SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Si Macron avait été Président, aurait-il célébré les forces de l'ordre ?

Si Macron avait été Président, aurait-il célébré les forces de l'ordre ?

Maréchal Pétain, affiche du "vrai travail": le détournement qui ...

1er mai 1941 : Pétain vante le travail auprès des Français – Les ...

"C'est grâce au travail, célébré ce jour, que la Nation tient", a déclaré Emmanuel Macron dans une intervention de trois minutes.

Et d'ajouter : 

 "Aujourd'hui, pas de rassemblement dans nos villes pour fêter, comme nous le faisions depuis tant d'années, la journée internationale des travailleurs".

Peut-on être plus démagogue pour oser dire qu'il célèbre régulièrement le Premier Mai,  la journée internationale des travailleurs" ?

Même Pétain n'a pas été si loin...

Car enfin avez-vous déjà vu dans les défilés, drapeau rouge en tête, une délégation des associés-gérants de la banque Rothschild, dernier emploi connu du président de la République ?

Qui croit celui-ci ému par l'exécution des ouvriers de Chicago, répression horrible qui est à la base de cette Jourée internationale des Travailleurs ?  Songe-t-il au Premier Mai 1891, journée sanglante où " les forces de l'ordre" bourgeois, dont il vante  en permanence le dévouement, ont tiré sur les manifestants. Bilan  9 morts.

Cette fois, Emmanuel Macron, le fondé de pouvoir du monde financier, en fait trop

Le pouvoir va-t-il éditer une affiche comme du temps du Maréchal ?

 

La fusillade de Fourmies

 

Par Danielle TARTAKOWSKY

 

Le 1er mai 1891, pour la deuxième fois, les organisations ouvrières du monde entier se préparent à agir par différents moyens dont la grève pour l’obtention de la journée de 8 heures, conformément aux directives de l’Internationale ouvrière.

En France, le contexte est plus répressif qu’il ne l’était l’année précédente. À Fourmies, petite ville textile du Nord proche de la frontière belge tout juste sortie d’une longue grève, le patronat a menacé de licenciement les ouvriers qui arrêteraient le travail et obtenu du préfet qu’il mobilise un important dispositif de maintien de l’ordre. En l’absence de forces spécialisées, c’est alors, en France, à l’armée qu’incombe cette mission. Deux compagnies d’infanterie ont été mobilisées.

En fin de journée, les soldats tirent sur quelques centaines de manifestants qui tentent d’obtenir la libération de grévistes interpellés dans la matinée et emprisonnés dans la mairie. Les affrontements se soldent par neuf morts, dont quatre jeunes femmes et un enfant. Ces morts, promus martyrs, vont devenir un symbole de la République répressive et de classe. « Car à Fourmies, c’est sur une gamine que le lebel fit son premier essai… » (Montéhus).

Plus démago que Pétain, quand Macron célèbre "le travail"...

Pour nous, le Premier Mai,

c'est un jour de lutte contre la domination du monde à Macron,

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Image d'illustration. Employés d'un drive Auchan en 2013.

Image d'illustration. Employés d'un drive Auchan en 2013.

RT France
 

Les géants de la grande distribution, incités par le ministre de l’Economie, avaient annoncé fin mars verser une prime de 1 000 euros à leurs salariés. Depuis, certains veulent conditionner le montant au temps de travail, au grand dam des syndicats.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, avait exhorté le 20 mars les entreprises privées à verser une prime exceptionnelle de 1 000 euros pour récompenser les salariés qui avaient continué à travailler durant l’épidémie du coronavirus. Les géants de la grande distribution avaient dès lors annoncé en chœur qu’une telle prime serait versée pour ces salariés, en première ligne de la pandémie de Covid-19. Or depuis l’annonce, si les grandes enseignes ont confirmé qu’elles allaient bien accorder la prime, les modalités de versement tardent à être précisées. Pire encore, certaines utilisent une clé de répartition en fonction du temps de travail pour la calculer... à la baisse. 

1 000 euros pour certains... 50 pour d'autres

Ainsi le groupe Auchan, qui avait été le premier à annoncer qu’il gratifierait de 1 000 euros ses 65 000 salariés, aurait depuis réduit la voilure. Selon plusieurs syndicats, il aurait en effet annoncé que la prime serait conditionnée au nombre d'heures travaillées. Les salariés effectuant moins de 28h seront pénalisés en ne touchant qu’un prorata de la prime. Quant à ceux qui travaillent moins de 10 heures hebdomadaires, ils n’obtiendraient que… 50 euros. Cette annonce, très éloignée de la promesse de départ, a refroidi les syndicats et un grand nombre de salariés, qui manifestent leur réprobation sur les réseaux sociaux.

En savoir plus sur RT France :

 https://francais.rt.com/france/74334-prime-1-000-euros-pour-salaries-grande-distribution-mensonge-parti-en-fumee

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Récession. Le gouvernement prépare les esprits pour des attaques contre les travailleurs

Après une baisse historique de 5,8% du PIB estimée ce jeudi par l'Insee, la France passe officiellement en récession. Alors que les effets de la crise économique commencent à se faire sentir, le gouvernement et le patronat se préparent à la faire payer aux travailleurs.

A eux de payer leur crise !

Crédit photo : O Phil des Contrastes

Chute de 5,8% du PIB français, vers une récession d’ampleur

La crise sanitaire ouverte par le coronavirus a exacerbé les tendances de crise économique nés de la (non) résolution des contradictions crées par les réponses apportées à la crise de 2008. En effet la pandémie mondiale et les effets que celle-ci a eu (entre autres, l’arrêt total ou partiel des principaux centres de production et de consommation) a agit comme une forme de « détonateur » menant à une crise économique mondiale historique.

Au début du confinement, à la mi-mars, nous avions assisté à une panique boursière sans précédent depuis la crise de 2008, avec des marchés boursiers qui ont vu se succéder des journées noires. Des cours boursiers qui ont encore aujourd’hui toujours du mal à se stabiliser. Mais, ce qui se profile avec la crise actuelle, c’est que cette fois-ci c’est l’économie « réelle » qui est mise à l’arrêt en cette période de confinement.

En effet, quand bien même les différents gouvernements ont imposé aux travailleurs de secteurs non essentiels de continuer à aller travailler, l’aspect inédit de cette crise est l’important ralentissement de la production industrielle mondiale. Ce qui risque très probablement d’engendrer une récession mondiale.

Ce jeudi, des chiffres sont effectivement venus confirmer l’ampleur de la crise. L’Italie, l’Espagne et la France sont officiellement entrées en récession. Selon les premières estimations de l’Insee, l’économie italienne a reculé de 4,7% tandis que l’Espagne a connu une chute de 5% de son PIB, et 5,8% pour la France après le recul de 0,1% lors du dernier trimestre de 2019.

Un recul historique, plus important qu’après la crise de 2008. Le PIB du premier trimestre de 2009 avait en effet chuté de 1,6%. Aujourd’hui, il s’agit de la baisse la plus forte depuis 1949. Une baisse liée à la chute de l’activité économique suite à la mise en place du confinement, avec une diminution de 36% dans le contexte français.

