SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Plan social. Toupargel licencie 265 salariés

En plein procès France Télécom, 265 employés seront mis à la porte, et ce alors que l’entreprise conclut des accords avec des groupes ultra-côtés comme Amazon ou Naturalia en s’appuyant sur les faveurs des banques.

PLAN SOCIAL

L’entreprise lyonnaise, leader de la livraison à domicile de produits surgelés, annonce la suppression de 265 postes sur 2 300, soit 10 % de ses effectifs. La direction a proposé un « accord de performances collectives » sous forme de coupon-réponse, lequel, si la case « refus » est cochée, les informe que le « licenciement pour faute réelle et sérieuse pourra être envisagé ».

Toupargel est placé en « procédure de sauvegarde » par sa direction depuis fin janvier. Un plan de redressement du groupe, qui doit être présenté devant le tribunal de commerce de Lyon en juillet, prévoit une « transformation de fond » qui va se répercuter comme à l’accoutumée sur les salariés, dont 10 % seront licenciés. Après la publication des chiffres en 2018, l’entreprise de 2300 salariés affiche une perte de résultats de 11 % par rapport à l’année précédente, soit 25,3 millions d’euros. Alors qu’il dispose de 5 centres, le groupe ferme aujourd’hui la plateforme de Civrieux d’Azergues en la réduisant à un service d’approvisionnement, tout en recentrant l’activité de distribution sur 3 autres plateformes (Argentan, Montauban, Chalon) pour faire face à la concurrence. Ce seront donc 265 employés mis à la porte, et ce alors que l’entreprise conclut des accords avec des groupes ultra-côtés comme Amazon ou Naturalia en s’appuyant sur les faveurs des banques. Et les salariés ont eu ainsi droit à de nouvelles méthodes, aussi fulgurantes que la baisse du chiffre d’affaire : le licenciement par coupon-réponse. Discipline brutale du marché du travail, ce cas met en lumière le but de tout capitaliste : faire du profit, au mépris de la qualité de la production et des conditions de travail.

Ce plan social, froidement nommé « Oxygène 2020 », vise à accroître le chiffre d’affaire en préparant une réduction de 10 millions des coûts de structure tout en s’engageant à hauteur de 20 millions d’euros auprès des actionnaires pour préparer la concurrence sur de nouveaux marchés. Toupargel, fondé en 1947, est resté spécialisé dans la vente directe par téléphone et compte aujourd’hui 42 centres d’appels, avec 1 000 conseillers téléprospecteurs et télévendeurs. Un choix que la famille Tchenio, à l’origine du développement de la firme, justifiait en 2012 :« Les gens adorent être appelés chez eux. Il n’est pas question de remettre en cause notre modèle de vente qui a permis de développer une réelle proximité avec nos clients. » Mais face à l’inadaptation de ce modèle, la direction constatant que la vente par téléphone baisse de 10 % se tourne avec ce plan vers le web, lui en augmentation de 36 %, en en profitant pour licencier.

Le groupe est devenu leader en France de la livraison à domicile de surgelés depuis 2003 grâce au rachat d’Agrigel. Profitant des communes où il y avait peu de commerce de proximité (généralement avec moins de 10 000 habitants), l’entreprise a misé sur une population rurale et plutôt âgée. Face au déclin graduel de son chiffre d’affaires, il se dédie en 2009 à la vente de produits d’épicerie et d’hygiène et met en place un service internet pour fidéliser, selon le modèle dit « omnicanal » qui vise à coordonner tous les canaux de diffusion. 95 % des bénéfices étant toujours liés aux surgelés car n’étant pas en capacité de concurrencer des groupes comme Picard dans les grandes villes qui se sont élargis à la grande distribution, la direction de Toupargel a continué ses opérations individuelles avec les ventes à domicile, via les téléphones, les centres de relais et le site internet, tout en s’ouvrant à une clientèle plus large avec le bio, le halal, le casher, et divers types de régimes alimentaires, et en propageant des conseils nutrition bidons sur son site. Mais face au monopole sur la grande distribution, les recettes de ce genre de vente ne représentent que 12,7 % des volumes tout circuits confondus. Une nouvelle équipe de direction, placée en 2017, signe de nouveaux contrats avec La Vie Claire, Amazon ou Naturalia et sort 40 millions de chiffres d’affaires en 2018.

Mais cette mise en place a un coût, et dans un contexte où la concurrence sur internet s’est fortement accrue et la clientèle des services à domicile est en déclin dans les zones ciblées par Toupargel, le groupe se tourne vers de nouvelles techniques managériales avec des systèmes de référencement de compétences, des évaluations permanentes des employés et des cursus de formation en 22 jours. Cette politique, qui a impliqué de licencier jusqu’à 20 % des salariés selon les années, essentiellement dans la prospection de terrain, n’a fidélisé aujourd’hui que 700 000 foyers, comparé à 2014 où elle comptait 3 290 employés pour 1,2 millions de clients, et ce alors que les cotisations patronales décroissent d’année en année en défaveur de la politique sociale (depuis 1993 avec Balladur le montant de ces exonérations est passé de 2.6 milliards d’euros à 21,6 milliards d’euros, sans avoir pour autant créer de nouveaux postes de travail ou résorber le chômage).

Or pendant ce temps le quotidien des télévendeurs, téléprospecteurs, des manutentionnaires et des autres agents ne s’est pas amélioré : pauses de trois heures imposées qui cassent la journée, travail au froid et port de charges lourdes dans les entrepôts, des rythmes souvent difficiles à tenir et qui ont servi de prétexte de licenciements pour « inaptitudes ». Des accords de pénibilité avaient été signés en 2013, qui selon la CGT restent très en deçà du Code Du Travail, notamment sur les salaires très proches des minima conventionnels, et alors que Toupargel affiche des bénéfices énormes par rapport au nombre de salariés. « Nous allons avoir un parcours optimisé et personnalisé pour nos clients avec de nouvelles méthodes de recrutement », précise Jérôme Dalidet, l’actuel PDG du groupe. Mais la population a plutôt besoin de services qui soient adaptés à ses besoins, et non pas soumis aux caprices des patrons et des actionnaires, qui eux par contre n’ont pas à trembler pour leur loyer, leurs repas, leur famille et leur futur quand l’entreprise connaît des difficultés.

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Fusion Renault-Fiat Chrysler : 2,5 milliards de dividendes pour les actionnaires

Pendant qu'hôpitaux, lignes de train, écoles et services publics ferment, les capitalistes sont à la fête.

