février appuyée par une grève des fonctionnaires et des employés de banque ce jour-là, le gouvernement d’extrême droite de Modi a mobilisé ses milices de gangsters fascistes appuyées par des forces paramilitaires et des policiers en nombre, soutenus par une importante campagne de presse inventant de toutes pièces des pseudo-violences paysannes, coupant également internet dans l’Haryana pour faire évacuer de force un des campements paysans aux portes de Delhi, Ghazipur.
C’était la porte ouverte à l’évacuation de tous les campements et à une répression en masse.
En même temps, le gouvernement faisait arrêter un certain nombre de leaders paysans et envoyait ses troupes pour bloquer les autres campements de Singhu, Tikrit et d’autres afin qu’ils ne puissent pas soutenir ceux de Ghazipur.
Par ailleurs il faisait évacuer des campements plus petits et massait des troupes auprès de tous les péages autoroutiers occupés dans l’Haryana tout en faisant matraquer violemment des enseignants qui manifestaient dans le le Tripura…
Il n’avait pas compté sur la détermination des paysans.
Appelés à la résistance jusqu’au bout par les leaders paysans et notamment Rakesh Tikait déclarant qu’il ne quitterait Ghazipur qu’avec une balle dans la tête, devenu le héros du moment, des paysans se levaient en masse et partaient de partout avec de très nombreux jeunes, de leurs villages de l’Haryana, du Rajasthan, de l’Uttar Pradesh, du Pendjab pour commencer à atteindre la porte de Ghazipur vers minuit. Ils mettaient alors en fuite les bandes de gangsters fascistes du pouvoir tandis que les policiers et les forces paramilitaires jugeaient plus prudent de plier bagages et de se sauver également.
Le coup de force a échoué. La marche en avant des paysans et leurs soutiens vers la révolution continue.
 
Le camp de Ghazipur :
 
Les policiers matraquent les enseignants :
 
Des paysans arrivent de partout en pleine nuit à Ghazipur :
 
Des paysans sont arrivés toute la nuit et il n’y a jamais eu autant de monde à la porte de Ghazipur :
 
La police ayant fait couper l’eau et l’électricité à Ghazipur, les paysans amènent des citernes d’eau :
 
 
aplutsoc2 | 29 janvier 2021
 
Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
L’idéal serait un nouveau confinement…

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Stelia Aerospace : pas de licenciements… mais 704 suppressions de postes !

Pas de licenciements, mais une saignée en suppression d’emplois. Chez Stelia Aerospace, l’objectif des 704 suppressions de postes a été atteint, au terme de négociations source de précarisation pour les travailleurs et de détérioration des conditions de travail.

Crise économique

Particulièrement impacté par la crise économique qu’a fait exploser le COVID 19, le secteur de la production aéronautique a connu un lourd ralentissement productif faute de commande des compagnies aériennes. Dans ce contexte, les patrons des grands groupes dont Airbus ou ses filiales comme Stelia ici, avaient annoncé des milliers de licenciements pendant que des milliards issus du plan de relance leur étaient alloués.

A Stelia 704 emplois étaient menacés sur les différents sites (290 à Méaulte, 201 à Saint-Nazaire, 95 à Rochefort, 82 à Mérignac et 36 à Toulouse). Cependant Cédric Gautier, le président de Stelia Aerospace s’est réjoui en milieu de semaine d’un PSE qui a abouti sans aucun licenciement. Mais derrière cet effet d’annonces, les travailleurs ne sont pas moins lésés puisque même sans licenciements “secs” il s’agit d’emplois supprimés.

Ce n’est pas tout, elle a récemment mis en place le dispositif APLD, l’activité partielle longue durée. Il s’agit d’un chômage partiel à long terme dont le but serait de garder le savoir-faire tout en s’adaptant à la baisse d’activité. En réalité ce dispositif revient à subventionner les actionnaires pour ne pas affecter leurs profits, mais les salaires quant à eux ne restent pas intact, au contraire. L’APLD réorganise l’ensemble de l’usine et ses salariés, avec de nouvelles contraintes en termes d’horaires mais surtout une réduction de celles-ci, avec la réduction de salaire qui suit - qui plus est payé par les aides de l’Etat et l’Unedic.

Ce dispositif a participé au renforcement du PSE “sans licenciement” en évitant de forcer certains départs. Dans le même temps, une série de mesure ont été acté, comme les départs non remplacés (attrition naturelle avant PSE), ainsi que les mesures d’âge (retraite et pré-retraite) ou de mobilités, permettant de déplacé des travailleurs sur les différents sites du groupe. Ainsi, selon les informations publiées dans La Dépêche, l’objectif des 704 suppressions de postes est rempli !

