SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Scandale à Dassault-Aviation. Intimidation, répression syndicale et collusion d’intérêts

Intimidation, discrimination syndicale et collusion d'intérets. Après le scandale chez le sous-traitant aéronautique AAA, le cas de Dassault Aviation nous montre encore une fois les méthodes du patronat pour imposer ses intérêts.

Les coulisses du « dialogue social »

Crédit Photo : Reuters

Paix sociale : résignation des salariés ou complicité des directions syndicales ?

Face aux multiples attaques patronales et à la vague de licenciements historique que nous traversons, les salariés sont-ils résignés ?

Bien que ce constat soit souvent avancé, la réalité nous montre une toute autre chose : malgré le choc et les difficultés liées à la crise sanitaire et économique, la « paix sociale » est indissociable de la répression systématique vis à vis des militants combatifs et de la ligne conciliatrice des soit-disant « représentants des salariés » qui font tout pour plier les travailleurs aux intérêts du patronat en étouffant la colère dans les cadres du « dialogue social ». Et cela en allant même à l’encontre de l’action des salariés, comme ce fut le cas de FO Derichebourg ou encore chez Daher, où l’ensemble de l’arc de forces syndicales avait décidé d’annuler une grève à la dernière minute.

Si, au niveau national, les directions syndicales ne proposent pas de plan de bataille sérieux et s’assoient à la table de négociations avec le gouvernement tandis que celui-ci renforce son arsenal répressif, dans les entreprises, à petite échelle, « la paix sociale » se construit de la même manière.

Un scandale récent chez AAA (Assistance Aéronautique et Aérospatiale) nous montrait comment la collusion d’intérêts existants, entre les syndicats majoritaires et la direction, avait permis au patron de licencier 567 salariés avec l’appui de la CFE-CGC et de FO. Dans les entreprises, au lieu de préparer les travailleurs à la grève, à s’unir et s’organiser démocratiquement au-delà des étiquettes syndicales, ces « représentants des salariés » devenus représentants du patron et simples bureaucrates syndicaux expliquent que les suppressions d’emploi sont inévitables et qu’il faut négocier le moindre mal.

Suite à la publication du scandale chez le sous-traitant aéronautique AAA, nous avons reçu de nombreux messages témoignant de cette réalité. Parmi eux, le cas de Dassault-Aviation : un cas d’école qui mélange répression syndicale systématique, collusion d’intérêts entre syndicats et direction et enfin formation managériale pour « neutraliser les irritants sociaux ». Voilà l’outillage pour faire régner la volonté d’une poignée d’actionnaires sur la majorité des salariés et maintenir « la paix sociale ».

« Neutraliser les irritants sociaux actuels mais aussi potentiels »

Les pratiques de Dassault-Aviation s’inscrivent dans la droite ligne de la stratégie patronale de « contention de la conflictualité » mise en place dans le secteur aéronautique à partir des années 1969. Cette politique a été initiée par Maurice Papon, placé à cette époque à la tête de Sud Aviation (ancêtre d’Airbus), en lien avec les Renseignements Généraux forts de leur expérience contre les militants du FLN en Algérie. Il a fait de l’usine de Marignane un véritable laboratoire, en détruisant la CGT et les militants combatifs en quelques années, par le harcèlement moral ou la mise au placard, entre autres.

Chez Dassault-Aviation, au travers la « Formation Institut Dassault – Dassault Team Manager », c’est la société Cardinal Sud qui se charge de transmettre ce savoir-faire répressif. Comme l’explique la CGT Dassault : « Pour en savoir plus et compte tenu du fait qu’aucun des élus de la CGT n’a eu droit à cette formation nous sommes allés regarder du côté de la société qui dispense ces formations. Dans l’approche de cette société, les syndicalistes sont alors identifiés comme des potentiels « irritants sociaux » : "Nous identifions vos principaux irritants sociaux et leurs poids réels dans la détérioration du climat social". Ces irritants sociaux sont susceptibles de déclencher des grèves et dans ce cas cette société fournit alors un « criz-kit » qu’il s’agit de mettre en place pour remettre rapidement les salariés au travail. De même, la mise en place de leur méthode permet "d’anticiper les freins au changement et de neutraliser en amont les irritants actuels et potentiels" ».

« Cette idéologie anti-CGT, hors de toute réalité, fut répétée depuis des dizaines d’années, par notre ancien PDG et notre actionnaire majoritaire, Serge Dassault. M. Dassault estimait devant le Sénat que les "délégués syndicaux n’ont rien à faire entre le patron et le salarié" et il qualifiera l’arrivée des syndicats dans les entreprises véritable "boîte de Pandore". Pour finir il dira que la "CGT doit être mise hors d’état de nuire" et que les syndiqués de la CGT sont des "abrutis" et des "terroristes"  ».

Cette politique bien huilée, où se rejoignent le gouvernement, le patronat et la direction générale, n’a pour objectif que de « limiter au maximum la force de la contestation salariale dans l’éternel conflit entre salaires et profits, comme le disait M. Dassault  ».