La fête continue pour les capitalistes
Une « proposition amicale » qui ne se refuse pas

Ce lundi 27 mai, le groupe automobile Fiat Chrysler Automobile (FCA) a officiellement envoyé un projet de fusion avec l’entreprise Renault. Cette fusion, si elle est acceptée par le groupe Renault, donnerait naissance au troisième groupe mondial de constructeur automobile. La proposition de FCA consiste en la réunion des deux entreprises par le biais d’une holding, une société regroupant à 50-50 les actionnaires du groupe Renault et ceux de l’entreprise italo-américaine, coté à Paris, Milan et New York et dont la maison mère serait de droit hollandais. Pour le moment, la fusion n’est pas encore effective puisque le conseil d’administration de Renault doit étudier l’offre et donnera une réponse d’ici quelques jours, voire quelques semaines. D’ores et déjà, selon le Financial Times : « le conseil d’administration de Renault, qui s’est réuni lundi matin, a déclaré qu’il "étudierait avec intérêt l’opportunité d’un tel regroupement d’entreprises", le qualifiant de "proposition amicale". Il vise à prendre une décision initiale le plus tôt possible, potentiellement d’ici la semaine prochaine, selon les personnes informées à ce sujet. »

En tout état de cause, la « proposition amicale » » se promet d’être lucrative. Quelques milliards de plus pour gonfler les poches, déjà bien remplies, des actionnaires selon les chiffres du Financial Times : « En raison des différences de valeur de marché au début de la journée, les actionnaires de FCA recevraient un dividende de 2,5 milliards d’euros avant la clôture de l’opération. La valeur de la transaction fluctuera en fonction du cours des actions. »

Selon le rapport de FCA, cette holding donnerait naissance à un troisième « fabriquant d’équipement d’origine » (FEO) dont les ventes annuelles devraient atteindre les 8,7 millions de véhicules avec une « forte présence dans les régions et segments-clés » permettant d’engranger pas moins de 170 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Cette fusion sera donc une nouvelle opportunité pour les grands monopoles de faire des profits extravagants sur le dos des travailleurs.

Plus gros, plus riches

La holding en projet devrait devenir un « leader mondial dans un secteur automobile en rapide évolution avec un fort positionnement dans les nouvelles technologies, dont les véhicules électriques et autonomes », car si FCA s’intéresse à Renault, ce n’est pas sans arrière-pensées. FCA a effectivement besoin des apports techniques que pourrait lui offrir Renault, en particulier en matière de véhicules électriques, FCA n’offrant pour le moment aucun véhicule de cette sorte dans sa gamme. Les intérêts sont donc bien présents pour FCA, mais également pour Renault puisque cette fusion permettrait l’ouverture des marchés d’Amérique du Nord grâce aux gros véhicules SUV ou pick-up à prix rentable.

Seulement, les intérêts de cette fusion pour les deux entreprises ne sont pas uniquement directs. FCA et Renault doivent joindre leur force pour réaliser les investissements colossaux nécessaires à l’évolution technologique dans l’automobile, notamment l’électrification, la conduite autonome ou les véhicules connectés, qui sont déjà estimés à plus de 250 milliards d’euros pour les sept prochaines années. Mais les actionnaires des deux entreprises ne perdent pas de vue leur principal objectif : le profit. Les synergies annuelles sont dès à présent évaluées à plus de cinq milliards d’euros, ajoutées à celles déjà existantes de l’alliance de Renault avec les groupes japonais Nissan et Mitsubishi Motors.

Un pilier de l’impérialisme français

L’autre actionnaire central de la potentielle nouvelle holding est évidemment l’Etat français qui détient actuellement 15% des parts de Renault. La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a réagi dès lundi matin à propos de cette fusion en assurant que « le gouvernement y est favorable », ce qui était évidemment prévisible lorsque l’on voit les bénéfices hors-normes que cette fusion pourrait apporter.

Une fusion qui permettrait d’étendre la puissance de l’impérialisme français face à ses concurrents internationaux. C’est pourquoi, elle continue : « c’est important pour nous parce que ça témoigne de notre capacité à répondre aux enjeux de souveraineté économique européenne et française dans un contexte de mondialisation où on a de très grandes entreprises, des géants qui se sont construits en dehors de l’Europe, et aujourd’hui, on a besoin que des géants se construisent en Europe ».

Or, ce qui semble être bénéfique pour le gouvernement ne l’est pas pour autant aux yeux des travailleurs de l’automobile qui, à cause de cette fusion, vont être sur la sellette. La porte-parole tente tout de même de rassurer un maximum en exigeant timidement qu’il « faut que les conditions dans lesquelles se réalise cette fusion soit à la fois favorable au développement économique de Renault et évidemment aux salariés de Renault ». Quelle hypocrisie lorsque l’on connait le sort qui est réservé aux travailleurs. En plein procès France Télécom, les « restructurations » et autres fusions provoquent de véritables massacres sociaux : licenciements, troubles psycho-sociaux, suicides.

Il est en effet typique lors des fusions d’entreprises que de nombreux ouvriers se retrouvent mis à la porte, et c’est évidemment le risque ici une fois de plus. Lorsque l’on voit l’avidité de la famille Agnelli qui sera aux commandes de cette holding, on ne peut que redouter de graves conséquences pour les intérêts des travailleurs.

Crédit photo : AFP/Marco Bertorello et Loïc Venance

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Quel est le coût du Capital ? La réponse en vidéo par Mathieu Cocq, responsable du pôle économique CGT.

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Pour sauver la planète, il faudrait passer à la semaine de 6 heures

Par Hélaine LEFRANÇOIS

D’après le groupe de réflexion Autonomy, les pays signataires de la COP21 devraient réduire drastiquement le temps de travail, afin de diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre et limiter le réchauffement climatique. Un de ses chercheurs a calculé le nombre idéal d’heures de travail hebdomadaire pour trois pays.
 
Et si la réduction du temps de travail permettait de lutter contre le dérèglement climatique ? Dans une étude récente, le groupe Autonomy, dont les travaux de réflexion portent sur l’organisation du travail, démontre qu’en travaillant moins nous pourrions réduire considérablement nos émissions de gaz à effet de serre.

Un de ses chercheurs affiliés, Philippe Frey, doctorant à l’Institut de Technologie de Karlsruhe (Allemagne), s’est concentré sur trois exemples : le Royaume-Uni, la Suède et l’Allemagne. Ces trois pays ont signé l’accord de Paris sur le climat.

