SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Ce qui est en cause c'est la stratégie de répression du pouvoir.

Comme on peut le constater a contrario avec les manifs sur l'environnement qui se passent "bien" puisque les forces de répression n'interviennent pas.

Les médias faisant le TRI entre ce qui est admis, louable même en cas de blocage prolongé de la circulation.

Il s'agit bien sûr de réprimer quand le pouvoir ne veut pas satisfaire les revendications, craint la convergence des luttes, vise à faire peur et à discréditer dans l'opinion en organisant par son dispositif policier l'affrontement dans la rue, met en cause le droit de manifester .

_________________

SOURCE : https://lareleveetlapeste.fr/une-repression-policiere-inouie-face-a-des-pompiers-desempares/

 

 

 

Les images ont des allures funestes. Mardi 15 octobre, des milliers de pompiers et personnels soignants ont défilé dans les rues de Paris pour dénoncer la dégradation dramatique de leurs conditions de travail. La répression policière dont ils ont été victimes vient ajouter cette journée à la liste des manifestations violemment réprimées en France.

Des pompiers surchargés

Réunis mardi 15 octobre, pompiers et personnels soignants ont marché dans Paris pour exprimer leurs revendications : manque d’effectifs et de reconnaissance de leur profession, cesser la surcharge de travail des pompiers qui doivent pallier au manque d’effectifs des urgentistes, revaloriser la prime de feu qui n’a pas changée depuis 1991 (28 % du salaire de base, contre 19 % actuellement) à la même hauteur que les primes de risque accordées aux policiers et gendarmes, et mettre en place des solutions pour mieux les protéger des agressions dont ils sont victimes lors des interventions.

En France, les derniers chiffres disponibles recensent 248 000 sapeurs-pompiers : 40 500 sapeurs-pompiers professionnels (16 %), 195 000 sapeurs-pompiers volontaires (79 %) et 12 500 militaires. En 2017, ils ont effectué plus de 4,6 millions d’interventions en France. Les 8500 Pompiers de Paris, à eux seuls, ont effectué 522 846 interventions en 2018, soit 28 600 vies sauvées.

« On a vraiment l’impression d’être là pour combler les déficits des autres services publics. On fait une intervention où, avant, on pouvait avoir le concours de la police rapidement, maintenant ce n’est plus le cas. Le Samu nous envoie sur des interventions qui ne sont plus de notre cœur de métier, parce que les ambulances privées ne veulent plus se déplacer dans certains quartiers, SOS Médecins non plus. », a déploré Peter Gurruchaga, pompier professionnel à Garges-lès-Gonesse et secrétaire général CGT du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) du Val-d’Oise, à FranceInfo

La manifestation du 15 octobre est la continuité d’un mouvement de grève des sapeurs-pompiers entamé fin juin. Tout comme le personnel hospitalier, la grève est simplement signalée par des banderoles, des brassards ou des messages sur les camions des pompiers qui continuent d’assurer leurs missions sur le terrain. Durant la manifestation, une délégation intersyndicale s’est rendue au Ministère de l’Intérieur, ce dernier n’a pas répondu aux attentes des pompiers.

Policiers contre pompiers

« Profondément déçus » par le désintérêt du gouvernement, des pompiers ont tenté de bloquer le périphérique parisien en signe de protestation. Les forces de l’ordre ont alors répliqué à coups de gaz lacrymogène et de canons à eau. Sur Twitter, la photo du journaliste Yann Levy a été relayée comme symbole de la violence de la réponse.

C’est ainsi une scène particulièrement inquiétante qui a eu lieu hier à Paris, celle où deux corps de l’armée s’affrontent dans la rue. Dans une vidéo, un jeune pompier ayant reçu une balle à bout portant, probablement d’un flashball, témoigne de son incrédulité et sa révolte face aux gestes des CRS, « des amis et des frères », car les CRS n’ont fait qu’appliquer les consignes qui leur ont été données.

« C’est une décadence humaine cette manifestation. L’armée qui tire sur l’armée… Un ami était en face de moi durant la manif et m’a dit les ordres qu’ils ont reçu : « Frappez fort pour leur faire passer l’envie de recommencer. » a ainsi témoigné un pompier à La Relève et La Peste 

Interrogés, d’autres pompiers ont ainsi expliqué de ne pas avoir le droit de se prononcer sur la violence subie car ils font partie de l’armée. En fin de manifestation, des pompiers ont mis les mains sur la tête après l’utilisation du canon à eau et des gaz lacrymogènes pour marquer l’absurdité de la situation. De son côté, la Préfecture de Police a indiqué avoir compté 3 blessés dans ses rangs et effectué 6 interpellations « pour violences et jets de projectiles ».

