SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
20.000 camions sur nos routes ou un train ? La ministre dela transition écologique (et des trains) va-t-elle choisir les camions ? A vous de lui imposer la bonne voie...ferrée

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SOURCE : http://lepcf.fr/Les-3-520-menages-les-plus-riches-de-France-planquent-140-milliards-d-euros

Par Emmanuel Lévy

Une récente étude montre que les ménages français disposent de 300 milliards d’euros dans les paradis fiscaux. La moitié en revient aux ultra-riches, ceux qui représentent 0,01% de l’ensemble des ménages. Plusieurs dizaines de milliards d’euros de manque à gagner fiscal. Les données sur la hausse des inégalités sont viciées par ce phénomène.

Les inégalités de patrimoine identifiées en France ne sont décidément que la partie émergée de l’iceberg… Que nos riches planquent leur magot dans des paradis fiscaux, on le savait. Mais une nouvelle étude récente montre que les 3 520 ménages les plus riches de France (c’est-à-dire les fameux « top 0,01% », autrement appelés les « ultra-riches ») cachent à eux seuls pas moins de 140 milliards d’euros dans des paradis fiscaux ! Soit 30% à 40% de leur galette, qui représentent 50% des avoirs français planqués au total (300 milliards) dans les paradis fiscaux. Pour avoir une idée de l’ampleur du phénomène, il faut avoir en tête que 140 milliards, c’est tout simplement 7% de notre PIB national.

Telles sont les principales conclusions pour notre pays de l’étude « Qui détient la richesse dans les paradis fiscaux. Les preuves macroéconomiques et ses effets sur les inégalités globales », publiée par trois chercheurs dont le Français Gabriel Zucman. Ce professeur à Berkeley, en Californie, est « un bébé Piketty » : l’auteur du Capital fut en effet son directeur de thèse. Ces travaux auxquels il a contribué montrent que les inégalités de patrimoine enregistrées en France, calculées sur les données fiscales fournies par Bercy, sont massivement sous-estimées, en France comme ailleurs. Officiellement en effet, nos ultra-riches, disposent de 3,8% du patrimoine total des ménages français (de l’ordre de 10.000 milliards d’euros). Mais si l’on y ajoute le 1,4% qu’ils ont placé offshore, leur galette culmine à 5,2%, soit l’équivalent de 520 milliards d’euros.

Or, si l’on se réfère au rapport du Conseil des prélèvements obligatoires de 2011 sur les impôts pesant sur les ménages, ces 3 520 ménages ultra-riches n’avaient déclaré en 2011… qu’un peu moins de 9,1 milliards d’euros de revenus. Ils n’ont donc dû s’acquitter que de moins de 2 milliards d’impôts sur le revenu, soit un très modeste taux nominal de 17,5%… Voilà une info qui tombe mal, au moment où les deux réformes fiscales majeures d’Emmanuel Macron – la baisse de l’ISF ramené à une simple super taxe immobilière et la flat tax pour les revenus mobiliers – vont profiter essentiellement à ces ménages aisés.

Justement, l’étude se penche aussi sur le fameux argument brandi par les libéraux, arguant que ce sont les impôts qui font fuir ces immenses fortunes. « Il ne peut y avoir aucun schéma clair de lecture des données, écrivent les auteurs. Le niveau des avoirs dans les paradis fiscaux ne peut pas être simplement expliqué par les différences entre les taux d’imposition ou d’autres paramètres financiers et institutionnels ». Autrement dit, n’en déplaise aux Cassandre qui passent leur vie à se plaindre des taux d’imposition, d’autres paramètres jouent à plein, comme l’attachement au modèle social ou la répression des fraudeurs. Pour preuve, l’étude relève que des pays à forte imposition comme le Danemark et la Norvège ne voient que l’équivalent de 3% de leur PIB s’enfuir offshore…

Ce grand mensonge de riches trop taxés, c’est pourtant aussi celui qui inspire les baisses d’impôts décidées par l’actuel gouvernement, ou encore la multiplication des traités de libre-échange comme le Ceta, qui entrera à 90% en vigueur le 21 septembre.

En revanche, en étudiant comment les ultra-riches se comportent dans ces pays vertueux, les auteurs réussissent à montrer une relation de causalité : plus on est riche, plus on détient de patrimoine offshore et plus on fraude proportionnellement. Sur l’ensemble des pays étudiés, les 0,01% les plus aisés cachent ainsi plus de la moitié de leur patrimoine dans les paradis fiscaux, et leur fraude représente un tiers de leurs impôts.

Ce genre d’études académiques, démontrant la concentration croissante des revenus et des patrimoines, et leur lien avec la hausse des inégalités dans les pays, se multiplie. Le graphe de l’éléphant de Branko Milanovic, que Marianne a contribué à populariser en France en le publiant dès 2014, est devenu le symbole de cette inégalité, sous-produit de la mondialisation libérale qui ronge les sociétés occidentales :

Toutes ces études convergent. A commencer par le livre de Thomas Piketty, Le capital au XXIe siècle. Elles décrivent toutes un monde fou où, grâce aux paradis fiscaux, les plus riches se soustraient à l’impôt et accumulent les richesses. Outre les dizaines de milliards d’euros de manque à gagner fiscaux – et donc sociaux – que cela représente, le phénomène rend même caduques les données fiscales sur lesquelles se fondent nos politiques publiques. Il contribue en effet à masquer la réalité d’un monde où les inégalités se creusent massivement, sous les radars.

