SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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SANTÉ AU TRAVAIL : une LOI SCÉLÉRATE pour les travailleurs

La proposition de loi « renforcer la prévention en santé au travail » portée par la députée Lecoq vient d’être débattue et adoptée à l’assemblée.

Dans la droite ligne de son rapport et de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 10 décembre 2020 rejeté par la CGT, cette proposition entérine, de notre point de vue, une réforme régressive pour les travailleurs.


Nous pouvons affirmer qu’elle s’inscrit pleinement dans le contexte de réformes systémiques ultra libérales engagées par Emmanuel Macron et vient compléter les réformes dites de « dialogue social » qui ont fusionné les IRP, mis en place les CSE et supprimé les CHSCT. Située aussi sur la même ligne que la réforme de la formation professionnelle, de l’assurance chômage et de celle que le gouvernement souhaiterait voir aboutir malgré la forte mobilisation des travailleurs et rejetée par tous, celle des retraites.


Ce projet de loi dit de « renforcement de la prévention en santé au travail » vise, surtout, à déresponsabiliser les employeurs en termes de santé et de sécurité pour les travailleurs. Par la création d’un passeport prévention qui recenserait toutes les formations suivies en santé et sécurité au travail, c’est un réel transfert de responsabilité sur les travailleurs eux-mêmes qui devront se plier aux consignes apprises même si l’organisation du travail ne le permet pas.


Cette loi réorganise la médecine du travail en donnant, entre autres, une délégation des fonctions et missions du médecin du travail aux infirmiers. Elle amène un décloisonnement de la santé au travail et de la santé publique avec l’accès en l’occurrence au Dossier Médical Partagé (DMP) par le médecin du travail.


Elle modifie, également, les visites de pré-reprise et de reprise après une maladie et/ou un accident du travail. En effet, il est créé dans le texte final un RDV de liaison permettant à l’employeur de rencontrer le salarié avant le médecin du travail. La CGT considère qu’il existe, ici, un risque de pression sur les travailleurs avec, à terme, une multiplication des licenciements pour inaptitude.


Par contre, rien dans l’ANI, ni dans la loi, n’oblige l’employeur à trouver de vraies solutions d’adaptation du poste de travail ou de reconversion dans l’entreprise afin d’éviter le licenciement pour inaptitude.


Cette loi a été votée par les députés le 17 février. Son manque d’ambition à prévenir les risques professionnels ne pourra que laisser se poursuivre une dégradation de la santé au travail, le maintien d’une organisation du travail délétère et des conditions globales de travail toujours aussi néfastes pour la santé et la sécurité au travail. Son passage au Sénat au printemps prochain augure de nouveaux reculs. Nous resterons vigilants !


L’avenir reste sombre pour de nombreux travailleurs mais la CGT continuera son combat pour que chacun travaille dans les meilleures conditions, puisse vivre dignement de son travail et que la réparation, par un départ en retraite anticipé, soit garantie.

Montreuil, le 19 février 2021

SOURCE :


 

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

A lire et pas peut-être. C'est pour le dialogue social afin de  "repenser le rôle de la démocratie sociale dans la vie démocratique du pays", dit sans rire Geoffroy Roux de Bézieux, le patron des patrons français. En pleine crise économique et sociale, quand les licenciements secs se multiplient et que se discutaillent les plans de sauvegarde de l'emploi (PSE), lesquels ne sauvent que les profits du capital et jamais l'emploi.

 

la CFDT a salué "une bonne démarche" par son secrétaire général Laurent Berger. Yves Veyrier, de FO, a félicité "qu’ai été réinstallé dans les esprits le fait qu’il y a un espace de négociation au niveau interprofessionnel porteur d’avancées pour les droits des salariés", La CFTC s’est déclarée "plutôt favorable au projet". Bref, le réformisme syndical rassemblé a trouvé du grain à moudre pour ses stylos.

Toujours selon le journal La Croix, la CGT a répondu: "Il faut nous laisser le temps d’y réfléchir collectivement."

Si je peux me permettre, étant syndiqué à la CGT, pour la réflexion collective autour du rôle de la démocratie sociale...

Le Medef aux syndicats: "le 17 février, je vous ai écrit une lettre"

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
On apprend que de très nombreux hôpitaux sont devenus des clusters, que des malades y entrent négatifs au Covid et en sortent positifs, voire dans certains cas décèdent.

La raison essentielle de cette situation étant le manque de moyens des établissements (en vaccination des soignants, en insuffisance du nombre de personnels ...).

Et que continue à faire le pouvoir ?

Eh bien il restreint ENCORE les moyens de l'hôpital public !

 

 

____________________

 

SOURCE : France Bleu

Par , France Bleu Berry, France Bleu

Alors que les établissements hospitaliers viennent de passer en "organisation de crise", l'hôpital de Châteauroux-Le Blanc a décidé de fermer provisoirement 14 lits de chirurgie. La direction parle d'un "ajustement de la capacité d'accueil". La pilule ne passe pas à la CGT.

