SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Air France. Le gouvernement soutient le plan de licenciements, c’est eux ou c’est nous !

 

Le géant franco-hollandais entend supprimer entre 8 000 et 10 000 postes d’ici 2022. L’entreprise a reçu 7 milliards grâce au soutien de l’État et Bruno Le Maire soutient le plan.

Crise économique

Crédit photo : AFP

Ils appellent cela « le plan de reconstruction d’Air France ». Avec des milliers de licenciements à la clé, il s’agit de cynisme patronal à l’état pur. En effet, on a appris de différentes sources que le groupe Air France-KLM s’apprête à annoncer entre 8 000 et 10 000 suppressions de postes d’ici 2022, soit entre 15% et 20% de l’effectif total du groupe (55 292 salariés dont 49 000 chez Air France). L’annonce devrait avoir lieu entre fin juin et début juillet.

Selon Les Echos, le personnel au sol subira les plus importantes suppressions d’emplois : entre 4 000 et 6 000 licenciements. Mais toutes les catégories seront touchées. Parmi les hôtesses et stewards on parle de 2 000 à 2 500 licenciements ; parmi les pilotes il y aurait un peu plus de 400 licenciements. Selon le même journal, « la filiale du groupe la plus impactée serait toutefois Hop, où près d’un millier d’emplois seraient menacés, sur un total de 2 751 salariés ».

 

Obscénité patronale

 

L’entreprise française justifie son choix dévastateur pour des milliers de familles ouvrières en pointant les difficultés du secteur liées à la pandémie de Covid-19. On parle d’une baisse d’activité de 20% pour 2020 et de 10% pour 2021. Naturellement, pour le patronat, c’est aux salariés de payer l’addition. Mais pas seulement pour le patronat. Pour le gouvernement aussi. Afin de « sauver » ce « champion national » le gouvernement a annoncé un plan de 7 milliards d’euros de prêts garantis par l’Etat.

Mais, Air France-KLM est-il vraiment un groupe au bord de la faillite ? A en juger par la rémunération de ses hauts dirigeants on ne dirait pas. Il y a quelques semaines seulement on apprenait que sont PDG, Benjamin Smith, touchera 800 000 euros de bonus, ce qui vient s’ajouter à sa rémunération fixe de 900 000 euros par an, la rémunération du PDG pour 2019 s’élevant en réalité à 2 millions d’euros.

Mais si M. Smith est aussi grassement payé c’est bien parce que le groupe, au-delà de l’épisode pandémique, se porte plutôt très bien. Air France-KLM a fait plusieurs milliards d’euros de profits ces dernières années. Rien qu’en 2018 le groupe faisait 1,3 milliards de bénéfices opérationnels (le résultat net avant impôt).

Les profits avant tout

Il faut rappeler que depuis longtemps Air France tente de « rattraper » son retard en termes de profits par rapport à ses concurrents européens et mondiaux. En novembre dernier son PDG déclarait vouloir faire augmenter les profits de l’entreprise de 117% d’ici 2024. Et les profits des patrons ne sont jamais l’œuvre de la magie, mais le résultat de l’exploitation des travailleurs. C’est ainsi que depuis dix ans Air France tente de restructurer le groupe en basculant son personnel vers ses compagnies low-cost, comme Transavia, où les salariés (toutes catégories confondues, y compris les pilotes) ont des conditions de travail plus défavorables.

La pandémie et les difficultés économiques liées aux mesures prises pour y faire face apparaissent ainsi comme un accélérateur de cette tendance ainsi que comme un excellent prétexte. Et c’est une tendance dans tout le secteur. Comme on peut le lire dans l’article des Échos cité plus haut : « Lufthansa a indiqué qu’il comptait supprimer 22.000 postes, soit près de 16 % des effectifs du groupe (qui inclut Swiss Austrian, et Brussels Airlines), dont la moitié en Allemagne. British Airways prévoit de supprimer 12.000 emplois, soit près de 30 % de ses effectifs, tout en imposant à ses salariés une révision à la baisse de leurs contrats de travail. Easyjet veut également supprimer 30 % de ses effectifs, soit 4.500 emplois ».

Des licenciements déguisés

Ainsi, les licenciements massifs chez Air France sont devenus un enjeu de concurrence capitaliste. Donc une concurrence qui se fait sur le dos des vies ouvrières brisées par la perte du travail au milieu d’une crise qui s’annonce très dure et qui rendra encore plus difficile de retrouver un nouvel emploi pour des millions de personnes.

Mais attention, selon l’entreprise (et le gouvernement) il n’y aura pas de licenciements secs, il n’y aurait que des « départs volontaires ». En réalité les salariés connaissent très bien ce que cela veut dire : des pressions, du harcèlement, des menaces, des sanctions, entre autres. Car les licenciements ne sont jamais « volontaires », ou en tout cas ils sont toujours dictés par les conditions imposées par le patronat qui lui ne poursuit que le froid calcul du profit.

En effet, les capitalistes tentent de minimiser les coûts même lorsqu’ils licencient. Et pour cela Air France (et les autres grands groupes) comptent sur les dispositifs mis en place par les contre-réformes du gouvernement Macron et par ses précédents. Ainsi, l’entreprise s’apprête à recourir à une disposition introduite par la « Loi Travail XXL » : la Rupture Conventionnelle Collective (RCC). Ce dispositif permet au patronat de licencier à un moindre coût (moins d’indemnités, entre autres) et avec moins de contraintes que les PSE classiques (contrairement aux PSE avec les RCC les entreprises peuvent embaucher dès la reprise de l’activité). Mettant l’accent sur le caractère « volontaire » des départs il s’agit non seulement de faire baisser les coûts économiques mais aussi les coûts pour le gouvernement politiquement.

