SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

fralib

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #FRALIB

Société Coopérative Ouvrière Provençale de Thés et Infusions

 

Bonsoir à tous,

L’ét(h)é débute vraiment et il est « chaud bouillant » du côté de Gémenos où tous les scoptistes travaillent activement pour être dans les magasins en septembre.

En attendant, nous avons du nouveau à vous annoncer !

Premièrement, vous pourrez désormais nous suivre sur notre page Facebook «1336» en cliquant sur « j’aime ».

Vous y retrouverez un journal de bord régulièrement alimenté de textes et photos pour ne pas perdre le fil jusqu’à Septembre et suivre nos aventures tout l’été !

Cliquer ici

Deuxièmement, nous lançons une campagne de financement participatif sur la plateforme Ulule, un appel à contribution solidaire pour que notre belle marque 1336 puisse être

soutenue dans sa commercialisation via des outils de communication : site internet, e-commerce, tea truck… Et pourquoi pas, nous aider à racheter une petite partie des bâtiments !

Soyons fous et optimistes.

Cliquer ici

Alors n’hésitez pas à vous rendre sur ces deux liens afin de continuer l’aventure à nos côtés.

Plus vous serez nombreux, plus l’aventure aura de sens et d’impact !

On compte sur vous,

Merci à tous, amicalement,

les ex-salariés de FRALIB devenus SCOPTISTES !!!

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François Hollande aux ex-Fralib : «Je vous condamne à réussir»

Tout un symbole. François Hollande a rendu visite ce jeudi en fin de matinée aux ex-Fralib à Gémenos (Bouches-du-Rhône) après avoir présidé, jeudi matin, la réunion de la Med COP à Marseille (forum de la société civile méditerranéenne), pour traiter de l'enjeu climatique, a indiqué l'entourage du président. «Je vous condamne à réussir, vous n'avez pas le droit d'échouer», a lancé le chef de l'État aux coopérateurs.

Le président de la République a dévoilé le nouveau logo de la coopérative qui porte désormais le nom de Scop-Ti (comme thé et infusion). Revêtant la blouse verte des salariés pour visiter l'entreprise, le président a goûté le fameux thé «1336», emblématique du nombre de jours de lutte menée face au géant Unilever avant de parapher les trois contrats d'embauche signés ce jeudi et portant l'effectif à 27 salariés.

Il a promis de servir ce fameux thé à ses invités de l'Elysée. «Ca tombe bien, le Premier ministre aime le thé donc on lui en servira. Beaucoup de mes visiteurs veulent du thé, donc ils sauront au moins d'où ca vient», a-t-il dit en souriant.

Les 57 ex-employés de la Scop-TI (T pour «thé», I pour «infusions»), parmi les 182 que comptait l'usine d'Unilever à Gémenos, ont sauvé eux-mêmes leur entreprise et récemment relancé la production sous la forme d'une coopérative. Ces derniers ont récemment repris la production et dévoilé le nom de leur marque: «1.336», comme le nombre de jours de lutte contre la direction d'Unilever, ex-propriétaire de leur usine de Gemenos, près de Marseille. Au 1er juin, Scop-Ti comptait 24 salariés en CDI avec l'objectif de monter à 50 salariés en 2016.

Les premiers paquets de thé et d'infusion à marque propre, qui seront en concurrence frontale avec Éléphant (Unilever), devraient être en rayons en septembre.

Soutien de Hollande pendant la campagne

Les statuts de la nouvelle entreprise Scop-Ti ont été déposés en août 2014 sous le nom de société coopérative ouvrière provençale de thés et infusions dans laquelle les salariés ont investi toutes leurs indemnités de licenciement (au total 177.00 euros). Le 28 septembre 2010, le groupe anglo-néerlandais Unilever avait annoncé la fermeture du site pour transférer la production des thés Lipton et des infusions de l'Elephant, une marque créée en 1896 à Marseille, à Bruxelles et en Pologne, ce qui impliquait la suppression des emplois.

76 salariés décidaient en septembre 2012 d'occuper l'usine, jour et nuit, résistant à plusieurs tentatives d'expulsion, assurant des tours de garde pendant les vacances par crainte d'un déménagement des machines. En mai 2014, devenus des symboles de la lutte contre les délocalisations, ils arrachaient à Unilever un accord de fin de conflit, d'un montant total de 19,26 millions d'euros pour pouvoir monter leur projet, une Scop.