Le gouvernement et le patronat se préparent à faire payer la crise aux travailleurs

Le système capitaliste tout entier se retrouve dès lors devant l’une des crises les plus importantes de son histoire. Face à cette situation, le gouvernement reste, ces dernières semaines, dans la droite lignée de sa politique pro-patronale, et tente de faire payer la crise aux travailleurs.

Le gouvernement s’est doté des moyens pour dès le début du confinement, avec l’Etat d’urgence sanitaire, qui permet entre autres de déroger au code du travail par décret. S’en est donc suivi une série d’ordonnances attaquant le droit du travail, l’une permettant d’allonger la semaine de travail à 60h et de revenir sur les congés payés. Un arsenal juridique permettant de faire payer aux travailleurs la crise sanitaire, utilisé depuis le début du confinement, notamment dans les secteurs en première ligne de la gestion de la pandémie. Mais ces ordonnances pourront égalent être utilisées par le patronat pour la reprise de l’activité économique. D’autant plus que l’Etat d’urgence et sanitaire a été prolongé ce jeudi de 2 mois... Une casse du code du travail pour faciliter la relance de l’économie tout en faisant payer le prix de la crise aux travailleurs.

Pour le gouvernement, pallier aux effets de la crise n’a d’autre sens que celui de préserver les intérêts économiques des grandes entreprises et de leur capital, et ce au détriment des travailleurs. Le déconfinement et le plan mis en place par le gouvernement en témoigne. La seule chose qui importe, c’est la reprise de l’activité et non la santé des travailleurs.

En ce sens, dans la droite lignée du discours tenu par Edouard Philippe ce mardi à propos du déconfinement, Bruno Le Maire a été clair :« il faut reprendre le travail », mais en donnant toujours aucun gage sanitaire aux travailleurs en cette période pandémique. Pour faire pression sur les travailleurs et légitimer la reprise ces derniers n’hésitent par ailleurs pas, dans leurs discours, à brandir les menaces de faillites, faisant par là peser aux salariés la responsabilité de la crise : « Un peu trop d’insouciance et c’est l’épidémie qui repart. Un peu trop de prudence et c’est l’ensemble du pays qui s’enfonce », déclarait ce mardi le premier ministre.

La pression matérielle et économique sont également utilisées, avec, entre autre, le durcissement des conditions d’obtention du chômage partiel à partir du 1er mai. Ainsi, les parents refusant de renvoyer leurs enfants à l’école, dans le cas où l’établissement scolaire pourrait les accueillir, ne toucheront plus le chômage partiel. Une mesure qui démontre la posture hypocrite du gouvernement qui, sous la pression des parents d’élèves et des enseignants en colère face à la réouverture des écoles, annonçait, il y a encore quelques jours, que ce retour se ferait sur la base du « volontariat ». De plus, à partir du 1er juin, le montant du chômage partiel baissera pour l’ensemble des salariés, à l’heure où aujourd’hui 11,3 millions de salariés sont concernés par cette mesure.

Le gouvernement compte donc bien envoyer les travailleurs au front, sans protection et en ne se souciant pas des conséquences pour l’ensemble de la population concernant le virus, pour préserver les intérêts du capital.

Parallèlement à cela, les seules mesures mises en place par ce dernier pour « sauver l’économie » consistent à injecter des milliards d’euros aux grandes entreprises. Si l’on regarde le détail du plan d’urgence économique mis en place par le gouvernement, dans lequel il débloque 110 milliards d’euros, le constat est clair. Les primes allouées aux travailleurs en première ligne de la crise, comme les soignants, ou encore les aides alloués aux plus précaires qui subissent de plein fouet les effets de la crise sanitaire et économiques, sont dérisoires. Les très petites entreprises, les indépendants et les micro-entrepreneurs auront eux une aide de… 1500 euros. Le gros du budget est alloué aux grandes entreprises. Ainsi, 20 milliards d’euros sont destinées au financement des « entreprises stratégiques ». A l’échelle internationale, les différents gouvernements ont également promis plusieurs milliards aux grandes entreprises, d’un montant supérieur à celui de la crise de 2008.

Cet argent versé par l’Etat, qui s’est également prêté garant auprès des banques pour que les entreprises puissent effectuer des prêts, ne bénéficiera certainement pas aux travailleurs. L’objectif principal de ces différentes stratégies d’aides consiste bel et bien à garantir les capitaux des patrons. En somme, on pioche dans l’argent public, que l’Etat a amassé après des années d’austérité, pour sauver le patronat. Des années de politiques d’austérité qui étaient d’ailleurs elles-mêmes les conséquences des sauvetages des banques qui avait nécessité beaucoup d’argent public.

L’expression la plus criante de cela, c’est la politique menée par Air France. Après avoir reçu 7 milliard d’euros par l’Etat, l’entreprise a présenté aux représentants du personnel un « plan de départ pouvant concerner jusqu’à 465 postes sur le réseau domestique ». Si le PDG de l’entreprise met en avant le caractère « volontaire » de ces départs pour masquer l’attaque, il est fort probable qu’il ne s’agisse que d’une première étape et que les 7 milliards de « prêts » seront employés à renflouer les bénéfices du groupe, sur le dos des salariés qui seront utilisés encore une fois comme variable d’ajustement.

Très loin de l’argument, largement relayé par les médias, selon lequel « sauver » Air France, ce serait « sauver l’emploi » de plusieurs dizaines de milliers de salariés, c’est tout l’inverse qui s’annonce. Un cynisme de la part de la direction d’Air France et de l’Etat, qui n’exige, en contrepartie de leurs prêts, évidemment aucune garantie en termes d’emploi pour les salariés. Par ailleurs, Bruno Le Maire a clairement annoncé que les salariés paieraient les frais de cette crise : « il y aura des faillites dans les mois qui vont venir. Et des pertes d’emplois. Nous le savons ».

De la nécessité de s’organiser pour ne pas avoir à payer leur crise !

Les travailleurs sont déjà en train de payer les conséquences de la crise. Des licenciements commencent à fleurir, comme à Daher, sous-traitant aéronautique, où 3300 emplois vont être supprimés. Boeing a quant à lui supprimé 16 000 emplois, Electric Aviation 2600. Une situation qui fait peser le poids de la crise économique sur les salariés, alors que ces entreprises possèdent encore des trésoreries abondantes. Alors que les deux géants de l’aéronautique, Boeing et Airbus, font face à une crise historique, les conséquences pour les travailleurs risquent d’être désastreuses, si les travailleurs n’opposent pas un rapport de force pour imposer aux directions le « zéro licenciement ».

De plus, le taux de chômage a augmenté de plus de 7,1%, la plus importante hausse mensuelle depuis 1996. Et ce alors que le gouvernement a fait passer l’année dernière la réforme de l’assurance chômage et qu’il ne compte évidemment pas la retirer malgré le contexte de crise et l’explosion du taux de chômage qui se profile.

Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise économique actuelle dont ils ne sont pas responsables. Il y a aujourd’hui urgence à s’organiser et à imposer des mesures aux antipodes de la politique et des intérêts du patronat et du gouvernement. C’est le sens des 12 mesures d’urgence que nous mettons en avant dans la période.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Confiné sur son île, le milliardaire Richard Branson ose demander des aides de l’État !

