SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Plan de déconfinement : débrouillez-vous mais allez bosser !

L’incohérence sanitaire, c’est tout ce qu’il faudra retenir du plan de déconfinement présenté cet après-midi par le Premier ministre à l’Assemblée nationale. Au-delà d’un certain nombre de mesures annoncées qui auraient du l'être dès le début de cette crise (et on sait ce que valent leurs annonces...), bien malin qui comprendra dans ce fatras de dates et d’exceptions la logique de santé publique qui prévaut. Une date générale de déconfinement annoncée, le 11 mai, sauf pour certains départements que l’on connaîtra le 7 mai ; une réouverture des établissements publics et des commerces, sauf pour ce qui concerne par exemple les lieux de culture ou les bars… Le gouvernement se précipite, mais ne prend pas les mesures réellement nécessaires pour contenir l'épidémie : des moyens humains et financiers à la hauteur pour les hôpitaux, l'arrêt des productions non essentielles, la protection des travailleur/ses...

NPA

Communiqué du NPA

Crédit Photo : DR

Source du communiqué : site du NPA

Édouard Philippe a beau vouloir poser en protecteur, multiplier les annonces de « distribution » de millions de masques pour le grand public (sans gratuité bien entendu !) et annoncer 700 000 tests par semaine (après le 11 mai !), l’important est dans ce qu’il ne dit pas. Cette fin de confinement à marche forcée, sans aucune garantie sanitaire, le gouvernement la veut à tout prix car il souhaite ainsi répondre aux exigences du Medef. « Nous sentons que l’arrêt prolongé de la production de pans entiers de notre économie (...) présenterait pour le pays (...) un risque de l’écroulement » : l’objectif réel est bien de relancer la production et la consommation, bref les profits et l’exploitation, à l’image de ces milliards débloqués pour les grandes entreprises depuis le début de la crise. Par contre, on attend toujours des mesures de solidarité économique de cette ampleur pour celles et ceux qui en auraient réellement besoin.

Les déclarations faites devant l’Assemblée nationale en faveur de la santé publique n’engagent pas à grand-chose, surtout quand elles sont renvoyées à plus tard… ou à jamais. Qu’est devenu par exemple ce fameux plan d’investissement en faveur des hôpitaux annoncé par Macron à Mulhouse il y a plusieurs semaines ? « Protéger, tester, isoler », certes mais pourquoi pas ici et maintenant alors que le virus est là depuis deux mois ? Tout simplement parce que ce pouvoir, qui n’a rien anticipé, n’a pas les moyens de ses belles paroles, alors que l’on a besoin de tests, de lieux pour isoler les malades, d’équipes pour assurer le suivi...

Pour mieux se défausser, le Premier ministre annonce que leur « politique repose (...) sur la responsabilité individuelle et la conscience que chacun doit avoir de ses devoirs à l’égard des autres ». Quel culot de la part de ce pouvoir irresponsable qui n’a fait que minorer la crise sanitaire qui s’annonçait et se montre depuis plusieurs semaines incapable d’y répondre ! De ce point de vue, la population qui, majoritairement est défavorable à la réouverture des écoles dans ces circonstances, sait se montrer bien plus « responsable » que Macron, Philippe, Véran, Blanquer et cie.

Prolonger leur prétendu « état d’urgence sanitaire » jusqu’à au moins fin juillet au lieu de décréter un véritable « état d’urgence social » - ne pas dire un mot sur le chômage, le logement, l’alimentation ou la précarité, ne donner qu’au compte-goutte des moyens pour la santé, exercer une pression pour qu’on bosse, restreindre les libertés publiques - voilà tout ce qu’ils ont à nous proposer. Mobilisons-nous, à commencer par ce vendredi 1er mai, contre la politique du gouvernement, pour des mesures d’urgence pour la santé, des tests et des masques gratuits, pour aller vers un déconfinement en toute sécurité. Contre l’irresponsabilité de ce pouvoir, déconfinons nos colères et prenons nos affaires en main !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Le gouvernement fait face à la colère des enseignants, élèves et parents

Reprise étalée en fonction des classes d'âge, volontariat des parents, groupes restreints... Le gouvernement ne sait plus comment faire pour tenter de calmer la légitime colère déclenchée par l'annonce d'Emmanuel Macron de la réouverture des établissements scolaires à partir du 11 mai. Au détriment de la situation sanitaire et du risque encouru pour les personnels de l'éducation nationale, les enfants et leurs parents.