Hôpital de Châteauroux

Hôpital de Châteauroux © Radio France - Manon Klein

L'annonce a été faite mercredi dernier aux soignants de l'hôpital de Châteauroux-Le Blanc : 7 lits en chirurgie digestive et 7 autres dans le service de chirurgie orthopédique vont fermer provisoirement. 

Pour Karine Jouhanneau, secrétaire CGT du centre hospitalier, cette situation est inacceptable alors que les établissements hospitaliers du pays viennent de passer en "organisation de crise" pour prévenir une aggravation de la situation sanitaire. "On ferme des lits pour récupérer du personnel, parce qu'on a un gros manque d'effectifs" précise la syndicaliste. "On nous demande de passer en "organisation de crise mais avec quelles moyens ? Ça fait un an que cette crise sanitaire à commencé, à un moment donné il va falloir que le ministère de la Santé se réveille et attribue des moyens humains aux hôpitaux et qu'on ouvre des lits de réanimation pérennes."


Avec la fermeture provisoire de ces 14 lits en chirurgie, Karine Jouhanneau déplore par ailleurs une déprogrammation des interventions non urgentes et souligne que "seulement deux infirmières sont récupérées ; ça ne va pas sauver l'hôpital !"

"Non, nous n'avons pas déprogrammé d'interventions" assure Evelyne Poupet, la directrice de l'hôpital de Châteauroux-Le Blanc

[les justifications bidon de la directrice]

Contactée par France Bleu Berry, Evelyne Poupet, la directrice de l'hôpital de Châteauroux-Le Blanc confirme ces fermetures temporaires de lits en chirurgie digestive et orthopédique : "Plus que de fermetures, je préfère parler d'une réorganisation au fil de l'eau. Nous n'avons pas déprogrammé d'interventions dans ces deux activités. Ça veut dire simplement que temporairement, nous n'allons pas admettre de nouveaux patients. C'est une réorganisation interne qui va permettre aux professionnels de se reposer alors que les vacances viennent de débuter. Quand on peut réduire la capacité d'accueil, nous le faisons, nous ajustons au fur et à mesure." 

Evelyne Poupet confirme aussi que ces fermetures temporaires de lits vont permettre également de rééquilibrer les ressources humaines et soulager un peu des services très sollicités : "On continue malgré tout à faire appel à du personnel intérimaire, qui est difficile à trouver", précise la directrice de l'établissement castelroussin.

Même si elles sont temporaires, ces fermetures de lits démontrent en tout cas, après presqu'un an de crise sanitaire, que la situation est très tendue sur la question des moyens humains, alors que beaucoup de soignants ne cachent plus leur lassitude et leur exaspération, à travailler dans des conditions de plus en plus difficiles.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Selon l'économiste David Cayla : « L’électricité repose sur un coût fixe important. On plaque un système de concurrence là où c’est le monopole centralisé qui était efficace. » © Laurent Grandguillot / RÉA

Selon l'économiste David Cayla : « L’électricité repose sur un coût fixe important. On plaque un système de concurrence là où c’est le monopole centralisé qui était efficace. » © Laurent Grandguillot / RÉA

L’Humanité, 20 février 2021

 

Bond de 60 % sur la facture d’électricité en quinze ans, de 3,5 % en février sur le gaz… La dérégulation du marché de l’énergie et le « dopage » subventionné du secteur privé n’en finissent pas de plomber le budget des ménages.

 

C’est devenu une triste habitude pour les foyers français : les prix de l’électricité ont connu une nouvelle hausse, le 1er février, de 1,6 %. Une progression qui devrait coûter en moyenne 15 euros supplémentaires aux ménages par an, d’après la Commission de régulation de l’énergie (CRE). C’est la quatrième année consécutive que la facture grimpe, atteignant une augmentation cumulée de plus de 11 % depuis 2019. Si la CRE, à l’origine de la proposition de hausse des tarifs, et EDF justifient ce renchérissement par des phénomènes conjoncturels liés à la pandémie de Covid 19 – notamment l’ampleur des impayés des entreprises –, les raisons profondes de cette évolution sont plutôt à chercher du côté des choix de l’État en matière de politique énergétique, estiment plusieurs spécialistes de la question.

 

Parafiscalité et profits du privé

 

« Sur une dizaine d’années, les prix de l’électricité pour le consommateur ont bondi de 50 à 60 %, soit trois à quatre fois l’inflation. Quand on regarde les données de manière objective, la majeure partie de la hausse des prix de l’électricité vient de la parafiscalité », explique François Carier, chargé du dossier énergie pour l’association Consommation logement cadre de vie (CLCV). Au-delà de la TVA, c’est notamment la contribution au service public de l’électricité (CSPE) qui pèse lourd dans la balance. Destinée principalement à financer la transition énergétique, cette taxe est en effet passée de 4,50 euros du kilowatt/heure à 22,50 euros du kilowatt/heure en 2016.

