SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Laurent Indrusiak, le secrétaire général de l’Union CGT de l’Allier, était convoqué devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand ce lundi 11 janvier. Cité à comparaître par La Poste et trois de ses cadres dirigeants, qui lui reprochent de les avoir insultés dans le cadre du conflit au centre de tri du courrier de Moulins Yzeure. Délibéré le 11 février.

La grosse majorité, 120, venait de l’Allier. Ils étaient soutenus, ce lundi 11 janvier, devant le palais de justice de Clermont-Ferrand, par près de 80 autres militants de toute la région.

Qu’ils soient du Puy-de-Dôme, du Cantal ou de la Haute-Loire, beaucoup, mais aussi du Rhône, de l'Isère et même du Limousin, tous n’étaient là que pour un seul homme : Laurent Indrusiak.

Le secrétaire général de l’Union CGT de l’Allier était en effet convoqué, devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, à 14 heures.

Il a été cité à comparaître par La Poste et trois de ses cadres dirigeants. Ils lui reprochent de les avoir qualifiés de « voyous » et de « salopards » dans une publication sur la page Facebook de l’Union départementale de l’Allier gérée par Laurent Indrusiak, en juin 2020.

 
Juridiquement, pour eux, ce sont des injures et non des diffamations.

La distinction est importante puisque c’est une partie du débat qu’a eu à connaître le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, ce lundi.

Trois magistrats qui ne pourront pas par ailleurs éclairer leur conviction par des réquisitions du ministère public. Et qui sont tenus par la citation, ils ne peuvent pas requalifier les faits.

Pas de réquisitions du ministère public

Expliquant en substance que nous sommes plus sur une atteinte à la considération et à l’honneur d’un homme dans une sphère privée sans liberté publique fondamentale atteinte, le procureur de la République n’a pas fait de réquisitions.

Ce que n’a pas manqué de relever en défense pour le syndicaliste Me Éric Nury.

Comme Me Antoine Portal, partie civile pour La Poste et les trois dirigeants, l'avocat de la défense est longuement revenu sur le contexte dans lequel est intervenue la publication : le conflit opposant, depuis janvier 2020, 45 agents de La Poste à la direction du centre de Moulins Yzeure.

 
"On leur retire leur mutuelle"

"Ils n'ont plus de salaire depuis le mois de janvier et leur direction leur adresse un courrier pour leur indiquer qu'on leur retire la part de l'entreprise dans le réglement de leur mutuelle. Je rappelle que nous sommes alors en pleine crise sanitaire. C'est dans ce cadre que j'ai rédigé le texte posté sur ma page de l'Union départementale CGT", est venu expliquer à la barre du tribunal le responsable syndical de l'Allier.

Le cadre des propos : injures ou liberté d'expression syndicale ?

Pour les parties civiles, cela ne suffit pas à justifier de tels propos.

« Nous ne demandons qu’un euro symbolique » pour qu’il soit jugé que « dans le cadre d’un débat syndical, on ne peut pas tout dire »

 

À l’inverse, en défense, 

On ne peut pas apprécier de la même manière des propos postés dans un cadre privé et d’autres qui relèvent de la liberté d’expression, et notamment sur le terrain syndical

Le délibéré sera rendu le 11 février.

Cécile Bergougnoux

 

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Après une semaine, les
 
raffineurs reconduisent la grève
 
et continuent de structurer leur
 
mouvement par en bas !

 

Ce lundi, les raffineurs fêtaient leur septième jour de grève à Grandpuits et entamaient une deuxième semaine de lutte. La grève s’ancre, s’organise et les soutiens se multiplient contre le géant Total.

