SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Les vendangeurs de Champagne quasiment réduits en esclavage

Des centaines de travailleurs étrangers en grande situation de précarité travaillaient jusqu’à l’épuisement dans des vignes de Champagne.

Esclavagisme moderne

Une enquête a révélé les conditions d’exploitation dramatiques de centaines de travailleurs immigrés, quasiment réduits en esclavage.

Des prestataires viticoles de la Marne et de l’Aube ciblaient les personnes les plus précaires et souvent des migrants d’Afrique et d’Afghanistan, qui espéraient pouvoir travailler, pour les mettre à disposition d’agriculteurs de la région. Ces travailleurs sans-papiers, qui n’avaient rien, étaient exploités jusqu’à la dernière goutte de sueur, leurs journées pouvant même dépasser 12 heures de travail et avec seulement quelques minutes de pause.

L’enquête montre également les conditions horrifiantes d’hébergement. Un témoin déclare : « Ils vivaient à une vingtaine dans de toutes petites pièces, avec un seul point d’eau. Ces pauvres gens dormaient sur des matelas à même le sol et n’avaient parfois même pas accès à des toilettes… » En plus de ça, ces travailleurs ne recevaient aucun salaire pour leur travail. Parfois, ils n’étaient même pas nourris.

Les représentants des trois entreprises de prestation impliquées seront jugés à Reims en novembre prochain, mais l’enquête n’a pas mis en cause les viticulteurs ayant employé ces travailleurs, arguant, bien qu’on puisse en douter, qu’ils n’étaient pas au courant de leurs conditions de travail et de vie.

Une ironie bien cruelle quand le Champagne produit à la sueur de ces travailleurs surexploités et non payés sera vendu parfois des prix exorbitants.

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Ce 2 juillet aura lieu au TGI de Bordeaux le résultat de la procédure enclenchée par la CGT contre la direction de Ford pour contester la fermeture de l’usine de Blanquefort. Une décision qui intervient alors que Ford vient d’annoncer la suppression de 12 000 emplois en Europe !

Assigné en justice par la CGT à Blanquefort, Ford annonce 12 000 suppressions d’emplois en Europe

Ce mardi 2 juillet, le Tribunal de Grande Instance de Bordeaux rendra son verdict concernant la procédure enclenchée par la CGT Ford Blanquefort. Ceux-ci contestent le droit de la direction du groupe américain de fermer le site de Blanquefort, qui laissera plus d’un millier d’ouvriers sur le carreau. En 2018, le groupe avait réalisé un bénéfice net de 1,74 milliards de dollars et a engrangé de nombreuses aides publiques depuis plusieurs décennies.

Lors du procès qui s’est tenu le 4 juin, l’avocat de la CGT Ford, Philippe Brun, avait insisté sur les mensonges et les engagements non tenus du groupe. En 2009, le groupe avait reçu 50 millions d’euros d’aide publiques pour relancer l’activité sur le site de Blanquefort. Il s’était engagé sur de nouvelles lignes de production, promesses qui n’ont jamais été tenues. Ces derniers mois, la direction de Ford a refusé toutes les offres de reprises faites par le repreneur de Punch, mais qui a finalement retiré son offre de reprise en amont du procès.

Si le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, avait fait mine de montrer les muscles à l’annonce de la fermeture de Ford Blanquefort, les annonces du gouvernement sont restées lettre morte. Celui-ci n’a même pas soutenu la CGT Ford, alors que les présidents de la Région Nouvelle-Aquitaine, du Département de la Gironde, de Bordeaux Métropole et les maires de Bordeaux et Blanquefort appuient la démarche du syndicat devant la justice.

Pour la CGT Ford, ce qui est en jeu ce 2 juillet, c’est le « droit des capitalistes à licencier » en toute impunité. Dans un communiqué publié le 27 juin, ils dénoncent les grands patrons qui se croient « tout permis » et « abusent de leur pouvoir », citant le cas de General Electric ou encore de Carrefour et Auchan qui ont annoncé des plans de licenciement, qui « profitent du laisser-faire irresponsable des pouvoirs publics ».