Où sont les « assistés » ? L’histoire de ce multimilliardaire, racontée par Libération, dépeint avec brio et paillettes les magouilles des grands capitalistes qui n’hésitent pas à demander des millions aux États (c’est-à-dire l’argent des contribuables) quand eux même ont accumulé des milliards et qu'ils arrivent par tous les moyens à contourner la fiscalité !

Confinement à double vitesse

C’est le journal Libération qui a révélé l’affaire. En pleine crise du Covid-19, 85% des avions de la compagnie Virgin Atlantic sont cloués au sol. L’actionnaire majoritaire, Richard Branson, rencontre alors certaines difficultés financières.
Pour y parer le multimilliardaire n’hésite pas à utiliser les matelas les plus abjects. Avec une fortune estimée approximativement à 4,2 milliards de dollars (sa fortune ayant bien grossi depuis 2009, malgré les secousses de la crise des subprimes, où elle n’était alors « que » de 2,6 milliards de dollars). Le multimilliardaire et propriétaire de la marque Virgin Group fait tant dans le transport aérien, que les sodas, les transports ferroviaires, la téléphonie mobile, la finance ou encore le tourisme spatial (liste non exhaustive). Un groupe qui emploie au total plus de 70 000 personnes.
Dans un premier temps, les ressorts ont été constitués de son personnel en leur faisant prendre huit semaines de congés sans solde au cours des trois prochains mois. Comment ces travailleurs et travailleuses vont-ils vivre avec l’équivalent de deux mois sans salaire ? Ce n’est pas son problème me direz-vous car, s’il est milliardaire, il l’a mérité par la sueur de son front ! (et aucunement par l’exploitation des travailleurs et travailleuses).
Enfin, pour éviter la faillite totale de l’entreprise, il a demandé au gouvernement britannique un prêt estimé à 572 millions d’euros en donnant comme garantie son île privée luxueuse de 30 hectares, depuis laquelle il télétravaille pendant le confinement. A ce propos, il n’hésite pas à se raconter et trop en dire : « moi et ma femme n’avons pas quitté le Royaume-Uni pour des raisons d’évasion fiscale mais pour notre amour des îles Vierges britanniques et particulièrement de Necker Island ». Il est pourtant bien un exilé fiscal et au regard de la grossièreté de sa demande, sous les projecteurs médiatiques, le gouvernement britannique répond, pour le moment, un catégorique « non ». Pourtant, le gouvernement anglais avait déjà versé 22 millions de livres sterling en 2018, et de 14 millions en 2017 à Virgin Altantic sous forme de crédit d’impôt.

Privatisation des pertes et socialisation des profits

En France le schéma est le même : pour le Plan d’urgence face à l’épidémie, l’État français a versé 20 milliards d’euros pour les « entreprises stratégiques » et seulement 1,3 pour le personnel de la santé. Dans le même sens, le gouvernement a prévu 24 milliards d’euros pour le chômage partiel. Une mesure qui, comme nous l’avions relaté, profite « à un grand nombre de patrons et d’entreprises – y compris les plus grosses – [leur permettant] de ne pas mettre la main à la poche et de préserver leurs bénéfices, qui se chiffrent pourtant en milliards d’euros pour certaines ».

Quand ces « entreprises stratégiques » font des milliards de bénéfices d’autre part : Airbus a annoncé, pour le premier semestre 2019 un bénéfice net de 1,197 milliard d’euros, l’entreprise PSA a enregistré elle un bénéfice net record en 2019 de 3,2 milliards d’euros. Et où l’évasion fiscale est estimée elle entre 80 et 100 milliards d’euros par an en France selon un rapport Oxfam.
L’exemple de Branson montre encore une fois l’absurdité du fonctionnement capitaliste en socialisant toujours les pertes et en privatisant toujours les profits jusqu’à atteindre des chiffres tels que 1% des plus riches détiennent plus de la moitié de la totalité des richesses mondiales selon un autre rapport Oxfam ; et ceci toujours au détriment de notre classe, des travailleurs et travailleuses.
Crédits photo : Photo Todd VanSickle. AP

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Tandis qu' Emmanuel MACRON, en ce 1er mai se répand en paroles sirupeuses avec en cœur de cible les travailleurs et les organisations syndicales, sur le terrain c'est une tout autre musique.

Preuve s'il en fallait, que la situation, la loi sur l'urgence sanitaire est utilisée contre les droits des travailleurs et leur libre expression.

L'interdiction de fait étant bien sûr maquillée sous des arguments de sécurité et de défense de l'environnement!

Le bâton, la sanction venant finaliser l'affaire!

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SOURCE : La Dépêche

 

Dans le Gers, ça chauffe entre les organisations syndicales et certaines autorités. Après que deux délégués CGT en pleine opération syndicale ont été verbalisés par la police mardi pour non-respect du confinement, la préfète a interdit ce jeudi après-midi l'opération lampes illuminées prévue vendredi à 22 heures en guise de "1er-Mai confiné" ! 

S'agit-il d'une "guéguerre" de tranchées entre la préfecture du Gers et les syndicats, disons, les plus remuants du Gers, dont la CGT ? En tout cas, la CGT n'écarte pas cette éventualité et dénonce déjà un "acharnement antisyndical incompréhensible" :


Comme partout en France, l’intersyndicale du Gers,  CGT, FSU, Solidaires, UNL, Modef et Confédération Paysanne ne peut pas défiler, en raison du confinement... mais elle entendait bien célébrer le 1er-Mai. Elle avait choisi pour cela de le faire de manière - disons - originale :  illuminer le ciel grâce à un lâcher de lanternes lumineuses le soir du 1er-Mai, à 22 heures !


Ce ne sera pas possible : la préfète Catherine Séguin a en effet pris un arrêté interdisant cette opération syndicale. Les contrevenants sont bien entendu susceptible d'être verbalisés, et, avec un peu de zèle, interpellés. 

Rappelons que, afin d’organiser justement ce « 1er Mai confiné », mardi matin deux délégués syndicaux de la CGT du Gers qui procédaient à la distribution de lampions à Auch ont été verbalisés par la police sur « ordre ». 

Un recours possible... pas avant mi-juin !


Les deux syndicalistes, dont le secrétaire départemental de la CGT Éric Catarutti, ont eu beau exhiber un justificatif professionnel de leurs employeurs, comme de leur syndicat, ou encore affirmer avoir informé la mairie d’Auch de la démarche et avoir obtenu son autorisation : rien n’y a fait. Pas même la présentation d’une lettre du préfet de Région Occitanie et Haute-Garonne, Étienne Guyot (ancien, préfet du Gers !) définissant le cadre pour continuer à faire valoir le droit d’exercer un mandat syndical durant le confinement. 