« D’un côté, on est favorable aux énergies renouvelables ; de l’autre, on peut se demander si les conditions auxquelles EDF rachète cette électricité à ces acteurs privés ne sont pas trop avantageuses », précise François Carier. En 2018, un rapport particulièrement sévère de la Cour des comptes estimait que l’État s’acquitte chaque année de 2 milliards d’euros pour produire par le solaire… 0,7 % du mix électrique français. « Le gouvernement a fait le choix que le développement de ces énergies soit privé. Or, on fait porter cette politique de subvention vers le privé aux consommateurs, en augmentant le prix de l’électricité », dénonce Aurélien Bernier, auteur du livre « les Voleurs d’énergie ».

Mais, plus fondamentalement, ce phénomène serait surtout un effet de la libéralisation du marché de l’énergie. « Il y a plein de libéralisations qu’on soutient. Mais là, au minimum, il était clair dès le début que la concurrence n’a pas permis de faire baisser les prix et, depuis deux-trois ans, cela les a même fait grimper », estime François Carier.

« La caractéristique de l’électricité, c’est qu’elle repose sur des coûts fixes importants en ce qui concerne la production et la distribution. La construction et l’entretien de centrales nucléaires ou de barrages hydrauliques coûtent très cher. Mais les coûts marginaux en termes de production unitaire du kilowatt/heure sont ensuite très faibles », analyse David Cayla, maître de conférences à l’université d’Angers et membre des Économistes atterrés. « On a voulu plaquer un système de concurrence sur une situation où, en réalité, c’est le monopole centralisé qui était efficace », précise l’économiste.

 

Un cadeau à la concurrence, un « poison » selon le PDG  d’EDF

 

Afin d’organiser ce marché et de le rendre « artificiellement rentable » pour les nouveaux entrants, comme l’explique Aurélien Bernier, l’État a décidé d’imposer à EDF de vendre à prix coûtant un quart de sa production nucléaire à ses concurrents privés. C’est le mécanisme de l’Arenh (accès régulé à l’électricité nucléaire historique), mis en place par le gouvernement Fillon en 2011 après la loi portant sur la nouvelle organisation du marché de l’électricité (Nome). Un cadeau à la concurrence que même le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, a qualifié de « poison », conduisant l’entreprise publique au surendettement.

Mais, pour achever de convaincre ces acteurs privés de rentrer sur le marché, encore faut-il que le prix à la revente soit attractif, de même que la perspective de profits. « Le législateur a décidé que le tarif réglementé allait varier en fonction des coûts de production, mais aussi des coûts de l’électricité en Bourse », poursuit le spécialiste de l’énergie. C’est ainsi que la Commission de régulation de l’énergie se retrouve à proposer, année après année, le rehaussement du tarif réglementé de vente de l’électricité (TRV), pour s’aligner sur les attentes du privé. Pour ces concurrents d’EDF – une trentaine d’entreprises sur le marché français –, c’est tout bénéfice. « Quand les prix en Bourse sont bas, elles vont acheter sur ce marché et n’usent pas leur droit à l’Arenh, mais dès que les prix s’envolent en Bourse, on les voit se ruer dessus », décrypte Aurélien Bernier. Un comportement purement parasitaire, qui n’apporte rien de plus, in fine, au consommateur. « Quand les concurrents d’EDF vous proposent des prix plus bas, c’est qu’en réalité, ils font des économies de bouts de chandelle en délocalisant des services clientèle. Et qu’ils vous présentent des prix hors taxes », ajoute le spécialiste. « Ces acteurs privés ne sont que des revendeurs. Si vous êtes énergéticien et que vous ne savez pas produire de l’énergie, peut-être qu’il vaudrait mieux faire des baraques à frites », tacle François Carier.

 

Pour satisfaire l’Europe libérale

 

Si le système de l’Arenh doit prendre fin en 2025, ce qui est amené à le remplacer n’est pas bien plus réjouissant pour les usagers. « Le gouvernement français est en discussion avec Bruxelles pour faire en sorte que cette mise à disposition de l’énergie nucléaire d’EDF à ses concurrents ne soit plus limitée à 25 % de ses capacités, et que cela continue ad vitam aeternam », alerte le représentant de CLCV. « In fine, le projet phare de l’Union européenne, c’est l’Europe de l’énergie : un grand marché régi par une concurrence au niveau européen entre grands opérateurs », estime Aurélien Bernier.

 

DERRIÈRE HERCULE, UN ENJEU DÉMOCRATIQUE

« Les prix de l’électricité sont fixés sur la base de montages d’une extraordinaire complexité, plus personne n’y comprend rien. On a substitué des formules techniques à un débat démocratique », fustige l’auteur Aurélien Bernier, qui estime qu’une privatisation accrue d’EDF, comme ce que propose le projet Hercule, représenterait un nouveau recul social. À l’image de la campagne populaire de mobilisation autour des Aéroports de Paris, celui-ci espère que cet enjeu d’un grand service public de l’énergie sera porté bien au-delà des seuls salariés d’EDF, qui luttent depuis des mois contre ce projet. Une pétition lancée par l’intersyndicale et déjà signée par plus de 33 000 personnes est disponible sur change.org.