Cette décision du TGI intervient dans un contexte particulier puisque la direction de Ford vient d’annoncer la suppression de 12 000 emplois en Europe. Ils comptent donc bien approfondir la casse sociale commencée à Ford Blanquefort.

Face à cette saignée annoncée, il devient urgent de remettre en cause le droit des capitalistes à licencier, et cela passera par la construction d’un rapport de forces massif. Ce mardi 2 juillet, la CGT Ford Blanquefort donne rendez-vous devant le TGI de Bordeaux (rue des Frères-Bonies). Le rassemblement au TGI sera suivi d’une assemblée générale avec conférence de presse à la Bourse du Travail à 14h15 pour discuter des suites.

Crédits photo : DAVID Thierry DT

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La réforme du système des RETRAITES reportée à 2020...ou après 2022...?

 

Ce que cache le report de la réforme des retraites

La tentation d’introduire des mesures d’économie compromet gravement le projet de retraite par points… et témoigne des fractures au sein de l’exécutif.

 

Le discours était séduisant. Les Français n’avaient plus confiance en leur système de retraite trop complexe, trop souvent rafistolé ? On allait leur en fabriquer un flambant neuf, forcément plus simple, forcément plus juste. D’ailleurs, il ne fallait pas parler de « réforme » des retraites mais de « refondation » ; le gouvernement allait dessiner « un nouveau contrat social », un « nouveau pacte intergénérationnel ». Durant des mois, le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye recourrait à toute la force de ses convictions de gaulliste social pour en convaincre les partenaires sociaux.

Dormez tranquilles, futurs retraités ! Emmanuel Macron n’avait-il pas lui-même pris un double engagement durant la campagne électorale ? D’abord, que la réforme ne viserait pas à faire « des économies de court terme sur le dos des retraités ». Ensuite, que l’âge légal de départ allait être préservé ? « Nous restons à 62 ans, conformément aux engagements du candidat Macron », déclarait encore Delevoye, à l’automne 2018, dans un entretien à « l’Obs ».

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Canicule. Les travailleurs n’ont qu’à s’habiller plus léger selon Buzyn

Alors que les moyens financiers et humains sont largement dégradés pour les hôpitaux et les services d'urgence, Agnès Buzyn, ministre de la santé, conseille dans une conférence de presse aux travailleurs de s'habiller léger, "pas comme en janvier" pour supporter cette hausse de température record. Un discours loin de la réalité de millions de travailleurs.

LA BLAGUE DE L'ÉTÉ

À l’école, au travail, dans la rue ou chez soi, la nouvelle vague de chaleur annoncée cette semaine se fait ressentir de plein fouet : selon Météo France, nous faisons face à des températures records, n’ayant parfois jamais été atteintes ces dernières décennies, frôlant les 40 ° C jusqu’à la Loire.

Face à cette canicule qui rappelle celle d’août 2003 où plus de 15 000 personnes sont décédées (principalement des personnes âgées), le gouvernement fait des annonces pour prendre des mesures, comme pour le brevet des collèges qui a été déplacé. Mais sur le plan de la santé, face à cette vague de chaleur qui pourrait s’avérer historique en France, le manque de moyens financier et humain laisse présager le pire, dans les hôpitaux et les services d’urgence.
Une bouteille d’eau et retourne bosser !

Lundi, dans une conférence de presse, Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé a invité à "adapter nos codes vestimentaires" tout en ajoutant :

« il ne faut pas hésiter dans une entreprise à dire qu’au-delà de 30° ça n’est pas nécessaire de s’habiller comme on s’habille en janvier. C’est du bon sens mais à un moment il faut acter que le climat est en train d’évoluer (…) et que nous devons adapter notre société ».

