SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Vente du nucléaire et casse sociale : General-Electric ne voit que les profits

General Electric pourrait bientôt revendre une partie de son activité dans la maintenance des centrales nucléaires françaises. Alors qu'à Belfort l'entreprise licencie plus de 700 ouvriers, la recherche du profit fait toujours plus de dégâts.

Plusieurs milliers d'emplois menacés

C’est une information choc qu’a révélée l’Obs cette semaine. Les Américains de General Electric souhaiteraient revendre une partie de leur activité de services en France. Des services qui concernent la maintenance des centrales nucléaires, un secteur qui emploie actuellement 450 travailleurs dans le pays. Une volonté qui serait justifiée par des difficultés financières importantes : fin août les actions du groupe auraient chuté de 11% suite à des soupçons de fraude à hauteur de 34 milliards d’euros, toujours selon le magazine.

Pour rappel, General Electric a acquis la branche énergie d’Alstom et l’ensemble de ses activités – dont la maintenance des centrales, donc – lors d’un accord conclu en novembre 2014. Ce dernier, ficelé avec l’accord du ministre de l’Economie d’alors, un certain Emmanuel Macron, prévoyait notamment la création de 1.000 emplois. Un chiffre dont l’entreprise américaine est, sans surprise, bien loin, près de quatre ans plus tard.

Pire, en mai dernier, elle annonçait un plan de sauvegarde de l’emploi avec, à la clé, plus de 1.000 postes supprimés, dont 792 sur le site des turbines à gaz de Belfort, soit la moitié des travailleurs du site. Un grand nombre de licenciements annoncés auquel vient donc désormais s’ajouter la possibilité d’une revente des activités de maintenance. Une vente pour laquelle l’entreprise française Snef serait intéressée, toujours selon l’Obs, alors qu’EDF aurait donné son accord. Un autre accord est toutefois nécessaire : celui de l’Etat.

Bruno Le Maire à Belfort : encore et toujours des effets d’annonces

Justement, pas plus tard que ce mercredi, l’actuel ministre de l’économie, Bruno Le Maire, s’est rendu sur le site belfortais. Un déplacement comme souvent à l’origine de nombreux effets d’annonces alors que ce dernier exhorte General Electric à « améliorer très significativement  » le plan social prévu au printemps dernier. Rien n’a pourtant été obtenu. Réponse de l’entreprise : «  Nous travaillons sur les mesures possibles pour adapter le projet de réorganisation en cours, tout en permettant de recouvrer durablement la compétitivité de l’activité gaz du site de Belfort dans un marché très dégradé.  »

Alors que l’entreprise n’a pas tenu ses engagements pris lors du rachat d’Alstom voilà près de quatre ans, aucune action en justice n’est envisagée par le gouvernement pour défendre les travailleurs ; comme toujours, celui-ci se contente de commenter les multiples licenciements massifs qui touche le pays.Pourtant, le temps presse puisque la procédure du plan social arrive à échéance le 21 octobre. Mais que les centaines de salariés du site de Belfort se rassurent, Bruno Le Maire a promis de rencontrer Larry Cup, PDG de General Electric, « prochainement ».

Des salariés qui, de leur côté, tentent de se mobiliser pour sauver leurs emplois. L’intersyndicale, composée de la CGT, CFE-CGC et Sud, s’apprête à présenter mercredi prochain un « plan alternatif ». « Nous sommes satisfaits qu’il ait constaté le non-respect de l’accord et qu’il mette la pression sur GE  », réagissait Philippe Petitcolin, délégué CFE-CGC, lors de la visite de Bruno Le Maire, « Mais si le projet évolue à la marge, on n’ira pas le négocier. » précise-t-il .

Ce vendredi, l’intersyndicale, par la voix de M. Petitcolin, a donc fait savoir qu’elle présenterait un « plan alternatif ». Ce dernier sera « soumis directement » au directeur général Scott Strazik. L’objectif affiché est a minima de faire respecter l’accord conclu en 2014 par l’entreprise au moment du rachat. Un projet fondé «  sur les réalités de terrain et le niveau de charge  », à un moment où «  le marché rebondit en ce moment et où GE a vendu plus de turbines à gaz au premier semestre 2019 que sur l’ensemble de 2018  », a estimé le délégué syndical. De fait, ce sont les travailleurs qui connaissent le mieux les réalités de la production.

Entre les licenciements à Belfort et l’annonce de la vente des services de maintenance nucléaires, on voit bien la logique de General-Electric, qui cherche à faire du profit le plus rapidement, quitte à se séparer sans réfléchir d’un site industriel important. Du côté des 450 travailleurs du secteur de la maintenance, il y a de fort risque concernant les conditions de travail, comme à chaque changement de direction ; des licenciements ne seraient également pas étonnant !

Crédit photo : site GE.com

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RATP : Pécresse réclame un service minimum garanti pour limiter le droit de grève

L’appel lancé vendredi par plusieurs syndicats de la RATP en défense de leur régime spécial de retraite a été l’un des plus suivi depuis douze ans. Face à la paralysie de la quasi-totalité du réseau, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse réclame un service minimum aux heures de pointe ainsi que le rallongement des délais de dépôt des préavis.

