SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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VOSGES : Le site Enedis de Remiremont bloqué par la CGT

Par R.B.


Ce jeudi, une vingtaine de salariés grévistes ont bloqué le site Enedis dénonçant le projet de réorganisation d’EDF intitulé « Hercule ». Les syndicalistes craignent un risque de démantèlement et une dégradation de ce service public.

 

Gilet sur le dos et barbecue en préparation, tous ont répondu à l’appel de la CGT Énergies 88 qui dénonce le projet Hercule. Celui-ci prévoit la scission en deux parties du groupe EDF, un « EDF bleu » public, comprenant notamment le nucléaire, et un « EDF vert », coté en Bourse, incluant les renouvelables. Ainsi que l’ouverture du capital de sa filiale Enedis à des actionnaires privés (à hauteur de 40 %). 


Ces perspectives inquiètent les syndicats, qui y voient un risque de démantèlement. « Nous craignons des augmentations des tarifs et une dégradation de nos missions de service public » explique Hervé Piller, syndicaliste CGT qui travaille dans le groupe depuis 1995. « De plus en plus de dépannages sont reportés au lendemain. Le transfert vers le privé sera au détriment des usagers » prévoit le cégétiste. En guise de contestation, les salariés demandent « l’annulation pure et simple du projet ». Ce mardi, à l’Assemblée nationale, les principales formations politiques d’opposition de droite comme de gauche  ont dénoncé à l’unisson, le projet « Hercule » de réorganisation d’EDF.
 

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l'inexpugnable Annie Lacroix-Riz frappe encore. Dans un livre "Scissions syndicales, Réformisme et Impérialismes dominants 1939-1949", elle nous montre pas à pas comment le capitalisme a étranglé tout pouvoir syndical. C'est triste, mais ça mérite lecture.

A notre époque, celle de l’à peu près et du mélange de mensonges qui fait vérité, à l’heure des approximations de Wikipédia il est un peu ridicule, attardé et vieux monde, de parler des dictionnaires. Dans le passé un Petit Larousse Illustré était le plus beau cadeau que l’on puisse faire à un tout juste titulaire du Certificat d’Etudes Primaire. L’impétrant en avait pour la vie, avec en plus des pages roses en latin. Les livres d’Annie Lacroix-Riz sont comme ces dicos, des bouquins qu’il faut avoir sur l’étagère, car ils recèlent la grammaire de l’Histoire, des vérités incontestables, de l’équivalent Bescherelle. Des livres, comme ceux de cette historienne de combat, il faut donc les avoir à portée de main. Comme des outils pour abattre les fake news diffusées comme du popcorn par certains historiens estampillés. Vous lisez quelque part, ou vous entendez dire, ce qui vous semble être une sottise, par exemple sur la déconfiture des luttes ouvrières...Vous plongez dans « Scissions Syndicales, Réformisme et Impérialismes Dominants », le dernier opus de Lacroix-Riz sorti chez Delga, et vous avez la preuve du mensonge. Je sais, le titre du bouquin est affligeant. Il semble avoir été inventé par la CIA pour que le lecteur continue d’ignorer que c’est le capitalisme, avec en premier de cordée celui d’Amérique, qui a écrasé le mouvement syndical en Europe. Heureusement la faiblesse du titre n’enlève rien à la force du contenu. Dans certains films on peut voir le témoin d’un crime écrire un message dénonçant le coupable, et le garder dans le tiroir de son bureau : « en cas de malheur ».

Ici les assassins sont en nombre, et figurent dans lIndex des noms, à la fin du livre de Lacroix-Riz. De 1939 à 1949, ce sont eux qui ont trahi la République, et conduit là où nous sommes, au déclin, à la montée de la misère, aux profits qui grimpent. Ses pages sont la pathétique description de la victoire de l’argent contre la sueur ouvrière.

Bien avant leur légalisation en 1884, avec la lutte idéologique entre Marx et Proudhon, l’histoire des syndicats n’est qu’une suite de querelles parfois violentes. Au début du siècle le mouvement ouvrier se cristallise autour de la CGT, non exempte de guerres internes. Et l’unité de façade est en mauvaise passe avant 1914 . Ce dont témoignent les déchirements du congrès d’Amiens en 1906, où les « guesdistes » (officiellement marxistes) et les antimarxistes s’écharpent. L’entrée en guerre qui a été approuvée par la majorité conduite par Léon Jouhaux, tue ce semblant d’agir ensemble. Avec la boucherie puis la révolution soviétique, la rupture est consommée entre « réformistes » et « révolutionnaires ». Par une manipulation rarement observée, en 1921 Jouhaux parvient à virer les « unitaires », alors qu’ils sont en marche pour conquérir la majorité au sein de la CGT. Une manœuvre réussie avec l’aide du patronat et de l’État français, mais aussi de la Fédération syndicale internationale d’Amsterdam, contrôlée par ses amis américains.

Pulvériser une CGT, même blessée mais toujours peuplée de communistes et qui demeure le principal syndicat, reste l’objectif de la haine patronale. Surtout qu’en Allemagne avec le National-Socialisme, qu’en Italie avec le Fascisme, on observe des contre-exemples. Et l’on voit bien voit bien que le bonheur ouvrier passe par l’ordre militaro-capitaliste et non par l’hérésie rouge et syndicale. Aidé dans son programme par toutes les forces politiques et capitalistes, celles qui seront demain labellisé par Vichy, la tâche des financiers n’est pas très difficile. Sans lui demander son avis, le patronat entend faire le bonheur de l’ouvrier.

En Europe le capitalisme sans frontières engage une guerre totale contre toute organisation syndicale capable d’être un contre-pouvoir. Pour les industriels et financiers allemands, américains aussi, il y a urgence à écraser les salaires, à durcir les conditions de production. Pour abattre la résistance ouvrière, on va la diviser, c’est le modèle français. Le plus souvent par la corruption de quelques leaders. La propagande promue par le nationalisme européen est si bien ajustée que même les nazis s’y mettent. Certes le capitaliste allemand est satisfait si l’ouvrier français est ligoté, mais il fait mieux. Ainsi des missionnaires nazis vont réussir à convaincre une partie du prolétariat français aux vertus du « pacifisme ». En réalité Hitler, dont on connait l’appétit pour la paix, demande aux ouvriers de lui tenir la porte ouverte pour l’invasion de demain. L’opération a bien marché et commis de gros dégâts. Bientôt récompensés des syndicalistes se sont retrouvés fonctionnaires de Vichy.

