SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Eboueurs de Marseille : Offensive politique et médiatique contre le droit de grève

Le traitement des déchets et l’enlèvement des ordures est un secteur critique. Son importance est telle que la grève des éboueurs à Marseille, comme celle des personnels des usines de traitement des déchets de la région parisienne est de plus en plus nettement au coeur d’une offensive médiatique et politique.

GRÈVE DES ÉBOUEURS

Crédit photo : Pauline Guigou/FTV

Appel à la responsabilité, mise en place d’un service minimum, réquisition des grévistes et évocation de la possibilité d’une intervention de l’armée pour faire le ramassage, tous les moyens sont bons pour essayer de couler une grève qui fait mal.

Une réforme des retraites qui prévoit de supprimer la reconnaissance de la pénibilité du travail des éboueurs

La réforme des retraites en cours veut attaquer tous azimuts les travailleurs et les éboueurs ne sont pas épargnés. C’est la reconnaissance de la pénibilité de leur travail qui est menacée alors que l’espérance de vie d’un éboueur est de 7 ans inférieure à la moyenne nationale. Si les autorités hurlent à propos des risques liés à l’insalubrité des rues, c’est pour mieux masquer le fait qu’elles nient celle d’un travail qui use les corps et qui mériterait davantage de protection encore, comme de nombreuses professions usantes et dangereuses. Ce ne sont pas les grévistes qui mettent en danger la population ce sont les autorités politiques et médiatiques qui menacent à long terme l’intégrité des travailleurs en leur volant leur existence et leur santé.

3000 tonnes de déchets accumulées dans les rues de Marseille

Pour l’heure, ce sont quelques 3000 tonnes de déchets qui s’amoncellent dans les rue de la cité phocéenne. L’efficacité d’une grève peut souvent se mesurer au degré d’hostilité des médias et des pouvoirs en place. Les éboueurs sont ainsi copieusement traités comme des preneurs d’otages, et leur droit de grève est menacé. Alors qu’un service minimum est instauré, on commence à parler de réquisition et certains vont même jusqu’a mentionner la possibilité d’avoir recours à l’armée pour effectuer le ramassage des ordures. Sarkozy avait lui aussi eu massivement recours aux réquisitions lors du mouvement contre la précédente réforme des retraites à l’automne 2010, réquisitions dénoncées par l’Organisation internationale du travail à l’époque. Les grèves des travailleurs sont combattues farouchement et par tous les moyens par le patronat et les pouvoirs politiques. Il s’agit pourtant de l’arme la plus décisive que possèdent les travailleurs, c’est pourquoi il faut soutenir les grévistes et défendre, aussi férocement qu’ils l’attaquent, le droit de grève.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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La misère se répend dans tous les pays de l'Union européenne. L'immense vague summerge la population, pas seulement celle qui est privée d'emploi du fait des restructuration et des fermetures d' entreprises. Les flots noirs de la misère atteignent l'ensemble des nouvelles activités isues de l'ubérisation de l'économie. Le travail temporaire, le statut des auto-entrepreneurs, les lois votées qui ont fracassé le droit du travail et les garanties sociales ont jeté dans la grande précarité des millions et des millions d'hommes, de femmes, de jeunes devenus les nouveaux esclaves d'une société dominée la finance mondialisée.

Arte traite le sujet dans son émission intitulée "Les nouveaux pauvres", diffusée mardi soir 4 février. Certes ce documentaire ne met pas directement en cause les responsables de cette tragédie : l'Union européenne et les gouvernements des états qui ont imposé dans leurs loi les  impératifs du grand capital.

Arte met cependant en lumière les aspects les plus criants de cette misère.et l'injustice généralisée qui en découle tant en  France, qu'en Allemagne, voire en Suède   .
Ce  que tous les médias télévisés nous cachent au quotidien. Les faits révélés démentent la propagande mensongère de l'info officielle sur la situation sociale désastreuse de l'emploi,  en Allemagne en particulier.

Nos lecteurs jugeront eux-mêmes des commentaires sur l'influence de l'extrême-droite sur la population victime de la politique menée par Bruxelles au service du capital mondialisé.

A voir d'urgence

Jean LEVY

 

Victimes du chômage ou condamnés aux petits boulots, un tiers des Européens, actifs et retraités, vivent dans une insécurité économique croissante. Le tableau édifiant d'une société au bord du précipice.