Pendant ce temps les classes populaires, qui elles ne disposent pas des ressources pour gruger le fisc ou surfer sur les vagues hautes de la mondialisation, continuent à se paupériser.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La coopérative a besoin de trésorerie pour poursuivre sa progression

La société produit neuf thés différents et treize infusions, et compte aujourd’hui 41 salariés.

La société produit neuf thés différents et treize infusions, et compte aujourd’hui 41 salariés.

La coopérative Scop-Ti (ex-Fralib) traverse une nouvelle crise. Pas de quoi mettre la rate au court-bouillon à ses salariés coopérateurs qui en ont vu d'autres - rappelons qu'ils ont tenu la dragée haute à Unilever pendant 1 336 jours, de 2010 à 2014, alors que le géant de l'agroalimentaire avait pour projet de fermer l'usine, délocaliser la production du Thé Éléphant en Pologne et envoyer les 182 salariés de Gémenos pointer à Pôle emploi.

L'heure est moins grave, donc, mais le souci tout de même de taille. Leur société de production de thé et infusion rencontre un problème de trésorerie, et manque d'espèces sonnantes et trébuchantes pour faire face aux dépenses courantes le temps que de nouveaux projets se concrétisent - et des projets, il y en a. Le problème ne daterait pas d'aujourd'hui, selon le président de la structure, Olivier Leberquier, ancien syndicaliste CGT de Fralib qui a pris la tête de la société. "L'accord de fin de conflit avec Unilever a été signé en mai 2014, et nous avons repris la structure en Société coopérative ouvrière de production (Scop) en août de la même année, explique-t-il. Mais l'accord pour la reprise des machines puis l'autorisation d'exploiter de la préfecture ne sont arrivés qu'à l'été 2015. Nous avons donc eu une année blanche, ne pouvant reprendre la production que fin 2015. Or, cette année-là, certains coopérateurs arrivaient en fin de droits, il a fallu les embaucher. Nous avions des sorties, mais pas d'entrées..." Un décalage qui se ressentirait encore aujourd'hui...

Et aussi Le 18:18 - Gémenos : cinq ans après, les ex-Fralib vendent leur thé mais cherchent toujours la rentabilité
Aubagne : les ex-Fralib font à nouveau appel à la solidarité

Parce que côté marché, la Scop est en progression régulière depuis sa création. Son chiffre d'affaires est passé de 467 000 € la première année à 1,8 M€ la deuxième, pour atteindre les 3 M€ l'année dernière, avec une prévision de 4 M€ pour la fin 2019. "En 2018, nous avons produit 34 tonnes sous notre marque 1336, et 132 tonnes en sous-traitance", détaille le président. En effet, la coopérative travaille avec six grandes enseignes pour qui elle assure la production et le conditionnement. "Nous devrions atteindre l'équilibre l'année prochaine,assure Olivier Leberquier, un marché important devrait se concrétiser, et nous avons un projet conséquent à l'export." Entre autres. Car la jeune société ne manque pas d'idées pour faire face : "Nous devrions vendre les machines que nous n'utilisons pas, poursuit-il, et projetons de racheter le terrain à la Métropole avec l'aide de mutuelles. Cela nous ferait économiser 140 000  de loyer par an, et nous pourrions installer d'autres structures de l'économie sociale et solidaire."

Relancée début juillet, la campagne de sociofinancement leur a permis de récolter 23 000 € pour l'instant - le chiffre de 309 000 € visible sur leur site étant la somme cumulée depuis 2017. "Délibérément, nous n'indiquons pas la somme qu'il nous faut, nous dirons quand elle sera atteinte !", glisse-t-il. Tout en assurant avoir aussi fait appel aux banques : "Nous attendons leur réponse..."

Pour participer à cette campagne de sociofinancement : scop-ti.com/campagne-de-sociofinancement.html.

Par François Rasteau laprovence.com

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Ugict CGT – Réforme des retraites : les 10 points chauds du rapport Delevoye

1 – Le niveau des pensions va baisser !

Au détour de son dossier de presse, Jean-Paul Delevoye nous confirme une information essentielle : avec sa réforme, nos pensions vont chuter. Pourquoi ? Parce qu’il va mettre en place une « règle d’or » avec un blocage des ressources du système de retraites à son niveau actuel, 14 % du PIB. Le hic, c’est que le nombre de retraité·e·s va augmenter de plus d’un tiers d’ici à 2050. Si les recettes du système sont bloquées, le niveau des pensions va donc être ajusté à la baisse.

Pour la démonstration, lancer le calculateur de la baisse des retraites.