 
Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Municipales. LREM dévoile l’ampleur de la déroute : 2,2 % des suffrages exprimés !

Plusieurs mois après les élections municipales, le gouvernement s'est enfin résolu, après les avoir dissimulé soigneusement, à dévoiler les scores au niveau national par couleur politique. Ces résultats révèlent l'ampleur de la claque que s'est prise LREM lors de ces élections avec le très mauvais score de 2,2%.

Elections

Crédit photo : Eric Cabanis/AFP Photo

Les élections municipales de cet été ont été sans conteste un fiasco pour le gouvernement. Entre les conditions chaotiques dues à la crise sanitaire, l’abstention record et la déroute pour les candidats LREM, le gouvernement aurait préféré laisser derrière lui cet épisode désastreux. Mais la totalisation des scores au niveau national est enfin sortie, montrant l’ampleur de l’échec de ces élections pour La République En Marche.

Si il était déjà clair que ces municipales étaient déjà un échec pour Macron qui n’a gagné aucune grande ville, si ce n’est dans des alliances, en particulier avec la droite, comme à Toulouse, ces résultats apportent une nouvelle donnée : le parti présidentiel a en effet atteint le score ridicule de seulement 2,2%.

Le gouvernement a longtemps traîné à sortir ces résultats et quand on voit les scores on comprend bien pourquoi. C’est d’ailleurs un député LR, Olivier Marleix qui a fait la demande de publication de ces résultats. Après huit mois d’attente, le gouvernement a enfin publié les scores nationaux par couleur politique, alors qu’ils sont habituellement disponibles publiquement dès le soir des élections.

Les scores plus généraux de ces élections montrent bien la faiblesse de LREM : la gauche (des communistes aux écologistes) fait 36,66 %, le centre (LREM, MoDem et alliés) 15,98 %, la droite (UDI, LR, Debout La France) atteint 33,71 %, l’extrême droite 3,33 % et les listes sans étiquette et « gilets jaunes » rassemblées sous « divers/autres » ont réussi à faire 10,32 % comme l’indique Le Point.

Pour Olivier Marleix, dont on peut comprendre l’intérêt d’une telle déroute tant la droite cherche à se recomposer en vue de la présidentielle 2022, sa position est claire : il s’agit d’une « manœuvre » qui trahit selon lui une « volonté délibérée de dissimuler aux Français l’ampleur de la claque prise par La République en marche ». Il explique également : « En voyant ces chiffres, où LREM atteint seulement 2,22 % sous ses propres couleurs, on comprend bien pourquoi le pouvoir n’est pas pressé de les diffuser. En réalité, cela révèle l’échec d’un ancrage politique qui ne parvient pas à bousculer le paysage local. Autant, il y a une marque Macron, autant ces municipales montrent la grande difficulté pour son parti à exister ».

Bien sûr, ces résultats réellement catastrophiques sont à mettre en perspective avec la stratégie de LREM visant à des alliances avec d’autres forces politiques. Pourtant, ce sont d’autres éléments qui soulignent que le manque d’ancrage est visible. D’abord, le mouvement présidentiel revendique 146 maires élus, et moins de 10000 conseillers municipaux, objectif affiché durant la campagne. Surtout, comme le révélait le Canard Enchaîné en juillet dernier, le mouvement a vu ses effectifs fondre comme neige au soleil : de 418 377 militants en 2017 à environ 20 000 aujourd’hui.

Le score de 2,2 % de LREM « sous ses propres couleurs » aux municipales symbolise donc les grandes difficultés du mouvement présidentiel, qui pourrait à nouveau s’exposer lors des prochaines élections régionales, qui pourraient par ailleurs être reportées selon la situation sanitaire. En soi, LREM, qui s’est aussi largement désagrégé en multiples groupes à l’Assemblée Nationale, ne constitue pas une force politique consolidé dans l’hexagone, et reste structuré essentiellement autour de la figure d’Emmanuel Macron. Une réalité qui laisse ouverte la porte aux recompositions politiques, du centre gauche à la droite, et à une instabilité politique forte, toujours marquée par la crise des grands appareils traditionnels.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Plateforme logistique de Savigny-Le-Temple (Seine-et-Marne ) en grève !

Publié par FSC

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La proposition de loi « renforcer la prévention en santé au travail » portée par la députée Lecoq vient d’être débattue et adoptée à l’assemblée.

Dans la droite ligne de son rapport et de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 10 décembre 2020 rejeté par la CGT, cette proposition entérine, de notre point de vue, une réforme régressive pour les travailleurs.


