SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Début avril, seize organisations et syndicats lançaient une pétition réclamant notamment une « fiscalité plus juste et redistributive ». Alain Pitton/NurPhoto/AFP

Début avril, seize organisations et syndicats lançaient une pétition réclamant notamment une « fiscalité plus juste et redistributive ». Alain Pitton/NurPhoto/AFP

L’Humanité, 29 avril 2020

L’exécutif ne veut toujours pas entendre parler d’un retour de l’impôt sur la fortune (ISF), pourtant réclamé par de nombreux responsables politiques et économistes.

L’explosion des déficits publics remet la question de la fiscalité au centre du jeu. Comment épongerons-nous l’ardoise de la crise ? Et, surtout, qui devra payer ? En lançant, il y a quelque temps, un appel à la générosité populaire pour financer le fonds d’indemnisation des PME, le gouvernement s’est attiré une avalanche de critiques. L’opposition de gauche n’a pas manqué de lui rappeler que la meilleure manière de lever des fonds était encore l’impôt. « Darmanin (ministre de l’Action et des Comptes publics – NDLR) fait la manche plutôt que de rétablir l’ISF ! » pestait Jean-Luc Mélenchon, dirigeant de la France insoumise.

Pour le moment, le gouvernement n’a pas l’intention de changer de cap fiscal. « Attention aux fausses bonnes solutions qui, par le passé, ont contribué à creuser le chômage et à casser la confiance ! » assène, sans argumentation supplémentaire, le ministre Gérald Darmanin. Une façon de fermer la porte à tout débat sur la fiscalité et à un éventuel retour de l’ISF. Responsables politiques et syndicats pressent pourtant l’exécutif de revoir sa copie, ne serait-ce que faire participer l’ensemble de la société à « l’effort de guerre », pour reprendre la rhétorique martiale du chef de l’État. Début avril, seize organisations et syndicats (parmi lesquels CGT, Attac, Solidaires, Greenpeace, etc.) lançaient une pétition réclamant notamment une « fiscalité plus juste et redistributive », incluant un « impôt sur les grandes fortunes, une taxe sur les transactions financières et une véritable lutte contre l’évasion fiscale ». Il y a quelques jours, Laurent Berger, patron de la CFDT, réclamait de son côté que le capital « soit soumis au barème de l’impôt sur le revenu », tout en proposant la création d’un impôt exceptionnel sur les entreprises dans des secteurs non impactés par la crise. « Il faut distribuer les richesses », concluait-il.

Un ISF européen rapporterait 1 % du PIB de l’Union

Et c’est bien de cela qu’il s’agit. Pour tenter de penser cette question de solidarité à l’échelle européenne, trois économistes plaident pour la création d’un ISF européen. « 1 % des individus les plus riches détient entre 20 et 25 % de la richesse totale en France, en Allemagne, en Espagne et dans les pays scandinaves », notent Gabriel Zucman, Camille Landais et Emmanuel Saez (la Croix du 13 avril). Ils proposent de taxer le patrimoine net (total des actifs moins les dettes) de ces ultrariches selon un taux marginal progressif : 1 % au-delà de 2 millions d’euros, 2 % au-delà de 8 millions et 3 % au-delà d’un milliard. Selon les calculs des trois économistes, un tel impôt rapporterait environ 1 % du PIB de l’Union européenne, soit quelque 147 milliards d’euros en 2019. « Les plus touchés par le confinement sont les plus vulnérables, quand les plus aisés peuvent facilement amortir le choc », note Camille Landais (la Croix). La création d’un tel impôt supposerait, cela va sans dire, la création d’un nouveau rapport de forces politique européen, ce qui est loin d’être acquis…

Gare aux politiques d’austérité

Le risque serait que les mesures fiscales d’après-crise ne fassent que renforcer la spirale récessive. En 2010, les politiques d’austérité menées dans différents pays européens avaient contribué à assommer l’ensemble des ménages d’impôts supplémentaires (hausse de la TVA, notamment), au lieu de relancer la machine. Ces temps-ci, une idée fait son grand retour : il s’agirait de ponctionner l’épargne des contribuables, sans distinction de revenus. En 2013, le FMI suggérait aux États une idée similaire : « Les taux de taxation nécessaires pour ramener les ratios de dettes/PIB à leur niveau de fin 2007 nécessiteraient une imposition d’environ 10 % sur tous les ménages disposant d’une épargne nette positive. » Pour le moment, le gouvernement dément toute mesure de ce type.

Cyprien Boganda

Publié par anti-K

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Dès demain, lundi 4 mai, des masques chirurgicaux seront en vente dans les grandes surfaces.