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http://canempechepasnicolas.over-blog.com/

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Un sans-domicile fixe (SDF) dans les rues de Paris (image d'illustration).  En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/international/70506-france-sept-milliardaires-possedent-autant-que-30-pourcent-les-plus-pauvres-oxfam

Un sans-domicile fixe (SDF) dans les rues de Paris (image d'illustration). En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/international/70506-france-sept-milliardaires-possedent-autant-que-30-pourcent-les-plus-pauvres-oxfam

En France, sept milliardaires possèdent autant que les 30% les plus pauvres, selon Oxfam

Selon le rapport annuel de l'ONG Oxfam, les 2 153 milliardaires que compte la planète possèdent autant que 60% de la population mondiale totale. La France ferait partie des maillons faibles en matière de lutte contre les inégalités. Comme lors des années précédentes, le rapport annuel de l'ONG Oxfam, publié ce 20 janvier, souligne l'existence d'un fossé abyssal entre riches et pauvres. Selon cette étude, les 2 153 milliardaires que compte la planète possèdent autant que 60% de la population mondiale totale. De plus, 1% des humains les plus riches possèdent autant que les 92% les moins riches de la population mondiale (soit 6,9 milliards de personnes).

Oxfam France ✔ @oxfamfrance EXCLUSIF | Oxfam publie son rapport annuel sur les inégalités, en amont du sommet de #Davos2020 Nous révélons que les 1% les plus riches possèdent plus de 2 fois les richesses de 6,9 milliards de personnes [+de 90% de la population mondiale]. INDECENT https://buff.ly/3akrlq9 

Dans le même temps, Oxfam révèle que près de la moitié de la population mondiale (soit 3,8 milliards de personnes) vit avec moins de 5 dollars par jour. Le rythme de réduction de la pauvreté, lui, s’est ralenti de moitié depuis 2013. La France, un maillon faible dans la lutte contre les inégalités Lire aussi 9,3 millions de pauvres en France : les inégalités se sont accrues en 2018 Selon Oxfam, la France ferait partie des maillons faibles en termes de lutte contre les inégalités. Dans l'Hexagone, sept milliardaires possèdent autant que les 30% les plus pauvres. L'année dernière, ce rapport était de huit milliardaires contre 30%. En 2019, la France comptait 41 milliardaires, soit 4 fois plus qu'après la crise financière de 2008. Les milliardaires français sont, par ailleurs, ceux qui ont vu leur fortune croître le plus l’an passé, devant les Américains ou les Chinois. En parallèle, les chiffres de l'Insee révèlent la hausse du nombre de pauvres en France de 400 000 personnes entre 2017 et 2018. A l'échelle de la planète, Oxfam dénonce «le choix d’une économie injuste et sexiste, qui profite à une minorité ultra-riche». «Le fossé entre riches et pauvres ne peut être résolu sans des politiques délibérées de lutte contre les inégalités. Les gouvernements doivent s'assurer que les entreprises et les riches paient leur juste part d'impôts», selon Amitabh Behar, responsable d'Oxfam en Inde, qui représentera l'ONG au Forum de Davos à partir du 21 janvier 2020. Le rapport d'Oxfam insiste également sur les inégalités économiques entre les hommes et les femmes. Selon l'étude de l'ONG, 42% des femmes dans le monde n'ont pas accès à une rémunération «en raison d'une charge trop importante du travail de soin qu'on leur fait porter dans le cadre privé/familial», contre seulement 6% des hommes. Or, «la valeur monétaire du travail de soin non rémunéré assuré par les femmes âgées de 15 ans ou plus représente au moins 10 800 milliards de dollars chaque année, soit trois fois la valeur du secteur du numérique à l'échelle mondiale», estime l'ONG.

Publié par francais.rt.com/

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SOURCE : La fédération du commerce CGT

 

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CSE : des millions de salariés privés d’instances représentatives du personnel

« La dictature, c’est ferme ta gueule, la démocratie c’est cause toujours ». En ce début d’année 2020, le célèbre dessin de Loup s’applique assez bien à ce que patrons et gouvernants nomment « démocratie sociale » ou « dialogue social ». Depuis le 1er janvier, les délégués du personnel (DP), les comités d’entreprise (CE) et les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ont disparu. Ils sont censés avoir été remplacés par un comité social et économique (CSE), directement issu des ordonnances Macron.