Reprise de l'école le 11 mai

Crédit photo : Philip Davali / Ritzau Scanpix / AFP

Le retour en classe se fera selon le volontariat des parents. C’est la dernière annonce faite par l’Elysée ce jeudi concernant la réouverture des établissements scolaires – exception faite des universités – à partir du 11 mai prochain, date de début du déconfinement. Et ce alors qu’Edouard Philippe doit préciser ce mardi devant l’Assemblé nationale les grandes lignes du plan de déconfinement qui sera mis en place à partir du 11 mai.

Cette annonce du retour à l’école avait provoqué [une grande colère dès les annonces faites par Emmanuel Macron, le 13 avril dernier https://www.revolutionpermanente.fr/Reouverture-des-ecoles-Macron-se-fout-des-inegalites-il-veut-remettre-les-parents-au-boulot]. Depuis, le gouvernement a semblé naviguer à vue sur la question, changeant plusieurs fois de braquet, sans parvenir à atténuer la colère que génère une décision qui vise avant tout à permettre à des milliers de parents de reprendre le chemin du travail pour relancer l’économie, au grand mépris de leur santé, de celle de leurs enfants et de celle de l’ensemble des personnels de l’éducation nationale.

Un volontariat, alors que de nombreux parents avaient déjà fait savoir leur ferme intention de ne pas envoyer leurs enfants le 11 mai, en guise donc d’effet d’annonce pour la Macronie. Le mardi, Jean-Michel Blanquer avait déjà tenté de calmer l’incendie en donnant quelques précisions sur cette rentrée, décidée alors que la plupart de nos voisins européens ont déjà acté que les écoles ne réouvriraient pas avant septembre. Le ministre de l’Education nationale avait notamment précisé que les retours seraient échelonnés en fonction des classes, certains ne retrouvant le chemin de l’école que le 25 mai, soit deux semaines plus tard.

Un retour en classe dangereux qui ne rime à rien

Un volontariat qui, pensé pour désamorcer la colère des parents, n’a fait que provoquer un mécontentement encore plus grand pour nombre d’entre eux. En effet, pour beaucoup, la question ne se posera pas puisqu’il faudra reprendre le chemin du travail, bien souvent sans aucun respect des mesures sanitaires nécessaires alors que le risque d’une seconde vague épidémique est bien présent. Pour ces parents, il faudra donc cumuler les risques pris sur leur lieu de travail à ceux de leurs enfants, qui passeront donc la journée dans des établissements scolaires incapables de leur offrir le strict minimum comme du savon ou du gel hydroalcoolique pour se protéger.

À lire aussi : « Si les élèves rentrent le 11 mai, c’est une bombe virale qu’on met en place »

Pire, cette reprise est particulièrement incompréhensible sur le plan pédagogique lui-même alors qu’il ne reste qu’un mois de cours ; une incompréhension renforcée par l’irruption du volontariat. Comment les enseignants vont-ils pouvoir gérer la sacro-sainte continuité pédagogique sur deux fronts, celui de ceux qui viendront en classe puis le soir ou sur leurs temps de repos, continuer de proposer à ceux qui restent chez eux des contenus à réaliser à distance ?

D’autant que la justification initialement brandie par la Macronie pour justifier ce retour forcé en classe, à savoir gommer les inégalités créées par les cours à distance, ne tient plus à partir du moment où chacun peut venir en cours ou non. Pourquoi alors ne pas avoir pensé un dispositif spécialement destiné à ces élèves qui, bien souvent faute de moyens, n’ont pu suivre le rythme scolaire imposé pendant ces presque deux mois de confinement ? Peut-être parce que la logique qui anime ce gouvernement depuis le début de la pandémie n’est pas une logique pédagogique pour les élèves, ni une logique sanitaire. Mais bien une logique économique, qui considère que tout cela a assez duré, quitte à mettre des vies en danger.