Complicité du gouvernement

Pour le moment nous n’avons pas les chiffres définitifs quant aux licenciements car, comme pour Renault, il est possible que l’entreprise ait laissé fuiter dans la presse des chiffres gonflés pour ensuite présenter un plan revu à la baisse et créer une fausse impression de « soulagement ». Ce qui est sûr en tout cas c’est que le plan de licenciement massif chez Air France compte avec le soutient total et indéfectible du gouvernement.

Ainsi, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, face à la question de la position du gouvernement face aux licenciements dans une entreprise où l’État est non seulement actionnaire mais à laquelle il vient de faire bénéficier d’une aide milliardaire : « l’État doit soutenir une entreprise qui demain renoue avec les bénéfices, qui est une entreprise solide et qui fait la fierté industrielle de notre pays. Je pense avoir toujours tenu le même langage depuis le début, je l’ai eu sur Renault, je l’ai sur Air France, je l’aurai sur d’autres entreprises. Quand les commandes s’écroulent, quand le trafic aérien s’écroule, dire ‘je mets de l’argent mais on va absolument garder chaque emploi’, à quoi ça conduit ? (…) à des risques de faillites, et c’était ça qui menaçait Air France, et au bout du compte à perdre l’argent de tous les Français (…) Si demain Air France fait faillite, ce sont 7 milliards qui partent en fumée et dont je suis responsable (…) il faut que la compagnie renoue avec les bénéfices ».

Le message est clair. Le gouvernement paie pour « sauver » Air France et non seulement qu’il ne s’oppose pas aux licenciements, il les encourage si cela est nécessaire pour que « la compagnie renoue avec les bénéfices ». Il s’agit d’un gouvernement pro-patronal qui tente de naturaliser les licenciements au nom de la compétitivité des entreprises.

Il faudra avoir cela en tête car au moment où le gouvernement Macron fait un tournant à droite avec sa revendication de l’histoire impérialiste française et sa rhétorique « nationaliste » parlant de « relocalisations », les travailleurs doivent savoir que tout cela ne se fait nullement pour les favoriser, ni pour créer des emplois. Le tout se fera selon les conditions imposées par le patronat et si celui-ci exige des « sacrifices » de la part du monde du travail, le gouvernement ne fera qu’obéir.

Un plan de bataille ouvrier contre tous les licenciements

Les syndicats de pilotes et des hôtesses et stewards sont déjà en train de négocier les ruptures conventionnelles collectives. Ces directions syndicales tentent d’aider le patronat à trouver la meilleure façon de concurrencer les autres capitalistes du secteur sur le dos des salariés. Autrement dit, ils sont déjà en train de capituler avant même de préparer un plan de bataille qui parte du principe élémentaire de « zéro licenciement ».

Un tel plan de bataille est fondamental car accepter les licenciements massifs dans une entreprise comme Air France (qui plus est a fait de gros bénéfices ces dernières années) serait un très mauvais message pour tous les salariés des autres secteurs. Au contraire, les salariés d’Air France trouveront des alliés directs parmi les travailleurs et travailleuses des entreprises du secteur aéro qui se battent contre les licenciements actuellement mais aussi chez Renault.

Bruno Le Maire parle de renouer avec les profits. Mais les bilans financiers publics de ces dernières années montrent que l’entreprise a gagné beaucoup d’argent. Il faudrait ouvrir les livres de comptabilité et vérifier quelle est la vérité des affaires, surtout quand la vie de milliers de salariés est en jeu. Mais même en cas de difficultés, il est inconcevable que ce soient les salariés qui payent une crise dont ils ne sont pas les responsables. Il faudra toucher aux profits des actionnaires et poser la question de la nationalisation sous contrôle des travailleurs et travailleuses. Dans la crise qui s’annonce et dans le cas des licenciements massifs, la question se pose à nouveau dans les termes suivants : c’est eux ou c’est nous !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Le gouvernement veut autoriser à licencier les entreprises qui auront recours au chômage partiel de longue durée

 

Un dispositif de « chômage partiel de longue durée » est en discussion depuis la semaine dernière, pour compléter les mesures actuelles de soutien aux entreprises. Le projet, dont les contours émanent du patronat et de syndicats de la métallurgie, devrait autoriser les entreprises qui y ont recours à licencier !

Cadeaux aux entreprises

Crédits Photo : AFP

Les demandes de chômage partiel ont explosé depuis le début de la crise sanitaire, notamment durant le confinement. Elles représentaient en mai - mois du déconfinement - 7,8 millions de travailleurs dans l’Hexagone selon la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Ce dispositif permet aux travailleurs en chômage partiel de toucher une allocation à hauteur de 84% de leur salaire net habituel. Depuis le premier juin l’État prenait en charge 85% de l’indemnité versée contre 100% auparavant.

C’est sous pression du grand patronat industriel et notamment du MEDEF, que le chômage partiel avait été modifié et mis en place largement au début de la crise sanitaire. D’une certaine manière, le chômage partiel était une forme de perfusion de l’Etat en direction du patronat, pour leur éviter à tous prix de toucher à leurs profits, en prenant en charge les salaires des salariés confinés.

Ce dispositif devait prendre fin début juin mais a été renouvelé par l’Etat pour un mois et, d’après les annonces de Muriel Pénicaud en début de semaine, devrait continuer en juillet. En parallèle, fin mai, Muriel Pénicaud affirmait « nécessaire de mettre très rapidement de nouveaux dispositifs de préservation de l’emploi et des compétences qui vont permettre à ces entreprises d’ajuster la capacité de production à la baisse en fonction de la demande, de limiter les coûts économiques et sociaux tout en préservant l’emploi » et commençait à plancher sur un dispositif de « chômage partiel de longue durée ». Celui-ci est en négociation depuis la semaine dernière avec une prolongation potentielle de deux ans. Ce nouveau dispositif se base sur le modèle proposé par le patronat de la métallurgie, et par les directions de trois syndicats représentatifs de la branche : CFDT, FO et CFE-CGC.

