SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
BorgWarner. Sous pression de l’entreprise un salarié tente de se suicider à Blois

 

A Blois, un militant syndical d’une entreprise de sous-traitance automobile a tenté de mettre fin à ses jours après avoir subit la pression de ses supérieurs.

 

Drame

Un site de BorgWarner en Corrèze / Crédits photo : Mathilde Brazeau - France Télévisions

Lundi 18 janvier, un salarié de BorgWarner (Ex-Delphi) a voulu mettre fin à ses jours dans la partie administrative du site de Blois en Loir-et-Cher. Ce geste désespéré est directement lié à ses conditions de travail dans l’entreprise. Syndiqué à la CGT, il avait dénoncé par le passé des problèmes rencontrés dans sont secteur de production, à la suite de quoi il a été mis sur la touche par la direction, où plus vulgairement « mis au placard », avec la pression constante de ces supérieurs sur le dos. Bien que l’inspection du travail ainsi que la médecine du travail le soutiennent fasse à cette situation, la direction du site de Blois a persisté « pour faire de lui un exemple » souligne un salarié. Après être passé à l’acte, il est aujourd’hui de retour chez lui, mais le combat dans l’entreprise n’est pas fini. Comme un de ses camarades l’a rapporté : « À nous maintenant de faire en sorte que son geste ne reste pas vain ».

BorgWarner est une entreprise qui produit des injecteurs automobiles sur le site de Blois, il est l’un des principaux employeurs de la ville. Et il y a moins d’un an, l’entreprise a été rachetée par un fond de pension étranger qui a mené une stratégie industrielle opaque pour les salariés, alors que ceux-ci ont fait pendant des années des sacrifices pour maintenir leurs emplois sur le site. Les salariés ont par exemple accepté de donner des RTT pour l’installation d’une nouvelle ligne qui n’a finalement que peu tournée.

En outre, avec l’arrêt des lignes de production pendant la crise sanitaire, les employés ont été mis au chômage partiel, subissant une perte de rémunération, a l’exception des cadres, dont le salaire a été maintenu à 100%. Tous cela dans un climat des plus délétère où la direction n’hésite pas à intimider les militant syndicaux les plus combatif de l’entreprise qui voudraient des explications.

Il y a quelques semaines, les salariés suite à un AG ont voulu demander des explications à la direction. Ils ont débrayé mais la direction était absente ce jour-là sur le site. Suite à la tentative de suicide de leur collègue et à la situation globale de l’entreprise, les salariés ne comptent pas en rester là et attendent une réponse de la part du groupe et de la direction du site de Blois. Ils n’hésiteront pas repasser une nouvelles fois à l’action.

Une nouvelle fois la crise sanitaire et la crise économique accentue les conséquences néfastes de la recherche de profits des capitalistes. Elle conduit à des drames humains, et malheureusement, force est de constater que, qu’il s’agisse des étudiants plongés dans la précarité, ou des salarisé démunis face à cette crise, ceux-ci sont de moins en moins rares. Nos vies valent plus que leurs profits.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
À Paris, les manifestants posent la première pierre d’une lutte d’ensemble contre les licenciements

 

Ce samedi à Paris, plusieurs milliers manifestants étaient présents à l’appel des TUI France et de différentes organisations politiques et syndicales pour manifester contre les licenciements. Les raffineurs de Grandpuits, les salariés de SKF, les Cargill ou encore des salariés de General Electric étaient notamment présents. Une première date de coordination de secteurs confrontés à des plans sociaux qui appelle d’autres initiatives en ce sens.

Mobilisation

« Il y a quelques semaines, on s’est dit que pour vaincre ces plans sociaux il fallait se mettre tous ensemble. On a donc téléphoné aux Cargill, Auchan, Grandpuits… ». Au micro de Révolution Permanente Lazare Razkallah, délégué CGT TUI France, revenait cette après-midi sur l’initiative à l’origine ce samedi d’une manifestation pour l’interdiction des licenciements et contre les suppressions d’emplois. Au départ de l’Assemblée Nationale, celle-ci s’est déroulée dans les rues du 7ème arrondissement, passant par le Ministère du Travail pour finir à quelques mètres des locaux du MEDEF.