Pour rappel, en 2015, les pays signataires se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre afin de limiter le réchauffement climatique à 2 °C maximum d’ici 2100.

Pour sauver la planète, il faudrait passer à la semaine de 6 heures
Au Royaume-Uni, le mouvement Extinction Rebellion demande au gouvernement d’agir immédiatement. (Photo d’illustration : Stephanie Keith / AFP)

Une semaine à 6 heures en Allemagne

D’après les calculs de Philippe Frey, les Suédois devraient travailler 12 heures par semaine, les Britanniques 9 heures et les Allemands 6 heures afin de tenir leur promesse. À l’échelle mondiale, les pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), dont la France fait partie, devraient limiter leur temps de travail à 5 heures et demie par semaine au lieu des 40,5 heures hebdomadaires actuelles. Toutefois, ce chiffre n’est pas très parlant, car il existe de fortes disparités entre les différents pays de l’OCDE.

Pour en arriver à ce résultat, Philippe Frey a utilisé les chiffres de l’OCDE sur les émissions de gaz à effet de serre par secteur d’activité et par pays. La différence entre l’Allemagne, le Royaume-Uni et le Suède s’explique par la productivité de leurs travailleurs, mais aussi par les industries qu’ils privilégient.

Pour sauver la planète, il faudrait passer à la semaine de 6 heures
Le site d’extraction de charbon de Garzweiler, en Allemagne. (Photo d’illustration : Patrik Stollarz / AFP)

Ainsi, les Britanniques travaillent en moyenne 42 heures par semaine, soit deux de plus que les Allemands. Mais l’économie allemande génère plus d’émissions de gaz à effet de serre que l’économie britannique, ce qui explique pourquoi les Allemands devraient moins travailler que les Britanniques.

En Suède, l’économie est plus respectueuse de l’environnement. L’écart entre le nombre hebdomadaire d’heures actuellement travaillées (38 heures) et le nombre d’heures idéal (12 heures) est donc moindre.

Une urgente oisiveté

Des études précédentes affirmaient déjà que la réduction du temps de travail permettait de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. En un sens, les résultats de cette étude sont logiques : si la production baisse, la consommation baisse aussi. C’est un changement radical de la société que ce rapport préconise.

« Je dirais que la crise climatique nécessite une baisse sans précédent de l’activité économique », écrit l’auteur qui cite Le droit à la paresse de Paul Lafargue.

Au XIXe siècle, cet économiste faisait l’éloge de l’oisiveté car il estimait que les travailleurs n’avaient pas assez de temps pour profiter de la vie. Sauf qu’aujourd’hui, c’est pour résoudre l’urgence climatique que Philippe Frey propose de limiter le temps de travail… « Si la durabilité écologique nécessite une baisse générale de la consommation, alors l’augmentation du temps de loisir n’est pas tant un luxe mais une urgence », dit-il.

 
« L’augmentation du temps de loisir n’est pas tant un luxe mais une urgence », selon l’auteur de cette étude. (Photo : janka00simka0 / Pixabay)

Toutefois, le chercheur est conscient que la réduction du temps de travail, seule, n’est pas suffisante. « Il est nécessaire de mettre en place d’autres mesures qui facilitent une transformation économique radicale, comme remplacer certains métiers du secteur industriel par des métiers du secteur tertiaire, l’extraction d’énergies fossiles par des actions respectueuses de la planète (par exemple, les opérations de reforestation) », indique-t-il. En un mot, la lutte contre le réchauffement climatique ne se fera pas sans une intervention politique sensée.

Publié par Anti-K

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Comment une multinationale multimilliardaire "Unilever MIKO" (saint Dizier) se prépare à amplifier l'exploitation des travailleurs

Voici le tract des copains CGT Unilever Miko concernant la négociation sur les embauches.

Comment une multinationale multimilliardaire "Unilever MIKO" (saint Dizier) se prépare à amplifier l'exploitation des travailleurs

Embauche 

                          2019

Bonjour à tous,

Des négociations débutaient vendredi 3 mai 2019 concernant des embauches en CDI.

A la 1ère réunion, les propositions de la direction étaient les suivantes :

12 CDI à fin juin/début juillet puis 8 CDI en plus fin décembre 2109 ce qui représentait 20 CDI à temps plein.

La CGT avait demandé 20 CDI tout de suite.

La 2ème réunion a été annulée par la direction à la dernière minute sous prétexte que c’est Unilever Europe qui décide des embauches à Saint Dizier (de qui se moque-t-on ???????)

Hier, lors de la réunion du CE, la direction modifie complétement ses positions et propose 10 CDI TPA, en gros ce sont des CDI à 800 heures travaillées par an au lieu de 1607 heures (cela correspond à 1 travail à mi-temps) avec possibilité de travailler 30% de plus ainsi que des samedis supplémentaires.

La CGT s’oppose farouchement à ce type de travail précaire et l’a fait clairement savoir à la direction.

Comment un groupe comme Unilever qui dégage des marges de bénéfices énormes, rémunère ses actionnaires grassement et MIKO qui embauche des personnes dans tous les services via des CDI à temps plein peut proposer au personnel de production des emplois précaires.

Il y a 2 mondes chez Miko, le personnel des bureaux et les sans-dents de la production qui sont très mal considérés par la direction.

Je répète que la CGT suivant vos demandes est absolument contre les emplois proposés par la direction sont la forme de TPA (Temps Partiel Aménagé)

    

Patrice Aubriet                                 Manuel Macquart

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Saint-Gobain PAM : appel à la grève sur tous les sites par la CGT

Après l’annonce par la direction de Saint-Gobain PAM de la recherche de partenaires à l’étranger, la CGT appelle à une première journée de grève ce vendredi. Un arrêt de travail de 24 heures sur les sept sites de la branche canalisation du groupe, avec rassemblement devant l’usine de Foug.

Le dernier appel à la grève de la CGT sur le site Saint-Gobain PAM de Foug, le 14septembre dernier, avait conduit au blocage de l’usine. Photo d’archives ER /Stephanie CHEFFER

Le dernier appel à la grève de la CGT sur le site Saint-Gobain PAM de Foug, le 14septembre dernier, avait conduit au blocage de l’usine. Photo d’archives ER /Stephanie CHEFFER

La CGT a décidé de mener « un temps fort » ce vendredi « en appelant les salariés de tous les sites à ne pas travailler ». Soit les employés des sept usines de la branche canalisation du groupe Saint-Gobain concernées par la possibilité d’un prochain partenariat signé avec le chinois Xinxing, ou un autre partenaire étranger : les deux sites de Pont-à-Mousson, et ceux de Blénod-lès-Pont-à-Mousson, Toul, Foug, Maidières et Bayard (Haute-Marne). Et c’est donc à Foug (Toulois), deuxième site le plus important en terme d’emplois après Pont-à-Mousson, que les salariés sont appelés à se rassembler, ce vendredi dès 6h.