Appelé ARME (Activité Réduite pour le Maintien de l’Emploi) ou APLD (Activité Partielle de Longue Durée), Les Echos donnait hier matin une information de premier ordre, celui-ci autoriserait les entreprises qui y ont recours, à licencier en parallèle. « Un accord majoritaire pourra permettre des licenciements en même temps » a ainsi précisé Murielle Pénicaud aux Echos. Et ce alors même que la mesure est précisément censée permettre de maintenir l’emploi malgré la réduction de l’activité économique.

Dans la continuité des Accords de Performance Collective (APC) qui eux aussi prétendent « maintenir l’emploi » et qui en réalité dégradent les conditions de travail comme c’est le cas pour Derichbourg sans promesse d’éviter le chômage, le nouveau dispositif de chômage partiel permettra donc aux grandes entreprises une grande flexibilité dans leur activité tout en exposant malgré tous les salariés au risque du licenciement.

Pendant que le gouvernement prolonge une mesure qui permet au patronat de ne pas toucher au moindre profit,il leur laisse donc les mains libres pour licencier. Face à cette logique pro-patronale il sera nécessaire de s’organiser et de lutter pour imposer l’interdiction des licenciements et le partage du temps de travail entre toutes les mains disponibles, sans perte de salaire.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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http://www.le-blog-de-roger-colombier.com/2020/06/coucou-revoilou-la-reforme-antisociale-des-retraites.html

"Il est inenvisageable que ce sujet ne soit pas traité avant 2022", selon le cabinet du sous-ministre Laurent Pietraszewski en charge de cette régression sociale.

 

Durant la pandémie du covid, ledit sous-ministre avait toujours un oeil sur le projet cardinal d'un ex-banquier d'affaires rendu aux affaires des riches et du capital en France. Selon Huffpost, il n'arrêtait pas d'adresser des notes à son patron à l'Elysée. Ledit palais a répondu sobrement  "Pas de commentaire" au HuffPost, sans démentir.

Et dans les médias, les députés godillots commencent à s'échauffer en attendant la parole de leur patron qui doit intervenir en juillet. Ainsi sur LCP, le 17 juin: “On a effectivement d’autres sujets à traiter en ce moment, mais concrètement elle n’est pas morte”, affirme Cendra Motin, députée de l’Isère.

Et le chef des députés élyséens, Gilles Le Gendre, de déclarer:  “La réforme des retraites, si elle est relancée, ne doit pas faire obstacle au nécessaire esprit de concorde qui doit présider à la reconstruction du pays”. Tout en assurant ne pas être au courant de ces préparatifs. Juré, craché, si je mens, j'irai en enfer!

"Esprit de concorde qui doit présider à la reconstruction du pays": Banco semblent dire la Cfdt et consorts. Ben oui, le temps d'avant est le clone du jour d'Après.

 

Un point d'histoire: le 25 septembre 1939, la direction de la CGT, dirigée par Léon Jouhaux, chasse tous les communistes de leurs postes de responsabilité à tous les niveaux.

Le 7 octobre 1939, c'est l'accord à l'hôtel Majestic, siège du ministère de l'Armement entre la CGT et le patronat pour une collaboration tripartite avec le gouvernement sur les problèmes de la mobilisation industrielle. Les dirigeants de la CGT de cette époque reconnaissent "que la réalisation d'un tel programme qui engage l'avenir ne peut laisser place, ni aujourd'hui, ni demain, à la lutte des classes, mais exige une rassemblement définitif pour une étroite et complète collaboration."

Le 24  mai 1940, CGT et patronat signent au ministère du Travail "la collaboration constante et loyale de leurs structures" et de la réaliser à tous les niveaux.

Le 14 juillet, Philippe Pétain, après avoir renversé la République et s'être arrogé tous les pouvoirs, nomme comme ministre du Travail et de la Production industrielle René Belin, numéro 2 de la CGT.

Le 20 juillet 1940, le comité confédéral national de la CGT modifie les statuts de masse et de classes de la CGT, et approuve la déclaration du 24 mai.

Dès le mois de juillet, des syndicalistes exclus de la CGT forment les premiers Comités populaires d'entreprises: la CGT clandestine.

Sources: Le syndicalisme dans la France occupée. Presses universitaires de Rennes

On connait la suite.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Montceau, Union locale CGT : soutien total à Farida !

Mardi soir, Farida une infirmière Val-de-Marnaise de 50 ans, travaillant à l’AP HP depuis 17 ans, mère de deux enfants a été
interpellée avec une violence inouïe, plaquée et maintenue au sol au point d’avoir une côte cassée, saignant au visage, saisie
par les cheveux comme la pire des criminelles.

Farida a de suite reconnu avoir été envahie par la colère à la fin de la manifestation du fait des charges policières, des gaz lacrymos à profusion et des provocations multiples des forces de l’ordre.

Le contexte ne saurait être éludé : après deux mois de lutte contre le covid où les nuits ont été très courtes cette infirmière dévouée en gériatrie qui se n’est pas arrêtée même quand elle a été atteinte du virus est harassée professionnellement,

physiquement et psychiquement.

Comme nombre de ses collègues elle ne supporte plus les violences policières des manifestations, les intimidations et le mépris total de ce gouvernement envers les personnels de la santé et de l’action sociale.

Nous la comprenons aisément et nous partageons cette révolte et ce ressentiment général !

Rapidement, l’Union Régionale CGT Île-de-France et l’Union Départementale CGT du Val-de-Marne ont exigé la libération immédiate de Farida sans qu’aucune charge ne soit retenue contre elle.

Soit le gouvernement joue l’apaisement soit il joue l’exacerbation des conflits. La violence sociale est dans le camp du gouvernement et du patronat. Nous ne nous laisserons pas faire on scandé les manifestant-e-s venus soutenir Farida à la porte
du commissariat.