« Nos efforts ont payé. Nous avons mené à bien l’exécution de notre plan de sauvegarde de l’emploi sans avoir recours aux départs contraints, conformément à nos objectifs » a ainsi déclaré Cédric Gauthier. « Je souhaite souligner le sens des responsabilités de l’ensemble des équipes Stelia Aerospace et des partenaires sociaux » a ajouté le président du groupe.

Pourtant, pour les travailleurs de Stelia Aerospace, ce sont des concessions importantes et des conditions de travail détériorées qui ont été scellées. En effet, c’est avec 704 postes en moins qu’il sera question de faire tourner la boutique, avec une potentielle surcharge de travail à la clef. Ainsi, ce sont bien les travailleurs qui portent sur leurs épaules l’ensemble du poids de la crise

De ce point de vue, l’accord passé avec la direction n’est pas une victoire, et démontre l’impasse totale à laquelle mène la logique d’un dialogue social sans combat par les méthodes ouvrières, c’est à dire par la grève et l’action. Une leçon d’autant plus importante que la crise économique n’en est qu’à ses prémisses, et que les plans de licenciements et de suppressions de postes vont se poursuivre et s’amplifier dans les mois à venir.

A l’inverse de cette logique de négociation de la régression sociale, il s’agit au contraire de se battre contre les licenciements et suppression de postes, avec une logique de coordination entre les boites attaqués pour organiser la contre-offensive. A Grandpuits les raffineurs subissent la même logique de la part d’Eric Pouyanné (PDG de Total) qui compte masquer la délocalisation de la raffinerie et la suppression de 700 emplois par un plan de reconversion faussement écologique. Or ce n’est pas d’accepter le moindre mal qu’ont décidé les ouvriers de Grandpuits, mais plutôt de s’organiser et lutter dans une grève dure contre le groupe aux profits mirobolants afin de lui imposer 0 licenciements, 0 suppression d’emplois et 0 acquis en moins. Une bataille exemplaire qui résonne comme un exemple à suivre pour l’ensemble des travailleurs victimes des attaques du patronat, prêt à tout pour leur faire payer le coût de la crise.

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Docteur Christophe Prudhomme : Nous manquons cruellement de personnels formés à l’hôpital !
Docteur Christophe Prudhomme : Nous manquons cruellement de personnels formés à l’hôpital !
Nous manquons cruellement de personnels formés à l’hôpital et cela toutes catégories confondues. C’est une des raisons des tensions que nous connaissons régulièrement dès que l’activité augmente même modérément comme c’est le cas chaque hiver et chaque été.
La situation actuelle dans mon service est particulièrement éclairante sur la duplicité de nos gouvernants dans ce domaine. A la suite de la dramatique affaire du SAMU de Strasbourg, les pouvoirs publics se sont enfin émus du manque de formation des assistants de régulation médicale (ARM), c’est-à-dire des personnels qui réceptionnent les appels d’urgence dans les médicale, c’est-à-dire les personnes qui réceptionnent les appels d’urgence dans les centres 15. Alors qu’ils ne bénéficiaient que d’une formation d’adaptation à l’emploi après leur embauche et leur mise en situation professionnelle, une formation initiale d’un an a été mise en place. Les premiers diplômés sont arrivés récemment dans mon SAMU. Il s’agit de jeunes qui ont choisi ce métier avec une véritable motivation pour la médecine d’urgence. Mais quelle désillusion quand, à la différence de ce qui leur avait été promis par leurs enseignants, ils se sont vus proposer des contrats à durée déterminée de 3 mois avec la nécessité de passer un concours pour être titularisés, sans qu’aucune date d’examen ne leur soit communiquée. En discutant avec leurs collègues en poste, ils n’ont pu être rassurés car certains d’entre eux cumulent des CDD depuis plusieurs années et attendent impatiemment une titularisation ou au moins un CDI.
 
Résultats des courses : trois démissions qui se traduiront sûrement par un abandon du métier. Quel gâchis ! C’est malheureusement la triste réalité à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, plus grand hôpital d’Europe, dirigé par Martin Hirsch qui se vante dans tous ses livres et lors de ses passages dans les médias de sa fibre sociale. Mais quelle tartufferie !
Voilà une raison de plus pour valider notre revendication d’un véritable plan de formation et d’embauches de personnels qui incluent des pré-recrutements avec un salaire dès le début des études et un emploi stable dès l’embauche dans les établissements.
Dr Christophe Prudhomme
 
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Ambroise CROIZAT enfant du mouvement ouvrier

SOURCE : L'Humanité

Ambroise CROIZAT enfant du mouvement ouvrier

Sept jours sur sept, en attendant la « retraite des morts »