 

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Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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DESSIN DU 30 MARS, LES MORTS EN EHPAD PAS ENCORE COMPTABILISES

DESSIN DU 30 MARS, LES MORTS EN EHPAD PAS ENCORE COMPTABILISES

Mais peut-on toujours se fier aux chiffres journaliers fournis  la Direction générale de la santé? Il y a peu, elle ne comptabilisait pas les personnes âgées décédées en Ehpad. Et dans ces établissements en majorité privés, où peu de pensionnaires ont été testés, quelle fiabilité scientifique sur cette mortalité? Quant aux décès par coronavirus à domicile?

Il faut savoir que la majorité des Ehpad n'ont pas un roulement d'infirmière de jour comme de nuit et que les médecins prescripteurs appartiennent à la médecine de ville aux emplois du temps surchargés pour cause de déserts médicaux.

Quant à la mortalité du covid-19 à domicile, faute de tests pour diagnostiquer la réalité de la maladie, combien de décès ne sont pas enregistrés au titre du coronavirus? Au tout début, la presse régionale en ligne évoquait un mort du covid-19 chez lui, dans la ville de Limay. Depuis plus rien. Comme si un miracle protégeait le Mantois acculé dans un mal-vivre endémique.

L'UD CGT du 78 révèle les chiffres de Santé publique de France pour les Yvelines. Cet organisme officiel dénombre 338 résidents décédés dans les Ehpad et près de 20% du personnel contaminés sur 1 105 salariés. Une hécatombe parmi les personnes âgées et une tragédie pour le personnel et les familles.

Actu 78, journal régional en ligne, signale 19 décès à l'Ehpad de Manganville et 40 % des résidents présentaient "des symptômes pouvant être associés au virus". Ben oui, faute de tests!

Depuis le début de l’épidémie, les personnels des EHPAD comme du secteur du maintien à domicile alertent. Malgré les annonces télévisées successives, le matériel de protection – masques, gel, surblouses – manquent encore cruellement. Sans même attendre la fin du confinement, empressés de reprendre leur activité économique pour dégager des profits qu’ils ne reversent pas à la solidarité, des patrons de grands groupes, dans des secteurs non essentiels, achètent par milliers du matériel de protection au mépris de ceux qui luttent au quotidien pour soigner et pour protéger les publics les plus vulnérables. Oui, les annonces télévisées se succèdent et ne se ressemblent pas. Il y a 15 jours maintenant, le gouvernement a annoncé le dépistage systématique des résidents et des personnels en EHPAD, qu’ils soient symptomatiques ou non, mesure jugée indispensable par la communauté scientifique pour freiner la propagation du virus. Les exemples sont nombreux d’Ehpad où lorsque l’épidémie pénètre, elle provoque des décès en cascades, contaminant aussi un grand nombre de personnels. Dixit l'UD CGT 78.

Et pour engraisser toujours le capital, les masques pour le publics seront payants!

Lundi 27 avril: le nombre de décès dus au covid-19 repart à la hausse avec 437 morts en 24 heures

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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41 milliards de déficit annoncé mais surtout une confirmation du rôle irremplaçable de la Sécurité sociale

Le ministre du Budget et des comptes publics, Gérald Darmanin, a annoncé, hier, devant la Commission des affaires sociales du Sénat, que le déficit de la Sécurité sociale (y compris le Fonds de solidarité vieillesse qui prend en charge les cotisations sociales des chômeurs) atteindrait 41 milliards d’euros, en 2020.

Ce déficit serait, certes, s’il était confirmé à la fin de l’année, le plus important qu’ait connu la Sécurité sociale depuis sa création en 1946 et certains commentateurs soulignent, dès aujourd’hui, son caractère « abyssal ».

Il faut, néanmoins, prendre la juste mesure de la situation.

D’après les prévisions gouvernementales, ce déficit s’expliquerait, à hauteur de 8 milliards d’euros, par une hausse des dépenses d’assurance maladie liées à la crise sanitaire notamment dans les hôpitaux à l’achat d’équipements médicaux mais, pour les ¾, à une baisse des ressources de la Sécurité sociale (développement massif du chômage partiel qui conduit à une baisse considérable des cotisations sociales) ; diminution des recettes de la CSG et de la TVA qui concoure, maintenant, fortement au financement de la Sécurité sociale.

Le gouvernement estime que la baisse de la masse salariale sur laquelle est assis le financement de la Sécurité sociale baisserait de 7,5%, en 2020, correspondant à une baisse de l’emploi de 2,7% et une baisse du salaire moyen soumis à cotisations sociales de 4,9%. Ce scénario pessimiste n’a rien d’inéluctable.

