SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

Le taux de pauvreté a grimpé de 0,2 point à 14,3 % l'an passé, a indiqué ce mercredi l'Insee. En 2018, 9,1 millions de Français vivaient sous le seuil de pauvreté. L'indice de Gini, qui mesure les inégalités, a connu sa plus forte progression depuis 2010.

C'est une mauvaise nouvelle. Selon  une première estimation de l'Insee publiée ce mercredi, la pauvreté a fortement augmenté en France l'an passé. Le taux de pauvreté a grimpé de 0,6 point, 14,7 % de la population française étant considérée comme pauvre à la fin 2018, un niveau au plus haut depuis la fin des années 1970.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

L'exigence de revendication d'une meilleure répartition des richesses constitue une revendication immédiate pour contrer l'aggravation des inégalités produites par la politique du pouvoir, du patronat et du capital.

Elle est juste à condition, dans la tradition de

la double besogne

 

pointée déjà par la Charte d'Amiens (charte adoptée en octobre 1906 par le 9e congrès de la CGT ) de lier étroitement cette revendication à la perspective du changement de société articulé lui à l'exigence d'une appropriation collective des moyens de production.

Sur ce point l'actuelle direction de la CGT se cantonne à une revendication réformiste dans un contexte où la violence de la contre-révolution sociale aiguise la perception chez nombre de travailleurs et plus largement de citoyens de l'impasse criminelle du capitalisme.

La référence à la Charte d'Amiens figure dans les actuels statuts de la CGT.

Il serait temps d'y être fidèle !

Parce que c'est aussi cette perspective qui

donne un SENS aux combats du quotidien !

 

 

Publié par FSC

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"Le peuple n'obtient que ce qu'il prend" Louise Michel (1830-1905)

Contre la réforme anti-sociale du pouvoir des riches et du capital, le communiqué unitaire d'action et de grève:

Le 5 décembre 2019: que le flot monte partout, pendant et après

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Unilever: chiffre d'affaires en hausse de 5,8%, à 13,3 milliards d'euros pour le 3e trimestre

Le géant néerlandais de l'agroalimentaire et des cosmétiques Unilever a fait état jeudi d'une hausse de son chiffre d'affaires au troisième trimestre, en raison notamment d'effets de change favorables et de nouvelles acquisitions.

Le chiffre d'affaires d'Unilever, qui ne publie pas de bénéfice net sur la période, s'est établi à 13,3 milliards d'euros, en hausse de 5,8% en glissement annuel, a indiqué dans un communiqué le groupe, qui maintient ses prévisions pour l'année.

Publié par le figaro

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CAC 40 : ces 13 sociétés qui pourraient augmenter leurs dividendes de plus de 10% en 2020, alors que la pauvreté s'accroit massivement en France
CAC 40 : ces 13 sociétés qui pourraient augmenter leurs dividendes de plus de 10% en 2020, alors que la pauvreté s'accroit massivement en France
 

Dans un environnement de hausse des prix limitée et de taux d'intérêt très bas, les dividendes d'actions versés par les sociétés cotées en Bourse sont plus attrayants que jamais. D'autant que plusieurs entreprises du CAC 40 sont susceptibles d'augmenter fortement leurs coupons en 2020.

Pour 13 d'entre elles, la hausse pourrait même dépasser les 10% !

Alors que l’inflation française ne devrait guère dépasser 1,1% en 2019, les dividendes versés en 2020 par de nombreuses sociétés du CAC 40 devraient connaître une forte accélération. Et ce n’est pas Total, qui a dépensé 9,3 milliards d’euros en 2018 en versement de dividendes à ses actionnaires et en rachats d’actions, qui fera l’an prochain le plus gros effort. Selon Factset, le pétrolier français augmentera son dividende de 4,7%, à 2,68 euros par action, ce qui n’est déjà pas si mal.

Mais il y a beaucoup mieux. Les actionnaires qui connaîtront la plus forte augmentation de leurs revenus seront ceux de Airbus. En effet, les analystes financiers visent un dividende de 2,09 euros, soit une augmentation de 26,5% sur un an.

