SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Pendant que Tavares gagne 100 000€ par jour, Stellantis supprime 900 postes sur le site de Metz-Borny

La direction du groupe Stellantis a annoncé des délocalisations et des suppressions massives de postes sur le site de Metz-Borny dans le Grand Est. Face aux demandes de reconversion du site portée par les ouvriers, elle garde le silence et lâche des miettes.

Stellantis

Crédit photo : X (anciennement Twitter) de Stellantis

« On entre dans le dur », nous prévient Jean Charles Payet, délégué syndical CGT à l’usine Stellantis de Metz-Borny où la direction a prévu de supprimer 900 emplois. « Les annonces de la direction ont été faites il y a quelque temps, mais les effets arrivent maintenant », explique-t-il avant de détailler la production du site : « Ici on fait 3 types de boites de vitesse manuelle. Deux seront impactées dans le courant 2024. En juin, un premier atelier va diminuer la production de 50% et en fin d’année un second cessera complètement de fonctionner ». En termes de casse de l’emploi, les dégâts sont déjà prévisibles et dénoncés par la CGT : « ça représente 900 emplois menacés en tout à moyen terme sur le site ».

Le prétexte mis en avant par la direction pour mettre à la porte ses salariés ? Le passage à la production de véhicules électriques dans le cadre de la transition écologique. « Deux co-entreprises ont été créées pour ça, une fabriquant des boites de vitesse électrifiées et l’autre des moteurs électriques sur le site de Trémery », poursuit le délégué syndical, « la direction encourage la mobilité vers ces co-entreprises, mais ce n’est pas juste un changement d’atelier, c’est un changement d’entreprise, qui implique de démissionner de Stellantis. Pour nous c’est évidemment une forme de sous-traitance ». Sur le site, le pôle électrique devrait prendre environ 500 emplois, alors que la production thermique embauchait 1500 ouvriers, une réduction drastique.

Face à ce bouleversement qui laissera de nombreux ouvriers sur le carreau, la CGT a des revendications claires : « la première chose que nous portons c’est de fabriquer sur place, sur notre site, les pièces qui seront assemblées dans les co-entreprises. Il faut reconvertir l’usine. D’une part ça permettra de replacer l’ensemble des ouvriers qualifiés et de pérenniser le site, mais d’autre part ça contribuera à la transition écologique ».

En effet, alors que la multinationale se targue de se préoccuper de l’environnement en passant à la production électrique, l’ensemble des pièces qui seront assemblées en France seront importées. « Ils parlent de transition écologique mais leurs pièces proviennent du monde entier ! Il n’y aura plus que de l’assemblage à Metz ! », dénonce Jean-Charles Payet. Et à propos des nouveaux postes d’assemblage, il dénonce une déqualification et une précarisation à venir : « Ils n’emploient que des ouvriers peu qualifier, donc facilement remplaçables, avec une forte part d’intérimaires et de précaires. Déjà aujourd’hui, l’usine tourne avec près d’un ouvrier sur huit en intérim ».

Dans un second temps, la CGT revendique une meilleure répartition du travail et des départs. « Nous avons un accord qui permettait aux anciens de l’usine de parti trois ans plus tôt à la retraite, mais la direction considère que sur certains postes, ce sont des métiers en tension, et qu’elle a besoin de ces ouvriers jusqu’au bout ! On se retrouve dans une situation absurde, où les jeunes sont poussés dehors avec la casse de l’emploi alors que les anciens sont obligés de continuer de travailler. Ceux qui ont fait 35 ans de chaîne doivent pouvoir partir plus tôt ! Nous revendiquons l’élargissement de cette mesure à tous les ouvriers sans exception ».

Derrière l’ensemble du plan proposé par la direction, l’ouvrier dénonce l’hypocrisie du patronat : « les constructeurs qui se dirigent vers l’électrique sont loin d’être perdant. Ce sont des voitures à très forte marge, vendues excessivement chères, et sachant qu’il faut quatre fois moins d’ouvrier pour produire une électrique qu’une thermique, c’est doublement intéressant pour le patron ! Tout cela augmente les profits ».

