SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Bonjour: pour commencer la semaine et ne rien oublier
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15 Octobre 2021.Venue de Macron à Marseille. La CGT était là !
8 Minutes d’intérêt général.

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Mobilisation importante à Renault Cléon : 700 grévistes face au nouvel « accord compétitivité »

Ça chauffe à Renault Cléon avec plus de 700 grévistes ce mardi 12 octobre, entre rassemblements et débrayages de 1h30, la mobilisation a clairement fait un saut depuis les dernières actions du 4 octobre, qui rassemblaient déjà 500 grévistes à l'appel de la CGT et la CFDT.

Crise économique

Crédits photo : CGT Cléon

En effet, le nouveau projet d’accord de compétitivité qui va massacrer les emplois ne passe pas chez les salariés de l’usines du géant automobile : 15 000 postes sur le groupe Renault dont 4600 en France sont visés, sur le site de Cléon, en plus des attaques, l’ingénierie est particulièrement touchée, la direction veut imposer 1300 suppression de postes. Mais cela va plus loin puisqu’il y aura également la possibilité d’allongement obligatoire du temps de travail d’une heure tous les jours, en cas de panne ou d’autre problèmes qui empêchent de la production de se réaliser « normalement ». De plus, la direction pourrait renvoyer les salariés chez eux sans délai de prévenance et avec une obligation de récupérer plus tard. S’ajoute à cela la possibilité de positionner 8 samedis obligatoires par ans, la pause de 20 minutes qui était rémunérée ne le sera plus pour les intérimaires. Enfin, pour les nouveaux embauchés, une perte de 82 euros.

Comme le souligne le militant CGT Pascal le Manach : « La direction tente une vraie entourloupe avec la suppression du paiement de la pause de 20 minutes quotidienne, ça représente 7 heures par mois. La direction veut transformer les 20 minutes de pause en prime accessoire qui diminuerait à chaque augmentation. C’est le blocage total de toute augmentation pour les salariés et pour les futur embauchés et les intérimaires, leur rémunération sera diminuée de 4,5 %  »

Cette violence des attaques, dans les ateliers, Pascal Le Manach l’explique très bien : « dans les usines, vouloir imposer un accroissement violent de la flexibilité et un blocage des salaires et une baisse de la rémunération des heures supplémentaire est intolérable pour les travailleurs ». C’est une véritable déclaration de guerre contre l’ensemble de la classe ouvrière, alors que dans un même temps, Renault fait 10 milliards de bénéfice en 2021 et PSA en fait 6 milliards en 6 mois. C’est largement de quoi augmenter les salaires et embaucher les intérimaires qui sont plus de 800 à Cléon.

A Cléon, la perspective de l’usine sœur de Flins reste en tête, la fermeture du site est inacceptable au vu des profits qui explosent. Mais c’est pour cela qu’à Renault Cléon, les travailleurs donnent le ton, comme ailleurs des mobilisations dans d’autres sites de production sont prévus, comme les ouvriers du Mans qui se mobilisent d’ores et déjà. La direction cherchant à imposer ces accords sur l’ensemble des sites, la mobilisation pourrait s’étendre encore.

Des actions qui s’amplifient et des méthodes démocratiques

C’est directement dans les ateliers de Cléon, que les travailleurs ont manifesté ce mardi, avec des slogans qui affirmaient clairement le refus de se faire bouffer par le patronat mais aussi le gouvernement : « non aux salaires bloqués, au contraire il faut les augmenter ! », « c’est pas à Billancourt, c’est pas dans les salons, qu’on obtiendra satisfaction », ou encore « c’est par la lutte, c’est par l’action qu’on obtiendra satisfaction ». Le tout en se donnant rendez-vous la semaine prochaine, pour une autre journée de mobilisation, qui devra être encore plus forte.

La grève se mène pour l’instant par débrayage sur quelques heures pour marquer un refus clair face aux mauvais coups du groupe Renault. C’est aussi une prise de confiance par les travailleurs de leur force, de se voir de plus en plus nombreux à ces rendez-vous de lutte. A chaque fois, l’objectif est de populariser et se renforcer pour la suite.

L’ensemble du secteur automobile est finalement concerné, peu importe le constructeur ou le sous-traitant. Il se pose comme nécessité de se réapproprier la grève et ses méthodes, comme le font les ouvriers de Cléon, qui n’attendent pas les consignes de quelconque centrales syndicales pour se battre contre les attaques qui pleuvent contre notre camp.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Explosion des prix du carburant : le gouvernement joue la diversion ! Suppression immédiate de la TVA !