Quant à la décision préfectorale au sujet des lampions, les syndicats ne se font sans doute guère d'illusions non plus sur une possibilité de contestation. En effet, l'arrêté rappelle :  "Le présent arrêté peut faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir, devant le tribunal administratif de Pau, dans le délai maximal de deux mois suivant l'expiration d'un délai d'un mois à compter de la date de cessation de l'état d'urgence sanitaire déclaré par l'article 4 de la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020, conformément à l'ordonnance du 25 mars 2020 portant adaptation des règles applicables devant les juridictions de l'ordre administratif pendant l'état d'urgence sanitaire."

Autrement dit, l'urgence sanitaire nous place de facto dans un "état d'exception" qui prive de certains droits de recours : et dans le cas d'espèce, pour déposer un recours à l'arrêté, il faudrait attendre (a minima) le 11 juin ! 

Serge Boulbès

 

Les termes de l'arrêté d'interdiction
Voici les termes de l'arrêté :

"Considérant que les lanternes volantes (dites également « lanternes célestes », « lanternes thaïlandaises », « lanternes chinoises », « montgolfières en papier », etc.) sont des ballons à air chaud fonctionnant sur le même principe que la montgolfière ; qu'une fois allumé, le brûleur chauffe l'air contenu dans la lanterne, ce qui a pour effet de faire s'élever celle-ci dans les airs ; que ces lanternes ne sont pas pilotées, contrairement aux montgolfières, et que leurs utilisateurs sont dans l'incapacité de prévoir l'endroit où elles vont atterrir; que vouées à l'abandon dès leur envol, elles peuvent entraîner des dommages sur la faune, la flore et présenter un risque de pollution, y compris visuel et des risques d'incendie ; qu'elles présentent également un danger pour la navigation aérienne, notamment à l'intérieur des zones d'approche des aérodromes;

-Considérant que, sur le fondement de L. 3131-15 du code de la santé publique portant dispositions de l'état d'urgence sanitaire, l'article 3 du décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 modifié interdit jusqu'au 11 mai 2020 les déplacements de toute personne hors de son domicile à l'exception de certains déplacements essentiels dûment justifiés; 

Article 1er . L'usage (mise à feu ou lâcher) des lanternes volantes est interdit sur l'ensemble du département du Gers le vendredi 1er mai 2020 de zéro heure à minuit. 

Article 2 - Les contrevenants à la présente interdiction s'exposent aux sanctions prévues à l'article R. 610-5 du code pénal, sans préjudice de la verbalisation par les forces de l'ordre encourue à raison des infractions prévues à l'article L. 3131-6 du code de la santé publique, pour méconnaissance des articles 3 et 7 du décret n° 2020-290 du 23 mars 2020 précité. 

Publié par FSC

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À l'initiative du «réseau salariat», plusieurs personnalités dont Ludivine Bantigny, Caroline Fiat et Bernard Friot rappellent que « sans attendre un quelconque « jour d’après », la Sécurité sociale est notre meilleure arme aujourd’hui contre le Covid-19. Et elle sera notre meilleure arme, demain, quand il faudra affronter la crise économique ».

Ainsi, le gouvernement a annoncé un déconfinement progressif à partir du 11 mai, mais nous savons déjà que les moyens d’assurer la sécurité sanitaire ne seront pas au rendez-vous. Une autre organisation collective est devenue nécessaire pour dépasser cette crise sanitaire, écologique et sociale, vraisemblablement la première d’une longue série si nous ne changeons pas au plus vite notre modèle économique.

En effet l’actuelle propagation pandémique n’est pas un phénomène naturel mais une conséquence de l’organisation capitaliste de l’économie. Elle est née des destructions écologiques, de la pauvreté de la population de la région de Wuhan. Elle s’est répandue sur les circuits commerciaux de l’économie globalisée. Enfin, elle nous a trouvé·e·s dans la plus grande impréparation après des décennies de mise à mal de notre système de santé non marchand et donc, non rentable aux yeux des idéologues libéraux.

Malgré cela, une gestion énergique et au service de la population aurait pu éviter que l’épidémie ne se transforme en crise sanitaire et sociale. On sait ce qu’il en a été de l’action du gouvernement Macron-Philippe à cet égard. Il a accumulé les retards, voire les refus de prendre les mesures nécessaires, et il a prouvé son inconséquence par le maintien du 1er tour des municipales. Les pouvoirs de police élargis accordés à l’exécutif, l’allongement du temps de travail et la suppression de la 5e semaine de congés payés, décidés sous couvert de l’état d’urgence sanitaire, montrent suffisamment que la préoccupation de ce gouvernement n’est pas de protéger la population, mais de préserver les profits de la haute finance.

La population n’est pas protégée aujourd’hui par les autorités mais bien par les femmes et les hommes qui restent à leur poste de travail dans les hôpitaux, dans les pharmacies, chez les médecins généralistes, dans les supermarchés et sur les marchés autorisés, dans les transports en commun et dans les champs. Ce sont aussi, dans la Creuse, ces ouvrières au chômage technique qui ont repris le travail pour fabriquer des masques et des blouses à destination des soignants. Ou encore, à Plaintel en Bretagne, l’initiative d’ouvrier·e·s de reprendre en coopérative leur usine de fabrication de masques fermée en 2018 pour satisfaire ses actionnaires. Et dans la région de Marseille, les sociétaires de Scop-Ti (coopérative de production de thé) qui ont réorienté leur production vers la fabrication de masques et blouses, pendant que les salarié·e·s d’un McDo ont transformé leur lieu de travail en lieu de solidarité avec les plus démuni·e·s.

Cette solidarité des travailleurs et travailleuses doit être soutenue et étendue. Et pour cela, nous avons un outil irremplaçable : la Sécurité sociale ! Créée et gérée majoritairement par les salarié·e·s jusqu’en 1967 (1), elle a été le pivot d’une vraie politique populaire de santé publique. Elle a permis le maillage hospitalier de tout le territoire national ainsi que l’éradication de nombreuses maladies qui frappaient les classes populaires (tuberculose, poliomyélite, diphtérie, tétanos). Elle peut et doit retrouver ce rôle.

Dès à présent, toutes et tous les salarié·e·s au sein des Conseils d’Administration doivent s’en approprier collectivement la gestion et décider de soutenir financièrement les initiatives solidaires existantes et à venir, et permettre de les coordonner. Ils et elles doivent également mandater un comité de chercheur·se·s indépendant·e·s et de travailleur·se·s, chargé d’établir une stratégie populaire de sortie de crise en alternative à celle du Haut conseil scientifique de Macron-Philippe.

Mais il revient aussi à chacun·e d’entre nous de donner à ces administrateurs·trices la puissance et la conviction politiques nécessaires. Le report des échéances des cotisations sociales décidé par le gouvernement est dans la droite ligne des politiques dites "d’allègement de charges", qui ont mis l’hôpital à genoux : exigeons le remplacement de ce report par le gel des dettes des entreprises auprès des banques. Et surtout prenons en main les moyens de production partout où c’est possible et nécessaire. Identifions les entreprises susceptibles de mettre leurs activités au service de la lutte contre la maladie. Dans les entreprises de mécanique, fabriquons des respirateurs. Dans les entreprises textiles, masques et blouses. Dans les laboratoires publics et privés, des tests de dépistage par centaines de milliers. Sur les plateformes logistiques, utilisons nos savoir-faire pour la répartition de ces productions. Et ainsi de suite, sans autre limitation que nos besoins et notre volonté.

