SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

et ce sont toujours

les plus pauvres

qui paient l'addition

En argent propre versé par l'Etat et l'UE

En argent propre versé par l'Etat et l'UE

Le scandale du steak haché qui n'en est pas pour de l'argent chimiquement pur commence à ouvrir ses malles. Pas de surprises mais même habitué, quand c'est nauséabond, c'est puant.

Au moins une entreprise apparaît en surface de la fosse à lisier capitaliste (la Bretagne cponnait bien) responsable de ce sinistre épandage.

D'après Libé, En vitrine, une femme de paille portant 1/500 des parts de la société semble être à la manoeuvre qui visiblement, à voir son CV sur la toile, fréquente plus LVMH que les queues du Secours Catholique ).

En arrière salle, un affairistes plus affairiste que ses coactionnaires et institutions de la magouille pardisfiscalisée germée durant les grandes heures du colonialisme. Parmi son tableau de chasse, trois jours avant que ne sorte l'affaire au grand jour, il venait de faire un raid pour prendre la tête de Victoriat Invest (ex Electricité et Eaux de Madagascar).

La Boite logée à Loudéac (22), spécialiste du trafic  commerce de viande de volaille entre l’Europe et l’Afrique permet de fourguer la matière première vers les pays pauvre et entre les côtes d'Armor et Jersey pour drainer  la fraîche. 

Voyant que la pauvreté devient un marché domestique, notre Candide des affaires a du se dire "et pourquoi ne pas cultiver notre jardin".

Il semblerait qu'une opération de rectification de trajectoire en visant les pauvres du vieux continent, rentabilité assurée par les financements via crédits publics (et donc garantie d'état maître des appels d'offre...la piste sera-elle explorée ?), avec en plus l'économie sur la logistique.

Un autre éclairage de ce que Canaille le Rouge se plait à chaque fois rappeler : le Capital c'est d'abord un rapport social , un rapport social d'exploitation.

La femme de paille risque de payer le prix fort via la maison d'arrêt de Rennes et les amendes, sa formation initiale démontre qu'elle pourra difficilement convaincre des juges ne pas savoir.

Parions que les 5.2 millions€ encaissés se font bronzer sur les plages d'un paradis fiscal et que le patron de la boite en question donne aux pauvres de sa paroisse à la quête du dimanche voir à donner pour reconstruire ND de Paris.

Rédigé par Canaille Lerouge

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Comme le précisent les journalistes au service du capital, "Vous travaillez en ce lundi de Pentecôte ? Sachez que ce n'est pas vain. Cela fut créé en 2004 pour financer la prise en charge des personnes âgées ou handicapées".

Au même moment, des services d'urgence dans les hôpitaux publics sont en grève, faute de moyens humains et financiers. Ils accueillent notamment nombre de patients âgés en urgence parce que la France, 5e pays le plus riche au monde, n'a pas ou si peu de service gériatrique. Quant à la dépendance des personnes qui ont un grand âge, revenez demain ou après-demain, Macron 1er et les autres vous ont promis qu'ils raseraient gratos.

Au même moment, l'allocation pour une personne handicapée est de 860 euros par mois. Mais gaffe, dit le site du gouvernement, cela "peut être abaissé selon les ressources du bénéficiaire".  Ben oui, on reste le gouvernement des riches de Carlos Ghosn et du capital, ou on ne l'est pas.

Mais dormez bien, braves gens...

Lundi de Pentecôte: journée nationale de solidarité pour les personnes âgées et les handicapés

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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General Electric : 4 ans après la promesse de créer 1000 emplois… 1050 licenciements !

En 2015, au moment du rachat de la branche énergie d'Alstom par General Electric, la direction de l'entreprise promettait la création de 1000 nouveaux postes en France, un projet soutenu par Emmanuel Macron alors Ministre de l’Économie. Ce 28 mai, au lendemain des élections européennes, c'est un plan de plus de 1000 suppressions de postes qu'annonce l'entreprise. Une nouvelle illustration des mensonges et de la violence du grand patronat.

2015 : Quand General Electric et le Ministre de l’Economie Emmanuel Macron promettaient 1 000 emplois pour faciliter le rachat d’Alstom

 
Le géant américain General Electric, classé septième au rang des plus grandes entreprises mondiales en 2014, et dont la principale filiale européenne est en France, a racheté en 2015, la branche de l’énergie française Alstom. Cette année-là, à la tête du Ministère de l’Économie, sans l’accord duquel la transaction n’aurait pu se faire, nul autre qu’Emmanuel Macron, dont l’entrain pour la privatisation et l’aide aux patrons ne sont plus à démontrer, conseillé alors par Hugh Bailey, le nouveau Directeur général de General Electric France.

Clara Gaymard, alors vice-présidente de GE, déclarait en 2015 « Nous nous engageons à créer 1 000 emplois supplémentaires », « des emplois pérennes, des emplois durables, technologiques, industriels », avant d’assurer, en preuve de sa bonne foi « et si d’aventure nous ne le faisions pas, nous payerons des pénalités ». L’aventure a apparemment eu raison de ce projet, puisque le plan de rachat, fondé sur cette promesse de création de 1000 emplois, n’a pas été tenu par l’entreprise dont les bénéfices avoisinent les 100 milliards d’euros. Elle s’est donc acquitté de la bagatelle de 50 millions d’euros, une somme dont les chômeurs et les salariés licenciés n’ont bien sûr pas vu la couleur.
 