Vendredi dernier, les prix du carburant ont atteint des records historiques, plus haut encore qu’avant la révolte des Gilets Jaunes. Face à cela, le gouvernement reste impuissant et enchaîne les discours creux, s’en remettant à un geste des distributeurs.

Crise économique

Crédits photo Thomas Coex / AFP

Après les annonces de Castex la semaine dernière sur les prix du gaz et de l’électricité, c’est sur celui du carburant que le gouvernement est aujourd’hui obligé de réagir. Depuis le début de l’année, le diesel a augmenté de 20,39 % pour atteindre 1,5354€ aujourd’hui, le SP95-E10 et le SP98 ont pris respectivement 18,73 % et 18,51 % pour atteindre 1,6073€ et 1,6937€ !

 

Le graphique de Ouest-France montre clairement la tendance, et surtout le fait que les prix atteints actuellement sont historiques. Les explications sont sensiblement les mêmes que pour les prix du gaz et de l’électricité, la reprise économique mondiale crée une importante hausse de la demande qui se répercute sur les prix. De plus, il faut voir que côté producteurs, OPEP+ maintient l’offre très basse et laisse profiter pour l’instant de l’explosion du prix des barils, qui ne diminuera sans doute pas sans une franche hausse de la production.

Face à cela, chaque pays adopte des réponses diverses cherchant à afficher une maîtrise de la situation. En France, le gouvernement semble inquiet, notamment après la révolte des Gilets Jaunes qui était partie en 2018 d’une revendication autour de cette question énergétique, centrale dans le « pouvoir d’achat » de la population.

A quelques mois des élections présidentielles, le gouvernement, qui est actuellement à l’offensive pour la réélection de Macron, cherche à nous enfumer à l’heure où la question du pouvoir d’achat devient l’un des sujets numéro 1 de la campagne. Les annonces de Castex la semaine dernière étaient représentatives de cela : un « blocage » des prix annoncés qui est en réalité un lissage qui va reporter dans tous les cas l’augmentation à plus tard. Une demi-mesure qui entérine par ailleurs l’ensemble des augmentations successives jusque-là.

Pompili souhaite que les entreprises « jouent le jeu » : du profit ?

L’actuelle ministre de la transition écologique, Barbara Pompili (ex-EELV), a seulement affirmé, ce mardi 12 octobre, qu’elle discutait avec les distributeurs, en les appelant publiquement à « faire un geste » :

Prétextant que le gouvernement avait déjà fait des gestes ou encore qu’il existe un site gouvernemental pour savoir où l’essence est moins chère autour de chez soi… Elle dit s’en remettre à la bonne volonté des patrons, les appelant à réduire leurs marge, espérant qu’ils « jouent le jeu » et ne profitent pas de la situation. Or, il est pourtant évident que ces déclarations, qui n’engagent que le gouvernement, quand bien même les distributeurs feraient un geste, n’auront qu’un impact mineur voire inexistant au regard de la hausse des prix du carburant. En réalité, le gouvernement cherche à faire diversion et maintient une forme de statu quo, maintenant, in fine, les taxes et les profits du grand patronat : les classes populaires vont devoir payer.

De plus, la part dans le prix de l’essence revenant aux distributeurs est très relative au regard des 60 % de taxes qui reviennent à l’État. Si cette structuration engendre des prix fluctuants avec le prix du baril à l’international, ce sont aussi les entrées d’argents pour le gouvernement qui augmentent aujourd’hui. Des entrées qui ne sont absolument pas redistribuées et qui se basent surtout sur une imposition inégalitaire, on pense notamment auw 20 % de TVA qui pèse sur l’ensemble de la population quels que soient ses revenus. Le financement des chèques énergies, largement suffisant aujourd’hui, dont la généralisation est évoquée par le gouvernement, s’appuie d’ailleurs sur les recettes de la TVA, en aucun cas un geste du gouvernement.