Et c’est ce que Delevoye confirme, à la dernière page de son dossier de presse, avec ses simulations :

En partant à la retraite à 62 ans, Marine, après 40 ans de travail, ne percevra que 52,6 % de son salaire de fin de carrière. À 64 ans : 62 % seulement. Il faudra attendre 66 ans pour toucher 72,1 % de son salaire de fin de carrière, c’est-à-dire ce que touchent en moyenne aujourd’hui les retraités.

Petit rappel : aujourd’hui, l’âge moyen de départ est de 62,4 ans, et la pension médiane représente 74,7 % du salaire de fin de carrière des femmes et 74,9 % (Source DRESS, les Retraites et les retraités, édition 2018) du salaire de fin de carrière des hommes…

Ci-dessous : extraits du dossier de presse “Un système universel de retraite, plus simple, plus juste, pour tous” – Préconisations de Jean-Paul Delevoye, Haut-Commissaire à la réforme des retraites / pages 14 et 22

 

 

2 – L’âge de départ en retraite va reculer, reculer, reculer…

Alors qu’aujourd’hui l’âge de départ en retraite est de 62,4 ans en moyenne, Jean-Paul Delevoye nous annonce la mise en place d’un âge pivot à 64 ans pour la génération née en 1963. Celles et ceux qui partiront à 63 ans subiront une décote de 5 %, quant à ceux qui partiront à 62 ans, ce sera 10 % sur le montant de la pension pendant toute la durée de la retraite ! Par exemple, pour Paulo cité dans le dossier de presse, la perte sera de 138 € net par mois, ce qui représente plus de 33 000 € sur l’ensemble de sa retraite (si Paulo est dans l’espérance de vie moyenne de 82 ans). On mesure combien le maintien de l’âge légal à 62 ans est hypocrite…

Ce d’autant que ce que JP Delevoye oublie de rappeler, c’est que seuls 44 % des seniors de plus de 60 ans sont en emploi. Travailler plus longtemps, ce sera donc pour celles et ceux qui peuvent. Pour les autres, ce sera chômage, minima sociaux ou minimum vieillesse… Cerise sur le gâteau, Delevoye nous annonce discrètement que cet âge pivot sera amené à évoluer en fonction de l’espérance de vie… sans réforme, grâce à la règle d’or et au système de pilotage automatique mis en place par le gouvernement. Nouvel oubli au passage : l’espérance de vie et l’espérance de vie en bonne santé, ce n’est pas pareil. En France, l’espérance de vie en bonne santé stagne à 63,4 ans en moyenne… Autrement dit, avec la réforme Delevoye, la retraite ce sera seulement quand on ne pourra plus en profiter…

Bon, il faut quand même préciser que cette histoire d’âge pivot, c’est le chiffon rouge que le gouvernement agite aujourd’hui pour mieux pouvoir annoncer demain une concession facile. Pourquoi ? Parce qu’il n’est pas besoin d’un âge pivot pour équilibrer à financement constant les comptes du système. Il suffit de réduire la valeur de service du point, en fonction des aléas de l’économie (hausse du chômage, récession,…) et de l’accroissement du nombre de retraités.

3 – Avec le système à points, on est bons pour la loterie généralisée

Le système à points de Macron, c’est simple comme une formule publicitaire : « 1 € cotisé = les mêmes droits ». Clair et transparent, non ? Euh… Il manque juste une information : ils s’élèveront à combien ces fameux droits ? La valeur des points (« valeur de service du point ») sera déterminée uniquement au moment du départ en retraite, en fonction de la situation économique et démographique. Alors qu’avec les règles actuelles la pension médiane s’établit à 75 % du salaire de fin de carrière pour une carrière complète (Source DRESS, les Retraites et les retraités, édition 2018) demain, ce sera la loterie. Nous connaîtrons en permanence le nombre de points cumulés, sans savoir le montant de pension auquel ils donnent droit…Magnifique diversion !

Et la valeur du point ne sera même pas la même pour toutes et tous, puisque cela dépendra de l’âge auquel on prendra sa retraite et du contexte économique. 1€ cotisé n’assurera donc même pas les mêmes droits à toutes et tous…

Pour mesurer l’impact sur votre pension du système à points, vous pouvez utiliser le simulateur détaillé de la CGT.

4 – L’allongement de la durée de cotisation n’est finalement pas abandonnée

Les prévisions du Conseil d’Orientation des Retraites démontrent qu’en 2025, le système accusera un déficit de 0,4 % du PIB. Refusant par principe d’augmenter les recettes, le gouvernement avait prévu d’imposer 43 annuités de cotisation à toutes les personnes nées après 1963.

Face au tollé, il a annoncé y renoncer pour cet automne, mais, le dossier de presse de Delevoye nous confirme bien que ces mesures seront à l’ordre du jour au printemps 2020.