Aussi spectaculaires que soient ces chiffres, il convient d’en apprécier la portée. Il faut d’abord les rapporter aux richesses créées : aussi spectaculaires qu’ils paraissent, 41 milliards d’euros représentent 1,7% du PIB. C’est aussi la moitié des exonérations des 80 milliards d’euros de cotisations sociales dont ont bénéficié les entreprises en 2019 et moins que les dividendes versés par les entreprises du CAC 40 l’année dernière.

En fait, ce déficit résulte surtout du fait que la Sécurité sociale a joué, une nouvelle fois, son rôle irremplaçable d’amortisseur social en période de crise.

Même si le gouvernement a réagi avec retard, il a su dégager les ressources pour faire face à la crise sanitaire et il a évité que la crise ne se traduire par une explosion des licenciements. La comparaison avec les États-Unis où des centaines de milliers de salariés ont été jetés du jour au lendemain à la rue et font la queue devant les « soupes populaires » montre l’importance d’une Sécurité sociale solidaire comme la nôtre.

Il est parfaitement possible de sortir par le haut de cette crise mais cela suppose de rompre avec les politiques qui ont été menées depuis des années, en répondant aux revendications des salariés, notamment dans la santé, par de véritables augmentations de salaires (et non par des primes « défiscalisées et désocialisées » c’est-à-dire exonérées de cotisations sociales, contribuant à fragiliser le financement de la Sécurité sociale) et en redonnant toute leur place aux services publics au lieu d’en faire, comme nous l’avons connu depuis 10 ans, la variable d’ajustement du retour à l’équilibre des comptes publics et sociaux, avec toutes les conséquences que chacun peut observer dans la crise actuelle. Si nous imposons ces alternatives, si nous redonnons le pouvoir aux salariés, nous empêcherons la récession majeure que nous prédit le gouvernement.

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Réunion des coordinateurs Groupe France Unilever (CGT, FO, CFDT CFTC et CGC) avec le président Unilever France et le DRH Unilever France.

Mercredi 29 Avril 2020 à 15H00.

Nous en serons peut-être un peu plus au sujet de la prime exceptionnelle !

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POUR FAIRE DES ECONOMIES, ON ACHÈVE BIEN LES VIEUX

Là-bas si j'y suis

Les vieux sont une marchandise comme une autre, et qui rapporte beaucoup. On appelle ça « l’or gris ». KORIAN, le leader du marché, régulièrement poursuivi pour maltraitance, fait la joie de ses actionnaires. Les dividendes qui seront distribués à l’assemblée générale du 22 juin prochain ont augmenté de 10 % [1]. Quelques milliers de morts en plus ne posent pas de problème, au contraire, ça fait de la place pour les suivants et ça arrange l’ami Macron qui cherche à écouler son « stock » de vieux.

Le gouvernement a suspendu provisoirement sa casse du système de retraites, mais sa gestion de l’épidémie consiste-t-elle à sacrifier les vieux pauvres de 70 à 90 ans pour sauver l’économie ?

C’est la question – grave – que pose Gérard Filoche. Après tout, « c’est une autre façon de baisser les retraites ».

Stock de vieux

Pour Macron, les vieux, c’est trop coûteux. Alors Macron a voulu casser les retraites parce que le « stock » de vieux, comme il dit, est trop grand : 14 millions actuellement, et demain 17 millions. Ça fout en l’air sa « règle d’or » : pas plus de 14 % du PIB pour les vieux (si le PIB se contracte de 6 %, les pensions aussi) ! Augmenter la CSG, désindexer les retraites des prix, inventer un système de « points » sur 43 annuités de cotisations, Macron a tout fait pour imposer ça contre des milliers de manifestations, grèves et contre 70 % de l’opinion.

Et puis est arrivée la pandémie du COVID-19 : le monde de Macron n’y était pas du tout préparé.