Devant les dernières révélations du salaire du président du groupe, Carlos Tavares, le sort réservé aux salariés du site Stellantis de Metz est d’autant plus scandaleux. « C’est extraordinaire, le président gagne 100 000€ par jour et nous dit qu’il faut se serrer la ceinture ! » s’insurge en ce sens le syndicaliste. De la même manière, comme le rappelle le communiqué publié par la CGT Stellantis : « Cette année encore, Stellantis a annoncé un nouveau record de bénéfices à 18,6 milliards d’euros. Ces profits sont les fruits de la politique de casse sociale du groupe avec la destruction de plus de 130 000 emplois dans le groupe depuis 3 ans ».

De son côté la direction fait pour le moment la sourde oreille aux revendications des ouvriers, et n’a promis que la mise en place d’un petit atelier d’assemblage qui absorberait entre 50 et 60 emplois, bien en deçà de la casse. Quant à la possibilité d’une reconversion de l’usine pour la production des pièces, la direction n’a donné aucune suite.

Au-delà de Stellantis, Jean Charles Payet dénonce une dynamique qui s’étend à l’ensemble du milieu automobile : « Les productions sont délocalisées, les directions jouent au Monopoly pour aller là où il a des subventions, tout en cassant l’emploi localement. Pas seulement en France, mais sur tous les groupes à l’international ».

Contre la casse sociale et les patrons qui utilisent tous les moyens possibles pour augmenter leurs profits, il faut interdire les licenciements et répartir le temps de travail pour que chaque travailleur puisse avoir un emploi et partir à la retraite en avance après une carrière pénible ! Plus encore, il faut exiger les reconversions des usines, qui sont de vrais pas en avant dans la transition écologique, et dénoncer l’hypocrisie des patrons qui utilisent jusqu’à la catastrophe climatique pour précariser toujours plus les travailleurs.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Un graphique et tout le baratin du gouvernement s'effondre : le tout gratuit, pour tous et tout le temps c'est fini, la dette c'est la faute aux pauvres, faut faire 10 milliards d'économies sur les services publics, l'uniforme à l'école, après l'abaya et le crop top pour cacher la misère des budgets scolaires, etc, etc... Non, les assistés ce sont les riches, c'est là où il faut faire des économies.

Les assistés ce sont les riches

Publié par Luttesinvisibles

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Désindexer le SMIC de l’inflation, la nouvelle grande idée de Bruno Le Maire

Préparé pour faire payer la crise économique et le déficit public aux travailleurs, Bruno Le Maire détaille dans son dernier livre une série d’attaques austéritaire. En première ligne figure la désindexation du SMIC de l’inflation et sa négociation reléguée au dialogue social entre patrons et syndicats.

Austérité

Crédits photo : Dean Calma / IAEA

S’attaquer à « l’Etat providence », c’est le leitmotiv avec lequel Bruno Le Maire poursuit ses projets d’offensives austéritaires. Dans son dernier livre « La Voie française », l’actuel ministre des finances prépare le terrain pour la campagne présidentielle de 2027 et cherche à légitimer les politiques de coupes budgétaires qui vont s’enchainer jusqu’à 2027.
 
Bruno Lemaire a déjà coupé 10 milliards d’euros du budget de différents ministères (notamment l’éducation et l’écologie) le mois dernier. Les prévisions revues à la hausse du déficit appellent de nouvelles attaques austéritaires. Son livre fait alors office de programme : diviser par deux le temps d’indemnité des chômeurs de plus de 55 ans pour les forcer à aller bosser, confier la formation des lycées professionnels au patronat, ou encore la volonté de « désmicardiser » la France, nouveau mot d’ordre du gouvernement Attal.
 