Ci-dessous : extrait du dossier de presse “Un système universel de retraite, plus simple, plus juste, pour tous” – Préconisations de Jean-Paul Delevoye, Haut-Commissaire à la réforme des retraites / page 12

 

5 – Les ingés, cadres et tech voient venir le déclassement

Avec ce régime à point, le montant de la retraite ne sera plus calculé sur la base des 6 derniers mois dans la fonction publique ou des 25 meilleures années dans le privé, mais en prenant en compte les 43 années de la carrière. Conséquence : plus votre salaire de fin de carrière est éloigné de celui du début de carrière, plus vous serez pénalisé·e.

Ajoutons que Delevoye propose que le  système par répartition ne couvre plus les salariés que dans la limite de 3 plafonds de la Sécurité sociale au lieu de 8 plafonds aujourd’hui. 10 % des cadres ne pourraient plus ainsi cotiser en répartition sur la totalité de leur salaire, ce qui les priverait de la continuité de niveau de vie que seul le système par répartition peut leur garantir. Un problème pour nos systèmes par répartition qui perdraient une partie de leurs recettes.

Pour les ingés, cadres et tech, la conséquence sera simple : le système de retraite ne permettra plus de maintenir le niveau de vie, et il y aura un décrochage net entre le salaire de fin de carrière et le montant de la pension. Les exemples cités par Delevoye dans son dossier le confirment : Marine devra attendre 66 ans pour avoir une pension représentant 72 % de son dernier salaire… Et encore faudra-t-il qu’elle aie encore un emploi. Rappelons que seuls 30 % des salarié·e·s de 62 à 64 ans sont toujours en emploi….

Pour mesurer l’impact sur votre pension du système à points, vous pouvez utiliser le simulateur de la CGT.

6 – Les salarié·e·s les plus solvables vont devoir se tourner vers la capitalisation

Le gouvernement ne s’en cache pas. Pour maintenir leur niveau de vie, celles et ceux qui en ont les moyens seront renvoyés vers la capitalisation, l’épargne retraite et les fonds de pension. Sans aucune garantie comme l’a montré la crise de 2008 avec l’effondrement de nombreux fonds de pension.

L’intérêt ? Dégager un nouveau marché pour les assureurs et les banquiers et créer, comme le souhaite Emmanuel Macron, des « fonds de pension » à la française.

En clair : permettre aux boursicoteurs de spéculer sur nos retraites pour financiariser nos entreprises et notre travail.

Pour plus d’infos voir le décryptage “Les vrais enjeux de la réforme Macron des retraites : capitalisation vs/ répartition“.

Ci-dessous : extrait du dossier de presse “Un système universel de retraite, plus simple, plus juste, pour tous” – Préconisations de Jean-Paul Delevoye, Haut-Commissaire à la réforme des retraites / page 7

7 – La fin des régimes spéciaux et des départs anticipés

Là pour le coup c’est clair, et c’est même au cœur de la stratégie de campagne de Delevoye : mettre en avant la suppression des régimes spéciaux pour démontrer qu’enfin les salarié·e·s seront traité·e·s à la même enseigne et qu’il sera mis fin à ces « affreux » privilèges.

Tout est fait pour organiser le débat sur l’équité entre les salarié·e·s pour partager la pénurie et occulter le débat central du partage des richesses avec le capital (le financement des retraites bloqué à 14 % de PIB).

Sauf que bien sûr, l’alignement des droits se fait vers le bas. Tellement vers le bas que les salarié·e·s du privé qui sont déjà très mal lotis en matière de retraites (43 annuités, calcul sur les 25 meilleures années) y perdront aussi !

Pour l’ensemble des salarié·e·s, les mêmes règles s’appliqueront avec un âge d’ouverture des droits à 62 ans, un âge « à taux plein » (sans que l’on sache ce qu’il représentera !) à 64 ans et un calcul du montant de la retraite sur l’ensemble de la carrière. Vive le progrès social !

Les régimes spéciaux ont pourtant été construits pour prendre en compte les spécificités des professions, et notamment la pénibilité avec les catégories actives dans la fonction publique qui permettent un départ à partir de 57 ans par exemple pour les infirmières, les sages-femmes, les aides-soignantes, les égoutiers, les policiers et pompiers et des départs anticipés pour les marins, les cheminots, militaires…

À la place, le compte de prévention de la pénibilité mis en place dans le privé depuis 2015 sera généralisé. Au menu, un départ au mieux à partir à 60 ans. Et encore, il faudra avoir atteint des expositions maximales et donc n’avoir vraiment plus beaucoup de temps à vivre car :

  • Seuls 6 critères sont pris en compte : les activités exercées en milieu hyperbare ; les températures extrêmes ; le bruit ; le travail de nuit ; le travail en équipes successives alternantes ; le travail répétitif.
  • Les seuils d’exposition pour valider des points sont très élevés. Par exemple, pour valider les points liés au travail de nuit il faudra avoir travaillé 150 nuits par an !
  • Ces critères sont très défavorables aux femmes. Depuis la mise en place du compte pénibilité dans le privé 75 % des salarié·e·s qui y ont acquis des points sont des hommes (source : Haut Conseil à l’Égalité entre les Femmes et les Hommes).