 

 

Septième jour de grève à Grandpuits

Depuis le lundi 4 janvier, les raffineurs de l’usine Total de Grandpuits sont en grève contre la suppression de 700 postes dans l’entreprise au nom d’une prétendue « reconversion écologique ». Un « plan de sauvegarde » de l’emploi qui déguise des suppressions de postes, détruira des centaines de familles et qui aura des conséquences sociales directes sur l’ensemble du département de la Seine-et-Marne. La semaine dernière, les raffineurs avaient voté la grève reconductible et installé leur piquet pour une grève qui s’annonce dure. Jeudi, le mouvement avait été largement reconduit.

Hier, le rendez-vous était donc donné à 14h pour une nouvelle assemblée générale lors de laquelle la grève a été reconduite à l’unanimité. Face à une direction qui refuse de reculer sur les suppressions d’emplois, les raffineurs sont bien déterminés à se battre et loin de se laisser intimider par les milliards de leur employeur. « Ils planifient sûrement tous leurs coups 25 ans à l’avance là-haut, comme un jeu d’échecs dans lequel on serait leurs pions. Mais ils n’avaient pas prévu qu’on n’obéirait pas aux ordres de dégazage, et ils vont être surpris de voir jusqu’où on est prêts à aller. Ils ont l’argent, on a le nombre, et avec ce nombre, on va les faire plier » lançait ce matin un gréviste qui travaille à Grandpuits depuis 3 ans.

 

Après une semaine, la grève continue de se structurer par en bas à Grandpuits

 

Au cours de la semaine dernière, les grévistes avaient commencé à mettre en place leur auto-organisation. En dehors de l’assemblée générale, souveraine pour décider de la reconduction de la grève, des délégués de ligne ont été mis en place pour permettre à l’ensemble des travailleurs de se saisir de leur grève. Et c’est avec cet objectif clair que les grévistes ont entamé hier leur deuxième semaine de grève. Dès le début de l’assemblée, Adrien Cornet, délégué CGT, a insisté pour que les grévistes s’emparent pleinement de leur grève… quitte à « déborder les organisations syndicales ».

Les délégués de ligne ont également pris la parole, notamment pour présenter la première proposition d’action qui avait pu être remontée à travers ce fonctionnement. La proposition d’une « opération escargot » a ainsi été discutée par les grévistes puis soumise au vote. L’assemblée s’est mise d’accord et l’action sera menée mercredi depuis le site de Grandpuits jusqu’à Melun dans le but d’alerter la population locale des dégâts que causeront les suppressions d’emploi de Total sur la région. En outre, un autre délégué de ligne est intervenu lors de l’assemblée pour présenter un cadre d’organisation des « femmes de grévistes ». Celles-ci se sont mises en contact sur Facebook pour participer à l’organisation de la grève des raffineurs, soumettre des propositions et des initiatives en propre afin d’appuyer les grévistes et ainsi prendre part elles aussi à la bataille qui va décider du sort de leurs familles.

 

Les soutiens se multiplient sur le piquet du « bastion » de Grandpuits

 

Mais les femmes des grévistes n’ont été pas leurs seuls soutiens à s’organiser. Dans leur lutte contre le géant pétrolier les raffineurs de Grandpuits ont capté l’attention de nombreux travailleurs et militants du pays. En effet, dans un contexte de crise économique mondiale, où les plans de licenciements s’accumulent menacent de nombreux emplois partout en France, les ouvriers de Total montrent qu’il est possible de se battre sur l’emploi et de ne pas s’en tenir à des négociations stériles. Comme l’a rappelé Adrien Cornet pendant l’assemblée générale, l’impact de cette grève dépasse donc le cadre du conflit sur le site de Grandpuits : « Vous êtes le bastion, vous avez relevé la tête, vous avez pris conscience de votre force collective et l’État a les yeux rivés sur vous, il a peur de ce qu’il se passe à Grandpuits ».

La CGT TUI France était notamment présente pour montrer son soutien et appeler à rejoindre la marche dont elle est à l’initiative contre les licenciements. Au micro, Djaffar est ainsi intervenu : « on voulait vous apporter notre soutien, Grandpuits c’est le symbole de la lutte et c’est important qu’on puisse se battre tous ensemble. A TUI ils licencient 600 personnes, mais en se battant chacun dans son coin on n’arrivera à rien du tout ! ». Portée au vote, la décision de rejoindre la manifestation a été largement soutenue par les grévistes.