Pour l’occasion, plus de 2000 manifestants ont répondu à l’appel. Dans le cortège, la présence remarquée des raffineurs de Grandpuits, venus à une vingtaine en tenues et équipés de leurs désormais fameux barils. A leurs côtés d’autres travailleurs d’entreprises confrontées à des licenciements telles que Nokia, Cargill, Sanofi ou encore SKF. Les travailleurs du site situé à Avallon dans l’Yonne sont en grève et refusent le PSE que tente d’imposer la boîte. « On est en grève permanente, on est dans le combat. Aujourd’hui, la lutte contre les licenciements va être un combat difficile contre le patronat et c’est tous ensemble qu’il va falloir le mener. » raconte ainsi Lhoussaine Amchi, délégué FO de SKF. Les politiques ont également répondu à l’appel, à l’image de Olivier Besancenot du NPA, de Jean-Luc Mélenchon, ou encore du PCF, présents dans la manifestation.

Si toutes les entreprises présentes ne sont pas en grève, de nombreux manifestants insistent sur la nécessité de la coordination comme levier dans la lutte contre les licenciements. D’autres dénoncent la passivité des directions syndicales sur ce plan. Militant CGT et membre du Collectif Aéro, Gaëtan Gracia note ainsi : « Les directions syndicales nous laissent un peu face à l’hécatombe. On attend depuis longtemps un plan de bataille conséquent, mais il n’y a rien à part une date isolée le 4 février et des dates de fédération, sans plan de bataille conséquent. » Expression claire de cette attitude, la direction de la CGT n’a pas appelé à la manifestation du 23 janvier, dont était totalement Philippe Martinez.

Corollaire de cette absence de plan de bataille coordonné, de nombreuses entreprises choisissent la voie de la négociation et évitent l’épreuve du rapport de forces. Une logique qu’une partie des manifestants était bien décidée à battre en brèche ce samedi. « Je ne suis pas content de voir ce qui s’est passé à Bridgestone à Béthune, qui ont signé un accord et se félicitent de ne « pas avoir brûlé de pneus ». Il n’y a aucune prime, aucun PSE quel qu’il soit, qui ne vaudra notre emploi. Partout où l’employeur veut licencier, il faut qu’on se lève et qu’on se mette debout. » expliquait ainsi Michaël Wamen, figure de la lutte des Goodyear au micro de Révolution Permanente. « Ne tombez pas dans la farce du dialogue social, prenez la rue, mettez-vous en grève, occupez vos usines. Ils ne comprennent que le rapport de forces ! » lançait de son côté Adrien Cornet de la CGT Grandpuits.

En définitive, cette première manifestation coordonnée aura constitué un point d’appui pour avancer dans la construction d’un front uni contre les licenciements et permis de visibiliser la volonté de combat de différents secteurs, en dépit de la passivité des directions syndicales. Il s’agit désormais de continuer ce travail en coordonnant les secteurs en grève et en mettant en avant la nécessité de lutter non seulement contre les suppressions d’emplois mais aussi pour l’interdiction des licenciements, revendication qui ne pourrait être imposée que par une lutte de très grande ampleur.

 

Une perspective que craint d’ailleurs plus que tout le gouvernement. Comme le notait Le Monde ce vendredi, la majorité et le gouvernement s’inquiètent en effet que « la colère s’agglomère » et ne donne lieu à un « printemps social ». Une crainte incarnée très concrètement ce samedi par le dispositif policier massif déployé pour encadrer le cortège, et tenter d’étouffer la contestation dans l’œuf. De quoi poser la question d’un mouvement d’ensemble qui, à partir de la lutte contre les licenciements, prenne également en charge la question de la répression et des violences policières en lien avec les mobilisations contre la loi sécurité globale.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Macron prépare une ordonnance qui menace les salaires en cas de liquidation judiciaire d’une entreprise

 

Selon les informations de Médiapart et de l’Obs, le gouvernement prépare une ordonnance visant le régime de garantie des salaires qui protège les salariés en cas de liquidation judiciaire d’une entreprise. 100 000 personnes sont actuellement concernés, et leur nombre pourrait augmenter dans les prochains mois.

 

En pleine crise économique

C’est un article de Médiapart, publié ce 21 janvier, qui révèle le pot aux roses. Sous couvert d’une transposition au droit français d’une directive européenne en date du 26 juin 2019 et portant sur la question de « la restructuration et de l’insolvabilité », le gouvernement français entend détricoter le régime de garantie des salaires, et attaquer l’institution sociale qu’est l’AGS (Association de gestion du régime de garantie de salaire), financée par les cotisations patronales, qui garantit un certains nombres de droits aux salariés dont l’entreprise est placée en liquidation judiciaire, notamment le droit au maintien de salaire. Et Médiapart de préciser que 100 000 personnes voient actuellement leurs salaires versés par l’AGS.