Face à des salaires qui sont dépassés par l’inflation (le Salaire Mensuel de Base a augmenté de 3,8% en 2023, les prix de 4,9%), et qui se font donc rattraper par le SMIC, seul salaire indexé sur l’inflation, la solution de Bruno Le Maire est de… désindexer le SMIC, donc de le baisser ! Désmicardiser la France veut dire, baisser les bas salaires->https://www.revolutionpermanente.fr/Desmicardiser-la-France-derriere-la-formule-choc-des-attaques-contre-les-bas-salaires] !
 
Si le nombre des salariés payés au SMIC n’a jamais été aussi élevé (près d’un salarié sur cinq est payé au salaire minimum), la responsabilité est celle gouvernement qui a tout fait pour laisser l’inflation grignoter les salaires, en créant toutes sortes de primes ponctuelles (sans cotisation sociale) pour permettre aux patrons de ne pas monter les salaires.
 
Ainsi, sous prétexte que le SMIC tirerait « vers le bas les autres rémunérations », il serait nécessaire de le désindexer de l’inflation et de confier son évolution (aujourd’hui automatique, tous les 1er janvier ou chaque fois que l’inflation augmente de 2% sur un an) au dialogue social entre les organisations patronales et les syndicats. On connaît le résultat d’une telle politique qui vise à légitimer par la signature des syndicats la régression sociale.

Ces attaques nous montrent, a contrario, précisément la marche à suivre. Mener une lutte d’ensemble, de tous les travailleurs, avec une revendication commune face à l’inflation : hausse de 400€ pour toutes et tous et indexation de tous les salaires sur l’inflation !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

50 milliards d’ici 2027 : ce que Macron s’apprête à vous prendre

Réunion de crise mercredi à l’Élysée, les comptes sont dans le rouge. Autour d’un plateau de fruits de mer, Macron et ses ministres cherchent faire cracher aux services publics et à la Sécu les moyens de mener leur guerre et d’enrichir les spéculateurs.

Economie de guerre

Crédits photo : Faces of the world

Réunion de crise à l’Élysée mercredi soir. Les comptes sont dans le rouge, il faut rogner les budgets de l’État en urgence ! Macron a ainsi réunit Gabriel Attal, Bruno Le Maire, Darmanin et ses principaux ministres autour d’un plateau de fruit de mer pour décider, entre deux huîtres et un bulot, comment plonger un peu plus les travailleurs dans la misère.

Faire cracher 50 milliards aux services publics et à la Sécu

L’ampleur de la coupe s’annonce brutale. Alors que le gouvernement tablait sur un déficit public de 4,9% (138 milliards d’euros) pour l’année 2023, l’INSEE pourrait annoncer un déficit de 5,6% (157 milliards d’euros) dans les prochains jours. Bien loin de la loi européenne (quasiment un commandement divin) des 3% de déficit autorisé. Au mois d’avril, Bruno Le Maire doit présenter à la Commission Européenne quel plan d’ajustement austéritaire il compte mettre en place pour descendre sous ce cap des 3% d’ici 2027. D’autant que le capital mondial attend des mesures rapides : le printemps étant marqué par les appréciations des grandes agences de notation (Standard & Poor’s, Fitch).

Facile d’imaginer quelles saloperies antisociales ont pu être présentées par les ministres macronistes lors de cette réunion. Sous couvert d’anonymat, un ministre confie à la presse : « Les APL ? Ça ne sert à rien ! Ça nous coûte près de 14 milliards d’euros par an. Et cet argent va directement dans la poche des propriétaires ». Mais les macronistes ont plus d’un tour dans leur sac, et Bruno Le Maire en livre certains dans son livre paru ce mercredi : réduire de moitié le temps d’indemnisation chômage des plus de 55 ans, désindexer les pensions de retraite de l’inflation, réduire les cotisations sociales et augmenter la TVA.

