SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

RAPPEL HISTORIQUE

Cette journée commémorative -comme le 1er mai présenté comme la fête des travailleurs par Vichy et les classes dominantes- fait l'objet d'une tentative de la vider de tout contenu revendicatif de classe.

Non pas que les revendications et enjeux sociétaux n'aient pas de signification profonde. Ils font évidemment partie intégrante des objectifs émancipateurs du mouvement de libération féministe.

Mais il ne s'y réduisent pas. Surtout ce mouvement coupé de ses origines de classe laisserait de côté les couches populaires intéressées au premier chef à l'émancipation à la fois sociétale et sociale.

Et il y va de notre mémoire et de nos références ancrées dans les réalités de la lutte de classe impulsée par le mouvement révolutionnaire notamment avec l'événement majeur de la révolution russe dans la période février-octobre 1917.

Les racines internationales du 8 mars :

 

une manifestation d’ouvrières américaines du textile en 1857,  (dont la réalité est contestée d'ailleurs)!

VOIR article du CNRS :

https://lejournal.cnrs.fr/articles/journee-des-femmes-la-veritable-histoire-du-8-mars

Cette journée s’ancre en tout cas dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du XXe siècle.

 

 

C’est à Copenhague, en 1910, lors de la deuxième Conférence internationale des Femmes Socialistes  (antécédent en fait du mouvement communiste)-  regroupant 100 déléguées venues de 17 pays, que Clara Zetkin propose d’adopter une résolution pour organiser tous les ans une Journée Internationale consacrée à la lutte des  femmes. Cette journée devait compter avec le soutien des organisations politiques et syndicales de chaque pays.

 La décision s’applique dès 1911. Des manifestations impressionnantes ont lieu en Allemagne, en Suisse, en Autriche, au Danemark et aux Etats-Unis.  En 1912, la journée sera célébrée en France, au  Pays Bas et en Russie.

Les femmes ouvrières manifestent par millions pour porter au grand jour leurs exigences et réclamer leurs droits :

 · droit à la journée de 8 heures,
  · droit de vote,
  · droit d’adhérer à un syndicat,
  · droit à la protection de la maternité,
  · droit à la suppression du travail du samedi,…

En Russie, la révolution de Février commence le 8 mars 1917 (le 23 février du calendrier julien alors en vigueur). À Saint-Pétersbourg, des ouvrières manifestent contre la vie chère: le pain d'un demi kilo est passé de trois kopeks en 1913 à dix-huit kopeks.  Elles réclament aussi le retour de leurs maris partis au front. Cette manifestation va marquer le début de la révolution russe.  En 1921 le 8 mars est décrétée « Journée des droits des femmes », jour férié et chôme.

La Journée Internationale des Femmes, sera ainsi célébrée  par un nombre toujours plus grand de femmes.

 Ce n’est donc qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.

En ce 8 mars 2017 marquons fortement cet anniversaire de la lutte des femmes actualisé des exigences de notre temps, enraciné dans une histoire séculaire.

L'exploitation capitaliste demeure sous des formes renouvelées : la preuve, la revendication de l'égalité des salaires hommes/femmes n'est toujours pas réglée dans notre beau pays parce que cela ne sert pas les intérêts du patronat exploiteur et constitue donc un objectif toujours d'actualité, soulignant en conséquence aussi l'actualité et la pérénnité des affrontements de classe dans les mouvements émancipateurs.

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La Fédération Syndicale Mondiale communique 

en cette occasion 

 

”LES FEMMES TRAVAILLEUSES TOUJOURS À L’AVANT GARDE
des luttes sociales et de la vie et action de la FSM”

la Fédération Syndicale Mondiale honore l’anniversaire du 8 Mars 2017, 160 ans après le soulèvement des ouvrières à New York, demandant des meilleures conditions de travail, de l’égalité et une vie avec droits.
Nous saluons chaleureusement toutes les femmes syndicalistes continuant la lutte de ces femmes pionnières, dans les rangs du mouvement syndical de classe et de la FSM, et nous les félicitons pour leur courage et leur action militante.

Nous saluons les femmes travailleuses du monde entier, les femmes des couches populaires, qui travaillent dur chaque jour pour survivre et faire vivre leur famille. Nous saluons les migrantes et réfugiées, qui ont quitté leurs pays à cause des guerres impérialistes.