S’habiller "plus léger", une belle blague pour la majorité des travailleurs de nombreux secteurs, notamment dans les usines où une bouteille d’eau de 50 centilitres est le seul recours que le patron donne pour lutter contre la chaleur pour l’après-midi. Au ferrage, entre le port de la veste fermée obligatoire, contre les risques de brûlures, pour ceux qui soudent en chaîne toute la journée, les travailleurs ne peuvent jamais retirer leur masque. À la SNCF, les cheminots observent une température de 75°C dans une motrice de TGV en plein jour, qui baisse à 50°C la nuit.

La ministre de la santé évoque y compris la question des horaires, qui selon elle, devraient être adaptés à la situation brûlante d’actualité : « C’est la raison pour laquelle nous donnons des instructions aux différentes entreprises pour qu’elles adaptent leurs horaires, leurs façons de travailler, de façon à éviter au maximum les transports en commun. Toutes les entreprises qui peuvent faire du télétravail, il faut le favoriser ». Encore une fois, des paroles bien différentes des actes, quand les cadences ne baissent pas dans les usines, et que les "arrêts chaleur" sont d’un temps ridicule. Même de nuit, Météo France annonce des températures atteignant les 28 degrés vers une heure du matin dans le Sud Ouest.

À La Poste aussi, comme dans beaucoup d’autres secteurs, rien n’est fait pour traverser de manière saine les périodes de forte chaleur, le gouvernement et les patrons qui prétendent prendre en charge la canicule, sont bel et bien à mille lieues des réalités des travailleurs. Si le ridicule du ministre de la transition écologique ne tue pas (alors qu’il propose de défaire sa cravate pour mieux supporter la chaleur), traverser cette canicule dans une usine où il fait 40 degrés et que ton patron te dit "bois de l’eau... et continue de produire !", c’est ça, le vrai risque, quand nos vies valent moins que leurs profits.

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Aisne : 35h de travail obligatoires pour toucher le RSA

Retour aux travaux forcés, pour ceux qui coûtent « un pognon de dingue » ?

UN "POGNON DE DINGUE"

Crédits photo : Philippe HUGUEN / AFP

Ce lundi 24 juin, la proposition du président du Conseil départemental de l’Aisne formulée lors de sa rencontre avec Emmanuel Macron dans le cadre du grand débat national a été votée : les bénéficiaires du RSA seront obligés d’effectuer 35h de travail par semaine pour toucher leur revenu. L’idée est que les chômeurs, s’ils ne veulent pas voir leur allocation du RSA réduite, devront consacrer 35h de bénévolat dans le cadre de leur projet de réinsertion. En d’autres termes, un bénévolat… obligatoire. Travailler sans être rémunéré, la nouvelle idée du gouvernement.

Preuve de l’indécence et de l’arrogance du projet, ce dernier a été baptisé « Aisne Actifs ». Dans la droite lignée des nombreuses déclarations du Président des riches qui nous expliquait que les aides sociales coutent « un pognon de dingue » ou qui proposait à un jeune chômeur de « traverser la rue » pour trouver un emploi, cette nouvelle mesure, dont le nom sous-entend que les chômeurs seraient « inactifs », vise une nouvelle fois à culpabiliser et à criminaliser ceux qui subissent de plein fouet la politique ultra-libérale du gouvernement.

Nicolas Fricoteaux, à l’origine du projet, affirmait même au micro de Franceinfo que l’un des avantages du projet serait d’en finir avec « les polémiques sur l’assistanat ». Ces soi-disant polémiques sont pourtant créées de toutes pièces par le gouvernement lui-même et les patrons qui, par ce type de mesures, cherchent à faire peser la responsabilité de la misère sur ceux qui la subissent. C’est en ce sens qu’une mère de famille interpellait le Président dans une lettre ouverte publiée sur Révolution Permanente il y a quelques mois : « Pensez-vous sérieusement que nous « inactifs » nous nous ennuyions ? Nous courons les administrations afin d’essayer d’avoir la place à l’emploi proposé celui où nous sommes parfois vingt à postuler, et vingt autres postuleront après, nous mettant en concurrence les uns contre les autres ».

En instaurant cette mesure dans une région, celle-ci sert bien évidemment de pilote. Nul doute que ce genre de mesures visent ensuite à être généralisées et étendues sur l’ensemble du territoire.