Déjà dans cette perspective, Bruno Le Maire avait sabré 10 milliards d’euros de budget public, d’une simple signature. Désormais, le chef de la calculette nous promet 20 milliards d’économies pour le prochain budget. D’ici à 2027, la Cour des Comptes réclame 50 milliards dans un récent rapport ! Si on se rappelle que le gouvernement agitait la perspective de faire 12 milliards d’économie d’ici à 2027 en nous faisant travailler jusqu’à 64 ans, on imagine la violence d’une attaque à 50 milliards.
 
« Nous avons baissé les impôts de plus de 50 milliards d’euros depuis qu’Emmanuel Macron a été élu président de la République » fanfaronnait-il en juillet. Étrange trou dans le budget qui se profile, alors que ce gouvernement a supprimé les impôts de production, l’Impôt Sur la Fortune (ISF) et multiplié les cadeaux aux riches et aux entreprises (crédit impôt-recherche 6 milliards par an, subvention de l’apprentissage pour finir une main d’œuvre à très bas coût etc.).

Militarisme et austérité : le nerf de leurs guerres

Mais ce que l’austérité ne touche pas c’est le militarisme et la répression. Les lois de programmation du ministère de l’Intérieur (LOPMI, 15 milliards d’ici à 2027) et celle de l’armée (LPM, 413 milliards d’ici à 2030) ont débloqué des budgets records. L’austérité est la rançon de leurs guerres, la destruction des services publics et de tous les droits du monde du travail une nécessité pour l’« économie de guerre ».

Ainsi, alors qu’un sommet européen va bientôt se tenir pour décider d’une nouvelle enveloppe pour soutenir l’effort de guerre de l’OTAN en Ukraine, et que l’accord bilatéral de sécurité entre la France et l’Ukraine s’accompagne d’une enveloppe de 3 milliards, la préparation à la guerre va coûter très cher à la classe travailleuse. Investissements négligeables, rapportés à ce que les capitalistes du complexe militaro-industriel et du BTP gagneront en pillant la partie de l’Ukraine sous tutelle américano-européenne pour échapper à la tutelle russe.

Chaque budget de l’ère Macron l’a rappelé, les premières victimes de sa guerre sociale sont la santé, l’éducation, le logement et l’écologie. Récemment le gouvernement a mené bataille contre les remboursements de soin, le chômage, le RSA et les arrêts du travail en montant les travailleurs les uns contre les autres pour fliquer les plus précaires. Ces rognages sur nos droits ont toujours été l’occasion de transfert vers le capital. Ainsi, l’économie faite par l’augmentation des franchises médicales a été immédiatement reversée aux laboratoires pharmaceutiques.

Enfin, dans la Vème République, qui dit budget dit 49-3 illimité ! Alors qu’une loi rectificative du budget 2024 pourrait être imposée par 49-3 dès les prochains mois, le budget 2025 présenté à la rentrée 2024 risque d’être l’occasion d’une pluie d’attaques et de rognage dans tous les secteurs.

Pendant que le gouvernement calcule comment nous plumer, les profits des capitalistes explosent. Année après année, le CAC40 bat record sur record : 15,2 milliards de bénéfices pour LVMH, 18,6 pour Stellantis, 20 pour Total. Au global, le CAC40 a dégagé 144,2 milliards d’euros de bénéfices. 97 milliards ont été parasités par les actionnaires !

La marche à la guerre que veulent nous imposer Macron et son alter ego Le Pen/Bardella implique austérité, régression sociale, restriction des droits démocratiques et pillage aggravé des richesses produites par les travailleurs au profit des capitalistes. Dans toute l’Europe, confrontés aux mêmes problèmes et aux mêmes attaques globales, l’issue est dans la mobilisation unie des travailleurs, par-delà les divisions sectoriels, de statuts, de nationalités.