Il est vrai que les investisseurs anticipent une croissance de 18% du résultat net par action à fin 2019 avec un free cash flow de plus de 3,7 milliards d’euros. Largement de quoi être généreux avec les actionnaires.

+25% pour Peugeot

En affichant une croissance de 25% de son dividende, Peugeot occupe la deuxième place de ce classement. Pourtant, le flux de trésorerie disponible du constructeur automobile est attendu en repli de 27% à 2,7 milliards d’euros. Mais avec un bénéfice net par action en croissance de 22%, il y a encore de quoi satisfaire les actionnaires.

ArcelorMittal accède à la troisième marche du podium avec une anticipation de dividende par action de 0,18 euro, en augmentation de 19,8%.

Cependant, cette estimation est à prendre avec prudence sachant que l’aciériste pourrait enregistrer une forte baisse de ses résultats. Son bénéfice net par action est attendu à 0,59 euro à fin 2019 contre 4,27 euros en 2018. Certes, avec un dividende de 0,18 euro, le taux de distribution n’est que de 30%.

Selon notre décompte au 15 octobre 2019, pas moins de 13 sociétés du CAC 40 pourraient ainsi augmenter leur dividende de plus de 10%.

Le luxe et l'aéronautique bien représentés

Outre les trois premières évoquées ci-dessus, le classement est complété par 

Safran (+17,1%), 

Thales (+15%), 

Dassault Systèmes (+14,3%), 

LVMH (+14,1%), 

Hermès International (+11%), 

Pernod Ricard (+11%), 

Carrefour (+10,9%), 

Vinci (+10,1%), 

Vivendi (+10%)

et Kering (+10%).

 

C'est un journal patronal qui vous le confirme :

de l'argent, il y en a,  et de plus en plus,

dans les caisses du patronat.

Mais Macron n'y touche pas.

Au contraire, par ses lois, il en favorise massivement l'accroissement.

Et ces milliards par dizaines, ils pourraient servir l'intérêt général,

développer les services publics au lieu de les offrir au privé

et satisfaire les justes revendications de la population.

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Macron et Merkel à Toulouse : hospitalier.e.s en grève mobilisé.e.s pour interpeller le gouvernement

A l’occasion de la venue d’Emmanuel Macron et d’Angela Merkel, près de 200 personnes, dont une soixantaine de personnels hospitaliers, se sont rassemblés ce mercredi devant l’hôpital de l’Hôtel Dieu à Toulouse. Après trois « jeudis noirs » de fermeture des urgences au CHU de Purpan, ce rassemblement marque une nouvelle étape dans la mobilisation des hospitaliers toulousains, en grève depuis le 26 septembre.

Rassemblement

En grève depuis 3 semaines, les personnels du CHU de Toulouse ont depuis été rejoints par ceux de plusieurs cliniques privées. Dans ce contexte, la visite des chefs d’Etat programmée dans le cadre du Conseil des ministres franco-allemand sonne d’après Jean-Claude Cathala, représentant de la CGT 31, comme une « provocation pour ceux qui subissent les politiques désastreuses [que Macron et Merkel] nous dictent avec les grands patrons ».

La CGT, la FSU, l’Union des Etudiants Toulousains, Sud, la CFDT, Act Up et quelques Gilets Jaunes ont ainsi appelé au rassemblement d’aujourd’hui devant l’hôpital de l’Hôtel Dieu, situé au centre-ville de Toulouse. Pauline, représentante CGT, et Lucie, infirmière à Purpan, ont pris la parole pour dénoncer la politique menée par le ministère de la santé et la réforme des retraites en cours, qui dégradent toujours plus leurs conditions de travail et de vie.

Elles ont ainsi abordé les sous-effectifs, avec la suppression de plusieurs dizaines de postes à temps plein dans les hôpitaux, les fermetures de lits, avec la disparition de 5 services dans les hôpitaux de Toulouse, la faible reconnaissance salariale des travailleurs hospitaliers, ainsi que la perte de revenus brutale provoquée par la « retraite à points » pour tous les futurs retraités. Un appel a été passé à la convergence entre tous les fonctionnaires et travailleurs du service public, mais aussi du secteur privé, qui subit lui aussi les conséquences désastreuses des politiques en cours. Pour rappel, les revendications actuellement portées par les grévistes toulousains sont la création de 1 500 postes dans la santé, ainsi que le déblocage de 100 millions d’euros pour permettre au CHU de continuer à fonctionner.