Intimidations, mépris, sanctions injustifiées, humiliations, insultes, mensonges, menaces de licenciement, propositions de reclassements inadaptées, absence quasi totale d’entretiens individuels : l’entreprise Dassault-Aviation a déjà été condamnée pour discrimination syndicale à l’encontre de dizaines de militants de la CGT en 1998, 2004, 2009, 2012, 2014 et 2016. Aujourd’hui encore, 83 militants de la CGT sont engagés dans des procédures pour discrimination syndicale. Rien qu’à l’établissement de Mérignac, 34 militants retraités sont même en train de monter une procédure au pénal contre le PDG du groupe. Ce 10 février, des salariés et des soutiens se sont encore donné rendez-vous à 13h devant le Conseil de Prud’hommes de Paris pour soutenir 40 militants forcés d’aller en justice pour faire cesser cette répression.

Comme nous l’expliquait l’un des salariés de l’entreprise, « ils veulent détruire la CGT parce que on ne veut pas participer au grand théâtre du dialogue social. Dassault est seulement gentil avec les "représentants des salariés" qui vont dans le sens des intérêts de la direction ».

« On fait peur, ensuite on discute » : la bureaucratie syndicale marche au pas de la carotte et du bâton

Pour la direction, la répression et l’intimidation ne suffisent pas : il faut s’entourer d’un corps de délégués syndicaux qui soient les relais et les porte-paroles de la direction parmi les salariés et qui remplacent, dans leur méthode d’action, la grève et l’organisation démocratique des salariés par les négociations. « Les représentants de la CGC et de la CFDT de Dassault-Aviation ont pris pour habitude de « négocier » en multipliant les commissions de suivi, les réunions, les courriers, etc. Tout ça afin, selon nous, de justifier auprès des salariés l’existence de négociations objectives (ce que nous n’avons de cesse de contester), pour au final signer triomphalement la quasi-totalité des accords qui leurs sont proposés, quitte à supprimer des dizaines de milliers de jours de congés à l’ensemble des salariés »

Cette stratégie syndicale, résumée par « négociation-compromis-signature », qui vise a désarmer les salariés, a été bien évidement saluée par le patronat et le gouvernement dans les cas récent de Bridgestone ou de Daher. Sans surprise, Serge Dassault, actionnaire majoritaire du groupe, a aussi approuvé et encouragé ces méthodes à d’autres occasions. « En effet, Serge Dassault, au travers de son organe de presse (le Figaro) salue le « courage », le « réformisme » et surtout la « modération » de cette méthode. Le Medef et la CFDT iront même jusqu’à signer une déclaration commune appelant alors aux mêmes injonctions libérales de « performance économique » et de « compétitivité ». Des principes qui justifient évidemment toutes sortes d’attaques à l’emploi et qui subordonnent les intérêts des salariés à ceux du patronat.

Cette politique syndicale, taillée pour la direction, trouve ses assises dans le rapprochement (par des méthodes légales ou illégales) d’une partie des salariés au niveau de vie et aux intérêts du patronat. « Depuis sa création en 1976, la CGC de Dassault-Aviation est « tenue », ou plutôt bridée, par des chefs d’unités qui se sont syndiqués à la CGC de Dassault-Aviation et qui se gardent bien de créer un rapport de force avec la direction, puisqu’eux-mêmes en font partie. Pour n’en citer qu’un seul, on peut nommer M. Lherm, qui est maintenant Directeur général et membre du comité de direction de Dassault-Aviation. À la CGC, la confusion est totale entre représentant du personnel et représentant de la Direction Générale » En effet, en élevant le niveau de vie de certains syndicalistes et en les séparant ainsi des intérêts du reste des travailleurs, la direction réussit avec ces magouilles à ce que certains « représentants des salariés » deviennent des bureaucrates et des « représentants des actionnaires ». Sans aucune honte, Pierre Lacombe, syndiqué CGC, avait expliqué au Journaldunet que les « cadres supérieurs syndiqués ont eu de très belles carrières »

Face au piège du dialogue social, faire vivre la méthode des raffineurs de Grandpuits !

Comme nous l’expliquait l’un des salariés de Dassault-Aviation : « Toutes ces pratiques de la direction prouvent qu’ils savent que la seule force qui peut s’opposer à ses plans, ce sont les salariés en grève ». « En effet, au début des NAO 2020, les représentants de la Direction Générales nous ont affirmés que "les augmentations exceptionnelles de salaire de l’année dernière sont dues au climat social tendu au niveau national", c’est-à-dire au mouvement des Gilets jaunes. Mouvement intégralement extérieur à la salle de réunion de Saint-Cloud. »

En effet, cet état de choses imposé par le gouvernement, le patronat et accompagné par les directions syndicales, n’est pas immuable mais plutôt précaire. Une démonstration de radicalité, telle que celle portée par le mouvement des Gilets jaunes, ou l’émergence d’un conflit porteur d’une stratégie de lutte intransigeante peut changer l’équilibre de l’état des choses actuel. Cette crainte, du coté du gouvernement, explique par exemple le blackout médiatique autour de la grève des raffineurs des Grandpuits : une grève qui rompt avec la politique du « dialogue social » et qui peut inspirer les travailleurs qui se trouvent aujourd’hui sous le coup de la vague de licenciements, par laquelle le patronat cherche à leur faire payer la crise.