Le projet avait été soutenu par le président de la république qui s'était rendu à Gémenos pendant la campagne des primaires présidentielles le 22 août 2011. En février 2012, il a participé à un meeting de soutien aux Fralib à Paris. Et il les a reçus à l'Elysée au début de son mandat le 31 août 2012.

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La coopérative des ex-Fralib vient de dévoiler ce mardi sa marque : 1336, comme les 1336 jours de conflit vécus par les salariés pour arriver à reprendre leur entreprise de Gémenos. Quatre ans de lutte et quatre plans sociaux après l'annonce de la fermeture de l'usine par Unilever en 2010.

Ils sont fiers et émus les 57 salariés de Scop Ti, l'entreprise coopérative qui a remplacé Fralib. Après quatre ans de lutte et une année de mise en route, ils viennent de lancer leur propre marque : 1336. Un chiffre qui représente les 1336 jours de conflit dans leur usine de Gémenos que l'actionnaire Unilever voulait fermer en 2010. 

Leur production de thé et d'infusion sera vendue dans les grandes surfaces et dans leur coopérative.

 

Voilà , c’est officiellement parti !!

Vous cliquez sur le lien ci-dessous et vous pourrez découvrir la vidéo du lancement de nos marques :

www.scop-ti.com

UNE PREMIÈRE VICTOIRE « SYMBOLE »

Pendant 1336 jours, les Fralibs ont mené une lutte sans pareil pour conserver un fleuron de l’industrie sur le territoire français depuis plus d’un siècle , une usine de + de 12 000m2 située à Gémenos depuis 1989  et dans laquelle sont fabriqués thés et infusions.

Pendant 1336 jours, des femmes et des hommes se sont relayés pour faire peser leur droit face aux dérives d’un capitalisme obsédé par les chiffres et peu considérant des conditions de travail et de la qualité du produit vendu au consommateur.

Pendant 1336 jours, médias et citoyens de tous horizons sont venus apporter leur soutien pour que les 182 salariés de Falibs continuent de faire ronronner les machines sur le territoire français.

Et le 26 Mai 2014, la détermination et le courage de ces salariés ont été récompensés par la

signature d’un protocole d’accord avec le géant Unilever.

C’est une victoire exemplaire de grande portée.

UN NOUVEAU DÉFI DE TAILLE

C’est sous le nom de SCOP TI, Société Coopérative Ouvrière Provençale de Thés et Infusions que 58 coopérateurs des 76 salariés surnommés « les Fralibs » pendant la lutte, vont relancer une production sur le site de Gémenos.

SCOP TI s’engage donc dans la voie d’une nouvelle organisation, plus humaine, moins

hiérarchisée où chaque voix compte.

SCOP TI souhaite produire de la qualité en thé, infusions, nature et parfumé avec arome 100% naturelle.

Rebâtir la filière agricole provençale, décimée par les stratégies de délocalisation menées par les grands groupes de l’agro-alimentaire.

Aujourd’hui le mardi 26 mai 2015, SCOP TI lance deux nouvelles marques de thés et infusions au niveau national, qui sera référencée dans une grande partie des réseaux de distribution.

Ces marques seront l’emblème à la fois d’une lutte historique et d’un ensemble de valeurs aujourd’hui centrales : le « manufacturé en France » dans le respect des travailleurs et l’exigence d’une qualité 100% naturelle et gustative.

C’est désormais au tour du consommateur de participer à cette belle aventure en choisissant les thés et infusions de la coopérative SCOP TI dans les rayons des grandes surfaces et réseaux spécialisés ! En devenant  des « consom-acteurs »

Amicalement les SCOPTISTES !!!

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Les ex-Fralib repassent à l’heure du thé

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Les salariés de l'ex-usine Fralib de thés Lipton de Gémenos, près de Marseille, s'apprêtent à remettre leurs machines en marche au premier trimestre 2015 grâce aux indemnités versées par le géant Unilever et pour leur propre compte cette fois.

Cette coopérative, née après cinq années de lutte des salariés pour maintenir l'activité, est un symbole de l'économie solidaire que veut développer le gouvernement, un modèle "gagnant-gagnant" qui ne se termine pas toujours bien.

Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a réservé sa première visite de terrain, début septembre, à la plus ancienne et la plus importante coopérative de France, Acome à Mortain (Manche), où 1.400 salariés fabriquent du matériel électrique.

Son prédécesseur Arnaud Montebourg, comme avant lui le candidat à la présidentielle François Hollande, avaient préféré se rendre sur le site Fralib, dont les salariés s'opposaient au géant anglo-néerlandais de l'agroalimentaire Unilever.

L'usine a été le seul site de fabrication en France des thés Lipton et des infusions Eléphant, une marque créée en 1896 à Marseille, avant que la multinationale décide sa fermeture définitive en 2012 et le licenciement des 182 salariés.

Au terme de 1.336 jours d'occupation des locaux par 77 salariés, ces derniers ont fini par arracher en mai dernier près de 20 millions d'euros sous forme d'indemnités de licenciement ou encore pour le rachat des machines.

Unilever vient de solder ses obligations avec le versement de 2,85 millions d'euros sur les comptes de la société coopérative et participative (Scop), qui s'ajoutent aux 177.000 euros de capital de démarrage financé par les 58 coopérateurs.

CERTIFICATION BIO

Une cinquantaine de salariés de l'ex-Fralib devenu ScopTi doivent les rejoindre dans les trois ans, dont 31 dès 2015 avec la remise en marche de l'usine à la fin du premier trimestre.

"On a remis en état l'usine, on l'a nettoyée de fond en comble pour obtenir une certification bio qui vient de nous être octroyée", explique Gérard Cazorla, l'ex-délégué syndical devenu président de la nouvelle structure.

"Rien n'est simple, mais c'est la première fois que l'on va passer un vrai Noël après presque cinq ans de lutte. C'est déjà un sacré cadeau que nous nous sommes fait", conclut l'ouvrier devenu patron de la coopérative, confiant dans l'avenir.

Selon le syndicat national du thé et des plantes à infusion, plus de 7.000 tonnes de thé et environ 3.000 tonnes d'infusions ont été consommées l'an dernier en France, pour des montants estimés respectivement à 558 et à 69 millions d'euros.

Une part non négligeable est commercialisée par les grandes surfaces, souvent sous la forme de marques de distributeurs.

Les salariés de ScopTi ont donc fait de la conquête des rayons de la grande distribution leur objectif premier, mais ils veulent aussi commercialiser leur marque en se positionnant sur des infusions à base de produits régionaux ou sur du thé vert haut de gamme en partenariat avec une coopérative du Vietnam.

"ON APPREND TOUS LES JOURS"

Le projet global prévoit une montée progressive de la cadence des chaînes de fabrication, de 350 à 650 tonnes de sachets en trois ans.

"On veut rester prudent. Si des opportunités se présentent, on saura y répondre avec un outil industriel adapté à un plan de charge bien plus important", dit Gérard Cazorla. "On s'attend à ce que ce soit difficile. On apprend tous les jours mais on avance bien, à notre rythme."

Il semble s'agir d'un mouvement de fond. De 1.500 en 2001, les Scop sont passées en France à 2.252 à la fin 2013. Elles emploient près de 46.000 salariés et génèrent un chiffre d'affaires consolidé de 3,9 milliards d'euros.

Portées par un contexte favorable à leur développement, elles intéressent le gouvernement qui les encourage.

"Les salariés comprennent le quotidien et les contraintes de l'entreprise. Et l'entreprise s'enrichit de ce point de vue. Il n'y a pas d'opposition stérile", avait déclaré Emmanuel Macron lors de sa visite dans la Manche.

Les pouvoirs publics voient surtout dans la Scop un modèle susceptible de préserver les emplois et de sauver l'entreprise.

"Ce n'est pas une recette miracle. La Scop ne peut sauver une entreprise en perdition dont le business plan n'est pas viable", nuance un expert du secteur.

Sur les quelques 200 Scop créées chaque année, moins de 5% sont issues de redémarrages d’entreprises en difficulté, selon la Confédération des Scop.

La très large majorité des créations sont des nouvelles entreprises ou des entreprises transformées en Scop à la suite du départ à la retraite du dirigeant fondateur.

La réussite du groupe Chèque déjeuner, devenu le numéro trois mondial sur le marché des titres de services prépayés avec un volume d'affaires de 5,8 milliards d'euros et 26 millions de bénéficiaires dans 14 pays, reste un exemple isolé.