Une promesse vite oubliée : retour à la réalité du néolibéralisme

 
Pour la direction de General Electric, comme dit le proverbe, « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ». En effet, au-delà de ne pas embaucher, les salariés ont dû affronter des vagues de licenciements, comme ce fut le cas en Auvergne-Rhône-Alpes, avec la suppression de 345 postes (près de la moitié du nombre total de salariés sur le site à l’époque) dès décembre 2017.

La raison avancée par la direction de l’entreprise et le gouvernement pour appliquer ce plan : l’effondrement des commandes de turbines à gaz, qui obligerait GE à réduire considérablement les frais et l’activité de ce secteur. Un argument difficile à entendre pour les syndicalistes qui rappellent que le marché cyclique, ainsi que la situation financière du groupe, mais aussi la politique de l’entreprise en direction de ses actionnaires. Dans Le Monde, Quentin, chargé d’affaires au sein de la division gaz explique ainsi que le PDG de GE a fait, début 2017, « un emprunt bancaire afin de continuer à rémunérer les actionnaires à hauteur de 1 dollar par action. En un trimestre, il a distribué 147 % de nos bénéfices sous forme de dividendes ! ».

Pourtant, sous ce prétexte, ce sont aujourd’hui plus de 1050 postes qui sont menacés par un plan de licenciement massif. Cette dynamique impacte ainsi non seulement les salariés licenciés, livrés à la précarité, mais aussi les nombreux salariés des entreprises de sous-traitance travaillant pour General Electric en France, qui perdent leur travail à mesure que chutent les commandes.
 
Le gouvernement - Emmanuel Macron et son Ministre de l’Économie en tête – prétend être surpris et partager l’inquiétude des salariés. Pourtant si l’on peut douter que ce plan ait été inconnu de l’exécutif, on peut encore moins croire que Macron, principale artisan des lois de privatisation et des cadeaux fiscaux les plus généreux aux grandes fortunes et au patronat, soit choqué par un plan qui correspond parfaitement au sens de ses réformes.
 
Par ailleurs, cette affaire n’est qu’une nouvelle mise en évidence du lien indéfectible entre les grands patrons et les politiciens, unis dans l’exploitation des travailleurs et la recherche effrénée de profits. Une complicité parfaitement illustrée au travers des figues d’Emmanuel Macron et Hugh Bailey, tous deux collègues au Ministère de l’Economie sous François Hollande. En plus de parcours proches, les méthodes, elles aussi, tendent à s’uniformiser : des promesses de campagnes aux promesses patronales, qui s’envolent dès le moment de les appliquer, c’est tout un système capitaliste violent et dévoué à l’enrichissement des actionnaires aux dépens des travailleurs qui est à incriminer et contre lequel nous devons lutter !

Crédit photo : AFP.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Général Electric. Les ouvriers bloquent le départ d’une turbine à gaz

Alors que plus de 1000 licenciements sont prévus par General Electric à Belfort, les ouvriers répondent ce vendredi matin en bloquant la sortie d’une turbine à gaz de l’usine.

Fin mai, General Electric a annoncé un plan social d’envergure ciblant particulièrement le site de Belfort, un plan qui était pressenti et qui touchera finalement plus de 1000 ouvriers en France.

C’est un nouveau scandale industriel qui vient s’ajouter à la longue listes de ces dernières années, alors que lors du rachat de la branche énergie d’Alstom, General Electric avait promis la création de 1000 emplois, voilà qu’il en supprime le même nombre !.

Après plusieurs journées de mobilisation, les ouvriers du site de Belfort, principaux concernés pas cette réorganisation et craignant la liquidation totale de leur usine, ont ce vendredi matin bloqué la sortie d’une turbine à gaz, une de leur production principale. C’est lors d’une assemblée générale tenu le jeudi 6 juin que l’action a été décidé, ce vendredi matin ce sont donc plus de 300 personnes qui se sont retrouvés devant l’usine pour contester les futurs licenciement, la turbine à gaz ne partira pas en Philippines tant que l’avenir de milliers de familles sont en danger.

A l’approche du lancement du Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) le 17 juin prochain, les ouvriers durcissent donc le ton face à la direction de General Electric, mais aussi face au gouvernement. Qui comme à chaque fois lors des fermetures d’usines cherchent à se placer de manière hypocrite au côté des travailleurs, le ministre de l’économie Bruno Lemaire a ainsi déclaré devant l’Assemblée Nationale : « Nous allons demander à GE de réduire son plan social et de clarifier ses intentions  », les demandes sont déjà bien faibles, alors qu’il s’agit ici de sauvegarder des milliers d’emplois. De plus, les intentions du géant américain doivent déjà être limpides pour le gouvernement, avec la place de l’ancien conseiller de Macron, Hugh Bailey à la tête du plan de licenciement, fraîchement nommé en avril dernier juste avant l’annonce de celui-ci.

Pour conserver l’ensemble de l’activité sur le site et interdire les licenciements, les ouvriers font bien de commencer à s’organiser et répondre par le rapport de force, sans compter sur le gouvernement et ses effets d’annonces, dont on ne connaît que trop bien les récents cas des GM&S, des ouvriers de Ford Blanquefort et de tous les autres ouvriers licenciés pour espérer quoi que ce soit d’un gouvernement qui accompagne ce massacre social.

Crédit photo : Isabelle PETITLAURENT

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Réforme du chômage. Bientôt plus de 11% des allocataires empêchés d’accès à l’indemnisation ?

Prévues pour le 17 juin, les annonces du gouvernement sur la réforme de l’assurance chômage vont amplifier la chasse aux chômeurs lancée depuis le début du quinquennat. Une attaque qui concerne l’ensemble du monde du travail.