Alors que depuis des semaines, ces masques manquent même pour les personnels soignants et les travailleurs exposés au virus, nous avons toutes les raisons d’être choqués à l’idée que les groupes de la grande distribution se préparent à en faire commerce.

Les masques qui coûtaient 7 centimes pièce en février seront vendus 95 centimes. Un plafond fixé par le gouvernement, qui voudrait presque nous faire croire qu’il a pris une mesure sociale ! Pourtant, à raison d’un minimum de deux masques par jour pour chaque personne (un masque chirurgical ne pouvant être utilisé plus de 4 heures), le budget pour une famille pourrait atteindre 250 euros par mois, alors que bien des salaires sont amputés, que le chômage augmente et que les prix de l’alimentation sont à la hausse. Mais Carrefour, Auchan, Leclerc et autres comptent bien profiter de ces ventes de masques. Et les prix des masques en tissu ne sont quant à eux pas encadrés et pourraient bien flamber.


Les profiteurs


« Toute guerre a ses profiteurs. C’est malheureusement une loi intangible de nos conflits. Comment s’expliquer que nos soignants n’aient pas pu être dotés de masques quand on annonce à grand renfort de communication tapageuse des chiffres sidérants de masques vendus au public par certains circuits de distribution », s’indignent dans un texte sept ordres professionnels, dont celui des médecins, pas franchement réputés pour leur anticapitalisme. Ce ne sont pas moins de 465 millions de masques qui vont être mis sur le marché. Michel-Édouard Leclerc a jugé la polémique « absurde », car quoi que racontent les publicités pour ses magasins contre la hausse des prix, les grandes entreprises comme la sienne veulent seulement s’en mettre plein les poches sur les dos des travailleurs et de la population. C’est leur société et leur loi des profits qui est absurde.


Gratuité des masques pour toutes et tous !

Après avoir dissimulé la pénurie de masques et prétendu qu’il était inutile d’en porter, le gouvernement s’apprête vraisemblablement à les rendre obligatoires dans les transports, déconfinement à marche forcée du 11 mai oblige. Ce qu’exige la situation, c’est que les stocks des groupes de la grande distribution soient réquisitionnés, et que les masques soient distribués gratuitement !

Les travailleuses et travailleurs ne doivent pas payer : ils doivent contrôler la production et la distibution des équipements de sécurité, contrôler les conditions de travail dans les entreprises et les mesures sanitaires mises en place, et se protéger eux-mêmes en utilisant leur droit de retrait ou de grève.

Gaël Klement

Les masques tombent (mais pas gratuitement)

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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A par ça, pour le 11 mai, RAS, rien à signaler

A par ça, avec la prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 24 juillet, le pouvoir prendra toutes les ordonnances qui sont favorables au capital, restreindra les libertés et sanctionnera le public par des personnes dont ce n'est pas l'emploi naturel.

D'autres personnes, non-soumises au secret médical, dans des brigades dites de façon poétique "d'anges gardiens", par la loi en sauront sur vous autant que de vrais médecins. Le petit commerce de proximité sera soumis à des normes sanitaires, la grande distribution continuera à ne pas être concernée. Les masques seront payants. Les écoles ouvertes, libres aux maires d'engager leur responsabilité pénale. Des milliards continueront à être déversés en faveur du grand patronat et rien pour la santé publique.

A part ça, question boulot, les dérogations au droit du travail vont perdurer et les licenciements se ramasseront à la pelle. Question pouvoir d'achat, les actionnaires seront toujours servis d'un pognon de dingue. La Cfdt et la Cftc ont signé d'ailleurs une union sacrée avec le Medef. Merci bien a dit le palais de l'Elysée.

Ledit palais félicite également  France-télévision, Le Monde, Libération, l'Afp et 20 minutes pour leurs articles "sûrs et vérifiés", le reste des médias aux ordres ne copiant que les dépêches de ladite AFP.

Bref, RAS, le pouvoir absolu s'installe. Il ne reste plus qu'à réactiver la lettre de cachet pour embastiller quelqu'un sans rendre de compte à personne. De toute façon, la majorité présidentielle de godillots aux semelles plombées n'y trouvera rien à redire.

A par ça, refiler notre pognon au patronat, ne pas nous soigner, casser les libertés et nous bastonner, toujours rien à signaler en France selon les médias aux articles "sûrs et vérifiés"

A par ça, pour le 11 mai, RAS, rien à signaler

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Après les insultes de Macron dans les réseaux sociaux contre le monde du travail.
 