Droit de grève

Dans un communiqué commun, les deux membres du mouvement Libres ! de Valérie Pécresse réclament aux côtés de cette dernière la mise en place d’un service minimum garanti pleinement aux heures de pointe ainsi qu’une extension du délai de dépôt des préavis de grève de 48 à 72 heures.

La loi de 2007, votée sous Sarkozy, impose déjà aux salariés des transports d’indiquer leur intention de faire grève 48h à l’avance, au motif d’assurer « la continuité du service public ». En réalité elle permet avant tout aux collectivités locales et à l’entreprise de réorganiser les modes de transports afin que la grève ait le moins d’impact possible.

Ainsi, à l’heure actuelle, ces préavis servent à la RATP à négocier et proposer aux voyageurs des solutions auprès de ses partenaires privés, comme des codes promotionnels pour différents services de VTC ou de vélos, afin de casser la grève. Elle laisse également la possibilité aux autorités organisatrices des transports de faire pression sur les syndicats afin d’assurer un service minimum aux heures de pointe.

Un chantage financier pour faire pression sur les syndicats

Ce qui est en jeu et ce que souhaite le sénateur Roger Karoutchi, c’est un renforcement des contraintes -notamment économiques- qui pèsent sur les entreprises publiques de transports afin qu’elles mettent la pression aux organisations syndicales : « il s’agit de dire que c’est à la SNCF et à la RATP de trouver des solutions avec les syndicats pour assurer ce service minimum aux heures de pointe » sous peine de rogner les subventions publiques. Celui-ci souhaite en effet qu’un tiers des effectifs soient mobilisables.

A ce titre, Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France ainsi que d’Île-de-France Mobilités, autorité organisatrice des transports en commun, menace de ne pas payer la RATP pour la journée de vendredi si le service minimum venait à ne pas être assuré. Un manque à gagner de 3 à 7 millions d’euros pour l’entreprise publique. La RATP quant à elle organise également la casse de la grève, en renvoyant les usagers vers ses propres partenaires privés.

L’argument hypocrite de « la continuité du service public »

L’ancienne membre du groupe LR justifie cette mesure en disant vouloir assurer la continuité du service public. Un argument fallacieux quand on se rappelle que les principales mesures prises par Pécresse depuis son accès au conseil régional ont été la diminution des effectifs liés aux transports, l’augmentation du Pass Navigo de 70 à 75,20 euros depuis 2016, le renforcement du dispositif de répression des fraudes ainsi que la mesure raciste d’exclusion des sans-papiers des aides aux transports.

On reste donc moyennement convaincus par le discours de défense du service public de la part de l’ancienne Ministre du Budget de Nicolas Sarkozy, qui avait, rappelons-le, supprimé 150 000 postes dans la fonction publique au terme de son quinquennat, dont près de 60 000 emplois rien que pour l’Education nationale. Valérie Pécresse semblait donc moins se soucier à l’époque « [des] français [qui] ont le droit d’aller travailler parce qu’ils peuvent perdre leur salaire, parce qu’ils peuvent perdre leur emploi » comme elle déclarait au micro de Bourdin, défendant un soi-disant droit d’aller et venir.

Défendre le droit de grève, pour un service public de qualité et des retraites décentes

La proposition de Valérie Pécresse a trouvé de la sympathie auprès de la majorité présidentielle, la députée LaREM Aurore Bergé ayant également déclaré sur BFMTV vendredi vouloir renforcer la loi de 2007 qu’elle juge inefficace. « A partir du moment où le service n’est pas garanti, il y a quelque chose que l’on devrait faire au niveau de la loi pour renforcer les choses ».

Malgré tout l’exécutif se montre prudent, ne voulant pas attiser les braises autour du projet de réforme des retraites. Le secrétaire d’Etat aux transports Jean-Baptiste Djebbari a ainsi déclaré à ce sujet « ce n’est pas une loi sur le service minimum qui va faire baisser la tension ». Et pour cause, il s’agit aussi bien pour l’exécutif que pour la Présidente de la Région Île-de-France de contenir, avec des tactiques différentes, cette grève très suivie dans un secteur aussi stratégique que les transports, et qui pourrait marquer un premier point d’étape important dans la lutte de tous les salariés contre le démantèlement de notre système de retraite.

Crédit photo : Crédit Image : Kathleen Franck / RTLnet

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SOURCE : http://www.le-blog-de-roger-colombier.com/2019/09/les-conseils-de-prud-hommes-font-de-la-resistance.html

 

Alors que le gouvernement et le patronat poursuivent leur destruction. Il faut dire que différentes réformes anti-sociales prises hier sous la gôche (Loi Rebsamen, loi el Khomry, Loi Macron -oui déjà-) et aujourd'hui par Macron président ont profondément sabordé le Code du travail et le rôle des Conseils de prud'hommes.

Lorsqu'on est au fait de l'histoire sociale, ce n'est pas le capital qui a eu l'idée d'un Code du travail pour protéger le salarié. C'est encore moins le capital qui a défendu les Conseils de prud'hommes pour sanctionner l'exécution illégale de son contrat de travail par son employeur.