Comme l’expliquait un salarié de l’aéronautique à propos de Grandpuits : « La combativité des travailleuses et des travailleurs est exemplaire. Ils refusent de rentrer dans le piège du dialogue social et luttent par la grève pour imposer 0 suppression d’emploi. La grève est organisée par les grévistes eux-mêmes, démocratiquement, avec des assemblées générales où chaque ouvrier, syndiqué ou non, peut donner son avis et voter. Les équipes syndicales, au lieu d’être divisées doivent exposer leur avis à l’assemblée et se mettre au service des décisions majoritaires. Cette unité face au patronat, et la possibilité d’impliquer tous les salariés dans la lutte, est essentielle pour défendre et imposer nos intérêts. La volonté des grévistes de Grandpuits pour faire front avec des organisations écologistes et pour se coordonner avec d’autres secteurs en lutte afin de sortir de la frontière de l’usine pour amplifier le rapport de forces est aussi exemplaire. Son expérience de combat est très riche en leçons, et montre la voie à suivre pour défendre nos emplois et assurer un avenir aux jeunes, s’ils gagnent on gagne tous ! ».

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Garantie en cas de faillites : Macron sacrifie les salaires pour privilégier les banques

Dans un contexte de crise économique engendrée par la crise sanitaire qui n’en finit pas, le gouvernement vient de présenter deux avant-projets d’ordonnances visant à modifier le droit des procédures de liquidation des sociétés, qui donneraient dorénavant la priorité au paiement des honoraires des mandataires et administrateurs judiciaires au détriment des salaires des employés.

Réforme anti-sociale

En janvier dernier, Mediapart révélait l’ordonnance du gouvernement autour du régime de garantie des salaires, qui protège les salariés en cas de liquidation judiciaire. Retour sur cette affaire.}

Le gouvernement a été autorisé par le Parlement à transposer une directive européenne sur la « restructuration et l’insolvabilité », applicable aux sociétés en liquidation judiciaire. Les avant-projets sont extrêmement inquiétants et vont bien au-delà de ce qui est prévu par la directive européenne.

Il faut savoir que lorsqu’une société est en cessation de paiement et est placée est liquidation judiciaire, ses créanciers doivent déclarer ce qui leur est dû aux mandataires et administrateurs judiciaires chargés de la liquidation pour espérer en obtenir le paiement grâce à la liquidation des actifs de la société. L’ordre de priorité des créanciers est défini selon des « privilèges » fixés par la loi, mais tous ne pourront pas obtenir leur dû, la société étant par hypothèse insolvable.

Le système actuel de garantie des salaires prévoit un « super-privilège » en faveur des créanciers salariés. En cas d’insolvabilité de la société en liquidation, c’est l’Association pour la gestion du régime de garanties des créances de salariés (AGS) qui, depuis 1973, se substitue à l’employeur pour honorer les dettes de salaires et s’inscrit sur la liste des créanciers pour en obtenir le remboursement. Il s’agit d’une organisation patronale mandatée par l’Unédic. Son fonctionnement est garanti par des cotisations sociales à la charge des employeurs et par les remboursements que l’AGS parvient à obtenir dans les procédures de liquidation.

Or les textes présentés par la Chancellerie visent à bouleverser cet édifice juridique garantissant le paiement des salariés. Il est envisagé de donner la priorité aux honoraires des mandataires et administrateurs judiciaires sur les dettes de salaire. Il est également envisagé d’accorder des privilèges aux établissements bancaires ayant participé à la procédure, voire de retirer les actifs immobiliers, qui peuvent constituer une partie conséquente de l’actif d’une société, des sommes récupérables par l’AGS au profit des établissements bancaires.

Cela engendrerait à coup sûr une diminution considérable des recettes de l’AGS, tandis que la fin des aides gouvernementales va provoquer de nombreuses liquidations judiciaires, ce qui va augmenter très fortement ses dépenses. Elle a d’ores et déjà souscrit une option d’emprunt bancaire pouvant aller jusqu’à 2 milliards d’euros et serait obligée d’augmenter le montant des cotisations pour maintenir son fonctionnement. Or, le patronat se mobilisera probablement contre une telle augmentation, mettant ainsi en danger le dispositif.