Interrogées sur leurs conditions de travail, les infirmières et aides-soignantes présentes au rassemblement évoquent les « arrêts maladie à répétition », l’« épuisement professionnel » qui touchent beaucoup de leurs collègues, victimes de la surcharge de travail provoquée par les restructurations en cours de l’hôpital. Elles parlent de la multiplication des personnels non-remplacés ou affectés à des tâches pour lesquelles ils sont moins bien formés, sans avoir la possibilité de refuser des postes qui ne correspondent pas à leurs qualifications. D’autres mettent en avant l’aspect « délirant » de réformes qui visent à fermer les services les moins rentables pour réorienter patients vers d’autres services… Quitte à envoyer les personnes les « moins » malades dans des lits de services qui n’ont rien à voir avec leur pathologie ! En service traumatologie à Purpan, une aide-soignante évoque quant à elle la maltraitance provoquée par la multiplication des tâches, qui ne laisse plus le temps nécessaire pour s’occuper correctement de chaque patient, mais aussi la perte de lien social à l’intérieur des équipes, restructurées au gré des fermeture de services. En grève depuis plus d’un an suite à la disparition de son poste, une infirmière au CHU déclare : « Nous ne luttons même pas pour une amélioration de nos salaires ou de nos conditions de travail, mais juste pour conserver ce qu’on avait jusqu’à maintenant ».

De même, les femmes interrogées ont pu évoquer les difficultés à accompagner les femmes victimes de violences dans un hôpital qui n’a plus de temps à consacrer à ses patients, soulignant l’hypocrisie du Grenelle lancé au mois de novembre dernier. Autre signe de la prise de conscience, à l’intérieur des secteurs en lutte, de la nécessité de convergence, les manifestant.e.s ont applaudit le passage d’un camion de pompiers aux abords du rassemblement, en référence à l’action menée hier par les sapeurs-pompiers de Paris et de régions, fortement réprimée.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Interview. Grève inédite chez Nike Champs-Élysées, et pas un mot dans les médias !

Les salariés du Nike Store des Champs-Élysées, en grève depuis une semaine, étaient présents ce mercredi soir à l'avant-première du nouveau film de Ken Loach à l'UGC voisin. L'occasion de raconter leur combat contre des conditions de travail qui en viennent à bout de leur santé.

Les grévistes appellent à les soutenir ce mercredi à 17h devant le magasin



 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Catastrophe de Lubrizol : près de 9500 tonnes de produits ont brûlé

Le préfet de Seine-Maritime a annoncé que l'entreprise Normandie Logistique avait transmis la liste de ses produits incendiés jeudi 26 septembre. Au total, près de 9500 tonnes de produits ont brûlé.

Crédits photo : ROBERT PRATTA

Lors de l’incendie de l’usine chimique Lubrizol à Rouen, environ 4200 tonnes de produits ont également brûlé chez Normandie Logistique, l’usine voisine. Plusieurs jours après la demande de la préfecture, l’entreprise a finalement communiqué sur la quantité de produits brulés ainsi que sur leur nature.

Sur les trois entrepôts, un a complètement été détruit et les deux autres ont également été touchés par l’incendie. Le chiffre a été communiqué par la préfecture de Seine-Maritime lors d’une conférence de presse lundi 14 octobre 2019, publiant dans la foulée sur leur site le détail des produits partis en fumée.

Au total, ce sont donc près de 9 500 tonnes de produits qui sont partis en fumée le jour de l’incendie, si l’on additionne les dégâts sur les sites de Lubrizol et Normandie Logistique.

Interrogé vendredi 4 octobre sur la teneur des produits qui ont brûlé dans les entrepôts de Normandie Logistique le préfet avait expliqué que « Normandie Logistique n’a pas été en mesure de nous fournir les produits présents dans la partie de son site qui a brûlé ». L’entreprise a finalement transmis quelques jours plus tard à la préfecture la liste des produits présents dans l’entrepôt qui a brûlé . Parmi les produits partis en fumée, figurent notamment plus de 65 tonnes de produits Total (environ 3000 litres), 111 pneus, 2 chariots élévateurs ou 914 kilos de cire d’abeille.