Selon les informations des Echos, les contours de la réforme de l’assurance chômage seront annoncés par le gouvernement le 17 juin, soit 4 jours avant l’échéance. D’après les informations qui ont filtré, c’est un nouveau cap dans la chasse aux chômeurs qui va être franchi.
 
La mesure prévoit un durcissement des conditions d’accès à l’assurance chômage. Pour être indemnisé, il faudra avoir travaillé l’équivalent de six mois sur les 24 précédant la fin de son contrat de travail, contre quatre mois durant les 28 mois actuellement. Concrètement, selon les projections faites par l’Unedic (dans un scénario plus favorable que celui du gouvernement), 11% des allocataires, soit 236.000 personnes, seraient impactés. La CGT parle quant à elle de 250.000 à 300.000 personnes.
 
Le gouvernement prévoit également une dégressivité des allocations au bout de six mois pour les « très hauts revenus ». Une attaque en règle contre les cadres qui sont confrontés également au fléau du chômage.
 
Pour faire passer la mesure, le gouvernement vend l’idée d’un système de bonus-malus pour les entreprises qui abuseraient des contrats courts. Mais derrière les effets d’annonce, la mesure apparaît surtout comme une sanction pour les petits entrepreneurs. Si on ne connaît pas les seuils pris en compte, un scénario présenté par l’Unedic propose de se baser sur la moyenne générale du taux de recours aux contrats courts (11,1%). Dans ce cas, 82% serait gagnantes et 18% des entreprises seraient perdantes. Dans le lot de ceux concernés par les malus, on trouve principalement des secteurs de très petites entreprises – notamment l’hôtellerie et la restauration – qui n’ont pas forcément les moyens d’embaucher des CDI.
 
Il s’agit pour le gouvernement d’économiser entre 1 et 1,3 milliards d’euros pour désendetter l’Unedic. Or, la dette de l’assurance chômage est avant tout la conséquence de la baisse des cotisations patronales depuis de longues années et des cadeaux faits au grand patronat, qui continuent de cacher au fisc des centaines de milliards par le biais de l’évasion fiscale.
 
Mais le véritable objectif du gouvernement, plus que les économies comptables, c’est de peser à la baisse sur les salaires et les conditions de travail. Il s’agit d’imposer aux salariés des conditions toujours plus dures de reprise de l’emploi. De ce point de vue, la réforme est complémentaire avec les attaques contre le droit du travail mises en œuvre. C’est bien pour cela qu’elle concerne l’ensemble du monde du travail, au-delà de la mise en concurrence factice entre salariés et chômeurs que le gouvernement tente d’instrumentaliser.
 
Une chose est sûre : alors que l’acte 30 des Gilets Jaunes aura lieu ce samedi, le gouvernement compte bien amplifier ses attaques néolibérales.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Derrière la commémoration et l'hommage aux combattants, une propagande massive donnant une vision totalement déformée de ce qui s'est passé au cours de la seconde guerre mondiale.
Les médias quasiment dans leur ensemble participant à la construction de cette vision déformée.
L'interview de l'historienne Annie Lacroix Riz sur RT France constituant donc une exception notable.
A noter qu'a présent sur Youtube les vidéos d'origine RT sont systématiquement flanquées de l'avertissement  "RT est financée entièrement ou partiellement par le gouvernement russe" comme pour se préserver d'avoir à débattre du fond des questions traitées et sans qu'en parallèle les transmissions des organes français pourtant dominés à 90 % par des milliardaires soient signalés eux par cette dépendance. 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Macron bousculé par les gilets jaunes et le mouvement social avait n'entendait pas changer de cap.
Et en effet toutes les décisions prises en ce moment vont dans le même sens : continuer à s'en prendre aux conquis sociaux, déstructurer les services publics, livrer les biens publics aux intérêts privés ...
 

 

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SOURCE : MSN.com
 

À quelques jours des annonces de la réforme de l'assurance-chômage, Les Échos dévoilent que le gouvernement compte durcir largement les conditions d'accès à l'indemnisation.
Selon les informations des Échos, c'est le 17 juin prochain que le gouvernement devrait lever le voile sur sa réforme de l'assurance-chômage. Mais les grandes lignes ont déjà commencé à filtrer concernant l'accès à l'indemnisation qui devrait être durcie. Actuellement, pour percevoir cette indemnisation chômage, il faut avoir travaillé l'équivalent de quatre mois sur les 28 mois précédant la fin de son contrat de travail et 36 mois au-delà de 53 ans, avec la réforme, il faudra avoir travaillé six mois sur 24. Cela correspond à un jour sur quatre au minimum, contre un jour sur sept actuellement. Concernant la durée de l'indemnisation, elle restera inchangée. Un jour travaillé donnera toujours droit à un jour indemnisé. Ainsi, la durée d'indemnisation sera de six mois minimum.

Combien de personnes vont perdre leur indemnité ? A combien s'élèvent les économies avec cette réforme, ? Pour l'heure, Les Échos n"avancent pas de chiffres. En revanche, selon une simulation faite par l'Unédic à la demande des partenaires sociaux, un passage à quatre mois travaillés sur 24, encore inférieurs au projet du gouvernement, 11 % des allocataires seraient impactés, soit 236.000 dont la plupart des précaires. 160 millions d'euros d'économies seraient faites.