"On se sert des expériences malheureuses pour ne pas renouveler les mêmes erreurs. On est confiants dans notre avenir même si les doutes existent toujours", admet Gérard Cazorla.

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Après 1336 jours d'occupation de l'usine et l'annulation par la justice de trois plans de sauvegarde de l'emploi, les ouvriers de Fralib ont finalement remporté leurs bras de fer avec la multinationale Unilever. La direction de ce géant de l'agroalimentaire prévoyait la fermeture de cette usine fabriquant des sachets de thés et d'infusions. En mai 2014, Unilever jette l'éponge et un accord de fin de conflit est signé. Les salariés obtiennent une enveloppe de  20 millions d'euros et leur outil de travail pour réaliser leur projet de coopérative : sur les 182 salariés de l'usine, ils sont 57 à se lancer dans l'aventure de cette Scop. Le reportage de Nicolas Joxe et Jean-Claude Duchène.

Un clic sur le lien ci-dessous.

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Les anciens de Fralib certifiés Bio

La coopérative va commencer sa production propre de thé et infusion avec une certification Bio.
Une victoire de plus pour les anciens salariés d'Unilever.

L'organisme Ecocert vient de certifier Bio pendant un an la SCOP TI (TI pout Thés et Infusions) d'Aubagne.
Selon les salariés :

"Nous pensons que nous tiendrons les objectifs que nous nous sommes fixés à la sortie du conflit avec le Groupe  UNILEVER en mai dernier, à savoir boucler toute la partie juridique, administrative, choix de stratégie commerciale etc… avant la fin de l’année et de démarrer l’activité au premier trimestre de l’année prochaine"


Reste à conquérir le marché de la grande distribution pour que l'activité se pérennise. 

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Fralib : Unilever va verser près de 20 millions d'euros

Les Fralib ont obtenu presque 20 millions d’euros contre la signature d’un accord de sortie de crise avec Unilever. C’est la fin d’une « lutte exemplaire qui marquera l’histoire du mouvement ouvrier », estime leur avocat.

Après 1.336 jours de résistance, les salariés de Fralib ont finalement obtenu d’Unilever la signature d’un accord de sortie de conflit à leur avantage : les 76 encore en lutte vont toucher un total de 19,1 millions d’euros pour monter leur projet de Scop TI (Thé et Infusion) et le soutien du groupe pour la recherche de débouchés commerciaux. Contraint par la perspective d’un nouveau refus de son Plan de Sauvegarde de l’Emploi, le quatrième depuis 3 ans sur lequel l’administration devait se prononcer au plus tard lundi soir, le géant de l’agroalimentaire a accepté dans l’après-midi de lundi de répondre favorablement aux exigences des salariés. L’outil, valorisé 7 millions d’euros, leur sera donné. Ils obtiennent en plus 1,5 million d’euros de fonds de roulement, une enveloppe de 500.000 euros pour la formation, un investissement de 250.000 euros pour la création d’une nouvelle ligne de coupe et diverses contributions pour la remise en ordre de marche des machines, la construction d’une marque, le recrutement de personnels commerciaux, et la réalisation d’une étude de marché. Chacun recevra pour finir une prime de 100.000 euros s’ajoutant aux indemnités légales « pour le préjudice subi ».

Unilever garde la marque Elephant

Selon les termes de l’accord, Unilever est parvenu à conserver la marque Eléphant que leur réclamaient les salariés. « Cette signature clos une lutte exemplaire qui marquera l’histoire du mouvement ouvrier », est venu témoigner leur avocat, maître Amine Ghemin.Le projet alternatif de Scop étudié en novembre 2012 par le cabinet Progexa va maintenant pouvoir se dérouler. Une soixantaine de salariés sur les 76 qui restaient en lutte devraient y participer. Plusieurs pistes vont devoir être exploitées pour permettre à l’usine de produire les 1.000 tonnes annuelles nécessaires à son équilibre. Le groupe Unilever refuse toujours de lui sous-traiter une part de sa production, mais il a levé les clauses de non-concurrence et d’exclusivité sur les machines qui empêchait au site de tourner à plein régime.La Scop TI vise d’abord les marques distributeur qui sont aujourd’hui livrées par un unique producteur en France. « Une seconde source doit leur permettre de sécuriser leur approvisionnement », estime Olivier Leberquier, délégué CGT au coeur du projet. Il vise un quart du marché représentant environ 600 tonnes. La construction d’une marque propre devrait permettre d’écouler 300 tonnes supplémentaires selon le business plan, dont 50 sur Internet. Une vingtaine d’autres tonnes pourrait être livrées à deux sociétés distributrices de produits coopératifs. Si ces marchés sont remplis, le chiffre d’affaires de la Scop pourrait avoisiner 14 millions d’euros dès le premier exercice, puis 19 millions un an plus tard. Des discussions de sous-traitance engagées avec le groupe britannique Global Tea pourrait même doubler ces perspectives. « C’est maintenant que la vrai lutte commence », a conscience Olivier Leberquier.