« Cette mobilisation ne sera qu’une étape pour exprimer notre mécontentement », annonce déjà Julien Hézard, délégué CGT.

Conserver les hauts-fourneaux à Pont-à-Mousson

Avant la mobilisation sur le terrain de demain, le syndicat, « historiquement à Saint-Gobain PAM hors de l’intersyndicale (CFE CGC-FO-CFTC-CFDT) », rappelle sa revendication principale avant une probable entrée étrangère au capital de la société. « Avant tout, nous voulons conserver les hauts-fourneaux à Pont-à-Mousson, et par-là même, maintenir les 300 emplois qu’ils apportent ». La CGT rappelle aussi qu’elle souhaite que « la direction trouve un partenariat avec un projet social industriel et social stable et durable », et que, si sa « préférence va vers un partenaire européen », elle juge qu’une nationalisation temporaire est « une solution à ne pas négliger ».

Hasard du calendrier ou pas, l’intersyndicale terminait, quant à elle, sa tournée des sept sites, hier. Une séquence, détaillée dans nos colonnes de jeudi , qui avait pour but d’informer les employés sur « l’intention de cession de Saint-Gobain et le projet de l’intersyndicale ». Les quatre syndicats demandent notamment « de la transparence à la direction » et « un plan de recapitalisation de 680 millions d’euros ». L’intersyndicale fera « un point » sur les prochaines actions de terrain à mener après deux dates qu’elle juge clé : l’assemblée générale des actionnaires de Saint-Gobain le 6 juin, et le rendez-vous du comité de Groupe France, le 14 juin.

Tony ROBIN

Publié par estrepublicain.fr

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« McDo, rends l’argent ! »

Cette année encore McDonald’s engrange les bénéfices. A l’assemblée générale mondiale des actionnaires, qui se tient le 23 mai 2019, la multinationale affiche un bénéfice record de 5,9 milliards de dollars. Excusez du peu ! Les quelque 1500 restaurants français de la chaîne de fast-food contribuent largement à ce résultat, puisque l’hexagone est le deuxième marché de McDo après les Etats-Unis. Pourtant, si l’argent coule à flots pour les actionnaires, la multinationale ne paie quasiment aucun impôt en France, en Europe et même dans le monde. Quant à leurs salariés, ils sont majoritairement cantonnés au salaire minimum et à des temps partiels.

Un droit européen accommodant avec les multinationales favorisant l’évasion fiscale

En décembre 2015, la Commission européenne a ouvert une enquête sur McDonald’s. Les investigations menées par la commissaire européenne à la concurrence Margrethe Vestager ont conclu qu’il y avait une « absence d’imposition de certains bénéfices de McDonald’s au Luxembourg ». L’enquête a aussi montré que McDonald’s bénéficiait même d’une « double non-imposition » : la multinationale ne paie d’impôt ni au Luxembourg, ni aux Etats-Unis (dans l’Etat du Delaware) où elle évade pourtant in fine ses bénéfices.

Comme l’a expliqué Margrethe Vestager : « Notre enquête approfondie a […] démontré que la double non-imposition résultait en l’espèce d’une incompatibilité entre les législations fiscales luxembourgeoise et américaine, et non d’un traitement particulier accordé par le Luxembourg ». Pour le dire autrement, ce qui intéressait la Commission européenne c’était de savoir si McDonald’s avait bénéficié d’une aide illégale d’Etat de la part du Luxembourg, ce qui aurait été une distorsion du droit de la concurrence et aurait été condamnable par le droit européen. Comme il ne s’agit ici pas de « concurrence » mais d’évasion fiscale, McDonald’s peut continuer ses petits arrangements qui rapportent des milliards. Aucune directive, aucun Traité ne vient lui interdire d’évader ses bénéfices ni l’obliger à payer ses impôts dans les pays où ils sont réalisés.

Une multinationale championne des bas salaires

Si McDonald’s est une multinationale championne de l’évasion fiscale, elle est aussi celle des bas salaires. A Paris, à Marseille, à Bezons ou encore à Rouen, les « équipier•es » nous ont raconté la même galère. Travailler à McDonald’s c’est travailler pour de très petits salaires. Payés au SMIC, à temps partiel, avec des horaires atypiques qui obligent à faire parfois de longues pauses entre deux shifts (services), les salarié•es gagnent en moyenne moins de 1000 euros chaque mois.

Lors de la commission d’enquête citoyenne, les consommateur•trices de la chaîne de fast-food ont fait part de leur solidarité avec les salarié•es de McDonald’s. La centaine de client•es interrogé•es plaident pour une revalorisation des salaires. Comme ils l’expliquent : « le SMIC ne suffit pas pour vivre », puisqu’ils « ont des conditions de travail difficiles dans la restauration rapide », que leur travail est « speed », « usant », les amène « à travailler les week-end et en soirée… » et que c’est « difficile d’avoir une vie de famille et de voir les amis » dans ces conditions.

Un système de franchise qui tire les droits des salarié•es vers le bas

La multinationale a aussi mis en place système de franchise et d’évasion fiscale néfaste aux salarié•es, et ce pour plusieurs raisons. Aujourd’hui, en France, près de 90% des restaurants McDonald’s sont « franchisés ». Ils n’appartiennent pas directement à McDonald’s mais à de « petit•es propriétaires » qui détiennent des restaurants de la marque. L’avantage pour McDonald’s est que chaque restaurant franchisé est considéré comme indépendant des autres restaurants et du groupe. Dans la plupart des cas, cette situation permet à McDonald’s d’éviter la mise en place d’un Comité d’entreprise dans le restaurant. Cette situation prive les salarié•es de la prime de participation : chaque année c’est plus de 40 millions d’euros de participation qui échappent aux équipier•es, et ce alors que « en même temps », la multinationale profite d’aides publiques, notamment du CICE pérennisé par Emmanuel Macron (soit 49 millions en 2015).