Depuis sa fondation jusqu’aujourd’hui, la FSM reste fermement aux côtés des femmes travailleuses à travers des activités et initiatives diverses. Elle met toujours en évidence les problèmes spécifiques auxquels les femmes sont confrontés, comme un groupe social plus touché par l’agressivité du système capitaliste, par l’exploitation et les interventions impérialistes.

Tels problèmes sont l’absence du soutien social nécessaire de la maternité, les salaires plus bas, les formes d’emploi plus flexibles, la discrimination sur le marché du travail, le manque du temps libre qui généralement empêche la participation des femmes aux activités syndicales. De plus, les femmes travailleuses sont souvent victimes de la violence patronale et des pressions racistes. Les migrantes et les réfugiées souffrent des pressions et discriminations diverses ayant lieu contre elles.

L’affiche est consacrée aux ouvrières tuées dans Rana Plaza le 24.04.2013, au Bangladesh.


La situation et la position des femmes travailleuses se sont encore plus aggravées dans la récession et la crise économique que les travailleurs subissent ces dernières années.

En général, les femmes sont plus touchées par le chômage, les baisses de salaires, la violation de leurs droits fondamentaux.
À l’occasion de la Journée Internationale des Femmes, nous réaffirmons encore une fois notre ferme solidarité avec les femmes de Palestine, de Syrie, de l’Irak, de l’Afghanistan et de tout le monde Arabe, où qu’elles souffrent des interventions des États-Unis et d’Israël.

Chers collègues,


En tant que mouvement syndical de classe, prenons des initiatives pour augmenter le nombre et pourcentage des femmes au sein des directions syndicales à tous les niveaux. Avec audace et plan concret, faisons confiance aux femmes syndicalistes. La participation des femmes et des jeunes travailleurs donnera un nouvel élan à la FSM et aux syndicats militants.
Nous appelons les membres et amis de la FSM à honorer la Journée Internationale des Femmes Travailleuses par diverses activités et événements, qui mettront l’accent sur la nécessité de la meilleure défense des droits des femmes travailleuses et de la revendication plus efficace des mesures améliorant leurs conditions de vie et de travail.

Le Secrétariat

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Débrayage historique chez PSA pour les salaires !

CSelon FO et la CGT, près de 400 salariés ont débrayé à PSA pour des hausses de salaires.

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le patronat français et la droite pétainiste

faisait exécuter Pierre Semard

par les nazis.

7 mars 2019 les enfants

de Pétain 

poursuivent l'oeuvre

des vieux fascistes

 en tentant de casser la SNCF.

7 mars 1942 pour rappel et mobilisation _ 7 mars 2019

Juste sans en changer une virgule la reprise de la page de 2017, rappelant les liens de parentés entre les décret-lois de 38 et les ordonnances de Macron.

Le 07 mars 1942, Pierre Semard tombait sous les balles des nazis à l’âge de 55 ans.

Comme le rappelle la fédération CGT des cheminots dont il étaient le secrétaire Général

"La vie trop brève de ce militant d’exception fut d’une intensité remarquable, traversant des moments très forts de l’histoire sociale et politique de la première partie du 20ème siècle. Il reste le symbole de la résistance des cheminots à l’Occupation.

Fils d’un père cantonnier du chemin de fer et d’une mère garde-barrière, Pierre Semard naît à Bragny-sur-Saône (Saône-et-Loire) le 15 février 1887. Il entre aux chemins de fer à Valence en 1912, après avoir occupé divers emplois notamment à Paris. C’est au contact du monde cheminot que Pierre Semard rejoint l’action syndicale qui marquera le début d’un engagement syndical et politique pour la justice sociale et la paix, qu’il mènera tout au long de sa vie.

Plusieurs fois révoqué par la compagnie des chemins de fer ou par la SNCF entre 1920 et 1939, il fut incarcéré par la police française dans la même période. Artisan de la paix, il fut emprisonné deux fois en raison de son engagement, contre l’occupation de la Ruhr et contre la guerre du Maroc puis pour sa lutte contre les dictatures et le fascisme. Il était aussi un partisan farouche de l’indépendance du syndicat vis-à-vis du politique et de la spécificité des luttes dans chaque pays.

