SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
292 emplois supprimés : la
 
fonderie du Poitou “fonte”
 
arrête sa production à la mi
 
2021

 

La direction de la Fonderie du Poitou Fonte, à Ingrandes (Vienne), sous-traitant la production de carters pour Renault, a annoncé ce lundi 7 décembre l’arrêt de l’activité en 2021, et la suppression de 292 postes. Nous relayons l'article du Blog NPA Autocritique.

 

Vu sur L'Anticapitaliste

Article du Blog NPA Autocritique, initialement publié sur le site du NPA

La direction de la Fonderie du Poitou Fonte, à Ingrandes (Vienne), a annoncé ce lundi 7 décembre 2020 l’arrêt de l’activité en 2021, avec la production de carters pour Renault qui cessera mi-2021. Un plan social, comme ils osent dire, doit s’ouvrir le 14 décembre 2020. 292 postes de travail devraient être supprimés.

La CGT avait convoqué une assemblée générale sur le parking du site, ce lundi en début d’après-midi, au cours de laquelle elle a transmis l’information de la fermeture et du plan social à venir, aux salariés présents.

Le 25 novembre dernier, la direction du groupe Liberty Alvance, qui a racheté les sites Alu et Fonte d’Ingrandes-sur-Vienne en 2019, avait déjà annoncé la mise en place d’un PSE (Plan de Sauvergarde de l’Emploi) assorti d’un Plan de Départs Volontaires (PDV). Une annonce qui faisait suite à la décision de Renault de ne pas confier à la Fonderie Fonte la fabrication de son dernier carter, le K9Gen8 dont la production va se faire en Espagne.

Le repreneur affairiste Liberty Alvance n’a rien fait pour garantir l’emploi. Le donneur d’ordre Renault est à l’origine immédiate de l’arrêt de la production de carter. Les donneurs d’ordre sont les véritables patrons des entreprises sous traitantes, à Ingrandes comme ailleurs. L’exigence d’un interdiction des licenciements les vise en priorité !

 

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Contre les plans de
 
restructuration, les postiers de
 
Prades et Port-Vendres
 
reconduisent la grève

 

Les travailleurs de La Poste de Port-Vendres et Prades sont en grève contre des plans de restructuration. Alors que la direction de La Poste profite de la crise sanitaire pour continuer vers la privatisation et restructurer, les travailleurs des sites de Prades et Port-Vendes s'organisent pour défendre le service public et les emplois menacés.

 

La force des travailleurs

Crédit photo : AFP
Depuis lundi, les factrices et facteurs de Port-Vendres et Prades (66) sont en grève contre la suppression des effectifs et la dégradation de leurs conditions de travail. Cette grève a vu le jour dans un contexte particulier, en pleine crise sanitaire, face à laquelle les travailleurs.es ont été en première ligne et face à une réforme de la Poste entamée il y a plusieurs années.

Ce n’est pas la première fois que les postiers et postières se mettent en grève dans la région des Pyrénées-Orientales. En effet, suite à un plan de réorganisation de la direction nationale, plusieurs établissements de la Poste ont été en grève, notamment Rivesaltes et Thuir. Ces restructurations ont notamment pour but de détruire l’idée de service public en s’intégrant dans une logique de profit, en supprimant des postes, tout en diversifiant les tâches qui s’éloignent du cœur de métier de la Poste, au détriment des conditions de travail des salariés.

Ces restructurations sont perlées dans le temps. Chaque bureau de Poste doit faire face à des plans sociaux disséminés dans le temps, ce qui empêche une coordination nationale. Les travailleurs se sentent isolés, alors qu’il s’agit d’un problème national. Mais, cela n’entache pas la détermination des travailleurs localement qui sont prêts à se battre contre la direction, qui use de la répression et ne veut pas fléchir. Par exemple, les postiers de Rivesaltes, ont gagné leur combat au bout de 7 mois de grève

La crise du coronavirus n’a fait qu’accentuer l’inconsistance de ces plans de réorganisation car, les travailleurs se retrouvent en sous-effectif en période de Noël, alors que les consommateurs sont nombreux à acheter en ligne dans un contexte de pandémie.

Les grévistes de Port-Vendres se battent pour de meilleures conditions de travail

Ce matin, une vingtaine de salariés et de soutiens étaient présents devant le bureau de Poste de Port-Vendres, pour leur deuxième jour de grève. Les postiers syndiqués CGT et SUD et les non syndiqués se sont réunis de bon matin pour leur AG quotidienne pour s’autoorganiser, mener à bien leur piquet de grève, récolter des signatures pour leur pétition et imposer leurs revendications à la direction.

En effet, les salariés ont déjà connu un plan de réorganisation qui a supprimé deux tournées dans leur agence, et donc des postes de titulaires. En plus de ces suppressions, les agents ont également dû faire face à une surcharge de travail alors que leurs postes sont de plus en plus polyvalents. En effet, en plus des tâches habituelles du métier de postier, ces derniers se retrouvent à faire des services pour lesquels ils n’ont aucune formation, par exemple, ils doivent prendre en charge la voirie, le recensement de la population, l’aide à la personne, les compteurs électriques, le pressing ou la gestion des médicaments…. Pendant ce temps, alors qu’ils n’ont aucune augmentation salariale, les patrons facturent tous ces services et gardent les profits. En plus de la surcharge de travail, ils doivent également les effectuer dans un temps imparti exigé par un logiciel obsolète qui ne prend pas en compte la réalité du terrain.

Durant le premier confinement, nombre de travailleurs en CDD ont été en première ligne du virus et ont été désignés comme les héros du quotidien mais n’ont pas touché la prime Covid. Parce qu’ils n’étaient tout simplement plus embauchés à la Poste au moment du versement, ou parce qu’ils avaient du s’absenter ou prendre un congé durant quelques jours pendant cette période.

Aujourd’hui, les travailleurs luttent pour avoir une tournée supplémentaire permanente, un renfort saisonnier pour soulager les travailleurs avec titularisation, une prime Covid pour tous ainsi qu’une hausse de salaire à la hauteur du travail fourni.

A Prades, les postiers du premier ministre, Jean Castex, toujours en grève

Dans la ville, où le premier Ministre, Jean Castex, était maire jusqu’au 3 juillet 2020 et où il officie toujours actuellement au conseil municipal, les facteurs et factrices sont également en grève. Fabrice Fourmantel, secrétaire départemental à SUD Poste 66 et facteur à Prades, que nous avons interviewé annonçait que “95% des titulaires sont en grève sur Prades contre la suppression de 2 tournées supplémentaires et la dégradation de leurs conditions de travail.”