Mais en réalité dans la majorité des entreprises d’au moins 11 salariés dans lesquelles il est obligatoire depuis le 1er janvier : pas de CSE. Le 6 janvier, la ministre du Travail Muriel Pénicaud indiquait que 53 700 CSE d’établissement ou d’entreprise avaient été mis en place, et que 19 000 procès-verbaux d’élection étaient en cours de traitement. Des chiffres ramenés à 57 384 CSE et 16 000 procès-verbaux en attente selon le syndicat Force ouvrière qui s’appuie sur des données fournies par la direction générale du travail le 23 janvier. Le hic, c’est que selon les chiffres de l’Insee datant de 2018, il existe 145 981 entreprises de plus de 10 salariés en France.

Pour autant, bien que celles-ci aient disposé de deux ans pour la mise en œuvre des CSE, aucune sanction n’est prévue pour les employeurs récalcitrants, même si le ministère du Travail informe que l’absence d’élection aux CSE représente un délit d’entrave. Les Direccte « se rapprocheront des employeurs (…) pour que soit engagé le plus vite possible le processus électoral », indiquent les services de la ministre. D’ici là, les salariés seront privés d’instance représentative, et d’un bout de contre pouvoir dans l’entreprise, puisque Muriel Pénicaud a refusé de prolonger le mandat des élus DP, CE et CHSCT au-delà du 31 décembre 2019. Peut-être une mise en pratique des mots du président de la République à propos de la nature du régime politique en France : « Essayez la dictature et vous verrez ! »

Publié par anti-K

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Manifestation jeudi 6 février dans l'Oise


10h Manifestation Creil rond point du Pont Royal


14h Manifestation Beauvais place des Maréchaux


18h30 Retraite aux flambeaux Compiègne hôtel de ville.

Jeudi 6 février

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La réforme Macron dans les méandres de l’Assemblée Nationale

Après le revers essuyé auprès du Conseil d’Etat, c’est le coup d’envoi à l’Assemblée Nationale pour le projet de loi du gouvernement sur la réforme des retraites. Du fil à retordre pour les députés de la majorité LREM et une occasion, pour les différentes formations politiques, de se positionner sur fond d’échéances électorales.

LA REFORME DES RETRAITES A L’ASSEMBLEE NATIONALE
22 000 amendements, une stratégie d’obstruction revendiquée par LFI

Une simple petite semaine s’est écoulée entre l’approbation du projet de loi sur les retraites par le Conseil des ministres et son premier examen en commission parlementaire, le lundi 3 février. Bien court. Cela n’a pas empêché la France Insoumise de prendre la tête d’une guérilla qui risque de durer au sein de l’Assemblée en déposant, à elle seule, 19 000 amendements. Si on ajoute ceux qui ont été proposés, essentiellement par la droite, c’est au total 22 000 amendements qui seront à examiner dans un délai de 15 jours, le vote parlementaire étant prévu pour le 3 mars ; soit en moyenne 2 minutes par amendement. Une course contre la montre qui pourrait bien mettre en difficulté le calendrier voulu par le gouvernement.

Bien entendu, face à cette tactique d’une ampleur inédite, gênante pour un gouvernement pressé d’en finir avec cette réforme qui lui donne tant de fil à retordre, Macron donne de la voix, par ministre des relations avec le Parlement interposé. Marc Fresneau, au micro de France Info, s’insurge contre ce qu’il qualifie de « politique d’obstruction » : « C’est dévoyer le rôle du Parlement, c’est dégrader le rôle d’un parlementaire, c’est au fond, devant les Français, dire qu’on ne veut pas le débat. »

Loin d’être désarmés par l’attaque, les députés LFI assument et revendiquent. Alexis Corbière explique : « C’est notre manière de faire comme les avocats ou les professeurs. Ils jettent leurs robes et leurs manuels pour montrer leur opposition à la réforme. Nous, on jette ces 19 000 amendements aux pieds du gouvernement. ». Il met ainsi en évidence le lien que les députés de la France Insoumise souhaitent entretenir, depuis l’hémicycle, avec les mouvements de grève et de manifestation, pour faire reculer Macron et empêcher sa loi de passer.

Quant à Jean-Luc Mélenchon, prenant au mot le ministre, il affirme sur l’antenne de BFM TV : « Nous allons assumer que nous faisons de l’obstruction. » « De la même manière qu’un syndicaliste fait grève pendant quarante-trois, quarante-cinq, cinquante jours et perd tout son salaire, les députés manqueraient à leur devoir s’ils n’utilisaient pas toutes les armes possibles pour retarder la décision finale qui pourrait s’imposer sans ça mécaniquement dans l’Hémicycle. ».