Cette criminalisation des chômeurs est d’ailleurs clairement assumée. En février dernier Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne Rhône Alpes, déclarait : « Je me bats pour que des heures de travaux d’intérêt général (TIG) soient réalisées en contrepartie du RSA ». La logique est donc très claire : les chômeurs sont des criminels, et devront faire des travaux d’intérêt généraux au même titre qu’une personne ayant commis un délit. Les TIG sont en effet en France une sanction pénale de substitution à l’emprisonnement.

Pourtant, c’est bien ce système et ces patrons qui parlent d’assistanat qui sont responsables du chômage structurel leur permettant de créer une concurrence entre les salariés, afin toujours dégrader leur salaire et leurs conditions de travail. Rappelons d’ailleurs que dans l’Aisne, un des départements les plus touchés par le chômage, il y a 22 personnes sans-emploi pour seulement une offre.

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Invitée sur BFM TV mercredi 19 juin, Muriel Pénicaud était venue défendre la réforme de l’assurance chômage, présentée la veille par le gouvernement et vivement critiquée par l’ensemble des organisations syndicales. 

Interrogée sur le nombre de chômeurs qui ne seront plus indemnisés après la réforme, en raison du resserrement des critères ouvrant droit à une allocation, la ministre du Travail a confirmé le chiffre de la CGT : 250 000 personnes sur les 5,57 millions de demandeurs d’emploi. Mais pas d’inquiétude à se faire selon Muriel Pénicaud : « Aujourd’hui, sur le site de Pôle Emploi, il y a 688 000 offres d’emploi ». Surtout, chaque année, ce sont « 37 millions d’offres d’emploi » qui sont disponibles en France. Pour la ministre, les demandeurs d’emploi pourront donc toujours saisir une de ces opportunités.

Problème :  selon un document de Pôle Emploi, l’agence publique n’a diffusé que 7,4 millions d’offres en 2018. Et à peu près autant en 2016 et 2017. Un chiffre qui regroupe les annonces déposées à Pôle Emploi mais aussi sur des plateformes privées comme Jobs Boards, type Monster ou Jobi Joba.

Contacté par Désintox, l’entourage de la ministre reconnaît une « confusion » de la part de Muriel Pénicaud : ce chiffre ne correspond pas aux offres d’emploi mais aux nouveaux contrats de travail signés en 2018. Il y ainsi eu 24 millions d’embauches en 2018 dans le secteur privé, dont plus de 70% concernent des CDD de moins d’un mois. Si l'on ajoute les contrats d'intérim (plus de 20 millions en 2018), on arrive même à un chiffre un peu supérieur à celui fourni par le cabinet de la ministre. Mais surtout à beaucoup, beaucoup de petits boulots.

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Référendum ADP : Le gouvernement supprime le compteur

Au motif que seul le Conseil Constitutionnel peut disposer du nombre de votes.

PRIVATISATION

Crédits photo : Philippe LOPEZ / AFP

Le 26 juin, le ministère de l’Intérieur a fait fermer la page qui permettait de connaître l’évolution des signatures en faveur du Référendum d’Initiative Partagée contre la privatisation des aéroports de Paris. Alors qu’une opposition très large s’était exprimée contre ce projet au lendemain du lancement de l’acte II du quinquennat, le gouvernement y répond donc par un énième acte anti-démocratique.

Alors que le 25 juin, le journal Libération comptabilisait 378.477 signatures en faveur du RIP contre la privatisation des Aéroports de Paris, il révélait le lendemain que la page permettant d’établir facilement un comptage des soutiens avait été fermée sur demande du ministère de l’intérieur. Ce dernier assume d’ailleurs en répondant dans un communiqué cité par CheckNews de Libération que « le législateur a confié au Conseil Constitutionnel et à lui seul le décompte des soutiens. Il n’a pas prévu que les électeurs et de manières générales nos concitoyens y aient accès, raison pour laquelle le ministère de l’Intérieur est intervenu pour que cette page n’apparaisse plus. »

Autrement dit : « circulez, y’a rien à voir ». Avec l’argument juridique selon lequel la transparence du processus électoral devrait être assuré par le conseil constitutionnel (qui n’a d’ailleurs communiqué aucun chiffre jusqu’à maintenant), le gouvernement empêche en fait au grand public une transparence minimale sur les procédures démocratiques.