De même, de nombreux soutiens interprofessionnels étaient sur le piquet ce lundi. Des délégations de travailleurs des sections SUD de La Poste du 77, de la CGT et Sud Renault Lardy, de la CGT TUI France, de Sud poste 92 et des cheminots de Sud Rail étaient notamment présentes. Tous sont venus témoigner leur soutien au combat que mènent les raffineurs et apporter un chèque pour leur caisse de grève, dont le montant a donc pu atteindre le palier des 10 000€ dans la journée. C’était pour eux l’occasion de démontrer aux grévistes de Total la légitimité de leur lutte et le symbole fort qu’ils envoient à l’ensemble de la classe ouvrière face à l’offensive patronale.

En outre, en soutien à leurs collègues de Grandpuits, les raffineurs de l’usine Total de Feyzin près de Lyon avaient voté hier la grève pendant une journée. « A Feyzin suite à une AG, 90% du personnel posté vient de se mettre en grève en soutien à Grandpuits » a expliqué Florian Bourget, délégué syndical FO avant de rappeler que ce combat concerne aussi bien l’ensemble des employés des raffineries de Total en France que leur famille, car ce PSE va porter un coup sans précédent au département Seine-et-Marnais mais risque de ne pas être le dernier d’une longue liste pour le groupe qui veut se convertir à l’électrique.

Finalement, comme décidé lors de l’AG précédente, plusieurs étudiants en écoles d’Arts du Louvre et de l’ENSCI étaient présents de Paris sur le piquet des raffineurs avec du matériel pour confectionner drapeaux et banderoles aux côtés des grévistes et préparer avec eux les moyens de rendre visible l’action « opération escargot » du mercredi. Au cours de la journée, un atelier banderole et customisation des gilets des raffineurs a ainsi pu se mettre en place.

 

Après la reconduction, la grève continue de s’étendre et de se renforcer !

 

La reconduction de la grève ayant été votée par la totalité des grévistes, une opération escargot aura lieu en direction de la préfecture de Seine-et-Marne mercredi à Melun, où ils comptent bien faire entendre leurs revendications et alerter sur les conséquences sociales qui s’abattront sur tout le département suite à la suppression d’emplois à Grandpuits. La prochaine assemblée générale se tiendra quant à elle jeudi prochain.

D’ores et déjà, Grandpuits est entrain de devenir le symbole d’une lutte dure pour l’emploi qui refuse la logique de négociations qui a enterré trop de mobilisations ces derniers mois, dans les nombreuses entreprises frappées par des PSE. A l’heure où le patronat se permet d’annoncer de nouvelles suppressions d’emplois, comme chez Michelin, les raffineurs de Grandpuits peuvent être à la tête d’une riposte collective des secteurs attaqués, alors que les directions syndicales continuent de ne proposer aucun plan de bataille à la hauteur de ce côté. Seule une telle démarche peut permettre de faire face à la crise économique qui se prépare.

En outre, la volonté d’auto-organiser leur mouvement et de l’ancrer en s’ouvrant vers l’extérieur constitue une démarche fondamentale pour durer face à un géant comme Total. Pour que la grève puisse perdurer et que les grévistes construisent le rapport de force nécessaire pour gagner face au géant pétrolier Total, ils ont toujours besoin de notre soutien pour alimenter leur caisse de grève.

 

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Galeries Lafayette : 189 emplois
 
menacés par un plan de départ

 

Les Galeries Lafayette annoncent un plan de licenciements de près de 190 emplois. En cette période de crise sanitaire et économique, le patron poursuit sa dynamique de précarisation de la population. Nous devons revendiquer zéro licenciements car les travailleurs n'ont pas à payer la crise.