 

Précisons aussi que militant du PCF depuis sa fondation,  il fut comme secrétaire général  le premier ouvrier dirigeant d'un grand parti politique. Refusant les luttes d'apparteil et le sectarisme qui mine le jeune PCF de l'intérieur il retourne dans l'activité syndicale 

Il est le Secrétaire Général de la Fédération CGT des Cheminots réunifiée lorsqu'en 1936 pour "le pain la paix et la liberté" face à la menace fasciste triomphe le Front populaire .

1936, sans avoir besoin de faire grève tant la peur de voir l'économie paralysée, le gouvernement Blum s'engagera à ce que soit accordés les  21 jours de congés payés et la semaine de 40 heures dans les compagnies de chemins de fer.

Le 1er janvier 1938, lors de la création de la SNCF, seule nationalisation du Front Populaire, il devient l’un des 4 administrateurs salariés.

11 mois plus tard il sera révoqué de son poste en décembre 1938 pour avoir appelé à la grève contre les décrets- lois Daladier de novembre 1938.

Pour s'en débarrasser le gouvernement au prix de provocations, cabales et diffamations engage une phase supplémentaire de répression.

Ce gouvernement, issue de la même majorité qu'en 36,  pour servir ce qui sera la bourgeoisie collaboratrice française emprisonne Pierre Semard le 20 octobre 1939.

Après deux ans et demi de prison, le gouvernement de Pétain le livre à l’occupant nazi. 

Le 07 mars 1942, à Evreux, Pierre Semard tombe sous les balles d’un peloton d’exécution.

La fédération CGT poursuit ainsi dans son communiqué : 

Cet acte, qui visait à museler et soumettre au joug des nazis la corporation et la fédération clandestine, va à l’inverse renforcer les cheminots dans leur résistance, leur combat revendicatif jusqu’à la grève générale et l’insurrection en 1944.

Un engagement précieux

L’idéal de progrès social et sociétal de Pierre Semard s’illustra par son action contre la remise en cause des acquis sociaux, la détérioration du Service Public, la fermeture de lignes, en recherchant l’implication des citoyens dans la démarche.

Son combat et son engagement pour la classe ouvrière, portés par la CGT et le PCF alors interdits, se retrouveront dans le programme du Conseil National de la Résistance baptisé « Les jours heureux » qui, à la Libération, met en place sur plusieurs années la nationalisation du gaz et de l’électricité, la création des Comités d’Entreprise, de la Sécurité Sociale, la retraite par répartition, le droit de vote des femmes, la 4ème semaine de congés payés, le SMIG, les ASSEDIC, le statut de la fonction publique…

Ces acquis constituent toujours un socle social révolutionnaire et ce n’est pas un hasard si le patronat et les politiques qui l’accompagnent oeuvrent depuis pour le détruire. C’est pourtant ce modèle social solidaire qui, parmi toutes les nations capitalistes touchées par la crise, a le mieux amorti ses effets sur les travailleurs.

Un combat toujours d’actualité

Unis par leur statut depuis 1938, les cheminots sont porteurs d’esprit de solidarité et de lutte, valeurs qui, dès l’Occupation, structurent de manière prépondérante une conscience de résistance reconnue historiquement et politiquement. Rappelons que notre corporation paya un lourd tribut à la paix, à l’indépendance et à la liberté puisque 8938 cheminots y laissèrent leur vie, 15977 ont été blessés pour faits de Résistance et 1157 sont morts en déportation.

Le devoir de mémoire et de transmission de la connaissance des faits est indispensable pour lutter contre l’oubli et les révisions de l’Histoire.

A l’heure où l’extrême droite avance ses idées de haine et de xénophobie, divise les peuples, tout en ne contestant pas les causes politiques et le capitalisme qui ont conduit à la situation économique et sociale désastreuse, les valeurs de solidarité, de paix et de justice sociale portées par la CGT doivent être diffusées et partagées avec le plus grand nombre de salariés.

Elles sont l’héritage des idées et des combats de Pierre Semard, homme d’exception. Sachons affirmer notre fierté d’être guidés par son courage et ses convictions.

Rédigé par Canaille Lerouge

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Allemagne : les fonctionnaires obtiennent une augmentation record

Les fonctionnaires allemands des régions viennent d'obtenir une augmentation de 8,8% de leurs salaires sur trois ans. Et ce un après une hausse similaire pour les fonctionnaires de l'État.