En cette aurore de misère du XXe siècle, il verra de sa fenêtre d’enfant s’agiter les ombres ouvrières qui brassent, dans la poussière, les fournaises des coulées. Celle du père, Antoine, manœuvre de peine, qui y marne au ringard douze heures par jour pour 8 sous de l’heure, à peine le prix du pain. La protection sociale comme les congés ne sont encore qu’une lointaine utopie. On y pointe à reculons sept jours sur sept, en attendant la « retraite des morts ». « Brûlés devant, glacés derrière, on meurt là à 40 ans ! » écrit un témoin de l’époque. Les accidents et les colères s’enchaînent. Le 21 mars 1906, Ambroise verra son père sortir de l’usine, drapeau rouge en main, escorté de 10 compagnons. Ils viennent d’être licenciés pour avoir osé créer le premier syndicat CGT de la vallée. Aussitôt une grève de solidarité émaillée d’émeutes s’étend dans toutes les usines alentour.


Paniqué, le patron cède au bout de neuf jours et accepte toutes les revendications : le syndicat, une caisse de secours, deux jours de congés payés, une hausse de salaire, mais… Antoine Croizat est muté. L’errance de la famille commence, Ugine, Grenoble, Lyon. Nuits des cités, révoltes de la dignité. 1914. Antoine est appelé aux boucheries des tranchées. Ambroise doit nourrir la famille. À 13 ans, il est embauché comme aide ajusteur. Trois jours après, dans une manifestation contre l’Union sacrée, il adhère à la CGT. « Bats-toi, ne te laisse pas humilier ! » Au gré des luttes, forcément les mots du père reviennent. À 17 ans, il anime déjà les grandes grèves de la métallurgie lyonnaise. « L’homme était un véritable orateur et surtout un rassembleur, constamment chassé par les patrons des entreprises où il travaillait », écrit Marcel Rivoire, un compagnon de luttes. 1920, il adhère au PCF et à la CGTU et mène aux côtés de François Billoux, Maurice Thorez et Gabriel Péri les batailles anticolonialistes contre la guerre du Rif et de la Syrie.

Le chemin du « militant ambulant »


Il n’a que 27 ans lorsqu’il est nommé secrétaire général de la fédération CGTU des métaux. Commence alors le chemin de celui que l’on appellera « le militant ambulant ». « De 1928 à 1935, mon père fut constamment sur les routes, animant ici une grève, une occupation d’usine ailleurs… », se souvient Liliane, sa fille. C’est sur ce chemin qu’il trace en compagnie de Marcel Paul et Prosper Môquet la bataille de l’unité populaire contre le fascisme, qui portera le Front populaire au pouvoir.

Et il n’aura de cesse de le féconder sur le terrain comme à l’Assemblée nationale. Élu député de Paris en 1936, il sera aux accords Matignon pour forger les grands conquis sociaux du siècle :

 

40 heures, congés payés,

loi sur les conventions collectives qui portera son nom.

 

1939, sa route s’ennuage. Suite au pacte de non-agression germano-soviétique, il est arrêté par ceux qui vont bientôt serrer la main d’Hitler, engeôlé à la prison de la Santé, costume de bagnard et boulets aux pieds. Suivent le calvaire de 17 prisons en France et la déportation vers le bagne d’Alger où il vivra, comme le raconte Florimond Bonte dans le Chemin de l’honneur, « le travail forcé, les humiliations et les simulacres d’exécution ».


Libéré en février 1943, il est nommé par la CGT clandestine à l’Assemblée consultative qui entoure le général de Gaulle au sein du premier gouvernement provisoire. De ces bancs, il donnera son premier discours à Radio Alger :

« Notre peuple n’aura pas souffert pour rien, nous lui donnerons la dignité et la sécurité sociale ! »

 

C’est à cette tâche harassante qu’il va s’employer dès le 25 novembre 1945, lorsqu’il est nommé ministre du Travail. Appuyé par un peuple mobilisé et le rapport de forces de la Libération (29 % des voix au PCF, 5 millions d’adhérents à la CGT, un patronat souillé par sa collaboration), il laissera au peuple ses plus belles conquêtes :

 

retraites, Sécurité sociale,

médecine du travail, comités d’entreprise,

prime prénatale,

doublement des allocations familiales et du congé maternité,

amélioration considérable du Code du travail…

 

Les rêves et les promesses du père pour une identité sociale enviée dans le monde entier. On comprend alors pourquoi ils furent 1 million à l’accompagner au Père-Lachaise.


Un enterrement à la Victor Hugo. « Œillets, couronnes de fleurs par milliers sur des kilomètres. Mineurs du Nord ou d’Alès, métallos de Citroën et de Renault, élus barrés d’écharpes, la France entière s’était donné ici rendez-vous pour Ambroise… », écrit Jean Pierre Chabrol dans l’Humanité du 19 février 1951.

L'Humanité - Jeudi 28 Janvier 2021

 

Michel Etiévent
Auteur d’ Ambroise Croizat ou l’invention sociale

 

 

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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