Si une telle tactique ne peut, à elle seule, avoir raison du projet de loi, elle a au moins le mérite d’être cohérente politiquement avec les positions prises face au mouvement pour la lutte contre la réforme et de tenter de provoquer son enlisement dans les méandres parlementaires

Une gauche divisée et une incertaine motion de censure

Outre cette stratégie d’obstruction, les députés de la France insoumise comptaient bien recourir à l’outil principal d’opposition au passage d’une loi au Parlement, la motion de censure. Tout naturellement, le groupe LFI en a fait la proposition aux groupes d’opposition socialiste et communiste. De manière pour le moins contestable, de la part d’un opposant de « gauche » à LREM, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure a récusé la proposition, du moins pour l’instant, arguant du fait qu’il souhaite mener un « débat jusqu’au bout » comme s’il y avait encore des choses à découvrir ou à prouver dans le projet de Loi. Il s’agit, plus vraisemblablement, de se réserver une porte de sortie auprès de l’aile gauche de LREM, jusqu’au plus près de l’échéance des municipales, quitte à recourir à un revirement de dernière minute. En se défaussant ainsi, même si son groupe a connu une réduction drastique après la gifle des dernières élections législatives, le Premier Secrétaire du PS ôte à la LFI et au PC toute possibilité de recueillir assez de voix pour déposer une motion de censure.

Prudent, le PC s’est aligné, et a imaginé une contre-proposition qui interroge tout autant. Sans soutenir vraiment mais sans écarter totalement l’hypothèse d’une motion de censure, il propose de la doubler d’une « motion référendaire », c’est-à-dire d’une proposition faite à l’exécutif de soumettre son projet de loi à référendum. Une proposition dont l’intention et l’efficacité apparaissent plus que douteuses, surtout quand on a vu, à propos de la privatisation d’ADP, comment se passe la mise en place d’un référendum à la Macron.

Mélenchon n’a donc pas beaucoup de chances de réussir dans son entreprise avec ses acolytes « de gauche », l’un bottant en touche sur la motion de censure et l’autre proposant une modalité de pseudo démocratie directe qui ne peut que susciter le scepticisme. L’unité et l’efficacité restent donc à trouver du côté des députés « de gauche ».

Un possible passage en force grâce au sempiternel 49.3

Dans une telle configuration politique, le recours au 49.3, cette extraordinaire botte de Nevers léguée par de Gaulle et les Institutions de la Vème République, devient une hypothèse de plus en plus plausible. Ce pourrait être en effet pour l’exécutif le meilleur moyen pour imposer rapidement sa loi, face à un processus parlementaire qui s’enlise dans des tactiques d’obstruction et en l’absence d’adoption d’une motion de censure qui seule pourrait l’en empêcher.

Ceux qui se sentent le plus à l’aise dans la situation et qui, d’une certaine manière, en bénéficient, ce sont Les Républicains. Même s’ils font mine de s’opposer sur le déroulement des opérations et les incertitudes financières du projet de loi, et se prétendent une « 3ème voie », ils sont, sur le fond, favorables à la défense des intérêts du patronat à travers la mise en œuvre dite « systémique » de la retraite par points. Un passage en force de Macron à l’aide du 49.3 ne serait pas pour leur déplaire.

C’est ce que n’a pas caché le président de leur groupe, lors d’un rassemblement devant les caméras au Palais Bourbon, en déclarant : « Finalement, le fait que LFI ait déposé 19 000 amendements, c’est une chance pour nous, ça radicalise les deux côtés, ça pousse le gouvernement jusqu’au 49.3, et nous apparaissons comme la seule partie tempérée dans un paysage chaotique ».

Ce n’est donc pas des débats et des votes au parlement que viendra le salut pour toutes celles et ceux que la loi sur les retraites menace. Ce n’est pas non plus des négociations façon Laurent Berger que rejoignent l’ensemble des partenaires sociaux que jaillira la seule solution valable : le retrait. La solution ne peut être que dans la reprise d’un mouvement de grève majoritaire, un moment interrompu pour se « refaire une santé » ; un mouvement dont les brûlots ne sont pas éteints et dont plusieurs feux nouveaux sont en train de s’allumer. C’est dès cette semaine qu’il faut repartir et mettre en place les moyens de la victoire.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Quelques implacables

éléments de réponse.

Dire "travailler plus parce qu'on vit plus longtemps", est-ce socialement fondé ?

"Faut-il travailler plus parce qu'on vit plus longtemps ?"