Amnesty International dénonce cette tendance systématique à la violence de la part du gouvernement français qui met en danger le droit de manifester en France en utilisant des « stratégies de maintien de l’ordre fondées sur un usage excessif de la force, et des pratiques illégales au regard du droit international. » 

Professeurs, Retraités, Urgentistes, Militants Climat, Gilets jaunes, Jeunes, Cheminots, Sans-papiers, Antifas, manifestants du 1er Mai, Pro-PMA, Agriculteurs, et maintenant Pompiers. L’ensemble de la société civile a été victime des violences du gouvernement ces derniers mois.

Photo à la une : Mathias Zwick / Hans Lucas

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le capital et les actionnaires sont insatiables !

Quelle que soit la conjoncture c'est toujours plus de sacrifices et de flexibilité, de sous-traitance.

Pour y mettre un terme pas d'autre voie que la lutte immédiate  ... et la réappropriation sociale des moyens de production.

La double besogne déjà pointée par la Charte d'Amiens en quelque sorte que nombre de directions syndicales ont oublié !

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Dans un silence médiatique absolu, des milliers de pompiers et urgentistes ont pris la rue

Ce 15 octobre, ce sont par milliers que les pompiers, urgentistes et personnels de santé ont pris la rue, dans un silence médiatique total. Près de l'assemblée nationale et place de la Nation, la répression policière a frappé.

La colère gronde

Le contraste est saisissant. Dans un silence médiatique absolu, pompiers, urgentistes et personnels hospitaliers ont fait entendre leur colère, à grand renfort de pétards et de fumigènes. Une ambiance très combative, face au mépris du gouvernement qui, depuis plusieurs mois, fait la sourde oreille, n’apportant aucune réponse aux revendications légitimes des manifestants, en termes d’embauche nécessaire ou bien encore la reconnaissance, pour les pompiers, de métier à risque.

Reconduction du mouvement et appel à la convergence

Dans le cortège, beaucoup d’émotion et de colère contre le mépris du gouvernement. Une détermination grande, qui s’est exprimée sur le parcours « officiel » de République à Nation, avec une volonté de déborder le cadre. Face à l’absence de réponse, la reconduction de la grève, qui dure par endroits depuis fin juin / début juillet, est sur toute les lèvres.

Alors que des Gilets Jaunes étaient présents pour manifester leur soutien aux personnels de la santé et aux pompiers, c’est aussi la nécessité d’un vaste mouvement de convergence face à la politique de Macron qui s’exprime. Place de la Nation, les forces de répression ont bouclé les accès au périphérique ou aux rues menant à l’Assemblée Nationale : et pour cause, à la fin du parcours, de nombreux pompiers et personnels soignants ne veulent pas en rester là, et poursuivre au delà du parcours officiel.

Canon à eau et lacrymogènes devant l’Assemblée Nationale. Cordons de CRS forcés à Nation

Place de la Nation, les CRS ont, peu avant 18h, balancé des gaz lacrymogènes pour disperser la manifestation. Loin de reculer, des manifestants ont forcé le barrage et se sont dirigés vers le périphérique. Les pompiers sont actuellement à porte de Vincennes.

Dès le début de l’après midi, une partie des manifestants a tenté de se rendre vers la place de la Concorde et devant l’Assemblée Nationale. Là aussi, la répression a frappé fort, à coups de canons à eau et de gaz lacrymogènes. Ces événements témoignent de la grande radicalité qui se manifeste, avec une volonté de débordement évidente, et de l’effet « Gilets Jaunes » sur le mouvement social dans son ensemble.

« Quand un gouvernement s’attaque à un service de secours, on se dit que ça va très mal »

Au micro de Brut, Sébastien, pompier, a expliqué les raisons de la colère. « Quand un gouvernement s’attaque à un service de secours, on se dit que ça va très mal » explique t-il, avant de poursuivre. « Moi, ma carrière est faite. Je me bats pour mes collègues et mes enfants. Cela se dégrade de partout. Aujourd’hui, c’est un ras-le-bol général ».