Le bureau de La Poste a déjà connu des restructurations profondes par le passé (5 réorganisations sur les 12 dernières années qui ont supprimés au moins 10 tournées, soit ⅓ de l’effectif licencié).
Fabrice nous explique : “Pour la direction de la Poste, ces réorganisations sont essentielles dans un contexte de réforme et de destruction des services publics et prétextant que la distribution de courrier baisse. Alors que de notre côté, la surcharge de travail augmente. Nous avons plus de recommandé qu’auparavant, plus de colis. Nous devons aussi gérer les colis chronopost, et nous distribuons en plus de tout cela, les prospectus publicitaires. Et avec la crise sanitaire, les conditions de travail se sont dégradées. Nous voyons une augmentation des colis venant de WISH et ALI BABA, en plus des nouveaux services que la poste a créé et qui s’additionne à nos tâches fondamentales.” Et il ajoute : “nous tenons au service public et à notre métier de postier. Pour la poste de Prades nos tournées sont en grande partie sur tous les villages et territoires ruraux et semi-ruraux des Pyrénées-Orientales. Le temps imparti, régi par des programmes informatiques, pour nos tournées ne prend pas en compte les difficultés que l’on peut rencontrer sur le terrain.”
De fait, les postiers revendiquent “la réinjection d’une partie des emplois que la Poste leur dérobe” et “leur remplacement respectif quand ils sont en RTT le samedi”.

Depuis lundi, comme à Port-Vendres, les travailleurs déterminés se sont mis en grève, suite à une énième négociation avec la direction. Sur le piquet de grève installé devant le bureau de Poste, une vingtaine de personnes extérieures sont venues les soutenir, dont l’interprofessionnel SUD et CGT. Suite à l’AG qui a reconduit la grève pour la journée, des travailleurs sont allés directement au contact de la population dans le marché, pour faire signer la pétition et mettre en lumière leur lutte. Ils ont également interpellé les élus des communes voisines (seules deux communes ont répondu à l’appel).
A l’instar de la grève du bureau de Poste de Rivesaltes où la direction avait embauché des intérimaires pour remplacer les grévistes, la direction de Prades a convoqué une “brigade super-remplaçant” de postiers venant des départements alentours afin de remplacer les travailleurs en lutte et ainsi essayer de casser leur grève. En plus de cela, la direction a fait appel à un huissier pour constater l’effet de grève sur un service public afin d’incriminer les travailleurs qui luttent pour leurs droits.

Demain, les travailleurs continuent leur lutte contre une direction de plus en plus méprisante, afin d’améliorer leurs conditions de travail. Pour les soutenir, vous pouvez aller sur leur piquet de grève et/ou signer leur pétition en ligne

 

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Beauvau de la sécurité : derrière
 
les annonces de Macron, la
 
confirmation d’un durcissement
 
autoritaire

 

L’exécutif a annoncé la tenue d’un « Beauvau de la sécurité ». Des concertations visant à réformer l'institution policière pour redorer son blason et renforcer ses moyens d'action. Une manière pour l’exécutif de cajoler son appareil policier avec l'annonce de 1,5 milliards de budget supplémentaire. Derrière ces annonces le durcissement autoritaire se confirme.

 

Edito

Gérarld Darmanin et Emmanuel Macron à Bobigny le 20 octobre 2020. Crédit photo : Photo Ludovic MARIN / AFP

Macron n’a pas eu peur d’accorder quelques concessions purement symboliques qui tiennent plus de l’ordre du pétard mouillé. Poussé par la forte mobilisation contre la loi sécurité globale et la remise en cause profonde de l’institution policière consécutive à l’affaire Michel Zecler, le chef de l’État a récemment opéré un revirement tactique, essentiellement discursif. Vendredi 4 décembre, lors d’une interview donnée à Brut, le chef de l’État a reconnu l’existence de violences policières et des contrôles au faciès. Des annonces qui ont immédiatement suscités la grogne des syndicats de police, qui pour exprimer leur mécontentement et balayer les accusations de contrôle au faciès ont organisé des « non-contrôles » d’identité en remettant des attestation de non-contrôle à des passants en Île-de-France.

L’exécutif n’a pas tardé à calmer cette grogne et à caresser son bras armé dans le sens du poil. D’abord, Darmanin a annoncé qu’il allait recevoir les syndicats de police le 18 décembre place Beauvau pour des réunions bilatérales autour des « difficultés structurelles que connaissent [les] forces de l’ordre ». Mais l’annonce principale a été celle de Macron. Dans une lettre en réponse à la colère du numéro 1 du syndicat Unité-SGP-Police-FO, Macron a annoncé la tenue d’un « Beauvau de la sécurité », un Grenelle de la police, pour préparer une réforme de la police. Une initiative aussitôt saluée par une partie des syndicats de police dont SGP-FO. Les syndicats les plus à droites, avec l’extrême-droite, ont montré leur insatisfaction et exigé des garanties sur la protection des policiers. Le tabassage raciste de Michel Zecler par la police avait remis au centre la question des violences policières et du racisme systémique. Mais la stratégie du gouvernement, via ses relais médiatiques et une bonne partie de la classe politique a été de dévier la question des violences policières vers la question de supposées violences subies par des policiers pourtant déjà surarmés et suréquipés.

Réformer la police pour qu’elle réprime mieux ?

Une réforme de la police qui devrait s’incarner dans la prochaine loi d’orientation et de programmation de la sécurité intérieure prévue pour 2022 (LOPSI 2022). Au programme, une augmentation importante de près d’1,5 milliards d’euros de budgets supplémentaires consacrés à la police, en particulier pour des équipements et pour la formation. Ce Grenelle de la police s’inscrit dans la continuité des annonces de Darmanin le 30 novembre dernier lors d’une audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale. A cette occasion le ministre de l’intérieur avait présenté « les septs péchés capitaux » du fonctionnement de la police sur lesquels doivent porter la réforme. Parmi ces chantiers figurent principalement la question de la formation des policiers mais surtout celle des moyens et des conditions de travail des policiers.

Le contenu de cette réforme avait d’ores et déjà été annoncé dans le « Livre blanc de la sécurité intérieure » rendu public le 15 novembre dernier par le ministère de l’intérieur. Et le programme ne fait que confirmer l’agenda sécuritaire et répressif du gouvernement. Comme l’a révélé un article paru sur Mediapart, le rapport prévoit entre autres : une surveillance accrue, un contrôle de l’information, un affermissement idéologique pro-flic, un renforcement de l’impunité policière et un recours accru aux sociétés de sécurité privée.

Loin d’y avoir des dissensions profondes au sein de l’exécutif, cela confirme plutôt un fil conducteur en matière sécuritaire qui nous amène donc vers toujours plus de répression. En effet ce « Livre blanc » qui donne des préconisations en matière sécuritaire a été commencé sous l’égide de Castaner anciennement ministre de l’intérieur, puis continué sous Darmanin. Macron comme Darmanin n’hésitent pas à expliquer les violences policières par le manque de moyen et les « mauvaises conditions de travail » des policiers, présentés comme les fonctionnaires d’un service public comme un autre. Un service public qui comme l’hôpital ou l’éducation nationale manquerait de moyens et auquel il faudrait donc allouer plus de moyens nécessaires à son bon fonctionnement.