Macron avait un pognon de dingue mais pas de seringues, des lacrymos mais pas d’hostos, des boucliers mais pas de masques, ni lits ni respirateurs. Il a voulu pister mais pas tester. Il payait cher ses flics, mais pas nos soignants. Il flattait les premiers de cordée du CAC 40, mais ce sont les derniers de corvée, la France du SMIC qui s’est mise à faire tourner le pays. « Des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal [2] ». Mais les smicards sont volontiers « gilets jaunes » et syndiqués, Macron se fait siffler partout. Fébrile, il a suspendu sa casse des retraites. Il a dit : « c’est pour apaiser ».

Macron a calculé que ça serait compensé si le « stock » de vieux baissait. On pouvait y parvenir dans les 7 500 EHPAD, Karine Lacombe l’a dit le 28 mars : on ne met pas les personnes âgées en réanimation car ce serait « inconfortable » pour elles [3]. Ne pas les sauver à tout prix. Avec le Ritrovil, c’est une « mort douce » sans masques et sans lits d’hôpital, sans respirateurs, sans soignants, ça tombe bien. Pas pour les « vieux » en général, ils seront triés, mais pour les vieux pauvres…

Un avocat californien : « la vraie question est la suivante, allons-nous couler toute l’économie pour sauver 2,5 % de la population qui, en règle générale, 1) coûtent cher à la société et 2) ne sont pas productifs ? [4] » L’animateur radio Glenn Beck évoque « la possibilité de sacrifier des vies pendant l’épidémie de coronavirus pour sauver les États-Unis et leur économie ». En France, un journaliste, Jean Quatremer, a dit à peu près pareil.


C’est une autre façon de baisser les retraites.

On ne laissera pas faire : nationalisation de tous les EHPAD, y injecter des milliards tout de suite « quoi qu’il en coûte », un grand service public de la dépendance, financé par une branche spéciale de cotisations salariales et patronales de la Sécurité sociale ! Et tant pis pour le groupe Korian, machine à cash leader du marché des EHPAD, mouroirs sans assez de personnel, sans amour, sans soin : ses actionnaires seront expropriés, ça sera compensé par des applaudissements publics le soir, à 20h.

Gérard Filoche

publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Contrairement à ses dires, le gouvernement soutiendra les entreprises pratiquant l’évasion fiscale

Lorène Lavocat (Reporterre)

Jeudi 23 avril sur France Info, dans le cadre de l’examen au Sénat du projet de loi de finance rectificative et après la polémique autour de l’octroi de 20 milliards d’euros sans contreparties environnementales à des grandes entreprises, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire avait décidé de gonfler les muscles : « Il va de soi que si une entreprise a son siège fiscal ou des filiales dans un paradis fiscal, je veux le dire avec beaucoup de force, elle ne pourra pas bénéficier des aides de trésorerie de l’État », déclarait-il, enfonçant le clou par un un tweet.

Mais entre l’annonce et la réalité, le gouffre s’est rapidement creusé. En quelques heures à peine, le gouvernement est revenu sur cette déclaration en y apportant des nuances et de la confusion. Reporterre a dressé la chronologie de ce renoncement.

Au préalable, il faut rappeler que la France a une définition restrictive des paradis fiscaux. Elle n’en compte que onze à travers le monde : ni la Suisse, ni le Luxembourg en font partie, selon elle, ni ceux recensés par l’Union Européenne comme les Samoas américaines, les Fidji, Guam, Oman, le Samoa, Trinité-et-Tobago, les Îles Vierges américaines ou le Vanuatu.

Qu’importe. Aux yeux du gouvernement, la mesure n’était pas assez limitée. Dès jeudi 23 avril dans l’après-midi, il a publié une circulaire à destination de l’administration avec une modification par rapport au dispositif annoncé le matin. Seules les entreprises avec une filiale « sans substance économique » dans les paradis fiscaux seraient exclues, précisait le document.

Contrairement à ses dires, le gouvernement soutiendra les entreprises pratiquant l’évasion fiscale
Contrairement à ses dires, le gouvernement soutiendra les entreprises pratiquant l’évasion fiscale

Quentin Parrinello, responsable du plaidoyer à Oxfam y voit « un véritable recul », et d’autant plus que « les contours d’une entité sans substance économique sont complexes à cerner ». Pour Lison Rehbinger, de l’association CCFD-Terre Solidaire, « la mesure n’aura probablement aucun effet. Elle doit concerner les grandes entreprises "qui possèdent leur siège fiscal ou une filiale sans substance économique dans un État non coopératif". Autrement dit, seraient visées les grandes entreprises qui ont une filiale dans un des treize pays listés comme paradis fiscal par la France. » « Aucun paradis fiscal européen ne figure dans cette liste, partielle et partiale, ajoute-t-elle sur Twitter. Et si filiale il y a, il faudrait s’assurer qu’elle n’a pas de "substance économique". Or cette notion n’est pas du tout opérante : des simples sociétés boîtes aux lettres sont devenues des filiales avec quelques salariés pour contourner ce principe, sans plus d’activité réelle ».