 

Crise économique

Crédits photo : AFP

Le groupe Galeries Lafayette a présenté en Comité social et économique (CSE) un projet de plan de départs volontaires (PDV) et au surplus un projet de cessation de l’activité de la société GL Voyages qui concerne près de 190 emplois.
C’est un accord qui a été signé le 4 janvier par les trois premiers syndicats du groupe, la CFE-CGC, la CFDT et la CGT (majoritaires) : la direction des Galeries Lafayette avait expliqué au CSE du groupe, réuni du 8 au 10 décembre derniers, un « projet de plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) associé incluant un plan de départs volontaires (PDV) » » ainsi qu’un « projet de cessation de l’activité de la société GL Voyages ».

Selon les syndicats, les départs seront répartis entre le siège des Galeries Lafayette et les filiales GL Voyages et GGL Services, société de services financiers du groupe. Pour David Pereira, élu SUD au CSE, les salariés paient « des choix stratégiques qu’on ne comprend pas » et un autre élu syndical dit : « il ne faut pas confondre ce que les Galeries n’ont pas gagné et des pertes. C’est une entreprise qui a les reins solides. »

Alors que 25% des employés du grand magasin sont actuellement en chômage partiel et que le plan de départs volontaires pousse les travailleurs à démissionner pour éviter de les licencier , le groupe de grand magasin a reçu le PGE de 300 millions d’euros avant la fin 2020 pour compenser les soi-disantes pertes et le manque de recettes des touristes internationaux dues aux fermetures forcées.
Pourtant, il est apparu très clairement, malgré cette période de crise sanitaire et économique, que les entreprises réalisent d’énormes profits grâce au commerce en ligne. Amazon, par exemple, a triplé ses bénéfices depuis le début de la crise sanitaire, et Jeff Bezos se dispute avec Elon Musk pour savoir qui est l’homme le plus riche du monde. Mais sur le dos de qui ces profits sont-ils créés ?

Face aux pertes que peuvent faire les entreprises, la solution du gouvernement est de subventionner les grandes entreprises à coup de subventions faramineuses. En réponse à ça, ce sont de grands plans de licenciements massifs qui se développent : dans le commerce, la restauration et la métallurgie, des centaines de milliers d’emplois ont été menacés ou ont déjà été perdus.

Alors que le gouvernement mène une gestion de la crise pro-patronale en offrant des milliards aux grandes entreprises qui en profitent pour licencier à tour de bras, il est urgent d’interdire les licenciements, confisquer des biens importants et nationaliser les fermetures d’entreprises sous le contrôle des travailleurs.

Il n’y a que deux options : soit une telle forme de lutte contre la crise, où les ouvriers prennent eux-mêmes les mains en mains et font payer aux capitalistes les problèmes qu’ils causent, ou la poursuite de la politique gouvernementale, qui entraînera des dizaines de milliers de morts supplémentaires et des milliers de licenciements.
C‘est pourquoi il convient avant tout de réclamer une répartition du travail sans baisse de salaire et aucune suppression des emplois parce que ce n’est pas au travailleurs de payer la crise !

 

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Les infirmières et aides-soignantes du bloc pédiatrique du CHU de Toulouse ont décidé de bloquer et d'occuper leur bloc, ne laissant que les urgences fonctionner, pour dénoncer notamment le non-remplacement d'une dizaine d'infirmières et la dégradation de leurs conditions de travail.

 

Toulouse. Grève et occupation du bloc pédiatrique du CHU

Crédit Photo : CGT CHU Toulouse

Ce lundi 11 Janvier, les infirmières et aide-soignantes du bloc pédiatrique du CHU de Toulouse se sont mises en grève pour dénoncer des conditions de travail de plus en plus difficiles et un manque d’effectif devenu ingérable. Elles ont aussi occupé leur bloc, celui de la pédiatrie, ne laissant que les urgences fonctionner. Les grévistes dénoncent notamment le non-remplacement d’une dizaine d’infirmières, provoquant des emplois du temps de plus en plus mouvants et impossibles à tenir et une quantité de travail augmentée sans compensation. Plus généralement est aussi souligné un effet de départ des activités chirurgicales vers le privé, approfondissant cette crise d’effectif dans l’hôpital public.