Les employeurs multipliant les contrats courts dans le viseur


La dégressivité des allocations perçues au bout de six mois pour les très hauts revenus (seniors exclus) devrait également voir le jour. Concernant les formules de calcul de l'allocation-chômage, de cumul allocation-revenu du travail, ou de rechargement des droits, aucune information n'a pour le moment fuité. Mais pour le gouvernement, l'effet combiné de ces règles n'encourage pas les allocataires à une reprise d'un emploi durable. Ces dernières devraient donc également être durcies. Enfin, autre élément de la réforme, la mise en place d'un mécanisme de type bonus-malus à l'encontre des employeurs qui abusent des contrats courts.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
L'usine Whirlpool d'Amiens — FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

L'usine Whirlpool d'Amiens — FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

SOCIAL L’industriel local Nicolas Decayeux souhaitait produire des casiers réfrigérés connectés,des chargeurs de batteries pour vélos et voitures mais depuis un an, rien ne sort de l’usine selon les salariés

20 Minutes avec AFP

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Le soulagement aura été de courte durée… Les inquiétudes des ex-salariés de Whirlpool étaient fondées : tout juste un an après la reprise du site par l’industriel local Nicolas Decayeux, l’entreprise, sans débouchés commerciaux suffisants, a été placée mardi en redressement judiciaire. Le nouveau propriétaire du site, WN, « se trouve dans une impasse de trésorerie très importante qui va le conduire à se placer sous la protection du tribunal de commerce (…) pour assurer la prise en charge des salaires », a ainsi indiqué la préfecture de la Somme dans un communiqué en fin d’après-midi.

« La priorité est de reclasser » les salariés de WN

« Cette situation critique s’explique par les difficultés de la société WN à concrétiser ses projets industriels innovants en débouchés commerciaux concrets à court ou moyen terme. Le faible chiffre d’affaires généré actuellement ne permet pas à l’entreprise de financer son activité malgré l’importance des efforts financiers consentis » par l’Etat (2,5 M d’euros) et Whirlpool (7,4 M d’euros), détaille la préfecture. Une porte-parole de WN a confirmé à l’AFP que l’entreprise avait été placée mardi en redressement judiciaire, mais qu’il n’y avait aucun projet de cession.

Désormais, « la priorité est de reclasser » les salariés de WN, affirme encore la préfecture, qui précise que « des réunions seront organisées dans les prochains jours afin d’identifier les entreprises pouvant avoir un intérêt pour une reprise de l’activité ou des salariés ».

 

« C’est terrible pour les salariés, mais on s’y attendait »

Dès le lendemain de la fermeture de l’usine, délocalisée à Lodz (Pologne) par le géant américain de l’électro-ménager, le site était repris par l’industriel picard Nicolas Decayeux, président du Medef de la Somme. Rebaptisée WN, l’entreprise devait se lancer dans la production de casiers réfrigérés connectés, la fabrication de chargeurs de batteries pour vélos et voitures ou encore la création d’une usine collaborative. Des projets ambitieux qui n’ont quasiment pas vu le jour. « C’est terrible pour les salariés (…) mais on s’y attendait, ça fait un an que cette entreprise existe et il n’y a rien qui sort. Ce que Decayeux a touché par Whirlpool a payé les salaires », a réagi auprès de l’AFP Frédéric Chanterelle, délégué CFDT chez Whirlpool.

Des actions en justice ?

« Nous allons lancer dans les prochains jours des actions en justice » pour « réclamer l’annulation de la cession de l’usine » d’Amiens à WN et pour que « les responsables de cette nouvelle catastrophe sociale soient contraints de s’expliquer », a annoncé mardi soir Fiodor Rilov, avocat des ex-salariés de Whirlpool. Ces actions viseront à la fois WN, « qui va devoir se justifier sur les conditions dans lesquelles cette entreprise n’a jamais rien produit et a fait faillite », et Whirlpool « qui est le financeur de cette farce dramatique », a-t-il poursuivi, jugeant la cession dénuée de business plan et donc « factice ».

Dans un communiqué, Nicolas Decayeux affirme cependant croire encore en un avenir meilleur : « après un démarrage de l’activité tardif, l’entreprise est actuellement en négociation avec plusieurs partenaires sérieux pour développer son activité principale de Shopping Box (…) Nous ne baissons pas les bras et nous continuons à croire à la réussite de notre projet novateur ».

« On s’est fait berner »

« On s’est fait berner », a lancé aussi mardi à l’AFP Pascal Lefebvre, secrétaire adjoint CFTC du CE. « On tirait la sonnette d’alarme depuis plusieurs mois ! (…) WN n’a pas de contrats ! Ca fait un an que les trois quarts des gens ne travaillent pas, il y a en gros quarante personnes qui travaillent. Forcément, quand il n’y a rien qui rentre, on ne peut plus payer, on l’a dit maintes et maintes fois à qui veut l’entendre mais personne n’a bougé », a-t-il déploré mardi. « Il y a un an, les collègues ont été licenciés et, un an plus tard, ils sont à nouveau au bord du gouffre. Deux coups comme ça… Faut vraiment avoir le moral », s’est-il encore alarmé.

Le 31 mai 2018, WN avait repris 162 salariés sur les 282 que comptait l’usine de sèche-linge. En janvier 2017, lors de l’annonce de la fermeture de son site, Whirlpool employait encore 300 personnes en CDI, 250 intérimaires en quasi-temps plein et une centaine de personnes chez le sous-traitant pour les plastiques Prima-France.