Au nom de la soi-disant lutte contre le chômage, ceux qui sont aux affaires de la France, plutôt pour le business du patronat français, ont simplifié à outrance les règles de rupture du contrat de travail, et pas au profit des salariés. Effectivement, chômage et précarité avec des cdd à la pelle sont toujours présents. D'un autre côté, l'affaiblissement des Conseils de prud'hommes est inscrite dans la loi. Sous la gôche, la loi Macron d'août 2015 -oui déjà- a durci les conditions de les saisir. Les ordonnances de Macron président de 2017 ont imposé un barème profitable à l'employeur pour un licenciement effectué en toute illégalité.

La dégringolade des affaires jugées par les Prud'hommes s'est accentuée à partir de 2016, Hollande président. Elles se situent aujourd'hui à 120 000, pour 150 000 en 2016. Source: chiffres du Ministère du Travail.

Pour en revenir au plafonnement des dommages-intérêts obtenus par un salarié lors de son licenciement illégal -c'est à dire contraire à la loi de la République-, c'est une vieille revendication patronale. Avec Macron président, licencier abusivement un salarié devient donc moins onéreux pour l'entreprise et ne décourage en rien toute tentative patronale de récidive.

Pire, être licencié à 55 ans ou à 25, n’entraine pas les mêmes conséquences notamment au regard des possibilités de retrouver un nouvel emploi. Or, l’indemnisation prévue est identique.

Des Conseils de prud'hommes ont jugé le barème Macron parfaitement injuste et ont accordé des dommages-intérêts à des salariés en fonction de leur situation. Ils ont fait application d'un loi internationale paraphée par la République française, à savoir la charte 158 de l’Organisation internationale du travail et l’article 24 de la Charte sociale européenne.

Madame la ministre de la Justice, l'ex-militante de gôche Nicolle Belloubet, a fait saisir ses procureurs de la République pour contrer les Conseils de prud'hommes. Et cerise sur le gâteau, dernièrement, la Cour de cassation émet un avis qui penche en faveur du barème imposé par Macron président

Mais depuis cet été, des décisions de conseils de prud'hommes, dont l’une prises par un juge professionnel départiteur, écartent toujours les dispositions édictées par les ordonnances du palais de l'Elysée.

Les Conseils de prud'hommes font de la résistance

Publié par FSC

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Après les beefsteaks hachés sans bidoche, voilà le poulet gorgé de flotte vendu toujours à des associations comme les Restos du coeur ou le Secours populaire.

360 tonnes d'escalopes ont donc été vendues au prix du poulet, pour soi-disant aider les plus démunis. Ben oui, dans l'UE du capital, business is toujours business.

Ce commerce a eu lieu dans le cadre du Fonds européen d'aide aux démunis, un organisme tout à fait officiel.

Une enquête a été ouverte par les services de l'État déjà en sous-effectif parce qu'il faut supprimer toujours plus de fonctionnaires. "Ce sont des produits parfaitement consommables mais qui n'apportent pas aux gens la quantité de protéines dont ils ont besoin", a dit le président du réseau des Banques alimentaires, sur Franceinfo de ce lundi 9 mars 2019.

Au fait, pour les beefsteaks hachés sans viande en juin dernier, où en est l'enquête?

De la flotte vendue au prix du poulet à des associations caritatives. Ce n'est pas comme du homard géant...

Merdre, je me suis mélangé les pinceaux avec cette capture d'écran sur le net. Demain, promis, je rectifierai avec la permanence d'une association caritative "pour les plus démunis".

En tout cas, les dites associations d'aide aux plus pauvres d'entre nous ont cessé de distribuer ces fameuses escalopes à la flotte. Mais comme on disait à la Cour de l'ancien monde: "s'ils n'ont pas de pain à bouffer, qu'ils essayent la brioche"...

Ou au 21e siècle, des lasagnes Findus qui n'étaient que de la vieille carne de cheval de Roumanie dûment certifiée UE. Ce qui faisait écrire au Figaro en 2013: "Ce scandale agroalimentaire majeur touche de nombreux industriels et pays européens. Il a mis en lumière la complexité du commerce de la viande en Europe".  Sans rire, cela va de soi. Et sous Manu 1er, ça continue, la grande pauvreté et la malbouffe à son égard. Non?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Delevoye rogne nos retraites et s’octroie un joli cumul entre salaire de ministre et pension de retraite

Delevoye, haut-commissaire aux retraites et ministre nanti d’un très beau salaire, réclame de surcroît sa retraite du régime général. Après la parution de son rapport, et bien que sa démarche n’ait rien d’illégal, elle a de quoi choquer les victimes prévisibles de sa réforme.

“Charité bien ordonnée commence par soi-même”

Depuis le 3 septembre, date à laquelle il est entré au gouvernement en tant que ministre délégué auprès de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, le haut-commissaire aux retraites, touche une rémunération substantielle de 10 135 euros par mois. De quoi vivre largement et même économiser.

Ce vieux routard de la politique a enchaîné les mandats : député, sénateur, ancien maire de Bapaume dans le Pas-de-Calais il a été nommé en 2017 haut-commissaire chargé des retraites. A cette date, soucieux de donner une image d’exemplarité, il avait demandé à ce que l’on déduise de sa rémunération personnelle le montant des pensions acquises au titre de sa fonction d’élu local.