Une répression syndicale généralisée

Le système de franchise actuel est clairement un moyen pour la direction de McDonald’s de diviser les salarié•es pour mieux régner. En effet, ce système complique la désignation de délégué•es syndicaux•ales et la mise en place de comités d’entreprise. De nos entretiens avec les représentants des organisations syndicales de McDo, il apparaît que la multinationale est déterminée à empêcher toute expression syndicale. Les salarié•es ont dénoncé l’importante répression syndicale qui s’abat sur eux•elles. En effet, l’entreprise n’hésite pas à les pousser à la « faute » et à licencier les syndicalistes qui réclament des conditions de travail décentes.

Le modèle McDonald’s : un modèle polluant

Comme le montre le rapport de l’association Zero Waste publié en 2017, le principe du tout-jetable sur lequel est fondé le modèle d’entreprise de McDonald’s est responsable de la production d’une quantité considérable de déchets : chaque minute, l’entreprise utilise près de 2,8 tonnes d’emballages jetables pour servir ses client•es à travers le monde, ce qui représente 115 tonnes d’emballages jetés par jour en France (soit plus d’1 kg par seconde). McDo produit une montagne de déchet et recycle encore très peu… Le tri n’est toujours pas généralisé à l’ensemble des restaurants en France.

Mettre fin à l’impunité fiscale des multinationales

Pour que McDo et toutes les multinationales, qui pratiquent les mêmes abus, rendent l’argent, j’ai rédigé une « Directive McDo ». Je la porterai une fois élue au Parlement européen pour mettre fin à l’impunité fiscale des multinationales et récupérer les 900 milliards d’euros qui s’évadent chaque année de l’Union européenne.

Leïla Chaibi, candidate aux élections européennes en troisième position sur la liste de la France insoumise menée par Manon Aubry.

Publié par Anti-K

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Le procès de Lidl une fois de plus repoussé après le suicide de Yannick Sansonetti sur son lieu de travail

L’entreprise Lidl derrière sa poudre aux yeux servi par les pubs et lors des jours d’intégrations des nouveaux salariés, est bien connue pour ses conditions de travail inhumaines que ce soit en magasin ou en entrepôt comme ont pu nous le démontrer certains témoignages ou reportages. Ces conditions de travail peuvent conduire dans le pire des cas au burn out ou au suicide, que Lidl n’hésite pas à nier, c’est le cas par exemple de Yannick Sansonetti, technicien de maintenance qui s’était pendu sur son lieu de travail il y a quatre ans en mai 2015.

#AssezDeViesBroyées

Voila maintenant trois fois que le procès contre Lidl est reporté, officiellement par absence d’assesseur. Pourtant en première instance Lidl avait été reconnue coupable et ceci du fait de deux rapports du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et de l’inspection du travail. Le premier stipulant que Yannick Sansonetti avait subi « un processus de dégradation de l’état de santé psychologique […] Le suicide est l’aboutissement de ce processus » tandis que l’autre concluait à « des agissements répétés de harcèlement moral » avec une « surcharge de travail, pression, propos dénigrants, etc ».

Suite à ces rapports le tribunal des affaire sociales avait alors condamné Lidl à dédommager la famille de 90 000 euros avec comme motif « faute inexcusable de l’employeur ». La firme au chiffre d’affaire de 74,6 milliards d’euros en 2016 avait refusé cette décision de justice et avait appel et depuis ce jour le procès à été reporté trois fois et ne se tiendra selon les dernières infirmations qu’en novembre prochain. Une nième démonstration du mépris de la vie travailleurs par le patronat dans sa course aux profits.

Par ailleurs, le suicide de Yannick Sansonetti n’est pas un cas isolé au Lidl de Rousset, dernièrement un autre cas de harcèlement moral a été signalé et une information judiciaire a été ouverte. C’est le responsable d’entrepôt Patrice Tonarelli, supérieur et collègue de Yannick Sansonetti qui est aujourd’hui victime de la firme, il dénonce qu« À partir de 2014, on m’a demandé de faire des listes de personnes à éliminer, à licencier, dont Yannick. Pour moi c’était inconcevable, irréalisable, j’ai toujours refusé. A partir de là, ça a été le management de la terreur" Le témoignage de Patrice Tonarelli devant la justice et devant le député LFI François Ruffin (alors en charge d’un rapport parlementaire sur le burn-out), lui ont valu son licenciement quelques jours après la publication du rapport parlementaire. Lidl Rousset est donc également assigné aux prud’hommes pour licenciement abusif et harcèlement moral.

Pourtant malgré toutes ces accusation l’entreprise continue de tourner à plein régime et continue de traiter ses salariés de la même manière dans l’impunité la plus totale, d’après le délégué CGT du personnel qui affirme que depuis la mort de Yannick Sansonetti « rien n’a changé ».

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Dans un rapport rendu public lundi dernier, l’ONG Oxfam France met en lumière l’incroyable gourmandise des actionnaires et des patrons des grandes entreprises françaises, qui opèrent des ponctions énormes sur la valeur ajoutée nationale.

Dans un rapport rendu public lundi dernier, l’ONG Oxfam France met en lumière l’incroyable gourmandise des actionnaires et des patrons des grandes entreprises françaises, qui opèrent des ponctions énormes sur la valeur ajoutée nationale.

Posted by  | 17 Mai 2018 |  |

Intitulé « CAC 40 : des profits sans partage », le dernier rapport d’Oxfam France – long de plus de 80 pages – entend décrire « comment les grandes entreprises françaises alimentent la spirale des inégalités’. Il a toutefois une autre vertu pédagogique : il permet d’entrevoir les choix et les comportements du capitalisme français – c’est-à-dire des grandes entreprises, mais également de leurs actionnaires et de leurs PDG. Il renverse un raisonnement bien ancré médiatiquement : si l’économie française ne va pas très bien, c’est parce que l’Etat vit au-dessus de ses moyens, et que les “privilèges” des citoyens ordinaires mettent en péril les équilibres financiers du pays.

En effet, les chiffres mis en valeur par Oxfam mettent en lumière l’incroyable gourmandise des actionnaires et des patrons du CAC 40. Une gourmandise qui menace, au-delà de toute considération morale, l’avenir des entreprises qui les nourrissent. On apprend ainsi que depuis 2009, les entreprises du CAC 40 ont distribué 67,4% de leurs bénéfices en dividendes aux actionnaires, et n’en ont réinvesti que 27,4%. Cela n’a toujours pas été ainsi. Dans les années 2000, ces firmes ne reversaient que 30% de leurs bénéfices aux actionnaires. L’extrême générosité d’aujourd’hui nuit à la capacité à réinvestir des grands groupes français, et donc à l’avenir de l’économie française, sacrifiée sur l’autel du court terme.

