SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Olivier Leberquier, délégué CGT sur le site de l'usine, à Gémenos.

Olivier Leberquier, délégué CGT sur le site de l'usine, à Gémenos. p.magnien / 20 minutes

social Nouvelle audience sur le troisième PSE

Ils sont une trentaine dans la salle d'audience du tribunal. Une autre moitié patiente à l'extérieur. Les salariés de Fralib, usine de thé et d'infusion de Gémenos menacée de fermeture par le groupe Unilever, ont la peau dure. Depuis plus de 550 jours, ils se battent becs et ongles pour sauver leurs emplois. Pour la troisième fois, ils ont attaqué mercredi devant le juge des référés le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).

«Regarder la réalité en face»
«Si Unilever pense qu'ils nous auront à l'usure, ils se fourrent le doigt dans l'œil», assène Olivier Leberquier, le délégué CGT. De son côté, la direction met en avant les motifs économiques «Après 18 mois de discussions, il faut que les salariés voient la réalité, elle est difficile mais il faut la regarder en face, estime-t-elle. Le site est en surproduction, la réalité économique est là.» Mercredi matin, pendant l'audience, l'avocat des salariés a justement remis ce motif en question. «Les raisons économiques invoquées ne sont plus d'actualité, il y a eu un renversement de tendance», plaide Amine Ghenim. «Nous ne sommes pas là pour débattre du projet de fermeture mais ce n'est pas sérieux de dire que le marché du thé a explosé», rétorque l'avocat d'Unilever, Laurent Deschaud, citant une décision de la cour d'appel d'Aix de fin 2011 confirmant les raisons économiques. Le conseil a aussi balayé les arguments de l'avocat des Fralib sur le reclassement, jugeant «pertinents» les postes proposés. «Pourtant, Unilever propose 11 postes à Amora alors qu'il reste encore 72 salariés de l'entreprise sur le carreau après un plan social», affirme Amine Ghenim. Pour lui, la procédure légale de consultation du CE est entachée d'irrégularités, notamment à cause du manque d'information transmise aux salariés. Le juge devrait rendre sa décision le 20 avril.

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Hier, une soixantaine de salariés ont occupé la direction régionale du travail et de l'emploi pendant trois heures

Conférence de presse hier, à l'issue d'une rencontre avec les fonctionnaires, aux côtés des représentants de l'Union départementale CGT.

Conférence de presse hier, à l'issue d'une rencontre avec les fonctionnaires, aux côtés des représentants de l'Union départementale CGT.

 "C'est un scandale politique !" Hier, Gérard Cazorla, secrétaire CGT du comité d'entreprise de Fralib, ne mâchait pas ses mots. Une soixantaine de salariés ont envahi la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) à Marseille, pour demander des comptes à ses responsables, Patrick Bonello, secrétaire général de l'unité territoriale des Bouches-du-Rhône, et Dominique Guyot, en charge des mutations économiques.

Des remarques, sur le Plan de sauvegarde de l'emploi

Plus précisément, les représentants du personnel réclamaient la lettre que l'administration avait fournie, lors des précédentes procédures, dans laquelle les représentants du ministère du travail formulaient des remarques, concernant le Plan de sauvegarde de l'emploi. "Le ministre du Travail Xavier Bertrand a donné l'ordre de ne pas rédiger cette lettre", affirmait Gérard Cazorla hier matin, après une réunion houleuse avec les responsables de la Direccte.

"Le code du travail prévoit en effet que l'administration puisse faire des observations. Pour le premier PSE nous avions formulé des remarques. Là, la lettre n'est pas faite", expliquait en apparté Dominique Guyot qui ne répondait toutefois pas à la question essentielle, "pourquoi ne pas faire de lettre cette fois-ci ?

Un dossier à portée "nationale"

La fonctionnaire résistait même, pendant près d'une heure, à la salve de questions formulées par les salariés, cherchant à lui faire dire que le ministère faisait obstacle à la rédaction du document. Les réponses, - entendues à travers la porte, puisque la presse n'était pas conviée à cette réunion par les fonctionnaires, qui n'avaient pas de directive de communication -, laissaient cependant place à l'interprétation.