C'est l’argument massue de tout ceux qui poussent à retarder l'âge de départ en retraite au point de le faire quasi coïncider -ce que les lois Macron appellent "âge pivot" ou "d'équilibre" - avec celui de fin de vie pour les plus défavorisés ou (et) on eu les conditions de vie et de travail les plus usante.

Outre la question d'humanité qui déjà devrait conduire les porteurs de cette scandaleuse artithmétique à se taire, les chiffres produit par le Figaro dans un article de juin 2019  démontre la caractère insupportable de la proposition.

Au point qu'on peut dire qu'on trouve dans le Figaro les arguments qui justifie la colère sociale et les luttes qui la portent, dénoncée par le Figaro,  au point que les pages du journal de la froide réaction française explique pourquoi le peuple de notre pays est légitime dans ses combats contre cette froide réaction.

Voici quelques éléments du rapport sur les inégalités en France (2019) tel que le Figaro- ce brûlot subversif générateur historique d'insurrection - nous les rapporte et le lien (c'est ici ) pour accéder aux sources du Figaro.

L'étude démontre à la fois les causes et les conséquences des inégalités. Elle démontre la vacuité de toute l'architecture idéologique du projet gouvernemental. Elle légitime tous les combats de l'ensemble du mouvement social pour le rejeter mais met aussi devant leur responsabilité politique celles et ceux qui pour que s'offre une alternative réelle et durable doivent bien mesurer la nature de l'obstacle à subvertir et éliminer.

Parmi les données qui y figurent, Canaille le Rouge y relève d'entrée celle-ci :

● Les conditions matérielles de vie ont des répercussions majeures sur la santé et donc la durée de vie: 13 années séparent l’espérance de vie des 5% les plus pauvres (71,7 ans) des 5% les plus riches (84,4 ans).

Donc, une fois n'est pas coutume, place au Figaro :

"L’Observatoire des inégalités vient de publier son nouveau rapport sur les inégalités en France, un panorama de la situation dans l’Hexagone et des évolutions sur les questions de revenus, de travail, d’éducation ou de mode de vie. Un état des lieux intéressant juste après le mouvement des «gilets jaunes»."

Ce rapport dresse un panorama complet de la situation des inégalités dans notre pays, des revenus à l’éducation en passant par le logement, l’emploi, les modes de vie, etc. Il analyse les écarts entre milieux sociaux, selon le genre, l’origine ou l’âge notamment.

Ce qui veut dire très concrètement que ceux qui travaillent dans les conditions les plus usantes physiquement et sont les plus mal payés sont ceux qui vivent le moins longtemps. Ils sont ceux qui par leur travail financent massivement la protection sociale de ceux qui sont les moins usées et les plus à l'aise économiquement. Les égoutiers et les ouvrières des conserveries en sont des exemples emblématiques mais pas exclusifs, loin de là.

Ce qui revient à dénoncer la duplicité voire les mensonges éhontés des promoteurs de l'allongement de durée des carrières, leurs attaques contre les 35h et leurs exigences permanentes de pressurer les bas salaires.

Les conditions institutionnelles voulues par le capital et structurées dans le cadre des lois d'un état travaillant à son service sont là, incontournables pour  et démontrer la complicité de tous ceux qui les portent, refusent de les combattre, s'y soumettent docilement et proposent au nom d'une fatalité décidée par eux de l'interdiction de les contester, y compris pour cela en recourant à la violence d'état.

Revenons au Figaro :

"Un rapport - qui fait foi , une édition 2019 de 178 pages qui, comme les précédentes, permet d’avoir un juste panorama et état des lieux des inégalités dans l’Hexagone, et d’un autre côté des points de vue de professionnels sur la situation en matière de revenus, de travail, d’éducation ou encore de mode de vie.

L’objectif est clair: «permettre à chacun de se forger une opinion documentée sur la situation sociale», comme il est rappelé dans l’avant-propos signé Anne Brunner, cheffe de projet au sein de l’observatoire, sans volonté de «faire le buzz».

En voici une photographie rapide, en 25 chiffres clés.

● En moyenne, les Français les 10% les plus aisés perçoivent des revenus 8,7 fois plus élevés sur les 10% les plus pauvres, après impôts et prestations sociales. La France est le pays en Europe, après la Suisse, où les riches sont les plus riches: le 1% le plus riche récupère presque 6% des revenus de l’ensemble des ménages et touche au moins 7000 euros par mois, contre 5800 au Royaume-Uni. Les 10% reçoivent 23,8% de l’ensemble des revenus.