Nous pouvons affirmer qu’elle s’inscrit pleinement dans le contexte de réformes systémiques ultra libérales engagées par Emmanuel Macron et vient compléter les réformes dites de « dialogue social » qui ont fusionné les IRP, mis en place les CSE et supprimé les CHSCT. Située aussi sur la même ligne que la réforme de la formation professionnelle, de l’assurance chômage et de celle que le gouvernement souhaiterait voir aboutir malgré la forte mobilisation des travailleur.euse.s et rejetée par tous, celle des retraites.
Ce projet de loi dit de « renforcement de la prévention en santé au travail » vise, surtout, à déresponsabiliser les employeurs en termes de santé et de sécurité pour les travailleur.euse.s. Par la création d’un passeport prévention qui recenserait toutes les formations suivies en santé et sécurité au travail, c’est un réel transfert de responsabilité sur les travailleurs eux-mêmes qui devront se plier aux consignes apprises même si l’organisation du travail ne le permet pas.
Cette loi réorganise la médecine du travail en donnant, entre autres, une délégation des fonctions et missions du médecin du travail aux infirmiers. Elle amène un décloisonnement de la santé au travail et de la santé publique avec l’accès en l’occurrence au Dossier Médical Partagé (DMP) par le médecin du travail.
Elle modifie, également, les visites de pré-reprise et de reprise après une maladie et/ou un accident du travail. En effet, il est créé dans le texte final un RDV de liaison permettant à l’employeur de rencontrer le salarié avant le médecin du travail. La CGT considère qu’il existe, ici, un risque de pression sur les travailleur.euse.s avec, à terme, une multiplication des licenciements pour inaptitude.


Par contre, rien dans l’ANI, ni dans la loi, n’oblige l’employeur à trouver de vraies solutions d’adaptation du poste de travail ou de reconversion dans l’entreprise afin d’éviter le licenciement pour inaptitude.


Cette loi a été votée par les député.e.s le 17 février. Son manque d’ambition à prévenir les risques professionnels ne pourra que laisser se poursuivre une dégradation de la santé au travail, le maintien d’une organisation du travail délétère et des conditions globales de travail toujours aussi néfastes pour la santé et la sécurité au travail. Son passage au Sénat au printemps prochain augure de nouveaux reculs. Nous resterons vigilants !


L’avenir reste sombre pour de nombreux travailleur.euse.s mais la CGT continuera son combat pour que chacun.e travaille dans les meilleures conditions, puisse vivre dignement de son travail et que la réparation, par un départ en retraite anticipé, soit garantie.

Montreuil, le 19 février 2021

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Reportage. Grandpuits, 2e round : « La DIRECCTE a la vie de nos conjoints dans ses mains »

Après 40 jours de grève reconductible, les Grandpuits manifestaient ce jeudi à Melun devant la DIRECCTE du 77, entre les mains de qui se trouve aujourd'hui le plan social de Total. Ils scellent ainsi l'entrée dans le deuxième round d'une mobilisation qui n'a pas dit son dernier mot.

Plan Social

« La DIRECCTE a la vie de nos conjoints dans ses mains ». Au micro Anna, femme de raffineur. Entourés de nombreux soutiens, les Grandpuits ont mené une action symbolique mettant en scène le risque que représente la reconversion de l’usine, où les suppressions d’emplois entraîneront de graves menaces pour la sécurité des ouvriers comme des populations alentours. Reportage de Flora Carpentier

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

2020, du fait des mesures de contention de la pandémie, a été la pire année de l'histoire du groupe Renault avec un déficit historique de 8 Milliards. Luca de Meo, directeur général du groupe, avance dans une stratégie de réduction des coûts et de restructuration de la production. Le groupe avait déjà annoncé qui paierait la facture en mai 2020 : 15 000 suppressions d'emploi dans le monde.

Renault entend restructurer sa production et supprimer 15000 emplois dans le monde

Crédit photo : © Renault - L’assemblée générale des actionnaires

Une perte nette historique

Ce vendredi 19 février, le groupe Renault a annoncé ses résultats pour l’année passée : Une perte historique qui s’élève à 8 Milliard d’euros. C’est surtout le premier semestre qui a été catastrophique, avec 7.3 milliard de perte contre un deuxième semestre où la perte n’a été « que de » 660 millions d’euros. Pour autant, le groupe a de quoi voir venir avec plus de 16 milliards d’euros de trésoreries au 31 décembre 2020 dont 5 milliards provenant de prêts garantis par l’État (PGE).

Le groupe avait déjà publié des résultats négatifs en 2019 avec 141 millions de pertes. En effet, côté Renault les ventes se sont réduites de 21,3% en 2020 mais cette perte provient aussi en partie des très mauvais résultats de Nissan, dont le groupe Renault détient 43% et qui pèse à hauteur de 4.9 milliards d’euros sur les affaires. Si l’on prend l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi la perte explose à 15 milliards sur l’année. Vers 14h ce vendredi, le groupe perdait 6,67% de sa cotation boursière au CAC 40. Et ce alors que les concurrents semblent avoir tenu le choc, notamment du coté de Toyota, Général Motors ou Honda dont les résultats a paraître semblent selon les analystes se diriger vers des bilans d’exercice plutôt positif.