La Sécurité sociale est notre création, elle est notre propriété collective. Elle est notre principale protection contre les méfaits du capitalisme et nous ne devons jamais l’oublier. Pour quoi nous battions-nous cet hiver à travers le refus des réformes des retraites, de l’hôpital et du chômage, sinon pour la Sécurité sociale ? Il ne tient qu’à nous de renouer dès maintenant les fils de cette lutte, sans attendre un quelconque « jour d’après ». La Sécurité sociale est notre meilleure arme aujourd’hui contre le Covid-19. Et elle sera notre meilleure arme, demain, quand il faudra affronter la crise économique (2).

 

(1)  Voir le film « La Sociale », réalisé par Gilles Perret 

(2)  Pour des propositions de reprise et d’élargissement de la Sécurité sociale, voir et signer « L’Appel pour reprendre la Sécurité sociale » 

Publié par blogs.mediapart.fr

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Coronavirus : vague de licenciements mondiale dans les compagnies aériennes

Dans le contexte de la crise du Covid-19, une vague de licenciements massifs et inédits dans le transport aérien est entrain de déferler. Des dizaines de milliers d’emploi sont d’ores et déjà entrain d’être supprimés.

Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise

Des dizaines de milliers d’emplois menacés dans les compagnies aériennes

 
 
Les mesures de confinement et de distanciation sociale imposées un peu partout dans le monde ont cloué au sol la plupart des avions. La crise du Covid-19 et la faiblesse de la reprise économique dans le transport aérien devraient une baisse importante de l’activité des compagnies aériennes, au point que celles-ci pointent un « sureffectif » de 30 % selon Oddo BHF.
 
Face à cette situation, des licenciements de masse ont déjà commencé : 2.000 licenciements chez le Britanique Flybe en mars ; à la mi-avril la low-cost hongroise Wizzair a licencié 1.000 salariés ; la semaine dernière, Norwegian a annoncé 4.700 suppressions de postes.
 
Ce mardi 28 avril plusieurs entreprises ont également annoncé un plan de licenciement comme le rapporte La Tribune et Air Journal. British Airlines a annoncé licencier environ 30% des postes, soit 12 000 employés. Chez le scandinave SAS, 5000 licenciements sont annoncés, soit près de 50 % de ses effectifs, dont environ 1900 postes en Suède, 1300 en Norvège et 1700 au Danemark. Quant à Islandair, 2.000 des salariés sur 4600 seront licenciés. La compagnie islandaise estime ne pas avoir d’autre choix pour faire face à la situation. Elle précise dans Air Journal que « la majorité des employés restants continuent à travailler à temps partiel » et que ceux travaillant à temps plein ont dû subir des réductions de salaire, des « mesures très douloureuses mais nécessaires », selon son PDG, Bogi Nils Bogason.
 
Chez Ryanair, il est envisagé de licencier si le trafic aérien ne redémarre pas d’ici juin. Et tout ceci n’est que le début. Dans une note publiée le 7 avril 2020, l’IATA (l’Association Internationale du Transport Aérien) envisage même que l’impact des fermetures de compagnies aériennes pourrait entraîner jusqu’à 25 millions de licenciements, directs et indirects, dans différents secteurs liés au tourisme ou au voyage. La zone Asie-Pacifique serait la plus impactée (11,2 millions d’emplois en danger), suivi par l’Europe (5,6 millions), l’Amérique latine (3 millions), l’Amérique du Nord (2 millions), l’Afrique (2 millions) et le Moyen-Orient (1 million).
 

Un sauvetage sans contreparties ?

 
Face à cette situation les sauvetages se multiplient. En France, Air France a d’ores et déjà reçu de la part du gouvernement 7 milliards d’euros de prêts garantis par l’Etat sans aucune contrepartie attendue. Ce n’est pas propre à la compagnie aérienne, PSA et Renault par exemple ont également le droit à leur chèque en blanc.
 
et sont « en train de gagner ». Pour lui, « les industries climaticides sont en train de faire une démonstration de pouvoir, en faisant passer le message que leurs intérêts particuliers sont toujours les plus forts et dominent ceux de l’humanité et du vivant ».
 
Sur le terrain social aucune contrepartie n’a ainsi été faite sur le maintien des emplois, au point que Ben Smith, PDG d’Air France – KLM annonçait quelques jours après l’annonce du prêt un plan de « départs volontaires » ! Une véritable insulte pour les travailleurs qui vont à nouveau constituer la variable d’ajustement de l’entreprise. De même, sur le terrain écologique, l’entreprise a évoqué une vague promesse : « réduire de 50% ses émissions de CO2 » d’ici à 2030…
 
A Air France comme dans de nombreuses autres compagnies aériennes, c’est donc le même schéma qui se prépare : une socialisation des pertes sans contrepartie, couplée à des vagues de licenciement massives. Face à une telle situation, et contre la logique consistant à renflouer sans garantie les entreprises, il s’agit de revendiquer la nationalisation sous contrôle des travailleurs des compagnies aériennes ainsi que l’interdiction des licenciements.
 
En parallèle, face à des attaques internationales qui se répètent à l’identique, la situation rappelle plus que jamais l’urgence de l’unité des travailleurs des compagnies aériennes qui doivent ensemble s’opposer aux plans de leurs patrons respectifs et opposer une réponse commune.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Petite histoire du syndicalisme en France et pourquoi tant de syndicats

Vous remarquerez que ceux qui s'en plaignent aujourd'hui ne sont pas syndiqués du tout. Mais ceci dit, depuis la loi Le Chapelier de 1791, toute association d'ouvriers était interdite en France.

Par la suite, sous la Restauration, le 1er et le Second Empire, le mouvement ouvrier est étroitement surveillé, les grèves et manifestations deviennent de véritables carnages par la troupe. Pour autant, se créent des chambres syndicales et la révolution ouvrière de 1848, réprimée par le sang par la 2e République bourgeoise, marque les consciences du monde du travail. A la chute du Second Empire, les gouvernements réactionnaires suivants dissolvent des organisations ouvrières tels le Cercle de l'union syndicale de Paris en 1872 ou les Chambres syndicales lyonnaise en 1879, et accélèrent la répression. 

Ils ne désire nullement que la Commune, abattue en 1871, ne renaisse. La Commune de Paris, mais aussi celles plus éphémères encore qui s'installent à Lyon, Marseille, Narbonne, Saint-Etienne, Limoges, Le Creusot, Toulouse, sont des épisodes uniques du mouvement ouvrier en Europe. Mais elles demeureront les précurseurs des idées révolutionnaires qui amènent les ouvriers à s'organiser, pour se défendre et changer la société. Le retour en France des Communards déportés, amnistiés en 1880 par les Républicains bourgeois au pouvoir, conforte d'autant plus ces idées révolutionnaires et combatives.