Lire aussi : Consensus militariste aux européennes : il faut faire entendre une perspective ouvrière contre la guerre

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Le 14 décembre dernier, l'État a été condamné par le tribunal judiciaire de Paris à verser 6,7 millions d'euros à 1 051 justiciables victimes de délais jugés excessivement longs pour faire valoir leurs droits devant les prud’hommes.

« On ne doit pas laisser la justice dans un tel état ! Il faut impérativement une réaction ! » dénonce Dany Marignale, avocat de plus de mille victimes des délais excessivement longs devant le conseil des prud'hommes.

6,7 millions d'euros d'indemnités pour les victimes des délais excessifs de la justice !

Le 14 décembre dernier, le tribunal judiciaire de Paris a condamné l'État à verser 6,7 millions d'euros à 1 051 justiciables victimes de délais jugés excessivement longs pour faire valoir leurs droits devant les prud’hommes. Chacune devrait toucher entre 2 500 et 11 000 € d'indemnités sous réserve du résultat du jugement d'appel fait par l'État.

Cette décision, à l'occasion de laquelle le juge a caractérisé un déni de justice, illustre la défectuosité du système judiciaire français actuel.

En effet, alors qu'en cas d'égalité des voix entre conseillers prud'homaux salariés et employeurs, la loi prévoit un maximum d'un mois pour que l'affaire soit renvoyée devant un juge professionnel, ce délai est d'en moyenne 2 ans au conseil de Paris. Certains clients ont même attendu jusqu'à 10 ans avant le rendu de leur décision !

À noterQuand l'article 6 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme garantit à toute personne « le droit d'être jugée équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un juge indépendant et impartial », le déni de justice désigne une situation dans laquelle une personne est privée de son droit à une justice équitable en raison de retards, de négligence ou de refus injustifiés de la part des autorités judiciaires. C'est une faute très grave que le juge a qualifiée d'« atteinte à un droit fondamental ».

Une souffrance sociale profonde pour les salariés, consécutive d'un accès à la justice entravé

Ces retards s'expliquent de différentes façons : attente de décisions d'autres juridictions qui peinent à arriver, manque d'effectifs, mauvaise communication des pièces entre les parties etc.

Mais le résultat reste le même : une souffrance sociale profonde causée par la précarisation des salariés et par une amplification du rapport de force déjà déséquilibré avec leur employeur.

En effet, alors que l'attente d'une indemnisation plonge les salariés licenciés — parfois sans revenus depuis plusieurs années — dans de graves difficultés financières (allant parfois jusqu'à causer des divorces, des dépressions, etc., excédant alors l'aspect financier), ces délais excessivement longs sont désormais également devenus une arme de négociation des employeurs pour dissuader leurs salariés d'engager une action en justice.

Entre patienter des années avant une potentielle indemnisation de leur préjudice et percevoir de leur employeur — en lieu et place d'un procès — une somme bien inférieure à celle qu'ils auraient obtenu en cas d'une victoire au tribunal, bon nombre de salariés ne pouvant financièrement pas attendre se retrouvent contraints d'accepter la somme de l'employeur, renonçant ainsi à faire valoir leurs droits en justice.

Une réponse insuffisante voire contreproductive de l'État

Bien qu'il affiche une volonté de réduire ces délais excessifs, l'État n'a en réalité, ces dernières années, que contribué à accroître la précarité de la partie faible au contrat de travail, le salarié.

Au lieu de donner à la justice des moyens humains et financiers supplémentaires, l'État se borne à vouloir réduire le nombre d'actions en justice, ne faisant que décourager voire empêcher les salariés d'agir.

Ces derniers — déjà fragilisés par les multiples réformes entrées en vigueur depuis le premier quinquennat d'Emmanuel Macron (dont l'instauration du barème Macron plafonnant leurs indemnités en cas de licenciement) — se retrouvent maintenant menacés par une énième réforme régressive annoncée par Bruno Le Maire en décembre 2023 : la réduction du délai de contestation d'un licenciement d'un an à deux mois.