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"On ne peut penser que ce que pense le ministre", soulignaient ainsi les fonctionnaires, précisant que "ce dossier a une portée nationale", et surtout que seule une délégation du ministre, les mandatait pour rédiger tout document dans ce dossier. "On ne nous a pas donné l'autorisation de le faire", poursuivaient les représentants de l'administration, qui rappelaient au passage qu'un avis concernant le PSE avait déjà été formulé le 1er décembre dernier, "On ne prendra pas d'autre acte sous l'en-tête de la Direccte."

Une action en justice

Mais les Fralib voient les choses autrement. Pour les représentants du personnel, le nouveau PSE, comme le précédent, présente de graves lacunes, malgré les avancées que met en avant le groupe Unilever : il ne porte que sur 103 salariés, alors que l'entreprise en compte 182, et surtout la direction considère que la fermeture est irréversible. "On consulte les salariés sur une décision qui est déjà prise, à partir d'une raison économique qui date de 2010 !", lançait, révolté, Olivier Leberquier.

Devant le silence de l'administration, (nous avons contacté le cabinet de Xavier Bertand hier, qui, n'a pu nous répondre), c'est donc une fois de plus devant la justice, que les Fralib, qui ont une fois encore entamé une procédure, trouveront des réponses. "Nous avons décidé ce matin en assemblée générale de placer à nouveau notre usine sous surveillance", ont-ils annoncé à l'issue de leur rencontre avec les fonctionnaires.

 

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Un espoir de plus pour les salariés. Mardi 6 mars, le directeur de MFB Lario, basé à Aix-en Provence s’est engagé à participer au projet de solution alternative voulu par les employés de l’entreprise des thés "Elephant". L’entrepreneur investit 300 000 euros de sa poche pour relancer l’activité, mais il propose surtout d’être l’intermédiaire entre les employés et le groupe Unilever, responsable du site de Gémenos. "L’entreprise est viable si l'activité repart" affirme Bernard Ruspini. "Je suis là pour régler un contentieux" poursuit le dirigeant de MFB Lario œuvrant dans le logement social dans la région. "C’est une question d’envie d’entreprendre surtout dans cette usine, véritable patrimoine provençal ".

Une partie loin d’être gagnée
Un engagement forcément le bienvenue de la part des salariés. Denis travaille depuis 20 ans aux thés Eléphant, il reprend espoir. "Au fur et à mesure notre projet grandit, cette convention rend crédible la solution alternative. C’est sûr que c’est une bonne nouvelle mais il est encore difficile de crier victoire". Une réserve partagée par les représentants syndicaux des salariés car le groupe Unilever n’entend pas investir le moindre euro dans ce projet de reprise des salariés. "Le problème, ce sont les débouchés. Il y a plus de capacité à produire que de capacités à vendre dans le marché du thé" affirme Angel Llovera. Un comité d’entreprise doit aujourd’hui entériner le plan de sauvegarde de l’emploi présenté par la direction d’Unilever. Jusqu’à fin mars, chacun des 102 employés sera consulté pour un éventuel reclassement avant l’envoi des lettres de licenciement en avril.

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Un clic sur le logo pour vous rendre sur leur site. Pour écouter le titre c'est ICI

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MARSEILLE - Environ 70 salariés de l'usine Fralib (groupe Unilever) de Gémenos (Bouches-du-Rhône) se sont rassemblés sur le site mardi matin pour redemander la reprise de l'activité, un mois et demi après l'annulation d'un plan social, a-t-on appris auprès de la CGT.

"Le 8 décembre, la direction nous avait envoyé une note de service précisant que le site serait fermé pour congés entre le 23 décembre et le 2 janvier. On l'a prise au mot et, symboliquement, on a appelé les salariés à se rassembler à partir de 07H00", a déclaré à l'AFP Olivier Leberquier, l'un des délégués syndicaux CGT.