D’autant plus que de nombreux groupes du CAC 40 distribuent de l’argent qu’ils n’ont pas. Entre 2009 et 2016, ArcelorMittal a versé 3,4 milliards de dividendes en dépit de plus de plus de 7 milliards de pertes cumulées. Depuis 2009, Engie a reversé à ses actionnaires une somme trois fois plus importante que ses bénéfices. Au final, la France, que l’on nous décrit comme un pays qui déteste les riches, est le champion mondial des dividendes, quand on les met en relation avec les bénéfices générés.

UN CAPITALISME FRANÇAIS DE MOINS EN MOINS… FRANÇAIS

On peut imaginer qu’un grand nombre de petits épargnants profite en premier lieu des dividendes du CAC 40. Ce n’est pas tout à fait vrai. Certes, il y a une grande opacité, et selon les données d’Euronext, 41,7% des propriétaires d’actions en France en 2015 étaient inconnus. Mais l’on sait que huit groupes familiaux et fonds d’investissement contrôlaient une action sur huit. Le groupe Arnault contrôle le plus gros portefeuille, devant l’Etat français, puis la famille Bettencourt et en quatrième position le fonds américain Blackrock. Le CAC 40 est en France, mais plus tout à fait français. 44,5% des actions sont désormais détenues par des acteurs étrangers, le plus souvent situés dans des paradis fiscaux. Des paradis fiscaux au sein desquels nos champions nationaux des services et de l’industrie multiplient les filiales où ils transfèrent par divers moyens une partie de leur valeur ajoutée.

L’Etat français est tondu de diverses manières, mais on ne peut pas dire qu’il s’en plaint… La preuve : quand Emmanuel Macron limite l’impôt sur la fortune aux actifs immobiliers, il enrichit encore plus ce petit monde du parasitisme spéculatif. Il se montre fidèle à son image de président des très riches, car selon les chiffres mis en avant par Oxfam, le patrimoine des 0,1% les plus riches est composé à 90% d’actifs financiers, qui ne représentent pas le tiers du patrimoine moyen des Français.

LA PORTION CONGRUE AUX SALARIÉS…

En réalité, seuls 5,3% des bénéfices des entreprises du CAC 40 sont redistribués en primes pour les salariés. L’exemple de Carrefour est saisissant. Son PDG a gagné en moyenne 306 fois le salaire moyen au sein de son entreprise, 553 fois le SMIC, 509 fois le revenu moyen des agriculteurs français dont les produits remplissent les rayons… et 19 276 fois le revenu moyen d’une cueilleuse de thé indienne travaillant pour un de ses fournisseurs.

Depuis 2009, les rémunérations des patrons du CAC40 ont augmenté de 46%, deux fois plus vite que la moyenne des salaires de leurs entreprises, selon OXFAM, et quatre fois plus vite que le SMIC. On pense notamment à Carlos Ghosn, le patron de Renault, dont le salaire a connu une croissance de 469% en sept ans.

Il faut croire que la théorie du ruissellement, ça marche, mais seulement pour les premiers de cordée. Plus fondamentalement, les salaires des dirigeants du CAC 40 (contrairement à ceux des employés) sont plus ou moins indexés sur les cours de l’action de leurs entreprises, ce qui les pousse à conforter la logique financière à courte vue, et à négliger les considérations industrielles de long terme. Cette attitude pourrait affecter la compétitivité des entreprises françaises, et ouvrir la voie à des concurrents issus de pays où les actionnaires ont moins tendance à manger leur blé en herbe.

Pour télécharger l’intégralité du rapport d’OXFAM : http://oxfamfrance.org/sites/default/files/file_attachments/vfrapport_oxfam_cac40_des_profits_sans_partage.pdf

Photo : Bernard Arnault, dont le groupe possède le plus gros portefeuille du CAC 40, à la Conférence à l’Ecole polytechnique, « LVMH, la construction d’un leader mondial Français », 14 mars 2017

Crédits : Jérémy Barande / Ecole polytechnique Université Paris-Saclay / CC BY-SA 2.0

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British Steel en faillite, l’avenir d’Ascoval s’assombrit

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Par Christophe Alix — 
Le ministre de l’Economie français Bruno Le Maire serre la main à un salarié d’Ascoval, à Saint-Saulve, le 2 mai. Photo François Lo Presti. AFP
La mise en redressement judiciaire du sidérurgiste britannique menace 25 000 emplois outre-Manche et nourrit l’inquiétude du côté de son nouveau site français de Saint-Saulve, repris il y a une semaine. A Bercy, on dédramatise et affirme que la reprise va se poursuivre.
  • British Steel en faillite, l’avenir d’Ascoval s’assombrit

Une semaine à peine après avoir repris l’aciériste français Ascoval, le sidérurgiste British Steel se retrouve à son tour en pleine tourmente. Faute d’avoir obtenu une aide d’urgence du gouvernement britannique de 30 millions de livres sterling (34 millions d’euros) qu’il négociait depuis plusieurs semaines, le numéro 2 du secteur outre-Manche a annoncé mercredi son dépôt de bilan et sa mise en redressement judiciaire. Une situation qui plonge à nouveau les 270 salariés de l’usine de Saint-Saulve, dans le nord de la France, en plein désarroi, même si Bercy s’est voulu rassurant en expliquant que cette procédure ne concernait pas sa nouvelle aciérie française.

Concurrence chinoise

«Le gouvernement a travaillé sans relâche avec British Steel, son propriétaire Greybull Capital et ses créanciers pour trouver une solution», s’est justifié Greg Clark, le ministre de l’Industrie britannique en réponse au leader travailliste Jeremy Corbyn, qui réclame une nationalisation provisoire de l’entreprise afin de sauver ses 4 500 employés au Royaume-Uni et les 20 000 emplois dans la chaîne d’approvisionnement qui sont menacés. «Le gouvernement ne peut agir que dans le cadre de la loi, a répliqué le ministre. Il aurait été illégal de fournir une garantie ou un prêt sur la base des propositions de l’entreprise.» Le cabinet EY a été mandaté pour tenter de trouver un repreneur.