La principale demande est donc l’embauche d’agents supplémentaires, mais pas seulement. Les grévistes, qui représentent une trentaine d’employé-es, revendiquent aussi l’organisation de la formation des agents en remplacement, le paiement des week-ends supplémentaires réalisés sur la base du volontariat et l’abandon des amplitudes horaires au-delà de 7h42 par jour.

Malgré un Ségur de la santé qui se proclamait « historique » et qui n’a en réalité été qu’une mascarade cachant un plan résolument antisocial, comme nous l’écrivions il y a quelques mois, les conditions de travail continuent de se dégrader dans les centre hospitaliers, et cette grève avec occupation en est un signe important. Dans une situation de gestion gouvernementale catastrophique de la crise sanitaire, économique et sociale liée au COVID-19, la colère continue de gronder sur les lieux de travail, notamment ceux qui sont en première ligne de la lutte contre la pandémie.

Au vu de la situation actuelle, étant donnée la débâcle de la stratégie vaccinatoire du gouvernement et à l’heure où le variant anglais du Covid-19 continue de se répandre parmi la population, le secteur de la santé pourrait bien être le théâtre d’un nouvel épisode de saturation, mais aussi de mobilisation dans les semaines ou les mois à venir. La question de l’auto-organisation des soignant-es pourrait y être centrale afin d’arracher plus de moyens à l’État et d’imposer un contrôle par la base des opérations sanitaires qui, jusqu’au aujourd’hui, sont dirigées de manière anarchique selon la seule logique des profits capitalistes.

 

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Comme 8 coiffeurs sur 10, Marie est une femme. A 33 ans, elle gagne 1280 euros par mois et travaille 35 heures.

 
Publié par la CGT

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À Val-de-Reuil, appel à la grève
 

 

chez Sanofi-Pasteur
La mobilisation aura lieu le mardi 19 janvier 2021 sur le site de Sanofi-Pasteur de Val-de-Reuil (Eure). (©La Dépêche de Louviers – BCP)

La mobilisation aura lieu le mardi 19 janvier 2021 sur le site de Sanofi-Pasteur de Val-de-Reuil (Eure). (©La Dépêche de Louviers – BCP)

Les salariés de Sanofi-Pasteur sont en colère. Un appel national à la grève est lancé par la CGT le mardi 19 janvier 2021. Le site de Val-de-Reuil (Eure), qui emploi 2 200 personnes, est concerné. 

 

« La précarité est au plus haut »

 

Les syndicats dénoncent notamment une précarité grandissante au sein de l’entreprise. Employée chez Sanofi-Pasteur à Val-de-Reuil et élue au CSE, Karine Horsolle (CGT) explique :

"L'augmentation générale n'existe plus depuis des années. Les primes durant le Covid ont été médiocres. En plein contexte Covid, il a été décidé d'augmenter le dividende des actionnaires en juillet dernier. Il y a un ras-le-bol général. La précarité est au plus haut."

Karine HorsolleEmployée de Sanofi-Pasteur et élue au CSE (CGT)

 

24 h de mobilisation

 

Les conditions de travail sont aussi pointées du doigt :

"Depuis l'instauration des trois-huit, les salariés n'en peuvent plus. Il y a de plus en plus de contraintes dans le secteur pharmaceutique avec une charge de travail considérable. L'accord "agilité" signé en 2017 a été une catastrophe. Par exemple, nous travaillons une heure de plus par jour et nous ne sommes plus payés sur notre temps de pause."

Karine HorsolleEmployée de Sanofi-Pasteur à Val-de-Reuil

La mobilisation débutera à 5 h du matin. Elle durera 24 h.