Ces avant-projets accordent un privilège considérable aux administrateurs et mandataires judiciaires, corps de métier aux intérêts différents de ceux des autres créanciers. Leurs honoraires dépendent en effet de la longueur de la période d’observation préalable à la liquidation qu’ils ont tendance à prolonger artificiellement au détriment de la solvabilité de la société, et donc de la société qui aurait peut-être pu être sauvée et de tous les autres créanciers, puisqu’une société en cessation de paiement ne peut justement pas honorer toutes ses dettes. Les études de mandataires judiciaires font des bénéfices pharaoniques, beaucoup de leurs pratiques sont opaques et ont déjà été visées par un rapport rendu par Arnaud Montebourg en 2001.

Le gouvernement choisit ici de privilégier des corps de métier déjà privilégiés au détriment des salariés qui se verront privés de leurs emplois alors même qu’aucune mesure sérieuse n’a été mise en place pour face à la hausse spectaculaire du chômage depuis le début de la pandémie. C’est à nous de nous mobiliser et de parvenir à imposer à la place des mesures à même de garantir la santé de tous sans faire payer le prix de la gestion désastreuse de la pandémie aux travailleurs.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Devant la Tour Total, ce 9 février soyons nombreux aux côtés des Grandpuits !

Un grand rassemblement de soutien aux Grandpuits est appelé ce mardi 10h devant la Tour Total Michelet à la Défense. Pour l’occasion, de nombreuses personnalités ont répondu à l’appel, à l’image de Philippe Martinez, François Ruffin, Anasse Kazib ou Cécile Duflot.

RDV à La Défense

Ce mardi à la Défense, se tiendra un nouveau CSE dans le cadre du plan social de Grandpuits. Face au plan de Total qui entend supprimer 700 emplois, les raffineurs continuent de ne rien lâcher et sont désormais en grève depuis plus d’un mois.

Pour l’occasion, après la journée festive de ce dimanche, de nombreuses personnalités ont répondu à l’appel des Grandpuits pour un grand rassemblement de soutien à partir de 10h. Du côté de la gauche syndicale, Philippe Martinez (secrétaire général CGT), Simon Duteil (co-délégué général Solidaires) et Benoît Testé (délégué général FSU) ont ainsi répondu à l’appel. Dans la gauche politique, François Ruffin (député LFI), Anasse Kazib (militant au NPA – Révolution Permanente et syndicaliste SUD Rail) et Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) seront présents.

Parce que les raffineurs ont démontré depuis le début de leur combat que leur lutte pour l’emploi est également une lutte pour une véritable transition écologique et pour une autre société, les organisations écolos et solidaires seront également présentes. Outre Cécile Marchand pour Les Amis de la Terre et Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France, on pourra ainsi retrouver Cécile Duflot (directrice Oxfam France), Nicolas Girod (porte-parole Confédération Paysanne), Aurélie Trouvé (porte-parole de ATTAC).

Un spectre large de personnalités dont le soutien est central pour faire plier le géant Total. En ce sens, il faudra être nombreux à leurs côtés pour soutenir les raffineurs, et montrer notre solidarité avec leur lutte pour l’emploi et contre le greenwashing de Total !

RDV à 10h au pied de la tour Total Michelet !

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Pour soutenir les grévistes, participez à la caisse de grève !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Maintenant, à l'école, pour les enfants, plus de masque fait à la maison à partir de ce lundi

Il y a peu, les écoliers n'étaient en aucune façon contaminants, dixit le ministre de la Santé, le docteur Variant, et monsieur Propre en classe, Jean-Michel Blanquer, assistés à la télé par tout un cortège de pédiatres assermentés.

Et puis, les gens d'en haut changèrent d'avis :

Maintenant, à l'école, pour les enfants, plus de masque fait à la maison à partir de ce lundi

Et aujourd'hui, les mêmes ordonnent: Les enfants doivent, à partir de ce lundi, se rendre à l'école avec des masques de catégorie 1, qui filtrent au moins 90 % des aérosols de 3 microns. Ils sont plus filtrants que ceux de catégorie 2 qui ne filtrent que 70 % des particules. A ne pas confondre avec des FFP2. 

A part ça, Agnès Buzyn, ministre de la Santé avant le docteur Variant, docteur également de son état, avait dit au tout début de l'épidémie en Chine des choses comme quoi le coronavirus s'arrêterait à la frontière de la Gaule. Depuis, elle est devenue secrétaire générale du cabinet du patron de l'OMS, à 15 000 euros mensuels non imposables. Comme quoi, la valeur, ça se paye.

A part ça, dans notre société capitaliste, les masques indispensables ne sont pas gratos et:

Maintenant, à l'école, pour les enfants, plus de masque fait à la maison à partir de ce lundi

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Les nouveaux monstres, qui se veulent les rois de l'Univers ...Va-t-on les laisser faire ?

Le nouveau mur de l'argent

Les 5 principaux milliardaires de l'industrie numérique  pèsent l'équivalent de

567 milliards de dollars,

soit plus que le PIB des 80 pays les plus pauvres de la planète réunis.