"Notre huissier a constaté l'absence de la direction qui continue à faire comme si le plan social n'avait pas été invalidé", a-t-il ajouté.

Le 17 novembre, la cour d'appel d'Aix-en-Provence avait annulé le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) "compte tenu de la grave insuffisance des mesures proposées au regard des moyens du groupe Unilever".

Selon le syndicaliste, plus d'une centaine de salariés, sur les 182 touchés par le projet de fermeture (dont 155 déjà licenciés), annoncé à l'automne 2010, réclament le redémarrage de l'activité.

Un chiffre confirmé par un porte-parole de la direction: "Aujourd'hui, l'effectif de l'entreprise est de 106 personnes."

Le personnel de l'usine -la seule à produire en France les thés Lipton et les infusions Eléphant- soutient un projet alternatif de reprise par un collectif de salariés, passant notamment par l'abandon par Unilever de la marque Eléphant, exclusivement vendue en France et majoritairement fabriquée à Gémenos avant l'annonce de la restructuration.

Ce scénario a été rejeté à plusieurs reprises par la direction du groupe, qui estime que "l'arrêt (de l'usine) est inéluctable à terme" et travaille à l'élaboration d'un nouveau PSE, tout en réclamant la fin de l'occupation du site dont "l'audit est en cours".

Fralib s'inscrit pleinement dans le slogan "produire en France", très prisé par les prétendants à l'Elysée, a argué le représentant de la CGT: "Si le gouvernement laisse faire Unilever, nous aurons une marque française produite à l'étranger."

 

 

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le plan social voulu par Unilever en France jugé sans valeur

BAFFE

La Cour d'appel d'Aix-en -Provence, dans les Bouches-du-Rhône, a décidé d'annuler la validité des licenciements prononcés dans le cadre du projet de fermeture de Fralib, seule usine en France du groupe Unilever à fabriquer les thés Lipton et les infusions Elephant.

La validité d'un plan de sauvegarde décidé dans une filiale doit être appréciée au regard des moyens du groupe dont elle dépend. C'est au regard de ce principe que la Cour d'appel d'Aix-en -Provence, dans les Bouches-du-Rhône, a décidé d'annuler la validité des licenciements prononcés dans le cadre du projet de fermeture de Fralib, seule usine en France du groupe néerlandais Unilever à fabriquer les thés Lipton et les infusions Elephant.

LOGO Fralib

"Les chiffres donnés par Fralib permettent de constater que le chiffre d'affaires du groupe est en pleine croissance sur le plan mondial, toutes activités confondues, plus 44 milliards d'euros en 2010, 11% de mieux qu'en 2009", peut-on lire dans le document dont Reuters s'est procuré une copie. Le plan social est donc "'sans valeur" et les licenciements qui l'accompagnent, invalides.

L'annonce de la fermeture du site qui compte 182 personnes remonte au 29 septembre 2010. A l'époque, l'entreprise justifie sa décision par "les difficultés structurelles d'Unilever sur le marché du thé et des infusions en Europe de l'Ouest" et les problèmes de compétitivité du site. Objection des syndicats. "Cela fait 78 ans que le thé est fabriqué en Provence, pas question qu'il parte d'ici", avait alors déclaré le délégué CGT de l'entreprise, Olivier Leberquier. "L'argument d'un manque de compétitivité ne tient pas. On va fabriquer à l'étranger des produits destinés au marché français".

Depuis, l'affaire a fait du bruit et François Hollande, candidat à l'élection présidentielle, s'était déplacé sur le site de Fralib promettant de "faire pression" sur leurs dirigeants afin que les machines et la marque Eléphant soient cédées aux employés dans le cadre d'une solution de reprise des activités.

Avec la décision des juges ce jeudi, le rapport de force passe du côté des salariés. "La procédure engagée et les licenciements sont rendus caducs par le tribunal. Le groupe Unilever n'a plus le choix, il doit négocier et donner satisfaction aux revendications des salariés", a affirmé la CGT dans un communiqué.

Ceux qui luttent peuvent gagner ou perdre ; ceux qui ne luttent pas ont déjà tout perdu !