8 – La triple peine pour les fonctionnaires

Le montant de la pension sera désormais calculé sur l’ensemble de la carrière et plus sur les 6 derniers mois dans la fonction publique. En « contrepartie », les primes seront intégrées à ce calcul. Sauf que leur distribution est très inégalitaire entre les fonctionnaires. Les enseignant·e·s, par exemple (qui sont à plus de 70 % des femmes), ont une rémunération très faible par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE et n’ont quasiment pas de prime, la réforme leur sera donc particulièrement défavorable.

Pour faire passer sa réforme, le gouvernement annonce « des mesures d’accompagnement » dans la fonction publique sans plus de détails… En perspective, l’augmentation des primes déjà prévue pour l’encadrement dans la réforme de la fonction publique. Un levier pour individualiser les rémunérations et le travail, et ainsi importer le Wall Street management qui sévit dans le privé. Et une arme contre les femmes cadres qui sont bien souvent exclues des primes, du fait de critères indirectement discriminants (présentéisme, « charisme », participation aux résultats de l’entreprise…).

C’est ce qui explique que les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes sont plus importants dans le privé et atteignent 26 % contre 19 % dans le public.

Au total, des baisses de pension très importantes, une individualisation de la rémunération et une individualisation du management…

9 – Compensation des périodes de chômage, droits familiaux… la grande incertitude

“1 € cotisé = les mêmes droits”, derrière ce slogan simpliste se cache une autre conséquence : les périodes d’inactivité subie, chômage, maternité ou maladie ne génèreront plus de droits. Delevoye nous rassure, ils donneront toujours droits à l’attribution de points, mais ces points seront financés par l’impôt, plus par les cotisations.

Première conséquence, ce sont les parlementaires qui décideront chaque année du fonctionnement de ces droits, ce qui génèrera beaucoup plus d’instabilité qu’aujourd’hui.

Deuxième conséquence, leur nature change : on passe de droits acquis et dus à tous les salarié.e.s à des aides sociales consenties au nom de la solidarité nationale, et donc pouvant être plafonnées et soumises à condition de ressources. Delevoye nous dit que ces périodes donneront droit à des points, mais il ne nous dit pas combien. Seront-ils forfaitaires, alignés par exemple sur le SMIC ce qui tirerait la pension de tous les ingés, cadres et tech vers le bas, ou comme aujourd’hui proportionnels au salaire antérieur ?

Delevoye nous indique ensuite que sa réforme sera favorable aux femmes car la majoration de 10% des pensions actuellement accordée au 3e enfant sera remplacée par une majoration de 5 % au 1er enfant. Bon, il faudrait d’abord que le gouvernement publie les études d’impact pour permettre de mesurer l’impact de l’ENSEMBLE des mesures sur les femmes et les hommes. Mais surtout, même si on ne regarde que les droits familiaux, il y a un disparu, et de taille : les Majorations de Durée d’Assurance pour enfants (ou MDA) qui permettent aux femmes de gagner deux annuités de cotisation par enfant dans le privé, et une dans le public. « Bizarrement » le rapport Delevoye n’en dit pas un mot ! C’était pourtant un dispositif déterminant pour permettre aux femmes d’avoir une carrière complète.

Quant à la grande avancée du minimum contributif qui atteindra désormais 85 % du SMIC net contre 81 % actuellement, Delevoye oublie de préciser que la condition pour en bénéficier sera d’avoir validé une carrière complète, et donc 43 annuités, pour l’instant… Nombre de salarié·e·s et notamment de femmes, seront donc au minimum vieillesse.

10 – À L’avenir, même plus besoin de réforme pour baisser les retraites

Le meilleur pour la fin. Avec sa « gouvernance innovante », la réforme Delevoye se présente comme la dernière réforme des retraites. Fini les réformes régressives et les remises en cause de nos droits alors ? Et non… Agnès Buzyn le dit « je sais combien les français sont attachés à notre système de retraites », elle sait surtout combien la mobilisation est forte en cas de réforme régressive et peut emporter un gouvernement ou un Président, comme l’a été Jupé après 1995 ou Sarkozy après la réforme de 2010. L’objectif c’est donc de mettre en place une règle de pilotage automatique qui permettra de baisser le montant des pensions ou de retarder l’âge de départ en retraite, en fonction de l’espérance de vie et de la situation économique. Bizarrement, cette règle de pilotage ne permettra pas de revoir les ressources à la hausse et d’augmenter les cotisations ou les prélèvements sur le capital pour financer nos retraites… Quel manque d’imagination pour une gouvernance « innovante » !

Conclusion : l’augmentation des ressources, grande absente !

Tout au long de ce touffu dossier de presse, et du dossier de 150 pages qui l’accompagne, il y a une possibilité qui n’est surtout pas abordée : l’augmentation des ressources dévolues à notre système de retraites. C’est pourtant ce qui permettrait d’éviter de déclasser et paupériser tous les retraité·e·s… Et c’est aussi simple que supportable. Pour maintenir le niveau des pensions à leur niveau actuel, il suffirait d’augmenter de 0,2 % le taux de cotisations, jusqu’en 2042. Concrètement, cela voudrait dire chaque année 4,4 € de cotisations mensuelles en plus pour un salaire de 2 000 €, par exemple. Et pour financer les propositions de la CGT, c’est-à-dire le droit à la retraite dès 60 ans avec au minimum 75 % de son dernier salaire, il faudrait augmenter de 0,4 % le taux de cotisation, soit 8 € de cotisations mensuelles en plus pour un salaire de 2 000 €… dont seulement 3,20 € correspondant à la part salariale de la cotisation et 4,80 € sur la part patronale.

