SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Image d'illustration

 

« On pourrait les arrêter, mais nous n'avons pas les ordres... » Linda Kebbab, déléguée du  syndicat Unité SGP Police-FO
Extrait de l'émission «L'info du vrai» diffusée sur Canal+ le 02/10/2019

source  : Facebook

 

Publié par EL DIABLO

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Dans la matinée de ce vendredi 4 octobre, des salariés de l’usine Michelin à La Roche-sur-Yon ont décidé de débrayer. Des menaces de fermeture planent sur le site depuis plusieurs semaines.


Vendredi 4 octobre, dans la matinée, des ouvriers de l’usine Michelin de La Roche-sur-Yon ont décidé de débrayer. Depuis plusieurs semaines, une éventuelle fermeture du site a été évoquée à plusieurs reprises.

Il s’agirait d’un « débrayage spontané », selon le groupe Michelin. « Les collègues voulaient des réponses sur l’avenir de l’usine », explique un délégué syndical CGT, Antony Guilloteau, qui les a rejoints en fin de matinée.

« Le moral des salariés est au plus bas depuis les annonces qui ont été faites dans différents médias, en particulier hier en disant que l’usine avait 80 % de chances de fermer, poursuit le syndicaliste. Ça fait plusieurs semaines que les salariés sont dans le doute et on leur donne encore plus de doutes à travers ces annonces. »


Dans la matinée, la direction a parlé avec les employés. Une discussion qui n’a pas rassuré. « Le directeur a dit aux salariés qu’ils étaient en attente d’une décision. Ce qu’on attend, ce n’est pas une décision de la direction d’ici, glisse Antony Guilloteau. Ce qu’on veut avoir c’est Florent Menegaux, le président du groupe Michelin et qu’il assume ce qu’il veut mettre en place. Qu’il vienne le dire en face aux salariés, les yeux dans les yeux. »

Difficile de savoir à cette heure si l’usine produit. Pour le service communication de Michelin « l’usine n’est pas à l’arrêt ».

Alors qu’une réunion était demandée par la direction avec les syndicats, à 14 h, ces derniers annoncent qu’ils n’iront pas. L’intersyndicale se réunira à 14 h 30.


 Dernière minute : les syndicats annoncent refuser la réunion demandée par la direction à 14h. Une intersyndicale est prévue à 14h30.
En fin de matinée, lors d’un échange avec la direction, les syndicats ont réclamé que cette dernière s’exprime directement auprès des salariés.

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Avec toujours le même principe "la Loi c'est Moi", il refait un tour de France pour donner sa leçon aux Français sur les retraites

Après le grand débat ba-ba, voilà la grande consultation citoyenne de Macron

Mais cette fois, le commis du capital désigné pour la France se fait accompagner de l'ex-ministre de droite Jean-Paul Delevoye, politicien de droite depuis toujours jusqu'à être ministre du même métal sous Jacques Chirac, ce dernier pas spécialement pour le progrès social. N'en déplaise aux aboyeurs patentés qui m'ont bassiné à longueurs d'antenne sur les vertus du "camarade" Chirac décédé.

Pour en revenir à Jean-Paul Delevoye, Macron l'avait chargé de réformer en mal le système des retraites dans un projet.

Comme ceci a bien plu au palais de l'Elysée, le sieur Delevoye a été adoubé avec rang de ministre à 72 ans. Ben oui, à son âge, il n'a sans doute pas son nombre de cotisations après avoir été maire 10 ans et 5 jours, conseiller général 20 ans 5 mois et 24 jours, député 2 ans 1 mois et 28 jours, sénateur 9 ans 8 mois et 11 jours, ministre 1 ans 10 mois et 23 jours, Médiateur de la République 7 ans 9 mois et 2 jours, président du Conseil économique social et environnemental 5 ans 1 mois et 15 jours, Haut-commissaire en charge de réformer en mal les retraites 1 an 11 mois et 20 jours et aujourd'hui assis dans un fauteuil au Conseil des ministres.

Avant d'être dans la politique, le sieur Delevoye a bossé dans le civil comme dirlo dans l'agroalimentaire.