Sachant qu’après juin 41 et l’engagement de l’Union Soviétique dans la guerre, Hitler allait perdre la guerre, les Etats-Unis ne cessent, en tous domaines, de préparer notre avenir d’Européens. Dès 44 et la Libération, Washington est dans les plots de départ afin de détruire toute renaissance d’unité syndicale. Une gigantesque corruption du syndicalisme « modéré » va assurer la victoire, celui du coin glissé afin de fendre le bloc. Entreprise conduite à bien grâce aux dollars du Plan Marshall. La même potion est infligée aux syndicalismes britannique et allemand. Le chemin est sans épines puisque la rapide et opportune naissance de la « guerre froide » va faire argument. Les apôtres du libéralisme disent aux ouvriers : « vous n’êtes pas des syndiqués mais simplement des otages du Parti Communiste »... Avoir une carte de la CGT, c’est voter Staline, ce qui n’est qu’un slogan forgé par les relais de la CIA.

C’est bien sûr la SFIO, ineffable engeance née en 1905 qui nous conduira à l’enterrement de Hollande sous le pseudonyme de « Socialiste », en passant par la torture en Algérie de Mollet et Mitterrand, c’est donc cette SFIO qui a tendu la main au patronat. Un lobby qui a démontré sa sagesse et son goût de la paix en préférant Hitler au Front Populaire. Tractions de grosses ficelles du type IVe République, puissants financements, promesses de postes flatteurs : l’unité syndicale éclate. Alors que naît, en 1947 sous une pluie de dollars, Force Ouvrière, un syndicat « apolitique et raisonnable ». Léon Jouhaux, le traître qui a conduit « sa » CGT à l’abattoir, a réussi l’affaire de sa vie. En 1951 ce parfait serviteur est récompensé du Prix Nobel de la Paix. Le capitalisme a gagné une bataille qui va le conduire à gagner la guerre. Il suffit de regarder le champ sans combats d’ aujourd’hui, avec, par exemple, Nicole Notat et Jean-Claude Mailly convoqués chez Emmanuel Macron comme techniciens de surface.

Avant d’en arriver là, c’est-à-dire sur la route du pire, Annie Lacroix-Riz passe cette période essentielle du mouvement ouvrier, 1939-1949, à la paille de fer. Elle broie du cégétiste mou, en un mot du « traître ». Dans ses pages s’additionnent bassesses et trahisons, celles du « courant munichois » de la CGT. A sa tête, déjà avant-guerre, on trouve donc ce cher Léon Jouhaux, anti-communiste compulsif et « pacifiste » frénétique (contrairement à 1914 où il fut si « patriote » !). Prudent, il délègue à son coadjuteur, René Belin, la charge de structurer un pan de la CGT, une sorte de CGT-bis, capable de brandir bientôt le drapeau de la collaboration. Pour exprimer sa doctrine il ne manque pas de moyens. Et peut imprimer sans problèmes l’hebdomadaire « Syndicats » décrivant une forme de paix allemande. Belin pourra tâter ce bonheur nazi puisqu’il va passer de la classe ouvrière au paradis de Vichy où il deviendra ministre du Travail et de la Production nationale de Pétain. Et aussi signer les lois anti-juives du 3 octobre 1940. Un bon citoyen tranquillement mort dans son lit, gracié en 49. Dans son livre Annie Lacroix-Riz, avec froideur et une minutie d’autopsie, nous décrit une semblable déroute, dans l’affrontement aux mêmes forces, au sein des syndicats allemands et britanniques.
Dans le premier chapitre de son livre, Annie Lacroix-Riz se livre à une réflexion passionnante sur « L’étrange défaite », l’ouvrage fondamental de l’historien Marc Bloch qui, dès 1940, avant d’être exécuté en 44, a le courage de dresser le bilan du fiasco français de 39. Au tableau du déshonneur Bloch cloue en première ligne les militaires. Lui-même mobilisé il a vécu à bout portant les épisodes accablants de la « drôle de guerre » où il a pu mesurer l’inanité du commandement. Bloch fustige aussi une droite qui a refusé de « s’informer sur le monde », « la haute bourgeoisie appuyée par la finance et la presse », considérant donc Hitler comme un bienfait ou un moindre mal. La gauche n’est pas épargnée puisque Bloch stigmatise les ouvriers « trop bien payés et pas assez mobilisés dans l’effort de guerre ». Pour Lacroix-Riz, qui avec « Le choix de la défaite » a, dans le sillage de Bloch et d’Henri Guillemin, publié la Bible sur les origines de la guerre, le propos de l’intellectuel assassiné « est injuste » : le « sabotage » qu’il dénonce « est essentiellement le fait de ceux-là qui, à l’intérieur de la CGT, avaient choisi Hitler ». C’est un Marc Bloch faussement étonné qui avait écrit : « Les chefs des principaux syndicats qui comptaient parmi les puissances de la République se sont, en une alliance étrange, rencontrés sur les routes de la capitulation avec les ennemis de leur classe et de leurs idéaux »... La guerre terminée, selon la règle des « collabos utiles » toute la clique dirigeante de la CGT, celle regroupée derrière le journal « Syndicats », est recyclée par le patronat. « Plus jamais ça », l’objectif est de poursuivre la lutte « contre l’hydre marxiste ».

Reste qu’amputée de ses « renégats », la CGT, celle qui a refusé Vichy, va fournir un glorieux contingent à la Résistance. Parmi les 27 fusillés de Châteaubriant, on compte sept secrétaires de Fédérations de la Confédération : Désiré Granet, Jean Grandel, Charles Michaels, Jean Poulmarc’h, Henri Pourchasse, Jean-Pierre Timbaud et Jules Vercruysse. Et les autres, sans carte de la CGT en poche, étaient des communistes.
Pourtant, en 1945, toutes ces vies perdues ne pèsent rien au moment de laisser place à un nouveau pouvoir syndical. Le bruit des dollars couvre les échos du peloton d’exécution. Nous démontrant qu’une bonne guerre n’est jamais mauvaise pour le capitalisme.