Changement de stratégie du groupe : de la part de marché à la haute valeur ajoutée

Le nouveau directeur général Luca de Meo, successeur de Carlos Ghosn, a entrepris un changement de stratégie pour le groupe qu’il a détaillé le 14 janvier dernier. La logique générale de cette nouvelle stratégie est d’à la fois réduire les coûts tout en visant à vendre sur les marchés les plus rémunérateurs, à l’inverse de la stratégie passé qui visait l’extension géographique des ventes et le gain de part de marché face à la concurrence.

Selon le groupe, ces pertes sont en partie liées à la réduction d’activité dû aux mesures sanitaires mais aussi à des problématiques plus structurelles du groupe qui nécessite cette restructuration du groupe, cette « Renaulution » selon le nom du plan stratégique.

Le plan se découpe en trois temps, d’abord de 2021 à 2023 une baisse importante des coûts à hauteur de 3 milliards d’ici 2025. Une réduction notamment sur les aspects de recherche et développement dont l’investissement passera d’actuellement 10% du chiffre d’affaires à moins de 8% en 2025, ainsi que sur le coût de production à l’unité en réduisant de 600 euros les coûts variables sur chaque véhicule produit. L’objectif est ici de maximiser l’extraction de plus-value sur chaque voiture vendue, afin de rentabiliser chaque vente plutôt que de chercher à tout prix l’extension des parts de marché. Ces coupes budgétaires sont à n’en pas douter une réelle attaque contre les conditions de travail dans les unités de production du groupe.

Ensuite de 2023 à 2025 le lancement de nouveaux modèles, principalement électrique afin de maintenir une position favorable des ventes du groupe notamment Europe, avec la volonté de tout même conquérir, du moins maintenir, ses parts de marché sur ce « nouveau marché ».

Enfin à partir de 2025 et jusqu’à 2030, phase sobrement appelé « Révolution » le groupe entend tiré plus de 20% de son chiffre d’affaire d’activité de service, hors de l’automobile avec une nouvelle marque Mobilize. Ici, le groupe cherche à diversifier son activité, ne plus la circonscrire à la production et vente automobile mais en fournissant des services notamment en autopartage, location libre-service de véhicule de ville, ainsi que dans la collecte et la vente de données en lien notamment avec Google.

Une aubaine de restructuration au frais de l’État et des travailleurs pour Renault

Il est clair que le groupe Renault est dans une pente glissante, et semble difficilement pouvoir convaincre les investisseurs de sauter sur les actions du groupe. Pour autant le plan stratégique proposé par la nouvelle direction semble faite sur mesure pour renouer avec la rentabilité et permettre de verser de gros dividendes. En ce sens la crise sanitaire a en quelque sorte constitué un point d’appui pour le groupe afin de s’avancer vers une restructuration d’aubaine, en profitant généreusement des 5 milliards de PGE financés par le contribuable et en s’avançant dans une destruction de l’emploi inédite de 15 000 postes dans le monde dont 4600 en France. Le groupe a annoncé qu’il n’y aurait pas de suppressions de postes supplémentaires à la suite de la publication des résultats, mais cette réalité est à tempérer au vu du nombre d’emplois précaires qui sert de réelles variables d’ajustement. En effet, sur 40 000 travailleurs ce seraient près de 10 000 intérimaires, dont le statut précaire ne nécessite pas de PSE pour les mettre à la porte. Par exemple, si l’on prend les chiffres de 2015 citées par Usine Nouvelle « Dans l’usine Renault de Flins (Yvelines), Fabien Gache, délégué syndical central CGT, fait état de 84 % d’intérimaires au montage ! "Seul l’encadrement est permanent ! On n’a jamais vu ça !" Sur l’ensemble du site, il y a 2 000 intérimaires pour un peu moins de 1 000 CDI chez les ouvriers. »

De manière générale le groupe vise à engraisser les actionnaires et à faire payer sa crise et sa restructuration aux travailleurs, comme le souligné Ali Kaya dans une interview pour Révolution Permanente : « Cette histoire de 5 milliards montre à quel point c’est open bar pour les entreprises. Le gouvernement donne tout ce que veut Renault sans aucune contrepartie ! En 2008 c’était déjà la même chose, et Renault avait transformé ces aides en dividendes pour ses actionnaires, et ça risque à nouveau d’être le même scénario. Le fond du problème pour eux, c’est de savoir comment maintenir les profits malgré la crise. Donc c’est absolument choquant de voir des entreprises comme Renault qui ont fait, depuis la dernière crise de 2008, 25 milliards de bénéfices qui se sont évaporés… enfin pas pour tout le monde évidemment. Maintenant, ils viennent pleurer auprès du gouvernement, alors qu’il s’agit d’un groupe riche à milliards, dont les actionnaires finiront par dilapider l’argent encaissé. Comme d’habitude, quand ça va bien ce sont les actionnaires qui se régalent, et quand ça va mal c’est à nous de payer pour les renflouer ! ».