Bref, approchez mesdames et messieurs, la grande leçon va commencer!

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

Lien pour agrandir:

[jpg] RETRAITES-FEMMES-CGT94-OCTOBRE2019

Publié par EL DIABLO

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le PROFIT contre la sécurité des travailleurs et des populations !

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

4 Octobre 2019 , Rédigé par pcfmanteslajoliePublié dans #Saint-Quentin (02)

Si l’on se demandait encore quels intérêts défendait le gouvernement Macron, ce qui vient de se passer chez Ondulys, une entreprise de Saint-Quentin, vient d’en fournir la réponse.

Il y a déjà plusieurs années que le patron s’oppose à l’implantation de la CGT sans « son » entreprise, avec l’appui des autres syndicats maison (FO et CFDT) qui n’ont d’ailleurs pas hésité à contester devant les tribunaux le droit de la CGT à se présenter aux élections.

Raté ! Patron et syndicats maison perdent procès après procès.

 

Alors le patron engage une procédure de licenciement contre la déléguée syndicale, Alice.

Refus par TROIS FOIS de l’inspecteur du travail.

Qu’a fait le ministre du travail ? Lui, il a accepté !

Vous trouverez, ci-dessous, l’appel à la mobilisation et à la solidarité lancé par le syndicat CGT Ondulys.

Publié par anti-K

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Ces suppressions d’emplois vont permettre à l’entreprise américaine d’investir sur de nouveaux modes de distribution de ses produits informatiques.

Le fabricant américain d’ordinateurs et d’imprimantes HP a annoncé jeudi un vaste plan de restructuration qui va conduire à la suppression dans les trois ans à venir de 7000 à 9 000 emplois sur les 55 000 que compte l’entreprise.

Ce plan, présenté par le nouveau PDG qui prendra les rênes au 1er novembre, Enrique Lores, doit permettre à HP de s’adapter aux nouvelles habitudes de consommation des clients.

Avec l’émergence du commerce en ligne, l’objectif est de pouvoir continuer à rendre les clients captifs notamment pour les achats des cartouches d’encre, véritable vache à lait financière pour l’entreprise.

« Nous voyons des opportunités importantes de création de, valeur pour les actionnaires et nous y parviendrons en renforçant notre leadership, en perturbant les industries et en transformant de manière agressive notre façon de travailler », a déclaré Enrique Lores.

Des prix cassés en échange d’un engagement sur les consommables

La stratégie d’HP va être de proposer sur ses plateformes de vente des produits comme des imprimantes à prix cassés, à condition que les clients s’engagent à se fournir avec des consommables (cartouches d’encre, papiers…) de la marque. Les consommateurs qui refuseraient de se mettre ce fil à patte devront payer leur matériel plus cher.

HP a engrangé en 2018 un chiffre d’affaires de 53 milliards d’euros et un bénéfice de 4,8 milliards, mais entrevoit des lendemains plus difficiles si elle ne change pas son modèle économique. Le chiffre d’affaires de sa division imprimerie au troisième trimestre 2019 n’a été que de 2,9 milliards d’euros, sa pire performance depuis trois ans.

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
PSA Mulhouse licencie 1200 intérimaires : un massacre des emplois intolérable

C’est un plan de longue date à l’usine PSA Mulhouse : supprimer des emplois sous couvert de l’arrêt de la production de la Peugeot 2008, augmenter la charge de travail des ouvriers qui restent, avec l’objectif à terme de lancer la production d’un autre modèle de grande diffusion à moindres frais.

D’ici la fin octobre, avec le passage en demi-cadence et la suppression de l’équipe de nuit, la production va baisser avec l’arrêt de la production de la Peugeot 2008 planifiée de longue date. Mais les ouvriers sur les chaînes de montage vont devoir tenir deux poste, au lieu d’un aujourd’hui, avec le plan à moyen terme (sur 3 ans) qui a organisé la baisse de production et le licenciement des intérimaires dans le but de lancer à Mulhouse la production d’un nouveau véhicule en 2021. Tout cela n’est pas le fruit du hasard mais mûrement réfléchi : baisser la production, passer en demi-cadence et ainsi faire travailler moins de monde de façons plus intensive tout en jetant comme des kleenex 1200 salariés pour préserver les gains de productivité, être rentable et dégager des profits .