« Scissions syndicales, Réformisme et Impérialismes Dominants 1939-1949 ». Annie Lacroix-Riz éditions Delga.

 

Jacques-Marie BOURGET

 

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Aussi, le couperet est tombé: pas de réouverture des salles de spectacle, de cinémas et des musées avant la saint Glinglin. Et encore...

La culture, ce n'est pas essentiel en ce temps de pandémie

En revanche, les gens agglutinés dans les transports, les grandes surfaces, les rues commerçantes et dans les entreprises, tout va très bien madame la marquise. Tellement qu'on ne se demande pas pourquoi le nombre de contaminés au covid-19 ne baisse pas.

 

Pour les masques, qu'il manquait par millions, le Sénat a trouvé un fusible: Jérôme Salomon, professeur de médecine et directeur général de la santé au ministère de la Santé. 500 pages pour le conspuer. Ouh, le vilain! Bon, ledit rapport sénatorial évoque que la situation a été "sciemment dissimulé par le gouvernement". Mais qui est qui dans le gouvernement? Secret défense puisque les 500 pages n'en dénoncent personne.

Quant à la casse de l'hôpital public: RAS. Surtout ne pas remettre en cause les choix politiques en matière de santé publique sous Sarkozy président, Hollande président et maintenant Macron président.

Sous Sarkozy président, c'était Roselyne Bachelot à la tête du ministère de la Santé. Aujourd'hui, elle est ministre macroniste de la Culture.

 

Mais la culture, c'est vraiment pas essentiel en ce moment. Tout comme la santé publique sous son égide.

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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A partir du 15 décembre 2020 : couvre-feu à 20 heures sauf le 24 décembre et libre circulation sur l'ensemble du territoire

Voici les principales annonces du gouvernement de ce soir, qui a revu sa copie en raison de la situation sanitaire. Le confinement est bien levé le 15 décembre, mais avec trois ajustements majeurs par rapport à la première stratégie présentée il y a trois semaines.

 

-Les théâtres, musées et cinémas resteront fermés trois semaines supplémentaires, soit jusqu’au 5 janvier. 

 

-Le couvre-feu initialement annoncé à 21h est avancé à 20h. Il sera strictement contrôlé avec des "possibilités de dérogations limitées".

 

-Le couvre-feu concernera aussi le soir du 31 décembre, contrairement à ce qui avait été annoncé, mais pas celui du 25 décembre.

 

LES DÉPLACEMENTS AUTORISÉS

 

Jean Castex a confirmé jeudi que "la possibilité de se déplacer sur tout le territoire" serait de nouveau autorisée à partir du 15 décembre, malgré des "règles plus strictes" que prévu contre le Covid-19, et a invité à continuer le télétravail "partout où il est possible".

LES BARS ET RESTAURANTS RESTENT FERMÉS

 

Jean Castex le reconnait, les restrictions annoncées ce soir cherchent à limiter les interactions : "On mange, on boit, on est proche les uns des autres, et il est beaucoup plus difficile de garder ses distances ou de porter un masque. Ce sont des moments formidables. Nous les apprécions tous.  Mais c’est le facteur numéro un de contamination. C’est aussi la raison pour laquelle nous maintenons la fermeture des bars et des restaurants."

LE REVEILLON SOUS COUVRE-FEU

 

Le Premier ministre annonce que le 31 décembre sera, lui aussi, soumis à des restrictions : "Le couvre-feu concernera aussi, contrairement à ce que nous avions envisagé initialement, le réveillon du 31 décembre.  Ce réveillon est en effet un moment particulièrement festif. Nous l’apprécions pour cela. Mais il concentre tous les ingrédients d’un rebond épidémique."

 

"Si la circulation avait continué de se réduire fortement, nous aurions pu assumer ce risque. Ce n’est pas le cas. Nous devons être raisonnables, respecter la règle du couvre-feu, rester chez soi le 31 décembre et suivre la recommandation d’un maximum de 6 adulte

PAS DE RETOUR DU PUBLIC DANS LES STADES

 

Les stades vont rester vides en début d'année, annonce le Premier ministre : "Je sais aussi que les supporters sportifs rêvaient de retourner au stade voir leurs équipes préférées. Nous réexaminerons la possibilité de les rouvrir à partir du 7 janvier, en fonction de la situation sanitaire à cette échéance et de l’analyse que nous pourrons faire des effets des fêtes de fin d’année sur la situation épidémique."

 

 

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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À Armentières, 80 salariés
 
licenciés. Stop au massacre des
 
emplois !

 

L'usine Griss d’Armentières dans le Nord est sous le coup d'un plan de licenciement de 80 salariés. Le groupe Emerson veut délocaliser sa production pour augmenter ses profits, en mettant des dizaines de famille sur le carreau.

 

Stop aux licenciements

Crédit photo : Facebook de CGT Armentières

40% de l’effectif de l’usine Griss d’Armentières dans le Nord est sous le coup d’un PSE annoncé le 15 octobre dernier. Dans cette usine spécialisée dans l’outillage industriel de 250 salariés, la nouvelle a fait l’effet d’une bombe et a provoqué la mise en grève des salariés ce mercredi 9 décembre 2020. En effet, ce sont pas moins de 80 salariés qui sont concernés par ce plan de licenciement.

Les raisons d’un tel dégraissage ? Non pas le « manque de travail » mais comme toujours « pour le profit » comme l’indique l’UL CGT d’Armentière sur son Facebook. Le groupe américain Emerson auquel est rattaché l’usine veut, en effet, délocaliser la production des soupapes pour la pétrochimie à Manchester et en Roumanie. Jean-François Carrette, secrétaire du CSSCT, souligne la logique qui sous-tend cette énième délocalisation : «  On sait bien qu’on n’est pas compétitifs pour les salaires avec, par exemple, la Roumanie ».

https://www.facebook.com/CGTarmentieres/posts/3500217663381420

Malgré des négociations entamées avec la direction visant à sauvegarder 25 emplois à la production des soupapes, la proposition de l’intersyndicale rendue lundi dernier a été refusée par le patron. Laurent Boulet, délégué syndical CFDT, explique le mouvement de grève et blocage de l’usine par les salariés car les « salariés sont écoeurés » par ce PSE qui « encore une fois est dicté par tout ce qui est stratégie, financier ».