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Plus de trois ans maintenant que les Fralib occupent leur usine de thés, propriété de la multinationale Unilever, en Provence. C’est là que se sont déroulées fin janvier les premières rencontres européennes de « L’économie de travailleurs ». Au cœur de cette usine récupérée en lutte, des ouvriers venus d’Italie, de Serbie et de Grèce ont échangé avec des syndicalistes d’Amérique du Sud. Une internationale ouvrière contre la liquidation de l’emploi industriel et pour la reprise en main de l’outil de production.

Rime, ouvrière des Fralib à Gémenos (Bouches-du-Rhône) me conduit à travers l’usine en ce week-end des rencontres de l’économie ouvrière. Dans la continuité du grand mouvement de récupération d’entreprises entamé en Argentine, ces rencontres en sont à leur quatrième édition en Amérique latine. Et s’exportent désormais en France. « Il ne s’agit pas de faire un congrès universitaire mais de concrétiser des rencontres entre travailleurs et universitaires », annonce Andrès Ruggieri, chercheur à Buenos Aires. Du maté autogéré est offert aux participants par les Fralib, jamais à court d’idées. Andrès Ruggieri explique que c’est bien la nécessité qui a poussé les travailleurs dans la voie autogestionnaire.

Si aujourd’hui l’Argentine compte 310 entreprises « récupérées », le mouvement est tout de même marginal, en raison de l’affrontement avec le marché concurrentiel et avec ses propres démons : la capacité des personnes à changer de modèle. Gérard et Olivier, deux des meneurs CGT des Fralib ont installé ce « congrès » au beau milieu de leur usine, entre deux lignes de conditionnement (lire notre reportage). C’est le monde qui vient à eux aujourd’hui. A Gémenos ou en Europe, lors de restructurations, de plans sociaux, des travailleurs refusent la destruction de leurs emplois.

Expérimentation sociale

C’est le cas à Rome avec Officine Zero, les ex-salariés de la compagnie des wagons-lits italiens. Comme à Milan, la fermeture de leur société les a poussés à créer autre chose, plus conforme à leurs désirs : le soutien aux précaires et surtout l’expérimentation sociale. Dans d’autres cas, comme à Scandanio, plus au nord de l’Italie, la société Greslab qui fabriquait de la céramique vient s’ajouter au mouvement des coopératives, mais en intégrant le système avec les prêts de banques éthiques.

En France, « on commence à tourner la page de la lutte syndicale et à devenir de vrais entrepreneurs », lance Christophe Barbier, secrétaire du comité d’entreprise Pilpa. A Carcassonne, Fabrique du Sud (ex-Pilpa) élabore un projet de production de crèmes glacées en société coopérative (Scop). Souvent soutenues en France par des syndicats ou le Front de gauche, ces organisations changent leurs pratiques.

« Une citadelle de l’autre économie »

Stefano est venu de Milan, où il occupe son ancienne usine, Maflow, depuis février 2013. Auparavant, l’usine fabriquait des composants automobiles pour BMW. Un patron sans scrupule a vidé l’usine des machines, et les camions sont partis en Pologne. Un scénario assez semblable à d’autres cas européens : réduction du personnel, augmentation du travail et liquidation finale des derniers salariés. La messe est dite. Les salariés ont payé. « Mais que faire avec une usine vide ? », demande Stefano. La reconvertir en usine écologique, en réfléchissant tous azimuts. Récupérer les ordinateurs et les machines usagées. « Notre idée principale : réutiliser. Mais aussi Ri-nascita (renaissance), Recupero, Reddito (revenu), Ri-voluzione… », explique-t-il en lisant son propre tee-shirt.