La situation est actuellement toujours en cours. Nous mettrons cet article à jour avec les nouveaux éléments portés à notre connaissance.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Les ministres Gérald Darmanin et Bruno Le Maire défendent depuis hier à l’Assemblée nationale un projet de loi de finances qui réduit d’un milliard d’euros les aides personnalisées au logement. Philippe Wojazer/Reuters

Les ministres Gérald Darmanin et Bruno Le Maire défendent depuis hier à l’Assemblée nationale un projet de loi de finances qui réduit d’un milliard d’euros les aides personnalisées au logement. Philippe Wojazer/Reuters

L’Humanité, 15 octobre 2019

Pour leur 3ème budget, les macronistes ont fait des annonces en trompe-l’œil sur l’impôt et les niches fiscales. La réalité des cadeaux faits aux plus fortunés s’impose pourtant.

Ils prennent aux pauvres pour donner aux riches. Qui sont-ils ? Les membres du gouvernement et les députés de la majorité. Ils ont démarré hier à l’Assemblée nationale l’examen du budget pour 2020. Mais attention, après avoir fait face au mouvement des gilets jaunes l’an passé, les voilà qui jouent les filous. Les macronistes jurent avoir retenu la leçon et promettent que ce budget sera, pour de bon, celui du pouvoir d’achat. Ce serait dans ce but qu’ils veulent faire baisser l’impôt sur le revenu de 5 milliards d’euros. Problème : cette baisse ne bénéficiera pas aux plus modestes, qui ne paient pas cet impôt, et peu aux classes moyennes. Les 22 millions de Français qui touchent moins de 1 230 euros par mois (pour un célibataire) n’auront ainsi pas un euro de pouvoir d’achat en plus. Ils subiront par contre de plein fouet ce manque de 5 milliards d’euros qui n’ira plus alimenter les caisses des services publics et de la solidarité nationale. Dans le même temps, ceux qui gagnent, par exemple, plus de 6 500 euros (toujours pour un célibataire) paieront moins d’impôts.

Les prestations sociales ne seront pas réévaluées

Curieuse façon d’assurer la « justice fiscale ». Surtout quand l’exécutif prévoit de ne pas réévaluer les prestations sociales par rapport à l’inflation. Pour que ce ne soit pas trop gros – si c’est possible –, un geste a été concédé aux retraités qui ont moins de 2000 euros brut par mois. Leur pension sera indexée sur la hausse du coût de la vie au 1er janvier 2020. Ce qui est logique. Tel ne sera cependant pas le cas de ceux qui sont au-dessus de 2000 euros brut. Sans doute sont-ils trop aisés aux yeux du gouvernement, contrairement à ceux qui détiennent les plus gros patrimoines : des milliards d’euros vont à nouveau leur être offerts en 2020, avec la poursuite de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), en lieu et place de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

Les gilets jaunes ont eu beau réclamer durant des mois le retour de l’ISF, peine perdue. Emmanuel Macron avait répondu que « c’est une réforme pour produire et pas un cadeau aux plus riches ». Tous les travaux réalisés depuis n’ont pourtant pas permis de montrer que la suppression de l’ISF sert cet objectif. Le dernier rapport du Sénat montre même que les gains réalisés ont été vers la consommation et l’épargne avant d’aller à l’investissement. Entre l’IFI et la flat tax, les 100 assujettis à l’ISF les plus riches ont gagné 1,7 million d’euros chacun avec la fin de cet impôt, en 2018. Ils se sont resservis en 2019, pour un montant non encore évalué, et repasseront donc à table en 2020.

La perte annuelle pour les caisses de l’État tourne autour des 3,5 milliards d’euros. Il faut bien les retrouver ailleurs : Bercy veut donc réduire les aides personnalisées au logement (APL) d’un milliard d’euros en 2020, soit 1 000 euros en moins en moyenne par bénéficiaire. Devant ces efforts répétés réclamés aux plus pauvres, l’exécutif explique que certains messages des gilets jaunes ont été en contrepartie entendus. Notamment sur les niches fiscales. Un premier montant, flatteur, a d’abord été présenté. La somme des niches fiscales devait passer de 99,4 milliards d’euros en 2019 à 90 milliards en 2020. Une baisse de 9,4 milliards d’euros en trompe-l’œil, puisque 9 milliards sont liés à la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice) en baisse de cotisations pérenne. La diminution ne sera donc que d’environ 400 millions au final, avec la suppression de 58 « trous noirs fiscaux », selon l’expression du rapporteur général du budget, Joël Giraud (LaREM). Ces trous noirs sont des dispositifs dont les montants et l’utilité sont indéterminés, ce qui empêche d’y inscrire le Cice (dont seuls l’utilité est indéterminée, pour des montants connus et faramineux).