Une partie des salariés crèvent de ne pas avoir de travail et ceux qui ont un emploi crèvent sous les charges de travail

Le système est bien huilé pour augmenter la rentabilité de PSA, puisque comme le disait Yann Vincent, directeur industriel du groupe, « l’objectif du groupe PSA n’est plus de faire du volume mais de dégager des marges substantielles avec des véhicules haut gamme ».

La transition opérée à l’usine de Mulhouse correspond totalement à cette logique de production puisque à partir du 31 octobre, seules les DS7 et la 508 – des véhicules haut de gamme, très chère a l’achat mais qui dégagent plus d’argent – seront produites. Pour produire ces voitures, le travail est plus important que sur les gammes inférieures, et c’est une aubaine pour les dirigeants de PSA : moins de production, moins de salariés et plus de profits. Les victimes sont à la fois les travailleurs précaires, qui devront pointer à Pôle Emploi après avoir trimé des mois à la chaîne, et ceux en CDI, qui crèveront de trop de boulot. Un système crapuleux pour exploiter et jeter ensuite. Alors que les profits explosent avec près de 3 milliards au dernier semestre, il y aurait pourtant largement de quoi maintenir tous les emplois et embaucher en CDI.

Au-delà des 1000 postes en moins chez PSA, les sous-traitants vont également supprimer des emplois

La plupart des médias ne parlent que des intérimaires, mais l’entreprise sous-traitante GIS (Gefco Industrial Services), qui s’est implantée il y a de cela 2 ans, va également supprimer 200 emplois et bien d’autres encore dans la région Mulhousienne. En effet, comme l’ensemble des usines vont baisser en production, cela va entraîner une vague de suppressions de postes. Un chiffre qui peut largement avoisiner les 5000 emplois en moins dans la région, puisque le donneur d’ordre est PSA et que si sa production baisse, tous vont y perdre et en premier lieu les plus précaires.

Il y a d’un côté un grand groupe, qui dégage des milliards de profits pour ses actionnaires, et de l’autre des familles entières jetées des usines, sans perspectives de retrouver un emploi. Mais cela ne semble pas beaucoup inquiéter les pouvoirs publics qui continuent à verser des sommes importantes pour soutenir l’activité automobile, sans aucune perspective concernant le maintien des emplois.

Si nous n’avions déjà aucune illusion sur le gouvernement et son soutien sans faille au patronat, l’absence de réaction concernant la suppression 1200 emplois dans l’une des plus gosse usines de la région laisse perplexe : c’est l’équivalent une PME qui fermerait ses portes !

Le maintien des emplois ne pourra être imposé que par une lutte d’ensemble, en s’organisant – précaires et embauchés – face à ceux qui nous exploitent.

Crédits photo : Archives L’Alsace / JF FREY

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Lubrizol : une gestion plus désastreuse que Tchernobyl ?

Si l’envergure de ces deux catastrophes industrielles est évidemment bien différente, un retour sur Tchernobyl permet de mettre en lumière la gestion gouvernementale désastreuse après l’incendie de Lubrizol. Mensonges, minimisation, cynisme, le macronisme peut-il faire encore pire que la bureaucratie soviétique ?

Alors que l’usine Lubrizol n’en finit pas de brûler et que le gouvernement n’en finit pas de dire qu’il n’y a rien à craindre, les comparaisons avec le drame de Tchernobyl sont de plus en plus nombreuses. Cependant, si on observe la chronologie de la catastrophe nucléaire, il semble que le gouvernement français n’a pas trop de leçons à donner au gouvernement soviétique de l’époque.