● Les écarts de patrimoine sont bien plus élevés que ceux des revenus. Le 1% le plus fortuné de France possède 17% de l’ensemble du patrimoine des ménages et les 10% presque la moitié. Le patrimoine médian des cadres est supérieur à 200.000 euros, versus 16.400 euros pour celui des ouvriers non qualifiés.

● En bas de l’échelle, 5 millions de personnes pauvres vivent avec moins de 855 euros par mois pour une personne seule.

 

● En CE2, les élèves les moins favorisés obtiennent une note moyenne de 57 sur 100 en français et 58 en math, contre respectivement 87 et 85 pour le quart issu des milieux les plus favorisés. Les inégalités se creusent à la sortie du collège avec un taux d’accès en seconde générale ou technologique 2 fois plus élevé pour les élèves d’origine favorisée, à près de 85%, que pour les autres. Et encore plus dans le supérieur où les enfants de cadres supérieurs sont 2,9 fois plus nombreux parmi les étudiants que ceux issus de la classe ouvrière.

● Bonne nouvelle, la part des jeunes qui quittent le système scolaire avec un faible niveau d’éducation (au maximum le brevet) est passée en dix ans de 11,3% à 8,9%, soit une baisse de 2,4 points depuis 2007.

● En termes d’éducation, les filles ont dépassé les garçons et composent 55% des étudiants. Mais les filières qui permettent d’accéder à des emplois mieux rémunérés sont encore majoritairement l’apanage des jeunes hommes: seules 40,3% des étudiants des filières scientifiques sont des femmes. Et il y a 2,6 fois plus de garçons que de filles (dont la part dans les inscrits ne progresse plus) dans les écoles d’ingénieurs.

En matière de TRAVAIL

● Le taux de chômage des non-diplômés est 3,7 fois plus élevé que celui des titulaires d’un diplôme du supérieur long qui connaissent une situation de quasi plein-emploi.

● Le taux de chômage des personnes immigrées est de 16,3%, versus 8,6% pour les personnes nées en France. L’observatoire des inégalités chiffre aussi à 5,4 millions le nombre d’emplois interdits aux étrangères extérieurs à l’UE, soit plus d’un emploi sur cinq.

● Les jeunes non diplômés en emploi sont à 65% en CDD ou intérim, soit 3,6% plus souvent que les diplômés de niveau bac+5. Plus globalement, le taux de chômage des jeunes actifs de moins de 25 ans, bien qu’en baisse depuis quelque temps, avait augmenté de plus de 8 points entre 2001 et 2013.

● D’après le décompte effectué par l’observatoire, qui agrège les personnes au chômage, en CDD ou encore en intérim, plus de 8 millions de personnes sont en France en situation de mal emploi, un phénomène synonyme de «précarité qui augmente depuis 2014», soit un actif sur quatre.

● La part des salariés soumis à des contraintes de rythme de travail (travail à la chaîne, normes de production, travail de nuit...) atteint désormais 35%, stable depuis 2013.

En matière de MODE DE VIE

● 800.000 personnes n’ont pas de domicile personnel, dont 643.000 sont hébergées dans des conditions de confort plus ou moins acceptables. 143.000 n’ont aucun domicile et recourent à l’hébergement social et 11.000 d’entre elles au minimum dorment à la rue.

● 26,1% des ménages immigrés habitent dans un logement trop petit, soit 3,7 fois plus que les non-immigrés.

● Les conditions matérielles de vie ont des répercussions majeures sur la santé et donc la durée de vie: 13 années séparent l’espérance de vie des 5% les plus pauvres (71,7 ans) des 5% les plus riches (84,4 ans).

● 98% des cadres sup effectuent des démarches administratives en ligne, proportion 1,4 fois plus élevée que chez les ouvriers.

● 42% des 20% les plus riches sont allés plus de trois fois au cinéma dans l’année, soit 2,5 fois plus en moyenne que chez les plus pauvres.

● À la télévision, les cadres supérieurs y sont 15 fois plus visibles que les ouvriers dans les œuvres de fiction et les programmes d’information. «Cependant, avec les manifestations des ‘‘gilets jaunes’’, on a vu apparaître quelques figures moins favorisées sur les plateaux de télévision», note l’observatoire."