Née de la reprise en 2016 de la division européenne de «produits longs» (rails et construction) du sidérurgiste indien Tata Steel par le fonds d’investissement Greybull Capital, l’entreprise rebaptisée British Steel (ressuscitant le nom de l’ancien mastodonte de l’acier britannique disparu en 1999) compte parmi ses clients les plus importants la SNCF française et Network Rail. Un marché censé être moins sensible à la concurrence de l’acier chinois importé à prix cassés que celui des «produits plats» (plaques). Selon Paul McBean, le président des syndicats du site de Scunthorpe, la principale usine de British Steel dans le nord de l’Angleterre, le Brexit est directement à l’origine de cette faillite. Le carnet de commandes de BS s’est effondré ces derniers mois, en raison de l’incertitude provoquée par la sortie programmée du pays de l’Union européenne.
Trois à six mois de «garantie absolue»

En France, British Steel compte deux usines depuis la reprise d’Ascoval : Hayange (Moselle), ex-Sogérail, qui produit des rails et dépend d’une structure juridique différente de British Steel UK d’une part et l’usine de Saint-Saulve de l’autre. Ce dernier site a éprouvé de nombreuses déconvenues dans sa recherche d’un repreneur depuis la décision de son ancien propriétaire, Vallourec, de s’en séparer en 2015 : plusieurs projets de reprise avaient échoué jusqu’à l’arrivée récente de British Steel. Alors qu’une partie des fonds promis par le gouvernement et BS pour le sauvetage d’Ascoval ont bien été débloqués ces derniers jours (15 millions d’euros pour le premier, 5 pour le second), Bercy a précisé que la faillite outre-Manche n’incluait pas l’aciérie de Saint-Saulve détenue par une autre société, sa maison-mère Olympus Steel Ltd. Il a également été précisé que les fonds déjà versés pour Saint-Saulve ne pourraient pas être utilisés à d’autres fins au moment où les actifs de British Steel vont être utilisés pour payer ses fournisseurs et créanciers. «On a interdit la mutualisation de la trésorerie avec d’autres sociétés», assure-t-on au cabinet de Bruno Le Maire, où l’on explique avoir foi dans la capacité d’Olympus Steel «à mener à bien la reprise d’Ascoval et à apporter les fonds nécessaires dans le calendrier prévu». Soit 47 millions versés par chacune des deux parties pour aboutir cet été à un total de 94 millions d’euros.

«Il faut investir, mais le plan consistant à réintégrer Ascoval dans une chaîne de valeur est crédible», poursuit-on à Bercy où l’on se dit convaincu de la viabilité du projet. Le site doit en effet être modernisé pour fournir deux entités appartenant elles aussi à Greybull Capital, à Hayange et aux Pays-Bas. «Nous ne sommes pas dans une logique de perfusion, on n’investit pas dans des boîtes auxquelles on ne croit pas, explique-t-on encore dans l’entourage du ministre. Pour autant, Bercy reconnaît à ce stade n’avoir une «garantie absolue» sur l’avenir que pour les trois à six prochains mois. «Au-delà, il y a encore une incertitude tant mais aucune raison de penser que les engagements seront remis en cause.»

«Flou total»

A Saint-Saulve, l’annonce de la faillite de British Steel a ravivé les pires craintes. «On est dans le flou total et l’angoisse à nouveau, a réagi Bruno Kopczynski, délégué CFDT et porte-parole de l’intersyndicale. Les salariés veulent des garanties sur la venue des représentants de British Steel, qui ne sont jamais venus. Il est plus que temps qu’ils s’expliquent.» Provisoirement arrêté, le four a été remis en route à l’issue d’un CE extraordinaire. «La direction a en partie répondu à nos questions», a déclaré sans plus de précisions Nacim Bardi, délégué CGT, à l’issue de la réunion.

Le président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, dont l’assemblée a voté mardi l’octroi d’un prêt de 12 millions d’euros à l’aciérie, est attendu ce mercredi en fin d’après-midi sur le site. Et celui de Valenciennes Métropole, Laurent Degallaix, a demandé à Bercy de réunir «avant le week-end les partenaires : collectivités locales, repreneur, représentants des salariés et direction d’Ascoval pour apporter des réponses aux salariés sur la solidité économique du projet». La secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher a assuré pour sa part que les salariés seraient reçus par Bruno Le Maire d’ici la fin de la semaine et que l’Etat avait «sécurisé les contrats de long terme avec la SNCF pour la fourniture de rails» fabriqués avec l’acier de Saint-Saulve.

Christophe Alix

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Répression patronale à PSA Poissy : 6 mois de prison avec sursis requis contre 9 ouvriers

Le 17 mai à nouveau neuf militants de la CGT étaient convoqués au tribunal, pour la soit-disant séquestration d'un chef équipe : un prétexte pour PSA pour criminaliser des militants combatifs. Mais il en faudrait bien plus pour leur faire baisser la tête : contre la justice patronale c'est la solidarité ouvrière qui a prévalu.

Justice de classe
120 militants présents au rassemblement pour dénoncer une procès ignoble

Un rassemblement a eu lieu le 17 mai devant le tribunal de Versailles. Des délégations CGT de plusieurs établissements de PSA étaient présentes, mais également d’autre secteurs, comme des cheminots syndiqués Sud-Rail et CGT de Saint-Lazare, ainsi que des cheminots CGT de Versailles. Le camarade Eric Bézou, cheminot menacé de licenciement a pris la parole et a annoncé un rassemblement prévu le jeudi 23 mai à la Gare Saint-Lazare. La CGT Renault Lardy, Renault Flin, et Cleon étaient aussi là, tout comme Sud Renault-Guyancourt, et une délégation de la CGT Ford Blanquefort, dont les ouvriers se sont déplacés en pleine lutte contre la fermeture de leur usine, qui menace d’envoyer à Pôle Emplois 900 ouvriers. Des personnalités politiques sont venues soutenir les neuf camarades : Nathalie Arthaud de Lutte ouvrière ; Marina Mesure de la France Insoumise, ainsi que le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) .

Le procureur requiert 6 mois de prison avec sursis et 6300 euros d’amende contre les 9 militants : un total scandaleux 56700 euros

Cette attaque a pour but de broyer des militants ainsi que les travailleurs du site de PSA Poissy. Dans un contexte où un plan de suppressions d’emplois est en court, cette politique de terrorisme patronal est un des moyens pour imposer encore des reculs à l’ensemble de la classe ouvrière. Si un seul militant est condamné, ce sont tous les militants qui sont dans le viseur : la présence de délégations de différents secteurs marque la volonté de frapper tous ensemble sur le même clou dans la mesure où le management agressif est présent partout, tout comme les suicides malheureusement. Notre réponse se trouve dans l’alliance de tous les secteurs d’activité du privé comme du public .