Emmanuel Macron, en visite à l'usine Whirlpool en octobre 2017.
Emmanuel Macron, en visite à l’usine Whirlpool en octobre 2017. – HAMILTON-POOL/SIPA

 

La lutte des salariés de l’usine, devenue le symbole des délocalisations industrielles, s’était invitée dans la campagne présidentielle 2017 avec une passe d’armes sur place entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen durant l’entre-deux-tours.

Publié par Anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Européennes 2019: vous avez voté et bien dansez maintenant

L'UE du capital n'est pas prêteuse, c'est là le moindre de ses défauts. Le Parlement européen élu, les vrais patrons de l'Europe se sont réunis à Bruxelles. Cela s'appelle le Conseil européen.

Ce n'est pas une quelconque conclave de technocrates, mais bien celui des 28 chefs d'état et de gouvernement en personne, dont Tsipras pour la Grèce. Gravé dans les traités européens, ils vont choisir le président de la Commission européenne. Sinon, toujours selon lesdits traités, il établit le programme d'action de l'UE. Programme d'action politique que la Commission européenne met en musique par des directives brisant un peu plus la liberté des peuples à se gouverner  par eux-mêmes. Les 28 commissaires européens seront désignés par les 28 chefs d'état et de gouvernement en octobre. En rien des technocrates, mais bien les représentants politiques d'un pays.

Le Parlement européen, lui, ne peut proposer aucune loi. Il n'amende que ceux que le pouvoir exécutif de l'UE édicte. Et la parole revient toujours en dernier aux boss. Voilà, voilà, pour la démocratie. Mais pour que le marché soit libre et non faussée, il faut ça. Non?

Pcf et Lfi sont sortis très affaiblis des élections européennes. Sans boussole idéologique, ils ont persévérer à s'insérer dans le match Macron-Le Pen.

A mon avis, mais celui-ci compte-t-il, pour réagir, il faudrait s'ancrer dans les luttes et le quotidien du pays. Pas seulement en arborant des écharpes tricolores dans quelque manif que ce soit. Ou de dire ce qui est bien ou pas pour le peuple.

"Il n'y a pas de sauveur suprême", chante l'éternelle Internationale. Et elle ajoute: "Producteurs, sauvons-nous nous mêmes/ Décrétons le salut commun". Soit dit en passant, producteurs des richesses manuelles et intellectuelles.

Le salut commun: voilà mon prochain bulletin de vote. Du moins peut-être...

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Paris 1. La mobilisation des doctorants continue contre la précarisation de l’université

A Paris 1, comme au Celsa et à Poitiers, les doctorants mènent depuis 15 jours une "grève des notes". Ils exigent l'exonération des frais d'université pour les étudiants-travailleurs de l'université et la contractualisation de tous les vacataires, qu'ils soient doctorants ou docteurs sans poste.

Grève des notes

Depuis le 15 mai, les doctorants de Paris 1 sont en lutte, rejoints par ceux de l’université de Poitier et du CELSA (Ecole des hautes études en sciences de l’information et de la communication) et soutenus à l’échelle nationale par la Confédération des Jeunes chercheurs. Ils ont entamé une « grève administrative » passant par la rétention des notes afin de faire plier la présidence de leurs universités.

Le mouvement a été amorcé dans l’UFR de sciences politique de Paris 1, suite à l’annonce du rétablissement des frais d’inscriptions pour les doctorants contractuels et ATER (attaché temporaire d’enseignement et de recherche), obtenu de haute lutte, suite à une mobilisation de trois semaines des doctorants en 2016. Ils exigent une exonération des frais d’inscriptions pour tous les étudiants travaillant à l’université, mais aussi l’obtention de contrat pour tous les vacataires ainsi que la contractualisation de l’ensemble des doctorant.e.s vacataires et des docteur.e.s sans poste vacataires. En effet, travaillant avec un statut particulièrement précaire, les vacataires, n’ont droit à aucun congé, sont rémunérés en deçà du smic horaire, et sont payés jusqu’à un an après la fin de leur travail, comme c’est le cas à l’UFR d’économie de Paris 1.

La rétention des notes mise en place par les doctorant.e.s mobilisé.e.s retarde significativement l’annonce des résultats des partiels, ralentissant le fonctionnement même de l’université, ce qui a permis d’instaurer un rapport de force avec la présidence de Paris 1. Cette dernière a ainsi accédé partiellement aux revendications avancées par les étudiants concédant l’exonération de frais d’inscription pour les doctorants contractuels et ATER. Cependant, cet acquis, déjà promis par la présidence et voté en CA en 2016 semble être révocable tous les deux ans, puisque est constamment remis en cause par la direction de l’université. C’est pourquoi, dans leur dernier communiqué, les doctorant.e.s mobilisé.e.s ont annoncé maintenir la lutte pour l’ exonération des frais d’inscription pour l’ensemble des doctorants (contractuels ou non), nécessaire dans la mesure où tous participent également aux activités d’enseignement et de recherche. but premier, on le rappelle, de l’université. D’autre part, il est intéressant de noter que

D’autant plus, que malgré ce premier recul, rien dans le communiqué de la présidence de Paris 1 n’est concédé aux doctorants vacataires dont le statut est particulièrement précaire (non-financés, sans poste) alors que 30% des enseignements à Paris 1, par exemple, sont dispensés par des vacataires. Des conditions de travail souvent très précaires dont comme en témoigne Alexandre, vacataire à l’université de Tours, dans La Nouvelle République : « J’ai accepté un contrat d’enseignement à temps plein : 384 heures de cours pour 1.450 €, sur dix mois. A titre de comparaison, un maître de conférences titulaire assure 192 heures de cours, le reste du temps étant considéré comme consacré à la recherche, pour un salaire qui démarre à 1.800 €, sur 12 mois, en début de carrière. Moi, pour essayer de m’en sortir, et parce que le département avait des besoins, j’ai été jusqu’à 500 heures d’enseignement, dont seules 400 seront payées [par le jeu des TP, qui sont moins payés l’équivalent de 0,6 h] »