Farida est convoquée devant le tribunal correctionnel le 25 septembre, a annoncé le parquet de Paris. Elle sera jugée pour « outrages » et « violences sans interruption totale de travail (ITT) » sur personne dépositaire de l’autorité publique.

Farida travaille à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne) elle a reconnu les faits au cours de sa garde à vue et affirmé avoir craqué par épuisement et colère contre l’État. Selon l’AFP, lors de son audition, Farida a raconté la dureté de son métier, les journées de travail de 10 heures à 14 heures au plus fort de l’épidémie de Covid-19, le décès de 20 patients durant cette période, sa présence auprès d’eux, sa fatigue et une sérologie positive au virus.

L’image de cette interpellation violente restera dans les esprits des « héros en blouse blanche »…

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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SOURCE : http://syndicollectif.fr/anthony-smith-suspendu-deux-mois-de-scandale/

Les 15 et 16 juin 2020, des rassemblements ont eu lieu dans toute la France pour protester contre la « suspension » de ses fonctions de l’inspecteur du travail Anthony Smith, ex-secrétaire national du SNTEFP-CGT (syndicat des agent-es du ministère du travail).


A Paris, un rassemblement d’une centaine de personnes s’est tenu le 16 juin devant le Ministère du travail, non loin du lieu de la mobilisation des personnels de santé le même jour. 150 personnes avaient pris part à une action de ce type à Chalons-en-Champagne le 15 juin, en présence de Bernard Thibault qui siège à l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Dans toutes les régions de France, des initiatives identiques ont eu lieu. Nous sommes deux mois (c’était le 15 avril) après qu’Anthony Smith a été « suspendu » de ses fonctions d’inspecteur par sa hiérarchie locale (la direction du travail de la Marne), très soutenue à l’évidence par la ministre Murielle Pénicaud.

Que lui a-t-on reproché ? D’avoir fait son métier : exiger d’un employeur (un personnage influent à Reims, première ville de la Marne) des masques pour le personnel d’un EHPAD, et d’avoir lancé une procédure de référé devant l’inaction. A ce moment-là les consignes du gouvernement sur le port du masque étaient loin d’être claires. En effet il avait même laissé entendre, pour « masquer » la pénurie, que cette précaution aujourd’hui évidente n’était pas efficace ! On comprend donc pourquoi la banderole intersyndicale (CGT, CNT, SNU-FSU, SUD) affiche le mot d’ordre : « Nous ne nous tairons pas » !

Depuis, une pétition nationale de soutien en est à 150 000 signatures. Un Comité de soutien a été mis sur pied avec plusieurs dizaines de personnalités syndicales, politiques, associatives. Cette solidarité s’est propagée dans le ministère, enrayant en partie son fonctionnement pendant la période du confinement. En effet, les réunions en télétravail étaient bloquées par les personnels sensés y participer, qui s’y refusaient en lisant des déclarations de soutien à leur collègue.

Où en est-on aujourd’hui de la procédure de suspension ? Nulle part. Ce qui renforce la colère des syndicalistes devant une pure provocation d’un ministère sensé protéger le droit du travail. Aucun dossier disciplinaire n’a été ouvert deux mois après la sanction arbitraire. Or la procédure de suspension ne peut durer que quatre mois, donc jusqu’en plein été.

Plusieurs personnalités du Comité de soutien ont pris la parole ce mardi 16 juin. Simon Picou, pour le syndicat CGT des inspecteurs, a rappelé la convention de l’Organisation internationale du travail qui garantit l’indépendance des inspecteurs-trices « de toute influence extérieure indue ». Le Code du travail précise également que l’inspecteur est seul à prendre la décision de poursuite en référé pour une infraction, ici en matière de santé. Pour la confédération CGT, Sophie Binet a mis l’accent sur une « affaire emblématique », qui concerne la protection de salarié-es « vulnérables » (personnel EPHAD), « très exposé-es » aux risques du COVID-19.  Il y a à l’évidence une volonté de « remise au pas de l’inspection du travail ». La députée France Insoumise Mathilde Panot, qui co-anime le Comité de soutien, présente avec Adrien Quatennens, souligne « un combat d’intérêt général » sur le rôle de l’inspection du travail, alors que la crise économique et sociale va s’aggraver, avec des centaines de milliers de chômeurs en plus : il ne faut surtout pas « baillonner les gens ». Annie Thébaud-Mony, médecin et chercheuse en santé au travail, défend l’idée que les inspecteurs du travail doivent bénéficier du « droit de retrait » devant des urgences de santé, dans un secteur souvent « menacé de sanctions ». Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail, porte-parole de GDS, explique que cette action vaut « pour tous les salarié-es ». C’est presque au même moment où des juges sollicités ont estimé qu’il fallait « porter des masques » que Anthony Smith a été « sanctionné ». Après des interventions du PCF, de la Convergence pour les services publics, du NPA, Simon Picou (CGT) conclut que le ministère semble très « gêné » par la situation, ce qui ne l’a cependant pas empêché de proposer à Anthony Smith de « signer une courrier » reconnaissant qu’il avait « mal agi ». Un comble !

Jean-Claude Mamet

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Pour rappel le comité dispose d’une site SoutienAnthonySmith.fr d’ une page Facebook ainsi qu’un compte Twitter sur lesquels nous partagerons les actualités de notre lutte. 

La pétition lancée par Thomas sur Change.org est aussi un lieu d’expression important

P E T I T I O N

 

Pour continuer à signer l’appel :

Premiers signataires : Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT ; Benoît Teste, secrétaire général de la FSU ; Cécile Gondard-Lalanne, porte-parole de l’union syndicale Solidaires ; Estellia Araez, présidente du Syndicat des avocats de France ; Katia Dubreuil, présidente du Syndicat de la magistrature ; Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne ; Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac ; Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes ; Malik Salemkour, président de la Ligue des droits de l’homme ; Caroline De Haas, militante féministe ; Bernard Thibault, représentant des travailleurs au conseil d’administration de l’OIT ; Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis ; Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, sociologues, anciens directeurs de recherche du CNRS ; Nicolas Silhol, réalisateur (du film Corporate) ; Jean-Luc Mélenchon, président du groupe LFI à l’Assemblée ; Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière ; Fabien Roussel, secrétaire national du PCF ; Olivier Faure, premier secrétaire du PS ; Christine Poupin, porte-parole du NPA.