Publié par  Ugict CGT info@ugict.cgt.fr via info.ugict-cgt.fr Le 22/07/2019

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le secrétaire général du syndicat Vigi, Alexandre Langlois, a été sanctionné le 21 juin dernier d'une d'exclusion temporaire de douze mois, dont six avec sursis. Une décision effective depuis ce jeudi, que ce gardien de la paix, affecté au Renseignement territorial des Yvelines, va contester devant le tribunal administratif en référé.

D'autre part, son avocat, Me Yassine Bouzrou, annonce qu'il va déposer plainte ce vendredi pour son client contre le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, pour « discrimination syndicale aggravée ».

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Berger se surpasse 

Rien ne l'arrêtera sauf le mouvement populaire.

Rien ne l'arrêtera sauf le mouvement populaire.

A propos de l'anéantissement de notre système de retraite, le gourou orange  a déclaré :

"Ce rapport montre qu'un système universel de retraites est possible, qu'on peut y passer et que ça peut se faire dans une volonté d'avoir un système plus juste".  (Berger sur RMC et BFM TV)

 

Quand les dieux de la crapulerie désigneront un ambassadeur, c'est lui qui aura les lettres de créance.

Rédigé par Canaille le Rouge

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Comment se faire financer

sa fortune

par les taxes et impôts

payés par les contribuables

directs ET indirects de France

IR, IF, TVA, TICPE etc. pour gaver la 2e fortune de la planète

C'est une page de Blog de Médiapart qui a maintenant plus d'un an mais qui prend un éclairage singulier dans le moment où la presse croupion s'esbaudit de voir que les prédations économiques et culturelle font de l'exilé fiscal N°1  la 2e fortune planétaire.

Derrière l'affichage obscène d'une richesse qui écœure - 10 fois le budget de la culture, des dizaines de milliers d'années de SMIC - comment et par qui pour que l'argent ruisselle vers ses coffres il  a été politiquement et fiscalement aidé. 

FONDATION LOUIS VUITTON,UN MÉCÉNAT AUX ALLURES DE DÉTOURNEMENT D’ARGENT PUBLIC

Le mécénat des entreprises explose. La maison Louis Vuitton possède sa propre fondation et bénéficie de conditions fiscales avantageuses. Le groupe est aidé par un réseau politique et un espace médiatique puissant. Bernard Arnault, se pose en ferveur défenseur de la culture. Nous sommes en droit de nous interroger sur la sincérité de ses intentions...Thierry Paul Valette

Tout d'abord le chef d'entreprise est connu pour ses positions concernant l'exil fiscal notamment en Belgique. Sa vision de l'art commence déjà par l’art de payer moins d’impôts. C'est certainement pour cette raison que c'est l'ensemble des Français qui paye plus de la moitié le coût de la fondation, à savoir plus de 100 millions d'euros chaque année.

Pour rappel, l'État avait pris en charge 610 millions d'euros de travaux sur les 800 qu'avaient couté les 11000 mètres carrés. Qui dit "Charge de l'État" dit contribuable. Le groupe de Bernard Arnault, qui selon une ONG compte dans les paradis fiscaux plus de 200 filiales, peut ainsi déduire de ses impôts 60% de l'argent investi dans la fondation Louis Vuitton.

Nous pouvons déjà conclure que la marque Louis Vuitton est financée par l'État. Cette fondation possède son logo LV accroché sur la façade. À l'entrée du bâtiment des mallettes Vuitton sont elles aussi accrochées. S'agit-il d'une simple erreur de décoration ou d'une campagne de promotion ? Le cadre fiscal du mécénat est strictement règlementé et n'a pas du tout vocation à servir de vitrines promotionnelles de surcroît aux frais des Français. À ce jour, aucune action n'a été intentée devant une juridiction compétente.

Ce qui frappe aussi c'est la situation financière de la fondation. Ses rétrospectives sont parfois des succès mais ne rapportent pas beaucoup d'argent. La fondation est structurellement déficitaire. En 2016 on pouvait estimer les bénéfices à seulement 16.5 millions d'euros. En 2015, les frais de fonctionnement de la fondation s'élevaient à près de 80 millions d’euros. Un mystère demeure, celui ou l'argent passe. Les frais d’entretien de la structure n'expliquent pas à eux seul ce montant.

En son temps l'installation, de la fondation au cœur du bois de Boulogne , avait soulevé quelques questions. Des complicités avec des élus importants auraient permis la réalisation du projet. Le PDG du groupe LVMH a toujours entretenu d'étroits rapports avec les différents Président de lar République, de François Hollande à Emmanuel MACRON. Pour preuve, les règles d’urbanisme à Paris avaient changées par un vote à l’Assemblée nationale d'un amendement comme par magie sur mesure.