Ces situations sont l’illustration de la précarité croissante qui touche une grande partie des travailleurs et travailleuses de l’Enseignement supérieur et de la recherche. A l’Université, comme dans de nombreux services publics, les conditions de travail se sont dégradées au fil des coupes budgétaires et des réformes. Cette précarisation touche d’ailleurs tous les corps de métier de l’université : outre les doctorants, enseignants et chercheurs, les personnels administratifs, d’entretien ou techniques sont les premières victimes de ces dégradations des conditions de travail et de vie. A Paris 1, au moins de septembre 2018 une grève des agents du service intérieur du centre PMF avait ainsi eu lieu pour exiger la réintégration de deux de leurs collègues dont les contrats précaires n’avaient pas été renouvelés sans motifs. A cette occasion une des travailleuses de la fac témoignait : « On nous jette comme des mouchoirs sales, c’est encore pire que dans le privé ».

Le recours aux vacataires, systématique dans l’université ainsi que l’absence de prise en considération des revendications qui leur sont liées, montre bien la politique oppressive que tente de mettre en place non seulement chaque présidence d’université mais plus largement, la politique de casse de l’enseignement et du service public du gouvernement.

En outre, l’on peut, avec l’exemple de Tolbiac A Paris 1, où suppressions de postes et atteintes aux droits des travailleurs sont sempiternellement imputées au manque de budget, les dépenses vont bon train quand il s’agit d’engager une prétendue rénovation exorbitante ou encore d’engager [des dizaines de vigiles->https://www.revolutionpermanente.fr/Multiplication-des-vigiles-a-Tolbiac-sur-les-facs-aussi-la-repression-est-en-marche pour empêcher toute forme de contestation au sein de l’université.entraînant parfois de violentes altercations, et ce pour plusieurs centaines de milliers d’euros.

Maintenir les étudiants et les travailleurs dans la précarité, les contraindre au silence en déployant la force, les discriminer en fonction de leur pays d’origine (« Bienvenue en France ») ou de leur origine sociale (Parcoursup), voilà l’Université que le gouvernement Macron, dans la continuité de ses prédécesseurs, met en place avec la complicité des présidences telles que celle de Paris 1.C’est afin d’enrayer une partie de ces problèmes Pour mettre fin à cette spirale, la lutte continue pour les doctorant.e.s mobilisé.e.s pour qui le Conseil d’administration du 6 juin sera décisif.

Nous relayons ci-dessous le communiqué des doctorants en lutte de Paris publié sur la page Facebook Doctorant.e.s mobilisé.e.s pour l’Université le mardi 28 mai :

« Suite au mouvement de rétention des notes amorcé le 15 mai dernier, la Présidence de l’université Paris I a déclaré vouloir maintenir l’exonération des frais d’inscription des doctorant·e·s contractuel·le·s et ATER après avoir annoncé sa suppression. Nous saluons ce renoncement, tout en déplorant qu’il ait fallu entrer dans un rapport de forces avec la présidence de l’université pour l’obtenir.

Si ce recul est un premier pas, il est totalement insuffisant. Nos revendications dépassent très largement le simple maintien du statu quo : nous exigeons l’exonération de tou·te·s les doctorant·e·s. Que l’on ait ou non un contrat de travail, nous réalisons le même travail de recherche. Certain·e·s sont payé·e·s, d’autres non. La Présidence de Paris I n’est pas financièrement en mesure de proposer des contrats doctoraux à l’ensemble des doctorant·e·s, il lui revient cependant de tenter de reconnaître et considérer de manière égale l’ensemble des doctorant·e·s au nom de leur « rôle stratégique dans les activités d’enseignement et de recherche », quel que soit leur statut. L’exonération de tou·te·s les doctorant·e·s est donc une nécessité.

Quant à la mensualisation des vacataires, cela fait désormais trois ans qu’elle est a été votée par le conseil d’administration de Paris I sans que la Présidence n’assure sa mise en œuvre. Force est de constater que la Présidence est incapable de tenir sa promesse du fait de difficultés multiples : le logiciel de gestion des ressources humaines ne fournit pas de visibilité aux composantes sur le traitement des dossiers, et le manque d’agent·e·s BIATSS, aussi bien au niveau du service des RH que dans les composantes, rend impossible la bonne gestion des vacataires. Pire encore, la mensualisation a reculé car la majorité de nos collègues vacataires n’ont toujours pas été payé·e·s pour les enseignements du premier semestre ou de l’année dernière, sans compter celles et ceux qui n’ont toujours pas signé leur fiche de renseignements. La mise en œuvre de la mensualisation promise par la Présidence avance à reculons !

De plus, quand bien même les vacataires seraient mensualisé·e·s, ces dernier·e·s ne disposent d’aucun droit élémentaire : leur rémunération nominale se situe 17 centimes en-dessous du SMIC horaire, elles et ils sont payé·e·s à la tâche, n’ont pas droit aux congés payés, congés maternité, paternité ainsi que parental et sont mis·e·s dans des situations inextricables avec Pôle Emploi et la CAF pour faire valoir leurs droits sociaux faute de pouvoir justifier de leurs revenus par des bulletins de paie. Le statut de vacataires est indigne, il constitue une casse non seulement du statut de la fonction publique mais aussi de tout droit du travail. Son recours explose : certain·e·s vacataires assurent pendant plusieurs années consécutives des services d’enseignement supérieur·e·s à ceux des doctorant·e·s contractuel·le·s, voire même à ceux d’ATER, de maîtres·se·s de conférences et professeur·e·s d’université.