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CRS

Non ce n'est pas film, mais la réalité du traitement d'UNILEVER à ses salariés qui défendent leur outil de travail. Eh oui, voilà le vrai visage d'UNILEVER. Déclaration des élus CGT de FRALIB

La direction de FRALIB et le groupe UNILEVER, sont venus très tôt ce matin, accompagnés cette fois d’une trentaine de garde du corps, véritable milice patronale.
Les salariés ont respecté scrupuleusement les décisions de justice, y compris la dernière, celle qui malheureusement, légitime la présence des gardes du corps armés à l’intérieur de l’usine.
Cette dernière décision de justice, pour laquelle nous avons fait appel, que nous pouvons que regretter, nous l’avons dénoncée dès le 25 octobre.
Cette décision a donné la possibilité à la direction d’agir de la sorte, et de créer une situation de violence que les salariés ont subit ce matin.
Trois de nos camarades ont dû se rendre aux urgences, et 2 camarades (femmes) ont dû être transportés par les pompiers, victimes d’agression physique de la part de la milice mise en place par la direction.
Ce matin, nous avons atteint un sommet dans l’escalade de la violence et la provocation patronale, dont ils se sentent légitimés par cette décision de justice, afin de mettre en place leur milice à l’intérieur de l’usine. Après avoir donné les ordres, la direction a quitté les lieux.
Alors que la direction a motivé devant la justice la présence des gardes du corps armés uniquement pour sa protection physique, ce qui a été retenu par le juge pour justifier leur présence à l’intérieur du site.
Voilà qu’une fois la direction partie, pas moins de trente miliciens ont bloqué les accès de l’usine aux salariés et leurs représentants, les empêchant de rentrer.
La direction cherche par tous les moyens de créer les conditions pour faire sortir les salariés de l’usine, les coupant ainsi de leurs représentants, elle se présente entourée de gardes du corps provocateurs, huissier de justice, gendarmes, police municipale.
Les salariés de FRALIB avec leurs représentants ont repris leur place légitime dans l’entreprise. La milice a dû quitter les lieux mettant en échec cette nouvelle provocation patronale.
Nous condamnons avec la plus grande fermeté, ce comportement scandaleux, d’une direction fachisante contre des femmes et des hommes qui ne demandent qu’une chose, TRAVAILLER.
Le gouvernement par son silence se rend complice de ces méthodes.
Les salariés de FRALIB sont en lutte depuis le 28 septembre 2010, contre la fermeture de leur usine, et pour le maintien de l’activité industrielle et des emplois. Il est urgent que les dirigeants de notre pays assument leurs responsabilités, fassent cesser ces méthodes indignes et organisent dans les plus brefs délais une table ronde nationale que nous demandons depuis plusieurs mois.
Gémenos
Le 07 Novembre 2011

Déclaration de la fédération CGT, de l'Union Départementale CGT (13) et des articles de presse. ICI


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 DECLARATION CGT / CFE.CGC FRALIB GEMENOS

 

  

 La direction de FRALIB et le groupe UNILEVER, sont venus très tôt ce matin, accompagnés cette fois d’une trentaine de garde du corps, véritable milice patronale.

Les salariés ont respecté scrupuleusement les décisions de justice, y compris la dernière, celle qui malheureusement, légitime la présence des gardes du corps armés à l’intérieur de l’usine.

Cette dernière décision de justice, pour laquelle nous avons fait appel, que nous pouvons que regretter, nous l’avons dénoncée dès le 25 octobre.

Cette décision a donné la possibilité à la direction d’agir de la sorte, et de créer une situation de violence que les salariés ont subit ce matin.

Trois de nos camarades ont dû se rendre aux urgences, et 2 camarades (femmes) ont dû être transportés par les pompiers, victimes d’agression physique de la part de la milice mise en place par la direction.

Ce matin, nous avons atteint un sommet dans l’escalade de la violence et la provocation patronale, dont ils se sentent légitimés par cette décision de justice, afin de mettre en place leur milice à l’intérieur de l’usine. Après avoir donné les ordres, la direction a quitté les lieux.