Rien n’est joué, le délibéré aura lieu le 28 juin et la mobilisation continue contre le patronat, les ouvriers restent plus que jamais déterminés à lutter et gagner.

Crédit photo : photothèque rouge

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Quand les grands patrons ne possèdent pas les médias, ils les espionnent !

Selon les rapports d'un cabinet privé obtenus par Mediapart, François Ruffin et le journal Fakir ont été espionnés de 2015 à 2016 sur ordre de la multinationale LVMH, propriété de Bernard Arnault. Visiblement, quand la première fortune de France ne détient pas les journaux, il fait espionner ceux qui pourraient lui porter préjudice...

Fakir espionné par LVMH

« On a vite repéré la taupe, que nous avons surnommée ’Le Libanais’, explique un article mis en ligne sur le site de Fakir en décembre 2016. Mais à la place de le démasquer, nous l’avons utilisé comme un moyen d’intoxication : on lui passait des faux documents, des infos bidons. Derrière, il les faisait remonter aux deux Bernard [Arnault, et Squarcini, ndlr], qui convoquaient des escadrons de CRS, de RG, devant chez Dior ou aux Journées particulières pour que dalle. C’était assez rigolo de balader les policiers comme ça. De mettre à nu le lien, manifeste, entre le patronat et l’Etat. » En 2016, L’Obs dévoile ce que la rédaction avait deviné : une taupe qui se fait appeler Marc Foll, s’est infiltré à Fakir. Un premier cabinet a ainsi investigué sur le canard amiénois avant 2015.

La nouveauté ? D’après Mediapart, un autre cabinet privé, I2F, aurait sévi entre mars 2015 et février 2016, sous les ordres de LVMH. D’après les témoignages et documents qu’a recueilli le media d’investigation, certains éléments portent clairement sur la vie privée de Ruffin et son entourage. Cette note par exemple : « Le suivi de Fakir depuis ce début d’année, à travers plusieurs réunions internes ou publiques, amène à penser que François Ruffin a désormais une liberté totale dans ses opérations. En effet, E., coordinateur de Fakir, a finalement démissionné à la suite de désaccords avec François Ruffin. C’est désormais J., la compagne de François Ruffin, qui coordonne les actions de Fakir ». Mediapart précise que les identités de E. et J. sont complètes à l’intérieur des rapports.

Dans Merci Patron !, Ruffin fait apparaître les Klur comme acteurs principaux. Sans emploi suite à un licenciement alors qu’ils travaillaient chez un sous-traitant de LVMH, ce couple qui croule sous les dettes ne peut alors plus manger à sa faim. C’est cette réalité abrupte - dans le système capitaliste, une minorité de parasites s’engraisse sur l’écrasante majorité de la population - incarnée par un LVMH qui délocalise en licenciant à tour de bras pour faire plus de profits, que Bernard Arnault veut cacher à tout prix.

I2F aurait ainsi facturé près de 160 000 euros son « suivi » sur Fakir. Une somme qui va bien au-delà du budget du film. L’enquêteur privé Jean-Charles Brisard, « expert » en terrorisme dans les émissions du petit écran, a confirmé à Mediapart avoir enquêté en 2015 sur Fakir (réalisation de trombinoscope des membres de l’équipe ou calendrier d’événements à venir). Ainsi, si Bernard Arnault ne possède pas Fakir, jugé trop dangereux, il le fait espionner.

A qui appartiennent les medias dominants ?

Canal + et C News ? Propriétés de Vincent Bolloré. TF1 ? Dans la besace de Martin Bouygues. Le Figaro ? Possédé par le groupe aéronautique et d’armement Dassault. Le point commun entre Libération, L’Express, RMC et BFM TV ? Tous ces médias appartiennent au milliardaire Patrick Drahi. Bernard Arnault, la première fortune de France est quant à lui, actionnaire majoritaire au sein des groupes de presse Le Parisien/Aujourd’hui en France et les Echos.

Evidemment, la chimère de l’impartialité de la presse, et de sa déontologie en prend pour son matricule. Prenons l’exemple du Parisien, bien que les articles qui ont tout de publi-communiqués (et/ou à l’inverse de censures) sont monnaie courante dans les autres medias non-indépendants. Fin 2016, le quotidien d’Ile-de-France titre « Osons l’optimisme ». C’est le slogan de la campagne de communication de Carrefour d’alors, dont Arnault est actionnaire.

A l’inverse, François Ruffin et Fakir, ont subi par deux fois la censure du Parisien. Alors que la presse est dithyrambique au sujet de Merci Patron !, qui recevra au printemps 2017 un César, silence radio dans les colonnes des Echos et du Parisien. « On n’a pas fait notre travail de journaliste », disent certains au sein de la rédaction. Dans un communiqué, les syndicats SNJ, SNJ-CGT et FO ainsi que la Société des rédacteurs du Parisien « ont dénoncé cette censure ». Sous la pression, le quotidien finira par écrire un article sur le film. C’est ensuite une demande de publicité pour le film qui sera censurée.

La presse, un outil pour contrer le discours hégémonique

Mais le cas des medias privés, appartenant à des groupes ou des grandes fortunes, n’est pas le seul cas de figure où l’impartialité est souvent mise de côté. Il suffit pour cela de penser aux événements récents autour du mouvement des gilets jaunes, et au « mépris des médias dominants ». De la fake news relayée comme un seul homme par toutes les medias publics (comme France Info) ou privés sur la prétendue attaque de la Pitié-Salpêtrière, aux chiffres ridicules du nombre de manifestants annoncés par le ministère de l’intérieur et balancés en cœur, en passant par le silence assourdissant aux débuts du mouvement autour des violences policières.

Ce contexte rend plus central que jamais l’existence de médias indépendants, capables de contrer le discours hégémonique porté par les grands médias. La presse « du bon côté de la barricade » telle que Fakir, Mediapart ou Révolution Permanente, ou des journalistes indépendants comme Gaspard Glantz sont indispensables pour mener la bataille pour une contre-hégémonie, et montrer sans cesse la vérité de l’exploitation et des oppressions qui s’abattent tous les jours sur les classes populaires, les femmes, les personnes racisées, les minorités de genre ou la jeunesse.

Avec la hausse de la conflictualité de classe, ces médias seront certainement d’autant plus attaqués par l’Etat et le patronat, à l’image de la répression judiciaire que Matignon a tenté d’abattre sur Mediapart. Une perspective qui invite à se battre avec encore plus de détermination.

Crédit photo : D. MEYER/H. LUCAS/AFP

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