Nous réaffirmons ainsi notre revendication d’une contractualisation de tou·te·s les doctorant·e·s vacataires (c’est-à-dire la fin du recours par Paris 1 au statut d’attaché temporaire vacataire) ainsi que la contractualisation des docteur·e·s sans poste vacataires qui le souhaitent. La loi permet tout à fait à une université de délivrer des CDD d’enseignement plutôt que de recourir à des vacations. Dans une mauvaise foi idéologique incroyable, la présidence de Paris 1 nous oppose que de tels contrats "menaceraient le statut de la fonction publique". Mais son recours massif aux vacataires est déjà une destruction de la fonction publique ! Délivrer des contrats d’enseignement serait l’assurance d’une protection sociale élémentaire, d’un paiement mensuel, et d’une reconnaissance de la part de l’institution universitaire qu’elles et ils sont bien des personnels enseignants de Paris I. L’université de Bordeaux a mis en place ce type de contrats, réservés aux jeunes chercheur·se·s, qui ne se substituent aucunement à des postes de permanents, mais uniquement au statut inique de vacataires.

Il est temps que l’université Paris I prenne enfin la mesure du problème que constitue le recours massif aux vacataires, pour le service public universitaire, qui pénalise à la fois les enseignant·e·s et les étudiant·e·s.

La Mobdoc »

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Marseille. Saint-Louis Sucre bloqué pour protester contre les suppressions d’emplois

Les employés de la sucrerie Saint-Louis, à Marseille, ont bloqué leur site de travail ce lundi pour protester contre le plan de restructuration prévu. Au total, ce sont 53 des 58 emplois qui vont être supprimés par le groupe.

53 emplois supprimés sur 58

Crédit photo : DR

La sucrerie Saint-Louis de Marseille est bloquée depuis la fin de semaine dernière pour protester contre le plan de restructuration prévu par son propriétaire, le groupe allemand Südzucker. Sous prétexte du manque de rentabilité de la filière du sucre en France, deux des quatre sucreries présentes sur le territoire national devraient fermer d’ici 2020 – à Cagny (Calvados) et Eppeville (Somme) – tandis que celle de Marseille verra ses effectifs passer de 58… à 5 personnes, soit 53 emplois supprimés.

Le site était encore bloqué en ce début de semaine par des salariés qui entendaient marquer le coup avant la réunion prévue ce mercredi entre la direction et les syndicats pour entériner le plan de restructuration. « Nos équipes de l’après-midi et du soir vont aussi se mobiliser. Les propositions financières qui nous sont faites dans le plan social ne nous conviennent pas. Alors nous leur mettons la pression en bloquant », expliquait ainsi un délégué syndical lundi matin. Plusieurs autres sites comme celui de Cagny sont également mobilisés.

Le calendrier est on ne peut plus serré. La réduction de la sucrerie marseillaise à sa portion congrue a été annoncée au mois de février dernier et sera donc – sauf très grosse surprise – définitivement actée ce mercredi. D’ici le mois de juillet, l’affaire sera entendue et plus aucune production ne sortira de ce site, dont les cinq derniers employés seront alloués au conditionnement des produits uniquement.

Quand le Parlement européen libéralise le marché du sucre pour faire chuter les cours

Le point de départ de tout cela ? Une décision du Parlement Européen de supprimer les quotas de production de sucre, mis en place pour garantir un certain niveau de prix. Le 1er octobre, la législation limitant la production sucrière dans les États membres de l’Union européenne est abolie, faisant exploser la production. Une décision politique prise à la suite d’une demande des gros producteurs mondiaux devant l’OMC. Par conséquent, l’année 2018 est marquée par un effondrement du cours du sucre (-38% sur l’année). Dans ces conditions, certains sites comme les quatre Français ne sont plus rentables et un groupe comme Südzucker préfère exporter sa production et fermer ses usines françaises.

C’est donc un site historique comme celui de Saint-Louis, qui a donné son nom au sucre éponyme, qui va fermer ses portes cet été. Pourtant, les salariés ont tenté de se battre pour qu’un repreneur soit trouvé ou que l’État s’engage pour le maintien des emplois. « Nous, on se bat plus globalement pour le maintien de la filière sucre française. Les économistes nous disent que les cours peuvent remonter, c’est pourquoi on demande à l’État français une mise sous tutelle temporaire de la filière, pour préserver l’outil de production et les emplois », explique Fabien Trujillo, délégué CGT au CSE de l’entreprise dans les colonnes de Libération.

Plusieurs projets de reprises, dont un porté par les planteurs de betteraves français ont été présentés à Südzucker, qui leur a signifié jeudi dernier qu’il n’était pas intéressé. « Il n’est pas acceptable que la France subisse une solution brutale et supporte l’essentiel de la restructuration envisagée par Südzucker », avait estimé en mars le ministère de l’Agriculture via un communiqué. Sans pour autant envisager une implication de l’État dans une éventuelle reprise. Et le président du directoire du groupe allemand de conclure, assumant parfaitement ne pas avoir souhaité qu’une solution profitable aux travailleurs de l’entreprise ne soit trouvée. « Nous n’arrêtons pas la production de sucre pour la proposer à d’autres acteurs, mais bien pour retirer des capacités du marché », qui pourraient nuire à la compétitivité des productions du groupe à l’étranger.