 

Les entreprises high-tech et leurs dirigeants sont, sans conteste, les grands gagnants de la crise sanitaire. Alors que les secteurs de l'aviation, de l'immobilier et de l'hôtellerie souffrent, les milliardaires de l'univers techno, eux, ont connu les plus fortes augmentations de richesse de l'année 2020. La richesse de Jeff Bezos, par exemple, le PDG d'Amazon, a augmenté de 65 % par rapport à 2019 pour atteindre 187 milliards de dollars en 2021

Avec la pandémie, le monde entier s'est appuyé sur de nombreux outils technologiques, et ce, dans tous les secteurs d'activités, du privé jusqu'à l'éducation en passant par le commerce et la santé. Les fournisseurs de solutions ont ainsi enregistré une forte augmentation de leurs revenus, et leurs fondateurs se sont largement enrichis.

Jeff Bezos, numéro 1
Ainsi, les ventes d'Amazon ont explosé pendant cette période, à tel point que l'entreprise a dû embaucher 175 000 travailleurs supplémentaires pour répondre à l'augmentation de la demande. Ce surcroît d'activité aurait permis à Jeff Bezos d'accroître sa fortune de 74 milliards de dollars l'année dernière. Soit une fortune totale de 187 milliards de dollars. Les données du Fonds monétaire international montrent que ce chiffre correspond approximativement aux PIB de la Nouvelle-Zélande et de l'Irak, classés 52e et 53e au niveau mondial avec 193,5 milliards de dollars et 178,1 milliards de dollars.

Bill Gates, numéro 2
Bill Gates, le fondateur de Microsoft, est la deuxième personne la plus riche de l'univers des technologies. La valeur nette du milliardaire qui travaille avec l'OMS et les fabricants de médicaments pour vaincre le coronavirus s'élève actuellement à 120 milliards de dollars. Les statistiques montrent que la richesse de Gates a augmenté de 22 milliards de dollars au cours de l'année 2020 et est maintenant proche du PIB du Maroc, classé 59e au niveau mondial.

Mark Zuckerberg, numéro 3
En tant que cinquième plus grande entreprise technologique mondiale, Facebook a également connu une croissance impressionnante en 2020. Les actions de Facebook ont progressé de 26% l'année dernière, faisant grimper la fortune de son PDG de 39 milliards de dollars à 93,7 milliards de dollars. Ce qui signifie que la fortune de Mark Zuckerberg est supérieure de 700 millions de dollars au PIB de Porto Rico, qui s'élève à 93,9 milliards de dollars.

Les fondateurs de Google, numéros 4
Le président, directeur de la technologie et co-fondateur du géant du logiciel Oracle, Larry Ellison, et le co-fondateur de Google, Larry Page, se sont classés aux quatrième et cinquième rangs des milliardaires "techn" mondiaux, avec 84,9 milliards de dollars et 80,4 milliards de dollars de valeur nette ce mois-ci. Leur richesse est proche du PIB du Sri Lanka et de la République dominicaine, qui se classent au 66e et 67e rang mondial, avec respectivement 81,1 milliards et 77,8 milliards de dollars.

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Mais rappel historique: la gauche plurielle au pouvoir de 1997 à 2002 avait laissé en l'état le brisure de la SNCF en deux, organisée par la droite, avec la scission de Réseau Ferré de France.

Sous Hollande président, c'est une autre casse du rail public national, adoptée par la majorité socialo-écolo à l'Assemblée nationale à l'été 2014.

Avec Macroléon président, pourquoi ne plus obéir aux injonctions de Bruxelles et de l'UE du capital en matière ferroviaire?

Comme le "nouveau monde" à la sauce Macron, la "nouvelle" SNCF à la même sauce

Si ce dessin venait à faire rire, celui-là alors, tout neuf:

Comme le "nouveau monde" à la sauce Macron, la "nouvelle" SNCF à la même sauce

Ben oui, des saisonniers, parce qu'un cheminot ne bosse jamais lors des vacances scolaires, mais uniquement toute l'année, dimanches et fêtes, de jour comme de nuit...

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Rassemblement pour la RELAXE du secrétaire général de l'UD CGT 93 : lundi 8 février 2021 à Bobigny

LIEN:

[jpg] CGT-93-RELAXE-SECRETAIRE-GENERAL

 

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Pour prendre connaissance du reportage mettre le curseur à 09:54

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
3 chiffres et 4 minutes pour comprendre l’échec de notre système de santé

Frustration (critique sociale pour le grand public), 5 février 2021

On se demande souvent pourquoi la France, un pays doté d’une Sécurité sociale, d’instituts de recherche et d’un groupe pharmaceutique mondial, n’a pas réussi à produire de vaccin et ne parvient pas à contribuer à la fin de l’épidémie de Covid. L’explication est simple : derrière le volontarisme affiché du gouvernement et son zèle quand il s’agit de nous priver de liberté pour des raisons sanitaires, ce qui nous arrive n’a pas du tout infléchi le cap fixé par la bourgeoisie aux gouvernements successifs depuis 15 ans.