Il signe d’ailleurs son retour, cette fois-ci en étant encore davantage gravé dans le marbre, toujours sans aucune condition. Son montant annuel tourne toujours autour des 20 milliards d’euros. Environ 130 milliards ont déjà été versés depuis 2013. Un pognon de dingue, pour un effet infinitésimal sur l’emploi.

Publié par anti-K

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Grève chez Nike sur les Champs Elysée : « nous voulons simplement que soit appliquée la loi »

Les manifestations des Gilets Jaunes ont peut-être donné des idées à certains : depuis le début de la semaine, les salariés du Nike Store Champs Elysées sont en grève, pour réclamer de meilleures conditions de travail et le respect de la loi sur le travail de nuit.

« Just do It »

Quelques jours après avoir acquis pour plus de 600 millions un immeuble sur les Champs Elysées, à l’ancien siège de Groupama, les salariés du magasin actuel de l’avenue donnent une autre image du groupe : celle de travailleurs épuisés, maltraités par les managers, dans des conditions de travail et de rémunérations qui ne respectent même pas la loi. Depuis le 8 octobre, une grève rassemble près de 40 % de l’effectif, dans un contexte où le turn-over est si important qu’une grande partie de l’effectif est en période d’essai.

Sur la pétition qu’ils ont publié sur Change.org, les salariés dénoncent des « traitements rabaissants », des managers qui « dénigrent publiquement » les salariés. Nous avons pu joindre un salarié qui parle d’un « management agressif avec des pressions psychologiques » constantes, un management humiliant qui a même poussé de nombreux salariés à démissionner. Le turn-over est tel que les salariés croulent aujourd’hui sous les tâches qu’ils ne sont pas en capacité de faire. Mais ce n’est pas tout : outre le management, c’est aussi les conditions de rémunérations qui sont à l’origine de la grève : « nos droits légaux ne sont même pas respectés ! Nike est dans l’illégalité sur de nombreux points : sur le travail de nuit, actuellement on a une majoration de 15 % alors que l’on devrait être payé double ! » nous a confié un employé, qui finit parfois le travail à 23h, dans un magasin qui peut être ouvert jusqu’à 22h le soir. Outre le respect du droit, les salariés revendiquent aussi un 13e mois et une augmentation collectifs des salaires.

Mais une grève sur la « plus belle avenue du monde », quand on vient de s’acheter un immeuble pour un demi-milliard d’euros, ça fait tâche. La preuve en est, dès le lendemain de la grève, les salariés sont reçus par la direction nationale de l’entreprise : « les responsables sont choqués : on a eu dès le lendemain un rendez-vous avec les responsables France ! ». Malgré cela, l’entreprise refuse pour l’instant toute négociations, préférant se contenter d’offrir aux yeux de tous les grévistes un ballet orchestré de responsables se relayant afin d’acheter aux quelques employés restant des viennoiseries et des pizzas.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Lenin Moreno table sur une sortie de crise après un accord avec les représentants indigènes, l'une des principales forces du mouvement social qui secoue le pays depuis plusieurs jours. Le décret à la base de la grogne devrait être abrogé.

«Nous retrouvons la paix et le coup d'Etat correiste [du nom de l'ancien président Rafael Correa] et l'impunité cessent», a claironné Lenin Moreno sur Twitter le 14 octobre. Le président équatorien, dont le pays est secoué par une révolte populaire depuis 12 jours, a en effet conclu un accord avec les meneurs du mouvement indigène, l'une des forces les plus actives de la fronde contre le décret 883, dont la promulgation a fait bondir de 100% les prix du carburant.

L'exécutif équatorien, forcé d'abandonner la capitale devant la grogne, aurait ainsi consenti à préparer «un nouveau décret qui annule le décret 883» sur l'essence.