Voici un exemple de la guerre contre les travailleurs et non contre ce virus.
Publication au JO du 2 mai avec ses 2 décrets d'application qui vont diminuer encore un peu plus les attributions et les prérogatives des CSE et CSEC.
Publication au JO du 2 mai avec ses 2 décrets d'application qui vont diminuer encore un peu plus les attributions et les prérogatives des CSE et CSEC.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Départements verts et rouges

Publié par anti-K

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Frustration (critique sociale pour le grand public), 2 mai 2020

Frustration (critique sociale pour le grand public), 2 mai 2020

En France, on n’a pas de pétrole mais on a pléthore de patrons-voyous, et la grande distribution excelle en la matière : Alexandre Bompard (Carrefour), Édouard Leclerc, Gérard Mulliez (Auchan), Jean-Charles Naouri (Casino)… il n’y en a pas un pour rattraper l’autre, et surtout pas en ce moment.

On apprend donc, lors d’interviews télévisés qui ressemblent fort à des opérations promotionnelles, que ces grands groupes ont désormais des centaines de millions de masques à nous vendre. Ces mêmes masques qui manquaient aux soignants et à leur propre personnel, ils les ont donc dans des quantités astronomiques, seulement maintenant ?

Non. Il s’agit d’une manœuvre commerciale bien étudiée, d’accumulation de stock pour les délivrer au moment le plus opportun financièrement. Et ce moment est arrivé : non seulement leur produit phare est réclamé depuis des semaines, mais en plus, à partir du 11 mai, ne pas en porter vaudra une belle amende. L’acheter est une obligation, le vendre est une belle opération.

Et ils s’en vantent, ces salauds. C’est dire comme ils se sentent protégés par un gouvernement qui les a laissé libre d’augmenter le prix de leurs produits alimentaires, et qui les autorise maintenant à vendre des masques à prix d’or.

Pourquoi ne pas bloquer les prix ? Pour ne pas “freiner l’innovation” nous dit la secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher. Vous vous souvenez de cette femme ? C’est celle qui disait, au moment où la bourse s’effrondrait à l’approche du confinement, que c’était le moment de faire des bonnes affaires ! Et il y a deux mois, elle disait qu’il n’était “pas responsable” de porter des masques dans la rue. Eh oui, il fallait attendre que ses potes patrons de la grande distribution mûrissent leur coup commercial.

Cette femme a le même parcours que Macron : ENA, inspection des finances puis, avec le fric et le réseau accumulé, lancement d’une entreprise… pour rejoindre ensuite le gouvernement. Petit détail de sa carrière : elle a été directrice de cabinet du directeur général de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris et membre du comité de direction. “Elle est spécifiquement chargée de la mise en œuvre de la réforme de la tarification à l’activité” nous dit sa bio wikipédia. Cette même réforme de la tarification qui a mis les hôpitaux dans l’état qu’on connaît.

Récapitulons : la grande distribution, avec la complicité active du gouvernement, va nourrir ses marges de nos malheurs. Durant la seconde guerre mondiale, on appelait ça des B.O.F, pour “Beurre, œuf, fromage”, pour désigner les personnes s’enrichissant grâce au marché noir pendant cette période.

Dans un Etat normal, ces grandes enseignes se verraient confisquer leur stock pour une distribution gratuite et équitable. Dans le monde mafieux du capitalisme macroniste, on va nous forcer à enrichir les B.O.F de la grande distribution.

Par Frustration magazine

Publié par anti-K

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Vidéo. Olivier Besancenot : « Même en période de confinement, le 1er mai restera la lutte des travailleurs »

Nous retranscrivons ci-dessous une vidéo réalisée par Oliver Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste, à l'occasion du 1er mai, journée internationale des travailleuses et des travailleurs.

« De premier mai en premier mai, comme si nous étions les feuilles d’un même arbre. Nous sommes rassemblés par le vent étouffant. D’un ciel mal étoilé nos maîtres sont marqués. Nous notre force est nue, une et première. Nous ne connaîtrons plus jamais que le poids du bonheur. »
Paul Eluard

Camarades et amis, même en période de confinement, le premier mai ça ne pourra jamais être la fête du travail, jamais. Ça restera pour toujours la lutte des travailleurs et des travailleuses. Ça ne pourra jamais être ce grand moment de "concorde nationale" inventé par Pétain durant l’occupation pour rendre hommage à l’exploitation à l’unisson. C’est au contraire la mobilisation internationaliste des exploités eux-même, nés de cette discorde constante entre le capital et le travail avec son lot de martyrs à la clé : en 1886 à Chicago, en France à Fourmies en 1891, avec des hommes, des femmes, des enfants qui sont morts pour réclamer la journée de huit heures. Huit heures de travail, huit heures de repos, huit heures de loisirs, parce qu’il n’y a pas que le boulot dans la vie, et il en aura fallu des manifestations, des occupations, des grèves et même des grèves générales pour obtenir qu’en France, en 1919, on obtienne enfin la loi pour une journée de huit heures.