Publié par La Dépêche de Louviers

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Schneider Electric : « On nous vire pour 400 000 euros de bénéfice »

Les salariés du site de Lattes, au sud de Montpellier, étaient en grève vendredi 8 janvier. Ce jour-là, ils se sont invités à la réunion du comité social et économique dont l’ordre du jour portait sur les conditions de la fermeture du site, annoncée le 16 septembre 2020 par Schneider Electric.

 

Il est 7 h du matin devant le site de l’usine Schneider Electric. La nuit est glaçante. Une fumée blanche à peine éclairée par les phares de voitures coiffe la voie rapide. Une quarantaine de personnes résistent au froid autour d’un feu de palettes. Depuis l’annonce de la fermeture du site, le 16 septembre, les salariés sont en lutte. Ce jour-là, le groupe Schneider Electric actait la fermeture des sites de Saumur (Maine-et-Loire) et de l’un de ses deux sites à Lattes, spécialisé dans les ampoules à vide et disjoncteurs moyenne tension. La nouvelle, tranchante comme un couperet, avait noué les gorges, croisé les bras aux mains abîmées, noyé le regard dans le désespoir et l’amertume d’avoir été trahi. Encore une fois.

Depuis, cinq mois sont passés. Cinq mois durant lesquels la production tourne au ralenti, à 10 % de la normale selon un délégué syndical qui estime à deux mois le retard pris. Derrière cette décision, 80 personnes sont mises sur le carreau. Autant à Saumur où le maire Jackie Goulet a été averti par un appel de l’entreprise, la veille de l’annonce. Même pressenti de longue date, tout semble se précipiter. Le plan de restructuration prévoit l’arrêt définitif au second semestre 2021.

 

Compréhension et encouragement des automobilistes

 

Le jour pointe à l’horizon. Une bonne partie du groupe se dirige vers le rond-point le plus proche pour diffuser les tracts annonçant la mauvaise nouvelle. La file de voitures s’étire depuis l’autoroute et ralentit au gré des discussions entre automobilistes et grévistes. Malgré le ralentissement occasionné, l’accueil est plutôt chaleureux. Des chauffeurs routiers encouragent l’action après avoir immobilisé complètement leurs camions. L’ambiance est bonne et les tracts disparaissent, parfois en échange d’un sourire complice, quelques fois par un juron, une mine contrainte, crispée ou pas encore réveillée.

Pour les salariés de Lattes éreintés, il s’agit de la cinquième restructuration dans la région en moins de dix ans. Il y a d’abord eu la fermeture progressive dès 2013 de l’atelier de La Pompignane à Montpellier. Puis, les deux plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) de Fabrègues en 2015 et 2018 qui ont débouché sur la fermeture du site. Et enfin, Mudaison, fermé en 2017 pour transférer ses activités sur les sites de Mâcon (Saône-et-Loire) et d’Aubenas (Ardèche). Toutes ces fermetures successives ont fini par éroder la confiance. Les salariés ne croient plus aux belles paroles patronales.

 

Un groupe bénéficiaire qui détruit des emplois

 

Pourtant, avec un bénéfice net de 2,4 milliards d’euros en 2019, le groupe se porte bien. Et la crise du coronavirus ne semble pas affecter le cours de l’action qui a doublé en quelques moins, passant de 67 euros en mars dernier, en plein confinement, à 127 euros aujourd’hui. À la bourse, Schneider Electric signe même la deuxième meilleure performance du CAC 40 derrière Hermès, et termine l’année 2020 en hausse de 29,3 %. En mai 2020, malgré les appels à la retenue en période de crise, l’entreprise du PDG Jean-Pascal Tricoire verse un dividende à ses actionnaires en hausse de 8,50 % sur un an.