LIRE LA SUITE :

Comment expliquer l’embrasement social en Equateur ?

Depuis le 3 octobre, l’Equateur est plongé dans une crise politique et sociale qui a conduit le président Lenín Moreno à transférer la capitale de Quito à Guayaquil. Christophe Ventura, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques, spécialiste de l’Amérique latine, décrypte la situation.

 

LIRE LA SUITE :

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Les alstommes entrent en grève !

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
COMMENT MACRON ET SON POUVOIR ONT PLOMBÉ LES COMPTES DE LA SÉCU ET S’APPRÊTE À NOUS FAIRE PAYER LA FACTURE

RAPPORTS DE FORCE

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale présenté lundi 30 septembre prévoit un déficit de 5,4 milliards d’euros en lieu et place de l’équilibre pronostiqué l’an dernier par le gouvernement. Les exonérations de cotisations sociales pèsent lourd dans les comptes de la Sécu. Pour combler le trou, l’exécutif annonce des mesures qui vont affecter les retraités et les dépenses de santé.

 

Quand tu gagnes, tu perds ! C’est ce que révèle le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) à propos des mesures en faveur du pouvoir d’achat, prises en décembre dernier par Emmanuel Macron, pour répondre à la colère sociale s’exprimant au travers du mouvement des gilets jaunes. Les quelques gains immédiats sur les fiches de paye ont été, pour grande partie, pris sur la part moins visible de la rémunération des salariés : le salaire socialisé et différé correspondant à la protection sociale. Un jeu à sommes nulles en quelque sorte.

Le déficit de 5,4 milliards pour 2019 a plusieurs causes, mais les exonérations de cotisations sociales multiples incluses dans les mesures de l’hiver dernier y ont largement contribué. Les 100 euros d’augmentation sur le SMIC, formule-choc du président de la République, ont été en réalité une hausse de +1,8 %. Le SMIC est ainsi passé de 9,88 à 10,03 euros de l’heure, soit environ 20 € de plus par mois. Les 80 € restants proviennent d’une augmentation de prime d’activité. Un coup de pouce pris en charge par la collectivité, à travers l’État, sur lequel aucune cotisation n’est prélevée puisqu’il ne s’agit pas de salaires.

 

Pas de cotisations, pas de Sécurité sociale

 

Une augmentation réelle du SMIC aurait généré, en plus du salaire net perçu immédiatement, un salaire différé pour la santé, les retraites ou le chômage. Autre choix éminemment politique qui déshabille la protection sociale : l’avancement de l’exonération des cotisations sur les heures supplémentaires. Prévue initialement en septembre 2019, l’ancienne mesure à la formule trompeuse de Nicolas Sarkozy du « travailler plus pour gagner plus » est entrée en vigueur au 1er janvier 2019.

En réalité, les salariés n’y gagnent que l’illusion d’une meilleure rétribution. Certes, leurs payes augmentent à la fin du mois, mais aux dépens du reste de leurs rémunérations. Le salaire brut n’est plus versé aux organismes sociaux et la participation des employeurs à ces derniers disparaît. Ce n’est pas parce que cette part est invisible sur les comptes en banque à la fin du mois, qu’une telle mesure ne vous a pas fait les poches. L’air de rien ! Résultat : avec l’avancement au 1er janvier de l’exonération sur les heures supplémentaires, moins 1,3 milliard selon le rapport du mois de septembre des comptes de la Sécurité sociale. Un trou que l’État est sensé compenser, en conformité avec la loi Veil de 1994, mais qui pèse en réalité sur la Sécu.

Autre mesure asséchant encore le budget de la Sécurité sociale sans en avoir l’air : l’incitation faite aux entreprises d’instaurer une prime exceptionnelle en fin d’année dernière. L’incitation étant sous forme d’exonération de cotisations sociales pour les employeurs. À l’objection selon laquelle ces primes n’auraient pas existé sans la décision d’Emmanuel Macron et qu’elle ne représente donc pas un manque à gagner pour la protection sociale, le rapport des comptes de la Sécurité sociale est moins catégorique. Il constate que dans nombre d’entreprises, ces primes ont remplacé des primes de fin d’année préexistantes qui elles étaient chargées en cotisations sociales.