Les mêmes Républicains légalisent les syndicats le 21 mars 1884. Mais ils n'espèrent que les contrôler dans cette France du capitalisme naissant. Les statuts doivent être déposés en mairie avec les noms et adresses des dirigeants et le maire doit en aviser obligatoirement le préfet, quand il n'informe pas le patronat de sa propre initiative. Les articles du Code pénal sanctionnant les atteintes à la liberté du travail restent en l'état, patrons et justice en usant au détriment du syndicalisme. Ceci est aussi unique dans l'Europe industrielle.

Malgré cela, les organisations syndicales se multiplient et un Fédération nationale des syndicats se créée en 1886. En 1887, apparaît la Bourse du Travail de Paris et en 1892, la Fédération des Bourses du travail.

Du 23 au 28 septembre 1895, à Limoges, naissance de la CGT, regroupant les Fédérations de métiers, des syndicats et la Fédération des bourses du travail.

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, en 1919, la CFTC est créée. Le pouvoir et le patronat s'effraient de l'audience de la CGT, notamment de sa frange révolutionnaire. Ils appuient la formation de la CFTC qui s'organise sur les syndicats confessionnels existants, surtout autour de la doctrine sociale de l'Eglise catholique définie par l'encyclique Rerum Novarum du pape Léon XIII. Celle-ci s'oppose violemment aux idées socialistes et marxistes, tout en composant avec le patronat.

En 1922, la CGT se divise en CGT (réformiste) et CGTU (révolutionnaire), réunifiées en 1936. En 1939, avant le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale, les communistes ou supposés l'être sont exclus de la CGT.

Mais le Régime de Vichy dissout la CGT et la CFTC. La CGT se réunifie en 1943 et les confédérations dissoutes combattent contre l'occupant nazi et le gouvernement collaborationniste de Pétain. CGT et CFTC participent au Conseil national de la Résistance. Elles appellent à la grève insurectionnelle en 1944. A la Libération, forte de ces luttes communes dans la clandestinité et du programme politique issu du CNR, la CGT propose l'union organique à la CFTC. Celle-ci refuse, s'appuyant sur les recommandations du Vatican.

Dans la CGT, les réformistes, majoritaires avant-guerre, conduits par Léon Jouhaux, deviennent minoritaires. Lorsque les ministres communistes sont chassés du gouvernement en 1947, alimentée par des fonds américains et soutenue par le parti socialiste, Léon Jouhaux fonde la CGT-FO. Au même moment, les enseignants quittent la CGT pour former la FEN, Fédération de l'éducation nationale; seul demeure à l'intérieur de la CGT, le syndicalisme de l'enseignement professionnel. En 1944, s'est créée la CGC, Confédération générale des cadres.

Dès lors, le syndicalisme est divisé entre la CGT, FO, FEN et CGC. Mais seuls les statuts de la CGT en font une organisation de masse et de classe luttant contre le capitalisme.

En 1964, la CFDT, Confédération française démocratique du travail, se détache de la CFTC, la jugeant bien trop inféodée à l'Eglise. Elle engage une lutte juridique pour posséder ses biens. Finalement, intervient une conciliation à l'amiable entre elles.

En 1995, la CFDT soutient le gouvernement de droite contre le mouvement social. S'en détachent des éléments qui font fonder SUD. En 1993, la FSU, Fédération syndicale unitaire, s'était détachée de la FEN. Cette même année, se formait l'UNSA, Union nationale des syndicats autonomes dont la FEN et 3 autres syndicats autonomes.

Oui, le syndicalisme français est divisé. Mais lorsqu'une division apparaît, ce n'est que pour affaiblir l'action de la CGT, avec FO, la FEN et la CGC. Et lorsqu'une scission intervient au sein de la CFTC avec la CFDT, au sein de la FEN avec la FSU, ou au sein de la CFDT avec SUD, aucune nouvelle organisation ne songe à se rapprocher de la CGT dans une confédération à terme unitaire. A qui profite la division?

Il faut dire que, depuis sa fondation, les statuts de la CGT, quitte à le rappeler, en font une organisation de masse, engagée dans la lutte des classes et qui combat l'exploitation capitaliste.

Pour autant, la CGT n'a eu de cesse de prôner l'unité syndicale. Les communiqués communs à son initiative, notamment en ce 1er mai 2020, tendent à cette idée.

Petite histoire du syndicalisme en France et pourquoi tant de syndicats

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le commis principal du palais présidentiel a présenté son plan devant l'Assemblée nationale. 388 députés macronistes l'ont adopté, 100 députés ont voté contre. La droite du parti Sarkozy-Fillon s'est courageusement abstenue sur les moyens qui seront appliqués le 11 mai au service du capital et pas à celui de la santé publique. Les masques que tout un chacun devront porter seront à la charge financière de tout un chacun. Comme si le manque de lits, de masques, de tests, de personnels dans les hôpitaux et les Ehpad, les erreurs sur la vigueur du covid-19 n'étaient en rien dus à la politique de nos gouvernants et de tous ceux qui les soutiennent.

Rappelez-vous cette déclaration d'Agnès Buzyn, alors ministre de la Santé, toubib dans la société civile, propos relayés par les médias complaisants avec le capital:

Le plan déconfinement de l'Elysée vu par la CGT

Communiqué de la CGT du 28 avril 2020

Encore trop de questions sans réponses concrètes pour garantir la santé des citoyens !

Le Premier ministre vient de présenter le plan de déconfinement du pays, en vue d’une reprise de l’activité économique et de la vie sociale. À l’écoute de ce discours, de nombreuses questions essentielles demeurent ou sont encore plus floues. Le gouvernement renvoie beaucoup de responsabilités aux collectivités territoriales, aux personnels de l’éducation nationale et de la petite enfance mais également aux citoyens. On demande ainsi aux parents de décider eux-mêmes s’ils doivent envoyer ou non leurs enfants à l’école avec ce dilemme : la santé des enfants ou la pression des employeurs pour reprendre le boulot.

Non, l’école n’est pas une garderie pour permettre aux parents de retourner au travail.

Ces annonces vont accroître les inégalités territoriales et sociales en renvoyant, par exemple, les responsabilités de protection – comme le port du masque – à ceux qui auront les moyens de se les payer ou de se le fabriquer. Nous sommes loin des valeurs d’égalité de notre République. La santé des citoyens, n’est-ce pas de la responsabilité de l’État ?

La reprise économique reste la priorité du gouvernement, ce qui laisse beaucoup de libertés aux entreprises, sans réelles garanties sanitaires ou de droits pour ceux qui travaillent. La référence aux guides de bonnes pratiques mises en œuvre dans les branches est proprement déplacée. Par contre, aucun mot pour remettre en cause les ordonnances prévoyant l’augmentation du temps de travail ou le vol des congés payés et des repos. En matière de transport collectif, le Premier ministre nous conseille de ne pas les prendre pour « se balader ». À croire qu’il ne prend jamais les transports aux heures de pointe, en Île-de-France comme ailleurs, car la plupart de ceux qui les fréquentent à ces heures-là se rendent au travail. Dans ces conditions, qui décidera de ceux qui doivent les prendre en priorité ?

Nous attendons de vraies mesures de protection sociale pour les salariés, pour ceux qui sont le plus frappés par cette crise.