Thierry Paul Valette

Rédigé par Canaille le Rouge

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Retraites par points

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Canicule : la CGT reste mobilisée
Canicule : la CGT reste mobilisée

Prenez des pauses un peu plus fréquentes, afin de s'hydrater et de récupérer dans un lieu où la température est un peu moins élevé.

Dès 30° c, les salariés ont un droit de retrait mais ce n’est pas systématique. Dans tout les cas l’employeur doit prendre en compte le risque de chaleur et se conformer au Plan canicule.

Au travail, des mesures doivent donc être prises pour prévenir la santé et assurer la sécurité du personnel comme indiqué dans le PLAN CANICULE 2019.

Le code du travail ne prévoit pas de niveau de température au-delà de laquelle le plan canicule doit être déclenché ou le travail cessé. Cela dit à partir de 30°c dans les bureaux ou 28°c sur les chantiers, il y a risque. Et danger dès 33°c. Les salariés ont alors un droit de retrait.

Cependant le code du travail prévoit que « l’employeur prend les mesures nécessaire pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs par… la mise en place d’une organisation et moyens adaptés. » article L4121-1 du cote du travail.

Le risque « chaleur » doit donc être pris en compte dans le document unique d’évaluation des risques professionnels.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Apple, Facebook, Total: le coût de l’évasion fiscale des multinationales en France
Apple, Facebook, Total: le coût de l’évasion fiscale des multinationales en France

L’ONG altermondialiste Attac a réévalué les profits et les impôts à payer dans l’Hexagone de huit multinationales, notamment celles du numérique. Ces grands groupes devraient payer jusqu’à trente fois plus. 

Insuffisant. Pour l’association Attac, qui fait de la lutte contre l’optimisation fiscale des multinationales son cheval de bataille, la taxe GAFA française, portée par Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, n’est pas à la hauteur. Même si l’administration américaine menace de prendre des mesures de rétorsion contre la France, car la plupart des groupes visés sont américains. "Il faut aller beaucoup plus loin. On peut vraiment lutter contre l’évasion fiscale des multinationales", a souligné l’économiste Dominique Plihon, porte-parole de l’organisation altermondialiste, ce 15 juillet, en présentant sa nouvelle arme contre l’évasion fiscale : la "taxation unitaire" des grands groupes.

Insuffisant. Pour l’association Attac, qui fait de la lutte contre l’optimisation fiscale des multinationales son cheval de bataille, la taxe GAFA française, portée par Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, n’est pas à la hauteur. Même si l’administration américaine menace de prendre des mesures de rétorsion contre la France, car la plupart des groupes visés sont américains. "Il faut aller beaucoup plus loin. On peut vraiment lutter contre l’évasion fiscale des multinationales", a souligné l’économiste Dominique Plihon, porte-parole de l’organisation altermondialiste, ce 15 juillet, en présentant sa nouvelle arme contre l’évasion fiscale : la "taxation unitaire" des grands groupes.

Cette approche, défendue par des économistes et des fiscalistes, a un principe simple : calculer les bénéfices et impôts à payer dans chaque pays, à partir du chiffre d’affaires réel réalisé dans le territoire. Un principe très difficile à mettre en place, les multinationales rivalisant d’ingéniosité fiscale. D’après l’économiste français Gabriel Zucman, professeur à Berkeley, 40 % des profits des multinationales sont délocalisés dans les paradis fiscaux.

Total paierait jusqu’à 30 fois plus

Alors les experts d’Attac ont testé leur méthode en recalculant les impôts de huit grands groupes : les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), deux groupes français (BNP Paribas, Total) et un allemand, Bayer-Monsanto. Le résultat ? Les entreprises qui auraient le plus gros surplus d’impôts sont celles  de la "vieille économie" :

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Pas d'argent pour le social en France ? Bernard Arnault a augmenté sa fortune de...39 milliards depuis le début de l'année, totalisant 105,1 milliards, la seconde fortune mondiale

Eléments d'information repris sur

RT France

«Dividendes record du CAC 40» : le rapport d'Oxfam enflamme les réseaux sociaux
Pas d'argent pour le social en France ? Bernard Arnault a augmenté sa fortune de...39 milliards depuis le début de l'année, totalisant 105,1 milliards, la seconde fortune mondiale
Pas d'argent pour le social en France ? Bernard Arnault a augmenté sa fortune de...39 milliards depuis le début de l'année, totalisant 105,1 milliards, la seconde fortune mondiale

La répartition des richesses à rappelé à certains la «théorie du ruissellement». Il s'agit d'une théorie tendant à démontrer en quoi les revenus des individus les plus riches sont réinjectés de plusieurs façons dans l'économie. Apparemment peu convaincu par une telle conception des choses, un internaute a publié une caricature qui en fait la parodie.