L’énergie est un bien de première nécessité, sa gestion ne peut plus dépendre d’entreprises comme Total qui détruisent notre planète et engendrent des milliards de profits ou des gouvernements qui cherchent à se positionner comme régulateurs, toujours plus opportunistes avant les élections. Un grand service public de l’énergie géré directement pas les travailleurs serait la seule réponse à long terme pour ne plus subir les fluctuations provoquées par un marché international en tension constante, mais aussi pour que la nécessaire transition écologique se fasse de manière immédiate et ne fasse pas payer aux plus précaires des coûts engendrés. Dans l’immédiat, une diminution des prix est largement possible, en supprimant la TVA sur l’énergie mais aussi en taxant les superprofits accumulés par les grandes entreprises du secteur de l’énergie.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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L'ancien président du syndicat patronal, la Confédération nationale de l’artisanat des métiers et des services, CNAMS en abrégé, avait été adoubé ministre des Pme en 2020 par l'ex-banquier d'affaires occupant le palais présidentiel pour le compte du capital. Jusque là normal.

 

Sauf que ses potes de la CNAMS lui avaient confié, lorsqu'il en était le boss, 131 000 euros sur son PEA, fric provenant d'une vente immobilière. Le PEA est réservé aux personnes physiques et pas à un organisation syndicale. Ces fonds repartent à la CNAMS dès qu'Alain Griset devient chambellan en charge des Pme.

Mais premier grabuge pour le ministre. Ses anciens potes de la CNAMS soupçonnent un abus de confiance dans la gestion du PEA et une enquête judiciaire s'ensuit.

Mais ce n'est pas cette affaire entre syndicalistes patronaux qui convie un ministre de la République en exercice devant la Justice correctionnelle, ce mercredi 13 octobre 2021. C'est parce que, dans sa déclaration à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, il avait omis de déclarer le PEA, ses intérêts, et des "participations directes" dans plusieurs sociétés, comme la Française des jeux ou Natixis.

Lorsque j'ai été adoubé ministre des Pme, plaide l'ancien chef d'entreprise de Pme et ex-dirigeant d'un syndical patronal des Pme, je me suis plongé sur le champ dans un tas de dossiers inhérents aux Pme. Voilà pourquoi, j'ai oublié de déclarer 171 000 euros.

Dans ses réquisitions, le vice-procureur de la République estime que le prévenu fait preuve d’une "particulière mauvaise foi". Il requiert dix à douze mois de prison avec sursis pour omission de déclaration de patrimoine, une amende de 30 000 euros et  trois ans d’inéligibilité qui entraînerait «"automatiquement l’interdiction d’exercer des fonctions publiques", dont celle de ministre. Jugement le 8 décembre.

Présumé innocent, Alain Griset conserve son maroquin ministériel. Mais quelle idée de tripatouiller du fric à la pépère, en France même. C'est bêta tout de même. Non?

Dans un Supermarché Leclerc de Strasbourg, une caissière s'est vu licenciée pour avoir, le 13 janvier 2020, acheté une baguette et une patate douce sur son temps de pause. Être licenciée pour 2 euros parce que c'était contraire au règlement intérieur. Quant il y a oubli et oubli dans notre mauvaise société.

Alain Griset, ministre des Pme, risque la prison et de ne plus être ministre

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

A l'heure de l'offensive électorale de Macron sur le thème de l'innovation, de la réindustrialisation de la France un rappel de ses actes politiques passés est présent ne fera pas de mal

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REPRIS du site de Jean LEVY

 

C'est cette année-là, il a quitté la banque Rothschild pour l'Elysée où François Hollande l'a nommé secrétaire général-adjoint, chargé de l'Economie.  C'est deux ans plus tard, nommé cette fois ministre de l'Economie, qu'il  "facilite" la cession aux Américains la branche énergie du groupe Alstom. 

Cette transaction, de près de 13 milliards d’euros, était - et est toujours - qualifiée par ses opposants de «scandale d’État», celle-ci revenant, entre autres, à confier à un groupe étranger la maintenance des turbines des 58 réacteurs nucléaires français et de notre équipement militaire, sous-marins, porte-avions à énergie nucléaire...