Les récentes annonces d’une progression massive du nombre de demandeurs d’emplois (+7,5%) montrent la nécessité de renforcer les droits des privés d’emplois notamment des plus jeunes complètement démunis de ressources.

Il y a besoin de prolonger et de renforcer le chômage partiel pour que la pression de la fin du mois ne soit pas la contrainte de la reprise du travail.

Nous comprenons les attentes des citoyens de retrouver une « vie normale » parce que le confinement pèse sur toutes et tous, parce que beaucoup des plus de 10 millions de salariés en chômage partiel subissent des pertes de salaire qui compliquent encore plus leur vie quotidienne.

Nous comprenons la conscience professionnelle des personnels de l’éducation de ne pas laisser tomber leurs élèves mais qui restent sans réponse réelle et nous saluons l’engagement sans faille des personnels de santé, du médico-social et de l’aide à domicile.

Mais, pour la CGT, la santé doit primer avant tout.

La CGT continue à être présente et disponible à tous les niveaux pour la défense des droits et de la santé des citoyens et du monde du travail.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs NO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Afin de reconnaître les efforts des salariés qui se sont déplacés sur les sites, Unilever s'engage à donner une prime de présence physique pour la période du 16 mars au 26 avril d'un montant maxi de 1000€. (prorata du nombre de jour présent sur le site).

Sont exclus du calcul, les personnes en arrêt maladie, arrêt maladie suite garde enfant, CP, RTT et télé-travail.

 

 

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Avec la chute du trafic aérien, le groupe aéronautique américain entend diminuer sa production. Encore une fois, ce sont les salariés qui vont en payer le prix, l’entreprise a en effet annoncé la suppression de 10% de ses emplois soit 16 000 postes supprimés.

Aéronautique. En supprimant 16 000 emplois, Boeing fait payer la crise aux salariés

Crédit photo : AFP

Mercredi, les salariés de Boeing ont appris par un courrier du directeur général de l’entreprise, David Calhoun, la suppression de 10% des emplois du groupe. Un plan de licenciement massif qui devrait impacter près de 16 000 emplois dans le monde, l’entreprise comptant 160 000 employés à la fin de l’année dernière.

« La nette réduction de la demande pour nos produits et services pour les prochaines années ne peut simplement pas soutenir les niveaux élevés de notre production » a justifié David Calhoun dans son courrier, cité par l’AFP. La division aviation commerciale devrait être centralement touchée, avec la suppression de 15% de ses effectifs comme l’annonce le Financial Times, qui précise que le directeur de Boeing a annoncé que ces suppressions seront constituées d’un « mélange de licenciements volontaires et involontaires »

Si l’entreprise avait été mise en difficulté par les crashs de deux Boeing 737 MAX qui ont cloué au sol son principal modèle d’avion et par la décrue du trafic aérien liée à la pandémie, cette mesure drastique reste un choix délibéré de l’entreprise pour faire payer la crise aux salariés du groupe à l’heure où Boeing a terminé le trimestre avec une trésorerie de 15,5 milliards de dollars.

De fait, alors qu’il aurait pu bénéficier du plan de soutien mis en place par Washington pour sauver les emplois, Boeing a choisi de privilégier la baisse des effectifs, l’accès aux aides d’Etat étant conditionnés à l’arrêt temporaire des licenciements. Un choix qui préfigure la dynamique générale de nombreux secteurs industriels frappés par la crise, et face auquel les salariés doivent s’organiser pour refuser de payer la crise.

Avec des prévisions économiques qui s’assombrissent un peu plus chaque jour, il convient de s’organiser dès maintenant et dans toutes les entreprises menacées pour exiger l’interdiction des licenciements et la nationalisation sous contrôle des travailleurs de toutes les branches stratégiques de l’économie, sans indemnité ni rachat. De telles nationalisations doivent permettre de garantir les emplois de l’ensemble des salariés, et d’envisager d’éventuelles réorientation de la production qui permettent de mettre celle-ci au service des besoins de la population.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Allemagne. Déconfinement et rebond épidémique : relancer l’économie à tout prix ?

Alors que depuis le 20 avril, l’Allemagne a entamé son déconfinement, les premiers signes d’aggravation de l’épidémie apparaissent sur fond de tensions politiques, à l’heure où le patronat et une partie de la classe politique tentent par tous les moyens de relancer la production.

"Union nationale" fragile

Crédits photo : Michael Kappeler / POOL / AFP 

L’Allemagne a lancé son déconfinement la semaine passée. Selon les dernières observations, le pays doit actuellement faire face à une recrudescence de l’épidémie, alors que le rythme des contaminations est légèrement reparti à la hausse. Si, scientifiquement, il semble trop tôt pour tirer des bilans définitifs et affirmer le lien entre déconfinement et nouvelle progression du virus tant que les deux semaines d’incubation ne sont pas passées, de nombreux spécialistes commencent déjà à exprimer leur inquiétude.

Vers une deuxième vague ?

Jusqu’ici, l’Allemagne faisait figure de bon élève de la zone euro dans sa gestion de la crise, en ayant mis en place une politique de prévention et de test massifs qui semble avoir porté ses fruits, puisque le pays comptabilise quatre fois moins de morts que la France par exemple.

Mais depuis quelques jours, de nombreux scientifiques tirent la sonnette d’alarme, s’inquiétant d’une seconde vague potentiellement bien plus dévastatrice. Le virologue Christan Drosten de l’hôpital de la Charité à Berlin affirmait la semaine dernière à la télévision que « le virus [allait] continuer à se répandre en Allemagne au cours des prochaines semaines ou mois et jusqu’à cet été » craignant un nouveau pic de contagion « partout en même temps » et une seconde vague « d’une tout autre violence », ajoutant que l’Allemagne risquait de perdre son avance sur la maladie.

Les nouvelles de ces derniers jours semblent aller dans ce sens. Le taux d’infection a de nouveau atteint le seuil de 1,0 selon l’Institut Robert Koch, en charge de la surveillance de la progression de la pandémie dans le pays. Ainsi, chaque malade contamine actuellement une autre personne, quand depuis mi-avril la dynamique était à la baisse, le taux étant descendu à 0,7 avant le déconfinement. Or, les virologues soulignent depuis le début de l’épidémie l’importance d’avoir un taux inférieur à 1 pour contenir la progression du virus. Par ailleurs, le taux de létalité ne cesse d’augmenter et s’établit selon les derniers chiffres de l’institut à 3,8 %.

Un déconfinement prématuré ?

La semaine dernière, Angela Merkel et son gouvernement décidaient de relancer partiellement l’économie, en permettant la réouverture notamment des commerces de détail. Profitant d’une stagnation dans la progression du virus, le gouvernement fédéral, en accord avec les différents Länder (régions), décidait de mettre en place un premier assouplissement pour les entreprises. Ainsi, les magasins d’une superficie inférieure à 800 mètres carrés étaient autorisés à rouvrir, quand les concessionnaires automobiles ou les librairies n’étaient même pas sujets à cette contrainte. Dans le même temps, de grands groupes industriels relançaient la production comme Volkswagen qui depuis le 6 avril rouvre ses usines une par une, et donc celle de Zwickau le 20 avril, suite aux annonces du gouvernement fédéral.