 

Ils réclamaient une augmentation immédiate de 6%, les fonctionnaires allemands ont donc obtenu un peu plus : 8,8% étalés sur trois ans. Depuis plusieurs semaines, des policiers et des enseignants qui dépendent des régions allemandes manifestaient pour ce qu'ils appellent aujourd'hui une augmentation "historique".

Pénurie de main-d'oeuvre

"C'est le meilleur accord au niveau des régions depuis des années. C'est un grand jour pour tous les les employés du secteur public", se félicite Frank Bsirske, président du syndicat VER.DI.

La bonne nouvelle concerne pas moins d'un million de fonctionnaires. Pour les aides-soignants, l'augmentation se chiffre, elle, à 300 euros par mois. C'est le résultat, selon les économistes, d'une pénurie de main-d'oeuvre encore plus importante dans le secteur public que dans le privé.

Publié par cgt compiègne facebook

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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En mai 2017, les salariés de Conforama à Aubagne, potentiellement menacé de fermeture, avaient mené un mouvement de grève pour leurs conditions de travail . PHOTO C.W

En mai 2017, les salariés de Conforama à Aubagne, potentiellement menacé de fermeture, avaient mené un mouvement de grève pour leurs conditions de travail . PHOTO C.W

En difficulté financière, le propriétaire de Conforama prévoit la vente de l'enseigne, de quoi craindre un vaste plan social. Jusqu'à 2 000 emplois sont menacés, dont 200 dans les Bouches-du-Rhône.

 

Les organisations syndicales rencontrent aujourd'hui la direction de Conforama. Une réunion qui arrive à point nommé : depuis une semaine, les rumeurs enflent au sujet du futur de l'enseigne. Plus de 40 magasins et 2 000 emplois seraient menacés par un plan social à venir. Les 200 salariés des Bouches-du-Rhône, répartis sur quatre magasins (Saint-Mitre-les-Remparts, Aubagne, Plan-de-Campagne et Sormiou) sont inquiets. « Les salariés sont inquiets, ils craignent un plan de restructuration de grande envergure », témoigne Jean-Marie Casartelli, délégué du personnel CGT du Conforama de Saint-Mitre.

Steinhoff, conglomérat sud-africain, propriétaire de la chaîne d'ameublement depuis 2011, serait en recherche active d'un repreneur. Pour le moment, très peu d'informations sont communiquées par la direction. « Nous n'avons pas plus d'informations que celles parues dans la presse. Nous ne connaissons pas le nom du potentiel repreneur », explique le syndicaliste.

De nombreuses malversations

Le dossier a été pris en main par le Comité de restructuration industrielle (Ciri), organisme interministériel français qui a pour mission d'aider les entreprises en difficulté. Preuve que les craintes des salariés s'avèrent fondées, le rôle du Ciri est de sauver un maximum d'emplois par le choix d'un repreneur adéquat. Une situation qui n'étonne pas Jean-Marie Casartelli, la CGT alertant « depuis au moins un an sur les malversations financières du groupe ». Le syndicaliste faisant référence aux résultats de Steinhoff, artificiellement gonflés. Plusieurs autres sociétés du groupe sont également mises en vente pour faire face aux difficultés financières

Pour la reprise de Conforama, c'est l'enseigne But qui se serait positionnée. « À part eux, on ne voit pas qui, commente Jean-Marie Casartelli, mais si c'est vraiment But qui nous reprend, c'est encore plus inquiétant. Ils ont déjà environ 200 magasins sur le territoire. Conforama en possède 235, ils n'en garderont pas 435 ». D'autant plus que les magasins sont souvent situés dans la même zone géographique. « C'est le cas à Aubagne, Avignon ou encore à Plan-de-Campagne, où il y a déjà un But et un Conforama », explique le syndicaliste. Et dans ce cas, « ça ne sera pas 40 magasins qui vont fermer mais beaucoup plus ».

Amaury Baqué

Publié par CGT Compiègne facebook

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Gilets Jaunes : l’ONU réclame à Macron une « enquête approfondie » sur « l’usage excessif de la force »

Après le Défenseur des droits et le Conseil de l’Europe, c’est au tour de l’ONU de se saisir du cas de violences policières qui se sont produites pendant les manifestations de Gilets Jaunes depuis mi-novembre.