Si le mouvement entamé ce mercredi pourrait se poursuive, il faut aussi prendre en compte que les « mesures sociales » ne sauraient constituer un plan de bataille suffisant pour lutter contre les licenciements et la casse de l’emploi dans les région. La stratégie du dialogue social, tristement illustrée à Béthune dans le cas de l’usine Bridgestone a montré ses limites pour lutter contre le patronat. Au même moment, les Cargill de Haubourdin, eux aussi menacé d’un PSE dans leur usine, tentent de mettre en place des convergences pour lutter contre les licenciements et instaurer un rapport de force en faveur des travailleurs.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Loi séparatisme. Le
 
gouvernement continue
 
l’offensive, combattons tous les
 
projets liberticides et racistes !

 

Ce mercredi, plusieurs ministres avec Jean Castex ont présenté leur loi « séparatisme », désormais renommée loi « confortant le respect des principes de la République ». Dans la continuité de son offensive sécuritaire, ce projet de loi constitue une attaque islamophobe et raciste face à laquelle la mobilisation doit se construire.

 

Construire la mobilisation

Crédits photo :POOL/AFP/ARCHIVES - BENOIT TESSIER

Ce mercredi midi, après son examen en Conseil des Ministres, le gouvernement présentait sa loi séparatisme, désormais rebaptisée loi « confortant le respect des principes de la République », à la suite notamment de l’avis du Conseil d’État donné ce lundi. Après un an de préparation, une quarantaine de réunions interministérielles, plusieurs discours présidentiels, l’exécutif se félicite aujourd’hui d’avoir réussi à mettre dans son texte de loi « l’équilibre » entre ses « deux piliers, le répressif et la cohésion sociale » comme le note l’Elysée d’après Le Monde. Pourtant, à l’issue du conseil des ministres, et derrière le chef d’orchestre Jean Castex, c’est un texte intégralement liberticide et islamophobe dont Darmanin, Schiappa, Dupond-Moretti et Blanquer ont présenté à tour de rôle les différents volets.

Un texte islamophobe et répressif dans le cadre de l’offensive sécuritaire de Macron

« Un texte qui s’inscrit dans la tradition des grands fondateurs de notre République », « un texte pour renforcer nos libertés » Hier après-midi, c’est dans une rhétorique lyrique sur la liberté et l’émancipation que Jean Castex a introduit le texte. Mais, si le premier ministre entendait montrer que sa loi ne visait pas les musulmans, il a donné un ton très clair à sa conférence de presse : « Face à l’islamisme radical, la République entend se défendre », avant de laisser ses ministres présenter les différents volets du projet.

Premier à intervenir, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, est allé plus loin que le président de la République qui annonçait sur Brut vouloir « lutter contre ces groupes et associations qui, au nom d’une idéologie, veulent sortir de la République » en affirmant de son côté vouloir s’attaquer au « terreau du terrorisme ». Le ministre a ensuite décliné une série de mesures déjà connues, comme le renforcement du contrôlé des signes « communautaires » dans la fonction publique : « L’article 1er du projet de loi évoque un sujet particulièrement important : il s’agit d’étendre aux délégations de service public les devoirs de neutralité qu’on impose aux agents. Il ne sera plus possible d’observer des comportements communautaires ou des ports de signe religieux pour ces agents qui travaillent au nom du service public, même s’ils ne sont pas formellement fonctionnaires. ». Il a annoncé également plus de pouvoirs pour les préfets, qui pourront prendre des dispositions légales pour lutter contre le « communautarisme », en prenant l’exemple des piscines « réservées aux femmes pour des raisons religieuses ». Il a enfin insisté de nouveau sur la possibilité de dissolution ou suspension d’associations, comme il l’a déjà fait de façon anti-démocratique pour le CCIF ou BarakaCity, en revenant longuement sur la loi 1905, dont on fêtait l’anniversaire ce mercredi, et en décrivant son projet comme une loi qui « vise à pacifier les esprits et à renforcer la République ».

Marlène Schiappa, à son tour, a expliqué le travail opéré sur le texte de loi. Dans la continuité des annonces de Darmanin, elle a annoncé un « contrat d’engagement sur les principes de la République » pour toutes les associations, obligeant toutes les associations qui demandent des financements, ou des salles par exemple, à signer une charte. « Pas un euro de la République à un ennemi de la République ! » a-telle expliqué. Revenant également sur plusieurs aspects des questions « d’égalité homme femmes », desquelles elle est en charge, Schiappa a réaffirmé une ligne réactionnaire et raciste qui instrumentalise le féminisme pour continuer la stigmatisation des musulmans. Outre les fameux « contrats de virginité », elle a fustigé la polygamie dans une rhétorique xénophobe, expliquant : « nous ne donnerons pas de titre de séjour à quelqu’un qui est polygame ».

« Il faut qu’on transforme la parole présidentielle en actes » a de son côté noté le Garde des Sceaux, Dupont-Moretti, au moment de préciser les mesures sur le plan juridique. Commençant par évoquer la mort de Samuel Paty au service d’une instrumentalisation traditionnelle, le ministre de la Justice a fait une des rares annonces dans la conférence de presse en évoquant l’objectif de la lutte contre la « haine » en ligne, remettant ainsi sur le tapis la loi Avia, qui avait pourtant été retoquée par le Conseil Constitutionnel. Alors que l’article 24 de la loi Sécurité globale prévoit de condamner pour la diffusion d’images de policiers, le nouvel article 18 (anciennement 25) de la loi « séparatisme » prévoit ainsi la création « d’un délit de mise en danger de la vie d’autrui par diffusion d’informations relatives à la vie privée » qui serait puni de 45 000 euros d’amende et 3 ans d’emprisonnement. Un texte qui va permettre de renforcer la répression, même en ligne. « Le texte permet à des gens qui distillent impunément la haine sur les réseaux sociaux d’être interpellés et jugés en comparution immédiate » a expliqué Dupond-Moretti, sans préciser comment sera évalué le caractère « haineux » des propos.