Alors que la direction a motivé devant la justice la présence des gardes du corps armés uniquement pour sa protection physique, ce qui a été retenu par le juge pour justifier leur présence à l’intérieur du site.

Voilà qu’une fois la direction partie, pas moins de trente miliciens ont bloqué les accès de l’usine aux salariés et leurs représentants, les empêchant de rentrer.

La direction cherche par tous les moyens de créer les conditions pour faire sortir les salariés de l’usine, les coupant ainsi de leurs représentants, elle se présente entourée de gardes du corps provocateurs, huissier de justice, gendarmes, police municipale.

Les salariés de FRALIB avec leurs représentants ont repris leur place légitime dans l’entreprise. La milice a dû quitter les lieux mettant en échec cette nouvelle provocation patronale.

Nous condamnons avec la plus grande fermeté, ce comportement scandaleux, d’une direction fachisante contre des femmes et des hommes qui ne demandent qu’une chose, TRAVAILLER.

Le gouvernement par son silence se rend complice de ces méthodes.

Les salariés de FRALIB sont en lutte depuis le 28 septembre 2010, contre la fermeture de leur usine, et pour le maintien de l’activité industrielle et des emplois. Il est urgent que les dirigeants de notre pays assument leurs responsabilités, fassent cesser ces méthodes indignes et organisent dans les plus brefs délais une table ronde nationale que nous demandons depuis plusieurs mois.

 

http://www.lcm.fr/fr/videos/id-235253-le-journal-de-11h45  Cliquez sur ce lien pour voir la video (à partir de 01mn50)

 

Gémenos

Le 07 Novembre 2011

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Info FRALIB

 

  

  

 

"Nous avons pris connaissance de l’ordonnance rendue le 24 octobre 2011 par le TGI de Marseille suite à l’assignation par FRALIB de 26 salariés pour entrave à la liberté du travail et la libre circulation des biens et des personnes.
Cette décision est injuste et illustre une justice de classe. Aussi, avons-nous décidé de faire appel.
Une première ordonnance avait déjà été rendue dans ce sens le 28 septembre dernier et nous l’avons strictement respectée. Le Directeur de l’usine, accompagné de son Huissier de Justice, a été expressément invité à pénétrer en toute liberté dans l’usine, et à deux reprises en présence d’un Huissier que nous avions nous-mêmes mandaté pour établir des PV de constat, et en présence également d’éléments de la Gendarmerie Nationale qui lui ont proposé de l’accompagner dans l’enceinte de l’usine.
Toujours dans le strict respect de l’ordonnance rendue, nous nous sommes par contre opposés à ce que la dizaine de vigiles armés de cannes de combat qui accompagnaient le Directeur accèdent à l’usine. Aux termes de la première ordonnance rendue, il avait été ordonné l’«interdiction d’accès au site de toute personne porteuse de tout objet quel qu’il soit, qui serait susceptible d’être utilisé pour porter atteinte à l’intégrité physique ou morale et à la sécurité des personnes ». L’ordonnance qui vient d’être rendue « légitimise » ainsi l’accès à ces vigiles armés et la présence de milices privées à l’intérieur de l’entreprise.
Ce qui a été interdit dans la première ordonnance est aujourd’hui permis s’agissant des vigiles accompagnant le Directeur du site…
Devant cette dérive très grave et les conséquences qui peuvent en découler, chacun devra prendre ses responsabilités.