Violences policières

Dans un discours prononcé aujourd’hui devant le Conseil des Droits de l’Homme à Genève, Michelle Bachelet a déclaré « Nous encourageons le gouvernement français à poursuivre le dialogue et demandons urgemment une enquête approfondie sur tous les cas rapportés d’usage excessif de la force ». Le Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU a également constaté que « les Gilets Jaunes manifestent contre ce qu’ils considèrent comme leur exclusion des droits économiques et de leur participation aux affaires publiques […] ils réclament un dialogue respectueux et de vraies réformes » mais qu’ « ils sont accueillis par un usage violent et excessif de la force, par des détentions arbitraires, des tortures et même selon certaines informations des exécutions extrajudiciaires » peut on lire dans Libération.

La Déclaration du Haut-Commissaire n’a pas manqué de déclencher de vives réactions sur les réseaux sociaux. D’un coté sont ceux qui applaudissent la déclaration, comme David Dufresne, qui a recensé près de 500 cas de violences policières dont 202 blessures à la tête et 21 éborgnés. De l’autre, le gouvernement notamment, avec Christophe Castaner, qui a tweeté plus tôt dans la journée estimant que les français avaient la possibilité de s’exprimer chaque jour dans le Grand Débat, et que les suspicions de violences policières faisaient déjà l’objet d’enquêtes. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a lui aussi déclaré « s’étonner » de voir la France citée « sur une liste entre le Venezuela et Haïti », « où il y a eu des morts ». Griveaux semble ici oublier le cas de Zineb Redouane, morte des suites d’une blessure au visage, provoquée par un tir de grenade lacrymogène. Et d’ajouter que « le niveau d’inclusion économique et démocratique en France est, selon les standards de l’ONU, un des plus élevés au monde ». Une réponse du gouvernement qui s’aligne avec la stratégie de décrédibilisation du mouvement des Gilets Jaunes, qu’il adopte depuis le début des mobilisations, en faisant passer les mobilisés pour des ignorants et des ingrats.

Si la déclaration a de quoi surprendre – il n’est pas habituel pour l’ONU de s’opposer publiquement à la politique intérieure d’un des membres du Conseil de Sécurité – il est tout de même nécessaire de nuancer l’enthousiasme qu’elle pourrait susciter chez les partisans du mouvement. En effet, dans sa déclaration, Michelle Bachelet ne dépasse pas la position conciliatrice traditionnelle de l’Organisation Internationale – la même que le gouvernement partageait il n’y a pas si longtemps – en demandant au gouvernement d’ouvrir une enquête qui vraisemblablement ne verra pas le jour, et en encourageant le dialogue et les réformes. L’hypothèse d’une réelle remise en question des violences policières par le gouvernement semble dès lors plus qu’improbable. Même si symboliquement, c’est un nouveau camouflet pour la Macronie et sa prétention à incarner le « monde libre » en Europe…

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Kraft-Heinz : l’abus de « cost killing » est dangereux pour la santé des entreprises

Le 21 février 2019, Kraft-Heinz, le géant de l’agroalimentaire américain, a annoncé une dépréciation massive de ses actifs (de 15,4 milliards de dollars) sur deux de ses marques phares, Kraft et les produits carnés Oscar Mayer. Cela s’est traduit simultanément par une perte nette de 10,2 milliards de dollars et une chute de son cours boursier de 27,46 %.

En 2015, Kraft et Heinz avait fusionné pour devenir le numéro 5 mondial de l’agroalimentaire à l’initiative du fonds d’investissement brésilien 3G capital et de Berkshire Hathaway (la holding du célèbre investisseur Warren Buffet) qui détiennent alors conjointement 51 % de l’ensemble (48,8 % aujourd’hui). 3G Capital est connu pour mettre en œuvre des stratégies agressives de réduction des coûts (« cost killing ») dans les entreprises dans lesquelles il investit comme Anheuser-Busch InBev ou Burger King.

Le fonds 3G Capital a mis en œuvre des stratégies agressives de réduction des coûts dans des entreprises comme Burger King. Natthi Phaocharoen/Shutterstock

Le « cost killing » est une méthode somme toute assez simple destinée à obtenir rapidement une amélioration de la rentabilité de l’entreprise. Cela consiste à traquer les coûts en particulier dans le domaine des achats et des frais généraux en s’appuyant simultanément sur des cabinets spécialisés en la matière, des effectifs croissants de contrôleurs de gestion et des méthodes spécifiques comme l’une des plus connues d’entre elles, le BBZ (budget base zero).