Après la loi Sécurité Globale, le gouvernement tente d’ouvrir un nouveau front sécuritaire

Ces dernières semaines, le gouvernement a dû faire face à la vague de mobilisations qui s’est ouverte contre son escalade sécuritaire, notamment dans la jeunesse, remettant en cause la loi sécurité globale. Après avoir tenté d’éteindre par une pseudo-concession, la promesse de la réécriture de l’article 24, et surtout par la répression la mobilisation, Macron ouvre un nouveau front avec la loi séparatisme.

Lundi, le Conseil d’Etat a globalement validé son offensive. Si la haute-administration a conduit le gouvernement à rétropédaler sur quelques mesures du projet, jugeant par exemple que l’interdiction de l’éducation à la maison « soulève de délicates questions de conformités à la Constitution », elle a conclu que les « atteintes aux libertés seraient globalement proportionnées » et ce bien que « les mesures concernant l’ordre public de police administrative, pénales ou financières constituent  » la part de mesures « la plus abondante du texte  ». De quoi ouvrir la voie au gouvernement pour mener à bien son offensive liberticide.

Malgré ce soutien, le gouvernement continue de marcher sur des œufs. En octobre dernier, l’offensive islamophobe du gouvernement avait beaucoup indigné à l’international, dans les pays à majorité musulmane mais aussi dans certains piliers de la presse néo-libérale américaine, comme le New York Times, le Washington Post ou encore le Financial Times. En outre, l’article 18 de la loi, qui reprend en partie les dispositions du fameux article 24 de la loi sécurité globale, pourrait susciter à nouveau la contestation. Autant d’éléments qui pourrait contribuer à tendre à nouveau une partie de sa majorité, déjà échaudée par la contestation suscitée par la loi sécurité globale.

La gauche politique et syndicale doit faire front contre la loi séparatisme !

Malgré tout, en dehors de l’extrême-gauche et des organisations anti-racistes, le projet de loi suscite pour le moment des réactions plus timorées que la loi sécurité globale. Après avoir affirmé une forme de soutien au projet de loi au lendemain de l’assassinat de Samuel Paty, Mélenchon, dans une conférence de presse, a dénoncé hier le texte. Pointant des « intentions de stigmatisation à l’égard des musulmans » Mélenchon a annoncé que son groupe parlementaire déposerait entre 700 et 1000 amendements au projet de loi. « La tradition de la loi de 1905, ce n’est pas la logique concordataire. L’État n’organise pas les religions et les religions ne se mêlent pas de l’organisation de l’État. (...) Nous savons que c’est un texte (...) qui prétend organiser la religion musulmane en France comme Napoléon l’a fait pour d’autres » a-t-il notamment expliqué. Une réaction progressiste après le long silence de la France Insoumise sur la dissolution du CCIF et l’offensive islamophobe menée au lendemain de l’assassinat de Samuel Paty.

Plus généralement, la gauche syndicale et politique est toujours relativement silencieuse. Du côté de la Coordination Stop Loi Sécurité Globale, celle-ci n’a à nouveau pas jugé nécessaire d’intégrer la question de la loi séparatisme dans ses appels à la mobilisation. Dans son dernier communiqué, celle-ci va même jusqu’à ne pas appeler à la mobilisation à Paris alors même qu’une marche contre la loi séparatisme y est appelée ce week-end par le Collectif du 10 novembre qui lutte contre l’islamophobie.

Dans un contexte où macronie a été secouée par les mobilisations contre la loi Sécurité Globale, il serait pourtant urgent de construire une réponse à la hauteur de l’attaque que constitue ce projet de loi islamophobe, en faisant le pont entre celle-ci et l’ensemble de l’offensive autoritaire du gouvernement. C’est ce que craint le plus Macron qui tente à tout prix de diviser les deux luttes pour éviter leur convergence le retrait des deux projets. Dès lors, c’est à lier les revendications de retrait total de ces lois liberticides, sécuritaires et islamophobes, qu’il faut travailler pour lier les secteurs qui se sont mobilisés en mai dernier contre le racisme d’état et les violences policières, en particulier la jeunesse et les quartiers populaires, à la mobilisation existante contre la loi sécurité globale et ainsi élargir le front de cette lutte essentielle. Un travail qui doit commencer dès ce week-end pour construire la mobilisation.

 

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Crise économique : une vague
 
de faillites attendue pour 2021

 

Malgré les prévisions de forte hausse des faillites d'entreprises en 2020 pour cause de pandémie et de crise économique, les indicateurs montrent au contraire une baisse des dépôts de bilan d'environ 40% par rapport à 2019. Cette chute n'est qu'un effet de temporisation dû aux mesures mises en place par le gouvernement, mais qui ne saurait être de longue durée.

 

Crise économique

Crédit photo : O Phil des Contrastes

Au vu de l’ampleur de la crise économique grandissante et de l’impact de la pandémie sur les affaires, le chiffre de 37% de baisse des ouvertures de procédures pour les entreprises en situation d’insolvabilité avancé notamment par Les Echos, pour la période du 1er septembre au 30 novembre 2020 par rapport à la même période en 2019, semble contradictoire. En effet, l’ensemble des indicateurs et des commentateurs économiques prévoient une explosion des dépôts de bilan, en témoigne entre autres le passage de 22 à 40 des commissaires aux restructurations en régions pour répondre à l’afflux de dossiers, du fait de la profondeur de la crise économique et des mesures gouvernementales pour endiguer la propagation du covid-19, touchant directement le PIB avec une perte estimée à 9% pour la France. Pourtant au final ce sont, toujours selon Les Echos, près de 15000 défaillances d’entreprises en moins sur l’année par rapport à 2019.

La contention des faillites par la perfusion étatique

Cette chute du niveau des faillites n’en demeure pas moins temporaire, très largement contenues par les mesures de contention mises en place par le gouvernement. Globalement le gouvernement a tenté de sauver temporairement une partie des entreprises mises en difficulté par la crise au travers d’une prise en charge des coûts variables avec le chômage partiel ainsi que l’exonération des charges sociales. S’agissant des pertes directes de chiffre d’affaire et des coûts fixes, l’Etat a mis en marche le fonds de solidarité, permettant de fournir jusqu’à 200 000 euros de compensation des pertes par mois aux entreprises, ainsi que la garantie de prêt entre 70% et 90% jusqu’à la mi-2021. Ces différentes mesures ont permis de contenir la multiplication des défaillances, ainsi que des suppressions d’emploi, en allégeant le passif (les sorties) du bilan des entreprises.