Selon Le Fiigaro (24 juillet 2019)

le Parquet national financier (PNF) a confirmé avoir pris le relais du parquet de Paris, saisi en janvier 2019 par le député LR Olivier Marleix pour enquêter sur les circonstances de la vente. Dans le cadre de la commission d’enquête sur «les décisions de l’État en matière de politique industrielle», qui englobe la cession d’Alstom, créée en 2017, l’élu d’Eure-et-Loir avait mené une série d’auditions pour comprendre le contexte et les conditions de la cession d’Alstom Énergie à General Electric. Il en est venu à soupçonner un «pacte de corruption» qui aurait pu bénéficier à Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie au moment de la signature de la vente

En cette période de bilan, six mois avant les présidentielles, il est bon de revenir sur ce scandale d'état, dont le maître d'oeuvre était Emmanuel Macron, qui s'est alors opposé à Arnaud Montebourg, hostile à l'opération. Ce dernier devait en tirer les conséquences en démissionnant du gouvernement

Aussi, "Ca n'empêche pas Nicolas" vous propose de visionner une vidéo qui nous permet de vous rappeler ou d'apprendre le déroulé de l'affaire Alstom...

 

RAPPEL des articles parus sur notre site à propos de ce véritable scandale d'état et de liquidation de l'indépendance du pays en matière énergétique :

 

http://www.frontsyndical-classe.org/2019/10/ceux-qui-ont-vendu-alstom-sont-des-traitres.html

http://www.frontsyndical-classe.org/2017/09/comment-le-ministre-de-l-economie-e.macron-a-vendu-alstom-aux-americains.html

http://www.frontsyndical-classe.org/2017/11/comment-l-americain-general-electric-s-est-empare-d-alstom.avec-la-complicite-de-l-etat-francais.et-de-macron.html

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Quand les prédateurs de nos richesses nous dictent leur loi... par Jean LEVY
Quand les prédateurs de nos richesses nous dictent leur loi... par Jean LEVY

Parmi les dizaines de milliers de propriétaires de sociétés révélés par les « Pandora Papers », dont 600 Français, figurent un nombre sans précédent de responsables politiques de haut niveau, aux quatre coins du monde : l’ancien premier ministre britannique Tony Blair, l’ancien directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn, le président kenyan Uhuru Kenyatta, le premier ministre libanais Najib Mikati, le roi de Jordanie Abdallah II, le premier ministre tchèque Andrej Babis, le président équatorien Guillermo Lasso, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le président gabonais Ali Bongo, le premier ministre ivoirien Patrick Achi, le président congolais Denis Sassou-Nguesso… A leurs côtés, une poignée d’hommes politiques français, souvent murés dans le silence au moment d’expliquer la raison d’être de leurs sociétés offshore. Au total, l’ICIJ a dénombré dans le leak plus de 300 responsables publics du monde entier

 

Qui parle encore aujourd'hui des 130 milliardaires - et des 35 chefs d'état et de gouvernement - pris le mois dernier le doigt, non la main toute entière, dans le  pot de confiture de l'escroquerie fiscale ? A peine dérangé dans leurs trafics de prédateurs, ce monde fortuné de la grande truanderie demeure installé aux manettes de l'économie et de la politique.

C'est ça le capitalisme, qui poursuit sa mue au stade de l'oligarchique triomphante. Et dont la seule morale, c'est faire de l'argent, toujours plus vite et par tous les moyens. Ses pratiques sont celles de la mafia : dominer un marché,  gagner la tête du peloton, imposer sa loi aux concurrents. Et c'est le monde du travail qui en paie le prix, vendu par lots avec les machines et les murs de l'usine...

Aussi pour les très riches, frauder le fisc pour planquer ses milliards n'est qu'un jeu d'écriture. Un aimable entorse à la Loi, un deal avec le politique, qui ferme les yeux partageant le butin...

C'est cette société-là qu'on nous donne modèle. 

Gare à ceux qui en doutent, ou pire, qui veulent lui substituer un autre monde. Hier, le bourgeois dénonçait en eux les partageux, les "Rouges"...Et si d'aventure, ceux-là prenaient le manche, les forces de l'argent trouveraient bien un chef de bande, gammé, galonné ou civil, pour leur faire la guerre 

Mais ce monde-là prend l'eau, il pourrit au soleil des paradis fiscaux. 

Mais qui s'en soucie alors qu'on va voter ?

Qui en fait son cheval de bataille ?

Et pourtant, c'est la France de misère et de colère.

Laisserons-nous les millions de victimes, privés de voix, et loin des urnes ?

Et personne pour les représenter ?

Jean LEVY

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Transdev. Valérie Pécresse appelle l’État à réprimer les piquets de grève : solidarité avec les grévistes !