1 – Economies réclamées à l’Assurance maladie en 2021 : 4 milliards… comme en 2019

A l’automne dernier, le Parlement a voté la loi de financement de la Sécurité sociale déposée par le gouvernement. Chaque année, elle donne des objectifs budgétaires aux différentes branches de la sécu, dont l’Assurance maladie, pour l’année suivante. Eh bien pour 2021, c’est 4 milliards d’économie qui sont réclamés à notre système de santé. Comme en 2019, comme si de rien était. Le « quoi qu’il en coûte » n’était donc, on le sait, qu’un mensonge de plus. Macron et ses semblables n’ont jamais eu l’intention d’infléchir le processus amorcé depuis plusieurs décennies et intensifié depuis environ 15 ans, quand Sarkozy est arrivé au pouvoir, quand Hollande a mené une politique d’austérité et quand Macron a été désigné par sa classe sociale pour achever de tout péter.

2 – Les crédits publics pour la recherche et développement dans la santé ont baissé de 28% depuis 2011

En 2000, la France était le premier système de santé du monde. 20 ans plus tard, on patauge dans le chaos semé intentionnellement par nos dirigeants. Chaque hôpital a dû traquer toute source d’économie pour tenir les milliards réclamés chaque année. Chaque centre de recherche a dû se serrer la ceinture. Parmi ce qu’il reste de la recherche publique, l’institut Pasteur (qui collabore avec le groupe privé Merck) a échoué dans sa recherche vaccinale. Cela s’explique par des raisons scientifiques mais aussi par le sous dimensionnement de notre recherche publique. Dans une note, le Conseil d’Analyse Économique (qui conseille le Premier ministre) nous apprend qu’entre 2011 et 2018, les crédits publics pour la Recherche et Développement dans la santé ont baissé de 28% !

3 – Les dividendes versés aux actionnaires de Sanofi ont été multipliés par 11,5 depuis 2000

L’Etat s’est désengagé de la recherche pharmaceutique. Sanofi, filiale de l’ex-groupe public ELF, a pour passion principale la distribution de dividendes. L’entreprise multinationale continue à l’heure actuelle de licencier des chercheurs en France : 364 rien que cette année. Il faut dire qu’elle s’en fout prodigieusement de l’intérêt des citoyens, de quelque nationalité qu’ils soient. Comme toutes les entreprises capitalistes, elle est prête à tout pour augmenter ses profits, y compris à organiser des pénuries pour mieux négocier ses prixDepuis 2000, les dividendes distribués aux actionnaires ont été multipliés par 11,5, alors que ses profits n’étaient multipliés « que » par trois. Pour 2021, l’entreprise a annoncé un versement de dividende autour de 4 milliards d’euros !

Désormais, Sanofi est en retard dans la « course aux vaccins », qui oppose des multinationales qui travaillent dans le plus grand secret, sans échanger leurs données de recherche. Quelle absurdité ! Nous avons des centaines de chercheurs qui travaillent chacun dans leur coin pour Astra Zeneca, Pfizer, Moderna, Sanofi et ne coopèrent pas. Chacun agit ainsi car la recherche sanitaire est parasitée par le système des brevets, qui donne la propriété intellectuelle à quelques grandes multinationales. Et ce alors que l’humanité fonctionne à l’arrêt et que des millions de personnes meurent ! Et il faudrait continuer à dire que le capitalisme est le système le plus efficace ?

On pourrait faire autrement

Nos États capitalistes se soumettent aux règles du jeu de l’industrie pharmaceutique parce qu’ils le veulent bien. On pourrait faire autrement. L’Etat pourrait produire lui-même, dans des usines réquisitionnées, le vaccin de Pfizer, de Moderna ou d’Astra Zeneca, en mettant fin à cette dictature du brevet pharmaceutique. La loi lui en donne le droit : en cas d’urgence sanitaire, le gouvernement peut obtenir d’office une licence d’exploitation d’un produit pharmaceutique. Le code de propriété intellectuelle le prévoit à l’article L613-19. Des médecins et des politiques le demandent déjà. Ce mouvement de levée des brevets pharmaceutiques pourrait se faire au niveau mondial, pour faire en sorte que ce ne soit pas seulement les pays riches qui soient en mesure de donner suffisamment aux labos pour être livrés les premiers.

C’est que l’urgence dirait de faire, ainsi que le bon sens. Mais ce n’est pas ça qui gouverne Emmanuel Macron. Même en pleine épidémie mondiale, lui et ses proches ont d’abord en tête les intérêts de leurs amis. Serge Weinberg, président du Conseil d’administration de Sanofi, est celui qui a permis à Macron de devenir millionnaire en travaillant pour la banque d’affaires Rothschild. Comme le dit l’économiste Eloi Laurent, il est faux de dire que nous vivons en dictature sanitaire. Ce ne sont pas des considérations sanitaires, la volonté de sauver des vies et de protéger les plus faibles en améliorant notre système de santé qui guident le gouvernement. Nous vivons, comme avant, dans une dictature de classe, où l’objectif, même en plein Covid, reste de donner aux riches.