Une décision qui a interpelé dans le milieu médical, puisque des scientifiques de la Helmholtz-Gemeinschaft ont averti dans une tribune publiée dans le Tagesspiegel la dangerosité de ces mesures. Ils préconisaient le maintien des restrictions liées à l’épidémie pour encore trois semaines au moins, expliquant que le taux d’infection n’avait pas suffisamment baissé pour que « l’épidémie puisse être maîtrisée en permanence ».

Parallèlement, les élèves devant passer leur bac ou leur MSA (équivalent du brevet) reprenaient les cours dès le lundi 20 avril dans quelques Länder. De nouvelles régions suivaient la démarche le 27 avril et la quasi-totalité des écoles seront ouvertes le 4 mai. Une annonce qui a fait débat et qui frise le ridicule lorsque certains lycées ont déjà dû refermer leurs portes alors qu’ils étaient devenus de nouveaux foyers épidémiologiques. C’est le cas du Dormagener Norbert-Gymnasium Knechtsteden qui après quelques jours a de nouveau verrouillé ses portes après qu’un cas de coronavirus ait été détecté parmi ses étudiants.

Face à cela, l’exécutif a tenté de réagir en imposant le port du masque obligatoire dans les transports et ce dans quasiment tous les Länder. Mais la crainte d’une deuxième vague est de plus en plus partagée. Une crise politique semble émerger et réalise la fin de l’illusion de l’ « union nationale » jusqu’alors très effective en Allemagne, quand de nombreux politiciens et groupes industriels affichent leur volonté de relancer l’économie à tout prix.

Tensions politiques et affaiblissement de l’ « union nationale »

Le climat s’est profondément altéré en Allemagne. Les partisans d’une relance économique rapide s’affrontent à ceux qui défendent le maintien des restrictions. Un groupe de personnes, de plus en plus nombreuses, sous l’égide des bons résultats allemands, demandent la levée des mesures de confinement, et de fermeture de la production.

Ils se sont exprimés dans une tribune publiée dans Spiegel, le 24 avril, pour réclamer la fin d’un confinement « conduisant à la ruine de notre vie sociale, culturelle et économique ». Le président du Bundestag (parlement allemand) Wolfgang Schäuble expliquait – non sans cynisme – le 26 avril dans un entretien au Spiegel être opposé à l’idée selon laquelle « tout doit s’effacer selon le principe de la vie » ajoutant que le principe du respect de la dignité de la vie humaine « intangible » selon la Constitution allemande « n’enlève rien au fait que nous devons mourir », affirmant ainsi qu’à ses yeux, la santé économique du pays n’était pas moins importante que celle des travailleurs et que le déconfinement ne devrait pas, selon lui, être motivé seulement par des raisons sanitaires, par la volonté de sauver des vies, mais par celle de relancer l’économie.

De nombreux médecins et personnels de la santé ont réagi. L’Institut de santé publique Robert-Koch a estimé qu’il existait « un danger fondamental » dans la « suppression précoce des mesures restrictives », quand la chancelière Angela Merkel, qui hésitait il y a un mois pourtant à mettre en place des mesures restrictives, prône la prudence et rappelle qu’un déconfinement prématuré coûterait de nombreuses vies.

Mais l’exécutif du gouvernement fédéral est de plus en plus remis en cause, et Angela Merkel est contestée par son propre camp. Ainsi, Ralph Brinkhaus, président du groupe parlementaire CDU au Bundestag, n’a pas hésité à contester la position de la chancelière. Dans le même temps, dans de nombreux Länder, plusieurs chefs exécutifs régionaux ont affirmé qu’ils agiraient à leur guise. Une véritable crise politique semble émerger à l’heure où les mesures de déconfinement s’annoncent de plus en plus hétérogènes en fonctions des Länder.

Nos vies valent plus que leurs profits !

Les derniers évènements en Allemagne révèlent avec brutalité le leurre qu’est l’« union nationale » pour les travailleurs. Celle-ci est toujours à leur désavantage. Le patronat et la bourgeoisie tentent par tous les moyens d’instaurer un déconfinement au détriment de leurs vies. Pour les capitalistes, lorsqu’il s’agit de relancer l’économie – essentielle ou non – nos vies ne pèsent pas grand-chose au regard de leurs profits.

La situation en Allemagne semble moins urgente qu’en France ou en Italie. Nous l’avons dit, les chiffres pré-déconfinement faisaient de l’Allemagne le bon élève de la zone euro. Pour autant, en dehors du confinement, L’Allemagne a mené une politique au service du patronat et de ses profits. Stefan, militant de Klasse Gegen Klasse et membre de notre réseau international La Izquierda Diario, nous le rappelle : « le gouvernement fédéral a prioritairement mis en place le sauvetage des profits des entreprises. Cette semaine, un plan d’aide massif a été annoncé, qui comprend la somme gigantesque de 600 milliards d’euros, dont 156 milliards sont des nouvelles dettes. Pour compléter cela, le Fond Allemand pour la Reconstruction engage 449 milliards d’euros pour soutenir les mesures de l’Etat fédéral. En tout, il s’agit de la somme invraisemblable de 1,2 milliards d’euros qui serait consacrée au sauvetage des profits capitalistes. En effet, ces chiffres donnent la nausée, surtout quand on sait qu’il s’agit d’argent public et qu’en comparaison, seulement 3 milliards sont censés financer les besoins sanitaires dans les hôpitaux. » 

À l’heure où l’ « union nationale » s’effrite, où le quatrième mandat d’Angela Merkel est instable, où les contestations se font vivaces jusque chez ses alliés politiques et que la bourgeoisie a montré son incapacité à diriger correctement la crise et ce même en Allemagne ; où le patronat utilise les ouvriers comme de la chair à canon au service de ses bénéfices, où la bourgeoisie lui fait don de milliards, la possibilité pour le mouvement ouvrier de ressurgir dans la lutte est réelle.

L’auto-organisation des travailleurs et le contrôle ouvrier sur les entreprises paraissent plus urgents que jamais pour garantir le maintien des conditions de travail et le respect des mesures de sécurité et d’hygiène. L’arrêt de la production non essentielle et sa reconversion au service des besoins sanitaires sont aussi urgents. En Allemagne aussi, les soignants comme l’ensemble de travailleurs continuent à manquer de masques et de moyens de protection. Ces revendications, que l’exécutif fédéral et régional continuent de rejeter au nom des intérêts du patronat, ne peuvent qu’être imposées par la classe ouvrière, qui joue sa vie dans cette pandémie. Ainsi les travailleurs de l’éducation, du commerce, et des usines doivent s’organiser, en Allemagne et ailleurs, pour empêcher la réouverture des magasins, des écoles et le redémarrage de la production tant que les conditions sanitaires ne sont pas remplies.

C’est dans cette perspective que Révolution Permanente vous invitent à participer au meeting internationaliste du 1er mai afin de partager une analyse de la situation et de proposer une issue à cette crise, une issue qui soit celle de notre classe : celle des travailleurs, travailleuses et des classes populaires !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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