En second lieu, notre décision de faire appel se justifie par le fait que le jugement ne prend en compte que les éléments et arguments fallacieux avancés par la Direction de Fralib.
Alors qu’il ressortait des PV de constat effectués par l’Huissier de Justice que nous avons mandaté qu’à aucun moment les salariés ni leurs représentants ne détenaient les clés de l’usine, voilà qu’on nous présente comme les détenant. Cela est totalement faux, d’autant que ces clés n’existent pas, le portail étant automatique. De la même manière, alors que les agents de la Société ETIC, chargés de la surveillance et de la sécurité du site affirment clairement devant un Huissier de Justice qu’ils vaquent librement à leurs occupations, voilà qu’ils sont présentés comme…des otages des salariés, partant des seules constatations faites par l’Huissier de Justice mandaté par la Direction de Fralib.
Il ressort de l’ordonnance que n’ont été pris en compte que les éléments contenus dans les procès verbaux établis par l’Huissier mandaté par la Direction de Fralib. Pourquoi ceux établis par l’Huissier mandaté par les salariés et leurs représentants seraient-ils moins probants ?
Cette nouvelle procédure, initiée par la société Fralib et le groupe UNILEVER, est une nouvelle provocation. Elle est en droite ligne du mépris dont ils font preuve à l’égard des salariés et de leurs représentants.
Non contents de les avoir licenciés injustement, Fralib et Unilever n’hésitent pas aujourd'hui à les traîner régulièrement et injustement devant les tribunaux. Les salariés ont même été traités de « talibans » à l’occasion de l’une des audiences. Au lieu d’abuser de recours en justice, Unilever serait mieux inspiré d’accepter la tenue de la table ronde nationale revendiquée par les salariés.
La société Fralib et le groupe Unilever ont à ce jour investi 1,2 million d’euros en frais d’huissier à leur disposition quasiment en permanence et en vigiles. Ce montant est supérieur à celui qu’ils disent vouloir consacrer à la revitalisation du site qui n’est que de 977 000 euros.
Comme nous l’avons fait après la première ordonnance, nous appliquerons la seconde rendue tout en en faisant appel.

Au moment de finaliser la présente déclaration, nous venons d’apprendre avec indignation que la Direction de Fralib a procédé à d’importantes retenues sur la rémunération de plusieurs salariés, estimant qu’ils étaient en grève. Et ce alors même qu’il n’y a plus d’activité sur le site depuis plusieurs mois, sur décision de la société elle-même. Unilever, non content de jeter à la rue 182 salariés, veut les affamer.
Cette décision est absolument scandaleuse. Voilà le véritable visage de cette multinationale qui, malgré des bénéfices faramineux, ferme notre usine, nous licencie et plonge des mères et pères de famille dans la précarité et la misère.
Que le groupe Unilever et la société Fralib, ainsi que l’opinion publique, sachent que rien n’arrêtera notre détermination de maintenir notre activité industrielle de fabrication de thé et d’infusions sur le site de Gémenos, à préserver nos emplois et notre outil industriel et à faire avancer nos légitimes revendications et propositions économiques contenues dans notre solution alternative."


(communiqué  CGT Fralib)

 

 

 

 

 

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L'appel national de la CGT à venir soutenir les grévistes a été entendu

 Rien, pour l'heure, ne semble entamer leur détermination. Plus d'un an après l'annonce de la fermeture de leur usine, les Fralib ont à nouveau fait entendre leur voix hier, lors d'une journée de manifestation à laquelle ont participé près de 600 cégétistes venus des quatre coins du pays en train, en voiture ou en bus.

À l'appel de la Fnaf CGT (Fédération nationale agroalimentaire et forestière), tous se sont retrouvés hier matin devant l'usine Fralib de Gémenos, avec sur le dos un tee-shirt slogan : "Unilever tue l'emploi". Marie-José, 59 ans, salariée de Barry-Callebaut, a passé 6 heures dans le bus pour venir de Dijon. Gaëtan, 61 ans, retraité d'une cave coopérative, est arrivé de l'Aude, après cinq heures de voiture, en compagnie d'une vingtaine de "collègues de la CGT", ramassés à "Narbonne, Béziers et Nîmes".

Du Havre à Bordeaux en passant par Nantes, tous sont venus manisfester

À leurs côtés, des délégations parties du Havre, de Nantes, de Bordeaux, de Toulouse, d'Avignon, d'Arles…, issues d'entreprises comme Moët et Chandon, Bollinger, Bonduelle, Heinz ou Bleu de Bresse. Avec la même volonté affichée : "Empêcher la fermeture" de l'usine provençale et "sa délocalisation en Pologne". "Ce n'est qu'en montrant notre nombre, notre force, que l'on pourra faire fléchir des groupes comme Unilever", martelait Gaëtan en allant récupérer sa barquette de paella.