En soi, la fameuse loi PACTE, permettant au gouvernement de légiférer par ordonnance, concerne précisément la transposition dans le droit français de cette directive européenne. Sauf que le contenu même des premiers documents disponibles vont bien au-delà des prérogatives.

Ainsi, comme l’explique Médiapart, « le gouvernement souhaiterait en effet réécrire totalement l’article L.643.8 du Code du commerce et modifier en profondeur les articles L 622.17et L 641.13, qui sont précisément les dispositions légales qui fixent l’ordre des créances et des privilèges ». Ainsi, alors que la mouture actuelle est protectrice envers les salariés, les modifications prévues entendent faire la part belle aux « créances garanties par le privilège de sauvegarde » ou bien encore au « privilège de redressement judiciaire », qui, selon Médiapart, « seraient attribués aux banques ou à tout établissement intervenant pendant la période d’observation » lors de liquidations judiciaires. Ainsi, comme l’explique l’expert social mandaté par Médiapart, « sous prétexte d’une transposition d’une directive européenne des sécurités et en plein désastre économique, le gouvernement prépare deux ordonnances au détriment des salariés pour le bénéfice des administrateurs et mandataires judiciaires ainsi que des banquiers ». Autre changement qui pourrait intervenir, les actifs immobiliers des sommes récupérés par l’AGS, essentiel pour son financement, pourrait être retiré à l’institution au profit des banques.

Autre éléments scandaleux, « si le gouvernement veut dégrader les avantages de l’AGS, qui protègent les salariés, en revanche, il consolide ceux des mandataires et administrateurs judiciaires » explique Médiapart. De quoi augmenter encore un peu plus honoraires de ces derniers, déjà très élevés et fixés en toute opacité.

En ce sens, et toujours selon Médiapart, « la conséquence de tout cela, c’est que l’AGS risque d’être prise dans un étau. Car la rétrogradation du superprivilège pourrait entraîner, selon les experts consultés par Mediapart, une baisse des recettes de l’ordre de 320 millions d’euros en 2021. Or, quand l’État interrompra les mesures exceptionnelles de soutien à l’économie prises pour faire face à la crise sanitaire, les faillites d’entreprises risquent d’augmenter spectaculairement, ce qui sollicitera encore plus la trésorerie de l’AGS ».

Dès lors, c’est une mesure ultra-libérale qui est envisagée par le gouvernement, qui porte son lot de précarisation extrême concernant pour l’heure 100 000 salariés, mais très certainement beaucoup plus alors que 2021 devrait voir se multiplier les faillites et les mises en liquidation judiciaire d’entreprises. Ainsi, la réforme du gouvernement serait prévue pour mai 2021.

C’est ici que l’on voit tout le cynisme de ces ordonnances. L’objectif est avant tout de préserver ceux qui possèdent la dette, les banques, les mandataires et administrateurs financiers alors que l’AGS devrait voir ses finances mises à rudes épreuves dans les prochains mois. Ainsi, c’est par l’amputation ou l’arrêt du versement des salaires des travailleurs victimes de ces liquidations judiciaires que les pots cassés seront payés.

Cette réforme s’inscrit dans la droite ligne de la politique sanitaire et économique du gouvernement depuis le début de la pandémie. Une politique qui a son corollaire avec les plans de licenciements en pagaille qui se succèdent sans discontinuer depuis mars dernier, et qui devrait s’accélérer dans la période qui s’ouvre. C’est pourquoi la bataille pour 0 licenciement, 0 baisse de salaires, de vastes plans d’embauches par la baisse du temps de travail pour lutter efficacement contre le chômage et des moyens humains et matériel pour le service public est absolument centrale.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

Le 7 décembre dernier, une quarantaine de militants CGT de Dassault Aviation assignaient la direction du groupe en justice pour discrimination syndicale. Une pratique bien connue de l’avionneur qui avait déjà été condamné, en 2016, pour avoir appliqué un traitement défavorable à ses salariés syndiqués à la CGT dans l’usine de Bayonne. « En effet, de l’ouvrier sans diplôme à l’ingénieur docteur, toutes les évolutions professionnelles et promotionnelles des militants de la CGT montrent les mêmes similitudes de décrochage sitôt l’appartenance à la CGT connue par l’entreprise », affirme le syndicat.