En dépit de toutes les limites du RIP, qui place la contestation sur un terrain purement parlementaire, ce blocage du compteur constitue une limitation démocratique manifeste et assumée du gouvernement au moment où celui repart à l’offensive sur ses contre-réformes.

Toujours est-il que cette tentative grossière cache un réalité : celle d’un gouvernement mis à mal par 6 longs mois de mobilisation sociale et politique. En effet, le pouvoir essuie une défiance importante de l’opinion publique face aux nouvelles annonces à l’instar des réformes des retraites et de l’assurance chômage, des fermetures d’usine et suppression d’emploi à Général Electric et Ford Blanquefort, ou encore de la privatisation et de la casse des services publics dans l’enseignement et la santé.

En effet, si les élections européennes permettent en partie au gouvernement de se remettre de la mobilisation des gilets jaunes, renforcé par l’impasse stratégique dans laquelle s’est trouvé le mouvement, il ne faut pas y voir le retour de Jupiter. Le gouvernement ne souhaite donc pas que le projet de privatisation des aéroports de Paris vienne alimenter le vent de défiance qui souffle dans les services publics, en particulier dans les hôpitaux où la grève des urgentistes recueille par exemple 92% de soutien de la part de la population. Comme le pointait l’éditorialiste aux Echos Cécile Cornudet : « Or si l’acte II détaillé par Edouard Philippe dégage la voie parlementaire pour la suite du quinquennat, il fait comme si la crise des « gilets jaunes » n’avait pas eu lieu. Quelle est l’acceptabilité sociale de ces réformes, comment les faire passer dans une opinion qui s’est montrée si réactive il y a encore six mois ? La question reste entière. »

Et alors que le RIC, la suppression du Sénat, ou encore la révocabilité des élus étaient parmi les mot d’ordre repris dans la rue et sur les ronds-points cette année, pas sûr que ce nouvel acte méprisant à l’égard de la majorité des « concitoyens », chômeurs, travailleurs, précaires, tous encore une fois exclus des affaires politiques – confiées exclusivement à un « conseil des Sages » nommé en haut lieu – ne provoque autre chose que la colère des classes populaires.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Le Medef invite Marion Maréchal à son université d’été
Et voilà, voilà...

Si vous aviez un peu de temps durant cet été, je vous conseille l'ouvrage d'Annie Lacroix-Riz. Ben oui, le capitalisme a usé autant la droite que son extrême pour assouvir sa puissance. La gôche s'y est collée aussi.

Bon, lu dans l'Express:

"Le Medef a convié Marion Maréchal à son université d'été, qui se tient fin août à Longchamp. L'ex-députée FN a donné un accord de principe. Son entourage précise qu'elle attend de connaître "les modalités" de sa participation avant de donner une réponse définitive. Elle devrait débattre lors une table ronde en séance plénière le 28 août, intitulée "La grande peur des mal pensants, pourquoi les populistes sont populaires", selon un document confidentiel obtenu par L'Express. À ses côtés, le Medef attend la présence, notamment, de la philosophe Monique Canto-Sperber et de Bernard Tapie. "

Et Manu 1er qui fait des grimaces pour appâter le chaland en se disant progressiste alors, qu'en fait, il détruit les droits conquis par les travailleurs, à la très grande satisfaction du Medef. 

Ladite nièce de la chef de l'extrême droit a également trinqué dans un hôtel parisien avec une quinzaine d'élus de droite, ce mardi.

Et voilà, voilà...