Cette logique de rentabilité à tout prix, de course au profit, sur le dos des travailleurs est scandaleuse. A l’inverse, afin que les emplois d’aujourd’hui soit maintenu et même augmenter, afin que l’auto-mobile de demain soit plus écologique et disponible à l’ensemble de la population sans gaspillage, il est nécessaire de saisir cette crise du groupe comme une aubaine pour une nationalisation sans rachat et sous contrôle des travailleurs de Renault !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Chantage aux congés à Grandpuits : la direction "veut faire payer aux grévistes leur détermination"

Les salariés de Grandpuits, en lutte depuis le 4 janvier, sont entrés dans le deuxième round du bras de fer face à Total. « Pour que la lutte s'arrête, la direction cherche tous les moyens, elle tente de mettre les congés des salariés dans la balance », témoigne Adrien Cornet, délégué CGT de la raffinerie.

Grandpuits

Crédits Photo : Flora Carpentier

Révolution Permanente : Les salariés ont reçu de la part de la direction une consigne qui menace leur prise de congés si jamais le planning de démantèlement de l’usine ne se fait pas dans les temps prévus par l’entreprise, comment interprétez-vous ce chantage ?

Adrien Cornet : Total déclare que les demandes de congés seront autorisées sous condition du respect du planning du Grand Arrêt et il termine son mail en disant : « tous les congés seront refusés en cas d’événements entraînant des dépassements d’horaires supérieurs à 8h. », comme, par exemple, des journées de mobilisations extérieures à la raffinerie. C’est un moyen de pression pour faire en sorte que la grève et même les journées de mobilisations s’arrêtent en mettant en balance les congés des salariés.

R.P. : Cette pression intervient à l’aube du deuxième round du bras de fer face à Total. Pouvez-vous nous dire plus précisément quelle est la stratégie de cette nouvelle phase de lutte et le lien que vous faites avec ce nouveau chantage de la direction ?

A.C. : Le conflit va perdurer sous une autre forme, les points de tension que sont la Direccte et la direction au niveau de Total et du CSE Central sont dans le viseur des travailleurs en lutte. Ils veulent maintenir la pression notamment dans de prochaines échéances. Les organisations syndicales ont signé les mesures sociales d’accompagnement ; pour Total ça signait la fin de la procédure et du conflit. Mais ce n’est pas le cas pour les travailleurs, puisque la Direccte a demandé des précisions sur le PSE suite à notre injonction. Ça rend complètement folle la direction de voir la procédure d’arrêt ralentie.

Au sein de la raffinerie, on sent une direction revancharde qui veut faire payer aux grévistes et à la CGT leur détermination. Ils passent en salle de contrôle pour dire que si les mutations sont bloquées ce serait de la faute du syndicat. Des mensonges pour essayer de camoufler que si le processus continue c’est que la direccte nous donne raison sur les manquements au plan social. Les risques psychosociaux et industriels sont totalement impensés : « Des informations majeures sont manquantes sur la période de transition », « la direccte relève l’absence totale de plan de prévention conséquent ». Total, la tête-de-pont du CAC 40, produit un plan social qui n’est là que pour maximiser ses profits au détriment de la sécurité de ses travailleurs.

La direction cible les travailleurs en grève et fait de la CGT son ennemi à abattre pour leur détermination. Pourquoi FO et la CFDT ne sont pas ciblés ? Parce qu’ils ont lâché la lutte sur l’emploi. Aujourd’hui c’est la détermination des travailleurs grévistes, le comité de grève et notamment la CGT qui en fait partie que Total cherche à faire vaciller.

Pour que la lutte s’arrête, la direction cherche tous les moyens, ils sont prêts à priver les travailleurs de leur familles pendant les vacances de février, de Pâques ; une nouvelle fois ce sont les familles qui sont touchées par Total. La lutte ne va pas s’arrêter tant que les raffineurs grévistes seront déterminés, s’en prendre à leurs congés c’est aussi mettre en danger leur vie, fatigue mentale, physique, risque de dépression, risque d’accident accrue, comme si le directeur nous punissait, nous faisait payer le mouvement social.

R.P. : Après 50 jours de grève et autant de manœuvres de la direction pour diviser le collectif et faire arrêter le conflit, on voit toujours les grévistes aussi déterminés, comme à l’action devant la Direccte jeudi dernier où ils étaient présents en nombre. Pensez-vous que cette détermination sera encore une fois la réponse à la pression mise par Total ?

A.C. : Oui, depuis le début, les grévistes font fi des pressions de la direction, qu’elle soit locale ou centrale. On rentre aujourd’hui dans un deuxième round qui est sur le temps long, on reprend le lien avec les équipes, les délégués de lignes. Ce n’est pas au patron, à qui on a imposé durant toute la grève nos modalités de travail, nos conditions, nos revendications, de définir quand partir en vacances, c’est à nous de déterminer quels sont nos besoins et que s’il n’y répond pas on va repartir en grève.

 

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Carrefour. Nouvelle suppressions d’emplois pour maintenir des bénéfices records

Alors que le groupe voit ses chiffres d’affaires considérablement augmenter, celui-ci perpétue depuis deux ans sa politique de suppression d’emplois et de mépris envers ses employés. Alors que cette année encore son chiffre d'affaire a progressé de 7,8% le géant de la distribution prépare des réductions d'effectifs.