 

Une répression qui touche tous les secteurs : de la fonction publique au commerce en passant par la restauration. Chez McDonald’s, au Havre, c’est une salariée, Mathilde, qui avait dénoncé des pratiques de harcèlement sexuel au sein de son restaurant, qui a été licenciée le 19 décembre. La sanction tombe alors que la jeune femme, elle-même victime, avait fait grève fin octobre avec une quinzaine de collègues pour dénoncer l’inaction de l’enseigne (notre article sur cette affaire). Elle a fait part de sa volonté d’attaquer son ex-employeur aux prud’hommes.

Relais des pressions patronales

 

Parfois, la justice se fait le relais des pressions patronales. Début décembre, le tribunal judiciaire de Paris a, par exemple, donné raison à Monoprix face à 18 élus CGT qui avaient manifesté, en septembre, pour l’octroi de la prime Covid de 1 000 euros à l’ensemble des salariés. Parce que les manifestants avaient tenté d’entrer dans le magasin, la justice a estimé que ceux-ci avaient porté atteinte à la « liberté de commerce » de l’enseigne et les a condamnés à verser 3 000 euros à Monoprix au titre des frais de justice.

C’est aussi devant la justice que le secrétaire général de la CGT de l’Allier, Laurent Indrusiak, a dû s’expliquer début janvier pour « injure publique » contre La Poste. Ulcéré par la suspension de salaire réservée aux 45 agents qui exerçaient leur droit de retrait en juin, le représentant syndical s’était emporté contre l’entreprise, les traitant de « voyous et de salopards » 

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Publié par FSC

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Et ce n'est pas ce qui se passe à l'hôpital de DIEPPE qui va démentit cet appel !

 

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
66 millions de procureurs ? Le peuple souverain s'avance..." par Jean LEVY

DEFINITIONS JURIDIQUES

Qu’est-ce qu’un procureur ?

Le procureur est comme un avocat, mais un avocat de la société. Il travaille pour l’intérêt public et veille au respect de l’ordre public. 

Le rôle du procureur

Le principal rôle du procureur est de veiller à l’application des lois. Il est dit que le procureur défend l’intérêt de la société​​​​​​​

Ces définitions juridiques, appliquées aux procureurs, ne définissent-elles pas le rôle dévolu aux citoyens eux-mêmes ? Veiller aux principes qui sont à la base de la République, principes tels que l'a défini la Première constitution en 1793, prévoyant la révocation des élus quand ceux-ci s'écartaient des principes sur lesquels ils ont été élus.

Et, explicitant le rôle du peuple souverain, cette Constitution prévoyait que :

: « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

N'est-ce pas  cette vision du jeu démocratique qui fait trembler la caste ploutocratique, qui détient de nos jours à son seul profit, tous les pouvoirs, le politique comme l'économique, le judiciaire et le médiatique ? 

Emmanuel Macron représente les intérêts de cette caste. Il a été choisi par elle pour légiférer en faveur exclusive de ses intérêts. Aussi, que les citoyens, qui en payent le prix, prennent conscience des conséquences de la mainmise des forces de l'argent sur la politique imposée à la population. Et les colères , encore parcellaires selon leur rôle joué dans la société,  s'expriment dans un rejet commun du pouvoir élyséen. Les citoyens requièrent contre celui-ci, tels des procureurs contre le désordre  public  qui en découle. 

Emmanuel Macron s'en inquiète et peste contre cette mer montante d'un peuple inquiet.. D'où sa formule des"66 millions de procureurs" que constituerait le peuple français.

Le président de la République y intègre donc ses propres troupes, qui occupent majoritairement l'Assemblée, et les nantis qui, par intérêt, lui sont encore fidèles. C'est dire la peur qui s'empare de celui qui se croyait sacré souverain en 2017 par la grâce d'un scrutin biseauté et l'onction électorale d'une minorité de Français.  

Reste à rendre concrète  cette alliance de la masse de notre peuple pour que celui-ci devienne le souverain réel de la France. Délivré du pouvoir des administrateurs des sociétés du CAC 40, qui ont livré notre pays, son industrie, son économie et sa législation à la domination des intérêts privés  étrangers , les 66 millions de Français seront collectivement devenus les procureurs permanents de la démocratie française.
 