Tout d’abord, il convient de garder en tête la différence de proportion entre le drame de Tchernobyl et l’incendie de l’usine Lubrizol, le premier étant clairement le plus grand drame industriel du XXème siècle. La zone de Prypiat en Ukraine sera encore inhabitable pour plusieurs siècles, voire dizaine de siècles, à cause des radiations issues de l’accident nucléaire. Cependant, il est tentant de comparer la réaction du gouvernement français aux mensonges de la bureaucratie soviétique après le drame. Un examen attentif des faits qui se sont déroulés en Ukraine à partir du 26 avril 1986 montre cependant que l’URSS a vite pris la mesure du drame et de la dévastation due aux radiations.

Pour rappel, le drame de Tchernobyl commence dans la nuit du 25 avril 1986. Les techniciens en charge de réguler l’activité de la centrale désactivent un certain nombre de sécurités suivant les ordres de leurs supérieurs. L’objectif est d’aller plus vite dans la réalisation des tests de sécurité. Les conséquences sont un échauffement du réacteur numéro 4 de la centrale qui ne peut pas être ralenti par les procédures d’arrêt d’urgence. Sous l’effet de la chaleur et de la pression, l’eau se sépare entre oxygène et dihydrogène, deux gaz hautement explosifs lorsqu’ils sont en contact. Il s’ensuit une explosion et l’incendie du cœur du réacteur.

Cet incendie libère un grand nombre d’éléments radioactifs dans l’atmosphère et des radiations très intenses qui tueront la plupart des pompiers venus éteindre le feu. Dans un premier temps, les autorités minimisent l’importance du drame et ainsi la population de Prypiat, à moins de 3km de la centrale, se réveille et passe une journée normale le 26 avril. Cependant, dès le 27 avril, tous les habitants de Prypiat sont évacués à une trentaine de kilomètres de la centrale. La plupart n’emportent que peu d’affaires, car les autorités font croire à un retour possible dans quelques jours.

L’évacuation définitive des populations dans les zones les plus touchées par la radioactivité commencera quelques jours plus tard, en mai et se poursuivra jusqu’en août. Gorbatchev, alors dirigeant de l’URSS reconnaîtra publiquement l’importance de la catastrophe et la responsabilité du gouvernement soviétique le 14 mai.

Ainsi, même si la gestion de la crise de Tchernobyl a été grandement ralentie par les problèmes liés à la bureaucratie de l’URSS, les populations les plus proches de la centrale ont été évacuées dès le lendemain, au contraire de la gestion de l’incendie de l’usine Lubrizol. En effet, depuis le début de la catastrophe chimique, les annonces des autorités ne cessent de montrer une volonté de camoufler les risques réels liés à l’incendie. Depuis le nuage de fumée « un peu toxique mais pas trop » au conseil de la ministre de la santé de laver les retombés d’hydrocarbures avec des gants, le gouvernement minimise l’importance du drame, les évanouissements dus aux vapeurs d’hydrocarbures, et la possibilité de la diffusion sous forme d’aérosols de l’amiante contenue dans le toit. Cette minimisation des risques justifie ensuite une absence d’actions importante pour assister les habitants.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Sites Seveso aux mains des capitalistes, un danger mortel pour les travailleurs et la population

« Seveso » est le nom d’un crime industriel et la directive du même nom est loin de protéger les populations et les travailleurs de la négligence des capitalistes.

L’incendie de l’usine Lubrizol jeudi dernier à Rouen met depuis quelques jours la question des catastrophes industrielles sur le devant de la scène. Les sites industriels considérés à risques sont classées Seveso. Cette directive est censée assurer des contrôles plus nombreux, ainsi qu’un haut niveau de prévention. Cependant comme bien souvent, les intérêts privés passent avant la réduction des risques et la classification Seveso ne sert en rien à protéger la population et les travailleurs.

Catastrophe Seveso

« Site classé Seveso ». Derrière le mot Seveso, que l’on entend depuis plusieurs jours accolé à l’usine Lubrizol, propriété de Berkshire Hathaway, il y a une catastrophe industrielle majeure qui a frappé toute une région de l’Italie en 1976. Le 10 juillet, l’augmentation de la pression dans l’un des réacteurs fait sauter une soupape de sécurité dans l’usine Icmesa à Meda, petite ville italienne près de Milan. Un immense et dense nuage blanc se propage, traversant en premier la ville de Seveso, de 17 000 habitants. Elle sera l’une des quatre villes fortement frappées (dont 7 touchées au total) par ce qui se révèlera être une énorme catastrophe industrielle.