Comme l’indique Carlos Alberto Sicupira, associé de 3G Capital : « Les coûts c’est comme les ongles, il faut les couper souvent. »

Vague de « cost killing »

Cependant, cette méthode n’est pas sans inconvénient, car elle peut s’exercer au détriment de la croissance de l’entreprise, du développement de ses produits, des investissements en R&D et de la motivation de ses collaborateurs. Kraft-Heinz en est un exemple appelé à devenir un cas d’école.

En effet, la focalisation sur la chasse au coût s’est faite au détriment de l’appréciation des tendances du marché et de l’adaptation de l’offre de l’entreprise à ces évolutions et souffre d’un manque de vision. Pendant les opérations de « cost killing », personne n’a fait attention aux évolutions d’une demande qui tourne le dos aux produits ultratransformés pour privilégier une alimentation plus saine.

Warren Buffet a d’ailleurs lui-même déclaré : « Je me suis trompé. » sur quelques points au sujet de Kraft-Heinz).

Plus grave, cette méthode a contaminé l’ensemble du secteur de l’agroalimentaire à la demande des actionnaires alléchés par l’augmentation rapide des marges de Kraft-Heinz. L’offre de rachat avortée de Kraft-Heinz sur Unilever en 2017 a déclenché une vague de réduction des coûts chez les grandes marques de consommation européenne. Unilever et Danone ont programmé une réduction combinée de 8 milliards de dollars de leurs coûts et Nestlé sous la pression d’un investisseur activiste a fixé pour la première fois de son histoire récente un objectif de marge opérationnelle.

Le « cost killing » s’est généralisé dans le secteur de l’agroalimentaire ces dernières années. Momente/Shutterstock

Détérioration du résultat d’exploitation

Afin de prendre du recul par rapport aux déboires récents de Kraft-Heinz et aux effets supposés sur l’ensemble du secteur agroalimentaire, nous avons procédé à un examen des comptes de cette société et les avons comparés à ceux de ses principaux concurrents sectoriels internationaux (Coca-Cola, Danone, Mondelez, Nestlé, Pepsico et Unilever) de 2015 (date de la fusion entre Kraft et Heinz) à 2018.

 
Factset

En 2015 et 2016, les effets du « cost killing » sont spectaculaires, les charges d’exploitation, directes ou indirectes, augmentent moins vite que le chiffre d’affaires (voire baissent), ce qui se traduit par des accroissements très substantiels de la marge brute et du résultat d’exploitation. En 2017, le phénomène se stabilise, mais l’effet sur le résultat d’exploitation demeure faiblement positif grâce une baisse relative des charges indirectes. En 2018, l’effet s’inverse, les charges d’exploitation, directes et indirectes augmentent plus vite que le chiffre d’affaires ce qui se traduit par une détérioration marquée de la marge brute et du résultat d’exploitation.

Cela signifie que les mauvais résultats de Kraft-Heinz en 2018 ne sont pas seulement dus aux dépréciations d’actifs, mais aussi à une dégradation généralisée de son exploitation, preuve de l’échec de l’application du « cost killing ». Pour autant, le résultat d’exploitation reste supérieur à la moyenne du secteur. C’est donc davantage la tendance que le résultat en lui-même qui est inquiétant si la désaffection des consommateurs pour les produits de Kraft-Heinz perdure dans le temps.

 
La moyenne sectorielle 2018 ne comprend pas Unilever dont les comptes ne sont pas encore publiés. Factset

Avenir sacrifié

L’observation de l’évolution de la rentabilité économique (ROA) de Kraft-Heinz permet de comprendre l’engouement des investisseurs pour Kraft-Heinz et sa politique de chasse aux coûts car celle-ci s’est nettement améliorée de 2015 à 2017 au point de devenir alors supérieure à celle de son secteur. La rentabilité financière (ROE) s’est également accrue de 2015 en 2017 et semblait d’ailleurs sur le point de rattraper la moyenne sectorielle avant de chuter brutalement.

 
Les moyennes sectorielles 2018 ne comprennent pas Danone (détail des comptes encore indisponible) et Unilever (comptes non publiés). Factset

L’observation de l’évolution des résultats de Kraft-Heinz au regard de ceux de ses principaux concurrents montre que le « cost killing » peut avoir des effets bénéfiques sur l’entreprise. Pour autant, cette politique de chasse aux coûts ne doit pas sacrifier l’avenir de l’entreprise à des résultats positifs à court terme, mais évanescents si une vision de long terme ne perdure pas simultanément, au risque sinon d’obtenir un résultat inverse à celui escompté. Autrement dit, le « cost killing » n’est pas une pratique inefficace financièrement, mais doit être consommé avec modération.