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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27 juin 2019 : suspension du projet de réorganisation de l’AFPA par la justice
Communiqué de presse des organisations CGT AFPA et SUD FPA du 27 juin 2019

À la demande de l’IC-CHSCT de l’AFPA (Agence nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes), représentée par maître Rilov, le TGI de Bobigny vient d’ordonner, ce jour, la suspension de la mise en œuvre du projet de réorganisation de l’AFPA, jusqu’à ce que (extrait de l’ordonnance de référé du 27 juin 2019) :

« — il ait été procédé à une évaluation précise des risques psychosociaux en lien avec les tâches et la charge de travail supplémentaires supportées par les salariés, en particulier formateurs et assistants, qui n’auront pas été licenciés,
— il ait été présenté un plan de prévention des risques prévoyant des mesures de préventions primaires ainsi que des mesures permettant de garantir aux personnels demeurant dans l’entreprise après la restructuration des conditions normales de sécurité et de santé au travail compte tenu du niveau des risques de souffrances au travail et des risques psycho-sociaux ».

Les syndicats CGT AFPA et SUD FPA, qui ont soutenu l’action de l’IC-CHSCT depuis le début, et qui sont intervenus volontairement dans la procédure, avec leurs avocats respectifs maître Ghenim et maître Krivine, saluent cette décision.

Le 27 juin 2019 est une date historique pour les salariés de l’AFPA. Une décision de justice oblige enfin leur direction à prendre en compte leur travail, leurs conditions de travail et leur santé.

Les syndicats CGT AFPA et SUD FPA attendent de la direction générale de l’AFPA qu’elle respecte strictement les termes de la décision rendue en suspendant la mise en œuvre du projet de réorganisation.

À défaut, elles engageront les procédures qu’elles estimeront utiles.


Santé des salariés : la justice saisie par l’IC-CHSCT
Dans sa motion du 22 janvier 2019, votée à l’unanimité des 132 élus, l’Instance de Coordination des CHSCT (IC-CHSCT) a décidé de saisir la justice afin de faire suspendre la mise en œuvre du projet de nouvelle organisation jusqu’à ce que l’employeur ait pris les mesures appropriées pour garantir la santé et la sécurité au travail des salariés, la direction ayant refusé de présenter son plan de prévention des risques liés à la nouvelle organisation projetée dans le cadre du PSE aux membres de l’IC-CHSCT. La Présidente du tribunal avait proposé une médiation qui a été refusée par la direction et par les Organisations Syndicales CFDT et FO. L’audience s’est tenue le 23 mai au TGI de Bobigny, et l’ordonnance de référé a été rendue ce jour, 27 juin 2019.


Pour rappel : les grandes lignes du projet de réorganisation et de licenciements économiques

Le projet de réorganisation n’a qu’un seul objectif : dégager des marges financières pour soi-disant assurer le redressement de l’AFPA, suite au désengagement de l’État du financement des missions de formation professionnelle pour adultes, et principalement de la formation à destination des demandeurs d’emploi.

L’AFPA ne fait que continuer la politique de baisse de ses charges et de réduction de son dispositif de formation engagée dès 2004. Le plan d’Artois succède aux plans Boissier, Caïla et Barou, en faisant payer le prix fort aux salariés.

L’AFPA supprime plus de 1500 postes, en premier lieu des postes de formateurs (près de 700 postes supprimés), en modifie 450 autres (visant à augmenter la charge de travail des personnels des fonctions supports) et crée 600 postes (dont des postes de formateurs débutants…).

Les suppressions de postes n’obéissent à aucune stratégie économique. Elles ne suivent qu’une seule logique : celle de la décimation, chaque centre de formation payant son tribut en sacrifiant plusieurs salariés.

34 centres seront même fermés, tous les postes étant supprimés.

L’organisation des centres en trois pôles, dont un pôle accompagnement, signe la disparition de la mission de formation de l’AFPA qui cède la place à l’insertion sociale de divers publics en difficulté.

L’AFPA espère ainsi obtenir un EBE positif dès 2020, ce qui relève selon les experts du CCE de la pensée magique et ce qui risque d’entraîner pour les experts de l’IC-CHSCT une faillite organisationnelle.