Un groupe dont le chiffre d’affaires s’élève à plus de 7 milliards d’euros, mais qui n’hésite pas à chercher à augmenter son profit sur le dos de dizaines de travailleurs bientôt sans emplois.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le plan social touche principalement la branche turbines à gaz de l’entreprise américaine implantée dans le Territoire de Belfort.

Le Monde avec AFP et Reuters

Antoine Peyratout, directeur général de GE Power France, face à des salariés et des représentants syndicaux qui défendent le maintien en service de leur usine devant le siège de GE à Belfort, le 21 mai 2019. SÉBASTIEN BOZON / AFP

Antoine Peyratout, directeur général de GE Power France, face à des salariés et des représentants syndicaux qui défendent le maintien en service de leur usine devant le siège de GE à Belfort, le 21 mai 2019. SÉBASTIEN BOZON / AFP

Coup de tonnerre à Belfort : le géant américain General Electric (GE) a annoncé, mardi 28 mai, envisager la suppression de plus de 1 000 postes en France. Une nouvelle épine dans le pied du gouvernement au lendemain des élections européennes.

L’annonce, redoutée depuis des mois par les salariés, a été officialisée mardi matin par un communiqué du groupe : GE a présenté aux instances représentatives du personnel « des projets d’évolution de l’organisation de ses activités gaz et de ses fonctions support ». Celles-ci, détaille-t-il, sont susceptibles d’« entraîner un maximum de 1 044 réductions de postes », essentiellement sur les sites franc-comtois de Belfort et Bourogne (Territoire de Belfort), ainsi qu’à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Dans le détail, le groupe américain, qui avait racheté en 2015 la branche énergie d’Alstom, envisage jusqu’à 792 suppressions de postes dans l’entité gaz, et 252 dans celle dédiée aux fonctions supports, a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) un porte-parole du groupe.

Aux abords du site de Belfort, les salariés interrogés par l’AFP se sont dit, la mine fermée, « abasourdis » et « assommés » par l’ampleur de l’annonce et sa « rapidité après les élections européennes ».

« C’est une nouvelle épreuve pour la Cité du Lion, pour le bassin industriel du Nord Franche-Comté, et plus largement pour la filière énergie en France », ont fustigé dans un communiqué commun plusieurs élus locaux, parmi lesquels le maire (LR) de Belfort, Damien Meslot, et la présidente (PS) de la Région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay. Insistant sur le timing de l’annonce, « au lendemain des élections européennes », ils ont sonné « la mobilisation générale » et prévenu : « nous ne lâcherons rien ! »

La « mort annoncée » du site

Au total, General Electric emploie à Belfort environ 4 300 personnes, dont 1 900 dans l’entité turbines à gaz visée par l’annonce et qui subit les conséquences des difficultés générales de GE et de la baisse actuelle de ses marchés. Pour GE, il s’agit « d’améliorer les performances opérationnelles et financières de ses activités gaz, de simplifier son organisation en adaptant ses fonctions support aux contraintes des divisions et ainsi retrouver le chemin d’une compétitivité durable ».

Les procédures d’information-consultation auprès des organisations représentatives du personnel doivent s’ouvrir à la mi-juin. « Ces projets ne seront pas finalisés et aucune décision ne sera prise avant l’issue des procédures de consultation », insiste GE.

Même si salariés et élus redoutaient depuis plusieurs mois ces suppressions de postes, elles ont fait l’effet d’un électrochoc sur le site. C’est un « coup de tonnerre », a réagi sous couvert de l’anonymat un délégué syndical de la Confédération française de l’encadrement-Confédération générale des cadres (CFE-CGC), interrogé par l’AFP à Belfort. « C’est la mort annoncée du site », a renchéri Dominique Thiriet, secrétaire de la Confédération générale du travail (CGT) à GE Belfort, qui a fustigé l’absence de « volonté de General Electric de [le] faire vivre ».

Colère de l’intersyndicale

Pour le gouvernement, ces suppressions tombent au plus mal, dans un contexte social dégradé et avec d’autres déconvenues industrielles, comme la reprise chaotique de l’aciérie d’Ascoval de Saint-Saulve (Nord) ou la fermeture annoncée de Ford à Blanquefort (Gironde).

Début mai, Emmanuel Macron avait assuré dans un courrier aux élus locaux que le dossier GE Belfort faisait l’objet de « la plus grande vigilance de la part de l’Etat ». Dans un « contexte économique difficile », Belfort « dispose d’atouts », mais il est « indispensable de mesurer les investissements nécessaires afin d’adapter l’outil industriel pour expertiser la faisabilité » des projets à l’étude, telle la « diversification dans le secteur aéronautique, dans l’hydrogène » ou dans « de nouvelles centrales nucléaires à l’international », avait-il, cependant, averti.

Fin mars, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, avait précisé qu’il entendait « étudier toutes les pistes industrielles possibles pour maintenir l’emploi ». Parmi ces pistes : puiser dans un fonds de 50 millions d’euros abondé par GE pour ne pas avoir respecté son engagement, pris après le rachat de la branche énergie d’Alstom, de créer un millier d’emplois net en France.

La semaine dernière, M. Le Maire avait toutefois soulevé la colère de l’intersyndicale de GE Belfort, déclarant qu’« aujourd’hui, [GE] a une empreinte très forte sur les turbines à gaz », secteur dans lequel « il n’y a pas de débouchés ».

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