A noter que cet afflux massifs de liquidités pour sauver les entreprises, comprenant notamment le plan de relance et les garanties de prêts, font bondir la dette publique de l’État de 80% du PIB en 2009 à 114% au deuxième semestre 2020 selon ACDEFI, ce qui correspond à 24,1% de l’ensemble de la dette en Zone Euro. A ne pas s’y tromper cette hausse considérable de la dette devra être remboursée, notamment par des mesures d’austérité encore plus importantes touchant directement les services publics tels que l’hôpital, dont les effets de la casse antérieure sont clairement dévoilés par l’actuelle pandémie. Sans aucun doute, ce gouvernement fera payer la crise et le temporaire sauvetage des entreprises aux travailleurs par une attaque directe des acquis sociaux (déjà commencé par exemple avec la baisse des APL) et indirecte par la casse des services publics et du système social national (la réforme des retraites en étant la parfaite illustration).

La fin de la perfusion étatique pourrait signifier une explosion des faillites

Les mesures gouvernementales ne dureront pas éternellement, même si elles ont été prolongées pour le moment pour une partie de l’année 2021, alors nombre de sociétés n’auront d’autre choix que de mettre la clé sous la porte. A ne pas s’y tromper, les entreprises ne seront pas frappées de la même manière, notamment en fonction de leur taille. En effet, les grands groupes aux marges habituellement importantes ont pu constituer une trésorerie, une réserve, qui pourra les sauver mis à part quelques groupes profondément touchés et déjà fragilisés avant le déclenchement de la crise. A l’inverse, les TPE-PME, hormis quelques secteurs qui ont pu profiter de la crise, ont la corde au cou et des marges de manœuvre plus que restreintes. Principalement pour ce deuxième confinement, ce sont les petits commerçants, artisans, restaurateurs et hôteliers qui ont subi les plus gros dégâts.

De fait une grande partie de ces entreprises, nommées « entreprises zombies » car pas encore mortes mais pas non plus vivantes, ont pu survivre grâce à l’intervention de l’Etat et ne pourront faire face à la fin des aides et à la reprise des prélèvements et charges qui s’augure à partir de la mi-2021. Comme le dit Sophie Jonval, présidente du Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce, citée par Les Echos : « Aujourd’hui, les chefs d’entreprise sont en attente. Ils savent que cet état est transitoire. Une fois que le passif sera exigible, alors la bulle dans laquelle se trouvent les entreprises éclatera ».

De plus la dette des entreprises devrait s’établir à près de 2000 milliards d’euros pour la France cette année et comme le précise Bénédicte Caron, vice-présidente de la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises, au Figaro : « Les PME et TPE sont aujourd’hui nettement plus endettées qu’avant la crise ». Cette dette corporative est d’un montant gargantuesque et est l’un des principaux facteurs de faillite, d’autant plus lorsque celle-ci est croisée avec une perte de chiffre d’affaires importante comme c’est le cas cette année du fait de mesures de contention de la pandémie. Par ailleurs les faillites en chaînes prévisibles pour l’année à venir auront un impact non négligeable sur les sphères financières, par la multiplication des créances insolvables dont le montant est comme nous venons de le voir extrêmement élevé et constitue en soi une bulle soumise à une très forte pression.

La baisse des faillites sur l’année 2020 est donc un véritable trompe-l’œil, la vague de défaillances sera d’autant plus importante pour les années à venir.

Faillites, restructurations et chômage

Patrick Puy, PDG du groupe Vivarte, a déclaré dans une interview pour Les Echos : « En général, les difficultés viennent de trois choses : un personnel trop important, des dettes importantes ou d’actifs à céder. Pour sauver l’entreprise, il faut malheureusement souvent passer par la case ’’plan social’’ ».

Le poids de la dette des entreprises est, comme nous l’avons vu, une limite centrale dans la reprise d’activités des entreprises en perte de chiffre d’affaires. Mais d’autre part, comme le précise à juste titre Patrick Puy, la suppression d’emploi est la variable d’ajustement la plus courante au sein du système économique capitaliste. Les plans sociaux, déjà annoncés en nombre, vont s’accroître en fonction inverse de la fin progressive des aides d’État, notamment sur le chômage partiel. Pour la très grande partie des entreprises que les suppressions de postes ne pourront sauver, ce sera la fermeture pure et simple avec la mise à la porte de tout le personnel. Même les petits patrons viendront très certainement grossir les rangs des chômeurs.

C’est une véritable catastrophe sociale qui se profile, les licenciements massifs ainsi que les fermetures d’entreprises montrent qui seront les victimes directes de cette crise économique : Les travailleurs et les travailleuses qui se retrouveront sur le carreau.

Cela est autant dramatique que vicieux puisque, couplé à la problématique de la dette corporative, l’augmentation considérable du chômage aura un effet à la baisse sur la consommation aggravant d’autant plus la crise de surproduction actuelle. L’aggravation de la crise et l’augmentation du chômage créeront d’autant plus de chantage à l’emploi, poussant à la baisse les salaires et les conditions de travail des franges encore salariés du prolétariat.

Face à la crise sociale à venir, un plan de bataille d’ensemble autour d’un programme ambitieux

La catastrophe qui s’annonce dans les rangs de la classe ouvrière ne semble pas être la priorité du gouvernement. Au lieu de cela le gouvernement se prépare plutôt à la répression des futures mobilisations, notamment celles conséquentes de ces faillites et suppressions d’emploi, par la mise en avant de la loi séparatiste, de la loi sur la sécurité globale ainsi que par la LPR, s’enfonçant encore plus dans un bonapartisme décomplexé pour faire face à la légitime révolte.

Du côté des directions syndicales, le silence fait du bruit. Alors que des milliers de travailleurs et de travailleuses vont entrer dans la précarité, que le gouvernement durci son tournant sécuritaire et amplifie l’islamophobie structurelle, les directions des principales centrales syndicales restent quasi-muettes, ne proposent aucun plan de bataille d’ensemble et préfèrent la négociation dont il n’y a rien à attendre. Pourtant à la base, la tension monte à juste titre.