La direction de l’usine évoquant un « nuage d’herbicide » se garde bien de parler de ce dont il est question : une fuite de dioxine, poison puissant utilisé pour fabriquer des pesticides... mais aussi l’agent orange que l’armée américaine déverse au Vietnam. Il faudra 11 jours pour que le scandale éclate dans les journaux. Le bilan de Seveso c’est 15 000 personnes évacuées, 358 hectares contaminés, 3 000 animaux domestiques tués, 77 000 têtes de bétail abattues. 450 personnes souffrent de lésions apparentes, dont 193 de chloracné, trouble de la peau sévère qui ressemble à une acné XXL. Par la suite on constatera les effets de la contamination sur la reproduction (baisse de fertilité), une hausse du nombre de leucémies, de diabète et de maladies de foie à Seveso.

Qu’est-ce que la directive Seveso

Après ce scandale sanitaire, la directive Seveso est adoptée par les Etats européens en 1978. Depuis, conformément à cette directive, les sites industriels qui présentent les risques accidentels les plus importants (usines chimiques, dépôts pétroliers, logistiques de matières dangereuses) sont classés et doivent être étroitement surveillés. La classification possède deux niveaux : seuil bas et seuil haut. Le dépassement du seuil se calcule en fonction du type de produits présents sur un site et les risques encourus lors de leur utilisation, qu’il s’agisse de produits comburants, explosifs, inflammables, extrêmement inflammables, très toxiques pour l’homme ou pour l’environnement. Les sites classifiés comme seuil haut sont donc particulièrement dangereux et nécessitent une attention toute particulière.

La dernière directive en date, Seveso 3, entrée en vigueur en France en 2015, est censée garantir aux citoyens le « droit à l’information » sur les sites classés. Il existe ainsi une base de données publique, où l’on retrouve la liste des sites et les informations les concernant. Sur l’une des fiches concernant l’usine Lubrizol de Rouen on précise la « nature des dangers liés aux accidents majeurs » et détaille les « mesures de prévention du risque d’incendie ».

Toute une réglementation, des contrôles, des bases de données… et pourtant, on constatera à plusieurs reprises que tout cela ne suffit pas pour empêcher les manquements, voire les fraudes. Les risques majeurs ne sont pas évités, les précédents ne sont pris en compte que sur le papier : l’usine Lubrizol avait ainsi déjà connu un premier incident grave en juillet 2013. À l’époque, la direction de l’usine et les autorités avaient prétendu qu’il n’y avait que du mercaptan, un gaz malodorant, qui s’était échappé, mais les analyses faites par la suite ont révélé qu’il y avait d’autres produits.

Quant à « l’information des citoyens », depuis l’incendie les habitants de Rouen ainsi que des zones traversées par les fumées toxiques sont toujours dans l’incertitude. Le gouvernement prétend jouer la transparence « dévoilant » les documents sur les plus de 5 000 tonnes de produits qui ont brulés. Difficile de s’y retrouver parmi ce flot de paperasse, mais une chose est sûre : pendant ce temps, le préfet de Normandie continue de proclamer que « l’état de l’air est habituel » à Rouen, visiblement pas à une contradiction près. Quant à la ministre de la santé Agnès Buzyn interrogée ce mercredi matin sur France Inter, elle affirme que « cette pollution est réelle, [mais] pour l’instant elle n’entraîne pas de risques pour la santé ».

La dangerosité des substances a été soulignée par Mediapart, ainsi que des liens entre les pouvoirs publics et la direction de l’usine, dénonçant une usine « toxique et opaque ».

Situation en France aujourd’hui, exemples de sites Seveso

Aujourd’hui, il y a 1312 sites Seveso en France, dont 705 « seuil haut » comme l’usine de Rouen, et plus de 10 000 sites dans l’Union Européenne.