Aujourd’hui, deux ans plus tard, alors que la question des retraites provoque une forte agitation sociale, il revient sur sa décision et demande à bénéficier à nouveau des pensions liées au régime général et à son ancienne activité d’élu local.
La raison invoquée pour ce revirement serait, selon son entourage, la « précarité » du type de mission qu’il occupe et le souci d’assurer l’avenir. Si d’aucuns et d’aucunes, et notamment les « précaires » s’inquiètent de l’indigence dans laquelle ils vont se trouver en raison des attaques répétées contre les retraites dont les dernières en dates ont été concoctées par Delevoye lui-même, lui pense à s’assurer la continuité du confortable revenu dont il jouit aujourd’hui.

Rien d’illégal mais est-ce bien honnête ?

Comme le signale La lettre A qui a révélé cette information confirmée par le cabinet du haut-commissaire lui-même, ce cumul n’a rien d’illégal dans la mesure où Delevoye en a exclu, pour la durée de son passage au gouvernement, les pensions liées aux mandats de sénateur et de député, en conformité avec le règlement des deux assemblées qui interdit le cumul avec un salaire de ministre.

Toujours arguant de la légalité, son cabinet invoque le fait que « en tant que ministre, sa rémunération est indexée à celles des autres membres du gouvernement, et arrêtée par décret » ce qui lui interdirait une quelconque déduction à titre personnel.
Mais légalité pour légalité, rien ne s’opposerait à ce qu’il renonce à toucher sa retraite pendant la durée de sa mission.

Même si elle est légale, la démarche apparaît insupportable. On l’a vu avec l’affaire De Rugy, quand les grands de ce monde parlent de légalité, ceux qui sont démunis, vivent avec des bas salaires, avec des RSA ou autres subsides parlent d’indécence. Fussent-ils « légaux », les homards de De Rugy sont perçus comme une provocation.

En ce qui concerne la démarche du haut-commissaire/ministre, même si les sommes en jeu n’ont pas la même ampleur que les fastes d’un De Rugy et s’il ne s’agit pas directement d’un détournement du budget de l’Etat, ce qui choque, c’est le calcul très élaboré et cynique par lequel il préserve sa propre retraite alors qu’il lamine celle des autres.

Non seulement il veut manger du homard, mais il veut le prendre dans notre propre assiette.

Crédits photo : afp.com/Ludovic MARIN

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Bridey, député LREM, se fait rembourser deux fois ses fastueux repas « professionnels »

Champagne, bouteilles grands crus, caviar et homard… En bref, des repas fastueux sur le dos du contribuable : de nouvelles révélations de Mediapart secouent encore une fois la Macronie. Après De Rugy, c'est au tour du député LREM Jean-Jacques Bridey qui, outre les notes de frais très élevées de ses repas « professionnels », se faisait rembourser… deux fois !

Cela devient presque une habitude chez les élus de LREM de se faire surprendre en train de facturer des sommes hallucinantes pour des repas de roi soi-disant professionnels. Si Mediapart révèle aujourd’hui que Jean-Jacques Bridey fait rembourser ses factures deux fois, il n’en est pas à son premier faux pas : « Je pense qu’il y a encore quelques polémiques qui pourraient être suscitées, mais je ne cherche pas la polémique et s’il y a erreur, je réparerai l’erreur » affirmait-t-il le 12 octobre 2018 au micro de RFI sur l’enquête qui le visait pour les 100 000 euros qu’il aurait indûment perçus grâce au cumul de mandats. Fidèle dès les premiers instants à En Marche, cet ex-maire du PS tenait à faire part de sa « bonne foi » dans ce dossier, prévenant d’éventuelles futures « polémiques ».

Sur les années 2016 et 2017, Mediapart affirme que ce sont 2000 euros en moyenne qui ont été remboursés chaque mois à cet élu (par la société d’économie mixte locale d’aménagement de Fresnes, Semaf qu’il préside depuis 2001), en plus de ses indemnités à hauteur de 2000 euros mensuels également. Ces remboursements étaient des repas partagés dans des restaurants luxueux, dont les tables étaient garnies de verres de grands crus, champagne, huîtres, caviar et autres mets raffinés et coûteux : et quand on lui demande quel était le partenaire si privilégié avec qui il a partagé ces mets, sa réponse fait rire jaune : « Attendez, je ne vais pas… D’abord, le 6 juillet 2017, je ne sais plus avec qui j’étais, tranche-t-il. Vous me précisez des trucs, je ne sais pas. Si je l’ai pris, [une bouteille de Meursault à 250 euros – ndlr] c’est que ça se justifie. Après vous pouvez dire, non ça ne se justifie pas… Si je l’ai fait, c’est que ça se justifie ». Tout comme il semble impossible d’obtenir plus de précisions sur des bouquets de fleurs qu’il a offerts, facturés dans les dépenses publiques à 90 euros en 2017, ou encore d’autres cadeaux que Mediapart liste précise en précisant le montant de la facture. Les fleurs, « c’était pour remercier quelqu’un qui avait un événement heureux ou quoi, dit-il. C’était un partenaire ou je sais pas quoi. Ça ne vous arrive pas, d’offrir des fleurs ? ». Un cynisme qui dépasse toutes les limites et qui montre bien qu’il se fiche totalement de l’ensemble des travailleurs qui cotisent, afin qu’il puisse s’offrir des dîners luxueux avec ses « partenaires ». 