 

La facture arrive

 

L’objectif d’un équilibre du budget de la Sécurité sociale est reporté par le gouvernement à 2023. L’annulation de l’augmentation d’1,7 point de CSG pour les retraités pour 1,5 milliard d’euros l’an dernier n’est pas remis en cause cette année. Pour autant, l’exécutif compte mettre les retraités à contribution. Il prévoit de sous-indexer les pensions par rapport à l’inflation. Ainsi en 2020, les pensions n’augmenteront que de 0,3 % pour une inflation estimée à 1 %. Une mesure similaire annoncée à la fin de l’été 2018 avait largement contribué à la dégradation de la situation sociale en fin d’année dernière. Probablement la raison pour laquelle le gouvernement a décidé que la mesure ne s’appliquerait pas aux retraites inférieures à 2000€. Prudence oblige. Pour autant, une telle décision à la veille de la réforme des retraites présage du sort qui pourrait être fait à l’évolution de la valeur du point fixé par le gouvernement pour calculer le montant des pensions au-delà de 2025.

Pour compenser le déficit de 5,4 milliards, les dépenses vont être mises à contribution. Dans la catégorie des petites économies, le gouvernement souhaite raboter 145 millions d’euros sur les indemnités journalières en cas d’arrêt-maladie. Mais le gros de l’austérité touchera l’hôpital. L’objectif national de dépenses d’assurance-maladie (Ondam), dont l’augmentation naturelle se situe légèrement au dessus de 4 % pour couvrir la hausse des besoins, n’était déjà que de 2,5 % l’an dernier. Pour l’année à venir, il sera abaissé à 2,3 % et le secteur de la santé devra se passer de 4 milliards d’euros. L’hôpital devra encore se serrer la ceinture en 2020.

Ce, malgré la grève des services d’urgences et un mal-être généralisé dans tous les services. Pour le secteur hospitalier, l’augmentation ne sera que de 2,1 %. Pour assurer ces économies, le gouvernement mise sur le développement de la chirurgie ambulatoire. Mais à force de tirer sur l’ambulance, c’est lui, à la place des malades, que les soignants pourraient renvoyer chez lui.

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Vers un krach boursier d’ampleur : ce que dit l’injection massive de liquidités de la FED

Fin septembre, la banque fédérale américaine (FED) a, dans la panique, injecté près de 300 milliards de dollars en 4 jours... et dans la même semaine. Un signal rouge, qui témoigne de l'instabilité croissante de l'économie mondiale.

Rares sont les économistes, même les plus libéraux, à écarter le scénario d’une crise économique d’ampleur mondiale dans la période à venir. Tout au mieux, les plus optimistes prévoient une année 2020 de maintien d’un « entre-deux » des contradictions, sans s’aventurer à parler d’une stagnation qui se maintiendrait sur un temps long.

Au cœur de l’été, fin juillet, les marchés s’étaient affolés suite à l’annonce surprise de la baisse des taux d’intérêt de la FED, une première depuis plus de 11 ans. Une manœuvre qui en disait long sur la nature de la croissance américaine, qui stagne depuis près d’une décennie aux alentours des 2%, mais aussi européenne (là aussi stagnante, autours des 1,5%) : c’est bien la mise sous perfusion de l’économie depuis des années, pour maintenir artificiellement une croissance même faible, qui atteint ses limites et nécessite, pour éviter la banqueroute, un abaissement des taux d’intérêt pour favoriser l’emprunt.

Une injection de liquidité massive de la FED ... car le secteur financier serait « à sec » !

Fin septembre, c’est au tour de la FED de s’affoler. En quatre jours, ce sont plus de 270 milliards de dollars qui sont injectés en urgence sur les marchés. La raison ? Le marché serait « à sec de cash », ouvrant le scénario d’un krach boursier immédiat. Une situation qui dévoile une grande contradiction, au vu de la quantité de liquidités injectées sur les marchés pour les maintenir à flot depuis la crise de 2008. Pour la seule banque centrale européenne (BCE), de 2011 à 2017, ce sont pas moins de 4 000 milliards d’euros qui ont artificiellement été injectés dans l’économie !