Publié par FSC

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La Banque mondiale reconnaît que CUBA possède le meilleur système éducatif d’Amérique latine
La Banque mondiale reconnaît que CUBA possède le meilleur système éducatif d’Amérique latine
La Banque mondiale reconnaît que CUBA possède le meilleur système éducatif d’Amérique latine

Le meilleur système de santé, le meilleur système éducatif, malgré le terrible blocus. Mais quel est donc le secret de Cuba ?

Publié par Jesús Agredo


Selon la Banque mondiale, “aucun système scolaire latino-américain, à l’exception de Cuba, n’est au niveau mondial”

L’un des plus grands problèmes qui affectent l’Amérique latine et les Caraïbes est l’éducation, qui est généralement très faible en termes de qualité, ce qui empêche ces pays d’avoir un développement et des progrès supérieurs. La Banque mondiale a publié un rapport sur le problème de l’éducation en Amérique latine et dans les Caraïbes. Comment améliorer l’apprentissage? La recherche analyse les différents systèmes d’enseignement public des pays du continent et les principaux défis auxquels ils sont confrontés.

En Amérique latine, les enseignants de l’éducation de base (préscolaire, primaire et secondaire) représentent un capital humain de 7 millions de personnes, soit 4% de la population active du pays, et plus de 20% des travailleurs techniques et professionnels. Leurs salaires absorbent 4% du PIB du continent et leurs conditions de travail varient d’un endroit à l’autre. Les éducateurs mal payés sont majoritairement des femmes – 75% en moyenne – et appartiennent aux couches sociales modestes. Par ailleurs, le personnel enseignant a plus de 40 ans et est considéré comme “vieilli”.

La Banque mondiale récapitule que tous les différents gouvernements du monde examinent attentivement “la qualité et la performance des éducateurs”, la manière dont les objectifs des systèmes éducatifs s’habituent aux réalités. Désormais, l’accent est mis sur l’acquisition de compétences et pas seulement sur la simple accumulation de connaissances. La conclusion du document est impitoyable. La Banque mondiale souligne “la faible qualité moyenne des enseignants en Amérique latine et dans les Caraïbes”, qui constitue le principal obstacle à l’avancement de l’éducation sur le continent. Le contenu académique est insuffisant et les pratiques inefficaces.

Peu et mal formés, les éducateurs ne consacrent que 65% du temps de cours à l’enseignement, “ce qui équivaut à perdre une journée complète d’enseignement chaque semaine”. Par contre, le matériel pédagogique reste peu utilisé, notamment les nouvelles technologies de l’information et la communication. De plus, les enseignants ne parviennent pas à imposer leur autorité, à retenir l’attention des élèves et à motiver la participation.

Selon l’institution financière internationale, “aucun corps enseignant de la région ne peut être considéré comme de haute qualité par rapport aux normes mondiales”, à l’exception notable de Cuba.

Cuba, où l’éducation est la principale priorité depuis 1959, dispose d’un système éducatif efficace et d’enseignants de haut niveau. L’île n’a rien à envier aux nations les plus développées. Cuba est également le pays de la planète qui consacre la plus grande partie à l’éducation avec 13% du budget national.

système-éducatif-cuba-Amérique latine

Ce n’est pas la première fois que cette institution financière fait l’éloge du système éducatif cubain. Dans un précédent rapport, l’organisation a rappelé l’excellence du système social du pays:

” Cuba est internationalement reconnue pour ses réalisations dans les domaines de la santé et de l’éducation, avec un service social qui surpasse celui de la plupart des pays en développement et dans certains secteurs par rapport à celui des pays les plus développés. Depuis la révolution cubaine de 1959 et la mise en place d’un gouvernement communiste à parti unique, le pays a créé un système de services sociaux garantissant un accès total à l’éducation et à la santé, assurés par le pays.

Ce modèle a permis à l’île de parvenir à l’alphabétisation universelle, à mettre fin à certaines maladies, à l’accès général à l’eau potable et à la santé publique de base, l’un des taux de mortalité infantile les plus bas de la région et l’une des plus longues espérances de vie. “

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Celui de Charles Tillon, secrétaire du Comité centra du PCf, depuis Mérignac, entré dans la clandestinité, le 17 juin 1940:

Les 17 et 18 juin 1940, deux appels pour résister

Celui du général de Gaulle, le 18 juin 1940, depuis Londres

Les 17 et 18 juin 1940, deux appels pour résister

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres. »

Il n'y a pas eu d'enregistrement de ce premier appel du général de Gaulle qui appelle seulement à la Résistance autour de lui "les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi".

L'appel du 22 juin 1940 est lui enregistré et on le confond avec celui du 18 juin 1940:

"Le gouvernement français, après avoir demandé l’armistice, connaît, maintenant, les conditions dictées par l’ennemi.

Il résulte de ces conditions que les forces françaises de terre, de mer et de l’air seraient entièrement démobilisées, que nos armes seraient livrées, que le territoire français serait totalement occupé et que le gouvernement français tomberait sous la dépendance de l’Allemagne et de l’Italie.

On peut donc dire que cet armistice serait non seulement une capitulation mais encore un asservissement.

Or, beaucoup de Français n’acceptent pas la capitulation ni la servitude pour des raisons qui s’appellent l’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la patrie.

Je dis l’honneur, car la France s’est engagée à ne déposer les armes que d’accord avec ses alliés.