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Pressions, départs forcés : l’envers du décor des suppressions de postes à La Redoute

L’entreprise française de textile la Redoute, leader dans le secteur de la vente par correspondance, est accusée de déguiser des licenciements en les faisant passer pour des départs volontaires. Ces départs résultent, selon des salariés et les syndicats, de menaces et de pressions exercées pour pousser au départ.

0 suppression de postes, 0 baisse de salaires !

Crédits photo : PHILIPPE HUGUEN / AFP

De nombreux salariés de La Redoute ont récemment dénoncé des manœuvres de la direction, qui s’arrange pour pousser les salariés au départ, et donc pour déguiser des licenciements en « ruptures conventionnelles ». C’est un article de La voix du Nord qui a dévoilé le pot-au-rose. La direction peut ainsi supprimer des emplois sans avoir à licencier, ce qui leur permet à la fois de faire des économies mais aussi de ne pas trop entacher leur image.

« Ces derniers mois, la direction de La Redoute multiplie les entretiens avec les salariés qui se voient ‘‘proposer’’ brutalement une rupture conventionnelle. Tout commence par un entretien pour ‘‘faire un point de carrière’’, mais cela évolue très vite vers une ‘‘proposition de départ’’. Et si le salarié souhaite rester dans l’entreprise, la direction sort la menace d’un licenciement » a ainsi indiqué la CGT La Redoute, dans un communiqué publié sur sa page facebook le 18 janvier dernier.

 

En effet, plusieurs salariés témoignent, dans l’article de la Voix du Nord, avoir reçu brutalement une proposition de rupture conventionnelle. Si le salarié refuse et exprime son souhait de rester dans l’entreprise, la direction menace de licencier, par exemple, tel que l’explique une salariée, « en évoquant un mail listant les fautes qu’elle aurait commises ». Il s’agit donc de pressions exercées sur les salariés, parfois couplées de harcèlement tel que le dénonce une salariée, qui visent à leur montrer qu’ils n’ont en réalité pas le choix : le départ est acté, le salarié n’a plus qu’à partir de lui-même ou à subir un licenciement pour faute, particulièrement violent.

Certains salariés en ont payé le prix puisque la direction a mis ses menaces à exécution. C’est ainsi que Annie* a été licenciée pour faute après avoir refusé la rupture conventionnelle, toujours selon La Voix du Nord. Elle dénonce que la seule faute qu’elle aurait commise est d’avoir refusé la rupture conventionnelle, d’avoir tenu tête à la direction.

Les personnes contraintes au départ ne sont pas choisies au hasard, en effet les salariés expliquent que beaucoup de personnes ciblées ont en commun d’avoir de l’ancienneté, donc de coûter plus cher que les nouvelles recrues… C’est par exemple le cas de Nadia*, forcée au départ après 20 ans d’ancienneté.

Des faits qui montrent la façon inhumaine dont l’entreprise traite ses salariés et jusqu’où le patronnat est prêt à aller pour faire des économies, malgré les déclarations de Jean- Philippe Sloves, directeur de la communication de La Redoute qui prétendait en 2019 que « l’humain passe avant tout ». Pourtant, l’entreprise se porte très bien, Nathalie Balla expliquait en octobre dernier être « en ligne avec les objectifs fixés, même légèrement au-dessus ». En effet, la crise n’a pas affecté la vente en ligne mais a, au contraire, permis à l’entreprise de « faire avancer un projet qui était dans les cartons ».

Face à l’offensive patronale, la nécessité de lutter contre tout type de suppression d’emploi

Il n’est pas anodin que ces licenciements déguisés interviennent dans cette période d’énorme offensive patronale, tels qu’en témoignent les plans de licenciements qui organisent des suppressions massives d’emplois et attaquent les droits acquis par les travailleurs (baisse de salaire, suppressions d’avantages…).

C’est pour cette raison que nous devons être intransigeants dans la période et ne pas uniquement nous battre contre les licenciements secs mais contre toute suppression d’emploi, qu’il s’agisse de « départs volontaires », vocabulaire qui masque les pressions que peuvent subir les salariés comme l’illustre le cas de la Redoute, ou pas. En effet, cet exemple nous montre à quel point il est aisé pour les patrons de manœuvrer et de menacer les salariés, surtout en l’absence de tout rapport de force, de façon à les contraindre au départ, en négociant leurs indemnités de départ.

C’est pour cette raison, mais aussi pour sauver les emplois de demain, que nous devons refuser cette logique et nous battre pour aucunes suppressions d’emploi et aucune baisse de salaire. Ce n’est pas aux salariés de payer cette crise générée par le capitalisme, mais aux patrons qui s’enrichissent sur le travail des salariés et qui continuent à verser des dividendes faramineux à leurs actionnaires, tout en bénéficiant de subventions du gouvernement, et en profitant souvent de la crise pour faire encore plus de bénéfices.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Vague de contamination chez les soignants : les héros d’hier délaissés par manque de moyens

Une enquête du Monde sur un cluster à l'hôpital d'Arras donne à voir la détresse et la lassitude des soignants, qui se battent depuis des mois contre le virus en dépit de la gestion catastrophique du gouvernement et du manque de moyens pour l’hôpital public. Cette situation à Arras semble de plus ne pas être une exception.