Or le temps de travail c’est précisément ce que les libéraux ne supportent pas et ont dans le collimateur, même ce gouvernement, actuellement durant la crise sanitaire, puisque c’est en ce moment même que la durée hebdomadaire du temps de travail à été rallongée jusqu’à soixante heures, qu’on grignote sur les RTT, les jours fériés et même les congés payés, comme par hasard. Donc le premier mai, même si c’est en ligne, même si c’est à nos fenêtres, à nos balcons c’est l’occasion de réclamer le partage du temps de travail entre tous et toutes et ça, ça implique la réduction du temps de travail ce qui permettrait, en outre, de donner un emploi à chacun et à chacune d’entre nous. C’est aussi enfin, l’occasion de célébrer avec fierté, pour une fois, notre propre camp social, parce que durant le COVID 19 concrètement nos vies elles dépendent de qui ? Des infirmiers, des aides soignants, de ceux qui travaillent dans les EPHAD, ceux qui donnent des soins à domicile, des éboueurs, des électriciens, des gaziers, des caissiers, des caissières. J’en oublie beaucoup d’autres mais il y a un truc que j’oublie pas, en réalité elles dépendent pas des premiers ce cordée mais des premiers de corvées. C’est à dire autant de prolétaires qui ignorent leur propre force.
Alors camarades et amis, nos vies valent plus que leurs profits, prenez soin de vous.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Le 1er mai, la CFDT signe avec le MEDEF pour imposer la reprise aux travailleurs

Prêt à tout pour déconfiner à marche forcée afin de relancer la machine économique et la pompe à profit, quitte à envoyer les travailleurs au boulot sans protections sanitaires, le grand patronat peut compter sur la CFDT qui a signé un appel commun à la reprise avec le MEDEF et la CFTC.

Laurent Berger collabo du patronat

Crédits photo : Le Parisien / Olivier Lejeune

Ce 1er mai, la CFDT a signé une déclaration commune avec le MEDEF et la CFTC « pour le maintien ou la reprise des activités économiques dans des conditions sanitaires optimales ».

La conciliation qui transpire de ce texte s’exprime dans les premières lignes par des courbettes au gouvernement qui aurait « pris des mesures pour limiter au maximum la progression de l’épidémie ». Au maximum ? Nous nous réjouissons que Laurent Berger n’ait manqué de rien pendant la crise sanitaire (nous ne nous en faisions pas pour les patrons qui ont même le droit de se déplacer sans prendre d’amendes). Il n’y a pas de petit plaisir alors pourquoi ne pas s’enthousiasmer ? Le gouvernement a pris des mesures ! Difficile de faire plus creux et plus lâche.

Depuis plusieurs semaines, le patronat et leurs organes de presse font une propagande active contre le confinement. En manque de profit face à la limitation des affaires et à une (très) relative protection des travailleurs, la bourgeoisie est aux abois. « Nous n’arrêterons pas de travailler parce qu’il y a dans le monde 2 millions de morts par suite d’accidents ou maladie du travail chaque année. » écrit Jean-Philippe Delsol, président d’un institut de recherche libérale, dans les Echos. Le patronat en vient même à rappeler à quel point le travail tue pour justifier sa reprise ! Le « nous » est ici à comprendre comme « nous les patrons n’arrêterons pas d’envoyer les ouvriers du monde entier au casse-pipe parce qu’ils meurent au travail ». La bourgeoisie est prête à tout. On trouve sur le site de ce même chroniqueur, un article qui explique que le confinement accroîtrait la mortalité par rapport aux pays qui n’ont pas confiné ! La presse de Bernard Arnault/LVMH ne se contente pas de relayer ce genre de fake news avec des morts à la clef, ses propres éditorialistes, à l’image d’Eric Le Boucher (qui n’a jamais si bien porté son nom), estiment « qu’on doit en revenir à la stratégie de l’immunité collective et accepter les morts qui vont avec. […] La préservation de la vie est un principe sacré, mais le retour au travail et la défense des libertés individuelles, qui fit tant de morts, représentent aussi une valeur humaine ». Pour le patronat, « nos profits avant vos vies » est loin d’être un mot d’ordre vide de sens.

Les patrons ne rechignent pas aux comparaisons morbides avec les morts qu’ils provoquent habituellement mais banalisées car quotidiennes : sur les routes (les ouvriers ont plus de chances d’être victimes d’accidents...), avec le tabac de Philipp Morris et Cie, ou avec la mauvaise nourriture pourtant trop chère de l’agro-alimentaire. Ce détour vers la propagande quotidienne du patronat est essentiel pour comprendre ce que signent les organisations qui paraphent ce communiqué : un arrêt de mort pour des centaines de travailleurs sacrifiés sur l’autel de leurs profits.