L’usine STM Toulouse dans laquelle un départ de feu a eu lieu ce mardi 1er octobre ou encore l’usine Borealis elle aussi près de Rouen, mise à l’arrêt suite à une procédure d’urgence. Le dépôt pétrolier Esso en Haute-Garonne, l’usine de Sanofi Chimie, dans le Puy-de-Dôme, l’usine Guerbet en Bretagne…

A part pour les personnes habitant à proximité, ces sites ne nous disent parfois rien. Pourtant, la majorité d’entre eux appartient à des grands groupes, qui ont souvent recours à la sous-traitance et réalisent des milliards de profits chaque année : ExxonMobil, l’Oréal, la famille Guerbet (l’une des 500 plus grandes fortunes de France), Engie, Bayer, Shell… Des profits qui bien sûr ne servent pas à renforcer la sécurité des sites Seveso. On ne peut pas non plus s’empêcher de penser au patron de l’Oréal qui déclarait le 19 septembre dernier que l’augmentation de la pollution était bonne pour les affaires.

Les capitalistes face aux catastrophes industrielles : une irresponsabilité criminelle

Pour ces grosses entreprises capitalistes, le recours à la sous-traitance est d’abord gage d’impunité. Elle leur permet de se défausser de leurs responsabilité, comme à AZF Toulouse, propriété de Total, qui a explosé en 2001 et était elle aussi classée Seveso. L’explosion avait causé 31 morts et 2500 blessés, et le procès s’éternise depuis 2009 : Grande Paroisse, la filiale de Total, avait été relaxé, puis condamnée en appel, puis cette condamnation avait été annulée par la Cour de Cassation. En 2017, rebelote : un autre appel, qui condamne l’entreprise… pour que le ré-examen de l’affaire soit prévu en cassation pour le 9 novembre 2019. La vérité, c’est que les grands groupes ne payent jamais pour les vies qu’ils détruisent et pour les dégâts environnementaux qu’ils causent.

La sous-traitance, c’est aussi des salariés moins bien formés et sur lesquels plus de pression à la rentabilité est mise. Ce qui est synonyme d’aggravation des risques pour la sécurité de tous, comme par exemple sur la plateforme Total du Havre (classé Seveso) où l’on fabrique des huiles, des carburants et des matières plastiques. Pour gagner du temps et de l’argent, les mesures de sécurité élémentaires sont ignorées. Pire, en cas de mouvement social les directions font remplacer les grévistes par des intérimaires et des cadres, qui ne connaissent pas assez les installations !.

Les entreprises classées Seveso, comme toutes les autres, sont des lieux organisés, dirigés et contrôlés pour la production capitaliste, en fonction de ses impératifs. Dans cet ordre capitaliste, seuls les profits comptent, au détriment des mesures de sécurité, que cela mette en danger les travailleurs des sites en question ou les populations vivant à proximité.

Les travailleurs des sites dangereux en première ligne

A Rouen, un syndicaliste CGT et également inspecteur du travail a souligné que cela faisait des années que la CGT alertait sur les risques de pollution posés par l’usine Lubrizol.

Sur ces sites, les premiers à subir les manquements aux procédures de sécurité, ce sont les travailleurs qui sont tous les jours exposés aux produits chimiques. Benzène, propylène, oxyde d’azote, dioxines… autant de composants très dangereux et hautement toxiques, souvent causes de maladies professionnelles qui se développent par la suite. D’après les données de l’assurance maladie, pour la période 2013-2017 et publiées le 11 avril, 1840 cas de cancers d’origine professionnelle sont reconnus en moyenne chaque année en France, et 80 % des cas sont des ouvriers. L’amiante est responsable de 80% des cas de cancers professionnels recensés par l’assurance maladie, 10% des cas restants sont dus à des expositions aux poussières de bois, au benzène, goudrons, bitumes et asphaltes. Sans parler des accidents, qui se multiplient lorsque la course à la rentabilité pousse à ignorer des mesures élémentaires de sécurité. On peut aller voir le compte Twitter « Accident du travail : silence des ouvriers meurent » qui recense chaque jour les personnes mortes au travail dans l’indifférence (au moins 287 depuis le début de l’année).