Tant que ses alliés continuent la guerre, son gouvernement n’a pas le droit de se rendre à l’ennemi.

Le gouvernement polonais, le gouvernement norvégien, le gouvernement hollandais, le gouvernement belge, le gouvernement luxembourgeois, quoique chassés de leur territoire, ont compris ainsi leur devoir.

Je dis le bon sens, car il est absurde de considérer la lutte comme perdue.

Oui, nous avons subi une grande défaite.

Un système militaire mauvais, les fautes commises dans la conduite des opérations, l’esprit d’abandon du gouvernement pendant ces derniers combats nous ont fait perdre la bataille de France.

Mais il nous reste un vaste empire, une flotte intacte, beaucoup d’or.

Il nous reste des alliés dont les ressources sont immenses, et qui dominent les mers.

Il nous reste les gigantesques possibilités de l’industrie américaine.

Les mêmes conditions de la guerre qui nous ont fait battre par cinq mille avions et six mille chars peuvent nous donner, demain, la victoire par vingt mille chars et vingt mille avions.

Je dis l’intérêt supérieur de la patrie car cette guerre n’est pas une guerre franco-allemande, qu’une bataille puisse décider.

Cette guerre est une guerre mondiale.

Nul ne peut prévoir si les peuples qui sont neutres, aujourd’hui, le resteront demain.

Même les alliés de l’Allemagne resteront-ils toujours ses alliés ?

Si les forces de la liberté triomphent finalement de celles de la servitude, quel serait le destin d’une France qui se serait soumise à l’ennemi ?

L’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la patrie commandent à tous les Français libres de continuer le combat là où ils seront et comme ils pourront.

Il est, par conséquent, nécessaire de grouper partout où cela se peut une force française aussi grande que possible.

Tout ce qui peut être réuni en fait d’éléments militaires français et de capacité française de production d’armement doit être organisé partout où il y en a.

Moi, général De Gaulle, j’entreprends ici, en Angleterre, cette tâche nationale.

J’invite tous les militaires français des armées de terre, de mer et de l’air, j’invite les ingénieurs et les ouvriers français spécialistes de l’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui pourraient y parvenir, à se réunir à moi. J’invite les chefs, les soldats, les marins, les aviateurs des forces françaises de terre, de mer, de l’air, où qu’ils se trouvent actuellement, à se mettre en rapport avec moi. J’invite tous les Français qui veulent rester libres à m’écouter et à me suivre.

Vive la France libre dans l’honneur et dans l’indépendance !"

Note de ma pomme: Dans ce second appel, le général de Gaulle invite "tous les Français qui veulent rester libres à m’écouter et à me suivre".

Pour l'histoire et le débat.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Quelques exemples :

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SOURCE : France Bleu

 

La manifestation était autorisée, mais elle a rassemblé beaucoup plus de monde que prévu mardi soir à Brest. La Préfecture du Finistère estime que les organisateurs n'ont pas respecté le contrat qui avait été passé. Tout est bon pour réprimer les mouvements sociaux, entre le gaz et les arrestations à Paris, maintenant c'est dans le Finistère que le préfet (Pascal Lelarge) menace les organisateurs de la manifestation.
 

Ils avaient annoncé 500 personnes... et se sont retrouvés à plusieurs milliers de manifestants mardi soir à Brest, entre l'hôpital Morvan et la place de la Liberté. 

Les quatre syndicats et deux collectifs à l'initiative de cette chaîne humaine pour réclamer des moyens pour le secteur de la santé ont visiblement été dépassés par l'ampleur de la mobilisation. Dans un communiqué, la Préfecture du Finistère indique : "La manifestation qui s'est tenue à Brest ce mardi 16 juin 2020 avait été autorisée par le préfet du Finistère compte tenu d'un nombre de participants estimé à 500 par les organisateurs et sous réserve de l'engagement de ces derniers à faire notamment respecter les règles de distanciation physique et le port du masque de protection". 

9.000 personnes au lieu de 500 

Le représentant de l'Etat poursuit : "Or ce sont près de 9.000 personnes qui ont convergé vers la place de la Liberté et dans les rues adjacentes, manifestement sans respecter les règles minimales évoquées précédemment". 

De quoi agacer le Préfet du Finistère. Pascal Lelarge "regrette que les engagements pris par les organisateurs de la manifestation n'aient pas été tenus et que l'esprit de responsabilité essentiel en cette période d'état d'urgence sanitaire n'ait pas prévalu pour cette première autorisation." 

Beaucoup de masques, et des distances 

Le reporter de France Bleu a lui constaté la présence de plusieurs milliers de manifestants, plutôt autour de 5.000, mais aussi que les manifestants, pour la plupart, portaient des masques et respectaient globalement la distanciation physique. 

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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SOURCE : le blog d'Antoine Manessis.

 

Une infirmière jette des projectiles en direction des forces de l'ordre et leur fait des doigts d'honneur excédée par les provocations policières et les gazages de tous les manifestants. Cette infirmière a 52 ans. Elle a travaillé pendant 3 mois entre 12 et 14 heures par jour contre le coronavirus, contribuant à sauver des vies. Du fait de son travail elle eu le covid. Hier elle manifestait pour qu'on revalorise son salaire, qu'on reconnaisse son travail. Elle avait sa blouse. Elle mesure 1m55. Elle s'appelle Farida, vit à Ivry et travaille à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif dans le Val-de-Marne depuis 17 ans.

Les flics de Macron, "ensauvagés" comme dit Madame Le Pen quand elle parle des étrangers, l'ont frappée, battue, traînée par les cheveux. Rien ne justifie ce type de comportement. On ne répond pas à une bêtise, même à un acte délinquant, par une violence d'Etat disproportionnée et odieuse. Cette femme a été passée à tabac puis arrêtée pour  "pour outrage, rébellion et violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique." Quand on voit les images, toutes les images, on a beau savoir, comment ne pas être indigné, consterné et accablé par la bassesse et la violence des "dépositaires de l'autorité publique" et par la stupidité de leur accusation. Quand on voit au moins quatre robocops la menotter et une bonne vingtaine l'entourer pour que les journalistes ne puissent voir ce qui se passe.