«CAC 40, des profits sans partage» : avec un visuel sans détour, l'ONG Oxfam a dévoilé son étude sur les grandes entreprises françaises qui «alimentent la spirale des inégalités». Une étude qui agace de part et d'autre de l'échiquier politique...

Le «système capitaliste» ou l'«économie de marché», selon la sensibilité politique de chacun, est sous le feu des critiques en France alors que l'ONG Oxfam a publié le 14 mai une étude portant sur la répartition des richesses des entreprises appartenant à l'indice du CAC 40, entre dividendes pour les actionnaires, participations des salariés et investissements de l'entreprise. Le document a en effet été largement commenté tant par les «anti» que les «pro» libéraux.

Lire aussi : Selon Oxfam, la France est dernière pour la redistribution des bénéfices aux salariés

Portant la voix du Parti communiste français (PCF), le député Sébastien Jummel a pour sa part souhaité remettre sur le devant de la scène «la question du pouvoir d’achat et de la rétribution du travail».

De passage sur Sud Radio Laetitia Avia, députée LREM, a déploré quant à elle qu'«on se focalise toujours sur le CAC40».

La France championne du monde du versement de dividendes: 67% des bénéfices vont aux actionnaires, seulement 5% aux salariés. Quand sortirons-nous de cette vision à court terme consistant à mépriser les salariés ?

Vidéo intégrée 

Les temps modernes, quand les salariés sont les charlots...

Mais jusqu'à quand

accepreront-ils de jouer ce rôle ?

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La Confédération des Syndicats de Corée (KCTU en anglais), l’une des deux centrales les plus importantes du pays, a réalisé de nombreuses grèves ce jeudi pour protester contre les réformes du travail du gouvernement Moon Jae-in.

Corée du Sud. Grève générale pour réclamer une plus forte augmentation du salaire minimum

[Traduit de La Izquierda Diario, section argentine du réseau international en sept langues La Izquierda Diario dont fait partie Révolution Permanente.]

Parmi les diverses oppositions aux réformes du travail menées par le gouvernement, la centrale syndicale a fait du ralentissement de l’augmentation du salaire minimum pour l’année à venir le centre de la mobilisation. En effet, celui-ci n’atteindra finalement pas les 10.000 won attendus (l’équivalent de 8,5 dollars).
La centrale qui réunit 650 000 travailleurs a appelé à une grande manifestation devant l’Assemblée Nationale à Séoul, ainsi qu’à des mobilisations dans d’autres villes du pays.

Comme l’a déclaré la KCTU (Korean Conferederation of Trade Unions / Confédération syndicale coréenne), « la grève générale du 18 juillet est une mesure d’urgence contre la révision rétrograde du code du travail » pour « mettre fin à la révision, garantir les droits fondamentaux du travail, mettre fin aux postes en situation d’irrégularités, réformer les Chaebols (regroupement d’entreprises de divers domaines). La semaine dernière, la Commission en charge du salaire minimum a décidé d’une augmentation interannuelle de 2,87% du salaire, très en deçà des revalorisations de ces deux dernières années, de respectivement 16,4% et 10,9%.
Suite à cette décision, le président Moon Jae-in qui s’était engagé à élever le salaire minimum à 10 000 won au cours des trois premières années de son mandat, s’est excusé de ne pas avoir tenu sa promesse. Le Parti démocratique de Corée au pouvoir a critiqué la grève et assuré « qu’ignorer l’opinion publique et exprimer son mécontentement d’une manière radicale n’est pas une alternative pour résoudre le problème ».

La grève est un coup dur porté au gouvernement Moon, qui a bénéficié du soutien de la KCTU et de la Fédération des syndicats coréens au cours de sa campagne électorale. En début de semaine, les deux centrales syndicales se sont retirées de la commission tripartite (gouvernement, patronat et syndicats) qui analyse les réformes dans le domaine de la législation du travail.
A l’heure actuelle, le nombre de chômeurs dans le pays a atteint son plus haut niveau en 20 ans et ce depuis la crise financière asiatique, selon les données gouvernementales publiées la semaine dernière. Avec une économie dépendante des exportations, la Corée du Sud est au cœur des guerres commerciales entre les États-Unis et la Chine et menacée par son différent bilatéral avec le Japon.

Tokyo a récemment imposé des restrictions sur les exportations vers la Corée du Sud de matériaux utilisés dans la production de semi-conducteurs, un secteur clé de l’économie sud-coréenne. Un geste interprété par Séoul comme des représailles aux décisions de la Cour suprême qui a pris la décision d’imposer aux entreprises japonaises de reverser des indemnités aux personnes forcées de travailler pour celles-ci sous le gouvernement colonial japonais de 1910-1945 dans la péninsule coréenne. Tokyo a dénoncé cette mesure comme « une menace à la sécurité nationale ».
Dans ce contexte, la grève générale de jeudi est une nouvelle épine dans le pied du président, dont le taux de popularité s’élève aux environs de 45 %, moitié moins qu’en avril 2018, lorsque celui-ci tenait son premier sommet historique aux côtés du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

Traduction : Jade Marlen

Publié par REVOLUTION PERMANENTE
 

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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