Mais selon les nouvelles révélations de Mediapart, Jean-Jacques Bridey a bénéficié au moins pour 2016 et 2017 d’un double remboursement de certaines de ses notes de frais, une fois par la Semaf, et une deuxième par la mairie de Fresnes, où il était élu maire pendant un certain temps. L’addition finale s’élève à un montant total de 4 807,70 euros – 3975 euros en 2016, et 831,80 euros en 2017. Des montants exorbitants, qui avaient de quoi attirer l’œil au vu de la taille de cette petite structure qu’est la Semaf, qui ne compte que trois salariés. Très ironiquement, l’élu explique qu’il « demandait un doublon » des tickets adressés à la mairie, et qu’il s’est peut-être trompé sur « quelques doublons ». Une petite erreur de comptabilité ? Il en devient presque amusant de regarder les chiffres exorbitants des notes qu’ont remboursé deux fois la mairie de Fresnes et la Semaf, comme en mars 2016 où chacune a remboursé 724,20 euros, soit 1448,40 euros pour trois repas.

On ne va pas en faire un fromage

« On ne va pas en faire un fromage » a déclaré l’élu, avant d’assurer qu’il allait « rembourser » les notes de frais, qui seraient dues à une « simple erreur d’inattention sur quelques doublons »

Des repas luxueux, payés par le contribuable, auxquels nous ne sommes pas invités, et où nous ne le serons jamais ! Avec toutes ces affaires, la Macronie se fragilise : après les mille et unes démissions, un record, après les faux pas de Castaner et De Rugy, ce nouveau scandale n’arrange rien. Pour Jean-Jacques Bridey, c’est un poste qu’il occupait depuis son élection en juin 2017 dont la reconduite lui est refusée, celui de la présidence de la commission de la défense nationale et des forces armées à l’Assemblée : selon les dires de plusieurs élus, les affaires n’expliquent pas tout, mais les ennuis que lui ont causés ces révélations n’ont pas arrangé les choses. Un scandale De Rugy bis, qui résonne avec la réforme des retraites que le gouvernement est en train de mettre en place, où l’on apprend que l’on pourra travailler toute notre vie pour une retraite de misère, pendant que ceux d’en haut peuvent se partager des mets rares et s’offrir des petits cadeaux avec l’argent public.

Crédits photo : Philippe LOPEZ / AFP

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Sur la radio pourtant publique c'est le plus souvent en tout chez les éditocrates la voix des privilégiés qui s'exprime.

Ainsi hier :

 

SOURCE : https://la-bas.org/la-bas-magazine/au-fil-de-la-bas/france-inter-tres-inquiete-pour-les-milliardaires

Publié par FSC

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Les dirigeants de la filiale Vivarte Services ont reçu près d’un million d’euros de bonus en 2017 et 2018, selon nos informations.

Les généreuses primes de hauts cadres de Vivarte-La Halle

L'ex-empire du textile, Vivarte-La Halle, n'en finit pas de vaciller et croule sous les dettes. Pourtant, selon un document que nous nous sommes procuré, une poignée des hauts cadres de la filiale Vivarte Services (au sein de laquelle l'administratif est regroupé) a fait l'objet d'une attention financière toute particulière en cette période de disette. Des primes exceptionnelles ont été accordées au titre de 2017 et 2018 pour un montant de près d'un million d'euros, contre seulement 35 547 euros en 2016.

Dans le détail, pour 2017, une enveloppe de 523 826 euros de primes exceptionnelles a été répartie entre 31 personnes (directeurs financiers, juridiques, DRH…), dont l'une qui a touché 150 000 euros. En 2018, c'est 425 879 euros que se sont partagés 14 personnes. L'une d'elles a touché 100 000 euros.

Des primes pour «éviter le débauchage»

« Cette prime exceptionnelle correspond à un choix défensif de l'entreprise pour protéger certaines compétences indispensables et éviter qu'elles soient débauchées par des concurrents », s'est justifié en mars Xavier Guéry, le directeur des ressources humaines, devant des syndicats unanimement scandalisés. Sollicitée, la direction précise que « cette prime visait aussi, en 2017, à récompenser trois ou quatre patrons d'enseignes cédées, et dont 100 % des salariés ont été repris ».

À ces bonus exceptionnels s'ajoutent des primes d'objectifs d'un montant de 1,23 million d'euros versées en 2017 (distribuées à 136 personnes) et de 741 931 euros en 2018 (réparties entre 72 personnes). Des primes contractuelles qui représentent en moyenne 10 à 15 % du salaire annuel brut. « Dans le lot, une personne a touché 122 655 euros en 2017 (contre 9 000 euros en moyenne), et 93 852 euros pour 2018 (contre 10 305 euros). C'est peut-être la même personne. Ça nous a fait bondir, on se pose de sérieuses questions sur son salaire… » s'interrogent plusieurs syndicalistes.

Les syndicats vent debout

« Énorme », « inadmissible », se sont étranglés les élus en découvrant, en mars, l'existence de ces primes dans le rapport d'expertise demandé par le comité d'entreprise. « C'est extrêmement choquant en plein plan social, on aurait pu sauver des emplois ! Et quand on voit ces montants, on peut légitimement s'interroger sur les primes qui ont été versées à la direction de Vivarte, la holding. Mystère ! » s'indigne Gérald Gautier, secrétaire de FO.