Si tout va bien pour les actionnaires, c’est la soupe à la grimace pour les salariés. Philippe, 54 ans, 28 ans d’ancienneté et syndiqué Force Ouvrière, se prépare à un départ à la retraite. Il s’inquiète pour d’autres, plus jeunes que lui. « Nous n’en sommes pas à notre premier PSE. Où allons-nous aller ? Il n’y a plus de site Schneider dans la région à part Lattes et Alès. J’ai déjà vécu le GPEC (Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) en 2014 à Pompignane. Nous étions 200 », explique-t-il. Le site a fermé. « Moi, le reclassement je ne pourrais pas, c’est 200 kilomètres minimum. C’est tout le système qu’il faut revoir. Ils investissent en Hongrie [12,5 millions d’euros] avant même d’avoir finalisé le PSE, c’est dire ! »

L’alternative pour les salariés qui ont encore des années à tirer avant la retraite, est d’aller sur le site d’Aubenas à plus de 200 kilomètres, où seuls quinze postes leur sont proposés. Voire d’être reclassé plus loin encore comme à Grenoble… « Des humains qui massacrent d’autres humains pour le business. Et ce n’est pas fini », s’exclame un ouvrier qui nourrit le feu d’une nouvelle palette. « On arrive au bout d’un système, ils nous ont cramé. Les courants durs de la CGT ont sauté en premier, maintenant c’est plus facile pour dégraisser le personnel » explique Jean-Marc, élu CGT de 60 ans.

Pauline, 48 ans, assise sur une pile de palettes, bonnet vissé sur la tête et masque sur la bouche, regarde le feu la réchauffer, impassible. Elle fait partie des dernières arrivées, lors des embauches opérées en 2008. Elle a connu la fermeture de La Pompignane et le transfert de Mudaison vers Lattes en 2017. « J’ai le sentiment qu’on nous harcèle. Tous les trois ans, ils nous bougent. Là, c’est le terminus. J’ai encore plus de 20 ans à bosser. Je n’irai ni à Aubenas ni à Mâcon, Grenoble ou Alès. J’ai toute ma famille ici dans le bassin méditerranéen », lance-t-elle comme un défi avant d’asséner : « je ne sais pas où je vais atterrir, je suis perdue. Nous ne sommes que des numéros pour Schneider, que des « SESA », ces matricules que la boîte nous attribue. On a une colère monstre contre la direction et ça ne date pas d’hier. »

Un poids lourd s’arrête soudainement. « Mais, je dis quoi moi ? » s’exclame le livreur devant l’entrée de l’usine bloquée par le piquet de grève. « C’est pour un petit carton », tente-t-il de négocier en ouvrant son haillon. « T’as qu’à prendre une photo pour expliquer. C’est fermé ! On est en grève », lui rétorque-t-on. « Allez, bon courage les gars », lance-t-il finalement, tout en démarrant son camion au son de quelques pétards qui crépitent dans le feu. Olivier fume sa cigarette devant l’entrepôt. Il est chauffeur livreur pour l’entreprise américaine XPO Logistics. Son camion, garé à l’extérieur n’a pas pu livrer ni recevoir la marchandise prévue. Il a envoyé un message pour prévenir sa direction. Il attend, discute avec les grévistes, puis rallume une cigarette.

 

Délocalisations à marche forcée

 

Depuis le rachat des sites Areva par Schneider Electric en 2010, l’entreprise est en perpétuelle restructuration. Et aujourd’hui clairement à contre-courant des annonces ministérielles de relocalisation en France de productions sensibles. Le scénario se répète jusqu’à épuisement du tissu industriel français. Les dirigeants préfèrent implanter leurs usines à l’étranger pour profiter d’une main d’œuvre meilleure marché, aux dépens des travailleurs abandonnés ici ou sous-payés là-bas. Cette fois, l’activité de production des ampoules à vide de Lattes sera rapatriée sur les sites d’Aubenas et en Inde (Salt Lake City), les disjoncteurs délocalisés à Grenoble et en Turquie. « Pour Schneider Electric, la France n’a plus vocation à être un pays industriel » confie Éric Perrin, de la CGT. Les investissements sont dirigés vers la Chine, l’Inde, la Turquie et la Hongrie, des pays dont le modèle démocratique laisse à désirer.