Quelques heures plus tard, à 17 heures, le député, ex-LREM, Matthieu Orphelin s’inquiétait. L’amendement que les sénateurs du groupe CRCE (communistes, républicains, citoyens et écologistes) avaient déposé dans la foulée des déclarations de Bruno Le Maire avait en effet été supprimé par le gouvernement.

Contrairement à ses dires, le gouvernement soutiendra les entreprises pratiquant l’évasion fiscale

Dans la soirée, le député apprenait que la mesure passerait finalement par voie réglementaire, « donc sans contrôle précis par le Parlement du périmètre ou de la liste utilisée », a-t-il regretté. La mesure a de bonne chance de faire un flop.

A l’étranger, certains pays ont pris des positions plus fermes. Le Danemark a privé d’aide les entreprises basées dans des paradis fiscaux. L’initiative, soutenue par tous les partis, figure dans un plan totalisant 53 milliards d’euros. De plus, pour en bénéficier, les grandes entreprises devront s’engager à ne pas distribuer de dividendes ni à se lancer, avant 2022, dans un programme de rachat d’actions.

Publié par reporterre.net

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Confirmation en appel de la condamnation d'Amazon

La Cour d'appel de Versailles motive ainsi sa décision:"La société Amazon n’a pas pris des mesures suffisantes pour préserver la santé des salariés à l’entrée des sites (portique tournant), dans les vestiaires, lors des interventions d’entreprises extérieures, lors de la manipulation des colis et au regard de la nécessaire distanciation sociale. Bien qu’alertée par les syndicats représentatifs et les inspecteurs du travail, la direction de l’entreprise a pris des mesures au jour le jour, sans plan d’ensemble maîtrisé comme l’exigeaient le volume très important des effectifs présents sur chaque site, les mouvements de masse à l’occasion des rotations de personnel à la prise de chaque service (...) et l’intervention d’entreprises extérieures, notamment les transporteurs routiers."

Le géant made in USA du e-commerce contestait l'ordonnance du tribunal de Nanterre lui imposant d'évaluer les risques liés au Covid-19 et de limiter ses livraisons aux seuls produits essentiels : alimentaires, d’hygiène ou médicaux. La Cour d'appel a cependant élargi les produits concernés aux produits high-tech, d'informatique et de bureau, pour les animaux, aux produits de santé et soins du corps, de nutrition, de parapharmacie, ainsi que les produits d'épicerie, boissons et entretien. Bref, comme en grande distribution.

Amazon a 48 heures pour se conformer à cette décision de justice. En cas d'infraction constatée, cela lui vaudrait une amende de 100 000 euros par délit. La Cour d'appel de Versailles insiste que pour reprendre une activité normale, Amazon doit se conformer aux injonctions sanitaires d'évaluation des risques en y associant les CSE (Comités Sociaux et Economiques) des 6 entrepôts et le CSE central de l'entreprise.

En conséquence, sans doute dans l'attente d'un jour meilleur avec un coup de pouce du gouvernement, le géant américain du e-commerce fermera ses entrepôts au moins jusqu'au 29 avril.

Il faut savoir aussi que si les petites librairies indépendantes de quartier sont fermées depuis le confinement, la grande distribution vend en toute liberté des livres dans ses rayons. Deux poids deux mesures en France? Non l'expression du capitalisme qui ne recherche qu'à saborder le petit commerce culturel de quartier pour le profit du grand marché libre et non faussé.

Confirmation en appel de la condamnation d'Amazon

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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1er mai 2020, journée internationale des travailleurs et non pas fête du travail comme l'a pratiqué  le Vichy de Pétain et comme le reprennent en coeur les médias dominants.