Car avant de rejoindre Marseille dans l'après-midi, les grévistes et leurs supporters ont cuit 50 kg de riz pour restaurer les troupes, gonflées à bloc par le spectacle d'Audrey Vernon. La jeune comédienne, speakerine sur Canal plus Décalé, a épousé depuis le début de l'année la cause des Fralib. En juillet, elle leur présentait son spectacle, "Comment épouser un milliardaire", au théâtre Silvain.

Sur fond de lecture des textes de Marx

Hier, tout de rouge vêtue, elle était de retour devant eux pour une lecture de correspondances entre Marx, son épouse Jenny et leur meilleur ami, Friedrich Engels. "Jouer et dire des textes comme ceux de Marx dans ce lieu (l'usine) est artistiquement intéressant, explique-t-elle. Ça n'a pas la même portée que sur une scène traditionnelle. Je suis très heureuse de venir jouer ici. C'est plus de communication avec le public, car il sait que ce que je dis n'est pas caricatural."

Le spectacle achevé, la paella engloutie, les manifestants ont pris la direction de Marseille, pour une manif en trois étapes. D'abord Notre-Dame-de-la-Garde, "parce que la Bonne Mère, c'est comme notre marque, L'Eléphant, c'est le patrimoine de Marseille, soulignait Olivier Leberquier, un des deux chefs de file des grévistes,et parce qu'il ne viendrait à personne l'idée de délocaliser ce patrimoine en Pologne ou en Belgique."

"Nous sommes loin d'être morts"

Dans la foulée, les manifestants ont rejoint la place du général de Gaulle, où siège le Medef des Bouches-du-Rhône, organisant un pilonnage en règle de la façade avec des sachets de peinture verte et rouge. Fumigènes à la main, les salariés en grève criaient sous les fenêtres du syndicat patronal "Fralib vivra". Vers 17 heures, le cortège s'est déplacé jusque sur le Vieux-Port, bloquant la circulation sur l'ex-quai des Belges, désormais baptisé quai de la Fraternité.

Juché sur un camion, Olivier Leberquier continuait de motiver les troupes. "Ils veulent faire croire que c'est la fin, mais nous sommes loin d'être morts", martelait-il avant la dislocation de la manif, assurant que "même les coups de matraque" ne leur feraient "pas baisser la tête."

En attendant que la procédure de fermeture de l'usine soit examinée par la cour d'appel d'Aix, le 19 octobre, Olivier Leberquier continue de réclamer au nom des Fralib qu'Unilever cède la marque Eléphant à ses futurs ex-salariés pour que l'usine continue de tourner. Mais ça, c'est une autre histoire.

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Le tribunal de grande instance de Marseille ne demande pas l’expulsion des salariés de Fralib sur le site de Gémenos.

MM. Llovera et Cormier, respectivement directeur général et DRH de Fralib, auront pris, une fois de plus, leurs rêves pour des réalités. Leur plainte pour entrave à la liberté du travail émise à l’encontre de six salariés de l’entreprise n’a pas abouti, de la part du tribunal de grande instance de Marseille, à une décision d’expulsion des occupants du site. « C’est pour nous, souligne Olivier Leberquier, délégué syndical CGT, la reconnaissance explicite, de la part de ce tribunal, de la légitimité d’une occupation qui a été décidée par 98% du personnel de l’entreprise. »
Et si cette cour ordonne aux salariés de « cesser les entraves à la liberté du travail » en autorisant l’accès à l’entreprise, elle n’a pas pour autant donné raison aux termes outranciers employés par les plaignants à l’encontre des salariés, qualifiés purement et simplement de « talibans ».