L’analyse de la CGT AFPA et de SUD FPA

  • Le projet de réorganisation de la Directrice Générale ne résoudra en rien les problèmes économiques, et n’offre aucune perspective pour l’avenir.
  • Un Plan de Départ Volontaire ouvert à tous les salariés en capacité de partir en retraite, en pré-retraite, ou ayant un emploi à l’extérieur, est une source de désorganisation supplémentaire et d’affaiblissement opérationnel qui se révélera très délétère.
  • Pire, l’État met 126 M€ dans un plan de départs en pré-retraite et RIEN, absolument RIEN pour ceux qui restent et qui devront demain assumer les tâches et activités des partants.
  • La Directrice Générale a réussi à créer une fracture entre les salariés, et entre les OS, son dialogue social « mature et transparent » se nourrit en fait de duplicité, compromissions et vénalités.
  • Depuis son arrivée, la Directrice Générale n’a pas fait la preuve de sa capacité à remettre l’AFPA sur les rails. À l’inverse, c’est la désorganisation qui domine : incapacité à assurer certaines commandes, manque de ressources humaines (l’AFPA rappelle des retraités, en plein plan social, pour assurer certaines de ses formations !!), abandon de toute référence à la pédagogie.

Avec un plan de départ volontaire ouvert à tous, la direction générale crée délibérément le chaos.

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Paris, le 26 juin. Des fonctionnaires du ministère du Travail ont manifesté contre les suppressions de postes. Le Parisien

Paris, le 26 juin. Des fonctionnaires du ministère du Travail ont manifesté contre les suppressions de postes. Le Parisien

Baisse d’effectifs et inquiétudes pour leur indépendance : la réforme de l’inspection du travail passe mal.

 

 

Le 26 juin 2019 à 20h06

Quelques banderoles, un concert de sifflets et au final, un rassemblement plutôt paisible. Ce mercredi, près de 200 agents du ministère du Travail venus de toute la France se sont massés près du Conseil économique, social et environnemental (CESE), palais d’Iéna à Paris (XVIe), dès 8h30 pour protester contre les suppressions de postes annoncées courant juin par le biais de deux circulaires ministérielles. Dans la manifestation, organisée par une intersyndicale composée de sept organisations*, on comptait une majorité d’inspecteurs et inspectrices du travail, la catégorie de salariés la plus concernée par les réorganisations en cours.

« Nous sommes très inquiets car il reste déjà aujourd’hui moins de 2000 contrôleurs et inspecteurs pour contrôler les entreprises partout en France, nous avons du mal à remplir nos missions et voilà que l’Etat envisage encore de supprimer des postes », déplore dans le rassemblement Julien Boeldieu, secrétaire général de la CGT.

«On passe de réforme en réforme»

Près de 20 % des effectifs totaux des services du ministère auraient disparu depuis 2009, selon les syndicats et 1 000 postes – sur 9 000 actuellement – seraient menacés d’ici à 2022. En vrac, les personnes présentes dénoncent le risque de disparition de certains services – comme le service de renseignement du public en droit du travail ou encore les services dédiés à l’emploi-, la détérioration des conditions de travail mais aussi le risque de perte d’indépendance des inspections régionales du travail qui, avec la réforme, vont bientôt être rattachées aux préfectures. « On passe de réforme en réforme. Il faut s’adapter à de nouvelles missions, un nouveau Code du travail plus complexe. Nous sommes énormément sollicités par les salariés et nous ne pouvons pas répondre à toutes les demandes », constate aussi, amère, une inspectrice venue de Bordeaux (Gironde) qui préfère – comme tous ses collègues — garder l’anonymat, signe de la défiance qui se creuse entre les inspecteurs et leur direction.

De son côté, la Direction générale du travail (DGT) assure qu’elle « cherche des solutions pour maintenir l’indépendance des inspecteurs du travail et ne pas les placer sous l’autorité du préfet dans le cadre de la future réorganisation ». Un comité technique ministériel se tiendra le 16 juillet prochain pour tenter de mieux définir les contours de la réforme.