Plusieurs élus de la France Insoumise, le député de Seine Saint-Denis Eric Coquerel, la députée de Paris Danièle Obono ou la députée du Val-de-Marne Mathilde Panot, se sont rendus sur place et ont pu s'entretenir avec l'infirmière dans le commissariat.L'infirmière est choquée physiquement et moralement avec des bleus et des plaies au cuir chevelu selon la députée Mathilde Panot. Toujours en garde à vue mardi soir à minuit. Elle a reconnu avoir "pété les plombs", harassée par le travail et indignée par le manque de parole de Macron. Le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a réagi vers minuit : "Ignoble : Farida l'infirmière est toujours menottée et blessée sans soin. Vous réalisez ? Blessée et menottée. C'est ça leur police soi-disant républicaine".  

Que dire de plus ? Sinon le mépris souverain que devrait ressentir tout républicain devant une telle perversion de l'idéal républicain. C'est ce genre de comportement qui amène des tragédies comme celle de Cédric Chouviat, un livreur de 42 ans, père de cinq enfants, plaqué au sol par trois policiers, mort  d’une asphyxie "avec fracture du larynx". La trop fameuse clef d'étranglement dont l'usage a été finalement autorisé par Castaner, très provisoire ministre de l'intérieur, après qu'il eut abandonné toute velléité de son retrait face aux syndicats de droite extrême de la police. Et probablement qui a causé la mort d'Adama Traoré. Mais il faut dire que le social-fasciste Manuel Valls dans une tribune de Valeurs actuelles vient d'expliquer que "la lutte des classes disparaît au profit de la guerre entre races". Mais n'est-ce pas déjà Hitler qui pensait que "l’histoire de l’humanité est celle de la lutte des races".

Un vent mauvais souffle sur notre pays. 

Antoine Manessis.

Dernière minute l'infirmière est sortie de garde à vue  mais est convoquée devant le tribunal correctionnel le 25 septembre prochain

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Renault : les salariés de Flins

 

débrayent contre le plan de

 

restructuration

Menacés par un plan d'économies qui voudrait mettre fin à la principale activité du site, l'assemblage, dès 2024, les salariés de Flins ont à nouveau débrayé ce matin contre les menaces sur l'emploi. Pour l'occasion des salariés de différents sites étaient présents. Un début de mobilisation important pour se préparer à faire face aux plans de licenciements qui se préparent.

#NosViesPasLeursProfits

Crédit photo : CGT Renault Cergy / Facebook

Renault prévoit actuellement un plan d’économies de deux milliards d’euros sur trois ans, impliquant des fermetures de sites comme Choisy-le-Roi, et menaçant des sites comme Flins. En tout, ce serait 15 000 postes qui seraient supprimés dans le monde, dont 4 600 en France. Un scandale alors que Emmanuel Macron annonçait il y a quelques semaines un plan d’aide au secteur automobile de 8 milliards d’euros et que Renault, à lui seul, a déjà bénéficié de 5 milliards de prêt garanti par l’État.

Contre ce plan d’économies, et après un premier débrayage de l’équipe de nuit la semaine dernière, les salariés du site de Flins ont débrayé ce matin contre les suppressions de poste et pour le maintien de tous les emplois. Les emplois du site de Flins sont en effet menacés par la fin prévue de l’activité d’assemblage. Pour l’occasion des salariés de différents sites tels que Cléon, Cergy, Choisy ou Sandouville étaient présents.

Un rassemblement a eu lieu devant les ressources humaines. Ali Kaya, délégué CGT à Flins s’est exprimé, dénonçant les promesses trompeuses de la direction de Renault, qui agitent de vagues perspectives d’activités visant à remplacer l’assemblage qui sont totalement en-deçà du niveau d’emploi actuel. « Nous on parle d’une usine de 4000 salariés, eux ils nous parlent de ramener de l’activité de quelques dizaines voire quelques centaines de personnes. » a-t-il noté en ce sens. Evoquant d’autres promesses toutes aussi fallacieuses, il a finalement conclu que le plan d’économies ne pouvait qu’aboutir à des licenciements, dans un contexte où ceux-ci devraient se multiplier.

« Les deux milliards d’économie, la direction veut les faire sur le dos de l’ensemble des salariés de Renault. La direction nous dit qu’à Cléon nous ne nous ne sommes pas concernés par le plan, mais sur tous les sites elle a déjà supprimé des centaines de postes de travail. Il y a des milliers d’intérimaires qui se retrouvent aujourd’hui au chômage et ne touchent rien. » a de son côté expliqué Pascal Le Manach, délégué CGT à Renault Cléon lors d’une intervention.

Les salariés présents par centaines ont également manifesté à l’intérieur de l’usine, appelant l’ensemble de leurs collègues à rejoindre le mouvement. Une dynamique à suivre de près, qui rappelle l’urgence de se mobiliser pour se défendre face aux menaces de suppressions d’emplois. Une mobilisation qui devra par ailleurs se mener aux côtés des salariés de toutes les entreprises menacées, à l’image de Airbus ou de Hutchinson, pour refuser que les travailleurs ne paient la crise.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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La multiplication de ces faits de répression et d'entrave au fonctionnement des organisations syndicales et de la CGT en particulier est sans conteste indicatif de la volonté des forces de conservation des privilèges et de l'exploitation de faire perdurer ces privilèges derrière les déclarations anesthésiantes sur l"après coronavirus qui ne serait plus comme avant!