À ce stade, les autorités se veulent rassurantes. Les produits ne sont « pas inflammables » : « Il n’y a pas d’irrégularité flagrante par rapport aux textes sur les installations classées ».

Mais comment croire les autorités quand le gouvernement ne cesse de minimiser voire de mentir sur les dangers que représente l’incendie de Lubrizol pour la population ? A chaque nouvel élément sur la catastrophe le gouvernement s’empresse de crier sur tous les toits qu’il n’y aucun danger, et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter, quand en parallèle les policiers de Rouen portent de lourds masques filtrants ou que l’eau qui coule des robinets est noire. Comment croire sur parole après cela, que les produits qui ont brûlé à Normandie Logistiques ne sont pas dangereux ?

Même les salariés de Lubrizol sont aussi peu renseignés que le reste de habitants de Rouen et partagent « les craintes sanitaires et environnementales de la population », comme expliqué dans un communiqué intersyndical.

Au delà de la catastrophe de Lubrizol, de la pollution, des conditions de travail racontées par un sous-traitant, et des mensonges du gouvernement, cette histoire nous rappelle que pour les dirigeants de ce monde, industriels et politiciens, nos vies vaudront toujours bien moins que leurs profits.

Il est plus que temps de lever le voile sur cette catastrophe et d’exiger la vérité mais surtout, il est temps de mettre fin au secret industriel c’est-à-dire savoir qui produit quoi, où, comment, dans quel but.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

Chez Frustration, s’il y a bien une personne qui nous inspire et nous a inspiré, c’est la sociologue Monique Pinçon-Charlot. Des Ghetto du Ghota en 2007 (Seuil) aux Présidents des ultra-riches en 2018 (La Découverte), ses ouvrages, co-écrits avec son mari Michel, nous ont accompagné tout le long de nos parcours universitaires et engagés respectifs. Lorsqu’elle raconte son histoire de chercheuse avec son mari au CNRS, elle ne peut s’empêcher d’en parler d’une voix tremblotante. Ses yeux pétillent remplis d’espérance quand elle évoque son expérience du mouvement insurrectionnel des gilets jaunes avec Michel, posté sur les barricades. Evidemment, cela ne l’empêche pas de mâcher ses mots lorsqu’il s’agit de décrire la marche forcée néo-libérale que nous subissons de plein fouet, ou de se montrer plutôt critique à l’encontre d’un marché du militantisme qui se complairait dans ses certitudes et ses acquis de niche, en pleine mobilisation contre la réforme des retraites. Entretien, par Selim Derkaoui et Nicolas Framont. Portrait photo par Maxime Dufour. Photos en noir et blanc par Serge d’Ignazio.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Ce qui est en cause c'est la stratégie de répression du pouvoir.

Comme on peut le constater a contrario avec les manifs sur l'environnement qui se passent "bien" puisque les forces de répression n'interviennent pas.

Les médias faisant le TRI entre ce qui est admis, louable même en cas de blocage prolongé de la circulation.

Il s'agit bien sûr de réprimer quand le pouvoir ne veut pas satisfaire les revendications, craint la convergence des luttes, vise à faire peur et à discréditer dans l'opinion en organisant par son dispositif policier l'affrontement dans la rue, met en cause le droit de manifester .

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SOURCE : https://lareleveetlapeste.fr/une-repression-policiere-inouie-face-a-des-pompiers-desempares/

 

 

 

Les images ont des allures funestes. Mardi 15 octobre, des milliers de pompiers et personnels soignants ont défilé dans les rues de Paris pour dénoncer la dégradation dramatique de leurs conditions de travail. La répression policière dont ils ont été victimes vient ajouter cette journée à la liste des manifestations violemment réprimées en France.