Un argument d’ailleurs largement repris par les représentants de différentes forces politiques à gauche comme à droite. Jean-Luc Mélenchon de la France Insoumise ou encore certains élus écologistes comme Yannick Jadot ou Éric Piolle. Le problème c’est que si l’hôpital et l’école sont composés de travailleurs dont le rôle est de soigner ou de permettre l’accès à l’alphabétisation par exemple, l’institution policière n’a pas un rôle qui sert le bien commun mais à un rôle principalement répressif pour maintenir un ordre social profondément inégalitaire et injuste.
 
Ainsi, la réforme de la police pour assurer de meilleure condition de travail aux policiers se traduit par l’accroissement des moyens donnés à l’institution policière pour assurer sa fonction répressive. Darmanin a d’ailleurs été assez clair à ce sujet lors de son audition devant les parlementaires, puisqu’il a indiqué qu’il s’agit de « donner à la police et la gendarmerie nationale les moyens de l’exemplarité qu’on exige d’eux ».

Macron vs Darmanin : « bon flic » vs « mauvais flic », mais le même objectif

Si les dissensions observées entre Darmanin et Macron ont pu être interprétées comme une crise politique au sommet de l’État, c’est bien la technique du « bon flic » contre « mauvais flic » qu’emploie le gouvernement pour maintenir un équilibre bien précaire. Dans le rôle du bon flic, Macron en tentant de réactiver l’illusion d’une figure présidentielle au-dessus de la mêlée, n’hésite plus à parler de violences policières. Pour calmer la colère il n’hésite pas à recadrer son ministre de l’intérieur qui aurait dérapé et aurait été trop loin, trop à droite dans le tournant autoritaire. Dans le rôle du mauvais flic, Darmanin garde le cap qui lui a été fixé, à savoir, mettre en place l’agenda autoritaire et répressif du gouvernement et rassurer l’institution policière et ses syndicats.
 
Au final, les deux « flics » ont bien le même objectif : celui de consolider l’appareil policier de l’État afin de prévenir et préparer les prochaines contestations sociales qui risquent d’être particulièrement explosives dans un contexte de crise économique profonde, accélérée par la crise sanitaire. En effet, face à ces futures explosions sociales et ras-le-bol généralisé dans de nombreux secteurs de la société, l’État aura plus que jamais besoin de sa police pour tenir et rester en place.

Ils préparent la répression, préparons la riposte !

Le « Beauvau de la sécurité » n’est en ce sens ni plus ni moins que la confirmation du renforcement autoritaire actuel. Ce Grenelle de la police montre que derrière les quelques concessions symboliques de Macron sur les violences policières, le gouvernement ne compte pas reculer dans son agenda répressif. Une telle orientation risque bien de renforcer l’appareil policier et avec, les violences policières dans les quartiers populaires ainsi que celles qui s’abattent sur les mouvements sociaux et sur les piquets de grèves du mouvement ouvrier.
 
Depuis maintenant plusieurs mois, la police n’en finit plus d’être démasquée. L’affaire Michel Zecler, producteur de musique noir tabassé par la police alors qu’il rentrait chez lui ainsi que l’expulsion ignoble de réfugiés place de la République ont réveillé la colère contre les violences policières qui s’était exprimée en juin dernier. Une colère qui s’est cristallisée contre le projet de loi Sécurité Globale et qui a rassemblé plusieurs centaines de milliers de personne partout en France ces deux dernières semaines.
 
Que ce soit contre la loi sécurité globale, la loi islamophobe contre le « séparatisme » et maintenant la future réforme de la police annoncée par le gouvernement, les organisations du mouvements ouvriers, les collectifs de familles de victimes de violences policières, les militants des quartiers populaires doivent faire front pour s’y opposer. Les organisations syndicales notamment doivent sortir de leur silence autour des violences policières et mettre en place un plan de bataille qui puisse lier la question des violences d’État à celle de la crise économique et des plans de licenciements massifs qui s’abattent sur les travailleurs. Car, comme on a pu le voir avec la répression des Gilets Jaunes, des grévistes contre la réforme des retraites, ou encore l’attaque du service d’ordre de la CGT par des policiers ce samedi pendant la manifestation contre la loi Sécurité Globale, le mouvement ouvrier devra aussi faire face au renforcement de l’arsenal répressif et de l’impunité policière.

 

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« Une politique écologique,
 
c’est une politique aux mains
 
des travailleurs » : Adrien
 
Cornet, CGT Total

 

A l’occasion de la journée mondiale pour le climat, nous avons interrogé Adrien Cornet, délégué syndical CGT à la raffinerie de Total Grandpuits. Pour lui, il faut dépasser l’opposition entre maintien de l’outil industriel et politique écologique.

 

Interview

Crédit photo : O Phil des Contrastes

Propos recueillis par Arthur Nicola.

Révolution Permanente : les médias dominants ont tendance à opposer les impératifs écologiques et notamment la baisse d’émission de gaz à effets de serre avec la nécessité de préserver les emplois. Certains reprochent aux syndicats de ne pas être pour les réductions de CO2 parce que ça supposerait des suppressions d’emplois dans certaines branches du pétrole ou de l’automobile. En tant que raffineur à Total Grandpuits, que penses-tu de cela ?

Adrien Cornet, délégué syndical à la CGT Total Grandpuits : L’opposition entre travailleurs et transition écologique est fausse et contre-productive. Le fait de faire passer la CGT pour un syndicat qui est toujours productiviste et qui pense que le réchauffement climatique ne compte pas et qu’il faut d’abord faire passer avant tout la survie des entreprises et des industries qui consomment et qui produisent des énergies fossiles c’est une fausse idée. Les travailleurs en réalité vivent au milieu de cet environnement ; ils sont conscients qu’il n’y a pas un réel combat pour protéger le climat.

Ce qu’on porte comme idée à la CGT Grandpuits, c’est qu’on est conscients qu’il faut dépasser les énergies fossiles, mais pas au détriment des travailleurs. Au sein des raffineries on a des travailleurs qui ont des compétences, qui sont formés au niveau industriel et qui sont capables de produire les énergies de demain, qu’elles soient propres et respectueuses de l’environnement et qui répondent à nos besoins. Mais ces besoins on doit les définir non pas en fonction des profits de l’entreprise mais en fonction de nos besoins en termes de chauffage, d’énergie, autant de choses qui doivent se penser en dehors des conseils d’administration des entreprises capitalistes.

RP : Dans le cas de la restructuration de Grandpuits qui entraînerait 200 suppressions d’emplois, Total essaye d’expliquer que ces suppressions sont nécessaires du fait de la transition écologique. Qu’en penses-tu ?

Adrien Cornet : Aujourd’hui Total nous dit que pour réinvestir dans Grandpuits il faut transformer l’outil de travail pour une « reconversion verte ». C’est un faux argument parce qu’en réalité qu’est ce qui va se passer quand les capacités de raffinage de Grandpuits vont fermer ? Les produits finis vont être importés de pays où les normes environnementales et sociales sont moindres par rapport à la France. L’idée ce n’est pas d’opposer les travailleurs du Moyen-Orient ou d’Asie aux travailleurs français mais bien de dire : où sont les normes sociales et environnementales les plus hautes ? Où y a-t-il des CHSCT et des syndicats avec des traditions de luttes qui peuvent faire respecter le droit du travail ? C’est en France, et notamment à Grandpuits où l’on a ces possibilités et c’est pour cela qu’il faut conserver le raffinage. Non pas ad vitam eternam, mais le temps de trouver une réelle stratégie de transition écologique et de savoir comment on fait pour que les outils industriels de demain ne soient pas au service du profit mais bien au service de la protection de l’environnement.