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SOURCE : Le Parisien

 

« On ne peut pas laisser les syndiqués, les ouvriers, les citoyens, les consommateurs, les sans-papiers… tous ces gens sans aide ! » Betty fait partie de ces membres de la CGT qui passent du temps dans la petite permanence de l'union locale à Persan. Au pied de l'un des immeubles du Village, le syndicat reçoit dans quelques pièces discrètes un public très varié. Mais bientôt, tous ces habitants du Haut-Val-d'Oise et des environs ne pourront plus venir toquer à cette porte simplement floquée d'un autocollant CGT.

Car l'union locale est priée de quitter les lieux. Dans le cadre de la requalification du Village, « et en accord avec la commune », le bailleur Val-d'Oise habitat qui est propriétaire du bâtiment souhaite en effet reprendre la main sur ces pièces en rez-de-chaussée. « Le local sera destiné à la création d'un commerce de proximité, c'est son objet initial », nous indique-t-on.

Une présence depuis les années 1960

La CGT n'avait pourtant jusque-là pas été avisée d'un tel projet. « Le 22 avril, en plein confinement, nous avons reçu une lettre avec accusé de réception nous demandant de partir », expliquent les militants. Ils parviennent à obtenir un délai jusqu'au 31 août à la place du 31 mai. Mais pas davantage. Les syndiqués se sentent pris de court. « Nous avons eu plusieurs locaux en ville, toujours prêtés par la commune depuis les années 1960 », se souvient Gisèle. Voilà déjà une quinzaine d'années que l'union s'est installée rue Ambroise-Croizat.

 

Récemment, les militants ont profité de travaux nécessaires, à la suite d'un dégât des eaux, pour rénover l'ensemble du site, qui compte une petite salle de réunion, une de pause et un bureau.

Un lieu d'aide et de conseils pour tous

« Nous avons investi environ 8 000 euros pour tout refaire et avoir quelque chose de propre », expliquent les membres du syndicat, qui ne pensaient pas être délogés sitôt la rénovation achevée. Pour tenter de convaincre la mairie, ils ont remis aux services municipaux une liste de leurs missions. Car la vocation de l'union ne se limite pas au soutien des membres de la CGT.

« Nous faisons du conseil aux salariés et nous accompagnons les employés de toutes les entreprises quand ils en ont besoin », expliquent-ils. « En ce moment, nous recevons au moins trois ou quatre personnes par semaine, et vu la conjoncture, cela ne va pas s'arranger, constate Betty. Et puis souvent, la maison de la justice et du droit renvoie des personnes chez nous quand il s'agit d'un problème de droit du travail. »

 

LP/Ma.P.
LP/Ma.P.  

Un QG pour de nombreux mouvements

Daniel, Gisèle, Yvan, Jean, Luc ou Micha reçoivent aussi des sans-papiers « pour les aider à faire leur dossier avant d'aller en préfecture ». La branche Indecosa de la CGT veille aussi à l'information et la défense des consommateurs.

Enfin le local de Persan sert aussi de base à d'autres mouvements. C'est là que se retrouvent par exemple les membres du comité de défense de l'hôpital de Beaumont-sur-Oise ou ceux du collectif Nord 95 pour le retrait de la réforme des retraites. « Nous accueillons aussi dans notre local des formations, explique Gisèle. Pour toutes ces raisons, il est évident que nous avons besoin d'une salle permanente, dans laquelle nous pouvons entreposer du matériel. Quand un salarié appelle, il faut que nous puissions le recevoir dans la journée. »

« Une ville n'a pas à payer pour un syndicat »

De son côté, la mairie souligne qu'à l'heure actuelle, elle débourse un loyer à Val-d'Oise habitat pour ce local. « Or, une ville n'a pas à payer pour un syndicat. » La municipalité rappelle que d'autres locaux ont été proposés, « qui peuvent être utilisés de manière régulière sur des créneaux fixes. Nous donnons même la possibilité à la CGT de déposer ses affaires sur place de manière sécurisée », détaille Morgan Touboul, du cabinet du maire.

Pas question cependant pour la ville de prêter une salle de manière permanente : « Nous ne pouvons pas avantager ce syndicat par rapport aux associations de la ville par exemple, ce ne serait pas équitable. Mais notre porte reste ouverte à la discussion s'ils souhaitent adopter une des solutions que nous leur soumettons. »

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Pendant que le Segur de la Santé ronronne gentiment, piloté par Nicole Notat, ancienne patronne de la Cfdt devenue soutien de Macron président, des manifestations partout en France ont soutenu ce mardi les personnels de la Santé.

 

 

Les téloches ont préféré passer en boucle les débordements des casseurs au service du capital et soliloquer à ce sujet, que d'informer sur les justes revendications des personnels de la Santé. Quand on n'est que des supplétifs du capitalisme en France, on demeure inconditionnellement aux ordres.

Et sur les 300 casseurs en tête de la manif parisienne, chiffre de la police, que fait justement la police de Macron et ses services de renseignement ultra-spécialisés? Sinon de laisser agir la casse et la castagne pour contrecarrer une fois de plus la juste colère sociale qui s'exprime dans la rue.

Parce que la police de Macron, c'est ça, sur Twitter: "Cette femme, c'est ma mère. 50 ans, infirmière, elle a bossé pendant 3 mois entre 12 et 14 heures par jour. A eu le covid. Aujourd'hui, elle manifestait pour qu'on revalorise son salaire, qu'on reconnaisse son travail. Elle est asthmatique. Elle avait sa blouse. Elle fait 1m55".

Personnels de santé: les revendicatioons déconfinées

"Une femme en blouse blanche, tirée par les cheveux, durant une interpellation, finira évacuée le visage en sang durant la manifestation aux Invalides. Elle réclamera à plusieurs reprises sa Ventoline".  Rémy Buisine on Twitter via Fb

Parce que Macron, c'est toujours ça:

Personnels de santé: les revendicatioons déconfinées

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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