Donc, alors que ceux qui vivent le plus longtemps sont ceux qui ont travaillé le moins physiquement durement et dans ces conditions le moins longtemps, le pouvoir s'acharne à organiser le plus violement une société d'eugénisme social où ceux qui ont le plus souffert en produisant les richesses (que les crânes d'oeuf à calculette circonscrivent à la notion de PIB) sont condamnés à au plus vite mourrir pour le plus grand bonheur de la rente et de l'actionariat. 

En 1789, pour en finir avec un système équivalent notre peuple a su trouver les formes et s'est donné les moyens pour faire exploser le cadre d'alors. 

Canaille le Rouge pour sa conclusion ira puiser dans le vaste travail de participation et d'éclairage du mouvement social que produit Frédéric Lordon (ses articles du Diplo n'ont pas la publicité qu'ils méritent). Dans une de ses dernière intervention il conclue avec ce jubilatoire concept de "moment Potemkine" texte du "moment Potemkine")

 "Le moment Potemkine, c’est celui où, sous un abus de trop, la légitimité est détruite par le sentiment du scandale, et avec elle le consentement et ce qui restait de respect. Alors les matelots jettent les officiers à la mer et prennent collectivement les commandes du bateau".

L'heure de s'emparer de la passerelle, des tourelles et de la salle des machines est venue.

Rédigé par Canaille le Rouge

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Ces deux députés de François Hollande, devenus chambellans de Macron, l'un aux affaires extérieures du patronat français, l'autre en charge de couper moult têtes dans la fonction publique, ont créé ce samedi "Territoires de progrès" avec d'autres potes étiquetés eux aussi du parti à la rose quand François Hollande avait Emmanuel Macron comme secrétaire général de l'Elysée, puis  comme ministre.

Euh, Territoires de progrès, c'est pour la retraite à points et les injustices sociales qui profitent aux riches et au capital?

Olivier Faure, actuellement patron du PS a taclé ses anciens camarades en évoquant "un club d'alcooliques anonymes"  qui a "trahi" la gauche. Lu dans Ouest France. D'abord, ce n'est pas gentil pour ceux qui essaient d'être tempérant à l'alcool. Ensuite, il y a gauche et gôche. Non?

En tout cas, David Stephanelly, actuellement conseiller municipal socialiste de Mantes-la-Jolie, est tête de liste pour les municipales de mars 2020 d'une liste de la Macronie. Il y a peu, c'était même le boss des socialistes mantais.

Territoires de Progrès affirme être indépendant du parti LERM de la Macronie.

Merdre, ça commence mal! Il y a donc des socialistes à LERM et d'autres qui n'y sont pas ? J'espère que ça va se clarifier pour Christophe Castaner, le ministre en charge de comptabiliser les listes pour les municipales. Déjà que le Conseil d'Etat, la plus haute autorité judiciaire administrative, lui a adressé un carton rouge pour ses tripatouillages dans une circulaire qu'il avait pondu.

Au fait, où est-il Christophe Castaner, ex-baron du Parti à la rose. Du côté de Jean-Yves Le Drian et son club des alcooliques anonymes -dixit  toujours Olivier Faure-. Ou du côté de David Stephannely se présentant comme socialiste sur une liste de droite.

En attendant, une bd détournée que j'ai piqué sur FB chez Philippe Guillaume, un dessinateur que j'aime bien.

Jean-Yves Le Drian et Olivier Dussopt, ex-socialistes devenus ministres de la Macronie, fondent une "aile gauche de la majorité présidentielle": Sans blââgue!

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

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Harvard Business Review, 27 janvier 2020

Travailler moins pour gagner plus.

Nous vivons une époque bien mystérieuse. D’un côté, nous observons une baisse continue des gains de productivité depuis les années 1960, dans toutes les économies avancées. D’un autre, nous souffrons de l’intensification du travail. Tout se passe comme si nous dépensions une partie de notre temps pour rien, comme si une partie du travail ne créait pas de valeur, comme s’il y avait « surtravail ».

Quand les solutions précèdent les problèmes

Le surtravail trouve son origine dans la façon dont nous prenons les décisions en entreprise. Les travaux scientifiques dans ce domaine mènent à une première conclusion étonnante : la prise de décision est influencée par un jeu d’intérêts particuliers qui, bien qu’animé par une certaine rationalité des acteurs, finit par renverser totalement notre idéal de rationalité.

Dans l’idéal de rationalité, les problèmes précèdent les solutions : les actions, les tâches, les efforts qui composent le travail sont des réponses à des contraintes qui sont déjà là. Or ce n’est pas le cas. Dans une organisation, les solutions précèdent bien souvent les problèmes. Ceci pour une raison simple : tous les acteurs de l’entreprise ont intérêt à valoriser leur savoir-faire, plus globalement leurs ressources, et il leur faut pour cela détecter ou créer des opportunités.