On nous y parle de mesures sanitaires dans les entreprises. « Il revient aux entreprises d’adapter leur environnement de travail en mettant en place les mesures organisationnelles, collectives, et individuelles qui permettent d’assurer la sécurité sanitaire de tous. » Les entreprises qui sont restées ouvertes tout le long du confinement, contre toute raison valable, que ce soit pour produire des pièces d’avion ou de voiture en pleine pandémie en exposant les ouvriers à la propagation du virus, ont eu le temps de prouver (mais nous n’avons pas attendu le coronavirus pour le savoir) que la santé des travailleurs est un coût pour les entreprises.

Si la santé des travailleurs a été sacrifié pendant le confinement « le plus strict » que va-t-il en être après le 11 mai et, dès maintenant, alors que de plus en plus d’activités reprennent ? Amazon a été prêt à mettre des bandes jaunes au sol pour une distanciation impossible à appliquer dans la pratique. Il a fallu la mobilisation des syndicalistes, de l’opinion et les menaces de la justice pour avoir du gel hydro-alcoolique. Dans les drives des grandes surfaces, les préparateurs de commande se retrouvent souvent sans masques à déconditionner des palettes à plusieurs, sans protections, pour ne pas perdre de temps. Les seuls qui ont un réel intérêt à prendre soin de leur santé, ce sont les salariés eux-mêmes, toute concession des patrons ne s’est faite que sous la pression ou la peur de voir monter la colère des salariés.

Ce que redoutent les signataires, c’est un « drame économique et social » et ils demandent la restauration de « la vie économique et sociale de la Nation ». Aux dernières nouvelles, les drames sociaux ce sont les licenciements et ce sont encore les capitalistes du MEDEF qui les provoquent ! Il faut donc entendre : « il serait dommage que nous soyons obligés de vous licencier si vous n’acceptez pas toutes nos conditions » !

L’évocation de la Nation n’est pas non plus anodine. D’une part elle permet d’effacer avec un petit « cocorico » les antagonismes de classe entre patrons et travailleurs mais elle vient aussi appuyer sur une corde sensible dans l’actualité, celle du patriotisme économique. La bourgeoisie dans une période de crise tend facilement à dire que le problème c’est le voisin plus ou moins éloigné (les Chinois puis les Allemands), que le problème principal est de remettre des barrières douanières pour protéger le patronat national contre la concurrence internationale. Les lois de la lutte des classes ne connaissent pas de frontière et les patrons français et de toute nationalité exploitent aussi bien dans ou hors l’hexagone. La tâche des ouvriers combatifs est de développer le plus possible la solidarité internationale, en France en premier lieu avec les travailleurs des pays que notre bourgeoisie pille et écrase : si la CFDT soutient le gouvernement d’un pays impérialiste, elle contribue à ses crimes. De ce côté pas de demi-mesure, notre internationalisme doit être sans limite.

Car en dernière instance, ce qu’exprime en creux ce texte c’est qu’il n’y a pas trente-six solutions pour faire à la crise. Il y en a fondamentalement deux sortes. Celles qui sont favorables aux patrons et celles qui sont favorables aux travailleurs et aux classes populaires. Toute tergiversation entre les deux fait le jeu des puissants. Ce sont deux stratégies qui se font face : la conciliation de classe ou la lutte de classe.

La CFDT entretient le mythe du patron qui donne du travail à l’ouvrier. Pourtant la situation a montré radicalement que sans salariés, pas de production ; l’autre mythe de la robotisation en remplacement de la main-d’œuvre humaine a aussi fait lamentablement faillite. A l’inverse, les expériences de reprise de l’activité sans patron, comme au McDonald’s de Saint-Barthélémy à Marseille (qui sert désormais des colis alimentaires aux familles dans le besoin) ou dans les entreprises récupérées Zanon ou Madygraf en Argentine, prouvent que le patronat joue un rôle parasitaire dans le processus de production. Ces situations de reprise de la production par les ouvriers eux-mêmes ont en règle générale eu lieu suite à des offensives du patronat qui voulait fermer des usines, licencier massivement et détruire des machines, des richesses : c’est précisément ce que se préparent à faire le patronat face à la crise économique en cours. Quand les ouvriers se battent jusqu’au bout contre les licenciements, il vient à certains l’idée de reprendre eux-mêmes la production. C’est cette peur qu’a en tête le patronat, ou sans aller jusque-là, tout simplement d’une entrée en lutte encore plus massive que celle observée depuis plus d’un an en France avec les Gilets Jaunes puis avec la réforme des retraites. Les appels au « dialogue social » pour « la sauvegarde de l’emploi » sont une ficelle un peu grosse pour entraîner les ouvriers sur le terrain du compromis, les éloigner de la lutte. C’est là le souhait et le rôle des bureaucraties syndicales. En temps de paix, la bourgeoisie les maltraite, en temps de crise elle les appelle au secours, et Berger arrive au quart de tour accepter la caresse de ses maîtres.