La transformation de Grandpuits par Total avec un PSE qui prévoit 700 suppressions de poste ne répond pas à des besoins. On pourrait dire que demain on a plus besoin de plastique. On pourrait se passer du plastiques des pots de yaourt ; il suffirait qu’on ait tous des yaourtières qui soient réutilisables. Aujourd’hui on produit du plastique pour continuer à assurer des sorties pour les produits qui sont issus des hydrocarbures : c’est en cela que c’est nécessaire. Défendre l’idée du recyclage pour le plastique c’est bien mais c’est aussi et surtout assurer une porte de sortie pour les produits issus des hydrocarbures. Imaginons que Total pense vraiment à la transition écologique. Et bien ils arrêteraient tout de suite les projets liés aux hydrocarbures : ils arrêtent le pipeline qu’ils font en Ouganda ; ils arrêtent les projets gaziers qu’ils ont au Mozambique, etc.

RP : Pour toi, la logique de Total est tournée avant tout faire les profits, contre les intérêts sociaux et environnementaux des travailleurs. Quelle politique écologique devrait donc porter la classe ouvrière ?

Adrien Cornet : La politique écologique qu’on doit penser pour la classe ouvrière, c’est avant tout une politique aux mains des travailleurs. Ce n’est pas un vain mot de dire que demain, avec les compétences des travailleurs, en leur assurant un travail qui les éloigne de la précarité, on pourrait les faire travailler pour l’écologie, pour la planète, pour protéger l’environnement. Un exemple : demain quand on va dépasser les normes qui polluent les fleuves dans lequel on rejette les eaux issues de notre industrie, plutôt que d’aller chercher des solutions pour diluer, pour cacher ces dépassements, les ouvriers arrêteraient l’outil de travail, ils chercheraient à résoudre le problème par une maintenance de l’outil de travail et ensuite ils redémarreraient l’outil en toute sécurité. Tout simplement parce qu’ils habitent aux abords de ce fleuve.

Aujourd’hui ce n’est pas ce qui se passe parce qu’une entreprise capitaliste elle pense avant tout aux profits. Un outil de travail aux mains des travailleurs, c’est penser écologie, c’est penser sécurité. Sinon demain on aura un Lubrizol bis à Grandpuits, parce que Total pense profits et rentabilité à deux chiffres. Nous on a les capacité de le penser : avec les ingénieurs et les ouvriers, on est capable de penser collectivement de comment on fait.

RP : Ce dont tu parles c’est ce que de nombreux marxistes dont Léon Trotski ont théorisé comme le contrôle ouvrier de la production…

Adrien Cornet : Oui c’est ça ! On se trompe si on se dit que c’est l’État capitaliste qui doit tout gérer et être au centre. C’est une fausse solution. Penser cela, c’est penser qu’on va se retrouver avec une gestion étatique de l’outil de travail dans un système capitaliste. Même dans une situation où l’on aurait planifié va penser d’abord la production dans le sens de faire du profit.

Si on regarde EDF quand c’était entièrement public, cela ne les a pas empêché de faire des mauvais choix. Mais pourquoi ils vont ces mauvais choix ? Un système qui enlève le pouvoir de décision aux travailleurs va toujours faire le mauvais choix : on va privilégier les économies, le profit, on va penser aides d’État alors que les travailleurs sont au centre de l’outil de travail et de son environnement. Ils vont penser leur sécurité et la protection de leur environnement. Ce sont des gens qui vivent avec le fleuve et la forêt d’à côté. C’est ce qu’il faut faire comprendre aux gens : c’est décider collectivement, mais dans un espace délimité.

Quand on pense avec les travailleurs de Grandpuits, on pense dans un espace délimité ; pareil pour une centrale nucléaire, avec les travailleurs au centre qui y produisent et y vivent. Et c’est eux qui vont pouvoir dire quand cela ne va pas et trouver une autre solution. Cela suppose mettre les capacité intellectuelles en ingénierie au service de cette protection, pas au service du meilleur financier.

RP : Pour ces objectifs, la lutte des salariés pour la reprise en main de leur outil de travail est centrale, et lors du dernier congrès de la Fédération CGT Nationale des Industries Chimiques, une motion a été votée expliquant que « la stratégie des journées d’actions isolées est une impasse car décourageante et sans perspective  ». Aujourd’hui, quelle est la stratégie à suivre pour faire reculer le patronat sur les suppressions d’emplois mais aussi sur la question écologique ?

Adrien Cornet : Aujourd’hui notre stratégie à nous, à la CGT Grandpuits c’est de dire clairement qu’on n’est pas là pour négocier le poids des chaînes. C’est pour cela qu’on a proposé cette motion qui a été votée au Congrès. On est là pour dire zéro suppressions d’emplois, pour dire clairement que des entreprises comme Total qui versent 7 milliards de dividendes en 2020, tout en prenant des milliards d’aides d’État et veulent faire croire qu’ils sont dans la misère alors que les salaires des PDG de ces mêmes entreprises augmentent, sont en train de saisir une opportunité avec le Covid.

Ils le savent et s’en saisissent : 200 suppressions d’emplois direct à Grandpuits, 500 chez les sous-traitants, 694 dans les sièges sociaux via un plan de départ volontaire. Ces suppressions d’emploi n’ont rien à voir avec la transition écologique, c’est juste réduire la masse salariale, pour optimiser la rentabilité à court-terme, plutôt que penser le bien être des salariés. Et on va se retrouver avec une stratégie environnementale à la baisse.

Notre stratégie, avec d’autres syndicats, notamment la CGT Toray qui est en train de faire une lutte exemplaire, c’est de lutter pour empêcher la signature des PSE. On ne fait pas ça par dogmatisme, mais parce que lorsqu’on a un million de chômeurs en plus, un millions de personnes qui passent sous le seuil de pauvreté en plus ; qu’est ce qui va leur arriver aux travailleurs qui ont pris un chèque d’un ou deux ans de salaire dans le cas d’un PSE ? Ces gens là vont crever de faim et se retrouver au RSA. C’est ça la suite ! Nous ce qu’on veut, c’est un emploi, qui leur permette de s’éloigner de la précarité et nourrir leur famille : c’est pour cela qu’on se bat.

 

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Publication du décret relatif aux réunions des IRP par conférence téléphonique et messagerie instantanée
Le gouvernement a réactivé les règles dérogatoires relatives aux réunions des IRP depuis le 27 novembre dernier. Toutes les réunions des IRP peuvent donc valablement se tenir à distance, bien qu’une possibilité d’imposer certaines réunions en présentiel a été introduite (cf : Actus Les JDS du 3 décembre 2020).