« En décembre 2018 comme en février, on nous avait dit, droit dans les yeux : On n'a plus d'argent pour les augmentations de salaires, et pour le budget formation, il n'y aura que 15 000 euros », raconte cette déléguée d'un syndicat réformiste. « On nous a aussi dit qu'il fallait vendre des enseignes car on ne pouvait plus investir. Et on apprend, en mars, que la direction a ouvert le tiroir-caisse et, miracle, trouvé de l'argent ! » poursuit-elle.

« C'est écœurant, on nous ment tout le temps », dénonce ce responsable syndical CGT. La CFDT a également demandé à la direction de faire toute la lumière, elle attend toujours.

Une dette de 306 millions d'euros

Cette affaire de primes est d'autant plus mal perçue que le groupe d'habillement et de chaussures (La Halle, Minelli, Cosmoparis…) ne pourra rembourser sa dette de 306 millions d'euros à échéance, en octobre. Toujours en difficulté financière malgré plusieurs plans de restructuration, ce qu'il reste du groupe Vivarte est passé mis août aux mains des créanciers via une fiducie.

Son président, Patrick Puy -arrivé en 2017-, devra désormais suivre la feuille de route fixée par les fonds d'investissement Alcentra, Oaktree, Hayfin… qui sont maintenant officiellement les nouveaux propriétaires. Il n'a d'ailleurs pas caché en interne le plan à venir : la mise en vente en 2021 des trois filiales restantes. Après déjà 12 cessions ces dernières années : André, Besson, Kookaï, Naf Naf…

Publié par leparisien.fr

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Le capitalisme vautour à la KBC: 2,5 milliards d’euros de bénéfice, 1.400 emplois supprimés

Le Vif, 7 septembre 2019

Malgré des milliards de bénéfice, la banque KBC passe ses effectifs à la tronçonneuse. « Combien de temps la collectivité va-t-elle encore accepter que les banquiers se préoccupent uniquement de leur bonus pendant que nous payons la facture ? »

Le groupe bancaire KBC supprime 1 400 emplois. Ce sont même 1 800 jobs qui vont passer à la trappe si l’on prend également en compte les intérimaires et les consultants externes. Le CEO de KBC, Johan Thijs, affirme qu’il ne s’agit pas d’une « opération d’économies », mais d’un « remaniement » pour « rester agile » alors que de plus de plus de « nouveaux venus défient les entreprises établies ».

Des bénéfices exorbitants

Tout dépend du point de vue dont on observe la situation. Si l’on examine les chiffres des bénéfices de la KBC à la loupe, on constate que cette « agilité » n’est vraiment pas trop mauvaise… L’an dernier, KBC a enregistré 2,5 milliards d’euros de bénéfice. Net. La rentabilité sur fonds propres est de 17 %, soit une des plus fortes de toutes les banques européennes. KBC n’est pas vraiment le cancre de la classe.

Le jargon du discours de Thijs ne peut cacher que dans l' »exercice d’optimalisation » de la KBC, c’est tout simplement 10 % du personnel qui va passer à la trappe. Le but est clair : maintenir le haut niveau du flux des dividendes versés aux richissimes actionnaires. Bien sûr qu’il s’agit bel et bien d’une opération d’économies ! Pourquoi sinon la KBC voudrait-elle pousser vers la sortie les travailleurs de plus de 55 ans, c’est-à-dire les plus chers ? Et pourquoi 300 membres du personnel seraient-ils échangés contre des collègues bien moins chers des « shared service centers » internes de la KBC en République tchèque et en Bulgarie ?

Augmenter les dividendes ou réduire le temps de travail ?

« Nous allons procéder « à la manière KBC », sans licenciement secs », promet le CEO. Toutefois, ce sont bien 1 400 emplois qui vont définitivement disparaître. En dix ans, la KBC a supprimé 12 000 emplois. Personne ne nie le fait que le secteur bancaire doit s’adapter à la très rapide progression des banques en ligne. Le temps des cartes perforées remonte désormais à la préhistoire. Mais pourquoi la robotisation et la digitalisation devraient-elles automatiquement mener à des pertes d’emplois ?

Les chiffres élevés du bénéfice de la KBC offrent la possibilité d’une politique innovante en matière de personnel. Une plus haute productivité signifie en effet que le même volume de travail est réalisé en moins de temps. Au lieu de supprimer des emplois, KBC pourrait donc réduire la durée du temps de travail, avec maintien du salaire.

Alors que la digitalisation et la robotisation actuelles entraînent des pertes d’emplois et des burn-out, la réduction de la semaine de travail pourrait améliorer la vie en réduisant le stress et en permettant une meilleure combinaison de la vie professionnelle et familiale. L’innovation sociale donc, au lieu de restructurations à courte vue.