Publié par http://theconversation.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Fermeture de l’usine Ford Blanquefort : le « plan social » est validé

Après un premier refus du PSE le 28 janvier, l'administration entérine la fermeture de l'usine de Ford Blanquefort en acceptant le PSE proposé par Ford le 4 mars. Concrètement, la fermeture du site et les licenciements vont mettre les 850 ouvriers et leurs familles dans une situation désastreuse.

Nos vies valent plus que leurs profits !

Crédit photo : sudouest / Laurent Theillet

Dans la nuit du 4 au 5 mars, la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) a homologué le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) proposé par Ford pour le site de Blanquefort. Homologation dont se félicite Ford en avançant que le PSE permet de « lever une partie des incertitudes qui pesaient sur nos employés quant à leur avenir ».

Il est clair que maintenant les ouvriers savent à quoi s’en tenir : une fermeture définitive de leur usine d’ici l’été. Par contre, leur avenir est beaucoup moins certain que ce que Ford veut bien nous faire croire, car face au chômage ou aux maigres pré-retraites que certains ouvriers pourront obtenir, la situation est dramatique.

Selon la CGT Ford ce sont entre 300 et 400 ouvriers qui pourront être placés en pré-retraites, quelques dizaines d’entre eux seront embauchés par l’usine voisine GTF aussi détenue par Ford, enfin pour les 400 à 500 salariés restants, le licenciement est la seule perspective. La CGT dénonce « le risque de précarité » qui plane sur les ouvriers après la fermeture de l’usine.

Cette homologation du PSE de la part de l’administration contraste avec les déclarations du ministre de l’économie Bruno Le Maire et du président de la république, Emmanuel Macron. En effet l’État s’est dit prêt à se battre contre le géant américain, en le forçant notamment à payer pour permettre une revitalisation du site. Emmanuel Macron a notamment déclaré, lors de sa tournée à Bordeaux le vendredi 1 mars, qu’il allait « forcer l’entreprise à revitaliser » et « donc à investir pour sa conversion ».

Le Maire avait en ce sens, demandé jusqu’à 20 millions d’euros à Ford dans cet objectif de réindustrialisation du site.

Le discours de l’État sonne faux et démago quand quelques jours plus tard l’administration accepte le PSE qui promet licenciement et précarité à une bonne partie des ouvriers, qui travaillent pour certains depuis plusieurs dizaines d’années sur le site de Blanquefort. Philippe Poutou, ex-candidat à la présidentielle pour le NPA, ouvrier et syndicaliste au sein de FAI (Ford Aquitain Industries) dénonce ce volte-face de l’État en déclarant que ces « postures combatives » de l’État cachaient en réalité son « impuissance » face à Ford. Il rajoute que, pour « rendre crédible l’hypothèse d’une réindustrialisation » l’État devrait plutôt « prendre le contrôle de l’usine, réquisitionner le parc machines ».

Réquisition d’autant plus légitime que Ford a reçu cette dernière décennie de nombreuses aides, plusieurs millions d’euros, de la part de l’État et des collectivités territoriales pour maintenir l’emploi dans la région. Par ailleurs, le PSE comprend une aide versée aux ouvriers après la fermeture à hauteur d’environ 190 000 euros. Somme que la CGT conteste et souhaite voir augmenter comme le démontre le communiqué que nous partageons ci-dessous.

Nous apportons tout notre soutien aux ouvriers de Ford qui font face aux patrons-voyous du géant américain Ford et l’État français et ses représentants, soumis aux intérêts des grandes multinationales capitalistes.

La CGT demande à la direction de FAI l’ouverture immédiate des Négociations Annuelles Obligatoires avec pour unique revendication : 200 000€ minimum pour tous !

La DIRECCTE homologue le PSE, nous en prenons acte !
 
Ford jubile, pourtant son PSE est nettement insuffisant et très éloigné des revendications que portaient les Organisations Syndicales lors de sa pseudo « négociation ».
 