Un exemple valant mieux que mille mots, une des premières entreprises à avoir annoncé un plan de licenciement massif est Daher, dans l’aéronautique. C’est la CFDT qui annonce, suivant le patron et parlant pour lui, qu’il est nécessaire de licencier 3000 personnes pour sauver l’entreprise et les emplois ! Il faut noter que cette entreprise est une de celles de l’aéro qui ont fermé le moins longtemps face au coronavirus. Laisser passer, temporiser ou tergiverser face aux attaques du patronat, c’est ouvrir la porte à toutes les attaques, toutes les divisions !

La CFDT accompagne aujourd’hui la première attaque, celle de la reprise sans conditions sanitaires suffisantes ! Il faut refuser la reprise tant qu’il n’y a pas des tests et des masques pour tous, du gel à tous les postes, des moyens de respecter la distanciation que ce soit dans les transports ou au travail.

Ce serait là le rôle d’une confédération syndicale que d’imposer une reprise à ses conditions au patronat pour une vraie stratégie sanitaire. Encore et toujours, l’issue de la crise sanitaire et économique se fera en faveur de la bourgeoisie ou en faveur des ouvriers : il n’y aura pas d’entre-deux. Pour imposer notre issue à la crise, nous devons nous armer d’un programme d’urgence et d’un programme d’action pour interdire les licenciements, partager le temps de travail et éradiquer le chômage, augmenter les salaires et contrôler les prix qui s’envolent ! C’est là, la seule véritable voie pour éviter un « drame économique et social ».

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Une garantie de 5 milliards d’euros sous condition de restructurations sans tabou chez Renault

L’État français envisage de garantir un prêt bancaire d’environ 5 milliards d’euros pour le groupe automobile Renault avec les organismes bancaires qui réclameront bien sûr des intérêts.

Vu sur le site du NPA

Crédit Photo : Vue aérienne de l’usine de Renault Flins. Wikimedia Commons

Article du secteur automobile du NPA paru sur le site du NPA, le 28 avril

Le spectre de la faillite agité pour Renault est un leurre. « Too big to fail » (trop gros pour faire faillite) dit-on aux États-Unis et cela s’applique à une entreprise de la taille de Renault. Lorsque l’ex-patron Ghosn a été rattrapé par la patrouille japonaise, le ministre Lemaire s’était alors rappelé que l’État français était l’actionnaire de référence de Renault pour lui choisir un successeur. Dans les conseils d’administration du CAC 40, les « majorités » de décision ne sont pas arithmétiques, et avec 15% du capital, c’est bien le gouvernement qui en dernier ressort contrôle Renault… ou laisse le champ libre à des escrocs.

Pendant la crise, les affaires continuent. PSA accélère sa fusion avec Fiat-Chrysler et les grandes manœuvres autour du trio Renault Nissan Mitsubishi se poursuivent. Chacun dispute sa place dans les nouveaux équilibres financiers qui se construisent en pleine épidémie. Leur nouveau monde, c’est le monde d’avant, soumis à une concurrence encore plus vive. Et PSA fera en sorte que la garantie de prêt consentie aujourd’hui au seul Renault ne lui serve pas d’avantage concurrentiel.

Les deux principaux prêts prévus par le gouvernement, près de moitié du total inscrit actuellement au budget, visent deux entreprises à marché mondialisé et à capitaux partagés entre l’État et des partenaires non français, KLM pour Air France et Nissan pour Renault. Ces opérations visent d’abord à maintenir la position de ces firmes dans la compétition mondialisée. Voilà leur but essentiel et tant pis si elles appartiennent à des secteurs les plus polluants pour la planète, les transports aérien et la circulation automobile.

Le gouvernement réclame un nouvel « effort de compétitivité »

Dans une déclaration télévisée vendredi 24 avril, Bruno Le Maire a demandé aux entreprises aidées « un effort de redressement et de compétitivité » ainsi qu’« une politique environnementale ambitieuse ». Pour la politique environnementale ambitieuse, lorsqu’on commence par subventionner Air France qui ne peut changer ni sa flotte d’avions en service, ni ceux en commande à l’ horizon de plusieurs années, bonjour les dégâts ! En revanche, le mot « effort » est réservé à la compétitivité, avec un sens très précis pour un ministre en poste depuis Sarkozy.