Patrons-Voyous

Crédits : AFP/Loïc VENANCE

Le PDG de Carrefour a annoncé ce jeudi 18 février une "performance commerciale record en 2020”, la meilleure depuis 20 ans. On découvre, en effet, des chiffres historiques : une hausse de 7,8 % du chiffre d’affaire, de 78,6 milliards d’euros, et de 3,6 % en France. Pour Carrefour la crise sanitaire et la fermeture des restaurants a entraîne de forts bénéfices, en effet absolument tous les modèles de vente ont progressé : que ce soit les hypermarchés (+1%), les supermarchés (+6,8%) ou les magasins de proximité (+8,3%). Cela s’explique par le fait que Carrefour fait partie, depuis maintenant plus d’un an et comme ses concurrents, des commerces appelés “essentiels” en temps de pandémie. Ils ont donc été les seuls ouverts pendant une longue période de l’année 2020 et vers qui les consommateurs se tournaient. Les mesures prises pendant le deuxième confinement pour éviter la concurrence aux petits commerces, notamment en fermant certains des rayons, n’ont absolument rien changé. 

Des chiffres attendus par certains syndicats car les négociations salariales annuelles arrivent au même moment que l’annonce de ces chiffres. Mais cette augmentation des profits du groupe Carrefour ne change rien à sa politique concernant les emplois. Celui-ci a annoncé de nouvelles réductions d’effectifs : « En fin d’année [2020], on nous a annoncé trois vagues de départs de 2021 jusqu’à début 2022, sans nous donner de volumétrie ni de plafond” explique Sylvain Macé, au Monde. Ces postes concernent les sièges et se base sur “le volontariat”. Une formule qui peut surprendre dans un contexte de chômage important. Ces annonces illustrent bien les plans de licenciements réguliers depuis bientôt deux ans. En 2019, par exemple, le groupe signait avec FO et la CFE-CGC un accord de rupture conventionnelle collective visant à supprimer 3000 emplois, ces annonces suivaient les coupes de 2018, soit 2400 emplois dans les sièges et 2000 dans les magasins DIA, comme le rapportait alors les Echos

Autre fait des plus importants : concernant les hypermarchés, la direction a proposé une revalorisation des salaires de 0,3%, pour finalement la changer à 0,5 %, associé à une prime de 117 euros conditionnée, bien évidemment, à la présence sur le lieu de travail. Autrement dit, la direction vient de proposer une revalorisation des salaires de 6,15€ pour un Smic mensuel net, comble du mépris. Pas besoin d’étayer pour comprendre la colère des syndicats et des employés de Carrefour. La CGT a pour cela prévu une journée de manifestation le 5 mars.

Les employés des commerces essentiels tels que Carrefour, qu’ils aient été en caisse ou dans les rayons, ont été, et sont toujours, en première ligne de la pandémie. Ils ont notamment été contraint de faire des sacrifices en temps de crise sanitaire notamment sur leurs horaires. Des conditions de travail qui traduisent le manque d’intérêt des directions. Le PDG de Carrefour et comme la plupart des grands patrons préfèrent penser “profits” avant “social” ou même “humain”. Une politique que le groupe renouvelle à travers des coups de com comme la face cachée de l’annonce d’embauche de 15 000 jeunes en décembre qui, en réalité, dissimulait l’arrêt de tout renouvellement de la quasi-totalité des CDD et une baisse drastique des recrutements en CDI, comme nous l’expliquions sur Révolution Permanente. Carrefour se posait alors en tant que sauveur de la jeunesse, très souffrante ces derniers mois, tout en lui proposant des emplois précaires, mal payés et extrêmement fatigants. Finalement, rien de très prometteur pour résoudre la précarité étudiante et le chômage grandissant en France. 

Mais Carrefour ne s’arrête pas là : ce jeudi le groupe a aussi annoncé “ 2,4 milliards d’euros d’économies de coûts additionnels d’ici à 2023 en complément des 3 milliards d’euros déjà réalisés depuis le lancement du plan stratégique.” Ce qui annonce sûrement des licenciements et des délocalisations massives. Des mesures en hausse depuis l’arrivée de M.Bompard au conseil d’administration, en 2017 et qui a lancé ce fameux “plan stratégique” en 2018 pour réaliser des économies : c’est-à-dire, plan de “sauvegarde” de l’emploi, rupture conventionnelle collective, mises en location-gérance d’hypermarchés en difficulté, départs volontaires… D’après Sylvain Macé : « on a atteint près de 10 000 départs » depuis son arrivée.

Dans un contexte de crise sanitaire, économique et sociale, le patronat en profite pour réaliser des chiffres d’affaires historiques tout en oubliant ses employés. Il apparaît donc important de continuer à dénoncer ces pratiques et exiger l’interdiction des licenciements qu’ils soient sur la base du “volontariat” ou non. Ce n’est toujours pas aux travailleurs de payer la crise !

 

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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