Quant aux responsables, ils n’ont jamais de comptes à rendre : ainsi, plusieurs procès pour exposition à l’amiante des salariées ont abouti à des non-lieux comme pour l’entreprise Eternit le 10 juillet dernier, ou les patrons de l’usine Ferrodo-Valeo, dans le Calvados, le 18 juillet. Les cancers sont produits à la chaine par ces usines, et il faut des années de procédures qui souvent n’aboutissent à rien. C’est par exemple le cas des verriers de Givors qui viennent de signer une tribune soulignant notamment que l’État décrète des mesures « non pas tant pour prémunir la population des risques sanitaires que pour protéger les industriels ».

Enfin, récemment les ordonnances Macron qui ont réformé le code du travail, avec entre autres la suppression des CHSCT n’ont rien arrangés : la remise en cause de ces instances du personnels dédiées à la santé et à la sécurité, qui constituait un acquis arraché au patronat, a encore aggravé la mise en danger des travailleurs des sites Seveso.

Le danger retombe sur les classes populaires

Les sites Seveso sont dangereux en cas d’accident, mais n’inspirent souvent également pas confiance quant à la pollution qu’ils génèrent. Dans son livre, "La nature est un champ de bataille", Razmig Keucheyan explique que, par conséquent, les habitations autour des sites dangereux ont souvent des loyers plus faibles et sont plus accessibles aux classes populaires. Lorsque catastrophe il y a ce sont avant tout les classes populaires qui sont touchées. Les plans de prévention des risques technologiques (PPRT) qui s’appliquent aux sites Seveso permettent également à l’État... d’exproprier les riverains les plus proches.

De même dans les mesures de sécurisation et de protection après un accident les plus précaires passent en second, comme l’a souligné le site Lundi.am dans un article sur les gens du voyage vivant à 500 mètres de l’usine qui ont été complètement abandonnés. Les riches, eux, peuvent se permettre de quitter les zones intoxiquées car eux en ont les moyens, comme l’a souligné une manifestante à Rouen

C’est bien tout un système industriel, aux mains des capitalistes, qui met en danger la population et la biodiversité. Alors que les conséquences d’un accident peuvent être catastrophiques pour des milliers de personnes, seule une poignée de gens décident de ce qui est produit, comment, pourquoi, dans quelles conditions et quelles sont les mesures de protection nécessaires. Pour la planète et notre santé nous ne pouvons laisser une minorité de personnes à la recherche de bénéfices toujours plus important prendre des décisions aussi irréversibles. Nous devons revendiquer l’expropriation sous contrôle des travailleurs et de la population locale de ces usines. Il faut que les premiers concernés par les risques soient ceux qui s’assurent que la production est la moins dangereuse possible. Assez de mensonges, assez de dégâts, reprenons ces usines !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

A la veille de l'examen du budget 2020, le comité de suivi de la réforme de 2018 supprimant l’ISF a rendu son premier rapport. Il ne révèle aucun effet positif sur l'emploi et l’investissement, mais le retour à l’ISF n’est pas pour tout de suite.

 

«Corriger» la réforme sur l'ISF et la Flat tax ou pas ?  C’est la question à laquelle va devoir réfléchir dans les prochains mois, le président de la République Emmanuel Macron. En effet, lors de sa conférence de presse du 25 avril au Parlais de l’Elysée, il avait défendu la réforme supprimant l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) mais promis : «La réforme sera évaluée en 2020 et nous jugerons de son efficacité. Si elle n’est pas efficace nous la corrigerons.»

Or le comité chargé d’évaluer les réformes de la fiscalité du capital (transformation de l’ISF en IFI et Flat tax ou officiellement prélèvement forfaitaire unique- PFU), vient de rendre ses premières copies librement consultables sur le site gouvernemental Francestratégie.fr.

LIRE LA SUITE :

Voir les commentaires

Visiteurs

470490

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Articles récents

Hébergé par Overblog