La chasse aux « économies » est ouverte

Tout se tient dans leur monde. L’annonce de ce prêt à hauteur de cinq milliards d’euros et la préparation du plan Renault de 2 milliards d’économies à application immédiate. Bien sûr que le gouvernement en est informé comme tout actionnaire de référence qu’il est. Ce plan avait été annoncé à l’occasion de la présentation des résultats financiers 2019 et la suspension de la production automobile pendant l’épidémie de coronavirus aiguise la chasse aux économies lancée dès le mois de janvier 2020.

Le secret est de règle pour la mise en place de ce plan qui sera annoncé à la mi mai, dans le plein désordre attendu du déconfinement. Quelques informations fuitant dans l’entreprise et la presse professionnelle laissent présager de l’ampleur des mesures annoncées. Au programme, après le retrait déjà annoncé de l’activité voitures thermiques en Chine, ce serait la fin de l’Espace, du Scenic et des autres modèles confidentiels de haut de gamme. Les modèles assurés d’être maintenus dans la gamme Renault sont tous fabriqués en Turquie, Espagne, Slovénie et Maroc, avec en plus la fabrication de Dacia en Roumanie.

Pour maquiller cette reconfiguration à la baisse en modernisation dans l’air du temps, les véhicules électriques seraient mis en avant. Quelles que soient les perspectives à moyen terme de ce type de propulsion, lui aussi générateur d’effets nocifs pour le bilan carbone de la planète, il est probable que la situation causée par l’épidémie va handicaper leurs ventes, sauf subventions publiques à trouver au détriment d’autres secteurs.

Activités et emplois en moins, usines menacées

Les usines d’assemblage existant en France sont donc affectées à des modèles que Renault vend mal ou voudrait abandonner. La suite logique, c’est la mise cause d’une ou plusieurs usines en France, à commencer par les plus anciennes encore en activité. La presse a rendu compte des menaces qui pèsent notamment sur l’usine de Flins : info ou intox, il faut savoir. C’est aussi la suppression d’activité dans les centres d’études avec leurs conséquences sur l’emploi. Renault avait annoncé avant l’épidémie « pas de tabou » dans les mesures d’économie. Aujourd’hui la garantie de prêt consenti par l’État va être motif à en avoir encore moins. Autant être prévenu.

Assez du secret dont s’entoure Renault pour le nombre et le type de masques dont il dispose.

Assez du secret dont s’entoure Renault et le gouvernement pour le prêt de 5 milliards d’euros !

Assez du secret dont s’entoure Renault pour préparer son plan d’économies ! Pour savoir où va l’argent, il est temps d’ouvrir les livres de comptes

La crise économique va rattraper la crise sanitaire en terme de dégâts pour les salariés et la population.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voilà, avec la bénédiction d'un ex-banquier d'affaires logé dans le palais présidentiel de la République, les marchands du temple ont rouvert leurs étals dans les bureaux de tabac et la grande distribution.

Ben oui, dans une France où le marché est libre et non faussé, ouvrez votre porte-monnaie pour se protéger d'une épidémie dont vous n'êtes nullement responsables. Dans le 5e pays le plus riche au monde.

Et pourquoi pas une ordonnance de mister président pour fixer tout au moins un prix plancher? Réponse de la sous-chambellan chargée de l'Economie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher. Elle a fait part de sa réticence sur un éventuel encadrement des prix :"Un masque peut avoir différentes caractéristiques, qu’il s’agisse du nombre d’utilisations, de marques éventuellement. Pour ces raisons, l’approche qui consiste à dire il y a un prix maximum risquerait de freiner l’innovation."

Le CV de ladite sous-ministre: Après avoir pantouflé dans la très haute administration française, en 2011, elle devient directrice de la division recherche et développement de Faurecia Interior Systems pour des clients comme Jaguar, Land Rover, etc.  En 2013, elle rejoint la Compagnie des Alpes comme dirlo générale chargée du développement à l’international et de la performance des domaines skiables.

Elle est également administratrice indépendante et présidente du comité d’audit du groupe Bourbon de 2010 à 2018, notamment lors du placement en redressement judiciaire du groupe. A ce sujet, elle est mise en examen en tant que personne morale pour « corruption d’agents publics étrangers ».

Elle occupe ces mêmes fonctions au sein d'autres sociétés. C'est sûr qu'elle a dû mettre un pognon de dingue de côté avant d'être adoubé secrétaire d'état de qui vous savez.

Aussi, pour le prix d'un masque, si vous avez du mal à ouvrir votre porte-monnaie pour vous et toute votre famille, parce qu'un masque ce n'est pas éternel, mangez donc de la brioche!

Et pour la route vers les marchands du temple:

Qui n'en veux des masques?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Si Macron avait été Président, aurait-il célébré les forces de l'ordre ?

Si Macron avait été Président, aurait-il célébré les forces de l'ordre ?