Un décret était attendu pour fixer les modalités concrètes des réunions en conférence téléphonique et messagerie instantanée. Le 
décret n° 2020-1513 est paru, il est entré en vigueur le 5 décembre 2020. 

A noter 
Les réunions par visioconférence ne sont pas abordées par le décret, ce dispositif étant règlementé par le Code du travail et l’
ordonnance n° 2020-1441 du 25 novembre 2020.

Sans surprise, le contenu du décret est strictement identique au décret du 10 avril 2020 qui avait fixé les modalités des réunions des IRP par conférence téléphonique et messagerie instantanée lors du premier état d’urgence sanitaire.
Pour l’essentiel, il faut retenir que : 
  • Le recours au dispositif de messagerie instantanée, autrement dit par « chat » (type whatsapp, wechat, facebook messenger, etc.) n’intervient que lorsque l’organisation de la réunion du CSE par visioconférence ou conférence téléphonique est impossible ou si un accord d’entreprise le prévoit.
  • Le président de l'instance doit informer préalablement ses membres des modalités d’organisation de la réunion, selon les règles applicables à la convocation des réunions de l'instance, en indiquant l’heure de début et l’heure de fin de la réunion lorsque l’employeur a recours à la messagerie instantanée.
  • La réunion ne peut se dérouler qu’après vérification que l'ensemble des membres a accès à des moyens techniques qui garantissent leur identification et leur participation effective soit par la retransmission continue et simultanée du son pour les réunions téléphoniques, soit par la communication instantanée des messages écrits pour les réunions par messagerie instantanée.
  • Aucun des systèmes retenus pour l’organisation des réunions à distance ne peut faire obstacle à des suspensions de séance.
  • Les votes ont lieu de manière simultanée et les votants doivent disposer d'une durée identique pour exprimer leur voix, à compter de l'ouverture des opérations de vote indiquée par le président. Au terme du délai fixé pour l'expression des votes, le président de l'instance adresse les résultats à l'ensemble de ses membres.
  • Lorsque la réunion intervient par messagerie instantanée, les débats sont clos par un message du président, qui ne peut intervenir avant l'heure de fin de la réunion précisée par la convocation.

 

Ces modalités dérogatoires de réunion des IRP s’appliquent jusqu’à l’expiration de la période d’état d’urgence sanitaire en cours, soit le 16 février 2021 inclus, sauf nouvelle prolongation.

 

Publié par JDS

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Latelec : Face aux divisions
 
syndicales, le contrôle des
 
grévistes comme gage de
 
l’unité

 

Ce jeudi 3 décembre, les salariés de Latelec sont entrés en grève face au plan de suppression de postes de la direction. Un conflit qui part de la base et doit rester sous son contrôle pour assurer l'unité, alors que FO et la CFE-CGC ont mis de côté la CGT dans le cadre de l'intersyndicale.

 

La grève aux grévistes !

Alors que les négociations du très mal nommé « plan de sauvegarde de l’emploi » (PSE) ont été entamées depuis deux mois à Latelec, branche du groupe Latécoère dans l’aéronautique, les salariés sont entrés en grève ce 3 décembre. Un mouvement qui émane totalement de la base, initié par des non-syndiqués et qui a réuni, dès le premier jour, plus de 150 travailleuses et travailleurs sur le piquet de grève. Une lutte contre les plus de 130 suppressions de postes donc, mais qui témoigne surtout d’une colère et d’une détermination très forte face à l’attaque violente de la direction. Comme le disent eux même les grévistes sur le piquet, c’est avant tout une lutte pour la dignité qui s’est entamée.

De premières divisions syndicales qui font le jeu du patron
 

Chez Latelec, trois syndicats sont représentés : FO, la CFE-CGC et la CGT. C’est pourtant en dehors du cadre de ces syndicats que la grève s’est amorcée, face à l’inertie des syndicats d’une part, et surtout face au déroulé même des négociations avec la direction, cette dernière ne reculant sur rien et entendant imposer son plan coûte que coûte.

Les travailleuses et travailleurs en grève s’organisent donc en assemblée générale, directement sur le piquet de grève, dans la plus pure tradition de la démocratie ouvrière. Des éléments de tradition qui s’expriment quasi « par instinct », tant les grèves sont rares dans le secteur de l’aéronautique. Pour la quasi-intégralité des grévistes, il s’agit de la toute première grève, ce qui possède des atouts et des inconvénients. La principale difficulté étant, fort naturellement, une forme d’apprentissage « sur le tas », et donc une forme de latence face à des événements imprévus inhérents à tout conflit social. Mais le principal avantage, qui est bien la force des grévistes, réside dans le fait que les salariés de Latelec ne sont en aucun cas « parasités » par une forme quelconque de « routine ». Les négociations n’avancent pas ? Les grévistes envahissent les locaux ! La direction entend donner une réponse aux revendications une semaine après ? Blocage immédiats des expéditions ! Cette explosivité et cette spontanéité, lié à une forte détermination des grévistes, est bien le cocktail qui embarrasse le plus la direction dans l’application de son plan, et c’est ici que réside le cœur d’une potentielle victoire dans le conflit.

Dans ce cadre, le rôle des organisations syndicales devrait être de se mettre aux services des grévistes, apporter leurs expertises aux services de la lutte. Pourtant, force est de constater que ce n’est pas le cas. Pour l’heure, seule la CGT a apporté un soutien logistique et participe de plein pied aux assemblées générales, rendant compte de l’avancée des négociations devant les principaux concernés. FO et la CFE-CGC, quand à eux, n’ont même pas daigné venir sur les deux piquets de la semaine dernière ! Pire, alors qu’une intersyndicale était en place, FO et la CFE-CGC ont décidé d’écarter purement et simplement la CGT en écrivant une lettre ouverte demandant une réunion avec le directeur de site, offrant ainsi un triste spectacle de division.

Une attitude des syndicats qui n’est pas sans inquiéter, à juste raison, les grévistes qui savent bien que l’unité est indispensable pour arracher la victoire. En effet, cette rupture de l’intersyndicale est aujourd’hui la principale arme de la direction pour imposer son plan de suppression de postes, lui permettant de manœuvrer à sa guise en détournant le regard de la mobilisation, et donc à jouer la montre pour éteindre petit à petit le brasier qui s’exprime actuellement.

Il est donc clair que la question de l’unité est au centre du conflit de Latelec aujourd’hui. Il est tout aussi clair que, au vu de l’attitude irresponsable au niveau de l’intersyndicale, cette unité ne peut être imposée qu’à partir de la base. C’est par le développement de l’auto-organisation, l’expression propre des grévistes, une prise de décision collective qu’il sera possible de contraindre l’ensemble des syndicats à la volonté de la base. Cela passe, par exemple, par la mise en place de différentes « commissions » qui s’occupent de tous les aspects de la grève, de la communication aux négociations, de l’extension maximale en allant chercher tout les collègues à la planification d’action jusqu’à la récolte de fonds pour aider à tenir dans la durée.