Toutefois, ce débat-là est tabou dans les salons de l’élite. Tant que les puissants groupes de capitaux dicteront la loi, nous resterons coincés dans le passé. Ce n’est pas la collectivité qui prime, mais le retour sur investissement. Derrière la KBC, il y a de puissants groupes de capitaux et des familles de millionnaires comme les Vlerick, Bosteels et Bostoen. Et ceux-ci en veulent toujours plus. En 2018, le groupe KBC a distribué plus d’1,5 milliard d’euros de dividendes. N’allez pas dire qu’il n’y a pas d’argent pour sauver 1 400 emplois ! Mais voilà, pour les actionnaires de KBC, il n’y a jamais assez de profit.

Les rapaces

Lorsque la crise bancaire a frappé en 2008, les banques belges ont reçu une bouée de sauvetage de… 14 milliards d’euros, payée par le contribuable. La KBC a elle aussi été sauvée en une seule nuit : « too big to fail », trop grande pour qu’on la laisse sombrer. Mais celui qui pensait que la collectivité s’en porterait mieux en est, comme le contribuable, pour ses frais. Dans le secteur bancaire, c’est business as usual.

La culture de la rapacité dans le secteur bancaire est plus présente que jamais. En cinq ans, la KBC a amassé 12 milliards d’euros de bénéfice net. Le CEO de la KBC Johan Thijs gagne… 1,8 million d’euros, salaire qui fait de lui l’un des CEO les mieux payés de Belgique. Les banquiers du comité de direction empochent un salaire de plus d’un million d’euros, plus une petite tirelire-pension qui va de 267 000 à 488 000 euros par an. Le personnel et la clientèle, eux, paient la facture. Plus tôt cette année, la KBC a déjà fermé 51 agences et augmenté les frais du compte en banque Plus de 2 euros à 2,5 euros par mois.

Entendre, voir et se taire

Pendant ce temps, les organisations patronales et les partis de droite font pression en disant qu’il faut augmenter le taux d’emploi si nous voulons maintenir notre sécurité sociale. L’actualité montre le cynisme de ces propositions car, si elles sont toujours accompagnées de plans « d’activation » des malades de longue durée ou des personnes sans emploi, elles n’évoquent jamais la responsabilité des multinationales qui suppriment massivement des emplois pour augmenter les dividendes.

Le débat ne concerne pas seulement la KBC, mais l’ensemble du secteur financier. Les banques qui ont été sauvées en 2008 et font aujourd’hui un maximum de profit annoncent l’une après l’autre des suppressions massives d’emplois. Nous avons besoin d’une alternative sociale qui ne supprime aucun emploi, mais aussi d’un véritable débat de société. Dans ce cadre, le PTB souhaite proposer la possibilité de réduire le temps de travail. La semaine de 30 heures est en effet parfaitement faisable et payable.

Marco Van Hees

Député fédéral PTB

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Grève monstre à British Airways, presque tous les vols annulés
Boursorama – AFP 09/09/2019

Des avions de la compagnie British Airways sur le tarmac de l’aéroport de Londres, le 3 mai 2019 ( AFP / BEN STANSALL )

La compagnie aérienne British Airways (BA) faisait face lundi à une grève massive de pilotes, la première de son histoire, ce qui l’a contrainte à clouer au sol ses avions au grand dam de plus de 100.000 passagers.

« Nous n’avons pas d’autre choix que d’annuler presque 100% de nos vols », a indiqué le transporteur dans un communiqué, ajoutant avoir pris cette décision en l’absence d’information de la part du syndicat Balpa sur le nombre de pilotes en grève.

Ce débrayage, qui porte sur un différend salarial, devrait affecter au total plus de 100.000 voyageurs puisque la compagnie effectue environ 850 vols par jour au Royaume-Uni, essentiellement au départ des aéroports londoniens d’Heathrow et Gatwick.

Heathrow, l’un des plus grands aéroports au monde, sonnait creux lundi matin, loin de l’agitation habituelle d’un début de semaine. Le terminal 5, utilisé par British Airways, était presque vide, sans compter les cafés déserts et les files de taxis qui s’allongent faute de clients, selon la BBC.

La compagnie avait en effet prévenu ces derniers jours ses passagers qu’ils ne pourraient sans doute pas être en mesure de voyager compte tenu de la grève.

En revanche, l’aéroport London City Airport, prisé par la clientèle d’affaires, n’est pas affecté car ses vols sont gérés par une filiale de BA.

La compagnie, propriété du groupe hispano-britannique IAG qui comprend également l’espagnole Iberia et l’irlandaise Aer Lingus, a proposé aux voyageurs des remboursements ou des réservations sur des vols à d’autres dates.

Il s’agit de la toute première grève de leur histoire pour les pilotes de British Airways qui doivent poursuivre le mouvement mardi ainsi que le 27 septembre. Environ 93% des pilotes BA membres du syndicat Balpa, soit autour de 4.000, ont voté en sa faveur.

Le syndicat a décidé de débrayer après l’échec de négociations sur des hausses de salaires. Selon Balpa, les pilotes ont fait des « sacrifices » ces dernières années et devraient tirer davantage profit des bons résultats de l’entreprise.

« Après de nombreux mois passés à essayer de résoudre le conflit sur les salaires, nous sommes extrêmement désolés que cela ait abouti à cela. Nous restons prêts à reprendre les discussions avec Balpa », déclare la compagnie dans son communiqué.