 

Une réunion sous tension

 

Sur le piquet de grève, la quarantaine de présents se regroupent, puis forme un arc de cercle autour des délégués syndicaux, non loin du feu maintenant alimenté par des pneus. Le délégué syndical FO de Schneider Electric, Jean-Charles Bigotière, prend la parole. « On nous vire pour 400 000 euros de bénéfice espéré d’ici trois ans à Aubenas. Ils n’en ont rien à foutre de nous. » Une quinzaine de personnes décident d’accompagner les délégués syndicaux pour se rendre à la réunion du PSE, dans un hôtel à proximité. Un syndicaliste FO fait irruption dans la salle où un diaporama est exposé : « pour beaucoup ici, on a vécu trois PSE. Je suis écœuré de l’état des propositions avancées par l’entreprise. Des propositions en deçà de celles présentées à Fabrègues, indignes d’une structure comme Schneider Electric. Nous voulons une prime Covid, nous voulons une prime préjudice, prime qui existait auparavant. Révisez vos copies, vous verrez. »

La personne chargée des ressources humaines aux côtés du directeur Patrick Verne, tente de calmer la situation. « J’entends votre colère. Aujourd’hui, il y a des négociations, il y en aura deux autres la semaine prochaine. On ne fera pas de miracles… » Mais Jean-Luc, un ancien de la boîte, ne tient plus, il interrompt : « il y a 2 ans, on nous a promis la pérennité des emplois, on nous a bernés. Maintenant, il faut payer ! » Jean-Charles, assis à la table des négociations enchaîne : « maintenant, ça suffit, on va se mettre en grève de la faim si vous ne ramenez pas du concret ». Assis à quelques chaises de là, Éric Perrin, secrétaire du comité social économique (CSE) prévient : « j’espère que la direction a pris la mesure de la détresse des salariés qui subissent la pression des PSE successifs. » La petite délégation sort vite rejoint par les élus salariés du CSE. La direction a demandé une interruption de séance lui permettant de rendre compte de la situation à ses supérieurs et d’orienter le débat.

Pour Jean Charles, le sentiment de haine reste palpable à l’issue de cette réunion. « Les négociations démarrent au ras des pâquerettes. » Le reclassement d’une quinzaine de postes sur Aubenas en vue d’un bénéfice supposé de 400 000 euros d’ici trois ans, n’est que de la poudre aux yeux. « Il ne faut pas s’attendre à aller jusqu’à la retraite là-bas. Aubenas va subir le même sort. » La prochaine réunion devant sceller le sort des salariés est fixée au 29 janvier, mais d’ici là deux réunions de négociations sont prévues les 12 et 15 janvier prochains. Deux nouvelles occasions pour les salariés de porter haut leurs revendications.

 

Publié par anti-K

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Reportage. Raffineurs de
 
Grandpuits en grève : "Tant que
 
Total lâche pas, on lâche pas
 
non plus !"

 

Depuis lundi 4 janvier, les raffineurs de Grandpuits sont en grève illimitée pour le maintien de l'emploi. Paul, Thomas, Sébastien et Sylvain nous expliquent les raisons de leur colère : « Total ne fait que raconter des mensonges depuis le début donc tant qu'il n'y aura rien de lâché du côté de la direction, nous c'est clair qu'on ne lâchera pas non plus » « S'ils veulent être jusqu'au-boutistes, on va être jusqu'au-boutistes aussi ».

 

Vidéo

Un reportage réalisé par Flora Carpentier jeudi 7 janvier, au 4e jour de grève. Des travailleurs de Monoprix, de la SNCF et de différents secteurs, ainsi qu’une délégation de jeunes du NPA avaient fait le déplacement en soutien aux grévistes.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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