*CFDT, CGT, CNT, FO, FSU, Sud-Solidaires, Unsa.

Publié par Anti-K

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« Pensez à l’euthanasie ». La DRH de l’académie de Montpellier s’amuse du suicide des travailleurs

Devant une assemblée de professeurs en gestion et administration qui vont voir leur poste supprimés, la DRH de l’Académie de Montpellier s’est permise une « touche humoristique » en rétorquant à une des concernées « Pensez à l'euthanasie si les reconversions ne vous conviennent pas ». Une répartie cynique pour un management criminel généralisé.

MÉPRIS DE CLASSE MACABRE

Crédit photo : PASCAL GUYOT / AFP

Présentés comme une « touche humoristique », les propos de la DRH de l’académie de Montpellier sont d’une extrême violence. La rencontre entre celle-ci et une cinquantaine de professeurs d’administration gestion avait pour but de discuter des reconversions envisageables suite à leurs futurs licenciements, dans le cadre de la réforme Blanquer et des fermetures de postes qu’elle prévoit de généraliser. En plus de perdre leurs postes, ceux-ci ont eu l’honneur de pouvoir se délecter des traits d’esprits cyniques de la DRH, qui en guise de réponse à une des professeure a déclaré : « Je vais me permettre une réponse avec de l’humour, pensez à l’euthanasie si les reconversions ne vous conviennent pas. »

Loin d’être une blague, ces propos en disent long sur le « marche ou crève » et les techniques managériales très dures imposées par les directions à l’ensemble des travailleurs. Et le patronat et ses relais directs ne lésinent pas sur le mépris des drames quotidiens : ceux des licenciements massifs, des conditions de travail intenables qui poussent au suicide des centaines de travailleurs par an – on estime en effet qu’une personne par jour se suicide à cause son travail.

« Par la fenêtre ou par la porte » : en octobre 2006, c’étaient les dirigeants de France Télécom qui expliquaient, sans filtre, aux cadres de l’entreprise réunis en convention comment atteindre l’objectif de 22 000 départs, « Il faut mettre les gens en face de la vie. On ne va pas faire dans la dentelle. ».

Le procès est ré-ouvert aujourd’hui, à l’heure où la lumière autour de la souffrance au travail et des suicides du fait de la course au rendement et des exigences de productivité à la SNCF, dans les hôpitaux, à la Poste, dans l’Éducation nationale, est également faites… Entre bien d’autres secteurs du monde du travail. Au lycée Jean Moulin de Béziers où se déroulaient la réunion, il y avait eu 6 suicides en 11 ans. Ce cynisme glaçant n’est qu’une goutte d’eau de plus à l’heure où les travailleurs se tuent littéralement à la tâche pour le profit de quelques uns.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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15 mois de grève des postières et des postiers du 92 et la semaine dernière 36 heures de garde à vue pour le syndicaliste Gaël Quirante, garde à vue de soutiens ou de journalistes couvrant la grève : La Poste fait preuve d’un acharnement inouï contre les grévistes et leurs représentants syndicaux. 
La préfecture de police doit cesser de jouer le rôle de milice à la solde du PDGde la plus grande entreprise du pays, elle doit cesser de l’aider à affamer 150 familles. Soutenons les grévistes et obligeons la Poste à négocier !

Rassemblement : 15 mois de grève pour les postières et postiers du 92

15 mois de grève des postières et des postiers du 92 : La Poste fait preuve d’un acharnement inouï contre les grévistes et leurs représentants syndicaux.

La préfecture de police doit cesser de jouer le rôle de milice à la solde du PDG de la plus grande entreprise du pays, elle doit cesser de l’aider à affamer 150 familles.

Soutenons les grévistes et obligeons La Poste à négocier ! Le rassemblement sera l’occasion de demander à la préfecture de police et plus largement à l’État d’intervenir en tant que médiateurs dans le conflit.

Il se tiendra vendredi 28 juin à 18h30, place Louis Lépine au pied de la préfecture de police de Paris (métro Cité).

Publié par FSC

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