Pour faire face à cette crise sociale, conséquence directe d’un système capitaliste à bout de souffle, il faut construire une véritable unité de la classe ouvrière et des secteurs populaires en auto-organisation et autour d’un programme de revendications offensives.

Contre l’explosion du chômage, il faut demander l’interdiction des licenciements et le partage du temps de travail entre toutes et tous, ainsi que la nationalisation sous contrôle ouvrier des entreprises qui licencient et des branches essentielles de l’économie. Face aux difficultés rencontrées par les petites entreprises et commerçants, il s’agit de revendiquer la nationalisation sous contrôle ouvrier du système bancaire avec la mise en place d’un crédit d’État envers les petits commerçants que la dette et l’ingérence des institutions financières étranglent.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Chasuble blanche au logo de la CGT, Claire, 29 ans, au chômage, n'avait rien d'un de ces black blocs contre lesquels les renseignements de la police d'un pays parmi les plus puissants au monde ne peuvent rien. Non, Claire était parfaitement identifiable sous la bannière de la CGT.

 

« On lui reproche notamment de ne pas s’être dispersée à la fin de la manifestation. Son interpellation a été violente, elle a des ecchymoses. Ces 48 heures de garde à vue ne sont pas justifiées, ils auraient pu la reconvoquer après ! Il y a une volonté de criminaliser les manifestants », affirme son avocate Lucie Simon, dans l'Humanité de ce mercredi.

Le journal a consulté des vidéos de cette violente interpellation. Il écrit: "La jeune femme est effectivement traînée sur plusieurs mètres, place de la République, par des policiers aux brassards rouges. Sur une seconde vidéo, un peu plus tard, elle consulte son téléphone assise sur un trottoir au pied d’un policier, quand celui-ci tente brusquement de le lui arracher des mains. Quatre gendarmes arrivent alors et la plaquent au sol malgré ses cris pour la menotter avec un Serflex, avant qu’ils ne le lui enlèvent quelques secondes plus tard."

Placée en garde à vue 48 heures, maxi autorisé pour "faits de rébellion et de participation à un attroupement", Claire a ensuite enchaîné avec une nuit au dépôt du tribunal de Paris, avant d’être présentée en comparution immédiate, mardi après-midi. Lors de cette "instance de justice", un policier s'est constitué partie civile en affirmant que Claire lui a donné des coups de pied. Claire sera jugée le 5 janvier prochain au nom du Peuple français.

3 jours privée de liberté, Claire, dans la patrie des droits de l'Homme et du Citoyen, pour défendre son pain quotidien que la mauvaise société capitaliste lui prive d'avoir, Pour elle et ses deux enfants.

Vendredi, un jour avant la manif,  un décret macronien au Journal officiel permet le fichage de celles et ceux pour "leur appartenance syndicale". De la théorie à la pratique donc.

 

Allez, "Liberté, Liberté chérie", c'est toujours dans la Marseillaise. Mais c'est tellement vieux qu'on l'oublie. Non?

 

Alors, cette capture(sic) d'écran :

Claire, de la CGT-Chômeurs, manif à Paris du 5 décembre dernier: interpellée et libérée après 4 jours

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
292 emplois supprimés : la
 
fonderie du Poitou “fonte”
 
arrête sa production à la mi
 
2021

 

La direction de la Fonderie du Poitou Fonte, à Ingrandes (Vienne), sous-traitant la production de carters pour Renault, a annoncé ce lundi 7 décembre l’arrêt de l’activité en 2021, et la suppression de 292 postes. Nous relayons l'article du Blog NPA Autocritique.

 

Vu sur L'Anticapitaliste

Article du Blog NPA Autocritique, initialement publié sur le site du NPA

La direction de la Fonderie du Poitou Fonte, à Ingrandes (Vienne), a annoncé ce lundi 7 décembre 2020 l’arrêt de l’activité en 2021, avec la production de carters pour Renault qui cessera mi-2021. Un plan social, comme ils osent dire, doit s’ouvrir le 14 décembre 2020. 292 postes de travail devraient être supprimés.

La CGT avait convoqué une assemblée générale sur le parking du site, ce lundi en début d’après-midi, au cours de laquelle elle a transmis l’information de la fermeture et du plan social à venir, aux salariés présents.

Le 25 novembre dernier, la direction du groupe Liberty Alvance, qui a racheté les sites Alu et Fonte d’Ingrandes-sur-Vienne en 2019, avait déjà annoncé la mise en place d’un PSE (Plan de Sauvergarde de l’Emploi) assorti d’un Plan de Départs Volontaires (PDV). Une annonce qui faisait suite à la décision de Renault de ne pas confier à la Fonderie Fonte la fabrication de son dernier carter, le K9Gen8 dont la production va se faire en Espagne.

Le repreneur affairiste Liberty Alvance n’a rien fait pour garantir l’emploi. Le donneur d’ordre Renault est à l’origine immédiate de l’arrêt de la production de carter. Les donneurs d’ordre sont les véritables patrons des entreprises sous traitantes, à Ingrandes comme ailleurs. L’exigence d’un interdiction des licenciements les vise en priorité !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Contre les plans de
 
restructuration, les postiers de
 
Prades et Port-Vendres
 
reconduisent la grève

 

Les travailleurs de La Poste de Port-Vendres et Prades sont en grève contre des plans de restructuration. Alors que la direction de La Poste profite de la crise sanitaire pour continuer vers la privatisation et restructurer, les travailleurs des sites de Prades et Port-Vendes s'organisent pour défendre le service public et les emplois menacés.

 

La force des travailleurs

Crédit photo : AFP
Depuis lundi, les factrices et facteurs de Port-Vendres et Prades (66) sont en grève contre la suppression des effectifs et la dégradation de leurs conditions de travail. Cette grève a vu le jour dans un contexte particulier, en pleine crise sanitaire, face à laquelle les travailleurs.es ont été en première ligne et face à une réforme de la Poste entamée il y a plusieurs années.