Maréchal Pétain, affiche du "vrai travail": le détournement qui ...

1er mai 1941 : Pétain vante le travail auprès des Français – Les ...

"C'est grâce au travail, célébré ce jour, que la Nation tient", a déclaré Emmanuel Macron dans une intervention de trois minutes.

Et d'ajouter : 

 "Aujourd'hui, pas de rassemblement dans nos villes pour fêter, comme nous le faisions depuis tant d'années, la journée internationale des travailleurs".

Peut-on être plus démagogue pour oser dire qu'il célèbre régulièrement le Premier Mai,  la journée internationale des travailleurs" ?

Même Pétain n'a pas été si loin...

Car enfin avez-vous déjà vu dans les défilés, drapeau rouge en tête, une délégation des associés-gérants de la banque Rothschild, dernier emploi connu du président de la République ?

Qui croit celui-ci ému par l'exécution des ouvriers de Chicago, répression horrible qui est à la base de cette Jourée internationale des Travailleurs ?  Songe-t-il au Premier Mai 1891, journée sanglante où " les forces de l'ordre" bourgeois, dont il vante  en permanence le dévouement, ont tiré sur les manifestants. Bilan  9 morts.

Cette fois, Emmanuel Macron, le fondé de pouvoir du monde financier, en fait trop

Le pouvoir va-t-il éditer une affiche comme du temps du Maréchal ?

 

La fusillade de Fourmies

 

Par Danielle TARTAKOWSKY

 

Le 1er mai 1891, pour la deuxième fois, les organisations ouvrières du monde entier se préparent à agir par différents moyens dont la grève pour l’obtention de la journée de 8 heures, conformément aux directives de l’Internationale ouvrière.

En France, le contexte est plus répressif qu’il ne l’était l’année précédente. À Fourmies, petite ville textile du Nord proche de la frontière belge tout juste sortie d’une longue grève, le patronat a menacé de licenciement les ouvriers qui arrêteraient le travail et obtenu du préfet qu’il mobilise un important dispositif de maintien de l’ordre. En l’absence de forces spécialisées, c’est alors, en France, à l’armée qu’incombe cette mission. Deux compagnies d’infanterie ont été mobilisées.

En fin de journée, les soldats tirent sur quelques centaines de manifestants qui tentent d’obtenir la libération de grévistes interpellés dans la matinée et emprisonnés dans la mairie. Les affrontements se soldent par neuf morts, dont quatre jeunes femmes et un enfant. Ces morts, promus martyrs, vont devenir un symbole de la République répressive et de classe. « Car à Fourmies, c’est sur une gamine que le lebel fit son premier essai… » (Montéhus).

Plus démago que Pétain, quand Macron célèbre "le travail"...

Pour nous, le Premier Mai,

c'est un jour de lutte contre la domination du monde à Macron,

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Image d'illustration. Employés d'un drive Auchan en 2013.

Image d'illustration. Employés d'un drive Auchan en 2013.

RT France
 

Les géants de la grande distribution, incités par le ministre de l’Economie, avaient annoncé fin mars verser une prime de 1 000 euros à leurs salariés. Depuis, certains veulent conditionner le montant au temps de travail, au grand dam des syndicats.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, avait exhorté le 20 mars les entreprises privées à verser une prime exceptionnelle de 1 000 euros pour récompenser les salariés qui avaient continué à travailler durant l’épidémie du coronavirus. Les géants de la grande distribution avaient dès lors annoncé en chœur qu’une telle prime serait versée pour ces salariés, en première ligne de la pandémie de Covid-19. Or depuis l’annonce, si les grandes enseignes ont confirmé qu’elles allaient bien accorder la prime, les modalités de versement tardent à être précisées. Pire encore, certaines utilisent une clé de répartition en fonction du temps de travail pour la calculer... à la baisse. 

1 000 euros pour certains... 50 pour d'autres

Ainsi le groupe Auchan, qui avait été le premier à annoncer qu’il gratifierait de 1 000 euros ses 65 000 salariés, aurait depuis réduit la voilure. Selon plusieurs syndicats, il aurait en effet annoncé que la prime serait conditionnée au nombre d'heures travaillées. Les salariés effectuant moins de 28h seront pénalisés en ne touchant qu’un prorata de la prime. Quant à ceux qui travaillent moins de 10 heures hebdomadaires, ils n’obtiendraient que… 50 euros. Cette annonce, très éloignée de la promesse de départ, a refroidi les syndicats et un grand nombre de salariés, qui manifestent leur réprobation sur les réseaux sociaux.

En savoir plus sur RT France :

 https://francais.rt.com/france/74334-prime-1-000-euros-pour-salaries-grande-distribution-mensonge-parti-en-fumee

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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