 

Auto-organisation et convergences, deux maîtres-mots pour ouvrir les voies de la victoire

 

Dans ce contexte, la question de l’unité est donc un combat, qui peut être alimenté de différentes manières. Chaque occasion de renforcer les grévistes est donc à saisir.

La situation à Latelec a ceci de particulier que, dans le même temps, un PSE touche aussi l’autre branche de Latécoère. S’il s’agit du même groupe, la spécificité est qu’il s’agit de deux « entités » séparées, et donc de deux PSE différents. Et pourtant, à la table des négociations, il s’agit des mêmes interlocuteurs de la direction !

C’est pourquoi la CGT Latécoère a, dès le premier jour, apporté son soutien aux grévistes de Latelec, avec une présence sur le piquet de grève. De cette « proto-convergence » est sorti un appel à se rassembler en commun, ce mardi 8 décembre, à l’occasion des négociations à Latécoère.

En soi, ce rassemblement est un étape clé pour plusieurs raisons. D’abord car il serait un parfait camouflet pour la stratégie de division de la direction sur le long terme, qui subdivise ses unités de productions pour pouvoir attaquer chacun séparément. Crier haut et fort que non, les ouvriers sont avant tout des collègues et qu’ils se battent de ce fait ensemble serait donc une victoire importante pour les grévistes, et influerai en leur faveur dans le rapport de force.

Dans le même temps, « la mobilisation appelle à la mobilisation ». Il est clair que si cette convergence est réussie, elle serait alors un signal fort envoyé à l’ensemble de celles et ceux qui ne sont, pour l’heure, pas encore mobilisés. C’est particulièrement le cas à Latécoère, ou la mobilisation peine à prendre. Mais c’est aussi le cas chez Latelec où les conditions actuelles très particulières, notamment avec le chômage partiel et le télétravail, font qu’un certain nombre de collègues ne sont pas encore dans le mouvement. Or, faire une démonstration de force, en montrant qu’il est possible de faire reculer la direction, peut permettre d’élargir la mobilisation à celles et ceux qui peuvent encore douter, ou qui peuvent avoir peur de se mobiliser.

Auto-organisation à la base avec souveraineté absolue des grévistes et convergences, liées à la détermination exemplaire des grévistes exprimée en fin de semaine dernière, c’est bien cette voie qui peut entrouvrir les voies de l’unité indispensable pour mettre un frein aux attaques de la direction. Et donc ouvrir les voies pour une victoire des grévistes, à Latelec bien sur, mais aussi en montrant dans d’autre boites que les PSE ne sont pas une fatalité !

 

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Interview. Grève dans le
 
nucléaire à Orano Narbonne : le
 
point après 46 jours d’une lutte
 
exemplaire

 

Les ouvriers du site de production de l'usine Orano-Malvesi, près de Narbonne, se sont mis en grève le 16 octobre dernier pour exiger la fin de la sous-traitance de la maintenance et permettre à tous les intervenants dans l'usine de bénéficier du même statut, et pour faire valoir la pénibilité du travail de nuit. Après une grève très suivie du jusqu'au 2 novembre, la direction a multiplié les méthodes de patron-voyou et suspendu le contrat de travail de 80 salariés pour diviser les ouvriers.

 

Vidéo

Un point sur la situation par Vincent Morgan, délégué CGT de l’usine interviewé par Vincent Duse de la CGT PSA Mulhouse.

N’hésitez pas à les soutenir en contribuant à la caisse de grève en ligne.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

« XPO logistic, ayant exploité toute l’année, se trouva fort dépourvu quand la bise fut venue ». En cette période hivernale, les salariés du site XPO Logistic Montbartier (Tarn-et-Garonne) ont en effet décidé d’organiser la lutte contre les conditions de travail déplorables, les bas salaires et un management « indigne » que leur impose la direction du site. Ils entament aujourd’hui avec détermination leur sixième jour de grève illimitée.

 

XPO Logistics. Une Grève illimitée pour la dignité chez le géant américain du transport

Crédit photo : Twitter

Depuis mercredi 2 décembre les salariés de la zone logistique de Montbartier (Tarn-et-Garonne) ont entamé, à l’unanimité, une grève illimitée pour dénoncer les mauvaises conditions de travail, les bas salaires ainsi qu’un management « par la terreur ». Avec plus de 13 milliards d’euros de chiffres d’affaires pour l’année 2019, le fournisseur américain XPO implanté un peu partout dans le monde, notamment en France, n’en est a pas à sa première controverse concernant les conditions dans lesquelles ses employés sont contraints de travailler. A la sortie du confinement, les conducteurs routiers employés par l’entreprise avaient dénoncé leur "mise en danger" par l’entreprise face au Covid-19 ainsi que de "multiples abus" commis en France mais aussi en Espagne ou en Italie, des accusations qui avaient été réfutées en bloc par la direction. Désormais, c’est dans sa branche logistique que les salariés relèvent les conditions déplorables et la misère salariale offertes par le fournisseur.

En France, le prestataire de logistique emploie 320 salariés – dont trois quarts sont intérimaires - répartis sur 85 sites en France, pour la réception, la gestion et la préparation des commandes de grands groupes comme Leclerc, Zara, Auchan et Action. C’est sur le site de Montbartier que les salariés ont décidé de s’organiser par la grève pour redistribuer les cartes et faire pression sur la direction pour enfin obtenir des conditions décentes de travail. Ils sont 80, soit 9 salariés ouvriers en CDI sur 10 et dont « 80% sont des smicards » à se mobiliser depuis le premier décembre contre les bas salaires et le management jugé « indigne ».

Relevant en outre les risques face auxquels la direction met ses salariés sans aucune considération, ces derniers revendiquent une amélioration des conditions de travail et une meilleure protection contre les accidents. Répondant à la Dépêche, le délégué syndical central XPO logistique, Mohammed El Majdoub explique ainsi le site XPO du Tarn-et-Garonne comme « le plus accidentogène des 85 sites XPO en France » et continuent en précisant « En 2020, nous avons eu 42 accidents. Or, quand un intérimaire, qui n’a pas les mêmes priorités qu’un CDI, a un accident du travail, cet accident du travail fait sauter 20 % de la prime de son équipe… ».

Face au mépris de la direction « La riposte générale est en cours ! »
 

« La dernière réunion qui s’est tenue vendredi soir n’a pas permis de déboucher sur un accord , explique le délégué syndical Mohammed El Majdoub pour la Dépêche, La direction campe sur sa position initiale. Nous avons donc décidé de poursuivre notre mouvement, jour et nuit devant l’entrepôt." A cette réunion en effet, la direction proposait une augmentation de 1% des salaires, [« des miettes » https://twitter.com/andre_greder/status/1334590444513193986] pour les salariés qui ont été en première ligne durant la première vague du virus et qui restent soumis à des cadences mettant en danger leur santé.