Ce n’est pas la première fois que les postiers et postières se mettent en grève dans la région des Pyrénées-Orientales. En effet, suite à un plan de réorganisation de la direction nationale, plusieurs établissements de la Poste ont été en grève, notamment Rivesaltes et Thuir. Ces restructurations ont notamment pour but de détruire l’idée de service public en s’intégrant dans une logique de profit, en supprimant des postes, tout en diversifiant les tâches qui s’éloignent du cœur de métier de la Poste, au détriment des conditions de travail des salariés.

Ces restructurations sont perlées dans le temps. Chaque bureau de Poste doit faire face à des plans sociaux disséminés dans le temps, ce qui empêche une coordination nationale. Les travailleurs se sentent isolés, alors qu’il s’agit d’un problème national. Mais, cela n’entache pas la détermination des travailleurs localement qui sont prêts à se battre contre la direction, qui use de la répression et ne veut pas fléchir. Par exemple, les postiers de Rivesaltes, ont gagné leur combat au bout de 7 mois de grève

La crise du coronavirus n’a fait qu’accentuer l’inconsistance de ces plans de réorganisation car, les travailleurs se retrouvent en sous-effectif en période de Noël, alors que les consommateurs sont nombreux à acheter en ligne dans un contexte de pandémie.

Les grévistes de Port-Vendres se battent pour de meilleures conditions de travail

Ce matin, une vingtaine de salariés et de soutiens étaient présents devant le bureau de Poste de Port-Vendres, pour leur deuxième jour de grève. Les postiers syndiqués CGT et SUD et les non syndiqués se sont réunis de bon matin pour leur AG quotidienne pour s’autoorganiser, mener à bien leur piquet de grève, récolter des signatures pour leur pétition et imposer leurs revendications à la direction.

En effet, les salariés ont déjà connu un plan de réorganisation qui a supprimé deux tournées dans leur agence, et donc des postes de titulaires. En plus de ces suppressions, les agents ont également dû faire face à une surcharge de travail alors que leurs postes sont de plus en plus polyvalents. En effet, en plus des tâches habituelles du métier de postier, ces derniers se retrouvent à faire des services pour lesquels ils n’ont aucune formation, par exemple, ils doivent prendre en charge la voirie, le recensement de la population, l’aide à la personne, les compteurs électriques, le pressing ou la gestion des médicaments…. Pendant ce temps, alors qu’ils n’ont aucune augmentation salariale, les patrons facturent tous ces services et gardent les profits. En plus de la surcharge de travail, ils doivent également les effectuer dans un temps imparti exigé par un logiciel obsolète qui ne prend pas en compte la réalité du terrain.

Durant le premier confinement, nombre de travailleurs en CDD ont été en première ligne du virus et ont été désignés comme les héros du quotidien mais n’ont pas touché la prime Covid. Parce qu’ils n’étaient tout simplement plus embauchés à la Poste au moment du versement, ou parce qu’ils avaient du s’absenter ou prendre un congé durant quelques jours pendant cette période.

Aujourd’hui, les travailleurs luttent pour avoir une tournée supplémentaire permanente, un renfort saisonnier pour soulager les travailleurs avec titularisation, une prime Covid pour tous ainsi qu’une hausse de salaire à la hauteur du travail fourni.

A Prades, les postiers du premier ministre, Jean Castex, toujours en grève

Dans la ville, où le premier Ministre, Jean Castex, était maire jusqu’au 3 juillet 2020 et où il officie toujours actuellement au conseil municipal, les facteurs et factrices sont également en grève. Fabrice Fourmantel, secrétaire départemental à SUD Poste 66 et facteur à Prades, que nous avons interviewé annonçait que “95% des titulaires sont en grève sur Prades contre la suppression de 2 tournées supplémentaires et la dégradation de leurs conditions de travail.”

Le bureau de La Poste a déjà connu des restructurations profondes par le passé (5 réorganisations sur les 12 dernières années qui ont supprimés au moins 10 tournées, soit ⅓ de l’effectif licencié).
Fabrice nous explique : “Pour la direction de la Poste, ces réorganisations sont essentielles dans un contexte de réforme et de destruction des services publics et prétextant que la distribution de courrier baisse. Alors que de notre côté, la surcharge de travail augmente. Nous avons plus de recommandé qu’auparavant, plus de colis. Nous devons aussi gérer les colis chronopost, et nous distribuons en plus de tout cela, les prospectus publicitaires. Et avec la crise sanitaire, les conditions de travail se sont dégradées. Nous voyons une augmentation des colis venant de WISH et ALI BABA, en plus des nouveaux services que la poste a créé et qui s’additionne à nos tâches fondamentales.” Et il ajoute : “nous tenons au service public et à notre métier de postier. Pour la poste de Prades nos tournées sont en grande partie sur tous les villages et territoires ruraux et semi-ruraux des Pyrénées-Orientales. Le temps imparti, régi par des programmes informatiques, pour nos tournées ne prend pas en compte les difficultés que l’on peut rencontrer sur le terrain.”
De fait, les postiers revendiquent “la réinjection d’une partie des emplois que la Poste leur dérobe” et “leur remplacement respectif quand ils sont en RTT le samedi”.

Depuis lundi, comme à Port-Vendres, les travailleurs déterminés se sont mis en grève, suite à une énième négociation avec la direction. Sur le piquet de grève installé devant le bureau de Poste, une vingtaine de personnes extérieures sont venues les soutenir, dont l’interprofessionnel SUD et CGT. Suite à l’AG qui a reconduit la grève pour la journée, des travailleurs sont allés directement au contact de la population dans le marché, pour faire signer la pétition et mettre en lumière leur lutte. Ils ont également interpellé les élus des communes voisines (seules deux communes ont répondu à l’appel).
A l’instar de la grève du bureau de Poste de Rivesaltes où la direction avait embauché des intérimaires pour remplacer les grévistes, la direction de Prades a convoqué une “brigade super-remplaçant” de postiers venant des départements alentours afin de remplacer les travailleurs en lutte et ainsi essayer de casser leur grève. En plus de cela, la direction a fait appel à un huissier pour constater l’effet de grève sur un service public afin d’incriminer les travailleurs qui luttent pour leurs droits.

Demain, les travailleurs continuent leur lutte contre une direction de plus en plus méprisante, afin d’améliorer leurs conditions de travail. Pour les soutenir, vous pouvez aller sur leur piquet de grève et/ou signer leur pétition en ligne

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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