Espérons que cette décision du tribunal soit le début d'une prise de conscience pour l'État concernant la nécessité urgente d'actions de sa part.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Le taux de chômage des seniors est trop élevé parce que tu les a mis au chômage en repoussant l'age de départ en retraite de deux ans

Publié par Luttesinvisibles

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

La loi Pacte 2, qui pourrait être présentée d’ici l’été 2024, devrait modifier les seuils qui obligent à la mise en place de CSE. Les entreprises dont les effectifs sont compris entre 50 et 250 employés pourraient globalement s’en passer. Or, environ 30% du salariat évolue dans ce type de structure et perdrait donc de nombreux droits.

Réduire encore les droits des salariés ? C’est l’objectif à peine masqué de la future loi Pacte 2, qui sera présentée par le gouvernement d’ici l’été 2024. Sous couvert de « simplification », le ministre de l’économie souhaite une fois encore s’en prendre au code du travail. Et pour avoir une idée de ce que pourrait contenir la loi, il faut lire le rapport parlementaire « Rendre des heures aux Français », publié le 15 février 2024. Il pourrait bien servir de modèle à la future loi Pacte 2.

Lors d’un article précédent, nous avions déjà passé en revue une des premières attaques d’envergure envisagées par le rapport : la réduction des délais de prescription aux prud’hommes en cas de licenciement. Intéressons-nous désormais à une deuxième proposition antisociale : le rehaussement des seuils sociaux pour les entreprises. Ces derniers fixent de nouvelles obligations aux établissements lorsqu’ils dépassent un certain niveau d’effectif. Parmi elles, la mise en place de CSE (conseil social et économique) censés porter la voix et défendre les intérêts des salariés.

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Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Unilever va se séparer de ses crèmes glacées et supprime 7.500 emplois

(Reuters) - Unilever a annoncé mardi la scission de son activité de crème glacée, qui comprend notamment les marques Ben & Jerry's et Magnum, comme entité indépendante dans le cadre d'un nouveau plan de réductions de coûts qui comprend la suppression de 7.500 emplois.

La scission, qui a débuté avec effet immédiat, devrait être achevée d'ici à la fin de 2025, a déclaré le géant britannique des produits de grande consommation.

Unilever vise après la scission une croissance sous-jacente de ses ventes de 4 à 6% ("mid-single-digit") et une amélioration modeste de ses marges, a-t-il déclaré dans un communiqué.

La société a également lancé un programme qui devrait permettre de réaliser des économies totales d'environ 800 millions d'euros au cours des trois prochaines années.

Les changements proposés concerneraient environ 7.500 postes dans le monde, majoritairement dans le domaine administratif, et le coût total de la restructuration devrait représenter environ 1,2% du chiffre d'affaires de l'entreprise au cours de cette période.

En octobre, le directeur général Hein Schumacher a présenté des plans de simplification de l'entreprise après avoir admis qu'Unilever avait enregistré des performances insuffisantes au cours des dernières années.

"Les changements que nous annonçons aujourd'hui nous aideront à accélérer ce plan", a déclaré Hein Schumacher mardi.

Après avoir pris ses fonctions en juillet, le directeur général a déclaré que l'entreprise se concentrerait sur 30 marques clés, qui représentent 70% de ses ventes, qu'elle s'efforcerait d'améliorer sa marge brute et qu'elle n'entreprendrait aucune acquisition majeure.

"Nous nous engageons à mettre en oeuvre notre programme de productivité en consultation avec les représentants des employés, et avec respect et attention pour ceux de nos employés qui sont touchés par ces changements", a-t-il ajouté.

Le mois dernier, Hein Schumacher a déclaré à Reuters qu'il n'hésiterait pas à rationaliser les 127.000 employés d'Unilever.

 

(Reportage Eva Mathews à Bangalore et Richa Naidu à Londres ; version française Dimitri Rhodes, édité par Kate Entringer)

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Cette décision est rétroactive sur les sommes dues lors des trois dernières années où le salarié était en contrat. Désormais, les salariés disposent de 15 mois pour poser les congés acquis pendant un arrêt-maladie.
 
Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Les salariés en arrêt-maladie ont désormais droit à quatre semaines de congés payés

Les salariés en arrêt pour maladie non professionnelle vont désormais acquérir des congés payés, qui seront limités à quatre semaines sur une année, a tranché le Conseil d'Etat, jeudi 14 mars, interrogé par le gouvernement sur la transposition d'une directive européenne. Les absences pour maladie d'origine non professionnelle ne donnaient jusqu'ici pas lieu à l'acquisition de congés payés en France.

"Le législateur n'est pas tenu, pour assurer la conformité de la loi française à la Constitution et au droit de l'Union européenne, de conférer aux périodes d'absence pour maladie le même effet d'acquisition de droits à congés que les périodes de travail effectif", estime cependant le Conseil d'Etat, dans un avis consulté jeudi par l'AFP.

Un alignement sur le droit européen

La durée minimale des congés payés étant de quatre semaines par an en Europe contre cinq semaines en France, le Conseil d'Etat a choisi de trancher pour quatre semaines de congés payés acquis en arrêt-maladie. La plus haute juridiction administrative a par ailleurs limité à trois ans la rétroactivité des indemnités dues aux salariés qui ont été malades et ont perdu pour cela des congés.

Concernant la possibilité de reporter ses congés acquis pendant un arrêt-maladie, le Conseil d'Etat a décidé qu'elle devait être d'au moins 15 mois. La Cour de justice de l'Union européenne exige en effet que cette durée soit "substantiellement" supérieure à la période de référence pour l'acquisition du droit aux congés annuels, qui est d'un an.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Ah bon ?
Il veut mettre fin au premier poste de dépenses de l'Etat, c'est-à-dire aux 2 000 sortes d'aides publiques aux grandes entreprises pour un montant de 260 milliards par an qui finissent dans les poches des actionnaires ? Il veut mettre fin à la dégressivité de l'impôt pour les plus riches : plus on est riche moins on paye d’impôts ? Il veut mettre fin à la fraude sociale de 9 milliards par an , à 88% du fait des employeurs, qui tue notre système social ? Etc, etc...

Publié par Luttesinvisibles

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

La justice a condamné La Poste pour des faits de discrimination syndicale et de harcèlement moral à l'encontre du secrétaire de la section syndicale SUD Poste 78 Vincent Fournier. Une victoire importante qui met en avant la répression répandue au sein de l’entreprise.

La semaine dernière, la direction de la Poste a été condamnée à 40 000 € d’amende pour presque dix ans de discrimination syndicale et de harcèlement moral à l’encontre du secrétaire de SUD Poste 78, Vincent Fournier. La cour d’appel a aussi annulé autant d’années de sanctions à l’encontre du syndicaliste qui remonte à lorsqu’il était encore à la CGT FAPT.

Une victoire importante après une décennie de harcèlement et de répression anti-syndicale contre Vincent Fournier

Ce jugement, qui résonne comme une victoire importante pour tous les syndicalistes sous le feu de la répression, est le fruit de plusieurs années de luttes de la part de Vincent Fournier.

En effet depuis 2015, presque chaque année (voir nos articles de 2017 et 2019), le syndicaliste, qui doit faire vivre ses deux enfants avec à peine plus d’un SMIC, a dû subir à répétition des mises à pied allant jusqu’à plusieurs mois, avec des suspensions de salaire.

En plus de cela, la direction de La Poste l’a menacé continuellement de licenciements, en déposant plainte et mains courantes à de nombreuses reprises, tout en lui imposant des amendes et des convocations au commissariat. La direction lui reproche notamment ses prises de parole dans les centres postaux et sa présence lors des grèves. C’est-à-dire ni plus ni moins que son activité syndicale.

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Publié par EL DIABLO

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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