Ainsi, à la dialectique du dialogue social que dit privilégier la direction de XPO, les grévistes opposent la grève illimitée, entamant aujourd’hui leur sixième jour de grève. Déterminés à ne lâcher aucun leste à une direction dont le mépris n’a d’égal que la détermination des grévistes, ces derniers n’en démordent pas et s’organisent pour lutter « jusqu’au bout ! ».

 

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VIDEO. Manif du 5 décembre :
 
le cortège de la CGT attaqué et
 
matraqué par la police

 

A Paris, pendant la manifestation contre la loi Sécurité Globale ce 5 décembre, la police a attaqué et matraqué le cortège de la CGT. Une répression d'une extrême violence qui vise l'ensemble des manifestants, dont le mouvement ouvrier organisé. Une répression qu'il s'agit de dénoncer dans son ensemble. La violence, elle est du côté de la police !

 

Répression contre le mouvement ouvrier
 

Alors qu’un important dispositif policier était présent le 5 décembre pour la manifestation à Paris, la répression était tous azimuts. Dès le départ, les manifestants on été pris pour cible, avec des nasses et des tirs de grenades de désencerclement tandis que la tête de la manifestation a été visée par des gaz lacrymogènes, et coupée en deux. En réalité, toute une volonté pour que la manif dégénère et démontrer, images à l’appui, que ce sont les manifestants qui contestent et créent le chaos. C’est pourtant bien le gouvernement et les forces de répression qui on mis le feu aux poudres. C’est ce que montrent notamment l’attaque et le matraquage du cortège de la CGT.

Cette attaque en règle pose clairement la nécessité d’une dénonciation claire et immédiate de la répression policière par les directions syndicales. Pour l’heure, aucun communiqué n’est sorti pour condamner cette attaque qui vise directement le mouvement ouvrier organisé. Face à la répression, contre le cortège syndical comme contre l’ensemble des manifestants, il est plus que nécessaire de faire front.

Plus en général, il s’agit d’engager plus largement la question de la mobilisation, et que les directions syndicales appellent plus clairement au retrait de l’ensemble de la loi Sécurité Globale qui est une offensive globale contre les droits démocratiques, dans une visée préventive pour prévenir nos mobilisations. La répression des force de police s’exerce sur l’ensemble des secteurs de la société qui se mobilise, des manifestants aux militants syndicaux, jusqu’aux journalistes.

 

Mobilisation et appel à la grève contre la loi de Sécurité Globale par les organisations syndicales ?

 

Face à l’offensive du gouvernement, il serait urgent de passer à la vitesse supérieure. L’heure est grave dans le sens où nos droits sont toujours plus mis à mal par les entreprises capitalistes, et cela entre les murs des usines, et partout dans la société avec une généralisation du flicage des militants politiques et syndicaux avec le fichage des opinions politiques et syndicale. C’est bien l’ensemble du monde du travail qui est attaqué, et c’est donc bien une riposte d’ensemble qu’il faut organiser. Pour l’heure les direction des syndicats restent extrêmement timides face à l’offensive autoritaire du gouvernement.

 

LA grève : notre arme pour nous défendre contre les capitalistes et leur police

 

Aujourd’hui nous faisons tourner toute la société. Certains journalistes, en première ligne, sont souvent attaqués voir blessés par la police pour avoir fait leur travail : mettre à disposition l’information. Les forces de police veulent une impunité totale : quand ils répriment dans les rues mais également sur les piquets de grève, et avec la crise économique c’est bien cette peur que cherche à provoquer le patronat et le gouvernement, sinon pourquoi pondre un tel texte pendant la crise sanitaire.
Et ces images manipulées par les grandes chaînes d’informations, pour faire passer les manifestants pour des destructeurs de vitrines de magasins mais ne parlent à aucun moment des millions de chômeurs qui vont arriver et les 500 PSE qui détruisent des vies. Et c’est bien là que réside la vraie violence, pas quelques vitrines cassées. Face à l’offensive, le rôle que devrait jouer une centrale comme la CGT serait d’opposer ses propres méthodes à la violence du gouvernement et de sa police : faire grève pour le retrait de la loi Sécurité Globale, c’est défendre l’ensemble de la classe ouvrière.

 

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Loi Sécurité Globale : il n’y a pas que l’article 24

A l’heure où le gouvernement se lance dans la réécriture de l’article 24 penchons-nous un peu plus sur le reste de cette loi controversée. Dans cet article quelques mises en lumière sur d’autres articles problématiques.

L’article 20-21-22-22 : Les articles « Big-Brother »

Drones, caméras-piéton et vidéo-surveillance... Et reconnaissance faciale.

L’article 20 prévoit un élargissement de l’accès aux images des caméras de vidéosurveillance aux agents de la police municipale, ceux de la ville de Paris chargés d’un service de police, aux contrôleurs de la préfecture de police, ou encore aux agents de la RATP et de la SNCF.
L’article 21 précise que les images des caméras piéton - dont l’utilisation doit être généralisée en 2021 - pourront en outre être visionnées en direct depuis le poste de commandement de la police, pour deux raisons.
L’article 22 offre la possibilité aux services de faire décoller des flottes de drones et autres aéronefs, équipés de caméras pour :

  • prévenir les incidents au cours des interventions
  • faciliter le constat des infractions et la poursuite de leurs auteurs par la collecte de preuves
  • assurer la sécurité des rassemblements de personnes sur la voie publique ou dans des lieux ouverts au public
  • faciliter la surveillance des littoraux, des eaux intérieures et des zones frontalières
  • réguler les flux de transport

Mais le plus inquiétant est surtout le couplage de ces nouvelles mesures avec la reconnaissance faciale et les fichiers de police. Ainsi la CNCDH [1] prévient : « Couplées à des technologies d’intelligence artificielle, la reconnaissance faciale par exemple, ces données pourront être croisées avec des fichiers de police (par exemple le fichier de Traitement d’antécédents judiciaires) » prévient-elle, alors que tous les amendements visant à interdire ce couplage furent rejetés en commission comme en séance.

Article 23 : On n’attaque pas les chiens de la République

Fin de la réduction des peines pour leurs auteurs de violences contre la police, les militaires, les pompiers, les élus.

Il retire la possibilité de réduction de peine automatique que prévoit la loi aux personnes coupable de « préjudice d’une personne investie d’un mandat électif public, d’un militaire de la gendarmerie nationale, d’un fonctionnaire de la police nationale ou d’un sapeur‑pompier professionnel ou volontaire ».
La réduction des peines pour bonne conduite reste possible.

L’article 25 : Des flics armés, partout, même au ciné.

Port d’arme des policiers et gendarmes partout, tout le temps et en civil.

Cet article autorise policiers et gendarmes à porter leur arme hors service lors de l’accès à un établissement recevant du public (salle de spectacle, stade de sport, grand centre commercial), alors que cette possibilité est aujourd’hui conditionnée à l’accord du gérant des lieux. C’est un décret qui en précisera les détails pratiques.