Contrairement à ce que dit Ford dans son communiqué, en aucun cas cette situation « permet de lever une partie des incertitudes qui pesaient sur nos employés quant à leur avenir. » Au contraire, elle nous plonge dans l’incertitude du chômage et de la précarité. Ford doit indemniser les salariés à la hauteur de ses mensonges et de sa richesse.
 
De son côté, la presse écrit que, « selon des sources proches du dossier, le PSE porterait sur une moyenne de 200 000€ par salarié. »
 
Dans ces conditions, nous revendiquons légitimement un minimum de 200 000€ pour chaque salarié. Il existe de nombreux exemples d’améliorations de PSE après leurs homologations suite à des accords de fins de conflit. Cette revendication ne pourra aboutir qu’avec l’aide et la détermination des collègues de l’usine. À nous tous de mettre en place les conditions pour nous permettre de la faire aboutir !
La CGT Ford Blanquefort le mardi 5 mars 2019

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Carlos Ghosn libre après avoir payé une caution de 7,9 millions d’euros

Après un peu plus de 100 jours d’emprisonnement, l’ancien patron de Renault vient de sortir des prisons japonaises. Le tribunal de Tokyo a décidé de fixer une caution de « seulement » 7,9 millions d’euros pour l’ancien président de Renault-Nissan.

La liberté a un prix

Crédit photo : Toshifumi KITAMURA / AFP

Carlos Ghosn a été mis en détention préventive le 19 Novembre à la suite de soupçons du fisc japonais. Il semblerait que l’ancien patron de Renault ait triché dans ses déclarations de revenu en les minorant. Il aurait ainsi détourné près de 74 millions d’euros entre 2010 et 2018. A l’origine de l’affaire se trouve une enquête interne de Nissan qui aurait révélé ses agissements.

L’ancien patron avait été emprisonné de façon préventive afin de l’empêcher d’une part de quitter le Japon et d’autre part de communiquer avec l’extérieur. Il s’agit là des motifs habituels pour la détention préventive. En France, près de 20 000 détenus le sont sous ce motif, bien que pour la plupart d’entre eux, à l’image de Christophe Dettinger et des autres Gilets Jaunes victimes de la répression, prendre la fuite soit loin d’être aussi simple que pour le multi-millionnaire Carlos Ghosn.

Les avocats de Carlos Ghosn demandaient depuis le mois de Janvier la libération de leur client contre le paiement d’une caution. Cette demande fut rejetée à plusieurs reprise par le tribunal de Tokyo qui finit par céder aujourd’hui après que la famille du détenu ait menacé de recourir aux Nations Unies. Carlos Ghosn, s’est d’ailleurs fendu d’un remerciement « aux militants des droits de l’homme » qui se battent pour la présomption d’innocence. Espérons qu’une fois libéré, il continuera à dénoncer la répression et le déni de la présomption d’innocence qui touchent nombre de militants lors des mouvements sociaux, bien d’avantage que pour les patrons du Cac 40 pris la main dans le sac.

Le montant de la caution est cependant ridicule quand on considère les revenus mirobolants de Carlos Ghosn. En effet, le « cost killer », connu pour avoir réduit les coûts chez Renault et Nissan grâce à des plans sociaux et à l’intensification des cadences au détriment des travailleurs était payé 15 millions d’euros par an. Inutile de dire que la caution de 7,9 Millions d’euros ne représente pas grand-chose pour lui. Ironie du sort, sa libération est repoussée du fait des horaires d’ouverture des banques qui n’ont pas permis à ses avocats de rassembler la somme avant la fin de la journée.

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L'état macronien pris la main dans le sac : vendant les biens publics appartenant à la nation, bénéfiques y compris sous l'angle financier à se petits copains de la finance, VINCI en tête !
 
VIDEO ci-après où l'on voit Olivia Grégoire, ex UMP actuellement petit soldat du macronisme, présidente la Commission des finances, ayant saboté la commission d'enquête du Parlement sur les agissements du sieur Benalla s'évertuer à faire taire Ruffin sous des artifices procéduriers. 
 
RAPPEL de ce que l'Aéroport de Paris rapporte actuellement à l'état :
 
une entreprise qui rapporte 170 millions d'euros de dividendes
260 millions d'euros d'impôts sur les sociétés 
une Croissance du chiffre d'affaires de 10 à 30%
une marge de bénéfice de 14%
 
Voilà ce que Macron et les siens veulent faire cadeau aux intérêts privés !

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