Alors que les conducteurs de bus Transdev sont en grève dans plusieurs dépôts d'Île-de-France, la présidente du Conseil régional Valérie Pécresse en appelle à l’État pour envoyer la police débloquer les piquets de grève. Les organisations syndicales et politiques doivent dénoncer les atteintes au droit de grève et soutenir les grévistes !

Mouvement ouvrier

Soutenez les grévistes : participez à la caisse de solidarité !

En criminalisant les grévistes, Valérie Pécresse et IDF Mobilités s’attaquent au droit de grève !

Dans un communiqué transmis aux conducteurs de bus Transdev en grève, le Conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités qui s’est réuni ce lundi 11 octobre et qui est présidé par la présidente du Conseil régional Valérie Pécresse « demande à l’État d’intervenir dans les conditions les plus opportunes pour assurer le déblocage des dépôts de bus et permettre ainsi la réalisation du service minimum légitimement attendu par les usagers ».

Cet appel à envoyer la police réprimer les piquets de grève s’inscrit dans la continuité des tentatives de criminaliser les grévistes. La semaine dernière des grévistes du dépôt de bus de Lieusaint avait été assignés au tribunal par Transdev, et l’avocate de la direction les accusait d’être responsables d’un « climat de guérilla urbaine ». Cette tentative n’avait pas abouti puisque les charges étaient tombées à l’eau devant le tribunal, mais elle témoignait de la volonté de la direction de faire un exemple et d’en finir avec cette grève par la répression. En appelant à débloquer les piquets de grève par la force, la présidente de la région Île-de-France veut légitimer de prochaines interventions policières sur les piquets de grève et s’attaque donc au droit de grève.

Derrière le discours hypocrite de Valérie Pécresse, la casse du service public des transports

Valérie Pécresse prétend réprimer les grévistes au nom du « fonctionnement des territoires, [de] la vie des usagers et [de] la scolarité des élèves ». Pourtant c’est aussi dans l’intérêt des usagers que les conducteurs de bus Transdev sont en grève depuis début septembre à Vaux-le-Pénil, Lieusaint, Saint-Gratien, Comb-la-Ville et d’autres, contre les accords locaux que la direction veut imposer et qui prévoient casse des conditions de travail et des pertes sèches de salaire pour les travailleurs.

Boujemaa Zreouil, délégué CFTC, nous expliquait ainsi : « on conduit 8 heures, on conduit l’équivalent d’un Paris-Marseille tous les jours et avec un temps de parcours qui est réduit. La petite mamie qui monte, on n’a pas le temps de lui dire bonjour, on accélère, elle finit au fond du bus. Ils nous poussent à l’erreur. On a un collègue qui s’est pissé dessus, parce qu’il n’avait pas de pause. Ça fait mal au cœur ». Par ailleurs avec l’accord local que la direction que Transdev veut mettre en place, les salariés enregistreront « une perte de salaire de 500 euros par mois ». Si les grévistes se battent pour de meilleures conditions de travail, c’est donc aussi dans l’intérêt des usagers, comme résume Boujemaa : « On ne transporte pas des marchandises ! ».

En réalité Valérie Pécresse est une des principales responsables de la dégradation du réseau de transports en commun pour les usagers puisqu’elle est à l’initiative de la casse du service public des transports au service. En effet, avec l’ouverture à la concurrence, elle permet aux entreprises privées de s’accaparer les réseaux de transports en commun, d’augmenter les prix et faire baisse la qualité du service, afin de privilégier leurs profits sur les dos des travailleurs et des usagers.

Face à la répression et à la casse du service public, les organisations syndicales et politiques doivent soutenir les grévistes !

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Face à la répression, les grévistes doivent répondre par la solidarité et notre camp social doit leur apporter notre soutien, à l’instar de la conseillère régionale LFI Julie Garnier qui a ainsi dénoncé les menaces et intimidations contre les grévistes.

Mais plus que cela, il faut que l’ensemble des organisations syndicales et politiques qui se réclament du mouvement ouvrier doivent apporter leur soutien, dénoncer la répression et les atteintes au droit de grève, soutenir les grévistes et participer à la caisse de solidarité. Face aux attaques du patronat et du gouvernement qui veulent nous faire payer la crise, la détermination des travailleurs de Transdev en grève depuis 6 semaines montre l’exemple. Soutenons-les et exigeons un véritable plan de bataille pour relever la tête !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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