 

Publié par mars-infos.org

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Le 1% des ménages les plus riches dans le monde possède 43% de toute la richesse personnelle tandis que les 50% les plus pauvres n’en ont que 1%. Les 1% sont tous millionnaires en richesse nette (après endettement) et ils sont au nombre de 52 millions. Dans ce 1%, il y a 175000 personnes ultra-riches avec plus de 50 millions de dollars de richesse nette – c’est un nombre minuscule de personnes (moins de 0,1%) détenant 25% de la richesse mondiale!

Ces informations proviennent du rapport 2020 Credit Suisse Global Wealth qui vient d’être publié. Le rapport reste l’analyse la plus complète et la plus explicative de la richesse mondiale (et non du revenu) et de l’inégalité de la richesse personnelle. Chaque année, le rapport sur la richesse mondiale de CS analyse la richesse des ménages de 5,2 milliards de personnes à travers le monde. Le patrimoine des ménages est constitué des actifs financiers (actions, obligations, liquidités, fonds de pension) et des biens (maisons, etc.) détenus. Et le rapport mesure cela, net de la dette. Les auteurs du rapport sont James Davies, Rodrigo Lluberas et Anthony Shorrocks. Le professeur Anthony Shorrocks était mon colocataire universitaire, où nous avons tous deux obtenu un diplôme en économie (bien qu’il ait de bien meilleures compétences en mathématiques!).

Selon le rapport 2020, la richesse totale des ménages mondiaux a augmenté de 36,3 billions USD en 2019. Mais la pandémie COVD-19 a réduit cette augmentation de 2019 de près de moitié (17 500 milliards USD) entre janvier et mars 2020. Cependant, parce que les marchés boursiers et les prix de l’immobilier ont ensuite rebondi, grâce aux injections de crédit du gouvernement et de la banque centrale, les chercheurs du Credit Suisse estiment que le patrimoine total des ménages était encore légèrement en hausse à la mi-2020 par rapport au niveau de la fin de l’année dernière, bien que le patrimoine par adulte ait légèrement diminué .

À la mi-2020, la richesse des ménages mondiaux était de 1 billion de dollars au-dessus du niveau de janvier, soit une hausse de 0,25%. Comme cela est inférieur à l’augmentation du nombre d’adultes sur la même période, la richesse mondiale moyenne a baissé de 0,4% à 76 984 USD. Par rapport à ce à quoi on aurait pu s’attendre avant l’épidémie de COVID-19, la richesse mondiale a chuté de 7,2 billions USD, soit 1391 USD par adulte dans le monde.

La région la plus touchée a été l’Amérique latine, où les dévaluations monétaires ont renforcé les réductions du PIB en dollars, se traduisant par une réduction de 12,8% de la richesse totale en dollars. La pandémie a également éradiqué la croissance attendue en Amérique du Nord et causé des pertes dans toutes les autres régions, à l’exception de la Chine et de l’Inde. Parmi les principales économies mondiales, le Royaume-Uni a connu la plus grande érosion relative de la richesse.

Le plus choquant est l’inégalité encore énorme de la richesse des ménages dans le monde. Comme le montre le graphique de la pyramide des richesses ci-dessous, les inégalités restent criantes, à la fois géographiquement entre le «nord riche» et le «sud pauvre»; et entre les ménages au sein des pays.

À la fin de 2019, l’Amérique du Nord et l’Europe représentaient 55% de la richesse mondiale totale, avec seulement 17% de la population adulte mondiale. En revanche, la part de la population était trois fois plus élevée que la part de la richesse en Amérique latine, quatre fois la part de la richesse en Inde et près de dix fois la part de la richesse en Afrique.

Les différences de richesse au sein des pays sont encore plus prononcées. Les 1% les plus riches d’un pays possèdent généralement 25 à 40% de l’ensemble de la richesse, et les 10% les plus riches en représentent généralement 55 à 75%. À la fin de 2019, les millionnaires du monde entier – qui représentent exactement 1% de la population adulte – représentaient 43,4% de la valeur nette mondiale. En revanche, 54% des adultes dont la richesse est inférieure à 10 000 USD (c’est-à-dire à peu près rien) rassemblent ensemble moins de 2% de la richesse mondiale.

Les chercheurs estiment que l’impact mondial sur la répartition de la richesse dans les pays a été remarquablement faible compte tenu des pertes de PIB substantielles liées à la pandémie. En effet, rien ne prouve avec certitude que la pandémie a systématiquement favorisé les groupes les plus riches par rapport aux groupes les moins riches ou vice versa. En 2019, le nombre de millionnaires dans le monde a grimpé à 51,9 millions, mais a globalement très peu changé au cours du premier semestre 2020.

Au sommet de la pyramide des richesses, le rapport estime qu’au début de cette année, il y avait 175 690 adultes très fortunés (UHNW) dans le monde, avec une valeur nette supérieure à 50 millions USD. Le nombre total d’adultes UHNW a augmenté de 16760 (11%) en 2019, mais 120 membres ont été perdus au cours du premier semestre 2020, laissant un gain net de 16640 membres UHNW depuis le début de 2019.

Au cours du premier semestre 2020, le nombre de millionnaires a diminué de 56 000 au total, à peine 1% des 5,7 millions ajoutés en 2019. L’adhésion a augmenté dans certains pays et certains ont perdu un nombre significatif. Le Royaume-Uni (en baisse de 241 000), le Brésil (en baisse de 116 000), l’Australie (en baisse de 83 000) et le Canada (en baisse de 72 000) ont tous perdu plus de millionnaires que le monde dans son ensemble.

Il semble que les inégalités de richesse ont diminué dans la plupart des pays au début des années 2000. La baisse des inégalités au sein des pays a été renforcée par une baisse des inégalités «inter-pays», alimentée par des augmentations rapides de la richesse moyenne dans les marchés émergents. La tendance est devenue mitigée après la crise financière de 2008, lorsque les actifs financiers ont augmenté rapidement en réponse à l’assouplissement quantitatif et aux taux d’intérêt artificiellement bas. Ces facteurs ont augmenté la part des 1% les plus riches, mais les inégalités ont continué de baisser pour ceux qui se trouvent en dessous de la queue supérieure. Aujourd’hui, les 90% les plus pauvres représentent 19% de la richesse mondiale, contre 11% en 2000. En d’autres termes, il y avait une concentration de la richesse vers les 1% les plus riches (et même plus vers 0,1%), mais avec certains dispersion parmi les 99% restants.

Les chercheurs concluent que la légère baisse des inégalités de richesse dans le monde dans son ensemble « reflète la réduction des écarts de richesse entre les pays, car les économies émergentes, en particulier la Chine et l’Inde, ont augmenté à des taux supérieurs à la moyenne. C’est la principale raison pour laquelle l’inégalité de richesse mondiale a diminué au cours des premières années du siècle, et bien qu’elle ait légèrement augmenté entre 2007 et 2016, nous pensons que l’inégalité de richesse mondiale est revenue dans une phase descendante après 2016. »

En bref, ce que le rapport montre, c’est que des milliards de personnes n’ont aucune richesse après les dettes et que la distribution de la richesse personnelle mondiale peut être décrite comme quelques géants de Gulliver méprisant la masse des Lilliputiens.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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