Des conséquences sur le pouvoir de marché de l’entreprise

Cette première logique fondamentale a d’abord des conséquences sur le pouvoir de marché de l’entreprise, et donc sur sa capacité à valoriser les fruits du travail à un bon prix. Les configurations nuisant au pouvoir de marché de l’entreprise sont diverses.

Dans le pire des cas, le jeu des intérêts particuliers enferme la direction dans des schémas de pensée et d’action devenus inadaptés aux réalités du marché. Un tel verrouillage survient lorsque les acteurs ayant tiré profit des anciens schémas sont parvenus à former une coalition dominante.

Dans le meilleur des cas, l’adaptation aux réalités du marché est possible, mais elle est débridée : l’entreprise réplique systématiquement les initiatives prises par les concurrents, si bien qu’elle ne crée aucune différence durable. Cette autre dynamique peut émerger en l’absence d’une coalition dominante, car elle a le mérite de donner du travail à tout le monde. En revanche, elle a comme d’inconvénient d’épuiser toutes les ressources financières et humaines de l’organisation.

Façonner le jeu des intérêts particuliers

Orienter le jeu des intérêts constitue alors un enjeu crucial. Pour ce faire, plusieurs méthodes sont envisageables. La première consiste à impliquer des acteurs désintéressés dans les décisions. Une deuxième à modifier le contenu des intérêts en présence, en misant ici sur des mobilités fonctionnelles, là sur des changements dans la définition des rôles, ailleurs encore sur une modification des indicateurs de performance… La troisième méthode consiste à stimuler l’esprit critique des participants aux décisions, en usant par exemple de ce que les psychosociologues nomment « la procédure pre mortem ». Il s’agit de se poser la question suivante : « La solution que nous envisageons sera un échec. Quelles seront les causes de cet échec ? »

Le coût du management abstrait

Lorsque la logique qui va des solutions aux problèmes se conjugue avec le management abstrait, qui est une tendance répandue, on assiste alors à une augmentation des coûts de fonctionnement de l’entreprise.

Le management abstrait consiste à ne regarder l’entreprise qu’à travers des tableaux de bord, à travers les structures apparentes de l’organisation et à travers le travail prescrit. Par ces biais, on ne voit la réalité du travail et le comportement humain qu’en ce qu’ils s’écartent de ce que la direction avait prévu.

Cette dernière en tire des « diagnostics par l’insuffisance », qui débutent toujours par le mot « dysfonctionnement ». On voit alors le manque partout : manque de règles, manque d’outils, manque de clarté des rôles, manque de compétences… En partant de l’idée d’un manque, on est toujours tenté de le combler, jusqu’au trop-plein : on alourdit la structure, on alourdit les plans de communication, de sensibilisation et de formation.

En même temps qu’il montre le manque partout, le management abstrait tend à masquer la réalité du travail. Au pire, on ignore des problématiques de coopération qui dégradent la performance. C’est le cas, par exemple, lorsque des difficultés d’ajustement entre conception et fabrication occasionnent des incidents de production et de nombreux allers-retours entre les fonctions. Au mieux, on en perçoit les symptômes mais on n’en comprend pas les causes, ce qui mène à multiplier désespérément les tentatives pour « désiloter ».

La nécessaire reconnexion des décideurs au terrain

Tout cela nous ramène à une leçon donnée il y a bien longtemps par l’école française de sociologie des organisations : pour faire évoluer la réalité du travail, il faut commencer par s’y intéresser, par la comprendre ; cela implique de regarder ce que font les acteurs de l’entreprise plutôt que ce qu’ils ne font pas – pour reprendre la formule de Yves Morieux et Peter Tollman dans « Smart Simplicity ».

Autrement dit, il faut être à l’écoute du terrain, un terrain qui s’étend du premier étage au quinzième étage des bureaux des entreprises. Il est nécessaire de connecter les décideurs au terrain, soit en les outillant afin qu’ils puissent eux-mêmes porter un nouveau regard sur leur organisation, soit en leur apportant les informations et les analyses qu’on peut produire grâce aux sciences sociales. Car les bénéfices de la réduction du surtravail tiennent en peu de mots : travailler gagner moins pour gagner plus.

Olivier Tirmarche

Publié par anti-K

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