– Reprise des négociations ? –

BA a proposé une hausse de salaire de 11,5% sur trois ans, une offre qui a été refusée par le syndicat. Selon la compagnie, cela porterait le salaire de certains commandants de bord à plus de 200.000 livres par an.

Interrogé sur ITV, le patron de BA, Alex Cruz, insiste sur le fait que les hausses de salaires proposées sont « bien au-dessus de l’inflation » et rappelle que 90% des salariés de British Airways ont déjà accepté une revalorisation de leur paie.

De son côté, le secrétaire général de Balpa, Brian Strutton, s’est dit « désolé pour les perturbations causées par la grève », sur la radio BBC 4.

« Nous espérons pouvoir trouver une solution » mais British Airways « continue de dire publiquement qu’ils veulent négocier alors qu’en privé ils n’y sont pas prêts quand nous les sollicitons », regrette-t-il.

Balpa explique que, selon ses calculs, un jour de grève coûtera à BA 40 millions de livres (44 millions d’euros). Un chiffre à comparer selon le syndicat avec les revendications des pilotes, la différence entre ce que propose la direction sur les salaires et ce que réclament ces derniers ne dépassant pas 5 millions de livres.

 

Ce mouvement social préoccupait en outre les investisseurs, puisque l’action du groupe IAG, maison mère de BA, perdait 1,81% à 422,30 pence à la Bourse de Londres vers 09H00 GMT, même si le marché réagissait également à une publication morose pour le secteur d’Air France-KLM.

Cette grève historique intervient à un moment difficile pour BA, l’emblématique compagnie nationale, dont la réputation a eu à souffrir ces dernières années, avec notamment un vol de données financières de centaines de milliers de passagers l’an passé.

Et, en mai 2017, une panne géante avait touché ses systèmes en raison d’un problème d’alimentation électrique qui l’avait forcée à annuler 726 vols, soit 28% de ses avions pendant trois jours d’un week-end prolongé.

bur-jbo/ved/evs

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Puy-de-Dôme : 70 postes supprimés à Dietal, les salariés toujours mobilisés

Mardi 3 septembre, la quasi-totalité des salariés du groupe Dietal de Saint-Georges-de-Mons, dans le Puy-de-Dôme, a débrayé. / © Christian Lamorelle / France 3 Auvergne

Puy-de-Dôme : 70 postes supprimés à Dietal, les salariés toujours mobilisés

Mardi 3 septembre, la quasi-totalité des salariés du groupe Dietal de Saint-Georges-de-Mons, dans le Puy-de-Dôme, a débrayé. Sur un effectif de 210 personnes, 70 postes sont menacés. Les salariés n’entendent pas baisser les bras.
 

Mardi 3 septembre, la plupart des 210 salariés du groupe Dietal de Saint-Georges-de-Mons, dans le Puy-de-Dôme, était en grève. L’entreprise, spécialisée dans la production de luminaires, entend supprimer un tiers des effectifs, soit 70 postes. La direction invoque la rudesse de la concurrence asiatique.

Une filiale en Roumanie

Mais pour les syndicats, il faut chercher une autre raison en Roumanie. En effet, Dietal propose une filiale dans ce pays de l’est qui emploie 250 personnes. Maryse Chavatte, déléguée CGT Dietal explique : « On va essayer de contrer la direction pour éviter ces 70 licenciements. Il y aura une dizaine de départs volontaires,  ce qui en sauvera une dizaine. Notre souci majeur est l’usine en Roumanie : ils ont installé cette usine qui petit à petit nous prend nos emplois et notre travail ».

Date limite le 24 octobre

Une réunion de négociation avec les syndicats et la direction est prévue mardi 3 septembre. Elle devra aboutir à l’établissement d’un calendrier de négociation. La direction explique que tous les corps de métiers seront touchés par ces départs, y compris les cadres. Le Plan de Sauvegarde de l’Emploi devra être présenté devant le tribunal au plus tard le 24 octobre prochain. L'entreprise avait déjà connu 90 licenciements en 2002.

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com
 

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Social traître c'est il est vrai un terme assez vieillot, rarement utilisé dans notre époque de modernité triomphante mais qui pourtant lui va comme un gant.

Dans le vocabulaire léniniste, social-traître est le nom donné à un social-démocrate, dont la ligne politique est accusée de trahir les intérêts de la classe ouvrière qu'elle prétend représenter. (Wikipédia)

Car Laurent Berger se comporte en véritable commis du pouvoir macronien pour, largement présent sur les plateaux médiatiques,  porter la parole officielle : de l'approbation des mesurettes de BUZYN sur l'hôpital et les urgences au soutien à la contre-réforme des retraites.

En dressant des "lignes rouges" destinées à justifier le ralliement final et le sabotage des luttes !

Une attitude qui n'est pas nouvelle mais qui se confirme et qui doit être dénoncée sauf à déconsidérer l'ensemble du mouvement syndical !

 

 

 

 

Emmanuel Macron recevra ce lundi le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, avant le numéro un de l'Unsa Laurent Escure jeudi, alors qu'un nouveau cycle de consultation sur les retraites s'est ouvert.

La rencontre entre Emmanuel Macron et Laurent Berger aura lieu ce lundi à 12h, indique l'agenda du chef de l'Etat, qui ne précise pas le thème du rendez-vous.

Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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