Covid19

Crédit photo : Fabien Cottereau

Alors que l’hôpital d’Arras a été le lieu d’un cluster de contamination, le Monde s’attarde dans un reportage sur la situation de détresse sanitaire et psychologique des soignants, révélatrice des manques criant de l’hôpital public.

L’article explique ainsi qu’en deux semaines, 85 soignants ont été touchés par le virus, dans une structure qui compte 2 000 agents. Le service de réanimation a été particulièrement touché : parmi les soignants infectés, 20 étaient affectés au service de réanimation, et représentent un tiers des effectifs du service. Ainsi plusieurs malades en réanimation pour d’autres pathologies, ont été contaminés à l’intérieur de l’enceinte de l’hôpital.

Alors que cette situation traumatise les soignants, paniqués à l’idée d’avoir contaminé des patients, la cause est à rechercher derrière le manque de moyens dont souffre l’hôpital. Une tel flambée des contaminations à l’intérieur même de l’hôpital, s’explique par le déficit d’espace, de matériel et de personnel pour gérer cette crise. En effet, si l’hôpital a mis en place des unités Covid-19 séparées au moment de la première vague, ces dernières ont du être réduites ensuite, les efforts alloués sur ce service risquant de prendre trop de place, laissant ainsi les autres soins en sous-effectifs. Entre des malades du covid qui affluent depuis un an et nécessitent des efforts supplémentaires, et le reste des pathologies qui ont souffert des reports et de déprogrammations depuis un an, les soignants sont obligés de gérer la pénurie d’équipements, de lits, et de personnels.

L’enquête du Monde explique ainsi que pour répondre à la nouvelle hausse de patients Covid-19 ces dernières semaines, l’hôpital a du déprogrammer 30% des interventions prévues, et a fermé 4 de ces 10 blocs opératoires pour libérer du personnel, lequel est entièrement dédié aux patients covid.
Si le reportage du Monde se concentre sur un hôpital précis, les informations quant à des clusters dans les hôpitaux de Morlay où 48 soigants sont infectés , de Lorient (13 soignants testés positifs) ou Istres (22 soignants positif) laissent penser qu’il s’agit d’un phénomène plus général Partout en France, l’hôpital public a depuis des années souffert d’un sous-investissement, de coupes budgétaires régulières et de fermeture de lits : alors que les soignants doivent déjà supporter sur leurs épaules la gestion catastrophique de la crise sanitaire du gouvernement , leur situation est encore aggravée du fait de ces attaques passées contre l’hôpital public

Fruit de décisions politiques, la crise de l’hôpital public n’a pas été résolue après la première vague. Ceux qu’on a alors érigé en héros souffrent désormais du désintérêt médiatique et gouvernemental et livrent des témoignages émouvants sur leur état. Partagés entre détresse et culpabilité, ils craignent pour leur collègues. Ainsi explique une aide-soignante au Monde, Mandy Defives, « S ’il avait dû arriver malheur à l’une d’entre nous, on ne s’en serait pas relevées ». Une pression psychologique d’autant plus prenante que les soignants souffrent le plus des restrictions, cette même aide-soignante complète en effet en disant « On ne voit plus personne, c’est hyper dur dans la vie personnelle, et ça fait un an qu’on vit confiné » , un isolement qui s’ajoute au désintérêt des pouvoirs publics à leur égard.

Alors qu’ils ont réclamé des moyens dans l’hôpital et se sont mobilisés pendant 1 an et demi avant la crise sanitaire, le gouvernement a vite oublié les soignants, après les avoir dupé l’été dernier lors du Ségur de la Santé. A l’opposé des promesses affichées de moyens supplémentaires , Olivier Véran a mis en place un plan antisocial qui approfondit les mesures néolibérales des années précédentes , lequel ne permet pas de répondre à la saturation des hôpitaux, ce que le cluster à Arras démontre tristement. Méprisant les personnels de santé qui ont travaillé malgré la pénurie de masques et d’équipements, et continuent à exercer sans compter leurs efforts dans des hôpitaux saturés depuis près d’un an, le ministère de la santé a même décidé de nouvelles fermetures de lits, mesure symbolique de la casse de l’hôpital public.

Face à ces attaques, il est plus qu’urgent de lutter contre la casse de l’hôpital public et la gestion catastrophique de l’épidémie par le gouvernement, à l’image des travailleurs de la blanchisserie de l’hôpital Haut-Lévêque près de Bordeaux en grève illimitée, ou des soignantes du bloc pédiatrique du CHU de Toulouse, victorieuse après un jour de grève.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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