Des pompiers surchargés

Réunis mardi 15 octobre, pompiers et personnels soignants ont marché dans Paris pour exprimer leurs revendications : manque d’effectifs et de reconnaissance de leur profession, cesser la surcharge de travail des pompiers qui doivent pallier au manque d’effectifs des urgentistes, revaloriser la prime de feu qui n’a pas changée depuis 1991 (28 % du salaire de base, contre 19 % actuellement) à la même hauteur que les primes de risque accordées aux policiers et gendarmes, et mettre en place des solutions pour mieux les protéger des agressions dont ils sont victimes lors des interventions.

En France, les derniers chiffres disponibles recensent 248 000 sapeurs-pompiers : 40 500 sapeurs-pompiers professionnels (16 %), 195 000 sapeurs-pompiers volontaires (79 %) et 12 500 militaires. En 2017, ils ont effectué plus de 4,6 millions d’interventions en France. Les 8500 Pompiers de Paris, à eux seuls, ont effectué 522 846 interventions en 2018, soit 28 600 vies sauvées.

« On a vraiment l’impression d’être là pour combler les déficits des autres services publics. On fait une intervention où, avant, on pouvait avoir le concours de la police rapidement, maintenant ce n’est plus le cas. Le Samu nous envoie sur des interventions qui ne sont plus de notre cœur de métier, parce que les ambulances privées ne veulent plus se déplacer dans certains quartiers, SOS Médecins non plus. », a déploré Peter Gurruchaga, pompier professionnel à Garges-lès-Gonesse et secrétaire général CGT du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) du Val-d’Oise, à FranceInfo

La manifestation du 15 octobre est la continuité d’un mouvement de grève des sapeurs-pompiers entamé fin juin. Tout comme le personnel hospitalier, la grève est simplement signalée par des banderoles, des brassards ou des messages sur les camions des pompiers qui continuent d’assurer leurs missions sur le terrain. Durant la manifestation, une délégation intersyndicale s’est rendue au Ministère de l’Intérieur, ce dernier n’a pas répondu aux attentes des pompiers.

Policiers contre pompiers

« Profondément déçus » par le désintérêt du gouvernement, des pompiers ont tenté de bloquer le périphérique parisien en signe de protestation. Les forces de l’ordre ont alors répliqué à coups de gaz lacrymogène et de canons à eau. Sur Twitter, la photo du journaliste Yann Levy a été relayée comme symbole de la violence de la réponse.

C’est ainsi une scène particulièrement inquiétante qui a eu lieu hier à Paris, celle où deux corps de l’armée s’affrontent dans la rue. Dans une vidéo, un jeune pompier ayant reçu une balle à bout portant, probablement d’un flashball, témoigne de son incrédulité et sa révolte face aux gestes des CRS, « des amis et des frères », car les CRS n’ont fait qu’appliquer les consignes qui leur ont été données.

« C’est une décadence humaine cette manifestation. L’armée qui tire sur l’armée… Un ami était en face de moi durant la manif et m’a dit les ordres qu’ils ont reçu : « Frappez fort pour leur faire passer l’envie de recommencer. » a ainsi témoigné un pompier à La Relève et La Peste 

Interrogés, d’autres pompiers ont ainsi expliqué de ne pas avoir le droit de se prononcer sur la violence subie car ils font partie de l’armée. En fin de manifestation, des pompiers ont mis les mains sur la tête après l’utilisation du canon à eau et des gaz lacrymogènes pour marquer l’absurdité de la situation. De son côté, la Préfecture de Police a indiqué avoir compté 3 blessés dans ses rangs et effectué 6 interpellations « pour violences et jets de projectiles ».

Amnesty International dénonce cette tendance systématique à la violence de la part du gouvernement français qui met en danger le droit de manifester en France en utilisant des « stratégies de maintien de l’ordre fondées sur un usage excessif de la force, et des pratiques illégales au regard du droit international. » 

Professeurs, Retraités, Urgentistes, Militants Climat, Gilets jaunes, Jeunes, Cheminots, Sans-papiers, Antifas, manifestants du 1er Mai, Pro-PMA, Agriculteurs, et maintenant Pompiers. L’ensemble de la société civile a été victime des violences du gouvernement ces derniers mois.

Photo à la une : Mathias Zwick / Hans Lucas

Publié par FSC

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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