Jean LEVY

 

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Retraite, chômage... Castex veut relancer le « dialogue social » mais il n’y a rien à négocier !

 

Les grands chantiers de réformes antisociales devraient reprendre à l'aune du dialogue social réactivé par le premier ministre ce jeudi. En pleine crise sanitaire et économique, il faut refuser toute négociation sur le dos de nos acquis sociaux.

Seule la lutte paie

Crédit photo : AFP

Jeudi 21 janvier, le gouvernement relançait le processus de concertation avec les « partenaires sociaux » : organisations patronales et syndicales sont reçues dans les prochains jours pour évoquer tour à tour les mesures mises en place au cours de la crise sanitaire et économique (chômage partiel, télétravail, dérogations au couvre-feu...) et les grands chantiers de la Macronie qui s’approche de la fin de son mandat présidentiel. En autres points à l’ordre du jour, les réformes de l’assurance-chômage et du système de retraite.
 
La confédération des PME, reçue ce jeudi, affirme avoir rencontré un premier ministre à l’écoute quand il s’agit d’offrir un soutien financier au patronat et assouplir la législation encadrant le travail le dimanche en période de couvre-feu. Concernant l’assurance-chômage, la CPME défend sa ligne sur son site, à l’issue de ces négociations : « le bonus-malus, la dégressivité, le calcul du salaire journalier de référence et les modalités d’ouverture et de rechargement des droits. La question de la gouvernance de l’assurance-chômage, et donc de l’Unédic pourrait être mise sur la table. »
 
Laurent Berger, patron de la CFDT sera quant-à-lui reçu ce vendredi, tandis que d’autres rendez-vous seront programmés la semaine prochaine. FO devrait être reçu le 29 janvier et la CGT le 2 février, selon Ouest France. L’objectif de ces concertations : organiser la troisième « conférence du dialogue social » depuis que Jean Castex a été nommé premier ministre. 
 
Pour le gouvernement, l’enjeu est de taille. En effet, si la crise est venue bousculer considérablement le calendrier des réformes, les chantiers en cours sont potentiellement explosifs : la grève massive, notamment dans les transports, avait déjà fait vaciller la macronie sur sa réforme des retraites avant le premier confinement, repoussée à une date ultérieure et non fixée. D’autre part, la très contestée réforme de l’assurance-chômage a été annoncée pour avril 2021. Pour le gouvernement, cette nouvelle année marque la dernière année pleine au gouvernement, avant les présidentielles de 2022. En ce sens, l’objectif est d’avancer sur ces réformes anti-sociales dans un contexte où l’immense majorité de la population, les travailleurs et la jeunesse, ont déjà vu leurs conditions de vie et de travail fortement dégradées par les conséquences de la gestion désastreuse de la crise. C’est donc à un exercice d’équilibriste que se livre le premier ministre, en donnant une apparence de dialogue et d’ouverture avec les organisations qu’il reçoit, pour mieux faire passer les attaques antisociales voulues par le gouvernement.
 
Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, l’a d’ailleurs affirmé clairement : « Oui, il faut une réforme des retraites expliquait-il sur la chaîne Première mercredi. Dès que les difficultés économiques seront derrière nous, qu’on aura commencé à retrouver de la croissance, le moment sera venu de régler un certain nombre de difficultés structurelles du modèle français, dont les retraites ».
 
Le gouvernement profite donc de la passivité des directions syndicales dans la période pour essayer de faire avancer son rouleau-compresseur de réformes contre les plus précaires. En effet, les organisations sensées représenter les intérêts des travailleurs restent l’arme au pied dans un contexte où les travailleurs et la jeunesse ont tout à gagner à se mobiliser autour d’un plan de bataille commun contre Macron et sa gestion désastreuse de la crise et à refuser toute négociation. 
 
C’est pourtant la voie du dialogue avec le gouvernement, bien plus que celle de lutte d’ensemble contre les réformes, que semblent privilégier Philippe Martinez et Yves Veyrier. Le numéro un de la CGT a véhiculé un grand nombre d’illusions sur les possibilités ouverte par ce semblant de dialogue social : « il était temps, puisqu’on parle beaucoup de concertation. Il ne faut pas que ce soit que des mots » a-t-il déclaré sur Sud Radio ce jeudi, à propos de sa rencontre avec Jean Castex planifiée le 2 février.