En mars 2013, c’est donc la naissance de « Ri-Maflow », constituée en coopérative sociale. « Ça ressemble à un centre social, mais si la police nous expulse, 500 personnes arrivent... ». Le propriétaire de l’usine occupée est une banque. L’usine s’est transformée en Groupe d’achat solidaire, mais la reconversion est longue. Alors comme à Officine Zero, ils proposent des activités variées, un bar, de la restauration, avec l’objectif de créer « une citadelle de l’autre économie ».

Limites du système autogestionnaire

Les revers existent. En Serbie, l’autogestion s’est arrêtée pour les ouvriers actionnaires de l’entreprise pharmaceutique Jugoremedija à Zrenjanin, après les élections de 2012 qui ont porté au pouvoir des nationalistes pro européens. Les salariés poursuivaient avec difficulté un modèle hérité du titisme [1], dans une Europe capitaliste. Le maréchal Tito avait inscrit dans la constitution ce modèle économique et social particulier. Un siècle avant, la Commune de Paris avait brièvement expérimenté cette voie.

L’expérience de Mondragon au Pays Basque a montré les limites du système. Les Fagor ont avalé les Brandt sans coup férir, avant de mettre la clé sous la porte. Chez les zapatistes, on fête discrètement 20 ans d’insurrection. « L’alternative, c’est pas malin », chantait François Béranger. Mais l’autogestion, c’est pas de la tarte...

 

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Ci-dessous 2 vidéos de la table ronde du samedi 6 juillet 2013 organisée par CAMédia : Fralib, Florange et LIP. Cliquez sur le lien pour prendre connaissance des vidéos. De très bonnes interventions.

  

http://www.dailymotion.com/video/x11lc0m_table-ronde-du-samedi-6-juillet-2013-organisee-par-camedia-frablib-florange-et-lip_news

 http://www.dailymotion.com/video/x11la9k_rencontres-came-dia-montluel-2013-partie-2_news

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COMMUNIQUE DES SYNDICATS CGT CFE/CGC,

ELUS ET REPRESENTANTS AU COMITE D’ENTREPRISE

FRALIB GEMENOS, FNAF CGT ET UL CGT AUBAGNE .

 

SANS RESPECTER LES DECISIONS DE JUSTICE UNILEVER

RELANCE UNE 4ème PROCEDURE

Hier mercredi 15 janvier 2014 a été marqué par le début d’une nouvelle procédure initiée par le groupe UNILEVER (Fralib saison 4). En effet après plusieurs tergiversation et recul successif de la direction sur le démarrage d’une nouvelle procédure , laissant imaginer que le Groupe UNILEVER était enfin venu à la raison compte tenu des décisions de justice, la direction a donc décidé de redémarrer une nouvelle procédure pour tenter d’échapper à la décision du juge de l’exécution. Le Groupe UNILEVER a donc pris la lourde responsabilité de continuer à ne pas respecter les décisions de justice de notre Pays. En effet le Groupe UNILEVER et la Société FRALIB présente un PSE pour 14 salariés, à savoir les salariés protégés qui sont toujours à l’effectif, en raison du refus de l’Administration d’autoriser leur licenciement. Or il ressort très clairement aussi bien de l’Arrêt rendu par la Cour d’Appel d’Aix en Provence le 28 février 2013 que du jugement rendu par le Juge de l’exécution du TGI de Nanterre en date du 22 octobre 2013, qu’il a été ordonné à la Société FRALIB SOURCING UNIT de présenter un nouveau PSE pour les 182 salariés de l’entreprise. C’est un véritable scandale, ils tentent de privés les salariés de FRALIB en lutte de leur droit. Nous avons d’ores et déjà pris toutes les dispositions nécessaires pour engager toutes les procédures Judiciaires devant l’ensemble des juridictions et administrations compétentes afin de faire respecter le droit Français.

Nous aurons dans les prochains jours l’occasion de revenir sur ce nouvel épisode de notre conflit qui une nouvelle fois ne grandit pas l’image et la réputation du Groupe UNILEVER.

       Gémenos,  Le 16 janvier 2014

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