Dans l’article La crise financière qui vient paru dans Les Echos ce 4 octobre, Olivier Klein et Eric Lombard expliquent : « On peut identifier aujourd’hui très clairement les signes annonciateurs d’un cycle financier qui mûrit, conduisant tôt ou tard au retour d’une potentielle crise systémique. En effet, l’installation de taux trop bas - des taux d’intérêt nominaux largement inférieurs aux taux de croissance nominaux - sur une trop longue durée crée un cercle vicieux. Les acteurs économiques sont, de ce fait, incités à encore plus s’endetter au lieu de se désendetter, ce qui rend de plus en plus difficile la remontée des taux ».

Non sans ironie, ce sont donc les très faibles taux d’intérêt permettant, dans une forme d’entre deux instable, d’éviter temporairement la banqueroute, qui aggrave la situation sur le plus long terme. En effet, l’instabilité est telle que, pour accroître leurs profits, les agents financiers se tournent vers l’emprunt, dans des « paris » sans cesse plus risqués, reproduisant de ce fait le scénario pré-2008. L’effet pervers, c’est que la quasi-totalité de la monnaie injectée est, de fait, placée sur des actifs financiers et dans des montages rappelant les fameux CDO de la crise des subprimes, retirés des marchés de « l’économie réelle » pour alimenter la sphère financière.

Les bulles spéculatives sont là ... et l’explosion est proche !

Dans ce contexte, le scénario de formation de nouvelles bulles spéculatives s’est démultiplié, et n’a jamais vraiment cessé depuis la crise de 2008. On retrouve ainsi de nouvelles bulles (à nouveau...) dans le secteur de l’immobilier, mais aussi dans d’autres secteurs. Ainsi, la part grandissante de l’insolvabilité des prêts étudiants aux États-Unis nourrit les inquiétudes. La politique de Trump de baisse des impôts et de rachats d’actions a aussi exacerbé la déconnexion entre l’économie réelle et les marchés financiers. Selon un article de Capital paru en février dernier, « près de 500 milliards de dollars de trésorerie reviennent sur le sol américain en 2018. Et les entreprises se mettent à racheter leurs propres actions - à l’instar d’Apple - ce qui a pour effet d’augmenter les bénéfices par action et de soutenir les cours », le tout sous-tendu, toujours, par une économie sous perfusion.

Olivier Klein et Eric Lombard s’interrogent : « Quels seraient alors les facteurs qui pourraient faire éclater la bulle ? » Et d’apporter dans la foulée des éléments de réponse : « Un ralentissement fort de la croissance, dû au cycle de l’investissement ou à des crises géopolitiques, provoquerait une baisse des recettes, privées ou publiques, donc rendrait plus difficile le remboursement de la dette et compromettrait la valeur des placements ». Et aujourd’hui, le « décalage » entre économie réelle et marché financier est quasiment... le double qu’en 2008, ce qui donne une idée de l’ampleur qu’aurait une nouvelle crise qui semble de plus en plus probable.

Les éléments d’instabilités géopolitiques ayant des impacts immédiats sur la situation économique sont par ailleurs déjà présents. Prenons deux exemples récents. La défaite de Macri, candidat du FMI et de Washington aux élections présidentielles à venir en Argentine, aura eu un impact immédiat sur l’économie du pays, qui est au bord de la débâcle. Plus récemment encore, le raid Houstis, groupe rebelle yemenite allié de l’Iran, sur les installations pétrolières saoudiennes, allié des Etats-Unis, mi-septembre n’aura pas manqué d’avoir des impacts immédiats sur le marché des énergies fossiles, et de susciter une forte inquiétude sur l’ensemble des marchés.

Refuser la « socialisation des pertes » et l’explosion des dettes publiques : La nécessité d’une alternative de classe à leur monde de crises et de misères

Le scénario d’une nouvelle crise supérieure à 2008 peut-il amener à une récession généralisée ? Rien ne permet, aujourd’hui, de valider ou d’invalider cette hypothèse. Ce qui apparaît comme de plus en plus inéluctable, c’est bel et bien qu’une nouvelle crise financière et économique va éclater dans la période à venir, sans doute à court terme.

Cela veut-il dire que « l’effondrement total » du système est à l’ordre du jour ? L’Histoire, y compris récente, nous indique clairement que non. Selon la doctrine « privatisation des profits, socialisation des pertes », il est clair que tout sera mis en œuvre pour sauvegarder le système bancaire, monétaire et, plus largement, l’ensemble du système économique. La conséquence directe, comme en 2008, se matérialisera par une explosion de la dette publique, ce qui amènera à une nouvelle cure d’austérité, de licenciements massifs, de privatisation des services publics et d’attaques en tout genre contre les travailleurs, la jeunesse et les classes populaires pour payer la crise.