De nombreuses manifestations de solidarité
Un jugement dont se félicitent Olivier Leberquier et ses camarades. Qui d’ailleurs ont toujours contesté tout à la fois l’atteinte à la liberté du travail qui leur a été reprochée, puisqu’il n’y a plus aucune activité à l’intérieur de l’entreprise, ainsi que celle à la libre circulation des personnes qui n’a fait l’objet d’aucune plainte de la part des salariés. « L’assistante sociale peut elle-même témoigner du fait qu’elle n’a eu aucune difficulté à pénétrer dans l’enceinte du site. »
Pas contestées non plus par la cour, les nombreuses manifestations de solidarité exprimées par des élus ou des responsables de formations politiques qui se succèdent sur les lieux. Dès lundi d’ailleurs, ce sont des salariés de toute la France qui viendront témoigner à ceux de Fralib leur solidarité et leur soutien à leur projet alternatif de reprise de l’activité.

Une vigilance toujours de rigueur

Pour les Fralib, pas question donc, à l’heure où nombre d’élus de toute la nation se prononcent favorablement pour ce projet, de laisser la direction d’Unilever « sortir le moindre boulon de l’entreprise », comme ils l’ont maintes fois exprimé. La vigilance est toujours de rigueur et la présence des salariés sur le site plus que jamais d’actualité.
Tous ceux qui ont eu l’occasion de visiter l’entreprise ont pu constater de leurs yeux l’excellent état de propreté des locaux ainsi que le parfait entretien de machines que les salariés font découvrir, non sans fierté, à tous les visiteurs. Des machines dont certaines sont ardemment convoitées par Unilever, mais qui sont essentielles au développement d’une activité future et au maintien de la production du thé Eléphant en terre provençale.
La partie est donc loin d’être gagnée par Unilever et les salariés, réunis hier après-midi en assemblée générale, ont accueilli avec satisfaction la décision d’un tribunal de grande instance qui n’a pas fléchi devant le portrait caricatural des salariés brossé par les plaignants. Et pour cause, leur dossier ne reposait que sur du vent.

 

 

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L'usine Fralib de Gémenos est occupée par les salariés depuis la semaine dernière.

L'usine Fralib de Gémenos est occupée par les salariés depuis la semaine dernière. P.MAGNIEN / 20 MINUTES

 

Social Poursuivis pour diffamation, trois représentants syndicaux ont été relaxés hier en Ile-de-France

  «Ça ne fait que nous renforcer et légitimer notre action», sourit Gérard Cazorla, délégué du personnel des Fralib. Le tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) a décidé hier de débouter le groupe Unilever, propriétaire du site de Gémenos, qui poursuivait trois représentants syndicaux des Fralib pour diffamation. La direction leur reprochait un tract syndical diffusé en octobre 2010 où Unilever était accusé de «voler» ses clients et consommateurs, de «voler le fisc» et «d'assassiner ses salariés et leurs familles». Accompagnés de salariés et de sympathisants, les trois représentants syndicaux ont reçu le soutien de Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) qui avait fait le déplacement devant le TGI.

  «Une journée réussie»

Engagés dans un bras de fer avec leur direction, les Fralib et les représentants du personnel ont profité de leur voyage à Paris pour prouver la viabilité de leur projet de reprise et l'adhésion qu'il suscite chez les salariés du site. Alors que la direction affirme que «111 personnes ont déjà manifesté leur volonté de débuter leur congé de reclassement», relevant ainsi un essoufflement du mouvement, une délégation des employés a répondu en se rendant hier soir directement au siège d'Unilever à leur sortie du tribunal. L'objectif: remettre en main propre au DRH d'Unilever 101 courriers de salariés qui s'engagent dans le projet de reprise alternatif. «On a dû faire un peu de bruit pour rentrer, mais on y est arrivé, raconte Cazorla. C'est une journée réussie.»

  Réunion
En plus de leur succès devant la justice, les représentants du personnel sont repartis de Paris avec une autre bonne nouvelle. Lors de leur rencontre avec Hollande hier, ils ont appris qu'une réunion allait bientôt se tenir entre la direction, les Fralib et le ministre de l'Agriculture ou de l'Industrie pour évoquer l'avenir du site.

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