1er mai d'un temps exceptionnel bien sûr mais qui prend place dans la longue lutte des travailleurs et des peuples pour leurs droits et leur émancipation dans des conditions spécifiques et contraintes.

A partir d'une urgence et d'une nécessité plus grande que jamais dans la crise actuelle et celle qui s'annonce plus grave encore, et plus durable.

1er mai de solidarité internationale anti-impérialiste en phase avec les orientations de la Fédération Syndicale Mondiale (FSM) à l'inverse du positionnement de la Confédération Européenne des Syndicats (CES) et de la Confédération Syndicale Internationale (CSI) intégrées aux objectifs impérialistes.

Commémorer le 1er mai ne constitue pas une simple démarche mémorielle,

et  de premiers enseignements peuvent être tirés de l'épreuve que nous traversons :

  • la crise sanitaire révèle en accéléré et sous forme considérablement aggravée toutes les tares du capitalisme : inégalités sociales, impréparation et incohérences sur fonds de casse des services publics et du système de santé, pénurie criante de moyens ...
     
  • dans les modalités du confinement les choix de classe du pouvoir et la prédominance des préoccupations économiques patronales transparaissent dans le refus de distinguer  les activités indispensables et celles qui ne le sont pas, injontion à aller travailler SANS les protections minimum nécessaires, financement  " sans limites " centré sur la dette contractée sur les marchés financiers ...
     
  • dans le camp occidental, dans l'Union européenne c'est le chacun pour soi qui l'emporte, la République tchèque détournant les masques destinés à l'Italie tandis que les USA de Trump s'emparent au prix fort sur un tarmac chinois des masques déjà pourtant payés par la France. Signe concret de l'exercice la " concurrence libre et non faussée " du fonctionnement de l'économie capitaliste.
     
  • la solidarité entre peuples, elle est venue des nations se réclamant du socialisme ou revendiquant leur indépendance par rapport aux marchés financiers : moyens venus de Chine, médecins cubains en Italie, en Martinique ou en Guadeloupe ...

C'est pourquoi dans l'Après coronavirus qui se prépare dès à présent !

 

  • Nous refusons l' " union sacrée " comme piège tendu aux travailleurs au seul profit du patronat et de l'oligarchie.
     
  • Nous refusons  de payer les conséquences de la crise au nom d'une situation sanitaire de caractère exceptionnel.
     
  • Nous appelons à la lutte pour les réquisitions et les nationalisations pérennes dans les secteurs stratégiques, pour des investissements massifs sous contrôle de la puissance publique dans les domaines de la santé, du  médicament, de l'énergie, de la transition énergétique, de la lutte pour le climat soustraite aux objectifs exploiteurs du capitalisme vert .Il faut pour cela restaurer la souveraineté populaire en dénonçant l'Union européenne et son cadre austéritaire capitaliste contraint!
  • Nous exigeons l'annulation de la dette de l'état, instrument de domination des puissances d'argent, instrument de chantage et de moyen d'imposer les politiques d'austérité et de contre-réformes structurelles comme celle des retraites que Macron a voulu et voudra sans doute encore nous imposer. Ainsi que l'annulation de la dette des pays pauvres.

Moins de dépenses militaires, fin des interventions armées aux quatre coins du monde au profit des intérêts impérialistes, des entreprises d'ingérence semeuses d'instabilité et de chaos.

En phase avec la diplomatie médicale de Cuba tant honnie par Trump et ses affidés exigeons que les richesses produites par les travailleurs servent d'abord à former en masse des médecins, des infirmiers et des infirmières, à produire des masques, des respirateurs, à construire des hôpitaux, des maternités, des écoles, des universités ...

Cette exigence salutaire nécessitant la mise au pas des puissances financières!

Lutte pour la vie, lutte pour la PAIX, halte aux ingérences, halte aux blocus, sortie de l'OTAN solidarité entre les peuples pour vaincre les épidémies et en finir avec la misère, voilà notre credo et notre programme en ce 1er mai 2020 !

Et ce premier mai, contre les tentatives de nous faire taire, d'envoyer la police au domicile comme cela a été le cas à Toulouse, Caen, Paris ... proclamons haut et fort nos revendications immédiates, d'urgence ET nos objectifs à plus long terme pour l'Après à nos fenêtres, à nos balcons, dans nos jardins ... :

Publié par FSC

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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