Les directions syndicales s’apprêtent donc à aller négocier le passage de réformes qui ont été pourtant combattue sur le terrain pendant des mois par les travailleurs. Aider le gouvernement à préparer le passage de réformes antisociales en pleine période de crise, ne sert pourtant que son propre agenda politique et celui des grandes entreprises.

Par ailleurs, on l’a bien vu sur le terrain de la bataille contre les licenciements et suppressions de postes : les négociations individuelles ne permettent pas d’assurer le rapport de force pour empêcher le désastre social. Face à un gouvernement qui sert les intérêts des entreprises en leur offrant des milliards sans aucune contreparties, il faut imposer le retrait des attaques par la lutte. Comme le font les travailleurs de Grandpuits par exemple, mais aussi les travailleurs qui ont répondu à l’appel de la CGT TUI, contre les licenciements. Une date à laquelle se sont ralliés plusieurs syndicats CGT et qui réunit notamment les grévistes de la raffinerie Grandpuits, les ouvriers de l’industrie automobile de SKF ou encore ceux du géant pharmaceutique Sanofi. Mais la confédération a refusé d’appeler à cette date en dépit de la volonté clairement exprimée à la base de riposter collectivement. 

Cette date du 23 janvier, contre les licenciements, pourrait être un point de départ pour une riposte d’ensemble face aux attaques du gouvernement, il n’y a rien à négocier à Matignon ! C’est ce qu’exprimait Adrien Cornet, délégué CGT à Grandpuits, à propos de l’appel du 23 contre les licenciements : « actuellement il y a 700 plans sociaux en France, les travailleurs doivent prendre conscience qu’ils ont le rapport de forces parce qu’ils ont l’outil de travail entre les mains et le meilleur outil c’est la grève ! Ce matin il y avait des piquets à Avallon chez SKF, à Lattes chez Schneider Electric, et tous ces secteurs en lutte doivent s’unir. C’est pour ça qu’on a répondu à l’appel des TUI, et qu’il faut construire une coordination des boîtes en lutte ! ».

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

"66 millions de procureurs, et moi, et moi, et moi" qui suit le meilleur entre tous les meilleurs. Ainsi le locataire de l'Elysée a semblé répondre aux critiques justifiées sur sa gestion de crise aux ordres du patronat.

Espèce de procureurs: la réponse de Macron au grand n'importe quoi de sa gestion de crise du coronavirus

Capture d'écran

 

Après, les masques, les tests, revoilà les masques, Olivier Véran, praticien hospitalier dans le civil et adoubé en charge de la Santé, vient de signer un décret interdisant le port du masque fait maison.

 

Celui qui fut découpé et cousu dans les chaumières au début de l'épidémie puisque la 5e puissance mondiale manquait de masques. Lesdits masques ne protègent rien ou presque. Près d'un an après l'apparition du coronavirus, encore heureux de s'en apercevoir!

Alors, des masques homologués gratuits? Ben non, le business est libre et non faussé en France!

Pour la distanciation garde-barrière, c'est désormais 2 mètres et plus un mètre. Et des tests PCR pour entrer en France que l'on soit de l'UE du capital ou hors du même enclos européen capitaliste. Hier encore, tout quidam de l'UE pouvait aller et venir en France.

Et maintenant, cerise sur la pandémie,  des centres de vaccination  obligés de fermer, faute de doses, quand le docteur Rantanplan, pardon le docteur Véran jure que toute la population française sera vaccinée à l'été prochain.

Ce jeudi, Jean Castex, l'inoubliable premier chambellan du palais de l'Elysée, veut relancer le "dialogue social". Avant ou après le couvre-feu, votre excellence? Et avec un test PCR négatif pour parapher qu'il n'y a toujours rien à négocier?

"66 millions de procureurs", a tonné l'ex-banquier d'affaires que le capital et d'autres ont posé sur un trône présidentiel en mai 2017. Oui, le clone de Jupiter est en colère grave. On ne reconnait pas assez que sa valeur dépasse le nombre de ses années. 

- M.... alors, semble dire Emaneul Macron, il faut donc avoir 78 piges, tel Djo Biden, nouveau big boss des USA, pour être adulé par les médias du monde entier ?

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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