Face à ce monde de crises et de misères qui nous est promis, c’est sur le terrain de la lutte des classes qu’il est possible de changer la donne, en exigeant la préservation des emplois et de l’ensemble des épargnes, la réduction du temps de travail jusqu’à éradication du chômage, l’augmentation générale des salaires et des pensions ou bien encore le maintien du système des retraites, avec départ à 60 ans sans annuités (et à 55ans pour les ouvriers). Un tel programme, porté par un mouvement de masse, pourrait ouvrir la voie à une alternative de société, contre toute forme d’exploitation, d’oppression et dans le respect de l’environnement, porté par l’ensemble des exploités et des opprimés.

Crédit photo : Shutterstock/economiematin

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Vaste opération de manipulation.

 

Au moment où des dizaines de milliers de travailleurs décident d’engager la lutte comme à la RATP, EDF, chez les cheminots, dans de nombreux secteurs d’industrie, chez les retraités en action le 8 octobre, le gouvernement engage une vaste opération avec l’aide de tous ses outils de propagande pour justifier le bien-fondé des « réformes » en cours ou à venir dont le but est de supprimer tous repères collectifs, toute solidarité contenue dans les accords et acquis sociaux comme la retraite, la Sécurité Sociale, la santé, les salaires et pensions, les indemnités chômage, le logement, le code du travail…

 

C’est à une véritable transformation de la société (réclamée par le Medef) à laquelle Macron s’attelle.
Cela ne se fait pas sans résistance, l’exercice est difficile car les luttes, le mécontentement ne faiblissent pas, au contraire l’idée de faire converger, d’unifier ces luttes commence à grandir.


Pour tenter d’éviter cette possible convergence, le pouvoir engage toutes ses forces dans une vaste opération de manipulation de l’opinion afin de faire croire qu’il n’y a pas d’autre solution à la situation présente.


Déclarer que la réforme de la santé consiste à « préserver l’hôpital public » est une vaste fumisterie, dire que la réforme de la retraite c’est mettre les retraités « sur le même pied d’égalité » en est une autre, idem pour ce qui concerne la Sécurité Sociale dont la réforme consiste selon Macron à « garantir le système social français ».


Le pouvoir ne peut nier ou dévoyer très longtemps la situation concrète vécue par la population : accès à la santé, salaires et pensions bloqués, accès au logement, à la retraite, aux services publics, à un véritable emploi garanti, aux allocations sociales rendues de plus en plus difficile…


Les discours et les « grands débats » initiés par Macron et toute sa clique ne suffisent pas à masquer les difficultés.


D’autant que cette politique ne va pas s’arrêter :


Buzyn insiste sur la nécessité de réaliser de nouvelles « économies » sur la santé, autrement dit, continuer à supprimer des services, des lits d’hôpitaux, pour rentabiliser la santé devenue marchandise et donc source de profits nouveaux. Tout cela s’accompagne évidemment d’une privatisation larvée de l’ensemble des services de santé.


EDF vient d’annoncer des coûts supplémentaires liés à la fabrication de l’EPR de Flamanville, l’origine de ces difficultés n’est pas évoquée, par contre la campagne menée vise à masquer l’abandon de la filière nucléaire et l’augmentation du prix de l’électricité qui va exploser. La lutte importante des travailleurs d’EDF empêche pour l’instant le démantèlement de l’entreprise, comme c’est le cas à la SNCF ou à La Poste.


Cette politique de vise qu’une chose, satisfaire les exigences capitalistes : faire du profit, toujours plus et toujours plus vite. Pour y parvenir, il faut soumettre tous les secteurs de la vie économique et sociale à ce but.


Le budget 2020 prévoit 13 milliards de baisses d’impôts pour les entreprises d’ici la fin du quinquenat. C’est un budget construit uniquement pour satisfaire les appétits capitalistes.


La lutte des classes n’est pas une vue d’esprit, c’est une réalité à laquelle il faut prendre part sans retenue. C’est notre raison d’être.

 

SOURCE:

 

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voir les commentaires

Visiteurs

450199

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Articles récents

Hébergé par Overblog